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OMS Stratégie de coopération : un aperçu : Burundi

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Burundi

SITUATION DE LA SANTÉ L'état de santé de la population burundaise reste relativement précaire. En effet, le taux brut de mortalité est de 15 pour mille (RGPH 2008). Cette situation est liée principalement à la fragilité du système de santé, à la charge élevée des maladies transmissibles, des maladies chroniques non transmissibles, des maladies tropicales négligées, de la vulnérabilité des mères, des enfants et des adolescents, et au poids des déterminants de la Santé (pression démographique avec une densité de plus 310 habitants au km 2 et des taux très élevés de malnutrition aigués et chronique chez les enfants de 0-5 ans respectivement de 6% et 58% ). Le profil épidémiologique est dominé par les maladies transmissibles affectant particulièrement la santé des femmes enceintes, des enfants constituant les groupes les plus vulnérables de la population. Ces maladies sont dominées par le Paludisme, le VIH/SIDA, la Tuberculose, les Maladies diarrhéiques, les Maladies évitables par la vaccination et les infections respiratoires aiguës. Le diabète et l’HTA sont associés dans 30% des cas selon une étude faite au Centre Hospitalo Universitaire de Kamenge et causent des complications dégénératives dans 73,17%

http:// www.who.int/countries/en/ Région de l'OMS Groupe de revenu de la Banque mondiale INDICATEURS DE SANTÉ EN COURS Population totale (2012) % de moins de 15 ans (2012) % de plus de 60 ans (2012) Espérance de vie à la naissance (2012) Population générale, hommes, femmes Taux de mortalité néonatale pour 1000 naissances vivantes (2012) Taux de mortalité pour 1000 enfants de moins de 5 ans (2012) Ratio de mortalité maternelle pour 100.000 naissances vivantes (2010) Couverture par le vaccin DTP3 chez les enfants d'un an (%) (2012) Naissances assistées par du personnel de santé qualifié (2010) Densité de médecins pour 1000 personnes (2004) Densité d’infirmières et de sages-femmes pour 1000 personnes Dépenses totales de santé en % du PIB (2011) Dépenses des administrations publiques en santé en % des dépenses totales des administrations publiques (2011) Dépenses privées en santé en % des dépenses totales de santé (2011) % Taux d’alphabétisation des adultes (+ de 15 ans) (2010) % de la population ayant un accès durable à une source d’eau potable (2011) % de la population utilisant des installations d’assainissement améliorées (2011) Ratio de pauvreté à 1,25 dollar par jour (PPA) (% de la population (2006) Rang de l’indice de développement lié à l'égalité des sexes sur 148 pays (2012) Rang de l’indice de développement humain sur 186 pays (2012) Sources de données: Observatoire mondial de la santé - avril 2014 http://apps.who.int/gho/data/node.cco 9850 44.2 3.87 54 (H) 57 (F) 56 (H+F) 36 [21-61] (H+F) 104 [66-151] (H+F) 800 [370-1800] 96 60.3 0.03 0.06 8.7 8.1 67.4 67.2 82 (Urbain) 73 (Rural) 74 (Total) 45 (Urbain) 50 (Total) 51 (Rural) 81.3 98 178 Afrique Faible revenu

Concernant la mise en œuvre des accords et engagements internationaux, des progrès sont très significatifs pour l’OMD 6 et le pays vient de se doter d’un cadre d’accélération des OMD 4 et 5 et s’est engagé, avec l’appui de ses partenaires, à accélérer tous les OMD dont les résultats sont encore mitigés. Le projet de loi sur le FCTC est en révision. L’accès universel aux soins de santé de qualité constitue le défi majeur du présent agenda stratégique.

POLITIQUES ET SYSTÈMES DE SANTÉ La Politique Nationale de Santé 2005-2015 (PNS) et le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) s’inscrivent en ligne avec les engagements pris par le Burundi (1) au niveau national via la Vision 2025 et le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) (2) au niveau international via la souscription au Partenariat International pour la Santé (IHP+) et les cibles visées par les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) . Les domaines clés de la PNS qui donnent des résultats de plus en plus visibles sont: (i) la décentralisation à travers la mise en place des districts sanitaires depuis 2009; (ii) l’accès universel aux soins de santé (environ 50% de la population ) à travers la politique de la gratuité des soins en faveur des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes à partir de 2006 ainsi que la mise en place de la Carte d’Assistance Maladie pour le secteur informel; et (iii) l'approche du Financement Basé sur la Performance mise à échelle en 2010. Cette dernière, couplée à la gratuité des soins, constitue le principal mécanisme incitatif au Burundi qui a produit de bons résultats parmi lesquels l’augmentation de l’utilisation des services de santé (passant de 1,68 consultations en 2009 à 2.2 consultations en 2012 pour les enfants de moins de 5 ans), l’amélioration de la qualité des soins, le renforcement du système de santé à travers le partenariat public-privé et la participation communautaire, ainsi qu’une meilleure présence du personnel de santé dans les zones périphériques. Toutefois, beaucoup d’efforts doivent être fournis pour relever les défis persistants majeurs liés à l’atteinte d’une Couverture Sanitaire universelle. La prise en compte des déterminants de la santé dans les politiques et programmes nationaux de développement est une condition clé pour atteindre les meilleurs résultats sanitaires à travers une coordination des actions intersectorielles notamment pour les aspects nutritionnels et démographiques.

COOPÉRATION POUR LA SANTÉ Les partenaires au développement se sont engagés pour appuyer la mise en œuvre du volet santé du CSLP II à travers le PNDS II. Un compact a été signé par le Gouvernement et ses partenaires techniques et financiers, y compris la société civile qui se réunissent régulièrement dans un Cadre de concertation des Partenaires pour la santé et le développement (CPSD). D’autres appuis techniques et financiers sont apportés au pays à travers d’autres mécanismes de coopération notamment UNDAF2012-2016 (avec programmes conjoints) et le Country Coordinating Mechanism (CCM). Les agences de coopération bi et multilatéraux (Banque Mondiale, Union Européenne, Coopération Technique Belge, USAID, Coopération suisse, GIZ, Coopération néerlandaise, JICA, OMS, etc.) interviennent dans les domaines transversaux de renforcement du système de santé. L’UNICEF, le PAM, l’OMS et la FAO apportent des appuis consistants dans le domaine nutritionnel et l’UNFPA dans la santé de la reproduction. Le pays a souscrit aux divers cadres de partenariat mondial et régional notamment IHP+, HHA, Forum de haut niveau de Busan sur l’efficacité de l’aide, Commission pour l’Information et la Redevabilité pour la santé de la femme et de l’enfant (COIA).

PROGRAMME D'ACTION STRATÉGIQUE DE COOPÉRATION AVEC LE PAYS DE L'OMS (2009-2015) Priorités stratégiques PRIORITÉ STRATÉGIQUE 1 : Lutte contre les maladies transmissibles PRIORITÉ STRATÉGIQUE 2 : Amélioration de l’accès aux interventions visant à prévenir et à prendre en charge les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque PRIORITÉ STRATÉGIQUE 3 : Amélioration de la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent • • • • • • • • • PRIORITÉ STRATÉGIQUE 4 : Renforcement des capacités du système sanitaire

Principaux domaines d'intervention Appuyer la lutte contre le VIH/Sida Appuyer la lutte contre la Tuberculose Appuyer la lutte contre le Paludisme Faciliter l’élaboration de politiques et plans nationaux multisectoriels pour la mise en œuvre des interventions de lutte contre les maladies non transmissibles. Améliorer l’accès aux services portant sur les troubles mentaux et sur les troubles liés à la consommation de substances nocives. Améliorer l’accès aux services nutritionnels de qualité afin de combattre le retard de croissance, l’émanation et l’anémie. Appuyer le gouvernement dans l’élaboration de politiques, de normes et de standards pour améliorer la qualité des services de santé reproductive ainsi que de l’enfant et de l’adolescent Appuyer le gouvernement dans le renforcement de capacités en matière de services de santé maternelle, néonatale, infantile et de l’adolescent Appuyer le gouvernement dans la surveillance dans le domaine de santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent Soutenir l’évaluation et l’élaboration de la politique sanitaire du PNDS et plans nationaux opérationnels pour le secteur de la santé Appuyer le gouvernement à renforcer la disponibilité, l’accessibilité, l’usage rationnel et l’assurance de la qualité des médicaments, vaccins et autres fournitures Renforcer l’action sur les déterminants de la santé Appuyer le pays pour atteindre les principales capacités d’alerte et d’intervention requises à titre minimum par le Règlement sanitaire international (2005) Promouvoir l’acquisition de la capacité d’élaborer et de mettre en œuvre des plans opérationnels, conformément aux recommandations de l’OMS sur le renforcement de la résilience et de la préparation au niveau national, portant sur la grippe pandémique et les maladies épidémiques et émergentes

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PRIORITÉ STRATÉGIQUE 5 : Intensification des capacités d’alerte et de réponse aux flambées de maladies et aux urgences notamment les catastrophes naturelles et celles provoquées par l’homme

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© Organisation mondiale de la Santé 2014 – Tous droits réservés. Les résumés des stratégies de coopération avec les pays ne constituent pas une publication officielle de l'OMS et ne reflètent pas nécessairement les décisions ou la politique établie de l'Organisation. Les cartes contenues dans les présentes n'impliquent pas l'expression d'une opinion quelconque de la part de l'OMS en ce qui concerne le statut juridique d'aucun pays, territoire, ville ou zone, ou de leurs autorités, ni quant au tracé des frontières.

WHO/CCU/14.03/Burundi

Mise à jour : mai 2014

SITUATION DE LA SANTÉ Le Burundi est un des pays les plus pauvres du monde. Essentiellement agricole, Il est fortement dépendant des financements extérieurs. La situation économique et sociale est affectée par la crise survenue en 2015, après une période stable de dix ans. L’état de santé de la population s’est nettement amélioré entre 1995 et 2015. La situation reste cependant critique à plusieurs égards : parmi tous les nouveaux cas de maladies enregistrés dans les centres de santé, 70% sont des enfants de moins de 15 ans, dont 59% de moins de 5 ans. La première cause de morbidité dans les centres de santé est le paludisme. Les autres causes principales de morbidité et de mortalité, pour les enfants de moins de 5 ans, sont les infections respiratoires aigües, les maladies diarrhéiques, la malnutrition aiguë et sévère. La malnutrition chronique et l’indice synthétique de fécondité sont extrêmement élevés (respectivement de 56% et 5.5 selon EDSIII2016-2017). Les violences à l’égard des filles et des femmes sont un problème de société. Le paludisme sévit sur un mode endémo-épidémique, avec de fréquentes flambées épidémiques dont la plus récente a été enregistrée en 2017 ( 6 589 963 cas et 3 238 de décès). L’épidémie de VIH-Sida est faible mais généralisée. La tuberculose sévit également sur un mode endémo- épidémique. Les maladies tropicales négligées restent une préoccupation. Les maladies non transmissibles constituent vraisemblablement une cause importante de morbidité, de mortalité, d’incapacité et d’infirmité mais sont peu documentées. Le pays est soumis à des urgences récurrentes de toutes natures. POLITIQUES ET SYSTÈMES DE SANTÉ Les dix dernières années ont vu des progrès remarquables dans les prestations et l’utilisation des services de santé, et plus de 80% de la population ont accès à une structure de santé dans un rayon de moins de cinq kilomètres. Des problèmes critiques demeurent cependant, concernant en particulier le système de district. Le PMA et le PCA sont définis mais incomplets au plan opérationnel, avec un faible système de référence / contre-référence et les intervenants font état de problèmes importants de qualité des soins. Les grands programmes sont peu intégrés au niveau opérationnel. Il existe d’importantes disparités géographiques, les compétences et les ressources sont insuffisantes. Le financement de la « demande » de soins s’appuie sur une multiplicité de dispositifs dont les principaux sont la gratuité pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans et le financement basé sur la performance. Un projet de stratégie nationale pour le financement de la santé est en « attente » depuis 2015. L’enquête SARA 2017révele n taux de disponibilité des 24 médicaments essentiels standards de l’OMS de 29 % et les coûts des médicaments sont globalement inaccessibles à la majorité de la population. La nouvelle politique nationale de santé (PNS 2016-2025), à la « charnière » entre les OMD et les ODD, propose de consolider et compléter les progrès acquis en misant sur l’intégration, la qualité et la proximité des soins et en prenant en compte l’égalité du genre et l’ensemble des déterminants de la santé. Le Burundi a validé le document national de priorisation et de contextualisation des ODD. La crise affecte cependant la coordination dans tous les secteurs. Il n’y a pas eu de revue annuelle conjointe à partir de 20162015 pour l’année 2014. Le Ministère de la santé publique et de la lutte contre le sida (MSPLS) a décidé d’étendre le PNDSII à l’horizon 2018, comme c’était le cas pour d’autres cadres stratégiques pour le développement. Le processus pour l’élaboration du PNDS 2019-2023 est en cours. COOPÉRATION POUR LA SANTÉ Les agences du système des Nations Unies, la Banque mondiale et l’Union Européenne apportent une aide multilatérale. Les partenaires financiers incluent également le Fonds mondial et GAVI, ainsi que des pays apportant une aide bilatérale en plus de leurs financements à travers ces organismes multilatéraux (Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Etats-Unis, Japon et Suisse). Des agences de mise en œuvre financées par ces bailleurs et des organisations non gouvernementales sont actives dans la santé. Le Cadre de concertation des partenaires pour la santé et le développement (CPSD) existe depuis plus de dix ans. Sa performance a diminué à partir de 2012 et il n’est presque plus opérationnel depuis 2015. Un groupe des partenaires financiers en santé a été mis en place récemment sous la houlette de l’Ambassade de Belgique. Le CCM (ou INC) est, comme dans de nombreux pays, le mécanisme de coordination pour les subventions du Fonds mondial. L’UNDAF 2012-2016 a été révisé dans le cadre de la mise en place de l’approche « Unis dans l’action » et étendu jusqu’en 2018. Il est « arrimé » au Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté (CSLPII)Les appuis sont multiples mais peu intégrés. L’harmonisation de la coopération internationale est un défi critique. Une partie de l’aide est actuellement suspendue ou réorientée vers la périphérie. Burundi http:// www.who.int/countries/en/ Région de l’OMS Afrique Groupe de revenu de la Banque mondiale Faible revenu Santé de l’enfant Enfants nourris exclusivement au sein pendant les premiers mois de vie (%) (2010) 69.3 Couverture par le vaccin DTC3 chez les enfants d’un an (%) (2016) 94 Statistiques démographiques et socioéconomiques Espérance de vie à la naissance (années) (2015) 57.7 (H) 59.6 (H+F) 61.6 (F) Population totale (en milliers) (2015) 11178.9 % de moins de 15 ans (2015) 44.8 % de plus de 60 ans (2015) 4.2 Indice de pauvreté : % de la population disposant de moins de $1,25 par jour (PPA) (UNDP 2014-2015) 64.6% Taux d’alphabétisation des adultes (+ de 15 ans) (%) (2007- 2012) 67 Rang selon l’indicateur d’inégalité de genre (2014) 109 Rang selon l’indice de développement humain (2014) 184 Systèmes de santé Total des dépenses de santé en pourcentage du produit intérieur brut (2014) 7.54 Dépenses privées pour la santé en pourcentage du total des dépenses pour la santé (2014) 47.27 Dépenses publiques générales pour la santé en pourcentage du total des dépenses publiques (2014) 13.19 Nombre de médecins pour 1000 habitants (2016) 0.05 Nombre d’infirmières et de sages-femmes pour 1000 habitants () Mortalité et estimations sanitaires générales Taux de mortalité néonatale (pour 1000 naissances vivantes) (2016,,EDSIII) 23 Taux de mortalité pour 1000 enfants de moins de 5 ans (EDS III 2016-2017) 78 Ratio de mortalité maternelle (pour 100 000 naissances vivantes) (EDS III 2016-2017) 392 Naissances assistées par du personnel de santé qualifié (%) (2016, annuaire statistique ) 79,8% Santé publique et environnement Population utilisant les services d’assainissement de manière sûre% (EDSB 2016-2017) 39.4% Population utilisant les services d’eau potable gérés de manière sûre % (EDSB 2016-2017 ) 82.9% Source de données: Observatoire mondial de la santé, 2017 http://apps.who.int/gho/data/node.cco PROGRAMME D'ACTION STRATÉGIQUE DE COOPÉRATION AVEC LE PAYS DE L'OMS (2016-2018) Priorités Stratégiques Principaux domaines d'intervention PRIORITÉ STRATÉGIQUE 1 Renforcer les capacités du système sanitaire en mettant l’accent sur le pilotage du secteur et le système de santé de district, y compris le niveau communautaire  Appui à un dialogue intra et intersectoriel renforcé sur les questions clefs de santé, en particulier pour plus d’intégration et de cohérence dans les interventions au niveau opérationnel  Promotion d’approches plus collaboratives et harmonisées dans la surveillance et la production des informations clefs, et dans la planification stratégique et opérationnelle, avec un accent sur l’efficience et la qualité  Mobilisation des acteurs clefs du secteur pour une approche intégrée visant l’accès de tous – en particulier les plus vulnérables - aux PMA et PCA complets et aux interventions essentielles au niveau communautaire 1 dans le cadre d’un système de district plus fonctionnel  Amélioration de la disponibilité et de la qualité des médicaments essentiels, des autres produits vitaux et des tests de laboratoire à travers des actions ciblées PRIORITÉ STRATÉGIQUE 2 Améliorer la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent à travers les interventions clefs et leur intégration effective dans les PMA et PCA  Amélioration de la qualité des soins essentiels à travers le renforcement du plateau technique des centres de santé et hôpitaux de district  Intégration de la SRMNIA et des grands programmes - paludisme, VIH, tuberculose et nutrition – pour une offre de soins essentiels plus efficiente, plus équitable et plus accessible aux populations vulnérables PRIORITÉ STRATÉGIQUE 3 Lutter contre les maladies transmissibles en promouvant l’intégration des programmes au niveau opérationnel  Amélioration de la qualité des interventions (prévention et soins) pour les maladies évitables par la vaccination, le paludisme, le VIH-sida, les hépatites, la tuberculose et les maladies tropicales négligées  Mise en place d’une approche qui soit plus intégrée et plus équitable, avec une attention particulière pour les populations les plus vulnérables PRIORITÉ STRATÉGIQUE 4 Susciter une prise de conscience concernant l’ampleur des maladies non transmissibles et les comportements à adopter pour les prévenir  Mise à disposition du pays d’informations clefs sur les principales maladies non transmissibles – hypertension artérielle (HTA), diabète, cancers, troubles mentaux, broncho pneumopathies chroniques obstructives (BPCO) - et leurs facteurs de risque  Communication et mobilisation sociale sur les facteurs de risque PRIORITÉ STRATÉGIQUE 5 Intensifier les capacités de surveillance, d’alerte et de réponse aux flambées de maladies et aux urgences  Renforcement des capacités pour la mise en œuvre du règlement sanitaire international  Renforcement de la sécurité sanitaire des aliments  Appuis coordonnés des trois niveaux de l’OMS dans le cadre des attributions spécifiques de l’Organisation pour la préparation aux urgences et à la riposte Please note that the 3 rd generation CCS 2014-2018 is being finalize © Organisation mondiale de la Santé 2018. Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’OMS aucune prise de position quant au statut jurid ique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les traits discontinus formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l'objet d'un accord définitif. La présente publication ne représente pas nécessairement les décisions ni les politiques de l’Organisation mondiale de la Santé. WHO/CCU/18.02/Burundi Mise à jour : Mai 2018

SITUATION DE LA SANTÉ Le Burundi est un des pays les plus pauvres du monde. Essentiellement agricole, Il est fortement dépendant des financements extérieurs. La situation économique et sociale est affectée par la crise survenue en 2015, après une période stable de dix ans. L’état de santé de la population s’est nettement amélioré entre 1995 et 2015. La situation reste cependant critique à plusieurs égards : parmi tous les nouveaux cas de maladies enregistrés dans les centres de santé, 70% sont des enfants de moins de 15 ans, dont 59% de moins de 5 ans. La première cause de morbidité dans les centres de santé est le paludisme. Les autres causes principales de morbidité et de mortalité, pour les enfants de moins de 5 ans, sont les infections respiratoires aigües, les maladies diarrhéiques, la malnutrition aiguë et sévère. La malnutrition chronique et l’indice synthétique de fécondité sont extrêmement élevés (respectivement de 56% et 5.5 selon EDSIII2016-2017). Les violences à l’égard des filles et des femmes sont un problème de société. Le paludisme sévit sur un mode endémo-épidémique, avec de fréquentes flambées épidémiques dont la plus récente a été enregistrée en 2017 ( 6 589 963 cas et 3 238 de décès). L’épidémie de VIH-Sida est faible mais généralisée. La tuberculose sévit également sur un mode endémo- épidémique. Les maladies tropicales négligées restent une préoccupation. Les maladies non transmissibles constituent vraisemblablement une cause importante de morbidité, de mortalité, d’incapacité et d’infirmité mais sont peu documentées. Le pays est soumis à des urgences récurrentes de toutes natures. POLITIQUES ET SYSTÈMES DE SANTÉ Les dix dernières années ont vu des progrès remarquables dans les prestations et l’utilisation des services de santé, et plus de 80% de la population ont accès à une structure de santé dans un rayon de moins de cinq kilomètres. Des problèmes critiques demeurent cependant, concernant en particulier le système de district. Le PMA et le PCA sont définis mais incomplets au plan opérationnel, avec un faible système de référence / contre-référence et les intervenants font état de problèmes importants de qualité des soins. Les grands programmes sont peu intégrés au niveau opérationnel. Il existe d’importantes disparités géographiques, les compétences et les ressources sont insuffisantes. Le financement de la « demande » de soins s’appuie sur une multiplicité de dispositifs dont les principaux sont la gratuité pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans et le financement basé sur la performance. Un projet de stratégie nationale pour le financement de la santé est en « attente » depuis 2015. L’enquête SARA 2017révele n taux de disponibilité des 24 médicaments essentiels standards de l’OMS de 29 % et les coûts des médicaments sont globalement inaccessibles à la majorité de la population. La nouvelle politique nationale de santé (PNS 2016-2025), à la « charnière » entre les OMD et les ODD, propose de consolider et compléter les progrès acquis en misant sur l’intégration, la qualité et la proximité des soins et en prenant en compte l’égalité du genre et l’ensemble des déterminants de la santé. Le Burundi a validé le document national de priorisation et de contextualisation des ODD. La crise affecte cependant la coordination dans tous les secteurs. Il n’y a pas eu de revue annuelle conjointe à partir de 20162015 pour l’année 2014. Le Ministère de la santé publique et de la lutte contre le sida (MSPLS) a décidé d’étendre le PNDSII à l’horizon 2018, comme c’était le cas pour d’autres cadres stratégiques pour le développement. Le processus pour l’élaboration du PNDS 2019-2023 est en cours. COOPÉRATION POUR LA SANTÉ Les agences du système des Nations Unies, la Banque mondiale et l’Union Européenne apportent une aide multilatérale. Les partenaires financiers incluent également le Fonds mondial et GAVI, ainsi que des pays apportant une aide bilatérale en plus de leurs financements à travers ces organismes multilatéraux (Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Etats-Unis, Japon et Suisse). Des agences de mise en œuvre financées par ces bailleurs et des organisations non gouvernementales sont actives dans la santé. Le Cadre de concertation des partenaires pour la santé et le développement (CPSD) existe depuis plus de dix ans. Sa performance a diminué à partir de 2012 et il n’est presque plus opérationnel depuis 2015. Un groupe des partenaires financiers en santé a été mis en place récemment sous la houlette de l’Ambassade de Belgique. Le CCM (ou INC) est, comme dans de nombreux pays, le mécanisme de coordination pour les subventions du Fonds mondial. L’UNDAF 2012-2016 a été révisé dans le cadre de la mise en place de l’approche « Unis dans l’action » et étendu jusqu’en 2018. Il est « arrimé » au Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté (CSLPII)Les appuis sont multiples mais peu intégrés. L’harmonisation de la coopération internationale est un défi critique. Une partie de l’aide est actuellement suspendue ou réorientée vers la périphérie. Burundi http:// www.who.int/countries/en/ Région de l’OMS Afrique Groupe de revenu de la Banque mondiale Faible revenu Santé de l’enfant Enfants nourris exclusivement au sein pendant les premiers mois de vie (%) (2010) 69.3 Couverture par le vaccin DTC3 chez les enfants d’un an (%) (2016) 94 Statistiques démographiques et socioéconomiques Espérance de vie à la naissance (années) (2015) 57.7 (H) 59.6 (H+F) 61.6 (F) Population totale (en milliers) (2015) 11178.9 % de moins de 15 ans (2015) 44.8 % de plus de 60 ans (2015) 4.2 Indice de pauvreté : % de la population disposant de moins de $1,25 par jour (PPA) (UNDP 2014-2015) 64.6% Taux d’alphabétisation des adultes (+ de 15 ans) (%) (2007- 2012) 67 Rang selon l’indicateur d’inégalité de genre (2014) 109 Rang selon l’indice de développement humain (2014) 184 Systèmes de santé Total des dépenses de santé en pourcentage du produit intérieur brut (2014) 7.54 Dépenses privées pour la santé en pourcentage du total des dépenses pour la santé (2014) 47.27 Dépenses publiques générales pour la santé en pourcentage du total des dépenses publiques (2014) 13.19 Nombre de médecins pour 1000 habitants (2016) 0.05 Nombre d’infirmières et de sages-femmes pour 1000 habitants () Mortalité et estimations sanitaires générales Taux de mortalité néonatale (pour 1000 naissances vivantes) (2016,,EDSIII) 23 Taux de mortalité pour 1000 enfants de moins de 5 ans (EDS III 2016-2017) 78 Ratio de mortalité maternelle (pour 100 000 naissances vivantes) (EDS III 2016-2017) 392 Naissances assistées par du personnel de santé qualifié (%) (2016, annuaire statistique ) 79,8% Santé publique et environnement Population utilisant les services d’assainissement de manière sûre% (EDSB 2016-2017) 39.4% Population utilisant les services d’eau potable gérés de manière sûre % (EDSB 2016-2017 ) 82.9% Source de données: Observatoire mondial de la santé, 2017 http://apps.who.int/gho/data/node.cco PROGRAMME D'ACTION STRATÉGIQUE DE COOPÉRATION AVEC LE PAYS DE L'OMS (2016-2018) Priorités Stratégiques Principaux domaines d'intervention PRIORITÉ STRATÉGIQUE 1 Renforcer les capacités du système sanitaire en mettant l’accent sur le pilotage du secteur et le système de santé de district, y compris le niveau communautaire  Appui à un dialogue intra et intersectoriel renforcé sur les questions clefs de santé, en particulier pour plus d’intégration et de cohérence dans les interventions au niveau opérationnel  Promotion d’approches plus collaboratives et harmonisées dans la surveillance et la production des informations clefs, et dans la planification stratégique et opérationnelle, avec un accent sur l’efficience et la qualité  Mobilisation des acteurs clefs du secteur pour une approche intégrée visant l’accès de tous – en particulier les plus vulnérables - aux PMA et PCA complets et aux interventions essentielles au niveau communautaire 1 dans le cadre d’un système de district plus fonctionnel  Amélioration de la disponibilité et de la qualité des médicaments essentiels, des autres produits vitaux et des tests de laboratoire à travers des actions ciblées PRIORITÉ STRATÉGIQUE 2 Améliorer la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent à travers les interventions clefs et leur intégration effective dans les PMA et PCA  Amélioration de la qualité des soins essentiels à travers le renforcement du plateau technique des centres de santé et hôpitaux de district  Intégration de la SRMNIA et des grands programmes - paludisme, VIH, tuberculose et nutrition – pour une offre de soins essentiels plus efficiente, plus équitable et plus accessible aux populations vulnérables PRIORITÉ STRATÉGIQUE 3 Lutter contre les maladies transmissibles en promouvant l’intégration des programmes au niveau opérationnel  Amélioration de la qualité des interventions (prévention et soins) pour les maladies évitables par la vaccination, le paludisme, le VIH-sida, les hépatites, la tuberculose et les maladies tropicales négligées  Mise en place d’une approche qui soit plus intégrée et plus équitable, avec une attention particulière pour les populations les plus vulnérables PRIORITÉ STRATÉGIQUE 4 Susciter une prise de conscience concernant l’ampleur des maladies non transmissibles et les comportements à adopter pour les prévenir  Mise à disposition du pays d’informations clefs sur les principales maladies non transmissibles – hypertension artérielle (HTA), diabète, cancers, troubles mentaux, broncho pneumopathies chroniques obstructives (BPCO) - et leurs facteurs de risque  Communication et mobilisation sociale sur les facteurs de risque PRIORITÉ STRATÉGIQUE 5 Intensifier les capacités de surveillance, d’alerte et de réponse aux flambées de maladies et aux urgences  Renforcement des capacités pour la mise en œuvre du règlement sanitaire international  Renforcement de la sécurité sanitaire des aliments  Appuis coordonnés des trois niveaux de l’OMS dans le cadre des attributions spécifiques de l’Organisation pour la préparation aux urgences et à la riposte Please note that the 3 rd generation CCS 2014-2018 is being finalize © Organisation mondiale de la Santé 2018. Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’OMS aucune prise de position quant au statut jurid ique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les traits discontinus formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l'objet d'un accord définitif. La présente publication ne représente pas nécessairement les décisions ni les politiques de l’Organisation mondiale de la Santé. WHO/CCU/18.02/Burundi Mise à jour : Mai 2018

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Document type Technical Documents
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Source World Health Organization