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VECTOR CONTROL : Mosquito flight ranges = LUTTE ANTIVECTORIELLE : Distance de vol des moustiques

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Texte intégral

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VECTOR CONTROL Mosquito flight ranges A ustralia. - The dispersal o f Culex annulirosms, a major arbovirus vector in Australia, and Anopheles annultpes was studied during February of 1985 and 1986 in Griffith and ns environs. Female mosquitos were caught in the field, labelled with fluorescent powders and released. Their subsequent movements were followed by a retrapping programme using EVS (Encephalitis Vector Surveillance) traps. In 1985.215 labelled Cx annuli rosins were recovered, of which 19 had dispersed 5 km or more. The maximum flight recorded was 8.65 km. In 1986, 378 females were recaptured, of which 16 had travelled 5 km or more and 5 had travelled 10 km or more. The maximum flight range observed was 12 km, the limit of the retrap­ ping grid. In both years, some individuals dispersed up to 7 km in a single day. An empirical model o f dispersal gave a good fit to both sets of recapture data. Applying Hawkes’ approach to the fitted regres­ sions, the average distance dispersed was calculated as 10.4 km in 1985 and 6 8 km m 1986. The model also fitted the results of an earlier study at Echuca, the average distance dispersed in this instance being 8.0 km. Only 8 An, annultpes s.l. (sensu lato) were recaptured in 1985, at distances of up to 4.225 km from the release point. In 1986, 80 females were recovered, the maximum observed flight being 5 km. The same empirical dispersal model fitted these data, from which the average distance dispersed was calculated as 3.2 km.

LUTTE ANTIVECTORIELLE Distance de vol des moustiques A u s t r a l ie . — Pendant les mois de fëvner de 1985 et de 1986. on a étudié à Griffith et dans ses environs la dispersion de Culex annulirostris, qui est un vecteur majeur d’arbovirus en Australie, et d‘Anopheles annu­ ltpes A cet effet, des femelles capturées sur le terrain ont été marquées avec des poudres fluorescentes, puis relâchées, et l’on a alors observé leurs mouvements dans le cadre d’un programme de recapture en utilisant les pièges de la surveillance des vecteurs de l’encéphalite. En 1985, 215 Cx annulirosms marques ont été captures, dont 19 s’etaient déplacés sur 5 km ou davantage. La distance de vol maximale enregistrée a été de 8,65 km. En 1986, 378 femelles ont été «capturées, dont 16 avaient parcouru 5 km ou plus et 5,10 km ou plus. La distance de vol maximale observée a été de 12 km, soit jusqu’à la limite du réseau de pièges. Les 2 années, on a constaté que quelques moustiques s’étaient déplacés en une même journée sur des distances atteignant 7 km. Un modèle empirique de dispersion a bien rendu compte des 2 séries de données du programme de recapture. En faisant une analyse de régression selon la méthode de Hawkes, on a obtenu une distance moyenne de dispersion de 10,4 km en 1985 et de 6,8 km en 1986. Le modèle concor­ dait également avec les résultats d'une étude antérieure faite à Echuca, la distance moyenne de dispersion étant alors de 8,0 km. En 1985, on n’a recapturé que 8 An. annuhpes s.l. (sensu lato) à des distances allant jusqu’à 4,225 km du point de lâcher. En 1986,80 femelles ont été recapturées et la distance de vol maximale observée a été de 5 km. Le même modèle empirique de dispersion rendait bien compte de ces données dont on a pu déduire une distance moyenne de dispersion de 3,2 km. Au cours des dernières années, les mesures de lutte contre Cx annuhrosins ont été généralement dingées contre les larves et limitées, pour des raisons de logistique et d’économie, à une «zone barrière» d’un rayon de 5 km autour d’un centre urbain. Les résultats de ces études donnent à penser que Cx annulirostris est une espèce très mobile et qu'une «zone barrière» d’un rayon de 5 km autour d’un centre urbain n’assure aux habitants qu'une protection limitée notamment lorsque la population de moustiques adultes est nombreuse et/ou que l’environnement favorise les mouvements des femelles. An annuhpes s,l. s’est révélé moms mobile de sorte que des mesures de lutte limitées, le cas échéant, à ce rayon devraient se révéler plus efficaces pour cette espèce. N ote de la R édaction du CDI : Les moustiques sont les vecteurs de plusieurs graves maladies humaines en Australie. Cx annulirostris est le pnncipal vecteur des virus qui provoquent l’encéphalite australienne (flavivirus de l’encéphalite de la Murray Valley et flavivirus de Kunjin) et la polyarthrite épidémique (alphavirus de la Ross River). Cx annulirostris joue un rôle particulièrement important en tant que vecteur primaire pendant les épidémies de ces maladies. An annuhpes est un vecteur suspecté — mais non prouvé — du paludisme en Australie. On a montré récemment qu’,Tn, annuhpes est un complexe d’espèces jumelles et dans l'article ci-dessus, le «sensu lato» indique que le taxon a été étudié dans son ensemble et non analysé par espèce. C’est en raison du besoin qu’a la femelle d’un repas de sang pour produire la protéine nécessaire à la maturation de chaque loi d’œufs que cette espèce est devenue vectrice dans la transmission des virus ou para­ sites d’un hôte à l’autre. D’une manière générale, l’agent pathogène doit passer par différentes phases de développement chez le vecteur avant de pouvoirêtre transmis. Ce développement se fait généralement sur 10a 14 jours. Les femelles se déplacent jusqu’à des distances considérables du gîte larvaire en quête d’un repas de sang et leur dispersion a de profondes incidences sur la planification et l’exécution des programmes de lutte contre les vecteurs et de prévention de la maladie. Le rapport susmen­ tionné souligne que la zone-tampon de 5 km actuellement préconisée autour des agglomérations urbaines pourrait être insuffisante pour pro­ téger les habitants lors d’une épidémie.

In recent years, control measures for Cx annulirostris have usually been directed against the larvae and restneted, for logistic and economic reasons, to a 5 km “ banner /one” around an urban centre The findings of these studies suggest that Cx annnuhrosiris is a highly mobile species and that a 5 km “barrier zone” offers only partial protection for residents, especially where adult num­ bers are high and/or environmental conditions favour movement of females. An annuhpes s 1 was found to be less mobile, so that, if needed, control measures within this limit should prove to be more effective. CDI Editorial N ote : Mosquitos are vectors of several signifi­ cant human diseases in Australia. Cx annulirosms is the major vector of the viruses causing Australian encephalitis (Murray Valley encephalitis flavivirus and Kunjin flavivirus) and epidemic polyarthritis (Ross River alphavirus). Cx annulirosms is particu­ larly important as the primary vector during epidemics of these diseases An. annuhpes is a suspected, but unproven vector of malaria in Australia. An, annuhpes has recently been shown to be a sibling species complex, and in the above article, An annuhpes s.l. indicates that the taxon was treated as a whole and not analysed to the member species. It is the female mosquitos’ requirement for a blood meal to provide protein for the maturation of each successive egg batch that has allowed these species to act as vectors for transmission of viruses and parasites from one blood meal host to a later host. In general, the pathogen must undergo some development in the vector before it can be transmitted. This happens generally over a period of about 10-14 days. Females will disperse considerable distances from the breeding sue in search of blood meals, and this dispersal has profound implications for the planning and execu­ tion of vector control and disease prevention programmes. The above report emphasizes the fact that the currently accepted 5 km buffer zone around communities within which mosquito control programmes are earned out may be inadequate to protect the residents from disease during an epidemic.

(Based on/D’après: Communicable Diseases Intelligence, N° 86/14; Communicable Diseases Branch, Department o f Health.)

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé