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Séminaire des responsables des radios rurales des pays participants du programme de lutte contre l’onchocercose : Ouagadougou, 4-6 mai 1977, la radio et le programme onchocercose : jeudi, 5 mai 1977

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Sémj-nalre d.es Responsables des Radios rurales des pays participants du Programme de lutte con-bre 1 tOnchocercose Ouagadougou, 4-6 ruai. L9T7 lrfra Radio et 1e Prograrnne Onchocercoserl Intervention de i\Ionsieur Illarc I,s. Bazin, Directeur du Progratilme, au cours du d.ébat provoqué par les décl-arations des Séminaristes (Jeuc1il 5 inai- L977) IL[onsieur ]-e Présid.ent, je tiens drabord à remercier les repré- sentants des radios ici dans cette sal-le por-rr leurs exposés qui nous ont pernis de vérifier à quel point Iridée de coopérer avec IrURTIIA dans un programme clrinfornation en ce clui concerne le Programme Onchocercose était justifié et méritait quron lui accorde Ie plus grand soin, En eff et, les interventj-ons qui ont dté faites depuis ce matin on-b touies tendu à prouver que le Programme Onchoeercose nrest certainement pas Ie premier grand progralnme à réaliser Ie rôJe importan-b que peu'b jouer Ia radio d.ans J.a sensibilisation d.es popula'bions, e-i, que ce ?rogran:ne de trutte contre lrOnchocercose rra pouvoir bénéficier de ltexpérience acquise après de longues années d.e tâtonnements, drefforts souvent couronnés de réussiter de celles des radios clui sont déjà engagées d.ans des prograrnrles à destination du monde rural . Je mlerrpresse d.e dire que rien de ce qui a été dit depuis ce matin ne nous pose un problèr,rer, etr qurau contraire, tout ce qui a ét6 clit nous convient. If nlest donc pas question que noLls venions déposer à cette table des idées qui auraient 1a prétention de changer quoi que ce soit ou de sugg-érer l-a moindre modi- fication non sculement à l-a. conception cles progranr-res tels quril-s sont él-aborés par les représentants des radi-os, nais égalenent à l-a technique de réalisation. Mon ambition se limitera donc à évoquer certains des problèmes auxquels nous, d,ans ce prograrune, nous sornnes particul-ièrement sensibles, et à vous ilemander, compte tenu de ce que vous faites déjà et de la connaissance très intine qLle vous avez de vos propres populations, des aires géographiques d.ans lesquelles 1es prograrrmes se d.éroulent et de 1a réceptivité dont 1es gens ont fait preuve jusqurà présent, à vous demand,er c1ueIIe est cel-le de vos techniques qui vous paraît Ia plus appropriée à ce que nous souhaltons et qui pourrait d.onner les meilleurs résultats. Une observation d.e caractère liminaire : 1e progranme oncho- cercose doit être vu d.ans son contexte d,or-rbLe cle programme de santé publique clrune part, et de progranne d.e développement économique drautre part. I] :r.c fl:ut ourtout. pr.s, à non avis, en f:.ire uir Êonstre isolé dans l-e nonde d.es moyens d,rinforma-bion d;e vos pays respectifs, mais iI faut trouver un moyen de lrintégrer dans la conception globale de vos efforts, de manière, à mon avis, à ce que fe nessage passe l-e mieux. If y a deux ordres de problèmes qui, à mon avis, nécessiteraient une lnterventlon de votre part. le premier, crest Ia lutte anti-vectoriell-e qui appelle un cerbaln mombre dlinformations techniclues et sci-entifiques. le second, crest Ie système 11révaluation épiclémiologique qui demande une action drinfonnation plus pénétrante auprès de quelqurun qui- se trouve être à l-a fois l-e consomnateur et Ic producteur final : 1e paysan. Sur leplan de la lutte anti-vectoriel-l-e, nous nravons pas, jusqurà présent rencontré d,e gros problèmes. Sans doute, d.e çi cle 1à, dans certains Paÿsr 1es pilotes éprouvent-ils du nal à a-bterir sur certains aéroportsparce qurils nren reçoivent pas l-lautorisation à temps. De même, certains directeur clraéronotique civile ne se sentent pas Iiés par 1es accords de coopération signés à 1lécir.elon l-e plus éIevé par les gouvernements. De même, sur 1e plan. l-ocal , certains responsabl-es ne nous aident pastoujours à assurer la sauvegard,e d,es insecticides et d,es carburants que nous somrires obJ-igés de laisser d.ans les hangars. Aussi quelquefoi-s, certains responsables locaux nront pas suffisamrcent 1e souci dr explj.quer au.x populations qulil nrest pas bon de rester aux abords des aires dtatterissage clrhél-icoptèresr gulil y a des risques dtaccident que, bien entendu, tout l-e monde ne pourrait que dépIorer. -2- Sur 1e plan d.e l-révaluation épidémiologique, nous avons quelques problèmes qufil ne serait pas honnête de cacher. Au contraire, je erois que cette assemblée est un forum id.éal pour en connaître et peut-être pour nous aiiler' Nos soeiologues sont 1à, cet après-iiridi r , et r éga1 ement, nos spécialistes de l-tévaluaiion épidémiologlque. 11s complèteront cet exposé ehaque fois que Vous avTez des questions. Sur ltessentiel, iI slagit de ceci: nous *torrorru p.", nous vous lravons suffisa.mnent dit depuis hier, de médicaments susceptibl-es de combattre ou de guérir ltonchocercose dans fes conditions d lune médecine de i:lasse. I(ious sorllrres malheureusement obligés, pour des raisons de statistique que vous cornprenclrez très bien, de procéder mainte- nant, dans un très grand. nombre d-e vj-Ilages, à une éval-ua.tion d.es ma.lades de manière à cldterminer Ie degré, la prévalence d.e Ia roaladie, Ie niveau de lésj-on oculaire, auta.nt de données technio,ues qui devraient nous pcrmettre, dans quelques années, dtaider à faire 1e bil-an C,e 1a camLlaGne entomologique. En efiet, slil est admis que Ia caropagne es-b une opération entomologiclue destinée à tuer Ia Simul-ie, ses résultats srévalueront sur 1e plan àpiaO*iofogique, ctes-b-à-dire à Ia proportion de larves infestantes par homme par an, qui subsisteront dans Ia régi-on après un certain temps de trai'uement. Ira situation est dramatiquer ie ntai pcs peut du mot, dans la mesure où les gens viennent en confiance se prêter à cet examen dréva- luation épidémiolàgio,ue, et certaineraent quelque pari en dedans dreux-mêmes, ils gardent le secre-b espoir que cette éva.fuation va déboucher sur Ia guérisonr euê nos médecins, à force de palper leurs nodules, finironspar 1es guérir. Inaginez 1e désarroi, iroa,3inez 1a déccption de ces gens, quand au fil- des mois et au fil d.es années, iIs se rendent compte que irévalua.tion épidémiologique est un e::erciccpeut-être très inportant pour la suite, mais que, da.ns ftimmédiat, i1 nrcn so::t aucune guérison pour leur nal-. fI nrÿ o'po= longtemps cllcore; ct je ne sais pas si je lrai évoqué hier, nous avons reçu une lettre d rrrn prêtre installé au logo qui ,ror*À a dit, sur un ton très mesuré r,aais égaI cment poignant, quril consta- talt, à interval-les réguIiers, combien fa santé oculaire des populations d.e sa re<gion se d.étériorait, iI nous Iançait un SOS en nous disant : rrQue poui"r-ro,ru faire pour empôcher cette dégrad,ation conti-nue ?rr. f,e Docteur Prost, hier, vous a dit conbicn il- était difficile de mobiliser lreffort in'bellcctuel et fina.ncer des grandes entrepris:s pharmaceutiques qui pourraient nous aider à t-.ou-ver un médicanent dans un délai rapide po,rr aider Ies popr-rfations de nos régions, Alros, c[r.:rs lrimrn§fl1s1 , si nous devions nous trouver dans une situationl dans ltun cluelconque d.e vos pays ou dans lrune quelconque d.es régions, oti nous sen'bons que se d'éveloppe ce phénomène de résistance naturelle à ftévaluation épidémiclogic1ue, il nry a aucu-n dou-be que Ia radio est l-tinstrument Ie mieux placé pour nous aider à explicluer, à convaincre et à faire patienter. Sur 1e plan des migraiions, la cliversité des problèmes liés au déplacement des personnes, je crois que nous en somrnes tous conscienis'peüt-ètre nty a-t-i1 ri-en dc plus d.ifficile, dans ltentreprise ile d,évelop- pement économique, que de réussir dcs transpla.ntations 11 rhomrnes et de io*r"", et d.c prévoir, pour eux, d.es milieux draccueil dans lesquels ils se seni;ent à nouveau cltez eux et qui lcur per-rette de faire mieux que ce qurils faisaient 1a vei]}e, da.ns l-eur temoir drorigine. Si, en plus d'e ce1a, cc mouvement de migration se trouvc l-ié à une mal-adie, si 1es Sens con-binuen-b de réaliser qutit y a un rapport très lntime entre Ia rivière clulon lclir d.emande de mettre en va,I eur, ou grâce à laque11e ils vont pouvoir mettre leurs terres en valcur, et ltexistence cle Ia Sinulie, ie phénomène d-e migration stcn trouve, certainement beaucoup pl-rs ,lifficil-e que cela ntaurait éié Ie cas aur-breiirent. Ce que vous aYez d"it des radios- clubs nous paraît 1a bonne forraule pour transporbcr 1a parole sur p1ace, -3- animer les villageois et leur expliqr-rer 1es buts des dlfférentes aetionssocio-économiques. Pour Ie faire co*r,ro il- fa"ut, conpte tcnu de 1a comple-xité des problèmes que itévoquais iI y a un instant, il convient que .,ousdisposiez, du moins i1 nous senible, d-run la.rge éventail dropinions, etcrest dtailleuïs un conseircus.qui Ârest aégagé ici dans cette sall-e depuishier, sur ce que veut vralment re pa"ysan, àr," "u quril souhaite. Et cetéveirtail d'f opinions, nous pensons quc vous pourriez lrobtcnir par lrin.ber-nédiai-re d'e sondages qui- fàraient àpparaître, non seul-ement bien entendules soucis d c chacun, mais égaleroeiri- Ics par-bicularités propre s à chaquerégion et 1es problèmes particuriers d.e ci-,aque groupe. ceci ne pourraitque rrous aider à o:.ien-i;er votre action, I,Tous ver"orri, à mesr_rre que lesprogrammes seront fomulés de manière précise, quels son-b les gioupes,quelles sont 1es zones dans lesquels nôus-mêmé"'porrr"io*" "rrrisager d.ed'onner un coup de main pour le ianceraent d.e ce genre de sond.age dropinions.les aud'ltoj'res quril faut attei-ncrc varient. 11 y a cirabord l-es gouverne-ments, iI y a les promoteurs, iI y a 1es responsablesr ir y a eeux qui-sont chargés de rrassistance techni-que, finaicière, ii y-a au_ssi lescollec-ti-vités ell-es-mênes, il y a, ôor*u l-e ce.s du Niger te fait ressortiravec beaucoup dtévldence, 11 y a certainemeni; les Comités Na-blonaulc. lescomités ITationaux onchoceïcose ont été créés, au lancernent des opéretionsdu Programme, pour assurer Ia meilleure coorclination possible des diffé-rents rous'Ses de l-a machine administrative lntcrne qri "orr"ourent à Iadéfinition et à ltapptication c1e politiqucs nationalcs. Dans certainsPaÿsr le cor:rité }Tational de lutte contrc l tonchoccrcose est une réussi-beparfai-be. I'Ion seul-enent il se rér-rnit qua:rt ir ]-e fau-b, mais ir prenddcs décisions et il- srassure quc ces décisions sont appliquées. Dansd'lautres PCI,'S r Ltadai:le Keita nous l-ta dit, c i est te caà^ du'Idiger, re couriténrest po"s très a'ctif et, de tor-rte dvicience, iI conviendrait d-e réaninerson action ct c'est un peu, L[adame, ce que je vous demand.e. En ce quiconcerne toujours les promoteurs, je crois que l-rid.ée des coll_oo,ues, des :::i"li::"j..d:" tabres roncres2 dôs échangcs priblics drinfozuration, sontpeuÏ-e-tre rc moyen Ie meilleur pour les a-i;-beindre, car nous avons affaireà dcs personnages qui sont appeles a prendre dcs décisions au niveau é1evé.Quant il sra.git des collectivitéu to"ât"u, nous pensons que les radioscl-r-rbs sout urne excell-ente.r-"cr:iu1c ct i:oul pcllsons aussi que 1a forrm.ure dellopen broad'casting, ce]}e de Ia communicalion or,rerte, peurt servlr. Noussoromes à votre disposition, aussi bien à Brazzaville quIà Gcnèvc, et quràouagadougou, l,Ïonsieur Bovay, L[onsieur NtDiaye, LIad.emolsel]e Desbois etmoi-même, nous sommes à votrc entière aispolition pour vous fournir remaxj-nurn d'e docirnen-üation sur cc que nous faisons, sur ce que volls souhai-tez quc vos aucliteurs sachent ei sur 1es problèmôs sur tes'quel-s nousvoudrions que vous attirLez l-eur at-tention. lious "o;p;o;;-à,-., .,ror" pourintégrer res progranmes que lrous feriez pour nous crns 1a gri11e d.e vosprogralnâes ord.inalres. Pour 1rJ-nstant, il- nous faut un pfaà araction. 1o:":.f:T."?,," difficiremcnt nous céparer sans avoir décidé, sinon dansre detall- du moins dans 1cs grancles lignes, comment chacun drentre vousY?'s à l-a lumière dcs infonnations qui ànt oté échangées i":- a"prris deuxjours, aborder Ie problèmc dc l-ronôhocercose dans son pays, à qucl rythme,g9lon que11e pdriodicité et par quels moyens. lc Délôgüo- a,, I[ari nous a 1lt, ce matin, Ie rcprésentant ac :- rAVV irous lra dit, "1u" actions spéci_fiqucs de mobifisation des populations sur d,es projets ponctuels soltcertainencnt ce que i rappellerais l-e sta.cle Ie plus o,rorréé de dével-oppernentde 1|information en milieu sociaux, sanitaires et économiques. plus nousarriverons à définir ltobjcctlf , à nous ccncen-brcr au,bour de quelquechosc d'c précis, mieux notre action aura des crrances de porter ses fruits. -4- lrexpérience de ltalphabétisaiion fonctionnclle au lltali est 1à pourlrilIustrer, lf expéricnce c,c 1a Har-rbc-voIta avec IrAVV - et je supposequtil y cn a bien dlau-brcs - a:cées sur cles thèmes dc production, versdes paysans qui a.uront été préalcLbl-enen'c inprégnés d.e la vocation du pro8llamme sur 1cc1ucI ils tra.vaillent, autent cle techniques qui devraientpcrmettre qurau bout d.run tcnps peiit t, ltexpérience de caapagne drinfor- nation dans 1es projcts sociaux ei économiques puisse se faire avec une relative sécurité drcsprit. Je suppose qlre vous aurez du ma1 , malgré vostechniclues et malgré votrc e;rpérience, à nous dire, en janvi-er 1978 à loné, 11 voil-à ce que nous avons fa"it pendant les six mois qui ont sui-vi Ic colloqr-,.e et voilà les résultatsrr, si ce que vous allez faire nlest pas axé de na.nière claire sur des objcctifs précis, et si nous ne décidons pas, à un moment quclconque entre maintenant et Ia fin de llannée, comment nous al1ons évaluer 1a réussite rle ltobjectif, autrenrent dit, que11e sera la mesure d.e succès. Jc vais demander, à Messleurs l{rDiaye et Bovay, de vouslire l-es recommandati-ons que nous souhaitons vous faire.

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization