EXPANDED PROGRAMME ON IM M UNIZATION Global Advisory Group
PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION Groupe consultatif mondial
The sixth meeting o f the Expanded Programme on Immuniza tion (EPI) Global Advisory Group took place from 31 October till 4 November 1983 at the WHO Regional Office for the Western Pacific in Manila. In addition to the conclusions and recommen dations summarized below, which cover issues o f global relevance for the EPI, the Group reviewed at length the status of the pro gramme in the Western Pacific Region and made a series of recommendations specifically directed to acuvines in the Region. Of particular significance for the operational progress of the global programme are the recommendations concerning “Administra tion of EPI Vaccines” which were subsequently endorsed by the Pre-congress Workshop on Immunization held before the XVIIth International Congress of Paediatrics in Manila in November 1983. These recommendations are not listed here since they were published recently. (See: Indications and contraindicationsfo r vac cines used in the EPI, WER No. 3, 1984, pp. 13-15.) Global Situation
Le Groupe consultatif mondial du programme élargi de vaccination (PEV) a tenu sa sixième réunion du 31 octobre au 4 novembre 1983 au Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental à Manille. II a formulé sur des questions d’intérêt mondial pour le PEV des conclusions et recommandations qui sont résumées ci-dessous et, après avoir exa miné en détail la situation du programme dans la Région du Pacifique occidental, il a émis une série de recommandations visant spécialement les activités dans la Région. Les recommandations relatives à l’adminis tration des vaccins PEV, qui ont ensuite été entérinées par l’Atelier sur la vaccination organisé à titre de préparation au XVIIe Congrès interna tional de Pédiatrie réuni à Manille en novembre 1983, revêtent une importance particulière pour la progression opérationnelle du pro gramme mondial. Ayant été publiées récemment, elles ne figurent pas ici (voir: Indications et contre-indications pour les vaccins utilisés dans le PEV, REH N° 3, 1984, pages 13-15). Situation mondiale
In his report to the World Health Assembly in 1982,' the Director-General summarized the major problems which threaten the success of efforts to achieve the WHO goal o f reducing mor bidity and mortality by providing immunization for all children of the world by 1990. The Five-Point Action Programme adopted at that time remains a relevant guide for countries and for WHO as they work to resolve those problems. Although the regional and global reports indicate that some progress is being achieved on all points, more is still required. The comprehensive evaluauon of the EPI which will take place in 1985-1986 will provide an important opportunity for acquainting Member Slates with global pro gramme progress, and for seeking their concerted renewed commitment for achieving the 1990 goal in the light o f that progress. Since its creation in 1974, the EPI has become firmly established as a high priority o f Member States which are working in broad based collaboration with WHO, UNICEF, UNDP, bilateral and multilateral donors, non-govemmental organizations and con cerned individuals. WHO should actively encourage the involve ment of other collaborators and should in particular continue to strengthen its working partnership with UNICEF in this and other primary health care initiatives. WHO should continue to support Member States by serving as a resource for technical cooperation, including advice on the management of immunization services and the training o f national staff, and by offering its collaboration in the evaluation of national immunization programmes. 1See No. 33, 1982. pp. 249-250.
Dans le rapport qu’il a soumis à l’Assemblée mondiale de la Santé en 1982,1le Directeur général a résumé les principaux problèmes qui com promettent le succès des efforts déployés pour parvenir à l’objectif fixé par l’OMS — à savoir réduire la morbidité et la mortalité en vaccinant tous les enfants du monde d'ici 1990. Le programme d’action en cinq points alors adopté reste un guide valable pour les pays et pour l’OMS qui travaillent en commun à la solution de ces problèmes. Si les rapports régionaux et mondiaux font état de certains progrès sur tous les points, il y a encore à feire. L’évaluation exhaustive du PEV qui aura lieu en 19851986 sera une bonne occasion d’informer les Etats Membres sur l’état d’avancement du programme mondial et, compte tenu des résultats, de leur demander un nouvel effort concerté pour parvenir à l’objectif fixé pour 1990. Depuis sa création en 1974, le PEV s’est affirmé comme une action hautement prioritaire des Etats Membres, qui travaillent sur la base d’une large collaboration avec TOMS, le FISE/UNICEF, le PNUD, des orga nismes d’aide bilatérale et multilatérale, des organisations non gouver nementales et les personnes concernées. L’OMS devrait vivement encou rager la participation d’autres collaborateurs et, en particulier, continuer de renforcer son association avec le FISE/UNICEF dans cette initiative et dans d’autres au niveau des soins de santé primaires. L’OMS doit pour suivre son soutien aux Etats Membres en animant la coopération tech nique, c’est-à-dire, notamment en donnant des avis sur la gestion des services de vaccination et la formation de personnel national, et en offrant sa collaboration pour l’évaluation des programmes nationaux de vacci nation. 1 Voir N° 33,1982, pp. 249-250
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QOteS ^niaiiwd U thiA OUmbCf :
Informations épidémiologique» contenues d u » ce numéro:
Expanded Programme on Immunization, Influenza Sur veillance, M icrocomputers and Infection Control, Sexually Transmitted D iseases. List o f N ewly Infected Areas, p. 92.
Programme élargi de vaccination, micro-informatique et lutte contre les infections, surveillance de la grippe, surveillance des Mflifliiipg g transmission sexuelle. Liste des zones nouvellement infectées, p. 92.
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National initiatives in adapting global immunization guidelines to the particular needs o f an area are to be encouraged. Experi mentation with innovative strategies to increase vaccine delivery may serve as the basts for significant operational changes provided the following general criteria are met: epidemiological relevance, technical validity, adequate monitoring and proper evaluation.
Il faut encourager les initiatives nauonales visant à adapter les direc tives mondiales en matière de vaccination aux besoins propres à telle ou telle région. L’expérimentation de stratégies novatrices destinées à amé liorer la vaccination peut constituer la base d’importantes modifications opérationnelles, pour autant que certains critères soient réunis: perti nence épidémiologique, validité technique, surveillance adéquate et éva luation correcte. Surveillance des maladies: aperçu général Le PEV a pour objet la prévention des maladies cibles et non pas seulement l’administration de vaccins. Outre qu'il s’efforce d’élaigir la couverture vaccinale, il doit assurer le renforcement des systèmes de surveillance pour, a) faire prendre conscience, aux niveaux de la collec tivité, du district, de la région et du pays, de l’ampleur du problème de santé que posent les maladies cibles, b) adapter sans cesse les stratégies de vaccination de façon à atteindre les groupes les plus exposés et c) réduire au minimum l’mcidence des maladies cibles. La mise en place de sys tèmes de surveillance constitue une priorité dans l’organisation de ser vices efficaces de soins de santé primaires. La surveillance des maladies sous ses diverses formes doit servir, à tous les niveaux gestionnaires, à contrôler la bonne exécution desprogrammes_ de vaccination et à en mesurer l’im pact L’objet de cette surveillance et de cette évaluation est d’améliorer le programme, et les actions visant à analyser et résoudre les problèmes repérés sont un élément indispensable de la surveillance. Les systèmes de surveillance devront être suffisamment bien implantés d’ici 1988, au plus tard, pour que l’on puisse fixer des objectifs appropriés en matière de réduction de la morhidité dans tous les pays pour 1990 et au-delà. La priorité N° 1 devrait aller à la création ou au renforcement de systèmes de surveillance des cas de rougeole et de poliomyélite et des décès par tétanos du nouveau-né. Niveaux mondial et régional Pour accroître son appui aux programmes nationaux en matière de surveillance des maladies, le PEV mondial, en collaboration avec les Bureaux régionaux, devrait; • mettre au point et diffuser des définitions de cas types pour les maladies cibles du PEV; • mettre au point et diffuser des formulaires et directives types en vue d’étudier et de circonscrire les foyers de maladies; • renforcer, dans les matériels types mis au point pour l’examen et l’éva luation des programmes nationaux, les éléments relatifs à la surveil lance des maladies; • appuyer les efforts nationaux de recherche et de développement en vue d’améliorer et d’appliquer les systèmes de surveillance, notamment les techniques d’enquête par sondage et les systèmes d’alarme; • continuer d’appuyer le développement et la diffusion des matériels utilisables pour le dépistage des maladies; • renforcer ce qui, dans les matériels de formation à la gestion du PEV, a trait à la surveillance des maladies sur la base des expériences natio nales; • aider à développer ou renforcer les systèmes nationaux de notification des maladies susceptibles d’une prévention par vaccination en encou rageant les mesures suivantes: — les 6 maladies cibles seront soumises à notification, — la notification se limitera aux maladies contre lesquelles des interven tions sont possibles, — dans la notification des cas de tétanos, on précisera s’ils sont survenus ou non chez des nouveau-nés; • mettre au point des mécanismes plus efficaces de surveillance de la coqueluche et de la diphtérie; • trouver des moyens pratiques de mesurer l’impact de la vaccination BCG sur la fréquence de la tuberculose chez l’enfant; Niveau national Au niveau national, l’OMS devrait inciter à prendre les mesures néces saires pour: • que les personnels de tous niveaux soient désignés, formés et affectés à des tâches de renforcement des activités de surveillance liées au pro gramme; • mettre en place des procédures de surveillance des maladif* cibles; • évaluer l'importance pour la santé publique des maladies cibles dans les pays ou zones où l’on ne vaccine pas conue ces maladies, • organiser les enquêtes afin d’évaluer l’incidence du tétanos du nou veau-né ainsi que les taux de mortalité néonatale dans les pays ou zones où l’on manque de renseignements précis;
Disease Surveillance: General Overview The EPI is concerned with the prevention o f the target diseases, not merely with the administration o f vaccine. In addition to working towards increases m immunization coverage, the EPI must assure the strengthening o f surveillance systems so that (a) the magnitude o f the health problem represented by the target diseases is known at community, district, regional and national levels, (b) immunization strategies are continuously adapted in order to reach groups at highest nsk, and (c) the target diseases are reduced to a minimum. The development o f surveillance systems is one o f the priorities in the development o f effective primary health care services. Disease surveillance in its various forms should be used at all management levels for monitoring immunization programme per formance and for measuring programme impact. The purpose of such monitoring and evaluation is to improve the programme. Action to investigate and solve the problems identified is an essential part of the surveillance process. Surveillance systems must be sufficiently advanced by 1988 at the latest so that appropriate disease reduction targets can be established in all countries for 1990 and beyond. First priority should be given to establishing or strengthening existing surveil lance systems pertaining to cases of measles and poliomyelitis and to deaths from neonatal tetanus. Global and Regional Levels In strengthening its support to national programmes in the area of disease surveillance, the global EPI, in collaboration with the Regional Offices, should: • develop and disseminate prototype case definitions for the EPI target diseases; • develop and disseminate prototype forms and guidelines for investigation and control of disease outbreaks; • strengthen the elements pertaining to disease surveillance in prototype materials developed for use in reviews and evalua tions of nauonal programmes; • support national research and development efforts concerning the further improvement and application of surveillance sys tems, including sample survey techniques, and sentinel surveil lance systems; • continue to support the further development and dissemination of disease recognition materials; • strengthen elements o f EPI management training materials per taining to disease surveillance on the basis of national expe riences; • help to develop or strengthen national disease reporting systems with regard to diseases preventable by immunization by urging that: — all 6 target diseases be designated as notifiable conditions, — notification be limited to those disease condiuons for which interventions are practicable, — the reporting of tetanus distinguish between neonatal and nonneonatal tetanus; • develop more effective mechanisms for surveillance o f pertussis and diphtheria; • develop practical means o f measuring the impact o f BCG immunization on the occurrence o f tuberculosis in children; National Level A t the national level, WHO should encourage actions necessary to: • ensure that at all levels staff are identified, trained and assigned responsibility to strengthen programme-related surveillance activities; • establish procedures for surveillance of target diseases; • assess the public health importance o f target diseases in coun tries or areas where immunization against these diseases is not practised; • conduct surveys to assess the incidence of neonatal tetanus, as well as neonatal mortality rates, in countries or areas where accurate information is lacking;
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• develop a policy o f investigating and controlling outbreaks of vaccine-preventable diseases; • ensure that surveillance data are analyzed and interpreted and the findings acted upon at the peripheral level as well as at.each higher level o f programme management; » assess and help to improve national routine disease reporting systems. Poliomyelitis lam eness Surveys The results of more than 100 lameness surveys carried out in 25 developing countries confirm that paralytic poliomyelitis consti tutes an important public health problem in any area in which the disease is endemic. Lameness surveys have been useful in the past to establish this fact, but are generally no longer required. In most programmes, initial emphasis should be placed on the development o f sentinel surveillance sites to monitor disease inci dence trends. If these trends suggest that a significant reduction in incidence has occurred, the desirability and feasibility o f further documenting this reduction by conducting a lameness survey may then be considered. Prevention of Neonatal Tetanus Some progress has been achieved in acting on the recommen dations made at the meeting on the prevention of neonatal tetanus held in Lahore m 1982.1 Intensification of activities is required, however, particularly in the following areas: • Additional surveys are required to assess the incidence o f neo natal tetanus, since large geographical areas remain without any data: this should be remedied before the end o f 1985. • Active neonatal tetanus control programmes should be launched in selected countries o f each region utilizing the two pronged attack of improved maternity care and immunization. Results of progress should be made available by the end of 1986. • The objective of tetanus toxoid immunization o f women is to ensure that no woman delivers a baby who is not protected against neonatal tetanus. This requires that emphasis be placed on immu nizing future mothers, whether or not pregnant, whenever they come in contact with the health services. It is recommended that strategies and tactics to achieve this should be innovative and adapted to the circumstances o f the particular country or society. • Increased cooperation and coordination is required from those responsible for both EPI and Maternal and Child Health (MCH) programmes at country, regional and global levels. The control of neonatal tetanus is a problem for the health services as a whole, and preventive actions should not be restricted within any single administrative entity. It is suggested that a resolution confirming and consolidating the commitment to control neonatal tetanus as a part o f the health for all strategy should be presented, possibly in 1985, for considera tion by the World Health Assembly. Diphtheria In many developing countries, the surveillance and control of diphtheria needs to be improved. Cases diagnosed in hospitals need to be reported to the preventive services. Control efforts should emphasize investigations of cases and outbreaks and, par ticularly in urban areas, increasing immunization coverage. To enhance diagnostic capabilities, advantage should be taken of newly developed transport media which can overcome many of the difficulties entailed in transporting specimens from clinically suspected cases to laboratories capable o f isolating Corynebacterium diphtheriae. The epidemiology of diphtheria needs to be better understood. It is not clear, for example, how diphtheria incidence, its modes of transmission and the extent o f immunity conferred by the cuta neous form of the disease are influenced by climate, urban versus rural environment and socioeconomic status. Member States should report the findings from their surveillance and control activities to help clarify these issues. While overall diphtheria morbidity and mortality rates are an indicator of programme impact, age-specific morbidity rates may be more sensitive, and may be particularly useful in detecting the early impact o f immunization programmes. The occurrence and extent of outbreaks may also be a useful indicator. 1 Sec No. 18. 1982, pp 137-142
• mettre en place une politique d’étude el de maîtrise des maladies évi tables par la vaccinauon, • veiller à ce que les données de la surveillance soient analysées et inter prétées et que l’on tire parti des résultats pour prendre des mesures au niveau périphérique et à chaque échelon hiérarchique de l’administra tion du programme; • évaluer les mécanismes nationaux de notification systématique des maladies et contribuer à leur amélioration. Enquêtes sur les séquelles paralytiques de la poliomyélite Les résultats de plus de 100 enquêtes sur les séquelles paralytiques menées dans 25 pays en développement confirment que la paralysie infantile est un problème de santé publique important dans toutes les zones où la maladie est endémique. Ce type d’enquête, autrefois utile pour établir ce fait, n’est dans l’ensemble plus nécessaire aujourd’h u i Dans la plupart des programmes, il importe de commencer par mettre en place des postes d’alarmed’oùl’on suivrait les tendances de l’incidence de la maladie. Si ces tendances donnent à penser qu’il y a eu réduction significative de l’incidence, on pourrait voir s’il est opportun et possible, en pratique, de mieux documenter le phénomène en procédant à une enquête sur les séquelles paralytiques. Prévention du tétanos du nouveau-né Des progrès ont été faits dans la mise en œuvre des recommandations formulées à Lahore, en 1982, par les participants à la réunion sur la prévention du tétanos du nouveau-né.1 Pourtant, les activités doivent être intensifiées; en particulier: • Il faut faire d’autres enquêtes pour évaluer l’incidence du tétanos du nouveau-né car il y a de vastes zones géographiques pour lesquelles on ne possède aucune donnée: il faudrait remédier à ce problème d’ici la fin de 1985. • Il faudrait lancer des programmes intensifs de lutte contre le tétanos du nouveau-né dans certains pays de chaque région en ayant recours à la stratégie biaxiale comportant amélioration des soins maternels et vacci nation. Les résultats obtenus devraient être communiqués d’ici la fin de 1986. • Le but de la vaccination des femmes par l’anatoxine tétanique est de faire en sorte qu’aucune femme ne donne naissance à un enfant qui ne soit pas protégé contre le tétanos néonatal. Il faut pour cela insister sur la vaccination des futures mères, qu’elles soient enceintes ou non, chaque fois qu’elles sont en rapport avec les services de santé. Les stratégies et tactiques à adopter devront être novatrices et adaptées aux conditions propres au pays ou à la société en question. • La collaboration et la coordination doivent s’intensifier entre les res ponsables des programmes PEV et soins maternels et infantiles (SMI) aux niveaux national, régional et mondial. La lutte contre le tétanos du nou veau-né concerne l’ensemble des services de santé, et les actions préven tives ne doivent pas être l’apanage d’une seule entité administrative. Peut-être une résolution confirmant et renforçant l’attachement à la lutte contre le tétanos du nouveau-né dans le cadre de la stratégie de la santé pour tous pourrait-elle être soumise à l’Assemblée mondiale de la Santé, éventuellement en 1985. Diphtérie Dans de nombreux pays en développement, il faut améliorer la sur veillance de la diphtérie et les moyens de lutte contre cette maladie. Les cas diagnostiqués à l’hôpital doivent être signalés aux services de pré vention. L’effort de lutte devrait privilégier les enquêtes sur les cas et les flambées et, particulièrement en milieu urbain, l’élargissement de la couverture vaccinale. Pour renforcer les capacités en matière de dia gnostic, il faudrait avoir recours aux milieux de transport nouvellement mis au point qui permettent de surmonter bon nombre de problèmes posés par l’acheminement des échantillons prélevés sur des cas clinique ment suspects jusqu’aux laboratoires capables d’isoler Corynebacterium diphtheriae. Il est indispensable de mieux connaître l’épidémiologie de la diphtérie. Ainsi, on ne sait pas exactement comment l’incidence de la diphtérie, ses modes de transmission et l’importance de l’immunité conférée par la forme cutanée de la maladie sont influencés par le climat, par l’environ nement (urbain ou rural) et par la situation socio-économique. Les Etats Membres devraient communiquer les résultats de leurs activités de sur veillance et de lutte pour aider à élucider ces problèmes. Les taux de morbidité et de mortalité par diphtérie sont certes un indicateur de l’impact des programmes, mais les taux de morbidité par âge pourraient se révéler plus sensibles encore et être particuliérement utiles pour apprécier les premiers effets des programmes de vaccination. La fréquence des flambées et leur ampleur peuvent également être des indicateurs utiles. » Voir N* 18, 1982. pp. 137-142.
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EPI in tbe W estern Pacific Région
Le PEV dans la Région du Pacifique occidental
The Regional Director’s invitation to hold the meeting in Manila provided the Group with the opportunity to undertake an extensive review of immunization activities throughout the Region. Among WHO Regions, that of the Western Pacific is unique in providing a spectrum that includes the largest and small est o f WHO’s Member States, highly industrialized countries as well as those among the least developed, in addition to broad climatic variations, and widely varying levels of health structure development Thus all aspects o f progress and problems in the global programme are reflected at least somewhere in the Region, and most o f the findings and recommendations are generally valid beyond the regional boundaries. , Since its inception in 1976, the EPI has made considerable pro gress. All countries and areas have immunization services deliv ering DPT and polio vaccines while BCG and measles vaccines are widely used, although not in every programme. Country reports conveyed a feeling of optimism that the EPI goal will be achieved by the year 1990. These reports underlined the need to keep programme approaches flexible, taking into account the cultural, behavioural and socioeconomic characteris tics of both the populations and the health workers serving them. Special attention is drawn to the following: • Several countries/areas in the Region have not yet produced national plans for immunization services setting clear programme objectives, targets and strategies. It is recommended that further efforts be made to develop such plans in all the countries/areas in the Region and that in this process, emphasis be placed on tbe integration of immunization with other services directed to mothers and children. • Not all national immunization programmes have yet included measles vaccine in their recommended schedule. Considering that the benefit of this immunization far offsets its cost, it should be made available to all children in the Region as soon as pos sible. • Since 1976, training has been a major factor in the development of the programme in the Region. Impetus has been given to the planning and implementation of national immunization pro grammes through the holding of many ad hoc training courses. Emphasis should now be placed on the development o f national training materials and their inclusion in the curricula of national educational institutions. Health personnel, particularly those working at the community level, should continue to receive EPI training in conjunction with training for other health care services. Efforts should also be made to develop methods o f evaluating training in terms of its quality and impact on programme opera tions and results. • Health education and promotional material based on specific national conditions should be developed by national institutes involved in the immunization programme. • The existing surveillance mechanisms, while capable in most instances of signalling unusual incidence patterns, do not always trigger organizational and operational actions to initiate specific control measures when necessary. The need for prompt response and corrective action, based on surveillance findings, cannot be overemphasized. Timeliness o f periodic notifications and rapid feedback from the centre to the periphery will contribute signifi cantly to the motivation of staff and the improvement of data flow. • Alternative or complementary surveillance mechanisms such as sentinel network or specific surveys, have been applied in certain countries of the Region (for example, surveys on poliomyelitis lameness, measles and neonatal tetanus in the Philippines). The feasibility of such activities in other countries of the Region should be carefully studied and in this context, specially designed surveil lance schemes, like the one in Papua New Guinea, could provide further insight. Since the value o f sentinel networks and surveys has been proven in the assessment o f programme impact, particu larly forcertain diseases such as poliomyelitis, measles and neonatal tetanus, theintroductionofthesesystemsshouldbeaccelerated so as to enable the close monitoring o f national programmes • Vaccines produced in the Region do not, in all cases, meet international standards : high priority should be given to upgrading thequalnyofthesevaccines. Vaccineprocurementdoesnotpresenta majorproblem.butthevariationsinpackagingoftencauseconfusion among the health staff, and international vaccine manufacturers shouldbeurgedtostandardizethelabellingandpackagingofvaccines used in the programme.
L’organisation de la réunion à Manille, sur l’invitation du Directeur régional, a donné au groupe l’occasion de faire un bilan d’ensemble des activités de vaccination dans la Région. De toutes les Régions de l’OMS, celle du Pacifique occidental est la seule à présenter un éventail aussi vaste puisqu'on y trouve les plus petits comme les plus grands Etats Membres de l’OMS, des pays très industrialisés comme des pays parmi les moms développés, outre d’importantes variations climatiques et une très grande diversité dans le développement de l’infrastructure sanitaire. Ainsi donc, tous les aspects — positifs et négatifs — du programme mondial se retrouvent en un endroit ou un autre de la Région, de sorte que la plupart des conclusions et recommandations sont valables au-delà des frontières régionales. Depuis sa création en 1976, le PEV a fait des progrès considérables. Tous les pays et zones possèdent des services de vaccination qui admi nistrent le vaccin PT C et le vaccinantipoUpmyéhtique; les vaccins BCG et antirougeoleux, s’ils ne sont pas utilisés dans tous les programmes, sont néanmoins largement administrés. Les rapports nationaux ont fait montre d’un certain optimisme, en estimant que le PEV atteindrait son but d’ici 1990. Ils ont souligné la nécessité de conserver aux approches programmatiques toute leur sou plesse, pour tenir compte des caractéristiques culturelles, psychologiques et socio-économiques de la population et des agents de santé qui lui assurent des services. L’attention est spécialement appelée sur les points suivants: • Plusieurs pays/zones de la Région n’ont pas encore établi pour leurs services de vaccination des plans nationaux fixant des objectifs, buts et stratégies programmatiques clairs. Il est recommandé d’intensifier les efforts pour élaborer ces plans dans les pays/zones de la Région et d’insister, ce faisant, sur l’intégration de la vaccination dans l’activité d’autres services s’occupant des mères et des enfants. • Les programmes nationaux de vaccination n’ont pas encore tous inclus la vaccination antirougeoleuse dans le calendrier qu’ils recommandent Etant donné que les avantages de cette vaccination justifient amplement son coût, elle devrait être pratiquée sur tous les enfants de la Région le plus tôt possible. • Depuis 1976, la formation est unélémentmajeurdudéveloppementdu programme dans la Région. L’organisation de nombreux cours spéciaux de formation a donné un élan certain à la planification et à la mise en œuvre des programmes nationaux de vaccination. U faut maintenant privilégier la mise au point de matériels pédagogiques nationaux et leur inclusion dans les programmes des établissements d’enseignement natio naux. Les agents de santé, notamment ceux qui travaillent au niveau communautaire, doivent continuer à recevoir une formation axée sur le PEV en même temps qu’ils sont formés pour d’autres services de santé. Il faut également s’employer à mettre au point des méthodes pour évaluer la qualité de la formation et son impact sur les opérations et les résultats des programmes. • Ce sont les instituts nationaux participant au programme de vaccina tion qui doivent mettre au point les matériels d’éducation et d’animation sanitaires compte tenu des spécificités nationales. • Les mécanismes actuels de surveillance, s’ils peuvent dans la plupart des cas signaler toute tendance inhabituelle, du point de vue de l'inci dence, ne déclenchent cependant pas toujours, au niveau de l’oiganisation et des opérations, les actions permettant de prendre les mesures spécifiques de lutte qui s’imposent La nécessité de réagir rapidement et de redresser la situation à partir des résultats de la surveillance ne saurait être surestimée. Une notification régulière en temps voulu et une rétroinformation rapide du centre à la périphérie aideront beaucoup à motiver le personnel et à améliorer la circulation des données. • Des mécanismes de surveillance nouveaux ou complémentaires tels que des réseaux d’alarmes ou des enquêtes spécifiquesont été mis en place dans certains pays de la Région (par exemple, enquêtes sur les séquelles çarglytiques de la poliomyélite, sur la rougeole et le tétanos du nouveau-né aux Philippines). Il fa udraitétudier la possibilitéd’entreprendredes activités du même genre dans d’autres pay s de la Région ; à ce propos, des systèmes de surveillance spécialement conçus, comme celui qui existe en PapouasieNouvelle-Guinée, pourraient s’avérer précieux. Puisque les réseaux d’alarmeet les enquêtes ont fait la preuve de leur utilité dans l’évaluation de l’impact des programmes, notamment pour certaines maladies comme la poliomyélite,larougeoleetletétanosdunouveau-né.ilfàudraitaccélérerleur adoption pour pouvoir suivre de près les programmes nationaux. • LesvaccinsproduitsdanslaRégionnerépondentpastoujoursauxnormes internationales: il faudrait de toute urgence en améliorer la qualité. Se procurer des vaccins n’est pas un problème majeur, mais les différences de conditionnement sont souvent une sourcede confusion pour le personnel de santé; c’est pourquoi il faudrait vivement inviter les fabricants interna tionaux de vaccins à normaliser l’étiquetage et le conditionnement des vaccins utilisés pour le programme.
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• An effectively functioning cold chaut contributes enormously to thesuccessoftheprogramme.Atpresentcoldchaineqiupmentisoften imported from outside the Region at high cost Regional sources of cold chain equipment should be utilized by raid-1985. • Manycountries/areasintheRegioncontinuetodependonbilateral and multilateral agencies for the financing o f a part of their pro grammes, in particular through donation o f vaccines. The priority given to immunization by ministries o f health should be translated into financial terms by the allocation of increased resources to this programme. It is recommended that governments gradually phase out their dependence on external agencies in meeting the costoftbeir vaccines, and cover this cost under national budgets. • Theprogrammereviews which have been conducted todate reveal a need to adopt a flexible approach in developing methodologies for these reviews. Furthermore, while recognizing the merit ofassessing EPIinthecontextofMCHservices, reviewsshould be narrowenough in scope so thatpractical recommendations may be formulated. EPI programme reviews provide a methodology that health ministries could adapt and use in reviewing other health programmes.
• Unebonnechaînedefroidestdétenninantepourlesuccèsduprogramme. Al’heureactueUeJematérieldelachaînedefroidestsouvenumportéàgrands fiais de pays extérieursà la Région. D’ici la mi-1985, il faudrait utiliser des sources régionales pour se procurer cet équipement. • De nombreux pays/zones de la Région continuent de dépendre des orgamsmesd’aidebiiatérale/multilatéralepourlefinancementd’unepanie deleursprogrammes, notammentsousformededonsde vaccins. Laprionté donnée à la vaccination par les ministères de la santé devrait se traduire en termes financiers parl’affectation de créditsplusimportantsauprogramme. Il serait bon que les gouvernements cessent peu à peu de dépendre d’orgamsmesextérieurs pour financer leurapprovisionnement en vaccins, qui devrait être pris en charge par le budget national. • Les réexamens de programme effectués jusqu’ici montrent la nécessité d*adopteruneméthodologiesouplepourcegenred’exercice.D’autrepart,s’il n’est pas question de nier l’utilité d’une évaluation du PEV dans le contexte des servicesdeSMI,ilfaudraitlimiterquelquepeulechampdesréexamens pour que des recommandations pratiques puissent être formulées. La méthodologieutiliséepourlesbilansdeprogrammesdevaccinationpounait être adaptée par les ministères de la santéenvued’uneapplicationàd’autres programmes.