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Rapport de la dix-neuvième session du groupe écologique : Odienné, 4-6 février 1998

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WORLD HEALTH ORGANIZATION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFzuCA PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFzuQUE DE L'OUEST COMITE CONSULTATIF D'EXPERTS Dix-neuvième session Ouagadougou. l-5 juin 1998 OCPÆAC19.I ORIGINAL: FRANCAIS RAPPORT DE LA DIX.NEUVIEME SESSION DU GROUPE ECOLOGIQUE Odienné. 4-6 février 1998 Table des matières RESUME DES RECOMMANDATIONS . . A. INTRODUCTION ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR Pages 2 J 5 5 8 B. C. D. E. F. 5 SUITE DONNEE AUX RECOMMANDATIONS DE LA DIX-HUITIEME SESSION DU GROUPE ECOLOGIQUE REVUE GENERALE DES ACTIVITES DE VCU LES ACTIVITES DE SURVEILLANCE AQUATIQUE LE COMITE ECOLOGIQUE SUR LES ZONES LIBEREES DE L'ONCHOCERCOSE DANS L'AIRE DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRTQUE DE L',OUEST (OCP) 13 PROGRAMME DE TRAVAIL POUR 1998/1999 . t6 ARRANGEMENTS POUR LA PROCHAINE SESSION t7 I. LECTURE ET APPROBATION DU RAPPORT t7 J. CLOTURE DE LA SESSION t7 Annexe I : Liste des participants 18 Annexe 2 : Liste des documents t9 G H Annexe 3 : Programme de travail pour 1998/1999 20 12 .| -L- RESUME DES RECOMMANDATIONS Le résumé des recommandations du Groupe écologique est présenté ci-dessous Etude de la recolonisation des cours d'eau après arrêt des traitements larvicides Mise en place d'une équipe nationale de surveillance des invertébrés aquatiques non-cibles en Côte d'Ivoire (para. 5l). Poursuite de la surveillance de I'entomofaune sur la Maraoué et échantillonnage ponctuel de l'entomofaune sur la Léraba et la Volta Rouge en vue de l'évaluation du potentiel de recolonisation de ces cours d'eau qui ne sont plus traités (para. 52). Sélection de cours d'eau pour la réalisation d'études ponctuelles de la qualité de la faune entomique non-cible (para. 53). Formation et études complémentaires Mise en place de la technique d'évaluation de la qualité de l'habitat après initiation des hydrobiologistes (para. 54). Survei I lance aquatique Arrêt de la surveillance hydrobiologique en Sierra Leone du fait que les données collectées soient fragmentaires et que l'insécurité y soit permanente (para. 56). Valorisation des activités et des résultats de la surveillance aquatique Analyse de f impact de I'utilisation de la perméthrine en Guinée et publication des résultats dans un journal scientifique (para. 57 et 68). Publication de deux documents (invertébrés et poissons) sur les 20 années de surveillance aquatique et d'un document sur les effets de l'étofenprox sur la faune non-cible (para. 58 et 68). Mise à disposition des hydrobiologistes de données hydrologiques complètes pour une analyse plus complète des données de la surveillance aquatique (para. 59h). Etudier la faisabilité de la mise à disposition de moyens pour la rédaction d'un document de synthèse (sous fomre de livre) sur les activités de surveillance et d'évaluation des larvicides entreprises sous l'égide du Groupe écologique (para. 61). 10 Participation d'ichtyologistes à la conférence intemationale sur "les poissons africains et les pêcheries: Diversité et Utilisation", qui aura lieu en septembre 1998 en Afrique du Sud (para. 6e). Participation d'un membre du personnel OCP au symposium sur les systèmes d'information environnementale qui se tiendra à Cotonou, Bénin (para. 69). J 4 5 6 7 8 9 l1 JA. INTRODUCTION l. Le Groupe écologique a tenu sa dix-neuvième session à Odienné , Côte d'Ivoire, du 4 au 6 février 1998, sous la présidence du Professeur Davide Calamari et en présence de tous ses membres. Le Dr (Mme) A. Reenberg, expeft associé, a également particité aux travaux. La liste des participants et celle des documents de travail figurent en annexes I et2. Séance d'ouverture 2. En l'absence du Préfet de la région d'Odienné empêché, c'est le Secrétaire général de la préfecture, M. Zamélé Kouassi Jean-Baptiste et Ie Directeur régional de la Santé, Dr Idrissa Diomandé qui ont rehaussé de leur présence la cérémonie d'ouverture de la réunion du Groupe écologique intervenue le 4 fevrier 1998 à l'occasion de la réunion conjointe du Groupe écologique et des hydrobiologistes. 3. Prenant en premier la parole, le Dr J.M. Hougard, Chef de l'Unité antivectorielle (VCU), a tenu à excuser le Directeur qui avait souhaité participer, comme en 1997, aux travaux du Groupe écologique. Il a fait ressortir ensuite les principales raisons du choix d'Odienné pour cette session du Groupe écologique (chefferie de la zone Ouest du Programme; proximité de cours d'eau traités qui avaient été visités par le Groupe en 1986). Avant de présenter au nom du Directeur du Programme, en son nom personnel et aux noms de tous ses collaborateurs ses voeux les meilleurs pour 1998 aux autorités nationales présentes, aux membres du Groupe écologique et aux hydrobiologistes, le Dr Hougard a fait le point des principales conclusions de la réunion du Comité conjoint du Programme (CCP) qui s'est tenue à Liverpool (Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) du 1 au 3 décembre 1997. 4. M. Zamélé a surtout remercié, au nom du Préfet de Région, tous les acteurs du Programme pour les résultats enregistrés dans la lutte contre la cécité des rivières. Il a reconnu le caractère délicat de la mission du Programme qui devait redonner la santé aux populations par la lutte larvicide contre les stades aquatiques du vecteur tout en préservant l'environnement aquatique. Selon M. Jean- Baptiste Zarnélé,le Programme mérite également les felicitations et la reconnaissance des populations et des autorités pour l'attention qu'il a porté à ces deux aspects importants d'un développement harmonieux et durable. 5. Enfin, le Professeur Calamari a fait un tour d'horizon des missions successives qui ont été assignées au Groupe écologique depuis sa création avant même le début du Programme (mise en place de politiques, protocoles et structures de surveillance; sélection de nouveaux larvicides avec une évaluation écotoxicologique de ceux-ci; implication plus poussée dans des études de type "études d'impacts environnementaux"). Il a ensuite déclaré ouverte la 19è session du Groupe écologique. 6. Le film "Eyes of Hope", "Les yeux de l'espoir", une co-production ORSTOM-OMS/OCP qui est en cours de finalisation, a ensuite été présenté en avant première à la grande satisfaction des participants. -4 Réunion conjointe Groupe écologique/hydrobiologistes 7 . Un résumé des principales conclusions et recommandations de la réunion des hydrobiologistes (cf. point E du rapport) a été porté à [a connaissance des participants. Des sujets tels que le potentiel de recolonisation des cours d'eau après l'arrêt des traitements larvicides, les raisons de certaines fluctuations des captures de poissons (prises par unité d'efforts) pendant que la richesse taxinomique et le coefficient de condition des principales espèces restent stables ont été débattus. 8. Les Drs G. Crosa et E.K. Abban ont fait le point des travaux en cours depuis 1996 sur les données de 20 années de surveillance aquatique. La notion d'empreinte de certains insecticides sur la faune entomique de même que l'importance de facteurs tels que l'hydrologie (la durée et l'importance de la crue surtout) sur le recrutement et les peuplements de poissons ont été discutées. 9. Des exposés informatifs ont ensuite été faits par des membres du Groupe écologique à l'attention des hydrobiologistes. Ainsi, le Professeur V.H. Resh a introduit la notion d'étude de la qualité de l'habitat aux sites de surveillance. Dans la mesure ou la situation biologique des cours d'eau résulte de la qualité des eaux et de l'habitat, une évaluation de ce dernier devrait être une composante de l'analyse des changements à long terme ; ceci est particulièrement important lorsque la situation biologique reste peu satisfaisante malgré un arrêt des traitements larvicides. 10. Le Professeur D. Colman a expliqué les principes d'évaluation des coûts-bénéfices sur la base d'analyses hypothétiques des retombées économiques des décisions du Groupe écologique de 1974 à 1998. Les coûts de Ia surveillance, des réunions, de la recherche et les coûts additionnels de l'utilisation de certains insecticides ont été pris en compte. Les bénéfices sont supposés augmenter, particulièrement avec les captures additionnelles de poissons liées à l'amélioration de la stratégie d'utilisation des larvicides. Les données utilisées donnent un taux de bénéfice interne (TBI) de l3Yo. Cette étude sera poursuivie et approfondie en collaboration avec les autres membres du Groupe écologique et les hydrobiologistes dans le but d'élaborer un document qui sera discuté à la prochaine session du Groupe écologique. 11. Dans sa présentation sur les changements dans l'utilisation des sols et leur impact sur l'environnement, le Dr (Mme) A. Reenberg a fait ressortir l'importance d'une bonne gestion des sols, des forêts et des eaux mis à la disposition de l'agriculture du fait du succès de la lutte contre l'onchocercose. Elle a également montré le rôle important que pourrait jouer la télédétection et l'application des techniques des SIG (Systèmes d'Information Géographiques) dans la compréhension et la gestion des ressources naturelles. Les aspects culturels et socio-économiques doivent être sérieusement pris en compte. 12. Quant à Dr (Mme) S. Leloup, elle a présenté la liste des projets environnementaux en cours de f,rnalisation dans les pays du Programme par Ia Banque mondiale. Elle a également informé les participants de l'existence de revues africaines spécialisées de bases de données environnementales. 13. Enfin, le Dr J.M. Hougard a fait une présentation sur la lutte contre la nuisance simulidienne, les moyens de lutte existants, les principaux contextes pour la mise en place d'une telle lutte de même que les principaux et potentiels acteurs dans la lutte contre la nuisance simulidienne. Les réflexions sur la lutte contre la nuisance se poursuivent avec une implication plus forte des nationaux. 5C 14. Les hydrobiologistes ainsi que les membres du Groupe écologique ont apprécié ces exposés informatifs qui sont toujours une excellente opportunité offerte aux hydrobiologistes pour une mise à niveau de leurs connaissances ou pour un élargissement de celles-ci. Des échanges d'informations ont également eu lieu entre les hydrobiologistes anglophones (qui ont participé au séminaire de Maroua (Cameroun) sur les études d'impacts environnementaux) et les membres du Groupe écologique sur I'apport de cette formation dans leurs activités courantes. B. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR 15. L'ordre du jour tel que présenté dans la table des matières du rapport a été adopté. SUIVI DES RECOMMANDATIONS DE LA 18e SESSION DU GROUPE ECOLOGIQUE 16. La plupart des recommandations du Groupe écologique ont été suivi d'effets. Celle adressée au Comité des Agences parrainantes et relative à l'étude environnementale pilote à réaliser sur le Sassandra n'a toutefois pas reçu de réponse. D. REVUE CÉNÉNAIE DES ACTIVITÉS OB VCU 17. Le Chef de l'Unité de lutte antivectorielle (VCU) a fait dans un premier temps un bilan de la phase IV au niveau de ses principales rubriques (larvicides, heures de vol, personnel) avant de faire le point des activités et des faits importants de I'année écoulée marquée essentiellement par : - la mise en évidence d'une formulation apparemment plus performante du.B.r. H-14 en provenance de la firme "Thermo Trilogy Company". l'arrêt des traitements larvicides sur la basse Volta noire fianvier 1997),la Kankélaba et Ia Marahoué (uin 1997) ; Ie maintien de la suspension des traitements larvicides en Sierra Leone à l'exception de quelques semaines au premier semestre 1997 (mars et avril). la fin du contrat d'exclusivité avec Ia firme ABBOTT (fournisseur actuel de B.t. H-14). la mise en application de la technique de broyat de simulies : technique de détection précoce de l'infectionchezla simulie et non chez l'homme. Elle est peu coûteuse et simple, donc utilisable par les Pays participants pour la surveillance de la recrudescence. la poursuite des activités de recherche du laboratoire ADN de Bouaké avec une utilisation des outils et techniques déjà disponibles qui sont la sonde ADN génomique et l'hétéroduplex pour identifier le vecteur, et les outils en voie de validation comme ceux des micro-satellites. - la poursuite de la stratégie de rotation des insecticides en fonction de leur efficacité, de leur coût ou encore de leur toxicité. - l'intensification des efforts en vue de comprendre et maîtriser au mieux les foyers à problèmes décelés tout comme les foyers potentiels d'infection onchocerquienne. -6 18. Les résultats entomologiques de la transmission du parasite sont bons dans l'ensemble puisque sur 126 points de capture visités régulièrement, I l9 ont des PAT (Potentiel Annuel de Transmission) inférieurs à 100. Sur les 7 points restants, 5 ont un PAT inférieur à 200. Les deux autres (Titira et Tapoundé) ont un PAT compris entre 200 et 400. 19. Pour atteindre ces résultats, les cours d'eau ont été régulièrement traités avec des insecticides dont l'utilisation a été présentée par les Chefs des services administratifs et techniques des deux zones opérationnelles. 20. En zone Est par exemple, les débits ont été en général plus faibles en 1997 qu'en 1996 àcause des déficits pluviométriques. Les traitements aériens ont été suspendus pendant 6 semaines, de la semaine 10 à la semaine 15, c'est-à-dire du 3 mars au l3 avril. 21. Les traitements ont concerné les bassins de l'Ouémé et du Mono, le Kouffol, le Sio, les affluents du lac Volta (Pru, Bonakye, Char-Wulubong, Asukawkaw, Dayi), les affluents de l'Oti (Kéran, Kara, Mô). 22. Il convient de préciser d'une part que les traitements larvicides ont été suspendus sur la basse Volta noire (au Ghana) au 3l décembre 1996 et d'autre part que le bassin de la Dienkoa (haut Mouhoun au Burkina Faso) est sous traitement larvicide au sol. 23. En raison de la résistance constatée au téméphos sur certains cours d'eau, une stratégie favorable au retour à une sensibilité normale (utilisation maximale de la permétrine en période de hautes eaux, celle de l'étofenprox à la montée des eaux et en période de décrue et utilisation minimale du téméphos) a été mise en place. L'utilisation du téméphos ne doit pas dépasser dans ce cas 3 cycles consécutifs sur le même bief. 24. EnZone Ouest, trois produits ont essentiellement été utilisés sur le Niger au Mali en rotation, à savoir le carbosulfan, la perméthrine et l'étofenprox. Le pyraclofos a été utilisé avec parcimonie pendant 4 cycles à cause de la résistance de niveau intermédiaire des simulies à ce produit. Sur les affluents du Niger (Fié Faya, Dylamba) le téméphos a été très peu utilisé à cause de la résistance des simulies à ce produit. Le B.t. H-14 surtout mais aussi l'étofenprox ont été utilisés selon les débits. 25. En Côte d'Ivoire, le téméphos n'a pas été utilisé sur tous les bassins pour cause de résistance sur le Sassandra et ses affluents, les six autres larvicides disponibles ont été utilisés selon la stratégie habituelle de rotation. Le phoxirne n'a pas été utilisé pour éviter l'apparition d'une résistance croisée sur le bas Bandama. Le téméphos et le pyraclofos n'ont pas été utilisés sur la Comoé pour cause de résistance. 26. En Guinée, le carbosulfan n'a pas été utilisé sur le Sankarani, le Milo, et le Niandan dans le but de suivre l'effet à long terme cle la perméthrine sur la faune non-cible. Le téméphos et le pyraclofos n'ont pas été utilisés sur le Milo depuis la semaine 1l à cause de la baisse de sensibilité des simulies à ces produits. 27. Après la reprise des traitements aériens en Sierra Leone sur le haut Rockel (RK 100, 200, 300 et affluents) et le haut Mongo à la 10è semaine de 1997,les traitements ont été de nouveau suspendus à la 14è semaine. La Kaba et le Kolenté n'ont pas été traités depuis avril 1994. -7 - 28. Les traitements larvicides ont été arrêtés sur la Kankélaba en fin mars 1997 après 20 ans d'épandage aérien de larvicides. Il en est de même de la Marahoué et ses affluents Banoroni et Béré après l8 ans d'épandage aérien de larvicides. Amélioration des formulations de larvicides 29. Les activités menées pour I'amélioration des formulations insecticides s'inscrivent dans le cadre des opérations de recherche opérationnelle à VCU. Ces activités concernent essentiellement le Bacillus thurengiensis H-14 qui est le seul larvicide biologique utilisé par le Programme. Elles se présentent sous deux principaux aspects à savoir: la sélection des formulations commerciales les plus performantes et la recherche sur les souches recombinées de B.r. H-14. 30. Les differentes formulations commerciales soumises à I'OCP (pré-échantillons de Vectobac l2AS essentiellement) sont systématiquement testées en shaker orbital afin d'évaluer leurs niveaux d'efficacité sur les larves de S. damnosum s.l. Ces actions qui permettent de limiter le risque de livraison de lots défectueux sont planifiées en collaboration avec la firme Abbott qui reste la principale compagnie impliquée dans I'approvisionnement du Programme en B.t. H-14. 3 I . L'analyse des résultats obtenus de 1996 à 1998 permet de constater une nette amélioration de la qualité des formulations testées qui répondent de plus en plus aux critères d'effrcacité retenus pour les opérations de lutte antivectorielle du Programme, (CL50 < 90 mg/l/s). 32. En plus des contrôles en shaker orbital, des formulations commerciales de Vectobac 12AS et de Teknar ont été soumises, à une série de tests en rivière sur la Marahoué et le Bandama blanc en juillet et août 1997. Ces traitements expérimentaux ont été effectués à la dose de 0.54 Llm3ls (0.75% de la dose opérationnelle). Ils ont permis de noter qu'à des débits compris entre 30 et 110m3/s., le Teknar a une portée efficace (distance au-delà de laquelle le taux de décrochement des larves âgées n'atteint pas 95Yo) qui est près de deux fois celle du Vectobac l2AS. 33. Des traitements effectués dans les conditions opérationnelles réelles (traitements aériens) permettront très prochainement de confirmer la validité des résultats ainsi obtenus. Dans le cadre de ces mêmes traitements, la performance du Teknar HP-D à des débits de plus de 15 m3/s pourrait être convenablement évaluée. 34. Signalons que les activités de recherche pour I'amélioration des formulations concernent également les souches recombinées de B.l. H-14 produites par I'Institut Pasteur. Des formulations mises au point à partir de ces souches seront testées en shaker orbital afin d'évaluer le rôle respectif de clracune des 4 toxin es du Bacillus thurengiensis H- I 4 dans I'activité de ce produit sur les larves de S. damnosum s.l. Ces formulations seront également utilisées pour le développement d'une technique simple et peu coûteuse d'évaluation du niveau d'efficacité des lots de B.t. H-14 à partir de I'activité hémolytique constatée chezla toxine "Cyt1Aa" qui semble dotée de laplus forte action larvicide vis-à-vis de S. damnosum s.l. 35. Parmi les nombreux avantages liés à la disponibilité d'une telle technique, il convient de signaler la possibilité d'amélioration des formulations commerciales de B.t.H-|4, et par conséquent le renforcement de la capacité opérationnelle des équipes impliquées dans I'utilisation des insecticides sur le terrain. 8- 36. Après avoir demandé des informations complémentaires sur l'onchocercose en Sierra Leone, le risque que ce pays pourrait faire courir au reste du Programme, les éventuels autres insecticides biologiques qui pourraient être disponibles sur le marché dans le futur, le Groupe écologique a félicité le Programme pour le travail réalisé et pour la qualité des présentations. Il encourage VCU à poursuivre les essais avec le Teknar. E. LES ACTIVTTES DE SURVEILLANCE AQUATIQUE Surveillance de Ia faune entomique 37. En Côte d'Ivoire, la surveillance de la faune aquatique s'est déroulée à Danangoro et Entomokro sur la Marahoué qui est traitée depuis mars 1979. De janvier 1996 àavirl1997, seulement quatre insecticides opérationnels (,8.r. H-14, phoxime, pyraclofos et perméthrine) ont été utilisés en rotation. A Danangoro les densités de faune saxicole totale ont évolué de 180 à 4551 individus/Surber. Les Ephéméroptères (plus sensibles aux larvicides) ont connu une augmentation de leurs densités qui sont supérieures aux densités de 1994195 et 1995196. La richesse taxinomique de la faune récoltée dans la dérive de nuit comme dans les Surbers est marquée par l'absence des Ephemeridae, Oligoneuriidae et Neoperla s.p. La composition relative des peuplements saxicoles est toujours dominée par les Trichoptères suivis des Ephéméroptères et des Chironomidae. Ces observations sont similaires à celles faites à Entomokro. 38. En Guinée, les activités de la section Biologie des invertébrés ont concemé essentiellement le Niandan, le Milo et le Dion. A Sassambaya sur le Niandan, les densités de la faune totale connaissent une remontée à partir de 1996. A long terme, on note une relative stabilité de la densité des Baetidae et des Orthocladiinae tandis que celle des Hydropsychidae s'améliore et celle des Tricorythidae reste presque nulle sur les dalles rocheuses. La richesse taxinomique de la faune récoltée au surber avant les traitements du Niandan est comparable à la richesse pendant les traitements (33 contre 32 taxons en période de traitement larvicide). A Boussoulé sur le Milo, on observe une baisse progressive des densités de la faune totale des rochers entre 1987 (début des traitements) et 1997. Ce sont les Chironomidae et Hydropsychidae qui sont dominants dans les prélèvements de surber, tandis que les Baetidae, Caenidae et Tricorythidae deviennent rares. La richesse taxinomique de la faune des rochers connait une baisse (35 contre 30 actuellement) mais des taxons rares sont à l'origine de cette situation. En somme, les traitements larvicides du Milo seuls ou en conjonction avec d'autres facteurs semblent affecter la faune benthique à Boussoulé. A Téré sur le Dion, l'absence de données pré-traitement ne facilite pas I'interprétation des résultats enregistrés. Néanmoins, une légère tendance à I'augmentation des densités de faune totale est perceptible de 1991 à 1997 . La faune est surtout dominée par les Diptères non-cibles qui évoluent sensiblement dans le même sens que la faune totale. Les hydropsychidae, les Caenidae et les Baetidae ont des fluctuations de densités qui restent stables dans I'ensemble. 39. Les rivières Pru et Oti au Ghana, ont été échantillonnées de novembre 1996 à avrrl 1997 .La faune dans la dérive et sur les dalles rocheuses était généralement instable durant la période de surveillance. Les indices de dérive et les nombres moyens de taxons sur la Pru à Asubendé ont été faibles de septembre à novembre 1996 lorsque la rivière n'était traitée qu'au pyraclofos, à l'étofenprox, au phoxime et à la perméthrine. Une amélioration de ces différentes valeurs a été signalée de décembre 1996 à mai 1997 lorsque le cours d'eau n'était traité qu'au B.t. H-14. Sur les dalles rocheuses,le nombre des Hydropsychidae récoltés en janvier 1997 était supérieur aux valeurs -9 enregistrées en 1980 et 1981, période avant traitement. Les indices de dérive de nuit des Ephéméroptères se rapprochent des valeurs enregistrées en période pré-traitement. Contrairement aux autres taxons, les Neoperla s.p. continuent d'être absents dans la dérive de nuit et sur les dalles rocheuses. Sur I'Oti où les traitements larvicides ont débuté en 1977 et ont pris fin en 1992 , une amélioration de la dérive de certains taxons est perceptible cinq ans après l'arrêt des traitements. Une recolonisation totale des Leptophlebiidae s'est faite sentir en 1996197 à l'opposé des Oligoneuriidae et Heptageniidae dont la reprise reste partielle. 40. Le traitement larvicide des cours d'eau de la Sierra Leone est assuré depuis 1989 au moyen du temephos, du.B.l. H-14, du phoxime et du pyraclofos. Parmi les fleuves traités en Sierra Leone, trois sont surveillés depuis mars 1989; il s'agit du Kaba, du Rokel/Seli et du fleuve Mongo. Le traitement larvicide a été suspendu depuis mars 1994 pour le Rokel et depuis mars 1995 pour le Kaba et le Mongo. La surveillance de I'entomofaune non-cible a montré qu'il y a eu une chute de la densité de la faune totale et des principaux taxons, et une raréfaction visible de Neoperla s.p., Oligoneuriidae et de Aethaloptera dans toutes les stations pendant la période de suspension du traitement larvicide. 41. Les échantillons de dérive de nuit récoltés pendant la période de suspension des traitements indiquent une baisse de la richesse taxinomique. Tous les groupes taxonomiques sont affectés et I'arrêt des traitements larvicides n'a apporté aucune amélioration. L'observation remarquable au moment de la revue est que les Ephéméroptères sont dominants à nouveau. Des facteurs autres que les traitements larvicides pourraient avoir influencé ces résultats. Surveillance ichtvologique 42. En Côte d'Ivoire, la surveillance s'est poursuivie aux stations de Gansé sur la Comoé, Niaka sur Ie Bandama blanc et Pont Frontière sur la Léraba. Au niveau de Ia richesse spécifique, le nombre d'espèces pêchées est en augmentation sur toutes les stations. Au Pont Frontière, Barbus trispilos et Barbus sublineatus réapparaissent dans les prises après s'être eclipsées en 1985, et Pellonula leonensis est signalée pour la première fois. 43. Il y a également une amélioration des prises par unité d'efforts totales, par mailles et par espèce principale surtout à la station de Pont Frontière, station où les traitements ont été interrompus en premier en Côte d'Ivoire. Ces augmentations étant dues aux prises des filets de petites mailles, cela indique que les juvéniles eÿou les espèces de petites tailles sont en augmentation dans le milieu au cours de cette campagne. Il y a donc des modifications allant dans le sens d'un mieux être qui s'observe sur ces stations. 44. La surveillance aété menée en Guinée aux stations de Mandiana sur le Sankarani, Baranama sur le Dion et Boussoulé sur le Milo. Dans l'ensemble, les p.u.e décroissent cette année par rapport à celles enregistrées pendant la campagne précédente. Cela est perceptible au niveau des p.u.e totales, des catégories de mailles et des PUE des principales espèces. La richesse spécifique a augmenté et se maintient à un niveau assez élevé depuis 1993-1994 au niveau des trois stations de surveillance. En comparaison aux années antérieures, il n'y a pas eu de disparitions totales et durable d'espèces malgré la diminution progressive de certaines dans les pêches, notamment à Boussoulé. Les coefficients de condition moyenne de la majorité des espèces principales montrent une certaine constance par rapport aux années précédentes. C'est le cas par exemple de ^8. macrolepidotus, B. nurse à Mandiana, B. leuciscus, Schilbe intermedius et B. macrolepidotus à Baranama. Cependant certaines espèces comme Synodontis eupterus, et B. nurse à Baranama et B. macrolepidotus, C. -10- auratus à Boussoulé montrent une légère baisse de condition. Par contre, P. bovet, Petrocephalus soudanensis et B. nurse à Boussoulé présentent une tendance assez nette à l'amélioration de leur condition. 45. La surveillance des poissons dans le cadre de l"évaluation de I'effet à long terme sur la faune non-cible des traitements larvicides réalisés par le Programme s'est poursuivie au cours de I'année au Ghana sur les fleuves Oti et Pru. Les prises par unité d'effort (p.u.e) et la condition des poissons ont été les paramètres essentiels étudiés. 46. Les résultats ont montré que les p.u.e sont en baisse tant sur les rivières traitées que non traitées. Si cette baisse ne peut pas être attribuée à des incidents particuliers sur l'Oti (fleuve non traité), la situation sur le Pru pourrait partiellement être attribuée à I'emploi illégal de certains produits agro-chimiques qui empoisonnent les poissons. Cela a été observé en février 1997 où une mortalité massive des poissons y a été enregistrée. 47. L'évaluation de la condition des poissons a montré que leur bien-être a été maintenu pendant les années de traitements larvicides. En conclusion, la stabilité de la condition des poissons est considérée comme une preuve que la réduction des captures ne pouvait pas être liée à une dégradation de l'environnement des poissons; cette dégragation aurait affecté la condition des poissons. L'Oti a été surveillé pendant 5 ans après le dernier traitement. L' écologie de la station a pourtant changé depuis quelques années en raison de la construction d'un barrage en amont. On recommande donc que le suivi régulier de poissons sur l'Oti cesse. 48. A cause des troubles sociaux en Sierra Leone, la surveillance de I'ichtyofaune n'a pas été aussi régulière que recommandé par le prograrnme d'activité de I'OCP. Deux stations ont été suivies: Bumbuna sur le Rokel/Seli et Matotoka sur le Pampana. Selon les quelques données collectées, les p.u.e des basses eaux sontplus élevées cette année que les années précédentes depuis 1992. Ence qui concerne I'efficacité des catégories des mailles, la tendance semble être la même depuis 1992.Les mailles de dimensions moyennes suivies des petites semblent plus efficaces pour le nombre de poissons capturés, tandis que pour les captures en poids, les mailles moyennes suivies des grandes sont plus efficaces. Somme toute, les paramètres mesurés (p..,.e, richesse spécifique et coefficient de condition) ont montré une stabilité relative cette année et une tendance au recrutement aurait été probablement démontrée si des données complètes avaient été collectées. Aucune disparition d'espèces n'a été enregistrée. 49. Des données ont également été présentées par les équipes nationales de la Côte d'lvoire, du Ghana, de la Guinée et de la Siena Leone sur l'emploi d'ichtyotoxiques par certaines populations de leurs pays respectifs. Les différentes plantes de même que les produits chimiques utilisés ont été listés avec des informations sur le mode d'emploi de chacun d'eux et les espèces de poissons les plus affectées par chaque produit. Malgré l'emploi de ces produits sur certains cours d'eau surveillés, les résultats des prises ne semblent être affectés qu'à court terme. 50. Dans l'ensemble les résultats de la surveillance présentés par les équipes indiquent une bonne situation des peuplements ichtyologiques avec des coefficients de conditions et des richesses spécif,rques stables. Les p.u.e présentent des fluctuations qui restent dans des limites acceptables et qui pounaient être mises en relation avec les conditions hydrologiques des dernières années. Sur les stations non traitées, une amélioration des prises de juvéniles et poissons de petite taille est enregistrée depuis quelques années. Quant aux invertébrés, la rareté sinon la quasi-totale disparition - 11- de certains taxons (Tricorythidae, Oligoneuriidae, Neoperla s.p., Ephemeridae) signalée depuis quelques années persiste. Les densités totales de faune n'en sont pas affectées même si la structure des peuplements connait quelques modifications qui ne sont toutefois pas prejudiciables aux fonctions de transfert d'énergie au sein des communautés d'invertébrés. Signalons néanmoins le retour des Leptophlebiidae sur l'Oti qui n'est plus traité depuis 1992. 51. Le Groupe écologique s'est alors penché sur un certain nombre de points saillants de la surveillance conduite par les équipes nationales. C'est ainsi qu'il a noté l'absence d'une équipe de surveillance de la faune entomique en Côte d'lvoire et a souhaité que cette situation soit corrigée assez rapidement pour faciliter l'évaluation du potentiel de recolonisation des cours d'eau qui ne sont plus traités dans ce pays. 52. Un autre sujet important traité est le maintien de sites de surveillance sur des cours d'eau qui ne sont plus traités afin de permettre l'étude de leur potentiel de recolonisation. Il est à noter que ce type d'étude est en cours sur les poissons en Côte d'lvoire et au Ghana. Par contre pour les invertébrés la seule station de surveillance des invertébrés concernée est au Ghana sur l'Oti qui subit l'influence du barrage de la Kompienga au Burkina Faso. Il est pourtant nécessaire conformément à la recommandation de la l2e session du Groupe écologique, d'apprécier la situation de la faune entomique sur certains cours d'eau qui ne sont plus traités. Le Groupe a donc recommandé i)la poursuite de la surveillance de l'entomofaune sur la Maraoué (Côte d'Ivoire), ii) une évaluation ponctuelle de la situation sur la Volta Rouge à Nangodi (Ghana) et sur la Léraba à Pont-Frontière (Burkina Faso) à la fin de la saison de pluie, pendant une période de richesse taxinomique maximale. 53. En plus de ces cours d'eau et stations, le Groupe écologique recommande la sélection de cours d'eau et stations à la discrétion du Coordonnateur de la surveillance hydrobiologique pour la réalisation d'études ponctuelles. Ces études devront couvrir les différents types de substrats et biotopes pour une bonne appréciation de la situation de la faune entomique non-cible. 54. Compte-tenu du rôle de l'habitat dans la qualité biologique globale des cours d'eau, le groupe écologique a recommandé la mise en oeuvre de la technique d'évaluation de la qualité de l'habitat présentée par le Professeur Resh (cf. point A du rapport) après initiation des équipes. Les justificatifs de cette initiation sont discutés au point G du présent rapport. 55. L'augmentation des prises de poissons de petite taille ou de juvéniles a également retenu l'attention du Groupe écologique qui souhaite une analyse approfondie des données pour une meilleure compréhension du phénomène. 56. La difficulté d'interprétation des données recueillies par l'équipe de la Sierra Leone, avec des périodes d'interruption pour cause d'insécurité, et l'intérêt scientifique eÿou opérationnel de ces données ont interpellé les membres du Groupe écologique. Ils ne jugent pas nécessaire la poursuite de la surveillance dans ce pays. 57. Le Groupe écologique s'est penché également sur les résultats enregistrés par l'équipe de la Guinée. Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le contenu du rapport de la surveillance ichtyologique, les captures de ces dernières années sont comparables à celles du début des années 1990 et légèrement supérieures à celles du début de la surveillance. S'agissant des invertébrés, l'impact de la stratégie d'utilisation de la perméthrine en rotation avec des insecticides autres que le carbosulfan mériterait d'être analysé convenablement. Il recommande donc au Programme de -12- procéder Ie plus rapidement possible à ces analyses en collaboration si nécessaire, avec les membres de l'équipe et un consultante, et de publier les résultats dans un journal scientifique. Analyse des données de 20 années de surveillance aquatique 58. Suite à une recommandation de la demière réunion du Groupe écologique, Ies Drs G. Crosa et Y. Fermon ont procédé en compagnie de certains hydrobiologistes, à un approfondissement des analyses qui avaient été réalisées en 1996. Ils ont également soumis à l'attention du Groupe écologique, deux projets de publication (un sur les poissons et l'autre sur les invertébrés). Ces documents seront révisés pour être soumis, si possible pour publication avant la fin de cette année. Le Professeur Resh sera responsable de la révision du document sur les invertébrés. Celui sur les poissons devra d'abord être réécrit par le consultant pour soumission à OCP dans un délai de 2 mois. Le rapport complet qui a été jugé intéressant devra être cité dans les publications en indiquant qu'il peut être obtenu sur demande auprès de I'OCP. Le Programme devra donc trouver une bonne formule pour que ce document soit accessible, sous un format adéquat, à la communauté scientifique. Il est à signaler qu'un document sur la méthodologie d'analyse des données de la surveillance à long terme de la faune aquatique non-cible est déjà sous presse dans Chemosphere. Le Professeur Calamari a dirigé pour sa part la rédaction d'un article sur la surveillance environmentale et l'évaluation des risques d'utilisation des larvicides par I'OCP; l'article a été accepté pour publication dans "Parasitology today". Réponse du groupe écologique aux recommandations des hydrobiologistes 59. D'une manière générale, le Groupe écologique a apprécié la qualité des présentations et la pertinence des observations faites par le personnel du Programme et les hydrobiologistes des équipes nationales : les travaux du Groupe en ont été facilités. Le Groupe écologique présente donc une fois de plus ses félicitations à l'ensemble des hydrobiologistes et les exhorte à persévérer dans cette voie. Les différentes recommandations formulées par les hydrobiologistes ont ensuite été passées en revue par le groupe écologique qui a fait les observations suivantes : a) les investigations à mener en amont et en aval des stations de surveillance devraient être une initiative des équipes. Toutefois, de tels travaux pourraient se faire en même temps que la surveillance de routine et ne devraient donc pas occasionner de dépenses supplémentaires. b) l'étude de la recolonisation des invertébrés non-cibles sur la Volta Rouge à Nangodi a été jugée importante et acceptée donc par le Groupe écologique. c) l'exploitation des données de l'utilisation à long terme de la perméthrine sur la faune non- cible des cours d'eau de la Guinée a également été approuvée. d) le Groupe note que la pollution du Sassandra par l'usine agro-alimentaire qui a été à l'origine de l'arrêt de la surveillance aquatique du Sassandra persiste. Il ne juge donc pas opportun une reprise de la surveillance de ce cours d'eau. e) la décision d'arrêter la surveillance de l'ichtyofaune de l'Oti cinq ans après celui des traitements larvicides est acceptée. L'échantillonnage des invertébrés de ce cours d'eau deux fois en saison sèche pour une étude du potentiel de recolonisation est également accepté. - 13 - f) le Groupe écologique maintient sa position concernant l'inopportunité de l'établissement de stations de surveillance dans les bassins du Mongo, Kaba et Kolenté en Guinée g) la reprise de la surveillance ichtyologique sur des rivières traitées mais qui ne sont plus surveillées n'a pas rencontré l'assentiment du Groupe écologique ; les raisons de leur abandon demeurent. h) le Groupe écologique encourage la collaboration entre les hydrobiologistes et le personnel du Programme en vue de la publication de leurs travaux. Pour une bonne exploitation des données, il recommande que les débits ou hauteurs d'eau des cours d'eau concemés soient mis à la disposition des hydrobiologistes par le Programme. La liste des stations de surveillance devra être communiquée au responsable de l'hydrologie afin qu'une priorité soit accordée à celles-ci. La surveillance aquatique durant la cinquième phase financière 60. La dernière phase du Programme sera marquée par la poursuite de la surveillance des invertébrés et des poissons renforcée par l'évaluation de la qualité de l'habitat fluvial (berges et lit) au site d'échantillonnage. En cette période où l'arrêt progressif des traitements larvicides permet une étude de la recolonisation des cours d'eau, le repeuplement des vallées et l'intensification des activités humaines ne facilitent pas toujours une interprétation correcte des données de la recolonisation. Les modifications des lits et berges des cours d'eau étant des facteurs importants dans la situation biologique des cours d'eau, l'étude du potentiel de recolonisation de ceux-ci devra dorénavant être accompagnée d'informations sur la qualité de l'habitat. Lasurveillance de l'environnement aquatique sera donc centrée essentiellement sur l'étude de la recolonisation des cours d'eau. 61. En outre, un processus devrait être engagé pour la publication d'un document, sous forme de livre, avec la participation de scientifiques de renom, sur les différentes activités conduites sous l'égide du Groupe écologique. Ce document qui comportera plusieurs parties traitera de la sélection des larvicides, de la surveillance à long terme, des protocoles et de leur évolution dans le temps, des principales décisions du Groupe écologique et de leur importance économique, de la politique de la surveillance et du rôle joué par le Groupe écologique dans le lancement du Programme et dans l'éveil d'une conscience environnementale en Afrique de l'Ouest. Le Groupe écologique recommande donc au Programme d'étudier la faisabilité de ce projet important pour la mémoire du Programme et pour la valorisation des acquis de la surveillance aquatique, modèle rare en Afrique. F LE COMITE ECOLOGIQUE SUR LES ZONES LIBEREES DE L'ONCHOCERCOSE DANS L'AIRE DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST (OCP) Préambule 62. Le groupe écologique du Programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de I'Ouest (OCP) a été chargé de faire des suggestions pour les activités d'un "Comité écologique" proposé pour examiner les questions relatives aux zones libérées de l'onchocercose dans l'aire de I'OCP et soumettre ses conclusions à l'attention du Comité conjoint du Programme (CCP) de I'OCP. Considérant les efforts considérables qui ont été faits pour éviter tout dommage à l'environnement du fait des opérations larvicides menées par l'OCP, ces efforts pourraient être réduits à néant en un rien de temps si des mesures de sauvegarde de l'environnement ne sont pas intégrées aux divers projets de repeuplement. Le développement durable des zones libérées de l'onchocercose est donc une entreprise collective et un devoir moral. -14- 63. L'objectif global du comité proposé est d'être un ORGANE CONSULTATIF et d'assistance aux gouvernements des Pays participants et aux autorités d'aide extérieure au développement pour la formulation et la mise en oeuvre de programmes/projets de développement agricole, conformément aux stratégies et orientations considérées par le CCP comme pouvant promouvoir les aspirations des gouvernements à assurer le repeuplement et le développement durables des zones libérées de I'onchocercose. Termes de référence proposés 64. Conformément à l'objectif global du comité écologique proposé, les fondements philosophiques qui sous-tendent les termes de référence du comité sont : la nécessité d'identification du type et de l'ampleur potentielle des risques environnementaux les plus importants qui peuvent être liés au repeuplement et à l'exploitation des ressources naturelles des zones concernées. les avantages qu'il y a à mettre au point des directives techniques homogènes qui aideront les planificateurs de développement à réduire ces risques et par conséquent accroître les perspectives d'atteindre les objectifs d'un développement durable. la nécessité de conseiller les agences sur les aspects environnementaux de tout projet de développement qui leur serait soumis dans le cadre du développement durable des zones libérées de l'onchocercose. la nécessité d'aider à la revitalisation, et à leur implication des structures nationales chargées des questions environnementales dans le suivi du respect des règles établies par le comité . la nécessité d'aider à l'éveil d'un réflexe environnemental dans les structures impliquées dans les activités de développement des zones libérées de l'onchocercose. la nécessité d'aider à l'implication réelle des nationaux dans les études d'impact en relation avec les projets de développement. 65. Les termes de référence proposés peuvent être regroupés sous quatre grandes rubiques dont la description détaillée de chacune est donnée ci-dessous : (1) Elaborer des "principes directeurs" qui aideront les planificateurs du repeuplement et du développement ainsi que les investisseurs à formuler des programmes/projets de développement basés sur des approches techniques standardisés "de pointe" qui prennent pleinement en compte la nécessité de protéger et de conserver des portions importantes de l'environnement naturel. L'évaluation de l'impact des projets de développement sur la santé devra également être incorporée. Les principes directeurs devront couvrir les aspects fondamentaux tels que : le choix et les procédures d'application les plus appropriées des engrais agricoles chimiques et des pesticides. le choix des pratiques d'exploitation des terres les plus appropriées (e.g. composition des cultures, intensité de la culture, principes de rotation, techniques anti-érosives etc.) Ia mesure dans laquelle les ressources de la savane peuvent être exploitées sans que cela n'aboutisse à un grave épuisement des espaces boisés, ce qui aurait pour conséquence - 15 - d'appauvrir l'état et la productivité des sols, et d'accroître l'érosion. Dans cette perspective, des directives devront être élaborées et diffusées sur les options proposées en matière de plantation d'arbres. les options offertes sur la gestion de forêts-galeries qui jouent un rôle si important dans la stabilisation des berges des rivières et la protection des écosystèmes aquatiques qui, à leur tour, sont essentiels à la gestion durable des ressources en poissons. Ici également, des directives devront être élaborées pour la plantation d'arbres non-indigènes au terroir comme substituts aux espèces "sauvages" d'arbres et d'arbustes des berges qui inévitablement sont détruits lors des peuplements etlou la mise en oeuvre d'un programme de développement. (2) Jouer le premier rôle dans l'initiation et la coordination des études critiques sur la situation environnementale et agricole des zones libérées de l'onchocercose, en accordant une attention analytique particulière aux aspects suivants : Dans le domaine de développement agricole, examiner les modes d'occupation des terres et les types de pression agricole qui en découlent ainsi que les préférences en matière de cultures/élevage. A ce sujet, il s'agira de procéder à un examen complet de ces paramètres au cours des derniers vingt cinq ans, en puisant l'information dans les rapports nationaux de développement, les études sur le pays faites par les organisations intemationales et les annales de la Réunion ministérielle sur le peuplement et le développement durables de la zone OCP (Paris, 1994). En comparant les différentes situations nationales et les tendances telles qu'elles se présentent aujourd'hui avec les prédictions qui avaient été faites dans le Rapport de la Mission Préparatoire d'Assistance aux gouvernements (publié en 1973 avant le lancement de l'OCP), il devrait être possible d'évaluer la validité des prédictions à long terme et d'identifier les types de peuplement et de procédures et pratiques agricoles qui ont été les plus réussies en termes de durabilité et de gestion appropriée de l'environnement. Les résultats d'un tel exercice auront un rapport direct sur la formulation des principes directeurs tels que décrits ci-dessus. En ce qui conceme l'environnement aquatique, examiner la masse énorme de données sur les biotopes des rivières collectés par les hydrobiologistes de l'OCP et leurs collaborateurs et évaluer le potentiel pour une exploitation des pêches. Naturellement, la compilation, l'analyse et l'interprétation de toutes ces données nécessitera la pleine collaboration du Groupe écologique de I'OCP et des autorités nationales en matière d'hydrobiologie dont le rôle deviendra plus important lorsque l'OCP viendra à son terme et que le Groupe écologique sera dissout. (3) Promouvoir des études spéciales (études de cas) de certaines zones choisies où des activités de développement sont en cours, afin d'obtenir des informations"de première main" sur les facteurs positifs et négatifs les plus importants, et évaluer dans quelle mesure les leçons apprises pourraient être appliquées à d'autres zones et à d'autres situations écologiques différentes. Une étude de ce type (évaluation de l'impact du peuplement et du développement sur l'environnement dans le bassin du haut Léraba) a été réalisée avec succès en 1993,et l'expérience acquise dans la planification et la mise en oeuvre de cette étude pourrait constituer la base d'un modèle pour d'autres études de cai et de projets pilotes, e.g. dans le bassin du Sassandra en Côte d'Ivoire. De telles études complémentaires foumiraient des informations qui pourraient faciliter la formulation des principes directeurs ébauchés plus haut. -16- (4) Foumir un service conseil à toute autorité de développement, que ce soit un ministère national chargé du développement ou une agence d'aide désireuse d'investir dans le développement d'un pays etlou d'une région particulière. Un tel service ne constituerait nullement un mécanisme de coordination mais les conseils qu'il pourrait prodiguer contribueraient grandement à assurer que les principes directeurs élaborés par le comité seront prise en compte et appliqués chaque fois que cela est possible, et sans entrer en conflit avec les politiques et les préférences nationales en matière de développement et de conservation de l'environnement. 66. Pour plus d'efficacité, le comité écologique devrait être de petite taille et comprendre dans sa composition par exemple un spécialiste en matière d'occupation et de gestion des terroirs, un écologiste paysagiste, un spécialiste de la pollution, un agronome et un spécialiste de sociologie rurale. D'autres membres pourraient être un biologiste de la conservation, un spécialiste en santé, un économiste et un spécialiste en gestion de l'eau qui pourraient être sollicités à la demande. G. PROGRAMME DE TRAV ATL 199811999 67. Outre les activités ordinaires de surveillance des effets à long terme des larvicides les moins sélectifs (perméthrine, carbosulfan et étofenprox) sur la faune aquatique non-cible, le programme de travail comportera d'importantes activités de valorisation et de promotion des travaux réalisés par l'OCP dans le domaine de la surveillance écologique des rivières. 68. Ainsi, différentes publications devraient voir le jour dans le courant de l'année et concemeront: l'étofenprox (draft déjà soumis pour révision au Président du Groupe écologique) ; la perméthrine en Guinée (cf. point E du rapport) ; la synthèse de20 années de surveillance aquatique (deux publications) surveillance environnementale et évaluation de risques pour les larvicides utilisés par le Programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest (accepté pour publication dans "Parasitology Today"). 69. Toujours dans l'optique de faire connaître davantage le programme de surveillance de l'OCP, le Groupe écologique recommande la participation d'ichtyologistes à la conférence intemationale qu'organisent en septembre 1998 en Afrique du Sud, l'association PARADI et la Société des Pêches en Afrique. Le thème de cette conference est "African frsh and fisheries: Diversity and utilisation". Il recommande en outre que le Programme soit représenté au symposium sur les systèmes d'information environnementale qui se tiendra à Cotonou à une date qui sera communiquée par Dr (Mme) S. Leloup. 70. Le programme d'échantillonnage des cours d'eau proposé par les hydrobiologistes a été modifié par le Groupe écologique pour tenir compte des observations faites au point E de ce rapport (annexe 3). 71. Enfin, un programme de formation des hydrobiologistes en évaluation de l'habitat est proposé comme suit : Le Professeur Resh se rendra à Ouagadougou 3-4 jours avant le départ de l'équipe de l'OCP pour la réunion des hydrobiologistes. Il assurera la formation des hydrobiologistes du Programme puis, ils iront ensemble à la réunion et procèderont à la formation des hydrobiologistes des équipes nationales. -17 - 72. Le Dr Lévêque préparera un exposé sur les habitats de poissons qu'il présentera à la réunion conj ointe hydrobiologistes/Groupe écologique. 73. Justifications du Programme de formation : les peuplements biologiques des cours d'eau de lazone du Programme ont été sujets à des modifications de la qualité des eaux (par les épandages de larvicides) et de l'habitat (abandon et repeuplement d'anciens villages, changements de la végétation, etc.) Jusqu'à ce jour, l'accent a été mis sur l'analyse de la réponse des communautés biologiques en relation avec les changements de la qualité des eaux uniquement. Le Groupe écologique propose la mise en oeuvre d'tm programme de formation impliquant l'équipe d'hydrobiologie de I'OCP et les équipes nationales pour i) caractériser tous les sites sur le double plan de la qualité de eaux (traitements larvicides) et de l'habitat, ii) permettre de différencier les retards dans le processus de recolonisation liés à la baisse de la qualité des eaux à ceux causés par la dégradation de l'habitat et, iii) faire en sorte que les équipes nationales soient en mesure de poursuivre seules cette étude après 2002. H. ARRANGEMENTS POUR LA PROCHAINE SESSION a) Date et lieu de la prochaine réunion 74. La vingtième session du Groupe écologique est prévue se tenir en zone Est les 4 et 5 mars 1999, précédée de celle des hydrobiologistes (1-2 mars) et de la journée conjointe, Groupe écologique/trydrobiologistes, le 3 mars 1999. Lalocalité précise sera choisie de manière à ce qu'elle soit facilement accessible et permettre une visite de l'Oti etlou de ses affluents. b) Présidence 7 5. Le Groupe écologique a annoncé que le Professeur V.H. Resh sera le Président de sa vingtième session (1999) et que le Professeur D. Calamari (actuel Président), représentera le Groupe à la dix- neuvième session du Comité consultatif d'Experts à Ouagadougou (Burkina Faso) et du Comité conjoint du Programme à Accra (Ghana). Le Groupe a exprimé au Président sortant ses sincères remerciements pour le travail accompli et souhaité au Président rentrant beaucoup de réussite dans ses nouvelles responsabilités. I. LECTURE ET APPROBATION DU RAPPORT 76. La version française du rapport a été lue et approuvée après des amendements mineurs. La version finale sera soumise au Président du Groupe pour approbation avant sa présentation au Comité consultatif d'Experts en juin 1998. J. CLOTURE DE LA SESSION 77 . Le Président du Groupe écologique a remercié ses collègues pour leur participation active aux débats. Il a remercié également le personnel de I'OCP à Odienné pour la bonne organisation matérielle de la rencontre, et pour l'attention dont son groupe a bénéficié. Enfin, le Programme a reçu les félicitations du Groupe pour les présentations vivantes et claires qui ont contribué à la réussite des travaux, et pour le soutien efficace qu'il a reçu du secrétariat. Le Professeur Calamari a clos ensuite les travaux en donnant rendez-vous en mars 1999 aux membres du Groupe écologique. - l8 - ANNEXE 1 LISTE DES PARTICIPANTS Membres Grouoe écolopioue Professor Davide Calamari, University of Milan, Department of Structural and Functional Biology , Environmental Research Group, Via Ravasi 2, 21100 Varese, Italy Tel: 0039-332-250217 - Fax:0039-332-281308 - E-mail davide.calamari@unimi.it Professor David Colman, School of Economic Studies, University of Manchester, Manchester Ml3 9PL, United Kindom Fax: 0161 275 4929 - Tel. 0l6l 275 480414822 - E-mail: david.colman@man.ac.uk Dr S. Leloup,2723 Ontario road, NW # 3, Washington DC, USA Tel./Fax: | 202 661 1342 - E-mail: sleloup@worldbank ou sleloup@erols Dr Christian Lévêque, Délégué à I'Environnement, ORSTOM,2I3 rue La Fayette, 75480 Paris Cédex 10, France Tel. (33.1) 48 03 77 74 - Fax (33.1) 48 03 75 26 - E-mail: leveque@paris.orstom.fr Professor Vincent H. Resh, Department of Environmental Science, Policy and Management, Entomology Program, University of California,20l Wellman Hall, Berkeley, California 94720,U5A Tel. (510) 642-3327 - Fax (510) 642-7428 - E-mail: vresh@nature.berkeley.edu Membre associé Dr Anette Reenberg, Institute of Geography, Oster Voldgade 10, DK-1350 Copenhagen K, Denmark Tel. + 45 3532 2562 - Fax: * 45 35 32 2501 - E.mail: ar@geogr.ku.dk Autre oarticioant Dr Giuseppe Crosa, University of Milan, Via Emmanueli 15, 20126 Milan, Italy Tel. 392 64474203 - Fax: 392 64474200 - E-mail: crosa@imiucca.csi.unimi.it Secrétariat OCP Dr H. Agoua, VCU/OCP, B.P. 36 Kara, Togo Dr L.K.B. Akpoboua, VCU/OCP, B.P. 504 Odienné, Côte d'Ivoire M. Aké Assi, VCU/OCP, B.P. 504 Odienné, Côte d'Ivoire M. J.R. Bakoné, VCU/OCP, B.P. 549 Ouagadougou, Burkina Faso Dr Y. Bissan, VCU/OCP, B.P. 1474 Bouaké, Côte d'Ivoire Dr J.M. Hougard, VCU/OCP, B.P. 549 Ouagadougou, Burkina Faso M. J.M. Tapsoba, VCU/OCP, B.P. 549 Ouagadougou, Burkina Faso Dr L. Yaméogo, VCU/OCP, B.P. 549 Ouagadougou, Burkina Faso - 19 - ANNEXE 2 LISTE DES DOCI.JMENTS OCP/VCU/HYBIO/g8.1 Results of the monitoring of the aquatic environment consolidated report 1985-1997. By M.E. Diop OCP/VCU IHYBTOI98.2 Ichtyotoxins and their use in some of the watercourses under environmental surveillance - By M.E. Diop OCP/VCU/HYBIO/98.3 Monitoring of the aquatic environment in Guinea in relation to the antiblackfly larvicides (1984-1997) - Fanfonde Konde & Keletigui Nabe OCP/VCU/HYBIO/98.4 Summary of the annual report of OCP's Hydrobiology Section OCP/VCU/HYBIO/98.5 Summary annual report of Côte d'Ivoire (Ichthyofauna 1996- 1997 season). By Kouassi N'Gouan Cyrille OCP/VCU/HYBIO/98.6 Fish monitoring in relation to OCP larviciding in Ghana annual report for 1996197 monitoring year - By E.K. Abban OCP/VCU/HYBIO/98.7 Ghana invertebrate monitoring report for 1996197 - By J. Samman OCP/VCU/HYBIO/98.8 Summary report of the annual fish monitoring of the Onchocerciasis Control Programme treated water courses in Sierra I-eone 199611997 -By ZacBah OCP/VCU/HYBIO/98.9 Aquatic monitoring non-target entomofauna of rivers larvicided by the Onchocerciasis control Programme in Sierra Leone - By Daniel Tholley - Habitant Assessment - By V.H. Resh - An overview of twenty years monitoring of fish populations in West Africa by the Onchocerciasis Control Programme - By Fermon et al, 1998 - Long term assessment of insecticides treatments in West Africa Aquatic entomofauna - By Crosa et al, 1998 a -20 - ANNEXE 3 PROGRAMME DE TRAVAIL POUR 199811999 PAYS/SITE/RIVIERE PERIODE D'ECHANTILLONNAGE/FREQUENCE INVERTEBRES POISSONS Janvier à Avril puis novembre à décembre Janvier à décembre COTE D'IVOIRE Danangoro/Marahoué Entomokro/Marahoué Pont Frontière/Léraba Niaka/Bandama Gansé/Comoé GHANA Sabari/Oti Asubende/Pru Nangodi/Red Volta GUINEE Sassambaya,tNiandan Baranama/Dion TérélDion Boussoulé/Milo Mandiana/Sankarani SIERRA LEONE Surveillance suspendue (données trop fragmentaires et insécurité permanente) Une fois (lj)/mois Une fois(lj)/mois Une fois(lj)/mois Deux fois I jour, seulement en saison sèche Une fois(lj)/mois Une fois(lj)/mois fin saison pluvieuse/début saisonsèche Une fois(lj)/mois Une fois(lj)/mois Une fois(lj)/mois Une fois (2 nuits) tous les 2 mois Une fois (2 nuits) tous les 2 mois Une fois (2 nuits) tous les 2 mois Une fois (2 nuits) tous les 2 mois Une fois (2 nuits) tous les 2 mois Une fois (2 nuits) tous les 2 mois Une fois (2 nuits) tous les 2 mois N.B: L'échantillonnage de la dérive est réalisé seulement pour un suivi de la richesse taxinomique des cours d'eau. La dérive ne sera donc échantillonnée que deux fois par an pendant la période de richesse taxinomique maximale.

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization