'.-a) ,.1 Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest Unité de Lutte contre le Vecteur REUNION TECHNIQUE ANNUELLE VCU DE LA ZONE OPERATIONNELLE OUEST Bamako (Mali), 13-17 novernbre 1995 rl: COaj)o-, N" 379/VCU/ADM I t4.2 () C; ( V \ 'b'cv ) ÿ I ,, t. .i' SOMMAIRE AVANT PROPOS INTRODUCTION OUVERTURE DE I.A REUNION 1. INFORMATIONS GENERALES 1.1. Informations générales de VCU 1.2. Informations générales du CAT Tnae Ouest 1.3. lnformations générales des Coordonnateurs nationaux 2. RE\ -rE DES RECOMMANDATIONS DE I.É\ DERNIERE REUNION DE L-A. ZONE OUEST 3. ACTIVITES TECHNIQUES A VCU 3.1. Présentation des résultats des activités.de la Zone Est 3.2. Présentation des résultats des activités de la Zone Ouest Hydrologie Utilisation des larvicides Activités des opérations aériennes Redécoupage des zones Prévision en heures de vol en aéronefs et en insecticides pour 1996 Résultas entomologiques Réseau d'évaluation entomologique pour 1996 Traitement au sol en zone Ouest Evaluation entomologique et surveillance hydrobiologique dans l'ensemble du Programme 3.1.1. 3.1.2. 3.1.3. 3.1.4. 3.1.5. 3.2.r. 3.2.2. 3.2.3. 3.2.4. 3.2.5. 3.2.6. 3.2.7. 3.2.8. 3.3. 3.3.1. 3.3.2. 3.3.3. 3.4.1. 3.4.2. 3.4.3. 3.4.4. 3.4.5. Pluviosité et hydrologie Couverture et efficacité des larvicides Actiütés des opérations aériennes Etudcs spéciales Activités de dévolution Surveillance hydrobiologique Evaluation entomologique Etude de post-traitement 3.4. Activités de recherche appliquée Recherche sur les insecticides Surveillance de la sensibilité aux insecticides Taxonomie du vecteur Etudes parasit<llogiques et entomologiques par sondes ADN Evaluation des tests diagn<lstics 3.4.6. Autres activités de recherche 3.4.7. Formation 2Importance de l'évaluation épidémiologique dans les décisions d'arrêt des épandages larvicides dans les zones ou la distribution de l'ivermectine et la lutte antivectorielle sont combinées Prévision d'arrêt des traitements larvicides en 1996 et 1997 ACTVITES EPI EN REI..A,TION AVEC VCU ET PARTICTPATION DES NATIONAUX AUX ACTIVITES DE L'OCP Distribution de I'ivermectine en Zone Ouest Résultats EPI en Zone Ouest ACTIVITES DE DEVOLUTION EN RELATON AVEC VCU ET PARTICIPATION DES NATIONAUX AUX ACTIVITES DE L'OCP 3.5 3.6 4 4.1. 4.2. 5 5. 5. 6. 7. 1. Introduction 2. Activités de dévolution dans les pays 7.1. 7.2. ACTIVITES INFO EN REI..ATION AVEC VCU ACTIVITES ADMINISTRATIVES Admmi nistration générale Situation administrative en Zone Ouest 8. DIVERS 8.1. 8.2. 8.3. 8.4. 8.5. 8.6. 8.7. 8.8. Transfert de la chefferie de Bamako à Odienné Création de la Base Opérationnelle de Bamako Document "20 ans de lutte contre I'onchocercose" Programme APOC (African Programme for Onchocerciasis Control) Nouvel organigramme de I'OCP Séminaire de Cotonou ("Brainstorming", Octobre 1995) Ateliers Date et lieu de la prochaine réunion 9. CLOTURE IO. CONCLUSION 11. REMERCIEMENTS 12. RECOMMANDATIONS 13. LISTE DES PARTICIPANTS 14. ANNEXES 3 t AVANT PROPOS Note spéciale au Dr K.Y. Dadzie, Directeur du Programme. Iæs participans à la réunion de la Zone Ouest tenue à Bamako du 13 au 17 novembre 1995, expriment leurs vives félicitations au Docteur K.Y Dadzie pour sa nomination au poste de Directeur du Programme OCP à compter du 0l mai 1995. Ils lui présentent leurs voeux sincères de plein su'ccès dans ses nouvelles fonctions et lui souhaitent de tout coeur, une bonne santé et beaucoup de courage pour mener à bien la lourde et délicate tâche de direction des activités de I'OCP dans cette phase de désengagement progressif. lls s'associent à tous les autres membres du personnel de I'OCP et des Equipes nationales pour assurer le Dr Dadzie de leur collaboration franche et dévouée. Fait à Bamako, le l7 novembre 1995 [a réunion 4INTRODUCTION [a réunion annuelle de la Zone Ouest s'est tenue à Bamako (Mali) du 13 au 17 novernbre 1995. L'objectif de la réunion était de faire le bilan des activités de VCU en Zone Ouest clepuis la dernière réunion de novembre 1994. Les discussions ont concerné la couverture larvicide, les opérations aériennes, l'hydr<llogie, la recherche appliquée, la distribution de l'ivermectine, et la formation des nationaux. [-es questions relatives à la dévolution et à l'administration, aux prévisions et perspectives pour 1996 ont égalenrent été discutées. [-a séance d'ouverture de la réunion a été présidée par Mme Mambu Ma Disu, Représentant de I'OMS au Mali. Elle a été couverte par la Presse écrite, la Télévisi<ln et la Radio nationale du Mali. Des interviews ont été accordées aux médias sur des sujets concernant les actiütés de I'OCP et les objectifs de cette réunion. a I ! 5OUVERTURE DE LA REUNION [-a cérémonie d'ouverture de la réunion a été présidée par Mme le Dr Mambu Ma Disu, Représentant de I'OMS au Mati. A cette occasion, elle a prononcé une allocution qui a été fort appréciée. Elle a indiqué que cette rencontre permettra de faire le point des activités menées durant les douze derniers mois : traitemens larvicides, évaluations entomologiques et épidémiologiques, recherche appliquée, dévolution. Elle a souhaité que les délibérations de la réunion favorisent la prise de décisions par rapport au( préoccupations actuelles dans les domaines de l'interruption de la transmissioru de la dévolution et de la surveillance pluri-pathologique. Elle a adressé ses félicitations aux équipes qui opèrent sur le terrain dans des conditions souvent difficiles, et a souligné que I'OCP est un exemple de réussite et constitue donc la fierté de I'OMS et de la communauté internationale. Ensuite, au nom du Directeur Régional de I'OMS pour l'Afrique, elle a déclaré ouverte la réunion annuelle de la 7-one Ouest. Auparavant, dans une allocution introductive, le Chef VCU a souhaité au nom du Directeur du Prograrrme, la bienvenue au Dr'Mambu Ma Disu, Représentant de I'OMS au Mali. Il I'a remerciée d'avoir bien voulu accepté de présider la séance d'ouverture de cette réunion. Il a souhaité la bienvenue au Dr I.F. Jalloh, Coordonnateur adjoint de l'Equipe nationale de Sierra Læone, ainsi qu'à tous ceux qui assistent pour la première fois à cette réunion annuelle de la Zone Ouest,,sans oublier les Coordonnateurs nationaux de Côte d'Ivoire, de Guinée et du Mali. Il a ensuite présenté le Dr À Sékétéli et l'a félicité au nom des participants pour sa récente nomination au poste de Coordonnateur du bureau du Directeur ; c'est à ce titre et à celui de représentant de l'Unité DEVO qu'il participe à la réunion. Il a salué la participation de Mr J. Trudel et de son successeur, (Mr D. Miller), des Drs A Soumbey, Chef BIS, et L Yaméogo, CEEH et de Mr Aké Assi qui succèdera bientôt à Mr P. Poudiougo comme chef de la Base aérienne d'Odienné. Puis, il a remercié le CAT Zone Ouest et son équipe de Bamako pour l'accueil chaleureux et la bonne organisation de la rencontre. Il a ensuite transmis aux participants les salutations et les voeux de plein succès du Directeur du Programme. En retour il s'est associé aux participants à la réunion pour souhaiter au Dr K. Yankum Dadzie plein succès dans ses nouvelles fonctions de Directeur du Programme OCP. It a rappelé avec insistance les consignes du Directeur concernant le travail bien fait, la prudence dans tous les domaines y compris au volant, la rigueur financière, et la responsabilisation de chacun pour [e respect des instructions liées aux contraintes financières et à l'utilisation optimale des ressources. Læ Chet VCU a ensuite souligné I'importance de la réunion deZone dont I'objectif est de faire le bilan des activités VCU de l'année écoulée et de permettre des échanges fructueux d'idées et d'expériences dans tous les domaines. a , 6Enfin le Chef VCU a demandé d'observer une mlnute de silence à la mémoire de notre collègue feu TEA N. Raphael, décédé le 02 Aott 1995 ainsi qu'à celle d'ex- membres du personnel OCP décédés dans le courant de I'année. tæ CAT delaTane Ouest, Président de séance a souhaité également la bienvenue au Dr Mambu Ma Disu, Représentant de IOMS au Mali. I[ I'a remerciée pour sa sollicitude constante à l'égard du Programme. Il a également remercié les Coordonnateurs nationaux et les collègues de Côte d'Ivoire, de Guinée, de Sierra l-eone et du Mali, les collègues de la Direction du Programme pour leur disponibilité et leur participation. Il a passé en re\rue les points de I'ordre du jour pour adoption, et présenté les rapporteurs et le secrétariat mis en place pour la réunion. 1. INFORMATIONS GENERALES 1.1. Informations générales de VCU Læ Chef VCU a parlé des cinq réunions habituelles de VCU qui se sont déroulées depuis la dernière réunion de la Tnne Ouest : réunions du Groupe Ecologique et des hydrobiologistes (anüer 1995 à Bouaké), réunions IRU et AREM (mai 1995 à Bouaké), et réunion de Zone Est (octobre 1995 à Kara). Trois autres réunions intéressant directement VCU se sont tenues dans la Zone du Programme (Recherches opérationnelles et stratégies de mars 1995 à Ouagadougou, Comité Consultatif d'Experts de juin 1995 à Ouagadougou, et séminaire de "Brainstorming" d'octobre 1995 à Cotonou). De ces réunions, le chef VCU a souligné les points saillants ci-dessous : - l'élargissement du mandat du Groupe Ecologique pour étudier I'impact du repeuplement sur I'environnement en général et la faune aquatique non cible en particulier. [a composition du Groupe a été rewe en conséquence et il a été décidé d'y adjoindre un économiste de I'environnement et un écologiste spécialisé en aménagement du territoire ; - les conclusions pertinentes du séminaire de Cotonou sur les actions à mener dans les prochaines années ; - la mise au point d'une technique d'identification des simulies adultes par les sondes ADN (hétéroduplex) pour une meilleure connaissance de la transmission dans les conditions naturelles ; - le renouvellement du contrat Abbott de fourniture du B.t. H-14 pour une période de trois ans à compter du 01/01/95, et celui du contrat aérien avec la Compagnie Evergreen (EHI) pour trois ans à compter du 0l/01/96 ; - enfin, la restructuration des différentes Unités du Programme. En ce qui concerne VCU, cette réorganisation tient compte essentiellement des arrêts définitifs progressifs des traitements larvicides sur les différents bassins. 71.2. lnformations générales du CAT Zone Ouest Læ CAT Tane Ouest a cité les visiteurs extérieurs et les missions internes OCP qui se sont succédés à Bamako depuis la dernière réunion de la Tnne Ouest en novembre 1994. a) Missions internes OCP . Mr B. Yerbangq SSO en janvier 1995 : ravitaillement en carburant de la Guinée. . Mr E. Zoumenou, FO en féwier 1995 : informatisation de l'Imprest de Bamako. . Mr J. Trudel, CAM et Mr B. Yerbanga SSO en mars 1995 : séminaire sur le management et libération du bâtiment "A" de la base de Bamako. . Dr J.-M. Hougard, Chef VCU a üsité Bamako en mars 1995 pour la préparation du Budget 1996 (PAB), et en octobre 1995 pour les commandes additionnelles de 1995 et les préparatifs de la réunion Zone Ouest. . Mr J.E. Senghor, INFO a participé en awil 1995 à l'organisation d'une Caravane de presse sur les activités Oncho au Mali. . Mr J.P. Ayina. TMO en mai 1995 : restructuration des garages de Kankan et Faranah dans la perspective de la dévolution. . Dr B. Boatin, Chef EPI : üsite de terrain dans le cadre d'une étude sur la distribution comrnunautaire de l'ivermectine. . Dr KY. Dadzie, DIR et Mme M.N. Kéré, PER, en août 1995 : visite de prise de contact avec les autorités maliennes et le personnel OCP Bamako dans le cadre de la réactivation (fermeture du S/secteur et de la base de Bamako ; réactivation de la Base Opérationnelle de Bamako). . Mr T. Barro, AREM en septembre 1995 : recyclage des techniciens de l'équipe nationale de Guinée en identification morphologique des simulies adultes et entretien du matériel de laboratoire. . Séminaire de reryclage des mécaniciens et magasiniers du 16 au 20 octobre 1995 (participation OCP Bouaké et Bamako et Equipes nationales de Guinée et Sierra [æone). b) Visiteurs extérieurs . Dr Mambu Ma Disu, WR/OMS Mali (anvier 1995) : visite de courtoisie. . Dr Degremont (CCE), Dr A. Post et Dr J. Grunewald en mars 1995 : visite de terral n 8. Délégation Guinée Bissau et Burkina Faso en juin 1995 : üsite de terrain dans le cadre du traitement communautaire à l'ivermectine. . Sight Savers (08 septembre 1995) : réunion de concertation avec les partenaires à la base OCP de Bamako. . . Dr M._!Vtla Consultant OCP (octobre 1995) : mission avec l'équipe nationale dans la zone de Koulikoro (dévolution). 1.3. Informations générales des coordonnateurs nationaux Siena l*one I-e Coordonnateur national adjoint a indiqué que le problème majeur en Sierra Læone est celui de l'insécurité qui affecte leJ activités àe I'OCP. I-es traitements larvicides aériens ont été suspendus depuis avril 1994. Actuellement, seule la Base Opérationnelle de Kabala effectue les activités de surveillance entomologique sur le terrain. Il a demandé à la réunion, sur la base d'une carte sur la sécurité à"* t" p"ys(Figure 1), de reconsidérer la situation dans le sens d'une reprise des actiütés de I'dcir, en particulier, celle relative à la distribution de I'ivermectiné à compter de janvier 1996. Il a ensuite cité les principales missions qui ont été effectuées en ou par la Sierra læone durant l'année écoulée : - Personnel OCP : seul Mr Kéré Vim a effectué une visite à Pamlap (hydrologie) . ' Equipe nationale : participation au séminaire sur le "management" à Tamalé(novembre 1995), aux réunions des hydrobiologistes à Bouaké, à"r Hydrologues à Odienné et de la Zone Ouest à Bamako ; formaiion en informatique a ÉfS7Oüga et participation du mécanicien de Makéni au séminaire organisé par toyota à Nairobi en septembre 1995. Guinée-Conaby Le, Coordonnateur national adjoint de Guinée a mentionné les missions ci- dessous: - Mr J. Trudel, CAM était à Conakry en janvier 1995 dans le cadre du dossier d'exonération des produits pétroliers au titre de l'année 1995 ; - SAT Bamako séjourné à Kankan en mars 1995 ; - TMO et SAT ont examiné en awil 1995 avec l'équipe nationale, les problèmes des garages de Kankan dans le cadre de la dévolution ; - Mr T. Barro, AREM Bouaké était en Guinée en septembre 1995 pour le recyclage des techniciens entomologistes regroupés à Kankan ; 9- Mr A Sib, AREM Bamako, a assuré l'entretien des loupes de la Guinée en août 1995 ; - le Coordonnateur EPI de la 7-one Ouest a assuré la supervision des activités de distribution de l'ivermectine (ONG et équipe nationale) en août, octobre et novembre 1995. ll a signalé en outre : - la réunion des chefs B.O. de Guinée en octobre 1995 à Kankan ; - la üsite de travail du Coordonnateur national à la Direction de l'Hydraulique à Conakry en septembre 1995 ; - la participation du chef de garage de Faranah au séminaire de Toyota à Nairobi en septembre 1995 ; - la participation des mécaniciens au séminaire de recyclage à Bamako en octobre 1995 ; - la participation du Coordonnateur au séminaire de Cotonou en octobre 1995 ("Brainstorming"). Côte d'lvoire [-e Directeur Exécutif de la dévolution de Côte d'Ivoire a signalé : - la tenue du Comité Conjoint du Programme (CCP-15) à Yamoussokro du 29 novembre au 01 décembre 1994; - sa participation à la réunion des Coordonnateurs nationaux et au séminaire HKI à Ouagadougou en mars 1995 ; - sa participation aux réunions du Secteur de Bouaké en awil et en septembre 1995 ; - la réunion conjointe OCP-CEMV-IPR le 05 mai 1995 à Bouaké ; - la participation de l'équipe nationale au séminaire sur le management en juin 1995 à Bouaké ; - sa participation au séminaire de Cotonou en octobre 199-5 ; - sa participation à la réunion de revue des programmes sanitaires en novembre 1994 : - l'animation d'un stand Oncho dans le cadre du Forum national de la santé à Abidjan du 08 au l0 juin 199-5 ; r0 - la mission avec la Banque Mondiale pour évaluer le système national de surveillance épidémiologique et de contrôle des maladies transmissibles en juin et juillet 1995 ; - I'atelier de validation du "Programme préparatoire au financement" de la Banque Mondiale en septembre 1995 ; - le séminaire des Médecins-chefs de District dans le cadre du Programme PASE en octobre 1995 à Taabo (Côte d'Ivoire) ; - la mission du Dr M. Sylla, Consultant OCP en avril 1995 pour participer à l'évaluation épidémiologique sur le N'Zo. - Au titre du Secteur de Bouaké, il a été également noté : . la fermeture du S/Secteur de Séguéla (31/12/9\ ; . l'informatisation de I'Imprest du Secteur (février 1995) ; . le départ définitif du Programme de Mr M. Ocran et de Mr Deh Deh Jean après 20 ans d'exercice (31/12/9$; . I'affectation de Mr Y. Coulibaly à AREM Bouaké et du Dr T. Koné à I'IRU à Bouaké en septembre 1995 ; . les diverses réunions tenues à Bouaké et Odienné (OCP et les nationaux) ; . le décès de Mr Tchiasson L (lllll/94) et de Mr Tea N. Raphael (02108/95). Mali En plus des informations données plus haut par le CAT Zone Ouest, le Coordonnateur national du Mali a ajouté : - la mission préparatoire de HKI en vue de l'organisation d'un séminaire IEC ; - la mission de la Banque Mondiale dans le cadre du renforcement des systèmes de santé au Mali. REVUE DES RECOMMANDATIONS DE I.A DERNIERE REUNION DE LA ZONE OUEST I-es 13 recommandations de la réunion de la Zone Ouest tenue à Bamako du 08 au 12 novembre 1994 ont été bien suivies dans l'ensemble. Toutefois, les études de post- traitement ont été arrêtées avant terme, suite à une distribution incontrôlée de I'ivermectine dans la zone de N'Zana et Madina Diassa (recommandations N" 4 et 5). [-es enquêtes épidémiologiques prérnres en 1995 sur la Kankélaba et la Marahoué ont été reportées pour 1996 (recommandation No 9). 2. t 11 3. ACTIVITES TECHNIQUES A VCU 3.1. Présentation des résultats des activités de la Zone Est 3.1.1. Pluviosité et hydrologie [-a saison des pluies s'est installée à partir du mois de mai dans la plupart des bassins fluviaux de la Tnne Est après quelques pluies sporadiques enregistrées en mars et awil 1995. [æs mois de juillet à septembre ont été particulièrement pluvieux cette année, occasionnant des cnres importantes, voire exceptionnelles dans les sous bassins fluüatx de la Pru, de la Wawa, de la Karq de la KérarL et dans les bassins du Mono et de I'Ouémé. I-es bassins de la Comoé et de la Volta Noire par contre ont connu un déficit d'écoulement (- 24 Vo) par rapport à 1994. Pour le suivi régulier des débis et une utilisation judicieuse des larvicides antisimulidiens, la Tnne Est exploite 70 stations hydrométriques dont 32 sont équipées de balises. 3.1.2. Couverture et efficacité des larvicides a) Couvenure laryicide [-a couverture larvicide en 1995 est présentée à la figure 2. Par rapport à 1994, les traitements ont été définitivement suspendus sur les riüères suivantes : - la Volta Noire en amont de sa confluence avec le Fako, les affluents Binéda, Cuimébé et Kohodio ; - la Volta Blanche (aval du VB 900), la Mole et la Kulpawn ; - la basse Daka ; - I'Alibori et la Sota. Cette année, la longueur maximale de rivières traitées enTnne Est (4 110 km) se situe en saison des pluies, à la semaine 37 (mi septembre) où six insecticides ont été utilisés (B.t.H-14, Abate, pyraclofos, perméthrine, carbosulfan et Vectron). I-a longueur minimale traitée (470 km) a été enregistrée en saison sèche à la semaine 12 (fin mars) où du B.t. H-L4 et du pyraclofos ont été utilisés. b) Eficacüé des traitements Il n'y a pas eu de problèmes particuliers relatifs à I'utilisation des larvicides. [a sensibilité des larves de S. dantnosum s.l est bonne dans I'ensemble pour les produits utilisés à I'exception de I'Abate qui est épandu à 1,5 fois la dose opérationnelle sur les affluents du " lac Volta Est". Il convient de noter que l'Abate et le phoxime ne sont pas utilisés sur le bas Bandama, le N'Zi et la Comoé en raison de la forte résistance des simulies à ces produits. Enfin, partout où le carbosulfan a été utilisé, les consignes du Groupe écol<rgique relatifs au nombre de rycles (6 cycles par an) et au débit (70 m3/s au minimum) ont été respectées. Il en est de même de la perméthrine pour laquelle seul l'aval du BR 300 sur le bas Bandama a reçu 7 cycles à des débits toujours supérieurs rI 100 nrr/s. t 12 3.1.3. Activités des opérations aériennes a) Heures de vol et consonttnation de lanicides en 1995 [æs opérations aériennes se sont déroulées sans difficultés majeures en 1995. On note une baisse de la consommation en heures de vol par rapport aux années précédantes (2 300 heures estimées en 1995 contre 3 M6,4 en 1993 et 2 916,3 heures en 1994), mais cette diminution n'est pas proportionnelle à la réduction de la couverture larvicide. En effet, malgré I'arrêt des traitements des bassins de I'Alibori et de la Sota, la mise sous traitement de nombreux petis cours d'eau dans le bassin de I'Oti notamment a réduit l'économie qui était attendue. [-a consommation de larvicides est également en baisse mais, plus encore que pour les heures de vol, la baisse n'est pas proportionnelle à la réduction de la couverture larvicide. Elle concerne surtout la perméthrine et I'Abate ; le Vectron et le carbosulfan connaissent plutôt une augmentation de leur consommation. (Pour plus de détails on se relèrera au rapport de la Zone Est) b\ Gestion des stoclcs et surueillance des dépôts Le tableau ci-dessous présente l'évolution des pourcentages de vols et pertes depuis 1993. On note une baisse progressive des pertes et vols due à trois facteurs essentiels: - I'utilisation des anciens produits avant les nouveaux ; - le transfert des produits des dépôts secondaires aux dépôts principaux pendant la saison sèche, période d'arrêt des écoulements ; - la sensibilisation effectuée par les équipes VCU et par les équipes nationales ONCHO. 3.1.4. Etudes spéciales Dans certaines régions de la Zone Est (basse Volta Noire, Kulpawn/Mole, Alibori et Sota, Ouémé et Okpara), les données entomologiques et/ou épidémiologiques restent médiocres ou contra«lictoires malgré plus de 18 ans de traitements larvicides. Des études spéciales ont donc été engagées dans la plupart de ces régions pour comprendre la situation entomo-épidémiologique et proposer des solutions appropriées de lutte. a Année Vo pertes Vo pertes fconsommations Observations 1993 3,44 8,18 janv. à décembre t994 2,31 5,66 janv. à décembre 1995 1,18 1,89 janv. à septembre t 13 [a savanisation pr<lgressive du Sud-Ouest Ghana (hors OCP), les mauvais résultats épidémiologiques observés dans le village de Mpeasem et la présence d'espèces simulidiennes de savane a également conduit à l'instauration d'études spéciales dans cette région pour évaluer le risque qu'elle pourrait présenter pour la zone du Programme. Cette étude sera réalisée en collaboration avec des chercheurs du Ghana. 3.1.5. Activités de dévolution [a sensibilisation des populations, les enquêtes épidémiologiques et la distribution de l'ivermectine se poursuivent en s'intensifiant depuis 1992. Un total de 46 villages sentinelles ont été évalués cette année par les équipes nationales exclusivement. [æs différents modes de distribution ont été mis en oeuwe et un total de I 247 356,5 comprimés d'ivermectine ont été distribués à 836 995 personnes dans 4 056 üllages. 3.2. Pésentation des résultats des activités de la Tnne Ouest 3.2.1. Hvdrolosie [-a pluviométrie en Tnne Ouest a été comparable à celle de 1994. Il en est de même des débits de la plupart des cours d'eau (Fig. 3). Quatre brigades ont participé cette année à la gestion du réseau de surveiilance hydrologique de la Tnne : 1 équipe de I'OCP basée à Odienne, 2 équipes nationales en Guinée basées l'une à Kankan et I'autre à Faranah, et 1 équipe nationale en Sierra [æone basée à Makéni. Elles ont effectué des réfections et des jaugeages de stations limnimétriques, l'installation et la maintenance des balises Argos et la mesure des débis liquides (étalonnage, contrôle, etc.). Signalons l'installation d'une balise à Yakassé sur la Comoé. L'étalonnage de cette station hydrométrique est en cours par le service hydrologique de la Côte d'[voire avec lequel le Programme a passé un contrat de service. l-a Zone Ouest a exploité un total de 54 balises cette année. I-eur état de fonctionnement est jugé satisfaisant dans l'ensemble. Toutefois, deux d'entre elles n'ont pas fonctionné (balises de la Sierra [.eone), et quatre autres n'ont fonctionné que partiellement. Notons néanmoins que la foudre a endommagé la station de réception d'Odienné et que de longs délais de réparation des pièces et des stations entravent l'exploitation optimale du réseau hydrométrique. Pour faciliter la résolution des ces problèmes, le Chef VCU a annoncé la prochaine mutation du Coordonnateur de I'hydrologie à Ouagadougou. 3.2.2. Utilisation des larvicides [a stratégie de rotation des insecticides a été judicieusement appliquée. Læs consignes du Groupe écologique ont été suivies sur tous les bassins et le nombre de cycles de perméthrine sur le Niger à Tienfala a pu être maintenu à 7 jusqu'à présent malgré les forts débits enregistrés pendant plusieurs mois. i 14 La plupart des sept insecticides ont été utilisés âvec succès dans toute la zone. Toutefois, sur le Niger (NN100) et la Dylamba au Mali, la Marahoué et le Sassandra en Côte d'lvoire, partout où une résistance à l'Abate avait été détectée, la rotation n'a concerné que les six autres produits. [a couverture larvicide cette année a été ma:«imale à la cl,écrue (en fin février, senraine 8) où environ 6 000 kilomètres de rivières ont été traitées. Grâce aux suspensions de hautes eauq les traitements n'ont concerné que 1 800 kilomètres de rivières à la semaine 39 (fin septembre 1995). Signalons que pour des raisons de sécurité, les bassins au nord-Est de Makéni en Sierra l-eone n'ont pas été traités aux larvicides cette année. Par ailleurs, le Niger et ses affluents aux environs de Bamako ont été traités au sol pour la deuxième année consécutive mais cette fois-ci avec la participation active de l'équipe nationale ONCHO de Bamako qui en assumera l'entière responsabilité à patir du ler janvier 1996. 3.2.3. Actiütés des opérations aériennes Etles se sont déroulées sans problèmes majeurs tant sur le plan de l'utilisation des aéronefs que celui des insecticides. I-es sept insecticides opérationnels ont été utilisés en rotation en tenant compte de la situation de la résistance, du rapport cott/efficacité et des consignes du Groupe écologique. [æs relations avec la compagnie EHI ont été bonnes et un nouveau contrat de trois ans sera en vigueur à partir du ler janvier 1996. a) Heures de vol et consommation des laruicides Aussi bien les heures de vol (Tab. 1 en annexe) que la consommation d'insecticides (Tab. 2 en annexe) ont connu une baisse cette année, baisse liée aux nombreuses suspensions réalisées pour cause de bons résultats ou d'insécurité. Les baisses de consommation d'insecticides concernent surtout le phoxime, mais l'Abate et le 8.r. H-14 également. Quant aux heures de vol, c'est surtout la suspension des traitements de la Sierra læone qui est à l'origine de la baisse observée. b) Gestion des stocl<s et surueillance des dépôts I-æs Sous-secteurs et Bases Opérationnelles (8.O.) jouent un rôle important dans la gestion et la surveillance des clépôts de kérosène et d'insecticides disséminés dans la Zo,ne. I arrive malheureusement que les informations circulent mal entre ceux-ci, SAT Bamako, les pilotes et les officiers des opérations aériennes. Cette mauvaise circulation cle l'information est souvent à I'origine de décalages parfois importants entre les stocks réels sur le terrain et ceux de la banque de données à Odienné. [-a surveillance et I'entretien des dépôs sont généralement sous la responsabilité directe des communautés villageoises, des chefs de Secteurs, Sous Secteurs et Bases Opérationnelles (8.O.) et des opérations aériennes. l-a multiplicité des acteurs et I'absence de consignes claires entretiennent un flou qui occasionne souvent un mauvais entretien des dépôts et une mauvaise utilisation des produits. t 15 Læs problèmes ci-dessus soulevés ont occasionné cette année d'importants vols et pertes de produits (Jet A1, perméthrine et carbosulfan), surtout en Sierra l-eone et en Guinée. Signalons toutefois que certaines pertes et contaminations sont liées à la mauvaise qualité des bouchons ou des fûts. [-a réunion a été informée de [a bonne présentation des résultas de la gestion des stocks faite par la Tane Est et de la recommandation faite pour l'élaboration d'un document de synthèse sur les pertes et vols et des actions prises pour y remédier dans toute la zone du Programme. Il a été suggéré d'uniformiser les présentations des deux zones en prenant pour exemple la présentation de l'Est. [a réunion a formulé à son tour les recommandations suivantes : A) Compte tenu des pertes importantes de kérosène et insecticides enregistrées en 1995 en Tnne Ouest, la réunion recommande : a) que les chefs de secteurs, de sous secteurs et de bases opérationnelles s'impliquent davantage dans la recherbhe des possibilités d'amélioration de la surveillance, de l'entretien et de [a gestion des dépôts et rendent compte de leurs actions au chef Aerops ; b) que des sanctions sévères soient prises à l'encontre de tout membre du personnel qui serait impliqué dans les vols sur les dépôts ; c) qu'un rapport commun avec la Zone Est soit rédigé sur la situation des pertes et les mesures correctives qui ont été appliquées ; d) que les réunions des secteurs soient planifiées de manière à permettre la participation d'un représentant des opérations aériennes et de toute autre personne ressource qui pourrait aider à résoudre les problèmes ponctuels. B) Pour une meilleure gestion des stocks de kérosène et d'insecticides sur les dépôts, la réunion recommande : a) que les mouvements d'insecticides et de kérosène sur les dépôts secondaires soient communiqués aux opérations aériennes par message radio à la fin de chaque semaine et qu'un inventaire physique trimestriel soit envoyé au chef Aérops ; b) que les activités de sensibilisation des populations et des responsables locaux soient intensifiées pour une meilleure collaboration et une surveillance plus efficace des dépôs. 3.2.4. Redécouoase des zones ooérationnelles (Fis. 4) tæ chef VCU a informé les participants de la décision qui a été prise à la réunion de la Zone Est de confier [e traitement des bassins de la Côte d'Ivoire à la la base aérienne d'Odienné. [æs aspects logistiques, hydrologiques, entomologiques et administratifs les concernant seront rattachés en conséquence à la zone opérationnelle Ouest. Cette mesure sera effective à compter du ler mars 1996. 16 Cette décision était devenue incontournable avec la réduction progressive de la couverture larvicide du Ghana et les ferry de plus en plus longs et coûteux qu' occasionnent les traitements des bassins de I'est de la Côte d'lvoire (bas Bandama, N'Zi et Comoé) à partir de la base de Kara. 3.2.5. Prévision en heures de vol. en aéronefs et en insecticides pour 1996 [æs besoins en heures de vol et en aéronefs pour I'année prochaine sont présentés dans les tableaux 3 et 4 en annexe. Ils prennent en compte le redécoupage des zones opérationnelles discuté dans le chapitre précédent. 3.2.6. Résultats entomologiques I-e réseau d'évaluation de la zone Ouest.comprend un total de 89 points dont 48 points "A", hebdomadaires'8", 37 points visités une fois toutes les deux semaines, et 4 points "C" occasionnels. Sur les 89 points, 76 ont pu être régulièrement visités. Læs 13 points restants sont situés dans la zone d'insécurité en Sierra læone et n'ont donc pas été couverts. Les résultats entomologiques sont bons dans I'ensemble de la Zone Ouest [a transmission est bien maîtrisée en Côte d'Ivoire et reste largement en dessous du seuil de tolérance sur tous les bassins depuis 1985. De fortes densités de simulies non infectieuses par contre ont été enrégistrées sur [a Marahoué et le Sassandra en février, milrs et avril. Il s'agissait probablement de populations simulidiennes amenées des zones libérées de I'onchocercose du nord du pays par les vents d'harmattan. En Guinée, la combinaison de la lutte antivectorielle et de la distribution de I'ivermectine continue de donner d'excellents résultats. En effet, la transmission est nulle sur 30 des 47 points visités sur tous les bassins. [æs activités de surveillance entomologique en Sierra l-eone ne concernent cette année que le nord-est en raison de l'insécurité qui règne dans le reste du pays. I-es espèces forestières continuent d'y être dominantes. Sur le Seli et la Bagbé, on note néanmoins une légère remontée de la proportion des femelles savanicoles de S. danmosutn (Fig. 5). Par contre, la transmission observée est exclusivement due aux espèces forestières mais un peu plus de 30 Vo des larves infectantes sont de la souche savanicole (Fig. 6). Au Mali, de fortes densités simulidiennes ont été observées sur la Faya avec des taux de parturité très élevés (entre 95 et 98 Vo). Il s'agissait probablement d'une migration de simulies non infectées provenant des bassins libérés de I'onchocercose comme ceux de la Baoulé ou de la Bagoé. [æs infections enregistrées à partir du mois de juillet étaient dues, pour la plupart (plus de 70 Vo), à des parasites autres que O. volvulus. Sur la Kankélaba encore sous traitement larvicide aérien, la transmission est pratiquement nulle depuis le contrôle de la réinvasion en 1989. [a dernière évaluation épidémiologique réalisée en 1992 indiquait une prévalence de 40 Vo. L.e,s traitements communautaires à I'ivermectine initiés sur ce bassin depuis 1992 rendent difficile 17 I l'organisation d'une évaluation épidémiologique qui pourrait aider à prendre une décision d'arrêt des traitements larvicides sur ce bassin en 1997. Il faut noter que les traitements ont été réalisés cette année avec la pleine participation de I'Equipe nationale qui bénéficie parallèlement de séances de recyclage aux techniques d'identification morphologique des simulies et de préservation des larves d'onchocerques. I-es participants à la réunion ont apprécié l'excellence des résultats enregistrés et les mesures prises pour que les nationaux prennent efficacement la relève de I'OCP pour les traitements larvicides au sol dans la région de Bamako. Ils se sont par contre inquiétés de la difficulté rencontrée dans la prise de décision d'arrêt des traitemens larvicides dans les zones qui bénéficient conjointement d'une couverture ivermectine (exemple de la Kanlélaba). Ir réunion a donc souhaité que l'unité DEVO mette au point un protocole d'évaluation épidémiologique permettant de donner une idée précise de la situation réelle qui prévaut au moment de l'enquête (chapitres 3.5 et 3.6 pour plus de détails). 3.2.7. Réseau d'évaluation entomologique pour 1a96 [-es poins de capture retenus en Tnne Ouest pour 1996 (Tableau 5), sont les mêmes qu'en 1995. tl s'agit de 89 points repartis sur 48 rivières en Côte d'Ivoire (17 points), au Mali (7 points), en Guinée (48 points) et en Sierra l-eone (17 points). Dans le cadre de différentes mesures en rapport avec la restructuration de I'OCP, il convient de noter les prévisions suivantes: - à partir de 01 janvier 1996, l'évaluation entomologique à Kankéla sur la Kankélaba sera assurée par le S/secteur d'Odienné. - à partir du 01janüer 1996, les actiütés VCU (captures et traitements au sol) sur le Niger et ses affluents (Faya, Dylamba) dans la région de Bamako ainsi que sur la partie malienne du Fié (région de Sanankoro) seront entièrement assurées par l'équipe nationale du Mali (Base opérationnelle de Bamako). En ce qui concerne la catégorisation des poins de capture retenus enZone Ouest, les amendements prérms pour 1996 concernent 5 poins qui passeront de la catégorie "8" à la catégorie "A", i[ s'agit de : - Zuenoula sur la Marahoué (Côte d'Ivoire) ; - Vialadougou sur la Boa (Côte d'lvoire) ; - Sanankoro sur le Fié (Mali) ; - Pont-Faya sur la Faya (Mali) ; - Pont-Dylamba sur la Dylamba (Mali). [-a répartition des 89 points de capture entre les catégories "4", "8" e[ "C" est la sulvante : - 1995 : 48 points A,37 points B et 4 points C - 1996 : 53 points A,32 points B et 4 points C , 18 3.2.8. Traitements au sol en Zone Ouest Lnportance et hesoins de formation Læ CAT Zone Ouest a rappelé les objectifs des épandages de larvicides au sol. Il a indiqué que le traitement au sol est le moyen le moins coûteux et le plus pratique pour lutter contre la nuisance des simulies, là où les intérêts soçio-économiques le justifient. Le B.r.H-14 est le seul larvicide recommandé par I'OCP pour le contrôle de la nuisance. L-a portée limitée des formulations actuelles de B.t-H14 limite son impact sur les gîtes inaccessibles en aval. [-es recherches dewaient s'orienter vers la production de formulations plus puissantes pour pallier à ce handicap. Il est probable que l'approvisionnement en B.t. H-14 posera, à long terme, des problèmes au sociétés agro-industrielles, aux l.nstitutions et aux Communautés rurales. C'est pourquoi la réunion a recommandé, dans le souci d'aider les pays à résoudre le problème de la nuisance, que I'OCP produise un document de synthèse faisant le point sur les diverses méthodes de lutte contre la nuisance des simulies. [æs connaissances pratiques des populations locales dans ce domaine devraient faire I'objet d'échanges d'expériences entre les pays. [-a formation et le recyclage des équipes nationales devraient se poursuivre sur tous les bassins où les traitements aériens seront arrêtés. [a nuisance pourrait se reveler être tun handicap au( activités socio-économiques dans certaines zones. L'OCP devrait alors reconsidérer le problème en \rue d'apporter aux Pays participants les outils et les capacités techniques les plus appropriés en plus des trois documents déjà distribués concernant les traitements larvicides au sol. Par ailleurs, le traitement au sol exclusif (Dienkoa et Niger) ou en appui au traitement aérien (Marahoué) pour arrêter la transmission, se poursuit par les équipes entomologiques sur le terrain. I-es épandages au sol sur le bassin du Niger par l'équipe nationale Sont satisfaisants pour cette 2ème année de traitement au sol. Traitements au sol en Siena Leone Aucun traitement au sol n'a été effectué en Sierra læone cette année Traitements au sol en Guinée Cette année, les traitements au sol ont été effectués exclusivement avec le B.t. H' t4. Dans I'ensemble 17 gîtes ont été traités au sol avec 9 476 litres de B.t. H-14 déclassé et 12litres de nouveau B.r. H-14. Sur le Sankarani et le Niandan, le retrait des digues serait une solution pour diminuer les quantités de B.t. H-14 épandues sur les gîtes de Tiriro, Mandiana-bac et de Bagoé sur le Niandan. Il faut noter qu'en septembre 1995, au cours du recyclage des techniciens entomologistes, un accent particulier a été mis sur l'utilisation et I'entretien des pompes Hudson. t ! a19 Traitements au sol en Côte d'lvoire En Côte d'lvoire, seul le Sous-secteur de Bouaké a eu à effectuer des traitements au sol sur : - la Marahoué où 191 litres de nouveau B.r. H-14 ont été utilisés pour le traitement au sol à Entomokro, Danangoro et 7-enoula; - le N'Zi en Tane Est où 906 litres de B.t. H-14 déclassé ont été utilisés sur 6 gîtes (dont celui de Fétékro traité par les üllageois eux-mêmes). En outre, un traitement expérimental par bateau a porté sur 2 gîtes avec 35 litres de pyraclofos ; - le bas Bandama enTane Est également où 6litres de pyraclofos ont été utilisés à Bériaboukro en décembre 1994. Traitements au sol au Mali Il faut noter que les techniciens du PRB de Baguineda/Niger et de I'OERHN de Selingué/Sankarani, en collaboration avec les communautés villageoises effectuent des traitements au sol des canaux d'irrigation des plaines rizicoles sur le Niger (330litres B.r. H-14 utilisés en 1995) et le Sankarani (60 litres utilisés) pour lutter contre la nuisance des simulies. En outre, 2 techniciens entomologistes de l'équipe nationale participent toujours avec I'OCP aux traitements au sol sur le Niger et ses affluents (Fié, Dylamba et Faya) dans la régi<ln de Bamako pour interrompre la transmission. Au total, 685 litres de perméthrine, 368 litres de carbosulfan et 155 litres de pyraclofos ont été utilisés dans ce dernier cas. 3.3. Evaluation entomologique et surveillance hydrobiologique dans I'ensemble du Programme 3.3.1. Surveillance hydrobiologique I-es raisons et les objectiB de la surveillance hydrobiologique dans le contexte de la lutte contre l'onchocercose ont été portés à la connaissance des participants. I-es structures (Fig. 7) et protocoles mis en oeuwe pour assurer la surveillance de I'impact à court, moyen et long terrnes des larvicides antisimulidiens sur les poissons et invertébrés aquatiques ont été discutés. D'une manière générale, la surveillance est assurée par des équipes nationales indépendantes qui en font rapport annuellement au Groupe écologique. Celui-ci est un organe statutaire indépendant, chargé de conseiller la Direction du Programme sur toutes les questions relatives à la protection de I'environnement aquatique. Il peut faire appel à des experts ou instituts indépendants pour des recherches spéciales ou des analyses de données permettant d'élucider des problèmes particuliers. Après 20 ans de surveillance! les résultats n'indiquent pas d'impacts importants et irréversibles des larvicides sur le milieu aquatique. Cela est lié à la sélection drastique des insecticides et aux restrictions imposées par le Groupe écol<lgique à l'utilisation des 20 larvicides les moins sélectifs : perméthrine, Carbosulfan et dans une moindre mesure, pyraclofos. Il est à signaler toutefois que des baisses de biomasse sont constatées chez les poissons et les invertébrés non-cibles. Dans certaines zones qui ne sont plus traitées les baisses persistent, indiquant que d'autres facteurs que les lan'ici«les pourraient être à I'origine de ces résultats. [æ mandat du Groupe écologique e, donc été élargi pour permettre l'étude de ces facteurs et une meilleure appréhension de I'impact des activités humaines sur les hydrosystèmes. I-a composition du Groupe a été révisée en y incluant un écologiste spécialisé en aménagement du territoire et un économiste de I'environnement. Des précisions ont été données aux participants sur la composition du Groupe écologique et sur I'absence d'une surveillance régulière dans la quasi-totalité de la zone Est. Une surveillance ponctuelle des cours d'eau traités à la perméthrine et/ou au carbosulfan est dorénavant instituée sur le Mono et I'Ouémé avec la participation de consultants. 3.3.2. Evaluation entomologique Conformément au( termes du mémorandum N" 268/VCU/TEC/3.15 du ll/9195 du chef VCU fixant les périodes à considérer pour le calcul des Potentiels Annuels de Transmission (PAT) à I'occasion des différentes réunions annuelles, I'année entomologique (1er octobre 1994 - 30 septembre 1995) a été prise en compte. Par ailleurs, les points C n'ont pas été pris en compte pour l'établissement des cartes des PAT et lorsqu'une simulie savanicole était infectée par plus de deux larves de 3ème stade dans la tête, le nombre de larves infectantes a été systématiquement ramené à2 pour le calcul du PAT. a) Potentiel Annuel de Transmission I-es PAT ont été calculés sur une base hebdomadaire (nouvelle méthode de calcul) conformément à la décision prise lors de la réunion de zone de 1993. Un ajustement des PAT a été réalisé en utilisant les résultats des identifications par sondes à ADN de la quasi-totalité des larves infectantes rencontrées au cours des dissections. D'une manière générale les résultats entomologiques sont satisfaisants dans ['ensemble du Programme. Si I'on considère les PAT calculés pour les points A et B en tenant compte de toutes les espèces du complexe S. damnosum infectées par Ottchocercavolvulus (Fig. 8), seulement 10 points présentent un potentiel de transmission > 100 larves infectantes/homme/an. Dans la zone d'extension sud, 6 points ont un PAT > 100 tandis qu'en zone cl'extension Ouest, Pont-l,outou est le seul point ayant un PAT toutes espèces confondues > 100. ' En ne considérant que la transmission d'O. volvulus par les seules espèces savanicoles de S. dantnosum (Fig. 9), 4 points ont un PAT > 100. Trois de ces points (Pont Dylamba, Titira et Tapoundé), sont à la bordure de l'aire initiale du Programme encore sous traitement larvicide. [a réunion technique interne de mars 95 a d'ailleurs I a 21 recommandé d'assimiler les bassins de la KarafKéran et Mô à I'extension sud dans la mesure où ils étaient soumis à la réinvasion jusqu'à [a mise en place de I'extension sud en 1988. Quant à Pont Dylamba, les PAT savanes y étaient toujours < 100 depuis les 5 dernières années. I-e quatrième point est Asubende qui, en 1993 et 1994 présentait un entomologique dans les bassins de I'est du lac Volta où seul le point de capture de Kouniouhou présente un PAT toutes espèces de simulies confondues > 100 (= ll2). I-es résultats entomologiques sont donc bons dans I'ensemble du Programme. Toutefois, quatre points essentiels ont retenu I'attention des panicipants : les mauvais résultats entomologiques de Pont Dylamba et d'Asubende, I'exclusion des points C de la carte des PAT, l'établissement d'une carte des PAT basée sur O. volvuhu savane transmis par S. damnosum s.l et d'une autre carte des PAT de S. damnosuz s.l. infecté par Onchocerca sp. S'agissant des mauvais résultats de Pont Dylamba il a été rappelé aux participants que la Dylamba fait partie de l'extension Ouest du Programme et n'est réellement sous traitement larvicide que depuis sept ans. [a bonne pluviométrie de I'année qui est celle d'une année à pluüométrie normale pourrait avoir influencé les résultats entomologiques. Si tel était le cas, il faudrait maintenir la vigilance par des traitements larvicides au sol et une distribution de I'ivermectine bien assurés. Quant aux points C, il a été indiqué aux participants qu'ils seront désormais pris en compte lorsque le nombre de jours de capture par mois y est supérieur ou égal à 2. Il a également été décidé de ne plus limiter le nombre de larves infectantes des simulies savanicoles prises en compte dans le calcul des PAT dans la mesure où les sondes ADN perrnettent l'identification précise des souches d'onchocerques incriminées. EnfirL il a été jugé préférable d'attendre de connaitre le faciès épidémiologique des zones où des larves infectantes d'O. volvuhts savane sont transmises par les simulies forestières avant d'établir une carte des PAT basée sur O. volvuhts savane transmis par S. darnnosum s.l. b) Trarcmission moyenne hebdomadaire Nous avons pris en compte les 146 poins de captures régulièrement visités de 1990 à nos jours dans toute I'aire du Programme. I-a figure l0 matérialise le succès des activités du Programme. On note une baisse régulière de la moyenne hebdomadaire depuis 1990, baisse qui est moins perceptible ces dernières années. Tout semble indiquer que nous avons atteint un niveau de transmission où, sur le plan biologique, il sera de plus en plus difficile d'obtenir une baisse des valeurs de ce paramètre. 3.3.3. Etudes de oost-traitement I-es études initiées à Madina-Diassa sur la Baoulé en décembre 1994 ont été interrompues en mars 1995. Cette interruption était liée à la détection en 1992 d'enfants et d'adultes nouvellement infectés à Niako, village situé à 7 km de Madina-Diassa, et à la décision de généralisation de la distribution de l'ivermectine dans la zone pri§e pour raison d'éthique. Toutefois, les résultats enregistrés étaient excellents puisque sur 15 688 simulies «lisséquées, I'infectivité enregistrée était de 0.38 femelle infectieuse pour 1 000 pares. 22 3.4. Activites de recherche appliquée 3.4.1. Recherche sur les insecticides L'avènement du Vectron comme nouvel insecticide opérationnel est le fait le plus marquant de I'année écoulée en ce qui concerne les insecticides. Il faut rappeler qu'il s'agit du résultat d'un programme de criblage intensif ayant pour objectif de sélectionner un insecticide qui soit efficace contre les simulies résistantes au( organophosphorés, utilisable à des débits compris entre 15 et 70 m3/s et qui ait un impact acceptable sur la faune non-cible. L'utilisation du Vectron à l'échelle opérationnelle amène plusieurs observations. On a tout d'abord remarqué que le Vectron est un insecticide de support, et qui ne fournit pas le même niveau de contrôle que des insecticides d'attaque tels que le pyraclofos. Ces observations ont été confirmées par des épandages expérimentaux sur le Bandama Blanc qui ont montré qu'en conditions de crue, la survie des larves adultès de simulies pouvait atteindre 4Vo. Des bioessais en conditions contrôlées ont également démontré que la température élevée de I'eau diminuait I'efficacité du Vectron. Cependant il faut rappeler que le Vectron a été choisi principalement pour son aptitude à contrôler les simulies résistantes aux organophosphorés, plus sensibles aux pyréthrinoïdes en général. En outre, la dose opérationnelle a été fixée au niveau le plus bas possible afin de faciliter son acceptation par le Groupe Ecologique et d'accélérer sa disponibilité pour les opérations aériennes. Malgré des limites opérationnelles évidentes, le premiers traitements au Vectron ont eu un impact remarquable sur les populations de S. sanctipauli de la Basse Comoé, extrêmement résistantes au téméphos. Ces larves présentaient une CL100 initiale de 100 mg/l ; après quelques cycles de traitement au Vectron, accompagnés de cycles de perméthrine lors des crues, la CL100 de ces larves a été ramenée à moins de 8 mg/I. Pour la première fois en quinze ans, il est donc devenu possible de contrôler ce foyer de résistance, par I'utilisation conjointe du pyraclofos, de la perméthrine et du Vectron. [æs MBR 04-05 de Koutoukro ont ainsi été ramené de 100 000 en 1984 à moins de 2 000 en 1995. Ce résultat est d'autant plus important que les simulies forestières de la Basse Comoé transmettent une proportion importante de la souche de savane d'O. volvulus (ATP de 448 en 1994-1995). En ce qui concerne le B.r. H-14, OCP a signé en-janvier 1995 un accord de trois ans avec [a compagnie Abbott pour la fourniture de Vectobac 12AS. Des problèmes d'efficacité ont été identifiés avec la première livraison de Vectobac en janvier 1995 (commandes résiduelles de 1994). Ce problème s'est amplifié avec la faible efficacité des pré-échantitlons des 125 000 litres commandés par OCP en 1995. Devant cette situation des solutions pratiques ont été élaborées en collaboration avec Abbott afin de ne pas compromettre les opérations de VCU. C'est ainsi qu'une première livraison d'urgence de 75 000 litres a été livrée en septembre 1995. Læs 50 000 litres restants sont par ailleurs toujours en souffrance. Les efforts supplémentaires suscités par le criblage des échantillons de Vectobac ont entraîné une révision en profondeur des protocoles et méthodes de bioessai. [æs résultats des dernières recherches de I'IRU sont très encourageants, et un progrès considérable dans la fiabilité et la précision des estimés d'efficacité a été réalisé. Ces découvertes trouveront une première application dans l'évaluation des formulations de B.r. H-14 recombiné qui sont à l'étude depuis le début de 1995. I 23 3.4.2. Surveillance de la sensibilité aux insecticides La sensibilité des larves de Simulium damnosun s.l. aux insecticides usuels en général n'a pas changé depuis ces trois dernières années dans la zone opérationnelle Ouest du Programme. Sur la plupart des cours d'eau on note une baisse de la sensibilité lorsqu'un insecticide est utilisé pendant longtemps et parfois un retour à la normale à la suite des suspensions ou après l'utilisation d'autres insecticides. Abate : (Voir tableau 6 en annexe) Malgré la baisse de la sensibilité, I'Abate reste utilisable à la dose opérationnelle sur la plupart des cours d'eau en Tnne Ouest mais, le système de rotation est très indiqué. Il reste non utilisable sur certaines rivières où la résistance est confirmée notamment sur le Niger dans la région de Bamako. Perméthrine : [a baisse de la sensibilité due à l'utilisation massive des pyréthrinoides en agriculture n'affecte nullement l'efficacité des traitements larvicides avec la perméthrine. Phoxime : Bonne sensibilité sur les cours d'eau en zone Ouest à l'exception de la basse- Comoé et du bas Bandama (résistance croisée avec le chlorphoxime). hnaclofos : Bonne sen-ribilité sur les cours d'eau en général mais restriction d'utilisation du pyraclofos en zone à S. darnnosutn s.s. en majorité. La, sensibilité avait baissé sur le Niger dans la région de Bamako, mais on assiste à un retour progressif à la normale après quelques mois de suspension de l'utilisation du pyraclofos. B.r H-14 et carbosulfan : Pas de résistance connue à ces deux insecticides. Vectron : Nécessite encore des investigations mais l'on peut dire que les premiers résultas enregistrés avec le Vectron comme insecticide d'appoint sont acceptables. 3.4.3. Taxonomie du vecteur Cytotaxonomie La distribution et les mouvements des espèces ont très peu changé par rapport à I'année dernière. [.e seul changement concerne S. dieguererue qui n'a pas été repertorié cette année sur le Niger à Manambougou. La répartition des cytot)?es par bassin en zone Ouest se présente comme suit : 24 TABLEAUDEREPARTITToNDESCYToTYPESPARBASSIN EN ZONE OUEST OCP EN 1995 Bassins et Affluents --trfombre Echantillons Cytotypes présents (par importance décroissante) Ni BEr-(fafi) &. at I luents 30 r n --trfaralioué 6 .Sl amn. TassamIra &, affluents 33 mn. - .Sl ua ya sân --Sankâranl & aII luents l0 .slr n Nmo & afiluents 9 ua.amn .s §liandan ds alTTuents u .squa. - v -Ni§êr:lVfalou 9 .s -TmIisso f lfluents 3 Sl squa Tdênttdc afiluents 3 squa --Kâbt& a[tluents 5 amn. - .squa Mongo 6 .squa. - Séli & aliluents 2l tr ua. - eo 3 ua. - 3.4.4. Etudes parasitologiques et entomologiques par sondes ADN a) Identificatioru des L3 et microfrtaires par sondes ADN tæ principe de I'identification des filaires par I'ADN repose sur I'amplification de I,ADN (pCR) et sur I'utilisation d'un jeu de'sondes Permettant la.séparation des ,fe.ir*nr èn filaires animales et humaines, et la séparation des filaires humaines entre là forme savane et la forme forêt. Au cours de l'année entomologique écoulée le laboratoire de Bouaké a eu à traiter les larves provenant de 349 rei',eites infectieuses collectées sur toute l'aire du programme. Depuis deux années entomologiques les proportions de !ilii'..t-:i:T*: troüé.a dans les vecteurs sont conservéeS. [æs parasites animaux représentent envlron 2l o/odu total identifié en Zone Est. En Zone Ouest, cette proportion est de 40o/o' Pour l,année 1994-1995, la Sota est le baSsin OU I'On en trouve en forte proportion dans la zone Est, suivi des bassins de I'ouémé et de l'oti dans une moindre mesure' Pour la ZoneOuest, tes fa*ii d'origine animale prédominent dans le bassin du Niger près de Bamako, et sur les bassins d-u tint<isso et du Baoulé ( Figure 11)' lla, figure 12 présente la répartition des .souches d'O' volvultts du réseau d,évaluation entomologiqur. L-a soucËe de savane du parasite reste. dominante sur les bassins du Mali, de la Guinée, du Nord du Bénin, «lu Togo, du Ghana et de la côte d'Ivoire. [-a souche de forêt est localisée dans la partie sud du Programme où on note également la présence de la souche à. ,"uun. qui "pputuit d'ailleurs dominant dans les bîssins fluviaux qui irriguent le "V" Baoulé et sur le bassin de l'Ouémé' ---Sêwa/Bagbe 25 b) Identilîcation des simulies L'identification des membres du complexe S.darnnosum par la technique de I'analyse par hétéroduplex de I'ADN est une technique récente mise au point en collaboration avec l'équipe du Dr. Unnasch de I'université de l'Alabama à Birmingham. I-es séquences d'ADN utilisées sont fixes. I-e choix de ces séquences est dû au fait que leur composition varie entre les espèces mais est très conservée à l'intérieur d'une même espèce. Cette technique est basée sur la différence de ütesse de migration électrophorétique du complexe formé par un brin d'ADN considéré comme sonde et un brin d'ADN à identifier. L'appariement des brins, obtenu dans des conditions spécifiques, peut former soit des chaînes complémentaires ou Homoduplex, soit des chaînes montrant des déformations (Hétéroduplex) ayant pour effet de retarder leur migration dans un gel d'électrophorèse. [-es membres du complexe S. damnosum identifiés par cette technique sont: S. dannosum s.s., S. sirbanum, S. sanctipauli, S. leonerue, S. yaherce et S. squamosum.l-a technique s'applique aussi bien aux stades larvaires qu'aux adultes. [-a technique de I'identification par I'analyse hétéroduplex est en cours de validation par une étude conjointe avec la cytotaxonomie et la morphométrie. Au sortir de cette étude, des échantillons de références seront disponibles pour toutes les espèces présentes sur I'aire du Programme. la figure 13 présente les possibilités des différentes techniques d'identification des simulies. [æs premières identifications par la technique de I'hétéroduplex ont mis en évidence une bonne concordance avec les identifications morphologiques, sauf en certains points situés dans les zones d'extension. On a ainsi trouvé un certain nombre de femelles de couleur sombre, considérées comme appartenant au groupe SOU/SQ, qui ont été identifiées comme savanicoles par la technique de I'hétéroduplex. Afin de cerner ce problème, il a été résolu de procéder, avec la collaboration de M. D. Boa§é (consultant OCP), à des élevages de pontes provenant de femelles prélevées sur le terrain. Ces élevages ont pour objet de fournir des échantillons de référence certifiés parla cytotaxonomie qui permettront d'inter-valider les différentes techniques d'identification. I-e système et le protocole d'élevage qui a été utilisé sont très performants et permettent d'obtenir plus de cent simulies adultes à partir d'une seule ponte (cf. annexe). L'objectif principal de I'application de I'hétéroduplex est d'identifier les femelles infectieuses afin de déterminer le rôle vectoriel, en conditions naturelles, des différentes espèces du complexe S. damnosutît vis-à-vis des deux formes d'onchocercose humaine. En attendant qu'un nombre significatif de femelles de simulies ait été identifié par l'hétéroduplex, une compilation des types d'infection par bassin en fonction de I'identificati<ln morphologique des simulies amène certaines observations. On note tout d'abor«l que dans les parties septentrionales de I'aire initiale du Programme, les zones 26 cle savane présentent un faciès typique, c'est-à-dire que les sir '.rilès savanicoles dominent et transmettent en grande majorité des larves de la fonne savane du parasite humain. Ceci correspond au schéma classique en zone d'onchocercose cécitante. Dans les zones d'extension, par contre, on observe que les simulies savanicoles et forestières identifiés par I'analyse électroduplex transmettent de façon presque égale les deux formes d'Onchocerca volvulu. Il reste à confirmer ces conclusiotrs par I'identification des vecteurs par I'hétéroduplex, mais il s'agit d'un sujet crucial qui peut amener un ajustement des modalités de la lutte anti-vectorielle dans les bassins où les simulies forestières sont dominantes. [a question sous-jacente à l'étude du rôle vectoriel des espèces du complexe S. damnosum est de déterminer la relation entre la nature de la transmission en un lieu et en un moment donné, et le risque futur de développement des symptômes de l'onchocercose, surtout oculaires. c) Détection d'O. volvulus daru des lots de sintulies Dans le cadre de la recherche d'une méthode de détection précoce de la recrudescence, la technique mise au point en collaboration avec l'Université de I'Alabama à Birmingham se révèle très prometteuse. [æs premiers essais ont permis d'identifier la présence d'une larve infectante dans un broyat de 100 têtes de simulies. Une étude est en cours dans le bassin de la Bougouriba pour sa validation et un protocole final sera établi pour son utilisation à grande échelle. 3.4.5. Evaluation des tests diagnostics Depuis le début de I'OCP, la biopsie cutanée exsangue est la principale technique de diagnostic de I'onchocercose. [æs populations cibles des enquêtes épidémiologiques I'acceptent de moins en moins et il est donc devenu impératif de trouver des techniques alternatives mieux acceptées et plus sensibles, et surtout applicables dans le contexte de la dévolution. Plusieurs techniques (Fig. 14) sont actuellement à I'essai afin de «léterminer leur performances en conditions opérationnelles. Il y a tout d'abord ['immunodiagnostic, consistant à exposer une goutte de sang à des antigènes afin de détecter la présence d'anticorps associés à l'infection par O. volvulus. [.e test est lu par colorimétrie, à I'aide d'un lecteur ELISA. Etant donné la modulation «le la réponse immunitaire chez I'homme à I'infection par O. volvulus, cette technique est pressentie pour la détection de I'incidence chez les sujets de bas âge, au niveau communautaire. La seconde technique consiste à appliquer sous pansement une lotion contenant de la cliéthylcarbamazine, afin de déclencher chez les patients infectés une réaction de Mazzotti, localisée et sans danger, après 8 à 24 heures. Une derniède approche consiste à utiliser les son«les ADN spécifiques à O. volvulus pour la détection du parasite dans les biopsies cutanées ou dans des échantitlons obtenus par simple grattage à sec de la peau. L'immunodiagnostic a déjà été l'objet cle deux essais à grande échelle dans I'aire du Programme, et une deuxième ronde d'essais de la technique de la DEC topique et de la détection par sondes à ADN est en cours sur la Bougouriba, en parallèle avec I'immunodiagnostic et la biopsie cutanée. la technique des broyats de simulies a également été testée sur la Bougouriba et les résultats seront disponibles sous peu. Il est 27 prévu de procéder à une étude comparative globale de ces différentes techniques de diagnostic au début de 1996. En entendant, les informations disponibles permettent d'établir le tableau comparatif joint en annexe (Tab. 7). 3.4.6. Autres activités de recherche Ircecticides I-es recherches futures sur les insecticides auront pour objeaif principal la mise en application des nouveaux protocoles de bioessais, afin d'améliorer la précision de l'évaluation des formulations opérationnelles et expérimentales de B.t. H-14. [-es formulations de B.t. H-L4 recombinées récemment fournies par I'Institut Pasteur et la compagnie Roussel-UCIAF seront prioritaires. I-e contrôle de la qualité des insecticides chimiques opérationnels pourra également bénéficier de I'amélioration de méthodes de bioessais. L-a deuxième activité de recherche prioritaire de I'IRU, en collaboration avec les bases d'opérations aériennes, consistera è poursuiwe I'amélioration des outils de gestion et de planification des traitements larvicides. Enfin, le Vectron, qui a été récemment introduit dans la gamme des insecticides opérationnels, fera I'objet de recherches üsant à optimiser son intégration à la stratégie de rotation des insecticides. E nt o m o lo gie / P aras it o I o gi e Au niveau de I'entomologie, les recherches porteront esentiellement sur la validation croisée des différentes techniques d'identification et leur application aux études en coul's sur la transmission de l'onchocercose. Une des principales applications de ces techniques sera l'étrrde du rôle vectoriel des espèces du complexe S. datnnosum, possible pour la première fois en conditions naturelles. Au niveau du laboratoire de sondes ADN de Bouaké, les efforts, en dehors des identifications de routine, porteront sur la mise en application de I'hétéroduplex, et sur la mise en opération d'une technique plus rapide de détection (technique ELISA). EnIîn la collaboration sera poursuiüe avec I'Université de I'Alabama (équipe du Dr. Unnasch) afin d'améliorer la détection de la souche de savane d'O. volvuhts. 3.4.7. Formation I-e recyclage permanent des entomologistes se fait sur une base bisannuelle. (Formation/suiü). Une séance de recyclage des techniciens de la Guinée aété organisée en marge de la dernière réunion de secteur à Kankan. Formation de MM. G.K. Fiasorgbor et S.M. Biléou (AREM, Kara) aux nouvelles techniques d'élevage des simulies en laboratoire. Banoue bibliosraohioue Une banque bibliographique contenant 6 000 articles scientifiques accompagnés de leur résumé a été produite et remise au Centre de Documentation de Ouagadougou, qui pourra la diffuser dans les bases de I'OCP. Ces références comprennent I'essentiel cle la littérature mondiale traitant des simulies et de I'onchocercose pour la période 1983-199-5. Un logiciel de c«rnsultation simple et efficace a également été remis itu Centre de D<lcumentation afin cle faciliter les consultations. 28 3.5. Importance de l'évaluation dpidemiologique dans les décisions d'arrêt des épandages larvicides dans les zones où la distribution de l'ivermectine et la lutte antivectorielle sont combinées I-a distribution de l'ivermectine et la réduction importante de la charge microfilarienne qui s'ensuit, rendent difficile I'utilisation de la biopsie cutanée pour une évaluation fiable de la situation épidémiologique dans les zones concernées. Or, les décisions d'arrêt des traitements larvicides sont basées tant sur les résultats entomologiques qu'épidémiologiques. En l'absence d'un outil plus sensible que la biopsie cutanée, il devenait impérieux de définir les conditions dans lesquelles une évaluation épidémiologique pourrait être entreprise pour guider I'arrêt des traiternents larvicides sur les bassins couverts par la distribution de I'ivermectine. [a seule stratégie envisageable actuellement est la suspension de la distribution de l'ivermectine pour une période supérieure à 1 an (entre 12 et 24 mois), mais la poursuite pendant ce temps d'une lutte larvicide réussie. Aucun problème d'éthique ne se poserait puisque les populations seraient bien protégées. En effet, dans les zones concernées actuellement par cette situatiorl les traitements larvicides sont en cours depuis 18 ans (bassin de la Kankélaba) ou 16 ans (bassins du Sud de la Côte d'Ivoire). Or, il est connu qu'après 9 ans de lutte antivectorielle réussie, le ver adulte commence à mourir et la production de microfilaires est sérieusement réduite. [-a suspension de la prise de l'ivermectine ne devrait donc pas avoir de répercussions importantes sur la santé des hommes et, la poursuite de la lutte antivectorielle maintiendrait la pression sur le ver adulte. Il est toutefois important de revenir sur la notion de couverture larvicide ou lutte antivectorielle réussie, élément essentiel des simulations ayant servi à déterminer la durée minimale de lutte antivectorielle ou de lutte combinée requise pour interrompre la transmission de l'onchocercose. Dans le modèle ONCHOSIM, la couverture larvicide est estimée à 100 7o lorsqu'il s'agit d'une lutte antivectorielle réussie, c'est-à-dire un PAT égal à zéro sur toute la période de lutte. Si le PAT est inférieur à 100 mais non nul pendant toute la période de lutte, la couverture larvicide est estimée à environ 85 Vo dans le modèle. Cette situation peut conduire à une recrudescence après l'arrêt des traitements ou à une reprise de la transmission en cas de suspension prolongée de la distribution de l'ivermectine. Une couverture minimale de 95 Vo permet d'éviter une recrudescence de I'onchocercose. I-es simulations seront poursuivies afin de prédire I'impact réel d'une suspension de la distribution de I'ivermectine sur la Maraoué et la Kankélaba pour [a réalisation d'une évaluation épidémiologique dans les prochains mois. 3.6. Prévision d'arrêts des traitements larvicides en 1996 ea 1997 Elles concernent la Maraoué et la Kankélaba. La Maraoué est sous traitement larvicide antisimulidien depuis 1978 et la transmission y est efficacement interrompue depuis 1985. Cette année par exemple, deux femelles infectieuses seulement y ont été capturées. Après 17 ans de lutte antivectorielle, I'infectivité des simulies a été réduite de a 29 près de 87 o/o, les résultats épidémiologiques de 1992 sont également très bons et la prévalence la plus élevée est de 3,5 Vo dans huit villages évalués. Toutefois, ces résultats doivent être interprétés avec prudence car le taux de participation à l'évaluation était généralement faible. L-a distribution de l'ivermectine est instaurée dans ce bassin depuis 1992. Quant à la Kankélaba" bassin traité depuis 1977 mais fortement réenvahi jusqu'en 1989, les résultats entomologiques y sont très bons et la transmission y est efficacement interrompue depuis six ans avec des PAT presque nuls. Ce bassin est également couvert par la distribution de l'ivermectine. Malgré l'arrêt de la transmission sur ces bassins, il est prévu la poursuite de la lutte antivectorielle sur la Maraoué jusqu'en fin 1996, et sur la Kankélaba jusqu'en 1997. Cependant, des évaluations épidémiologiques dewont être réalisées avant la prise de décision d'arrêt des traitements larvicides antisimulidiens. Læ biais induit par la distribution de l'ivermectine pour une évaluation épidémiologique fiable et le manque de sensibilité de la biopsie cutanée dans les cas de faibles charges microfilariennes ont été discutés. Face à la nécessité de I'obtention de données épidémiologiques fiables, la réunion a donc recommandé : a) de rédiger d'ici fin 1995, un protocole d'enquête épidémiologique sur ces deux bassins incluant une suspension temporaire de la distribution d'ivermectine acceptable sur le plan de l'éthique (EPI/BIS) ; b) de procéder à ces enquêtes en 1996 pour la Marahoué et 1997 pour la Kankélaba (EPI/Equipe Nationale) ; c) de reconsidérer dans l'immédiat les préüsions actuelles d'arrêt définitif des traitements larvicides sur ces deux bassins et de réviser à la hausse si nécessaire les budgets préws à cet effet. ACTIVITES EPI EN REIATION AVEC VCU ET PARTICIPATION DES NATIONAI.X AUX ACTIVITES DE L'OCP 4.1. Distribution de l'ivermectine en T*,ne Ouest [æ Coordonnateur EPI de laTnne Ouest a présenté le bilan de la distribution de l'ivermectine dans la zone. Au total I 307 315 personnes ont été traitées avec 1 861 916,5 comprimés dans 6 382 villages et centres de traitement (voir tableau 8, figure 15 en annexe). En dehors de la Sierra [-eone où la situation d'inÉcurité a fortement perturbé les activités, toutes les prévisions de distribution de l'ivermectine ont été effectuées. [æs résultats suivants ont été enregistrés : - traitement à grande échelle par les Equipes nationales dans les 5 pays de l'Extension Ouest ; 661 866 personnes traitées avec 941 0ti8 comprimés d'ivermectine «Ians 4 601 villages avec une couverture de 74 o/o. 4 30 - traitement communautaire avec I'appuides ONG ;601 094 persounes tntitées avec946 889 comprimés dans 1 487 villages, avec une couverture de 78 o/o. - les centres fixes et les équipes VCU ont traité 44 355 personnes avec 74 039,5 comprimés. Il faut noter que Sight Savers finance la distribution communautaire de I'ivermectine au Mali et en Guinée. L'OPC assure la distribution communautaire au Mali, au Sénégal et en Guinée. La Philafricaine Suisse supporte le traitement passif en Cuinée. [æ traitement communautaire appuyé par les ONC au Mali, couvre beaucoup plus de personnes (440 989) que le traitement effectué par l'Equipe nationale (199 227). [æ traitement communautaire n'est pas encore institué en Guinée Bissau et en Côte d'lvoire. Par ailleurs, il a été noté une utilisation frauduleuse à but lucratif de I'ivermectine que les Coordonnateurs nationaux dewaient surveiller pour une gestion plus efficace des stocks. Il a été demandé de compléter désormais l'évaluation de la distribution de ['ivermectine par un bilan exhaustif faisant ressortir le nombre de comprimés utilisés sans justification. Siena Leone De novembre 1994 à octobre 1995, au total 90 901 personnes ont été traitées avec ll5 247,5 comprimés (avec une couverture de 72o/o pour les équipes mobiles). [l n'y a pas eu de distribution communautaire durant cette période. I-æs détails sur les traitements actifs et passifs sont indiqués sur les tableaux en annexe. Il a été recommandé d'entreprendre l'auto-traitement communautaire à I'ivermectine dans toutes les zones du pays où la situation de la sécurité est favorable pour prendre des risques limités à I'instar des équipes entomologiques de Kabala qui effectuent les captures régulières normales avec les moyens logistiques de I'OCP. [-e traitement passif à l'ivermectine se déroule dans la partie ouest de la province du nord où 72 centres fixes ont traités 13 643 personnes avec 20 314 comprimés. I-es équipes VCU participent à ce traitement à la base de Kabala, à Musaia et Yirafilia: 725 comprimés utilisés pour traiter 440 personnes. De même la brigade hydrologique a distribué 152 comprimés à 84 personnes traitées dans le bassin de la Kaba et 606 comprimés à 407 personnes déplacées dans les bassins du Mongo et du Rokel. Enfin, à Makéni, le technicien EPI a traité 339 personnes avec 529 comprimés, soit au total 1 270 personnes traitées avec2 012 comprimés en ce qui concernent les équipes VCU. Guinée Au total 303 977 personnes ont été traitées avec 433 226 comprimés. la couverture a été de 73 o/o avec les équipes mobiles (1 355 villages) contre 80 Vo en moyenne avec la distribution communautaire soutenue par les ONC (299 villages). I-e 3l traitement communautaire est réalisé avec I'appui de I'OPC dans les bassins du Sankarani et du Milo (98 906 traités avec 165 538 comprimés dans 179 villages couverts à 80 o/o), et avec l'appui de Sight Savers dans le bassin du Bafing (27 086 traités avec 40 629 comprimés dans 120 villages couverts à 83 %o). I-es modalités d'extension de la distribution de l'ivermectine en Haute Guinée ont été définies avec I'OPC, pour couvrir le bassin du Milo et les préfectures de Kankan et de Kérouané à compter de janvier 1996. Une autre extension prise en compte par Sight Savers a permis l'extension de la distribution dans les préfeaures de Tougué, Mali et Koubia regroupant L0 centres de santé pour une population estimée à 30 000 habitants. I-es équipes VCU interviennent en dehors des circuis de l'Equipe nationale et des ONG. En outre, les Bases Opérationnelles sont devenues des sites de traitement passif et de dépistage de l'onchocercose (l 173 traités avec 2 149 comprimés dans 9 B.O).Au total, les équipes VCU ont traité 4 559 personnes avecT 241 comprimés dans 42 üllages En zone forestière, I'ONG Philafricaine Suisse appuie le traitement passif dans une centaine de centres de santé ayant totalisé 23 730 malades traités avec 42 977,5 comprimés distribués. Côte d'lvoire En Côte d'lvoire 5 bassins irrtéressentlaZone Ouest : le Sassandrq la Marahoué, le Bou-Bandama et le Haut Baoulé et la Haute Bagoé. Dans les 3 premiers bassins un total de 120 428 personnes ont éré traitées avec 135 843 comprimés dans 622 villages avec une couverture de 75 Vo. La,4ème campagne sur la Marahoué est actuellement en cours. L-a distribution communautaire a été initiée sur le Baoulé (9 vitlages) et le Sassandra (3 villages). Actuellement 394 ASC sont formés pour cette distribution sur le Sassandr4 la Marahoué et le Bou-Bandama. Aucune ONG n'intervient dans la distribution de l'ivermectine en Côte d'Ivoire. [æs équipes VCU ne sont intervenues que sur les bassins interessant la Zone Est (Ntéresso/Volta Noire et Koutoukro/Comoé). [-es résultats du traitement passif ne so{rt pas encore disponibles Mali Elle a concerné 7 bassins : Bagoé I et 2, Baoulé, Banifing 2, Bakoye, Falémé et Bafing. Au total 199 227 personnes ont été traitées avec 249 276,5 comprimés dans 880 villages avec une couverture de 75 o/o. I-a distribution communautaire s'est déroulée dans I 021 villages <lù 440 939 personnes traitées avec 68-5 803 comprimés un taux de couverture de 78 Vo. 32 [æ traitement passif a été effectué dans 73 centres fixes où 1 153 personnes ont été traitées avec I 495 comprimés. 4.2. Résultats EPI en Zone Ouest L.e, Coordonnateur EPI de la Zone Ouest a indiqué que les évaluations épidémiologiques prévues sur la Marahoué et la Kankélaba ont dt être reportées à 1996. Par contre sur le Baoulé, 8 villages ont été évalués. I-es résultats satisfaisants obtenus avaient justifié I'arrêt des traitements larvicides sur ce bassin. En Guinée, des enquêtes parasitologiques ont été effectuées dans 17 villages répartis sur 6 bassins soumis aux traitements larvicides et à la distribution de I'ivermectine. Parmi les 545 patients de la cohorte suivis pendant 3 ans, un seul enfant de 8 ans a été trouvé positif dans le village de Tiankouwei sur le Tinkisso. [æs évaluations effectuées dans 36 villages sur différents bassins ont montré des taux d'incidence nuls qui indiquent l'absence de nouvelles infections chez les adultes et les enfants n'ayant jamais pris l'ivermectine. [æs charges microfilariennes étaient très basses excluant tout risque de cecité onchocerquienne. [æs bassins concernés étaient : le Bakoye au Mali (8 villages), la Falémé (6 villages) et le Niger (5 villages) ; la Gambie au Sénégal (6 villages), le Rio Geba en Guinée Bissau (5 villages) ; et le Koulountou en Guinée (6 villages). Une évaluation ophtalmologique en Guinée (05 villages) et au Mali (06 villages) a donné des prévalences de parasitisme oculaire très faibles variant de zéro dans la plupart des villages à 4,83 Vo àTienfala sur le Niger au Mali. Au Mali, les enquêtes parasitologiques de surveillance effectuées dans 25 villages sentinelles sur quatre bassins (Banifing IV, Farako-lotio, Barri-yané et Bagoé) ont donné des prévalences de 0 à 5,8 7o et CMFL de 0 à 0,06 confirmant l'absence de reprise de la transmission (voir tableau 9 en annexe). Une évaluation de pré-traitement dans 16 villages sur les bassins du Bakoye (10) et de la Falémé (6) a donné des prévalences de 1,4 à 16,5 Vo et CMFL de 0,02 à 0,4 (Bakoye) contre des taux de 2,3 à 10,2 o/o et CMFL de 0,0 à 0,02 (Falémé). Sur le Baoulé Est (Zone de Dioila), l'évaluation de pré- traitement dans 6 villages a révélé une situation globalement satisfaisante, sauf à Nionzoni où une prévalence de 13,7 Voaété enregistrée et un enfant de l1 ans trouvé positif. Une évaluation complémentaire est programmée en novembre 1995. ACÎIVITES DE DEVOLUTION EN RETATION AVEC VCU ET PARTICIPATION DES NATIONAUX AUX ACTIVITES DE L'OCP 5.1. Introduction L,e Chef DEVO a, dans son introduction expliqué la définition, le processus et la stratégie de mise en oeuvre des activités résiduelles ONCHO. , 5 a 33 Il a rappelé que l'idée clu processus dit de dévolution est déjà contenu dans le second volet de I'objectif de I'OCP portant sur la nécessité de "s'assurer que les Pays participants sont en mesure de maintenir les acquis du programme". Il a précisé que le processus de dévolution de I'OCP concerne le tranfert par I'OCP de la responsabilité de la lutte contre l'onchocercose aur( Pays participans, et la prise en charge effective par ceux-ci des actiütés résiduelles en utilisant essentiellement la surveillance épidémiologique et le traitement à l'ivermectine. Ainsi, le mandat actuel de I'OCP l'autorise à appuyer techniquement et financièrement les Pays participants dans les actions relatives à la surveillance épidémiologique et la maîtrise de la recnrdescence (dévolution au sens strict). Par contre les options d'intégration pour le renforcement de la surveillance pluripathologique dans leurs systèmes de santé ne leur laissent qu'une alternative : intégrer les activités de détection et de maitrise de la recrudescence de l'onchocercose dans leurs systèmes de santé (dévolution au sens large, hors du mandat acnrel de I'OCP). I-e Chef DEVO a ensuite rappelé le rôIe respectif de différents intervenants dans la mise en oeuwe du processus de dévolution. Ainsi, le rôle de I'OCP consiste à développer au niveau des pays la capacité de détection précoce et de maitrise de toute recrudescence de l'onchocercose, par une chimiothérapie appropriée. I-e rôle des Pays participants est de mener efficacement ces activités de détection et de maîtrise de la recrudescence dans le cadre de ta lutte intégrée contre plusieurs endémies. [-e rôle de I'OMS et des autres partenaires, est d'aider les pays à réussir leur processus d'intégration des activités de suneillance pluripathologique. Dix critères ont été identifiés pour apprécier la capacité des Pays participants à assurer efficacement la détection et la maîtrise de la recrudescence de I'onch«rcercose. [-a stratégie de mise en oeuwe des activités résiduelles ONCHO comporte 3 volets : les activités d'IEC pour la sensibilisation des communautés et des autorités à tous les niveaux ; la surveillance épidémiotogique active des villages sentinelles pour la détection de la recrudescence ; et le traitement à l'ivermectine par les équipes mobiles ou la mise en place d'un système pérenne de distribution par les communautés elles-mêmes. 5.2. Activités de dévolution dans les pays Outre la distribution de l'ivermectine et l'évaluation épidémiologique, les activités de dévolution menées en Zone Ouest ont concerné : - les plans de dévolution pour lesquels des réunions se sont tenues avec la Banque Mondiale pour étudier les possibilités de leur financement dans le cadre global d'un programme de renforcement des structures nationales de santé et la surveillance épidémiologique (Mali et Côte d'lvoire). - l'tEC. Il s'est agit principalement de la sensibilisation des populations et des autorités locales en vue de leur participation effective aux activités sur le terrain. - la formation dans tous les dtlmaines et à tous les niveaux. I 34 Siena Leone - Plan de dévolution Un budget de 20 000 000 læones est préw pour les activités de dévolution au Département de la Santé. I-a base de Makéni a été amenagée et est dotée d'un ordinateur. Un laboratoire a été également construit pour les besoins de l'hydrobiologie. - Sensibilisation I-es activités se poursuivent avec les équipes de terrain au niveau des communautés üllageoises. - Formation du personnel [æ Coordonnateur national a bénéficié d'une formation en épidémiologie à Naïrobi. [æ Médecin adjoint et le chef de secteur de Makéni ont suivi une formation en informatique à BIS/Ouaga. I-e mécanicien a suivi le séminaire Toyota à Naïrobi. I-e nragasinier et un autre mécanicien ont participé au séminaire atelier à Bamako en octobre 1995. Guinée Conakry - Plan de dévolution L Equipe nationale a reçu en avril 1995 une mission de la Banque Mondiale sur le financement du Plan de dévolution de la Guinée dans le cadre du renforcement des capacités nationales dans la surveillance et le contrôle des maladies infectieuses et parasitaires. I-e dossier serait en cours de finalisation au Ministère de la Santé. I-e Ministère de la Santé a organisé en juillet 1995 à Faranah un séminaire atelier sur la dévolution de I'oncho intégrant les schistosomiases et la trypanosomiase humaine. Une dotation en carburant (environ 10 000 litres) et une enveloppe financière sont inscrites au budget du ministère de la Santé mais le décaissement n'est pas facile. I-e siège en construction pour l'équipe nationale souffre de problème de décaissement de 20 millions pour la finition des travaux. - Sensibilisation Elle se poursuit à tous les niveaux dans le cadre des missions de terrain. En outre il est prévu l'organisation d'une caravane de presse Oncho en 1996. - Formation du Personnel Une mission de Mr T. Barro, AREM/Bouaké, en septembre 1995, a permis la formation et le recyclage de tous les techniciens et entomologistes des 9 B.O pour I'identification morphologique des simulies capturées et l'entretien du matériel de laboratoire et de traitement larvicide au sol (pompe Hudson). 35 En mars 1995 dans les villages de Bagoé (Niandan), Tiriro et Mandiana-bac (Sankarani) et Siramana (Fié), 14 villageois ont été initiés pour les épandages au sol. Læ chef de garage de Faranah a suivi le séminaire Toyota à Nairobi. Côte d'lvoire - Plan de dévolution Il y a eu plusieurs missions de la Banque Mondiale suivies d'un atelier de validation du document " Programme préparatoire au financement (PPF)". Le, financement du Plan national de dévolution par la Banque Mondiale est pré\ru dans un programme de renforcement du système national de surveillance épidémiologique et de contrôle des maladies transmissibles. Il faut signaler également que l'équipe nationale intègrera fin novembre 1995 le nouveau bâtiment qui lui est attribué comme siège. - Sensibilisation Une caravane de presse sur les activités de I'OCP en Côte d'Ivoire et la dévolution s'est déroulée en octobre 1994. Cette année le Forum national de la Santé du 8 au 10 juin 1995. a abrité uu stand Oncho animé par le Directeur Exécutif DEVO-CI avec I'assistance dr: I'OCP. - Formatiorr du Personnel L équipe nationale a panicipé au séminaire sur le managernent organisé à Bouaké en juin 1995. [-a formation des ASC pour la distribution communautaire de l'ivermectine se poursuit sur tous les bassins ; de même que la formation d'un Médecin-adjoint pour l'Equipe nationale. Mali - Plan de dévolution Le Coordonnateur national a indiqué que I'appui financier de l'Etat se fait dans le cadre du Budget Special d'Investissement (BSI). Au titre de I'année 1995 le montant pour la dévolution est de 14 000 000 F CFA Quant aux ressources extérieures, elles sont fournies par ['OCP (lettres d'accord), I'OMS-AFRO (AFROPOC), et les ONGs (Sight Savers et OPC). [æs discussions sont en cours pour un financement possible du Plan national de dévolution par la Banque Mondiale dans le cadre du renforcement des services de santé. - Sensibilisation En avril 1995, une caravane de presse a été organisée avec les médi:r putrlics et privés au Mali sur lcs activités de terrain de I'Equipe nationale de lutte contre r l'<lnchocercose. a 36 - Formation du Personnel Environ 500 agents de santé ont été formés dans le cadre de la distribution de l'ivermectine (des médecins aux agents de santé de cercles) et sont systématiquement associés aux activités de distribution sur le terrain. Deu:« techniciens de l'Equipe nationale ont bénéficié d'une formation en informatique à BIS/Ouaga. I-e Coordonnateur national a suivi le Cours d'épidémiologie des cadres supérieurs de la santé à Bamako. Toutefois les tlesoins en forrnation pour l'équipe nationale sont encore nombreux (épidémiologiste ; informatique et analyse des «lonnées ; tests de sensibilité aux insecticides). I-e Sous-secteur de Bamako a assuré la formation de 3 techniciens de l'Equipe nationale du Mali aux techniques d'épandage de larvicides au sol. Ils participent régulièrement aux traitements dans le bassin du Niger. 6. ACTIVITES TNFO EN REI.ATION AVEC VCU I-e Chargé de l'information et des relations publiques du Programme a rappelé la pertinence et I'actualité de la recommandation de la dernière réunion de Zone Est concernant les articles et notes d'information à produire pour le périodique "Oncho lnformation". Il a ensuite indiqué qu'une maquette de dépliants proposée par le Secteur de Parakou est en cours d'étude pour la production de dépliants ONCHO dans un proche avenir. Il a également souligné l'importance de la collaboration du Service INFO avec les acteurs sur le terrain afin de disposer de toutes les informations importantes à I'attention des membres du CCP. Par ailleurs, il a cité les nouvelles productions documentaires en cassette Vidéo (APOC, Caravane de Presse du Mali et de la Côte d'Ivoire). [-a liste des anciennes cassettes vidéo disponibles a été distribuée aur( participants pour exploitation dans le cadre de la sensibilisation. Il a été suggéré de reprendre la participation du service INFO au briefing radio de VCU tous les lundi à la recherche d'informations exploitables pour le périodique "Oncho-Information". 7. ACTIVITES ADMINISTRATIVES 7.1. Administration générale tæ Chef de I'Administration et de la Gestion (CAM), a transmis aux participants les salutations et les encouragements du Directeur du Programrne. Il a précisé que le message le plus important qu'il rapporte du Directeur est celui des mesures urgentes à prendre pour prévenir les accidents de la route, pour éviter d'autres pertes en vies hunraines et limiter les dégâts matériels sur les véhicules du Programme. a 37 Ensuite, il a informé les participants de son départ définitif du Programme le mois prochain, et leur a présenté son successeur Mr Donald Miller actuellement D.A.F. de I'OMS/AFRO à Brazzawlle (Congo). Il a indiqué que les budgets de 1995 et 1996 seraient suffisans pour permettre l'acquisition de matériels et d'équipements nécessaires au bon déroulement des opérations. Il a cité quelques réalisations majeures de I'Administration : - le service INFO üent d'être doté de matériel et équipements neufs pour améliorer les conditions de travail et la qualité de ses productions ; - une douzaine de photocopieuses commandées dont 6 déjà en place dans les bases d'Odienné, Kara et Bamako ; - I'achat de nouveaux ordinateurs plus performants et la mise en place à Ouagadougou d'un système de "courrier électronique" qui sera prochainement étendu aux principales bases ; - l'acquisition de nouveaux véhicules'et pièces détachées en quantité suffisante. I-e parc est ainsi rajeuni tout en maintenant la tendance à la baisse. Iæ seul problème en cours de règlement avec te Siège à Genève est celui de trouver des appareils fa:« pour les bases de Kara et Odienné. Il reste entendu toutefois que les commandes doivent tenir compte des contraintes budgétaires et se limiter au strict nécessaire en conformité avec la situation réelle locale (spécialement pour ies pièces détachées). Pour terminer le CAM est revenu en détails sur le problème des accidents. Il en a cité les causes principales : mauvaise planification des missions dans le temps et l'espace (durée/distance) ; vitesses excessives ; circulation de nuit ; utilisation irrégulière des véhicules en dehors du service ; surcharge de personnes ou de matériels ; complaisance des superviseurs. I-es mesures préconisées pour y mettre fin ou obtenir une réduction du nombre d'accidents ont également été énumérées : réunion du personnel pour information et sensibilisation sur l'incidence et I'impact des accidents ainsi que les sanctions encourues ; réunion du Comité des accidents dans les 5 jours qui suivent I'accident pour une meilleure appréciation des faits en vue de sanctions appropriées ; partage des responsabilités quand il y a lieu ; mise à jour du guide d'utilisation des véhicules du Programme par le TMO. [a réunion a fait siennes ces préoccupations du Directeur du Programme, et fait une recommandation dans ce sens en vue, d'une part d'intensifier la sensibilisation à tous les niveaux pour I'entretien des véhicules et le respect des consignes de prudence au volant, et prendre d'autre part les dispositions pour situer la responsabilité des parties impliquées et les sanctionner de façon appropriée et équitable. 7.2 38 Situation administrative en T.one Ouest 7.2.1. Personnel L'Assistant administratif a présenté la situation du personnel par catégorie pour chaque pays en Zone Ouest. - Bamako (OCP) = 46 agents dont 1 professionnel et 24 "SSA" - Bouaké = 89 agents dont 4 professionnels et 55 "SSA" - Equipes nationales = 314 agents (Guinée + Sierra l-eone + Mali + Sénégal + Guinée-Bissau). Il a rappelé le départ à la retraite le 31.07.95 de Mr Traoré Bakary, ex chef de l'équipe de raütaillement carburant, et l'affectation du Dr T. Koné de Mr Y. Coulibaly à Bouaké en septembre 1995. 7.2.2. Finances L'Assistant administratif a montré l'évolution des différentes rubriques de dépenses de novembre à octobre 1995 : les perdiem sont en hausse ; les achats locaux sont stationnaires pour les pièces détachées et en baisse pour les divers. La libération du 2è bâtiment et le respect des consignes de rigueur dans la gestion financière ont abouti à la baisse du montant global des dépenses engagées cette année. 7.2.3. Transport et véhicules I,e, SATlzone Ouest a présenté la situation générale du parc automobile dans les différents pays en insistant sur les progrès réalisés dans les équipements et les améliorations attendues des utilisateurs. Il a ensuite fait un compte-rendu succinct des résultats du séminaire-atelier du service transport organisé à Bamako du 16 au 20 octobre 1995, avec la participation des mécaniciens et des magasiniers de Bamako, de Bouaké, de Kankan, de Faranah et de Makéni. Malgré I'insuffisance des pièces détachées consécutives à un approvisionnement irrégulier, une légère amélioration a été enregistrée dans la maintenance des véhicules cette année. Toutefois, il a été noté une utilisation abusive des véhicules ayant entraîné une détérioration prématurée des organes et des dommages importants dans certains cas. A cela, il faut ajouter le nombre croissant et inquiétant des accidents de circulation. Enfin l'informatisation de la gestion des magasins des pièces détachées et des carburants et lubrifiants, a permis d'obtenir des résultats très encourageants. It SAT/Zone Ouest a présenté également la répartition du parc par pays. Il a fait le point des accidents survenus en 1995 en Zone Ouest. [æs consommations mensuelles de carburant ont été analysées par pays de même que l'utilisation de carburant par rubrique d'activités. [æs irrégularités constatées ont concerné l'utilisation abusive du carburant pour les besoins de "l'administration" en Sierra l-eone, et la mauvaise gestion de la cuve de Kankan. 39 Enfin, le SAT /7-one Ouest a souhaité que le garage de Bamako soit doté d'un ordinateur plus performant compte tenu de l'extension de la gestion informatisée aux pièces détachées et aux carburants et lubrifiants. 8. DIVERS 8.1. Tfansfert de la chefïerie de Bamako à Odienné It C{TlT.rtlne Ouest a informé les participants de la fermeture au 30 juin 1996 de la base de Bamako. L-a chefferie de la Tnne Ouest sera installée à Odienné à compter du ler juillet 1996. I-es modalités pratiques de ces deux opérations ont été discutées. [æs actions et dispositions à prendre ont été examinées en présence du CAM et de son successeur. [æs urgences concernent : - la résiliation des contrats de location (garage et bâtiment "4") et des contrats de service (gardiennage, entretien, eau, électricité, téléphone) ; - la notification officielle de la fermeture de la. base de Bamako aux autorités rnaliennes (Ministre de la Santé) et aux autorités ivoiriennes l'installation de la chefferie dc Zone Ouest à Odienné ; - l'inventaire du matériel et la mise en place d'un atelier de maintenance à Bamako ; - la réexportation du parc de 70 véhicules à Odienné. Au niveau d'Odienné, une mission SSO/TMO/SAT est prévue en novembre 1.995 pour étudier les aménagements à réaliser (bureaux, garuge et divers). [l est prérnr entre autres : - la réfection du circuit électrique ; - la réinstallation du paratonnerre ; - l'aménagement d'un parking pour les véhicules ; - l'agrandissement de I'atelier ; - I'aménagement des magasins de pièces détachées et de fournitures de bureau ; - divers travaux de maçonnerie, plomberie, peinture et menuiserie. 8.2. Création de la base opérationnelle de Bamako la réactivation cle la Base Opérationnelle de Bamako est prévue dans le cadre de la poursuite des traitements larvicides au sol en vue d'arrêter la transmission sur le bassin du Niger oùr la situation épidémiologique n'est pas entièrement satisfaisante. Cette B.O. assurera les activités entomologiques, et fonctionnera comme les autres bases sous la supervision de VCU, avec les moyens logistiques et financiers de I'OCP (Lettre cl'accorcl). Le personnel sera constitué de 15 personnes basées l) la Division de I'Epidémiologie (D.E.). I-â Il.O. de Bamako sera d«ltée de 2 véhicules tout-territin. Une raclio sera installée ii la D.E. à Bamako à compter du ler juillet 1996. 8.3. 40 Document "20 ans de Lutte contrc l'Onchocercosen [æ document est en cours de finalisation. [æ "draft" est er. .'ir.:r :..cn auprès des responsables pour commentaires et compléments de données. Compte tenu de I'importance du contenu technique attendu, il est prévu d'associer à la relecture du document une autorité scientifique indépendante, avant la finalisation de I'ouvrage. 8.4. Programme APOC (African Programme for Onchocerciasis Control) Il a pour objectif de mettre en place dans les 16 pays concernés un système d'auto-traitement communautaire à l'ivermectine garantissant la pérennité de l'opération. [æs études et enquêtes nécessaires sont en cours dans certains pays (Mali et Ghana) avec l'expertise et le financement de la Banque Mondiale, de TDR/OMS Genève et de ['OCP. I-e siège du Programme APOC n'est pas encore connu mais le démarrage des activités est prévu pour 1996 (au plus tard en 1997) dès que le financement sera acquis. 8.5. Nouvel organigramme de I'OCP Suite aux récentes nominations à la Direction du Programme à Ouagadougou, le Dr Sékétéli, Coordonnateur du bureau du Directeur (COORD) a bien voulu expliciter le nouvel organigramme de I'OCP pour faciliter la collaboration et la prise d'actions appropriées. Il a mis l'accent sur l'organisation et le fonctionnement de la nouvelle Unité DEVO qui est dirigée par le Dr Boatin, précédemment Chef EPI. 8.6. Séminaire de Cotonou ("Brainstorming", octobre 1995) La présente réunion annuelle de la Zone Ouest s'est largement référée aux conclusions du séminaire de Cotonou au cours des discussions à tous les niveaux, techniques et administratifs. Ce séminaire a été l'occasion de faire une re\rue de la situation entomo- épidémiologique dans l'aire du Programme et de dresser un bilan critique des résultats de la lutte contre I'Onchocercose. Des solutions concrètes ont été proposées pour la plupart des "zones d'ombre" identifiées ("trouble spots"). [a stratégie et les méthodes de lutte antivectorielle ont été jugées appropriées ; le traite;irent communautaire à l'ivermectine sera instauré, dans toute I'aire du Programme en remplacement du traitement par équipes mobiles pour plus d'efficacité dans le contrôle à long terme de la morbidité. tt.7. Ateliers 8.7.1. Atelier "calcul et correction des PAT' Cet atelier sur l'évaluation de la transmission d'O. volvulres par'S. damnosum s.l. s'est avéré très utile pour I'ensemble des techniciens entomologistes présents. Cette session a permis de rappeler la méthode récemment adoptée pour le calcul du PHT (Potentiel Hebdomadaire de Transmission), du PMT (Potentiel Mensuel de Transmission) et du PAT (Potentiel Annuel de Transmission). 4t Nbre l3tete/semaine X Nbre Femelles Capt./semaine PHT = x7 Nbre Femelles disséq./sem. X Nbre Jours de Capt./sem. Somme des PHT du mois X Nbre Semaines/mois PMT Nbre Sorties/mois PAT = Somme des PMT Un accent particulier a été mis sur la méthode de correction des Potentiels de Transmission en nue d'éüter toute confusion entre les valeurs brutes (valeurs ne tenant pas compte des identifications par sondes ADN) et les valeurs corrigées (valeurs obtenues en considérant les résultats des identificatiorrs de l3-tête te par sondes ADN). 8.7.2. Ateliers'Transport et approvisionnemênts" [,e groupe s'est penché sur la disponibilité des véhicules et le problème de pièces détachées. I-es sujes ont été introduits par le SAT Zone Ouest. ll en ressort que [a pénurie de pièces détachées est bien une réalité. I-es documents seront très prochaincment enroyés au CAM pour actions à prendre au niveau de la Direction du Prograrnrne. En ce qui concerne le cas spécifique de l'hydrobiologie de Kankan" un véhicule en bon état basé à Bamako sera rnis à leur disposition. A cet effet, il est demandé à cette unité de communiquei au SAT le calendrier détaillé des actiütés programmées. - Hormis un léger retard constaté au niveau de I'aménagement des locau:r, le plan de restructuration des garages enTane Ouest est bien suivi. I-e groupe est optimiste pour l'état d'avancement des travauJ( et pour les résultats attendus. 8.8. Date et lieu de la prochaine éunion I-es diverses suggestions du Chef VCU ont été examinées en terme de coût/efficacité et la réunion a été favorable à une seule rencontre annuelle VCU incluant la participation des cooordonnateurs nationaux des pays concernés par les activités de lutte antivectorielle. Cette réunion pourrait se tenir à Bouaké (si les infrastructures le permettent) du lundi 4 au samedi 9 novembre 1996). 9. CI-TURE A la séance «le clôture, le Chef VCU a souligné que la participation à cette réunion du Dr A. Sékétéli, de Mr J. Trudel, «le Mr D. Miller, du Dr A. Soumhey, du Dr K. Nimaga et des Coor«klnnateurs natir)nuux, est une preuve que les sujets de préoccupation cle toutes les unités du Progranlnle convergent tle plus en plus. 42 Il a indiqué que les recommandations de la éunion ont été explicites et seront soumises à l'approbation du Directeur du Programme. Elles seront ensuite communiquées aux participants pour exécution. L.e, rapport de la réunion devra également être un guide de travail et un aide-mémoire qu'il faudra consulter régulièrement jusqu'à la prochaine réunion. Læ Chef VCU a confirmé la fermeture au 31.12.1995 des s/secteurs de Tamalé (Ghana) et Kandi (Bénin), entraînant le départ définitif du Programme de collègues qu'il n'a pas manqué de remercier au cours de la réunion de la Zone Est à Kara. En Zone Ouest également, le sous-secteur de Bamako fermera ses portes à la fin de cette année 1995. En outre, quelques collègues quitteront le Programme pour des raisons personnelles ou pour jouir de leur retraite. I-e Chef VCU a tenu à leur rendre hommage et à les remercier au nom du Directeur du Programme pour leurs contributions inestimables au succès de I'OCP. C'est ainsi qu'il a adressé un grand merci à toute l'équipe du sous/secteur de Bamako, dont le chef, Mr Y. Diarra a accompli près de20 ans au service du Programme. Il leur a adressé ses vives félicitations et leur a souhaité beaucoup de succès dans leurs activités à venir. Ensuite, le Chef VCU s'est adressé au Dr C. Back, qu'il a tout d'abord félicité pour son mariage du 7 octobre 1995 à Bouaké. il l'a remercié pour son courage et I'honnêteté dont il a fait montre dans l'accomplissement de son contrat vis-à-vis du Programme. Il a insisté sur l'importance du travail effectué par le Dr C. Back, qui a rempli son contrat au-delà de toutes attentes, en s'investissant sans compter et avec succès dans tous les domaines de recherche de sa compétence. Il a rassuré le partant que tout sera fait pour maintenir à niveau et améliorer ce qu'il a initié. Puis, le Chef VCU a rendu un hommage mérité à Mr P. Poudiougo, qui laissera une empreinte indélébile au Programme. Il a souligné que Mr P. Poudiougo a acquis au fil des ans, le respect et I'estime de tous par la sagesse que lui confèrent son ancienneté, son intelligence, son sens des responsabilités, son sens du devoir et ses qualités humaines. Il lui a souhaité non pits une bonne retraite, mais plutôt une bonne continuation et beaucoup de succès dans ses projets. Læ Chef VCU a par ailleurs tenu à remercier Mr J. Trudel qui quitte également le Programme à la fin de l'année. Mr J. Trudel aura connu durant son trop court passage à I'OCP, une période particulièrement difficile avec des dossiers délicats, comme I'harmonisation, la réorganisation des Unités du Programme et la dévaluation du franc CFA. Grâce à ses compétences, son expérience et sa personnalité, il a surmonté tous ces obstacles au grand bénéfice de I'OCP. I-e Chef VCU lui a souhaité au nom des participants un bon retour et une bonne continuation au Québec. Enfin, le Chef VCU a souhaité à tous les participants à la réunion, un bon retour à leurs bases, en leur demandant de ne pas oublier de faire un compte-rendu fidèle des travaur( à leurs collègues restés dans les bases avant de remercier Mme Mambu Ma Disu, Représentant de I'OMS au Mali, les Coordonnateurs nationaux et le CAT/Zone Ouest et son équipe de Bamako pour leur accueil chaleureux. Il a souhaité la bienvenue au 43 Programme à Mr D. Miller. Pour terminer, il a félicité le CAT/Zone Ouest pour l'organisation parfaite de la réunion et le déroulement des débats qu'il a dirigé avec une grande maîtrise. Quant au C{l/7ane Ouest, il a félicité et remercié les participants pour I'excellent travail accompli, et la qualité de leurs contributions sur les divers sujes examinés. Il a indiqué que les recommandations pertinentes qui ont résulté des discussions perrnettront à la Direction du Programme d'apporter aur( activités de terrain. Il a souhaité un bon retour à tous, et beaucoup de succès dans le travail. Ensuite il a déclaré close la réunion de la Tane Ouest, et levé la séance. 10. CONCLUSION la réunion de la Tane Ouest s'est tenue à Bamako du 13 au 17 novembre 1.995 dans une bonne ambiance de travail. I-es documents présentés étaient pertinents et de bonne qualité. Ils ont permis d'examiner tous les points inscrits à l'ordre du jour : les traitements larvicides, les opérations aériennes, l'évaluation entomologique, la surveillance hydrobiologique, la recherche appliquée et la formation.I-es activités INFO et les activités de l'Unité DEVO en relation avec VCU, ainsi que les questions administratives ont été également discutées en présence de COORD représentant le Chef DEVO, du représentant du Chef EPI, du CAM sortant et de son successeur ainsi que du Chef BIS. I-es objectifs de la réunion ont été atteints, et le bilan des activités a été positif dans tous les domaines : niveaux de transrnission très bas, activités de dévolution largement développées, performances enregistrées dans la gestion administrative et financière. 11. R"EMERCIEMENTS I-es participants à la réunion expriment leur reconnaissance et présentent leurs remerciements au Dr Mambu Ma Disu, Représentant de I'OMS au Mali, qui a bien voulu accepter de présider la séance d'ouverture de la réunion annuelle de la Tane Ouest. lls remercient le COORD, le CAM et son successeur, le Chef BIS et le représentant du Chef EPI, pour leur participation et la qualité de leurs contributions. lls remercient aussi le CAT/Zone Ouest et son équipe pour I'accueil chaleureux, la bonne ambiance de travail et la parfaite organisation de la réunion. Une mention spéciale à Mme Coulibaly, Secrétaire VCU et Mr Y. Touré, Secrétaire EPI qui «rnt assuré la frappe cle ce rapport. 44 12, RECOMMANDATIONS A) Recommandations techniques : Compte tenu des pertes importantes de kérosène et insecticides enregistrées en 1995 en Zone Ouest, la réunion recommande : a) que les chefs de secteurs, de sous secteurs et de bases opérationnelles s'impliquent davantage dans la recherche des possibilités d'amélioration de la surveillance, de I'entretien et de la gestion des dépôts et rendent compte de leurs actions au chef Aerops ; b) que des sanctions sévères soient prises à l'encontre de tout membre du personnel qui serait impliqué dàns les vols sur les clépôts ; 2 c) qu'un rapport commun avec la Zone Est soit rédigé sur la situation des pertes et les mesures correctives qui ont été appliquées ; d) que les réunions des secteurs soient planifiées de manière à permettre la participation d'un représentant des opérations aériennes et de toute autre personne ressource qui pourrait aider à résoudre les problèmes ponctuels. Pour une meilleure gestion des stocks de kérosène et d'insecticides sur les dépôts, la réunion recommande : a) que les mouvements d'insecticides et de kérosène sur les dépôts secondaires soient communiqués aux opérations aériennes par message radio à la fin de chaque semaine et qu'un inventaire physique trimestriel soit envoyé au chef Aérops ; b) que les activités de sensibilisation des populations et des responsables locaux soient intensifiées pour une meilleure col!aboration et une surveillance plus efficace des dépôts. Dans la mesure où les équipes entomologiques de la base de KaLrala fonctionnent normalement utilisant la logistique de I'OMS/OCP, il est donc recommandé : a) qu'une distribution à base communautaire soit instituée dans toutes les zones de la Sierra læone ; b) dès que la situation de la sécurité sera jugée normale par les Nations Unies, des études 'Task Force" devront être entreprises pour déterminer : 3 - la distribution et la dynamique des espèces simulidiennes ; 1 4. 45 - les souches de parasites ; - la transmission en conditions naturelles ; - le niveau de pathogénicité de la souche par des évaluations EPI et des investigations opthalmologiques. l-a réunion a apprécié les récents progrès réalisés dans la recherche sur l'identification des parasites, des vecteurs et des outils diagnostics de l'onchocercose par le laboratoire des sondes d'ADN de Bouaké. Elle recommande : a) la poursuite des recherches et la validation des techniques en vue de leur application ; b) la soumission à la prochaine.réunion de recherches opérationnelles et stratégies de I'OCP, d'éléments de programmation scientifique en \ re d'identifier, entre autres,les besoins en matériels et en personnels jusqu'en 20[12 et si possible au delà ; c) l'étude des possibilités d'ouverture à la recherche sur d'autres maladics dans le cadre des plans de dévolution ; d) la formation du personne.l des laboratoires et lnstituts de biologie rnoléculaire opérationnels dans les pays de ia sous-région. I.a réunion a noté avec satisfaction le nombre accru des échantillons de larves <ie simulies en Carnoy expédiés par les équipes de terrain en 1995. Elle recommande que ces efforts soient poursuivis en 1996, et que les cytotaxonomistes de Guinée et de Sierra [æone identifient une partie de chaque échantillon récolté et expédient le reste des prélèvements et les montages permanents à Bouaké. [a réunion a noté le biais induit par la distribution de I'ivermectine pour une évaluation épidémiotogique fiable et le manque de sensibilité de la biopsie cutanée dans les cas de faibles charges microfilariennes. Dans la perspective de l'arrêt définitif des traitements larvicides sur la Marahoué (prévu fin 1996) et sur la Kankélaba (prévu fin 1997) la réunion recommande : a) de rédiger d'ici fin 1995, un protocole d'enquête épidémiologique sur ces deux bassins incluant une suspension temporaire de la distribution d'ivermectine acceptable sur le plan de l'éthique (EPI/BIS) ; b) de procéder à ces enquêtes en 1996 pour la Marahoué et 1997 pour la Kankélaba (EPI/Eq. Nati«rnale) ; c) de reconsidérer dans l'inrmédiat les prévisions actuelles d'arrêt définitif des traitements larvicides sur ces cleu.r b:.rssins et clc réviser à la hausse si néccssaire les hu<Igets prér'trs l'r cet c[[et. 5. 6. d '7 8. 46 I-a nuisance due aux simulies devient préoccupante pour les Pays participants au fur et à mesure que I'OCP arrête la lutte antivectorielle sur les bassins de l'aire du Programme. En conséquence et afin d'aider les Etats dans la résolution de ce problème, la réunion recommande que I'OCP produise un document de synthèse faisant le point sur les diverses méthodes de protection contre les piqûres de simulies et sur leurs modalités d'application. Considérant I'importance de la couverture de la distribution de I'ivermectine pour les activités de lutte contre I'onchocercose, la réunion recommande que I'Unité DEVO en collaboration avec les Coordonnateurs nationaux : a) mettre sur pied une banque de données globale des distributions déjà réalisées et celles prévues dans la zone OCP et en périphérie ; b) diffusent régulièrement ceite information en faisant ressortir les statistiques essentielles telles que les taux d'assiduité, les zones couvertes, les modes de distribution ainsi que les acteurs impliqués ; c) établissent un programme informatique permettant d'exploiter les données mentionnées ci-dessus. [a contribution des techniciens de I'OCP en articles et en notes d'information pour publication dans le périodique "Oncho Information" est toujours souhaitée.[a réunion recommande que cette collaboration soit renforcée et invite tous les intéressés à plus de dynamisme et le Chargé de l'lnformation et des Relations Publiques du Programme à une relance périodique des différents acteurs dans ce domaine. B) Recommandations administratives : 9 10. Considérant le nombre sans cesse croissant des accidents de la route entraînant des pertes en vies humaines êt des domàrages importants aux véhicules du Programme, la réunion recommande: a) que les responsables à tous les niveaux développent et intensifient des initiatives pour une meilleure sensibilisation des chauffeurs pour l'entretien des véhicules et le respect des consignes de prudence au volant ; b) que des-sanctions sévères soient prises à l'encontre des chauffeurs qui seront responsables d'accident, €tr particulier de conduite en état d'ébriété ; c) que les différentes appréciations du rappport interne soient rédigées sur une base objective afîn que I'analyse de ce rapport permette d'identifier tous les niveaux de responsabilité. 47 13. LISTE DES PARTICIPANTS BURKINA FASO/OUAGADOUGOU : (7) - Dr J.M. Hougard - Dr A Sékétéli - Dr ,A. Soumbey - Dr L Yaméogo - Mr J. Trudel - Mr D. Miller - Mr J.E. Senghor TOGO/IGRA: (1) - Dr H. Agoua COTE D'IVOIRE : (9) - Dr G.P. Brika - Dr C. Back - I)r L. Toé - Mr P. Poudiougo - Mr V. Kéré - Mr A. Assi - Mr M. Sarr - Mr M. Ouédraogo - Mr G. Nigbei GUINEE CONAKRY : (5) - Dr K. Kaba - Mr R. I-ama - Mr A. Sagno - Mr O. Sangaré - Mr D. Diallo SIERRA LEONE : (3) - Dr l.F.Jaltoh - Mr t. Sesay - Mr A. Turay Chef VCU COORD. BIS-DEVO CEEH-VCU (Rapporteur) CAM (sortant) CAM (rentrant) INFO CAT Zone Est Directeur Exécutif DEVO CI Chef IRU - Coord AREM AREM Bouaké Chef Aerops Odienné Coord. Hydrologie Aérops Odienné Chef Secteur Bouaké IRU/Bouaké Chef S/secteur Odienné Coord. Nat. Adj. Guinée Chef Unité Entomologie Kankan Chef Secteur Kankan Chef Secteur Faranah Chef B.O Kouroussa Coord. Nat. Adj. Sierra [æone Chef Secteur Makeni Chef B.O. Kabala 48 MALI/BAMAKO : (11) - Dr Mambu Ma Disu - Dr A. Akpoboua - Dr M. Traoré - Dr M.O. Sow - Dr K. Nimaga - Dr Y. Bissan - Mr Y. Diarra - Mr B. Touré - Mr P. Ouédraogo - Mr A.P. Sib - Mr S. Keita SECRETARIAT : - Mme M. Coulibaly - Mr B. Touré - Mr Y. Touré - lvlr F. Keita Représentant OMS Mali CAT Zone Ouest Coord. National Mali Coord. Nat. adj. Mali Coord. EPI. Animateur DEVO Assistant CAT Zone Ouest Chef/secteur Bamako SÆ /Zone Ouest Assistant ADM Bamako AREM Bamako Informaticien Bamako Secrétaire VCU Assistant Transport Secrétaire EPI Responsable photocopies AI{NEXES t
F is. 1 AREA MAP OF SIERRA LEONE S}KTtiIl.IG WAR AFFECIED AREAS AND SLM'trY STTES ffi o a Survey Areos Bonditory Wor Affected Areos 'i( Fig. 2 : COUVERTURE LARVICIDE DE LA ZONE EST EN 1ee5 'à-.. GER t, ;( (od lll est al,§ ig §* BENIN Traitementrégulieren 1995 . 5793 Km Phase opérationnelle ( .t I ,?' -\â )Iôi , tDl 6pru/R tdlâhrü. lalS Limite des Phases /\ .; \,l IIII ) ! Dlana aall t-/i I I IMAL r.) )f ,0",,BUR .ti t ,1..-J ,i - \a- to ' ,.."," A lr o \ 4- ,-'/ § §t'. \ r. I I I I I I I II \\i\l I (' J ;o ,.-.. \§I o\.o"'o' OtG.-@' / --. .) t -ç(! ..ao {r. i ( A' »l:,.r_"?O I ( t -1 l§? .\ l Ct' ) 1. '§\fJ !/ t' P IV t HJ I /v,$1\ lJ ( \{ r ) 1) ( I I \ I A êl\\ Go \ I ) 30rE vD ,RË Tab. t: Tnb.2 : Comparaison des heures de vol par bassin octobre 93 - septembre 94 et octobre 94 - septenrbre 95 Comparaison de la consommation de larvicides en 93/94 et 94/95 OCTOBRE g3-SETTEMBRE 94 OCTOBRE g4.SEPTEMBRE 95 Bassin 93/94 e4/9s Bandama 420,3 366,4 Sassandra 888,9 763t4 M. Niger 389,3 I 24,1 H. Niger 1200,7 1179,8 S. læone 499,7 1 66,7 TOTAL 3388,9 2600,4 Bassin ABT HPD PHO PER CAR PYR Band. + Mar 0,0 27t37,3 2308,1 0,0 323,8 1739,0 Sassandra 6866,5 41631,5 12439,8 2055,0 729,8 5871,6 Kankelaba 0,0 1401,0 0,0 0,0 324,0 133,0 I-1. Niger 13641,3 51262,9 0,0 4023,2 1403,9 8912,6 S. Leone 9056,9 14964,7 1126,4 2618,3 734,0 3736,5 Total 29564,7 13(»397,4 15874,3 869(r,5 3515,5 20392,7 Bassin ABT HPD PHO PER CAR PYR Band. + Mar. 0,0 25156,4 2399,6 2437,7 854,4 2327,3 Sassandra 0,0 44274,8 6087,3 3258,2 1185,3 8312,1 Kankelaba 123,0 487,0 0,0 1572,6 336,6 1847,2 H. Niger 18295,4 57139,6 0,0 5505.6 1656,4 10296,8 S. Leone 3366,3 7096,9 0,0 0,0 0,0 1094,3 Total 2t784,7 13t54,7 8486,9 12774,t 4032,7 23877,7 o T GI (}J -t (D. 8.=e5;(-.. 0,f, l-t ôs .= o-(b,f 3e_ - (-) Ë3o3 ÉeG)9.ÿô 6cr) 8o> aô(Da J:§Lg)({f(o {T z. §g6'o-o.o)9f(-"3o<o.6'u IU» O- s6@(,3o-oO @J :§(oO- Eq. o"ô tUl Esÿ - cî)Ao)ofaut :J g; .À-(.)J ô- ct(,r O) §) Oétis (en m3/s) ,.,ÀO,(D;;888888 CÉbhs (en rn3/s) ++ I ooo@(.,(o(Àc, o UIa :l D_ lo! ao 3 , loo tËbib (en m3/s) J NàO@ONooooooooooooo a ol c. f o o NÀ(I@ONôooooooooooo ttl (oq)o@C0(D(n§o {, ll o(otD(o@tD oêo a t, l9o l8Hl9 ol-olp =l? qlo o lsBlo =l=aIJlq=lo Ol-Uloo. lEe l*il lHql^olaa 13 ,. ls. ol= o. lT=loo la' : ls Tableau 3 : Prévisions des heures de vol et du nombre d'hélicoptères nécessaires en zone Ouest pour l'année 1996 Coût de I'utilisation des aéronefs : Heures de vol garanties Heures de vol supplémentaires :2750 h x US$ 924 = US$ 2 541 000 : 687,5 h x US$ 722 = US$ 496 375Total = us$ 3 037 375 Tableau 4 : Estimation des besoins en larvicides pour 1996 Mois Nb d'hélicoptères Heures garanties per mol§ cumul Janvier 4 zzo 165 Féwier 4 220 44 Mars 4 220 660 Awil 3 165 825 Mai 3 165 990 Juin 4 220 tzto Juillet 4 220 1430 Aott 4 220 1650 Septembre 4 220 lE70 Octobre 4 220 20x) Novembre 4 220 23t0 Décembre 4 220 2530 TOTAL 47 1705 2750 + 25 Vo heures supplémentaires 687,5 Grand Total 3 437,5 Larvicide Nb containers Quantités (l) Lieu liwaison Date liwaison B.t. H-14 4 50 000 1 Odienné 2 Odienné 1 Kankan mars 96 sepr. 96 mars 96 Phoxime I 8 0ü) I Odienné mars 96 Perméthrine J 21 000 2 Odienné 1 Kankan mars mars 96 96 Carbosulfan I 7 000 I Odienné mars 96 §raclotbs 2 28 000 2 Odienné mars 96 Vectron 4 0001 4 000 Odienné mars 96 TAB. 5 RESEAU D'EVALUATION ENTOMOLOGIOUE ZONE OUEST PREVISIONS 1996 BASSINS POINTS RIVIERES CODE CATEGORIES ( 1 9951 1 996 MARAHOUE GITE MERMIS ToNGASSO zuEitout Marahoué 2307 2308 2309 2840 231 1 A A I A I A AMarahou6 Marahou6 oaflAtrrGoRo Marahoué A KATO Yaranl B PONT SEGUELA Banoroni 2312 B I SASSANDRA SOROTANA BAC SEMIEN Saccandra 2302 A A Sassandre 2301 B B DIOULATTIEOOUGOU Tiemba 1 132 B MASSADOUGOU Sicn 1 129 A B A B B A A A LAMODOU Boa 1 137 B NIAMOTOU Boa 1 135 A VIALLADOUGOU Boa 1 134 -|>AFANOOU Bagbô 44,04 (4411138 B EAOALA Bagbé Bagbô A N'GOLOOOUGOU (1rl 2305 A EOROTOU Bagb6 1 133 B B B A A c B orAMooou Djllcmba r+405 B BIANXOUMA Baling 2306 B GOUAN(ORO Gouan 4403 A GUEASSO Bogho 4402 A YAPI-EU N'zo 2321 c EANI.NIGER NIGER ET AFFLUENTS TI€NFALA Niger 2017 3106 A I c I A POI{T OYLAMBA Dylamba XOEALA FAYA POIIT (oba Faya 2008 2004 c _>A BANI.NIGER KANKELAEA I(ANXELA Kankéleba 2215 A A SANKARANI . FIE SAIIANXORO Sankarani 4101 4104 2019 4407 41 20 4121 4304 4102 B c c B B I c c B B A A MANOIAI{A . BAC SELINGUE sAssEroou BOLOROSSO Sankarani Sankaranl Gbanhala Gbanhalc LEBALA DIAMARAOOU Koural A ADion TERE Dlon A A SANANKORO ' Fi6 2020 4122 B B A TIRIRO Sanlaranl B BANI.NIGER MILO ET AFFLUENTS (or{saNxoRo Milo 4301 (4114303 I A B TELE Milo A 8A!{ANKORO Milo 4119 B A B I,IORIGBEOOUGOU Milo 4106 A TIE(OURAOOU Fôleya 4305 A A HAUT.NIGER EN GUINEE NIANOAN ET AFFLUENTS t{rA,{oAI{ . SC|ERIE Nlandan 4506 A A A A A YRAOOU Niandan 4507 A A A SA?{SAMEAYA Niandan 4110 PONT LOUTOU Loutou 4514 MATA 8alô 4509 A A A AXOUYA LAYA Kouya 4508 MENANI(AYA Bal6 4117 A A I RESEAU D'EVALUATION ENTOMOLOGIOUE ZONE OUEST PREVISIONS 1996 BASSINS POINTS RIVIERES cooE CATEGORIES ( 1 995t 1996 HAUT.ITIIGER EN GUINEE NIGER.MAFOU.NIANTAN LAYA OOUI-A Niger 4802 B B A A I A EALANOOUGOU Nigcr 4803 A OIARAGBEIâ Niger _ Niger-Koba 4701 A ORAGUEOA 4201 B YALAWA Malou 4804 A SERETOROBA Malou 4705 A A (OUâIOEEOUM 8A'{FARALA Ealé 4808 B B ANiantan 4608 A XAUT{IGER EN G{JINEE TIN(ISSO ET AFFLUENTS (oNoEt{ Tinlisso 4612 A A TOUMAIIIEA Tinkicso 4602 A A A A TtAll(OUWEt Tinkisso 4606 A FIFA Tinkieso 4207 A S€RIFOUYA Banié 47o,4 B B LABERO Banié 4706 A A EOUKA Bouka ll 4æ7 B B (ooA Lelclo 4204 B I XOLENTE POI{T (OLEI{TE |(olenté 4906 B I BAOE(ANTI Kolenré 4907 A A (ot{TA l(olenté 551 9 A B A A KAMEIA !(olenté Kilissi 5501 I LEFOURE 4908 A I(ABA OU LITTLE SCARCIES (ABAiIIHOYE l(aba 4905 A A (A8A . FERRY Kaba 5502 A A MANGE Kaba 5503 A A AOURE(A8A PONT MOT{GO Pensili 4904 A Mongo t4al4903 B I SOUMAYERéA MUSAIA KARIT{A KUITISHU Mongo 4909 B A I Mongo 5601 A BMabolé 5504 B Mabolé 5505 B B MAEA'{TA Mabo16 5507 A A sELt ou RO(EL YIRAFILAIA Seli 5603 A A ARFAI{YA Seli 5604 A A SUMBUI{A Seli 5509 A A (ATI( Seli 551 1 A A MAKPATTIKAW Seli 5510 B B FARANGEAIA Tonlolili 551 3 I B MAWO|-O(O ERIOGE Mawoloko 5605 B B SEWA SANKALAIA YIFTN Bafin 5606 B I I BBagbé 5516 , I t-1 trl trl irl5à 5J(D=. o5(D o-Ao,3È 3N^(D -5coQlloËs i9-O.ôrOô3qqa 3 ,ao6 o-oi- . JLL'dr' -Tl F'§ J -:^ ^---- ,z oC m m tr =m(f >m aA>Nno1z ng 9o{-a : [fltA <»>=f,roaz -rZ(om(o t-C»T ma ma{ m{ oC m U){ o m oC t I ir\ \ 1 \,-q -t*ï\ -;f I-\.^ ,[ ar\ ,:i t*,; li ,\ -. 4. '"§ .: I JI B Y1 {rf j\(i\\ t.. .,1 ) r'-h , J \ ( ) I a ,{-T dP t '., ,h É' i I . t I . ê6{' ,i el T ,i i; t q I I) tq.-" 'i \ .r'.È - ,.r I I .-l t ) î_i \r'\, ..t ./) ! ) !.. ,l Çi. ,.. L/ § I I I ) \ u\ rI I {a-- (\ =f(-) v :..a() -i\. t,' \a t t- -l -: 'lti l t-_- \ z1 æ \tl v(ù oç o(? o a o c (1 o x Ê o E ,o r, o o o o g, J o o o ct, 0J, Èt on -t§ P i 0)f tr (D(+ ch Ê, =r tr Ê) D ----t o Taux iournalier de piqûres/daily biüng rate JN0r)À(J!CDô6ôôooo I o 1§ o (o i§(o a CL o o.èc o =.o , @èir à( CLo o.êc o =.o) .ob@ -l =.a ii- qo, zL' =@!lz zzc m m oçÉPo=. =P.Ylq 2Àc =m m -l2 P (, (n g. (o(,l EJ æ o\ z o 3 cr -oI 86. =.<OCo-Foô '.' o- b-orCn q6 J=(oo(o Ê),?>t- CDilo=E\<dP3ou0) ô* -r. §)(oâî EË o .-+ J -o<r :g. Â) o IJ 'n z @ zx r Jl) 'Tt r -t 9. U' I -{o erII U' o §) =o Nbre O.volvulus o (rl r§o(,l a (,l § o) G) (o Ol TlI {!! o o! 2=d=Jrm oz oE o +O)mg3 oo(pm 6(a EEOPCLgE xoüz l> { m!1 2 at{m(D-O 6=ûrg o. *.96 e= EEc .xo ooE d q r r! 315 E* B:TgfiË UIqT (LÉ E.Qoo{m ErË z2 mItlo CN C o C o 3 o o o :, 1'Foo E oc § U' C ? o. § :l o o o. o of s. of =o 3 o = 0) -oC 0) =. -oc o lt lt o! o zi om gE ÈH -{6 c FI Pts Ëfi '- V, àç- Ëg Tts9o hm ltl ilâRdet crl+ (r,vé = (}-O râ!IC}C^- Ê3gâ E sa-eà *oeibmth z-oz mq)T-{!J{Z,F \JJ à6dZ m(,l CD ESà0rO D < (D<alào(D ct(D Ê&8 ÊE ts{dSs U' -> I ltI @ ( I G ? E OOv ËHH ÈÈ\§§. !È.\GSS§s.§TGr. ^tÀ.§:§'E':.$ eʧFrt F I I I I I I§§i\i §.§'À §§§§§ È §t § Ë: § s'§§ A \lȧ.3S l\\:I t§. §iÈF.§i.i §§ > § §§i§§S G{l§tÈ.À '§ I fÈ o>1, *=9ocmô >z ^r-rY+mÉflrB>ü)i6 z>a U)-2riI <oàÉ(O û) t-s(rrn ;"a'. o 4O9lmI Q+ËdBa 1.2à-ru: _é'> =i'.,-g aÉoqz (o(o(rl mttl 'lf o.oo all o- L oo 3p. oxo 9. 3 L =C 3 o- o) 3 :, ogr c 3 5' oo o.(D aa E o) olofooo ao 9. c co 9. 3g c 3 o- o, 3 :)ooc 3 oo,3lEI -lolxl o!EIotoiôi al -.tfi olo' o o- § =lolllotflolololrlo lo, l<lo l<lc lc lû,) a i L ) ) l,t. ) ,,, T). l!I (o /lO0v,i ȧÉis ü ff à â L ! ! ! I ÈF ÈlIR. §§ €. s'§§'ls' À§:§'E'R.s§= eÊ §15t\ F I I I I I I § §§§§Èf Dl È: s§'§ Ë:i s'§s §§§ § §§§ §s§'rt §§ÀRI§ ô§ §.1 R. ri Ifr I Oll 8=9gcmd >zÀr-{ Er-P *>ct)ô z> -t ur>)=2v--(o(rq§rl)m ;" 9,ï" E;HQ O-r +dB@42àacnô>< Ë6i,ÉoEz (o(o(,t m 'otùooo a, D D3ô 9.oo CLc oo 3 E.oxo IU' I='lc lc l3 ICLlor l3 ,l ,loloIEl3 5' (Dg(}. oo !,o o5 oJooo() o, o c c a ta l:tlE lcll Io- lor I:IlflololÊ l3ôo 3 E.ox aE ot =:,E oï,o a.oo l (Dô (D o. É t =o:r ooo ô o) co I I I t\ !..- I Ia\.t ,/ '! . L__.- I , ') ,.'( \\\ (.,' .!:, -i \_ .-.. \ ., \. 1 I 'I i,À \î...-'/( -'r-'. I I I( I , r. i ^\t _' I c ')t :.:\a ) t '.. ô f!I o m o c 6' =oc Moyenne hebdomadaire B8à88d8o I o ,l t: zzoc33qo aq o.o(o= ôq]J rdE6E6- 2à oJoG) oà 3B <,r (oô.o n5 ËBO-= oJ o. :torotg gâ. o'6 ÿ(: zzoc33ooôq oo -oJo:: aq6elg)hi(,J(oÔ.o EEq.Éhio ôloSp(D ot3 6i §, -og o .L-..-. I ----l--- - -1.- - ----l --- {(o (oo IG' O) @ @ i(o t§ I I I N o) 1§§ t§o §{ § oo ooôto(b lP EE o 36 ô I (o P(o§ (of(o(,l o o- oo a, a g"É ioElf,x lo..<- lÉeloflôoroo u, -.E= egJ<§(D CD <. oQAJ6E :'O ='u,(oo g o :l o- ='oo *. o o ?oo ! o. f o o(o c @c ?o oo 9,.foo (o(o o o. oô À)o c o o.(o E. o, o 3o =oc ?o 6'. .o o. ooc a o 3 c.it rlt ='oo 6'tr rn o @ o, o U» b.g) 3f ooc 3g o cr oo 6t ?oo 5' oo À,f oo ,:, 0q a rn7 t- moz I CNC )-.'_ _.. : :e'.--,, - ., l- ,-l ;,'l 8.>(D- -ev ;m icrÈc --Ë T HË = # ,.- I In @! mo m CNq ozo - 4 oo mvo T m I 8p , - t I \. ) r-) t_. .\ I I I "ram __z m 7 m .I D{ -{ oz q oz c) -oo m7() ul P Itr o2zoC)z 5e i'i ô âô >c) <Boo F:FO 6ECt-C @ @ ..\L -. .'O' ,C 2,, "j.-i .r,'a) ..rn' 'rl'fl- m rn ! rlr(_J I ..- t. .: '. \-. /{'oJ. z lt I -i/' .) \..t'../ I I.-) i\l @C7 ,,,v -, 2-. l-( 't I i7 tÇ) -'m v a) a I ( \l o it U . x.. i' .E o l D D ) ,r: GI N a m7 r m oz ! ml, 7){{ oz 0 mo U,oCo :E m @qI ot- C C U' I Itr oo oo -1 CCî1CC ao ro 98 -uÈ!rz' all Noq, N b, ,-i- 1 Iigq rnz rn * r'i ! ;^'X " I t t\. I . -') t.' , l\)- \ ( -i(. .( ..- \_ )\ q- -o t- I r- I tl t o! .( \ '(\ o I \{ fr ,/^ ,z r.b- t TD '. 1 \\).' I [\/ -i ', I t -- ^,1 ï v m -o 7{ { oz o]T CN @ oCo - 4 m @q o a ol- '."'-'xi. . ;- .- t- '. ! -) I lt- ,' / .. .-zr \I l,'. t : ' ..--. C7 ^l-EÉ âil ç,C c ^c)+ I »r -'/( .., i' 1\ X I È E E I \-,t\.\ ô-. l. I ,l X_r\) II I ' crl '.o(o lr U .] 't '-r n Fig. 13 IDEi|nFICATION DES SITIU LIES TECHNIQIIES D'IDENflHcÂ.flON: ESPÊCES FORTIES hrssiaaàs larves femelles duttes UJ U, üJq o Èo Eo utJ ut ut = ozo T Eo §Ia I zo § sr?ôanum S. &mnostm S. degrurerense S. ændipuli tyry Dioqi S. leonense S. souôranse type ætra Chutes Milo S. kmkourense Konkoue lvlenenkaya S. sguamosurl S. yaâense o o o o c c o o o o o o o o o c o o o o o c c ? a ?a o c * * t * t t * * I o c. BAC,( \rC-trr(EP osrgi * Vra.r, impoftant t Espèce ou forme disrærnr,a , a ulu- ss 9É oË l-illÉoIL ulê utê, =oÉ(, UIx- IIJ J âÉoo â3o lrJ 4= o-fa =oo=o< EA ôq U) EJ 0a E§ B! .tt ti3tll ln E 3 B ;I ET { m c) -z -o C m(t, o mI ozo @{ o o mr C'zo -oo EIv c) oÎn m ˧ EA >3F,nclF pfi I s @ ô =m z ro I @ a E :t EË o EDc oc(o(â 3I§ ag a a. a , 3iba m Il t ile => Hil -:ltî Erl =6 *3E lin oÈa .l o v @ ,n Dc c, o3! B _{ -n o ,î an{ mo -{o o m o F oz oo{ o o m t: ozô -oo rflvo oo m §o+V E:E HR o ubD _-{ c|;= o m o ô= aeo ë, E8 gOD!o9.2 m UI 8s{oDTZAr H.n ; : ) ; ; t,.-l W 2EI3Cl 1!!tott9 o2 oo o : : ; : : W-; C!I:c2 ; ; :,, -: l. ; I I - E!c s ozI!rT; : t ) ; Eea : ; 3Ë, ;ï ; ËÈ -I !\I llù{ , ,no ll] ! o ari =or oo oc alt a , I ) :I I fiff§,-$4qr. " 'i- ÿ. 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I EVÀLUATION EPIDEMIOLOGIQUE DES VILLAGESSENTINELLES ÀU MAtI (Octobre 94 à Septembre 95) bass ins Vi I lages Pop. rec . Pop. exam Prév. MLCF Banifing 4 Mégué Ia Toulouma N'Tnébougou Nampala Wadyana Kala BoulouIa-b Ie nd io Konosourou Banantyé- Kabougouda Korodougou Markala Kouoro vill-age Ké 1éni 395 439 295 563 186 532 369 286 140 506 795 754 342 307 246 342 150 42L 263 224 85 420 649 533 3 0 0 6 0 0 5 1 0 0I 0 0 1 0 1 0 0 1 L 0 0 L 2 0,02 0,01 0,00 0,06 0,00 0,00 0,00 0 ,00 0,00 0,00 0,00 0 ,00 rl ri ri k { ri il lt rt { I .l ( .t Bani-yamé Farako- lotio Tarakoura Wara Logorogoumbo Pérou Lampiéra Dioundioulou Kessédougou Massadougou Darsalam Sanankoro Finkolo hameau Samorossoni Fangoué lé 193 803 67s 406 1_75 547 2L7 240 450 L32 135 25L 357 L52 523 4L2 252 L29 324 109 L75 287 92 96 181 291 0 0I 0I 2 0I o 1 6 I 0 0 2 0 5 0 0 1 0 2 2 2 L ,0 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0 ,00 0,00 0 ,02 0,01 0,00 0,00 0, c0 Bagoé 0à 5r8 OC,UJ 01_7I9925TOTAT i o I ll l ll ri ll ti rl ri ri ( ir ii lr ll ( ,t 't( ( ri ,i , rt ( il il il lt li lr a rl