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Monkeypox = Orthopoxvirose simienne

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Monkeypox1 Monkeypox is a viral zoonosis (that is, a virus transmitted to humans from animals), and symptoms in humans are similar to those that were seen in smallpox patients in the past. However, smallpox was eradicated worldwide in 1980, but monkeypox still occurs sporadically in parts of Africa (Map 1). Monkeypox is a member of the Orthopoxvirus genus in the Poxviridae family. The virus was first identified by the State Serum Institute in Copenhagen, Denmark, in 1958 during an investigation into a pox-like disease occurring among monkeys.

Orthopoxvirose simienne1 L’orthopoxvirose simienne est une zoonose virale dont les symptômes chez l’homme sont comparables à ceux que l’on observait autrefois chez les sujets atteints de variole. Cependant, la variole a disparu suite à son éradication mondiale en 1980, tandis que l’orthopoxvirose simienne sévit encore de manière sporadique dans certaines parties d’Afrique (Carte 1). Le virus de l’orthopoxvirose simienne appartient au genre Orthopoxvirus de la famille des poxviridés. Ce virus a été identifié pour la première fois à l’Institut de Sérologie d’État de Copenhague (Danemark) en 1958, au cours de l’étude d’une poxvirose chez des singes.

Outbreaks Monkeypox was first identified in humans in 1970 in the Democratic Republic of the Congo. Since then, the majority of cases have been reported in rural regions of the Congo Basin and western Africa, particularly in the Democratic Republic of the Congo. During 1996– 1997, a major outbreak occurred in the Democratic Republic of the Congo. In the spring of 2003, monkeypox cases were confirmed in the Midwest of the United

Flambées épidémiques L’orthopoxvirose simienne a été identifiée chez l’homme pour la première fois en 1970, en République démocratique du Congo. Depuis lors, la majorité des cas ont été signalés dans les régions rurales du bassin du Congo et d’Afrique de l’Ouest, en particulier en République démocratique du Congo. En 1996-1997, une grande flambée a sévi dans ce pays. Au printemps 2003, des cas d’orthopoxvirose simienne ont été confirmés dans le Midwest aux États-Unis, marquant ainsi la première apparition de cette

Map 1  Geographical distribution of monkeypox cases, Africa, 1970–1986 Carte 1  Répartition géographique des cas d’orthopoxvirose simienne, Afrique, 1970-1986

Guinée Bissau Guinée Bénin Nigéria

Tchad Soudan Ethiopie République centrafricaine Cameroun

Libéria

Guinée équatoriale Sao Tomé et Principe

Ouganda

République démocratique du Congo

République Unie de Tanzanie

Location of monkeypox cases, 1970–1986 Localisation des cas d’orthopoxvirose simienne, 1970-1986 The boundaries and names shown and the designations used on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries. Dotted lines on maps represent approximate border lines for which there may not yet be full agreement. © WHO 2011. All rights reserved. – Les frontières et les noms figurant sur cette carte ainsi que les appellation employés n’impliquent de la part de l’Organisation mondiale de la Santé, aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les lignes en pointillés sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. © OMS, 2011. Tous droits réservés.

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This WHO fact sheet was last updated in February 2011.

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Cet aide-mémoire de l’OMS a été mis à jour en février 2011. Weekly epidemiological record, No. 41, 7 OCTOber 2011

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States, marking the first reported occurrence of the disease outside of the African continent. In 2007, monkeypox was reported in Unity, Sudan.

maladie en dehors du continent africain. Plus récemment, l’orthopoxvirose simienne a été signalée à Unity, au Soudan.

Transmission Infections of index cases result from direct contact with the blood, bodily fluids or rashes of infected animals. In Africa, human infections have been documented to have occurred through the handling of infected monkeys, Gambian rats or squirrels. Secondary transmission occurs from human to human, resulting from close contact with infected respiratorytract excretions, with the skin lesions of an infected person or from recently contaminated objects. Transmission via respiratory droplets has also been documented. Transmission may also occur through inoculation or via the placenta (known as congenital monkeypox). There is no evidence that person-toperson transmission alone can sustain monkeypox in the human population.

Transmission L’infection des cas initiaux résulte d’un contact direct avec du sang, des liquides organiques ou des éruptions cutanées d’animaux infectés. En Afrique, des infections ont été documentées chez l’homme suite à la manipulation de singes, de rats de Gambie ou d’écureuils infectés. La transmission secondaire est une transmission interhumaine résultant d’un contact étroit avec des sécrétions des voies respiratoires infectées, des lésions cutanées d’une personne infectée ou des objets récemment contaminés. La transmission par les gouttelettes respiratoires a également été documentée. Elle peut également se produire par inoculation ou par voie placentaire (orthopoxvirose simienne congénitale). Rien ne permet à ce jour d’affirmer que la seule transmission interpersonnelle permette d’entretenir l’orthopoxvirose simienne dans la population humaine.

Signs and symptoms The incubation period of monkeypox (that is, the interval from the time of infection to the onset of symptoms) varies from 6 days to 16 days. The illness can be divided into 2 periods:

Signes et symptômes La période d’incubation (intervalle s’écoulant entre l’infection et le début des symptômes) de l’orthopoxvirose simienne se situe entre 6 et 16 jours. L’infection peut être divisée en 2 périodes:

the invasive period (lasting 0–5 days), which is characterized by fever, intense headache, lymphadenopathy (swelling of the lymph nodes), back pain, myalgia (muscle ache) and an intense asthenia (lack of energy); the skin-eruption period, during which the various stages of the eruption appear on the face (in 95% of cases), on the palms of the hands and soles of the feet (in 75% of cases), and on the body nearly simultaneously. During approximately 10 days, the rash evolves from maculopapules (lesions with a flat base) to vesicles (small fluid-filled blisters) to pustules, over which crusts then form. It may take up to 3 weeks for the crusts to disappear completely.

 la période invasive (0-5 jours), caractérisée par l’apparition

d’une fièvre, de céphalées intenses, d’une adénopathie (tuméfaction des ganglions lymphatiques), de douleurs dorsales, de myalgie (douleurs musculaires) et d’une asthénie marquée (manque d’énergie);  la période d’éruption cutanée où les divers stades de cette dernière apparaissent au niveau du visage (dans 95% des cas), de la paume des mains, de la plante des pieds (75%) et sur tout le corps presque simultanément. L’évolution du rash cutané depuis les maculo-papules (lésions dont la base est aplatie) jusqu’à l’apparition de croûtes, en passant par les vésicules (petites ampoules remplies de liquide) et les pustules, se fait approximativement en 10 jours. Il peut falloir jusqu’à 3 semaines pour que les croûtes disparaissent complètement. Le nombre de lésions va de quelques-unes à plusieurs milliers; elles touchent la muqueuse buccale dans 70% des cas, les organes génitaux dans 30% des cas, les conjonctives (paupières) dans 20%, ainsi que la cornée (globe oculaire). Certains patients présentent une adénopathie grave avant l’apparition de l’éruption. La présence d’une adénopathie peut permettre d’identifier l’orthopoxvirose simienne puisqu’elle n’est pas caractéristique de la variole ni de la varicelle. En général, les symptômes de l’orthopoxvirose simienne durent entre 14 et 21 jours. Le taux de létalité a été extrêmement variable selon les épidémies, mais <10% dans les cas documentés. La plupart des décès surviennent chez de jeunes enfants. En outre, les enfants sont peut-être plus sensibles à l’orthopoxvirose en raison de l’arrêt de la vaccination systématique contre la 449

The number of the lesions varies from a few to several thousand, and they affect the oral mucous membranes in 70% of cases, genitalia in 30%, conjunctivae (eyelid) in 20% as well as the cornea (eyeball). Some patients develop severe lymphadenopathy before the rash appears. The presence of lymphadenopathy can help identify the disease as monkeypox since it is not characteristic of either smallpox or chickenpox. The symptoms of monkeypox usually last from 14 days to 21 days. The case-fatality rate has varied widely among epidemics but has been <10% in documented cases. Most fatalities occur in young children. In addition, children may be more susceptible to monkeypox as a result of the termination of regular smallpox vacreleve epidemiologique hebdomadaire, No 41, 7 OCTObre 2011

cination following worldwide eradication of the disease.

variole ayant fait suite à l’éradication mondiale de cette maladie en 1980.

Diagnosis The differential diagnoses usually include smallpox, chickenpox, measles, bacterial skin infections, scabies, medicamentous allergies and syphilis. Monkeypox can be diagnosed definitively only by laboratory testing. A number of different tests may be used:

Diagnostics Les diagnostics différentiels sont les suivants: variole, varicelle, rougeole, infections bactériennes cutanées, gale, allergies médicamenteuses et syphilis. L’orthopoxvirose simienne ne peut être diagnostiquée avec certitude qu’au laboratoire grâce à un certain nombre d’épreuves:

   

enzyme-linked immunosorbent assay (ELISA); antigen-detection tests; polymerase chain reaction (PCR) assay; virus isolation by cell culture.

 titrage avec un immuno-adsorbant lié à une enzyme (ELISA);

 épreuves de recherche des antigènes;  amplification enzymatique (PCR);  isolement du virus en culture cellulaire. Traitement et vaccin Il n’existe aucun médicament ni vaccin contre l’orthopoxvirose simienne, même si dans le passé, une vaccination contre la variole s’est avérée efficace à 85% pour la prévenir.

Treatment and vaccine There are no medicines to treat or vaccines available to prevent monkeypox, although vaccination against smallpox has proved to be 85% effective in preventing monkeypox.

Natural hosts of the virus In Africa, monkeypox infection has been found in many animal species: rope squirrels, tree squirrels, Gambian rats, striped mice, doormice and primates. Doubts persist about the natural history of the virus, and further studies are needed to identify the exact reservoir of the monkeypox virus and how it is maintained in nature. In the United States, the virus is thought to have been transmitted from African animals to a number of susceptible non-African species (such as prairie dogs) with which they were co-housed.

Hôte naturel du virus de l’orthopoxvirose simienne En Afrique, l’orthopoxvirose simienne a été retrouvée dans de nombreuses espèces animales: Funisciurus à dos rayé, écureuil de Smith, rat de Gambie, souris rayée, loir africain et primates. Des doutes persistent quant à l’histoire naturelle du virus et des études complémentaires sont nécessaires pour identifier son réservoir exact et la manière dont il perdure dans la nature. Aux États-Unis, on pense que ce virus a été transmis à partir d’animaux africains à un certain nombre d’espèces sensibles non africaines (comme les chiens de prairie) avec lesquelles on les a fait cohabiter.

Prevention Preventing the spread of the virus by controlling animal trade Restricting or banning the movement of small African mammals and monkeys may be effective in slowing the spread of the virus outside Africa. Captive animals should not be inoculated against smallpox. Instead, infected animals should be isolated from other animals and placed into immediate quarantine. Any animals that might have come into contact with an infected animal should be quarantined and observed for monkeypox symptoms for 30 days. Reducing the risk of infection in people During monkeypox outbreaks, close contact with other patients is the most significant risk factor for infection with the monkeypox virus. In the absence of specific treatment and a vaccine, the only way to reduce infection in people is by raising awareness of the risk factors, and educating people about the measures they can take to reduce their exposure to the virus. 450

Prévention Prévention de l’extension de l’orthopoxvirose simienne par le commerce des animaux Le fait de restreindre ou d’interdire le transport des petits mammifères et des singes africains pourrait permettre de ralentir la propagation du virus hors d’Afrique. Les animaux en captivité ne doivent pas être vaccinés contre la variole. Il vaut mieux les isoler des autres animaux infectés et les mettre immédiatement en quarantaine. Tout animal ayant pu être en contact avec un animal infecté doit être mis en quarantaine et gardé en observation pendant 30 jours pour voir si des symptômes d’orthopoxvirose simienne apparaissent. Réduction du risque d’infection humaine Au cours des flambées d’orthopoxvirose simienne, le facteur de risque le plus important est un contact étroit avec d’autres patients. En l’absence de traitement spécifique et d’un vaccin, la seule façon de réduire le nombre d’infections est de mieux sensibiliser les gens aux facteurs de risque et de leur indiquer les mesures à prendre pour réduire leur exposition au virus. Weekly epidemiological record, No. 41, 7 OCTOber 2011

Educational public-health messages should focus on:

Les messages de santé publique doivent être axés sur les éléments suivants:

reducing the risk of human-to-human transmission. Close physical contact with people infected with the monkeypox virus should be avoided. Gloves and protective equipment should be worn when taking care of ill people. Regular handwashing should be carried out after caring for or visiting sick people; reducing the risk of animal-to-human transmission. Efforts to prevent transmission in endemic regions should emphasize that all animal products (such as blood or meat) must be thoroughly cooked before being eaten. Gloves and other appropriate protective clothing should be worn while handling sick animals or their infected tissues, and during slaughter.

 Réduction du risque de transmission interhumaine. Il faut

éviter tout contact physique étroit avec des personnes infectées par l’orthopoxvirus simien. Porter des gants et un équipement protecteur lorsqu’on soigne des malades. Se laver régulièrement les mains après s’être occupé de personnes malades ou leur avoir rendu visite.

 Réduction du risque de transmission de l’animal à l’homme. Les efforts visant à prévenir la transmission dans les régions d’endémie doivent être axés sur le fait de bien cuire tous les produits animaux (sang, viande) avant leur consommation. On portera des gants et tout autre vêtement protecteur approprié lors de la manipulation d’animaux malades ou de leurs tissus infectés, ainsi que pendant les opérations d’abattage.

Controlling infection in health-care settings Health-care workers caring for patients with suspected or confirmed infection with the monkeypox virus, or handling specimens from them, should implement standard infection-control precautions. Health-care workers and those treating or exposed to patients with monkeypox or their samples should consider being immunized against smallpox. However, the smallpox vaccination should not be administered to people with compromised immune systems. Samples taken from people and animals suspected to be infected with the monkeypox virus should be handled by trained staff working in suitably equipped laboratories.

Lutte contre l’infection dans les établissements de soins de santé Les agents de soins de santé s’occupant de patients présentant une orthopoxvirose simienne présumée ou confirmée, ou manipulant leurs spécimens, doivent mettre en œuvre des précautions standard de lutte contre l’infection. Les agents de soins de santé et les personnes qui traitent des patients atteints d’orthopoxvirose simienne, ou qui sont exposées à ces derniers ou à leurs échantillons, doivent envisager une vaccination antivariolique. Toutefois, cette dernière ne doit pas être administrée aux sujets immunodéprimés. Les échantillons prélevés chez des personnes ou des animaux présumés atteints d’orthopoxvirose simienne doivent être manipulés par du personnel qualifié travaillant dans des laboratoires convenablement équipés.

WHO’s response WHO’s country offices are supporting surveillance and outbreak-response activities in affected countries. 

Action de l’OMS Les bureaux de l’OMS dans les pays soutiennent les activités de surveillance et de riposte aux flambées dans les pays touchés. 

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé