World Health Organization (WHO) · Journal articles

Rabies : Two cases of imported rabies in France = Rage : Deux cas de rage importés en France

World Health Organization
View original document

The full text is hosted by the publishing organisation. lawenc.com indexes the metadata and links to the official source.

Full text

Rabies

Rage

Two cases of imported rabies in France Mexico During a visit to Mexico, a 28-year-old man and his female companion were both bitten by a stray dog that was found injured by the roadside on 20 December 1990. N o rabies prevention treatment was administered. On 5 February 1991 (47 days after being bitten), the man complained of fever and diarrhoea which were relieved by symptomatic treatment. On 12 February, the young woman noticed that her companion was behaving strangely, with alternating periods of apathy and agitation, accompanied by abnormal movements of the arms. Over the next few days he devel­ oped insomnia, anorexia and hydrophobia. O n his return to France on 17 February, the patient was admitted to hospital, where he refused to drink m spite of dehydration, and presented pharyngeal spasms and hypersalivation. He died soon afterwards. T he diagnosis of rabies was confirmed by direct immu­ nofluorescence and isolanon of the virus from cerebral biopsy. The patient’s companion was given serum and full vaccine regimen as soon as rabies was diagnosed and has presented no abnormal symptoms in spite of the long delay before treatment. She had certainly not been infected.

Deux cas de rage importés en France Mexique Lors d'un séjour touristique au Mexique, un homme de 28 ans et sa compagne ont tous deux été mordus par un chien errant, trouvé blessé au bord de la route le 20 décembre 1990. Aucune mesure thérapeutique préventive vis-à-vis de la rage ria été pratiquée. Le 5 février 1991 (47 jours après la morsure), l'homme se plaint de fièvre et de diarrhées calmées par un traitement symptomatique. Le 12 février, la jeune femme remarque chez son compagnon des troubles du comportement avec des alternances de périodes d'apathie et d'agitation, accompagnés de .mouvements anormaux des membres supérieurs. En quelques jours apparaissent insomnies, anorexie et hydrophobie. A son retour en France, le 17 février, et à son admission à l'hôpital, malgré sa déshydratation, le patient refuse toute boisson et présente des spasmes pharyngés et une hypersialorrhée. Le malade décède rapidement. Le diagnostic rie rage a été confirmé par immunofluorescence directe et isolement du virus à partir d'une biopsie cérébrale. La compagne du patient a reçu une séro-vacdnation dès que le dia­ gnostic de rage a été porté e t n'a présenté -aucun symptôme anormal malgré ce traitement très tardif. Elle n'avait certainement pas été contaminée.

Algeria On 23 April 1992, a child aged 3 and a half years living in Algeria was transferred from a hospital in Batna to the inten­ sive care unit at the Necker Children's Hospital in Paris with viral encephalitis of undetermined origin. T he first symp­ toms, which included hydrophobia and aerophobia, had appeared on 15 April and led to the child's admission to hospital in Batna on 19 April. T he boy died on 9 May, 25 days after the onset of symptoms and 17 days after hospitalization in Paris. No specific antibodies were detected in the serum and cerebrospinal fluid (CSF) on 24 April, but antibodies were detectable in the serum as from 5 May. T h e skin biopsies and corneal impressions taken on 5 and 9 May were negative when tested by immunofluorescence. N o yirus was isolated from the CSF samples taken on 24 and 27 April and 5 and 9 May. Saliva samples were taken between 5 and 9 May, but rabies antigen was found only in the samples taken on 7 and on 9 M a y ,,, T he diagnosis of rabies was confirmed by indirect immunofluorescence tests in a sample of nerve tissue ob­ tained post mortem by retro-orbital puncture, isolation in cells and in mice, and antigen detection. Postexposure antirabies treatment was administered to 143 subjects (hospital workers and members of the family living in Paris). This high figure is accounted for by the lengthy period of hospitalization before the diagnosis of rabies, during which biological samples were handled without special precautions by the laboratory personnel. T he boy had been chased and knocked down by a dog on 17 March in his village (Khenchela). Although he had 361

Algérie Le 23 avril 1992, un enfant de 3 ans et demi vivant en Algérie est transféré d'un hôpital de Batna à l'unité de soins intensifs de l'hôpital Necker-Enfants-Malades (Paris) pour une encéphalite virale d'étio­ logie indéterminée. Les premiers symptômes, parmi lesquels hydro­ phobie et aérophobie, sont apparus le 15 avril et ont conduit à l'hospitalisation à Batna le 19 avril. Le jeune garçon est mort le 9 mai, 25 jours après le début des symptômes et 17 jours après son hospitalisation à Paris. La détection d'anticorps spécifiques dans le sérum et le liquide céphalorachidien (LCR) était négative le 24 avril mais, à partir du 5 mai, des anticorps étaient décelables dans le sérum. Les biopsies de peau et calques coméens pratiqués les 5 et 9 mai sont restés négatifs par l'épreuve d'immunofluorescence. A ucun virus n'a pu être isolé des échantillons de LCR prélevés les 24 et 27 avril, 5 et 9 mai. Des prélèvements de salive ont été effectués quotidienne­ ment entre le 5 et le 9 mai. D e l'antigène rabique ria été détecté que sur les prélèvements des 7 et 9 mai. U n échantillon de substance nerveuse obtenu par ponction rétro-orbitaire postmortem a permis de confirmer le diagnostic de rage par les épreuves d'immunofluorescence indirecte, isolement sur cellules et souris, et détection d'antigène. Parmi Je personnel hospitalier et les membres de la famille résidant à Paris, 143 traitements antirabiques après exposition ont été pratiqués. Ce nombre important est lié à la longue durée de l'hospitalisation avant que, le diagnostic de rage n'ait été porté et à la manipulation sans précautions de prélèvements biologiques par lç personnel de laboratoire. L'enfant avait été poursuivi et renversé par un chien le 17 mars dans son village (Khenchela). Il présentait une plaie an front, mais

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, N o .tt,2 7 l« W E ttB IIM W 2 . KELEVE EPWEMMIOGIQUE HEBDOMADAIRE, H* 4S, 27 NOVEMBRE1992

a wound on the forehead, witnesses did not observe any les témoins n'ayant pas observé de morsures ou léchage, aucun trai­ tement antirabique riavait été pratiqué. L'enquête épidémiologique, bites or licking and no antirabies treatment was given, A posteriori epidemiological investigation revealed, that the. a posteriori, a révélé que le chien en cause était mort (ou avait été dog in question died (or was killed by the family) soon . rué par la famille) peu après cet épisode. Ce chien a pu également thereafter. This dog may also have been the cause of the . être à l'origine de la m ort d'un autre enfant décédé fin avril avec des death of another child at the end of April with symptoms symptômes compatibles avec le diagnostic de rage. compatible with a diagnosis of rabies.

Comments

Commentaires

Depuis la réintroduction de la rage vulpine en 1968, aucun cas de No cases of human rabies had been observed in France since rage humaine n'a été observé en France. La prophylaxie de la rage vulpine rabies was reintroduced in 1968. It thus appears humaine s’effectue donc de manière satisfaisante du point de vue that preventive treatment of human rabies is being satis­ thérapeutique. factorily carried out. En 1991, 5 005 traitements sur 9 661 (61%) ont été débutés In 1991, 5 005 of the 9 661 treatments (61%) were, initiated because of suspicions of infection from domestic -pour des suspicions de-contamination par des carnivores domes­ tiques qui n'ont pas pu faire l'objet d'un examen vétérinaire, et carnivores which could not be put under veterinary obser­ vation, and 361 treatments were initiated because of sus­ -361 traitements ont été débutés pour des suspicions de contami­ nation par des rongeurs alors que ces animaux ne sont pas impliqués picion of infection from rodents, in spite of the fact that dans le cycle de la rage en France. rodents are not implicated in the rabies cycle in France. Les indications de la vaccination antirabique à titre préventif, Indications for preventive antirabies vaccination, which classiquement réservée aux professions exposées au risque rabique is normally reserved for professionals exposed to the risk (vétérinaires, gardes-chasse, etc.) doivent être étendues aux voya­ of rabies (veterinary personnel, gamekeepers, etc.) need to geurs se rendant, pour un séjour long, dans des zones d'endémie be extended to long-stay travellers to areas where canine rabique canine, principalement dans les régions tropicales. Les rabies is endemic, principally in the tropics. People travel­ voyageurs se rendant d ais ces mêmes zones pour un court séjour ling to these areas for short periods should receive advice doivent bénéficier de conseils incluant la conduite à tenir en cas de including recommendations on what to do if bitten; the morsure; le cas de rage humaine survenu au Mexique en est la need for this is illustrated by the case of human rabies in meilleure preuve. Mexico. (Based on: Bulletin épidémiologique hebdomadaire No. 30/ 1992; Direction générale de la Santé.) (D'après: Bulletin épidémiologique hebdomadaire N° 30/1992; Direction générale de la Santé.)

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization