EXPANDED PROGRAMME O N IM M UNIZATION Immunization Activities in Oyo State o f N igeria, 1975-1979 N igeria . — Since 1975 considerable efforts have been made in
PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION Activités de vaccination dans l’Etat d’O yo au N igéria, 1975-1979 N ig é r ia . — Depuis 1975, des efforts considérables ont été déployés dans l’Etat d ’Oyo (dont la population est estimée à sept millions de personnes) par des équipes mobiles et des centres de vaccination fixes, en vue de développer les activités d ’immunisation contre la rougeole, la poliomyélite, la coqueluche, la diphtérie, le tétanos et la tuberculose. Les enfants âgés de 0 à 2 ans sont vaccinés en deux fois, à trois mois d ’intervalle (première série: BCG, DTC-1 et polio-1 ; deuxième série: rougeole, variole, DTC-2 et polio-2). Entre le milieu de 1975 et avril 1976, cette stratégie a d’abord été mise en œuvre dans la circonscription d ’Irewole, région pilote dont la population en 1976 était estimée à 374 000 personnes. Le taux de couverture obtenu a été plus élevé que prévu: 92,9% lors de la première série de vaccinations et 84,5 % lors de la seconde. Plus de 90% de ces vaccinations ont été administrées par l’équipe mobile et, à partir de cette expérience, on a supposé que 1) une équipe mobile serait capable de vacciner en un mois (soit 20 jours ouvrables au minimum) 3 645 enfants et environ le même nombre de femmes en âge de procréer; 2) deux équipes mobiles se relayant tous les trois mois devraient, par conséquent, être capables d ’administrer en un an les deux séries de vaccinations à toutes les personnes à vacciner, sur un territoire comptant 700 000 habitants, soit l’équivalent de deux ou trois circonscriptions; et 3) 20 équipes mobiles seraient nécessaires pour couvrir en un an l’ensemble du territoire de l’Etat et pour que toutes les localités desservies reçoivent une fois l’an la visite d ’une équipe. Au milieu de 1976, les activités de vaccination (PEV) ont commencé à se développer progressivement dans l’Etat d ’Oyo, surtout grâce aux équipes mobiles. Le nombre des équipes mobiles est passé de deux en 1975 à cinq en 1976, sept en 1977 et 11 en 1978. Comparée à ce qu’elle avait été dans la région pilote, leur efficacité a cependant été beaucoup moins satisfaisante: en 1978, par exemple, sur les 11 équipes existantes, on n'en a jamais compté plus de huit simul tanément sur le terrain; les équipes étaient en retard sur leur pro gramme, et il leur a fallu plus de trois ans pour faire un tour complet de l’Etat. Ce manque d ’efficacité s’explique principalement par la pénurie de carburant et de pièces détachées pour les véhicules, de même que par l’absence de motivation d ’un certain nombre de membres de ces équipes. En revanche, les centres fixes ont accru leur efficacité. Leur contri bution à l’ensemble du programme est passée, en ce qui concerne la première série, de 5,5% en 1975 à 42,6% en 1978, et de 10,9% à 53 % en ce qui concerne la seconde série (Tableau J ). Le rendement des équipes mobiles a considérablement progressé d'année en année jusqu’en 1977 mais, en 1978, il a soudainement diminué de 56% en ce qui concerne la première série de vaccinations et de 69 % en ce qui concerne la seconde série. Dans le même temps, les centres fixes ont
Oyo State (estimated population: seven million) by mobile teams and fixed immunization centres to expand immunization activities against measles, poliomyelitis, pertussis, diphtheria, tetanus and tuberculosis. Vaccines are given to 0-2 year old children at two contacts, three months apart (first contact: BCG, DPT-1 and polio-1; second contact: measles, smallpox, DPT-2 and polio-2 vaccines). From mid-1975 to April 1976 this strategy was first implemented in the Irewole Local Government Area (pilot area, estimated popula tion in 1976: 374 000). An unexpectedly high vaccination coverage was achieved: 92.9% for first contact antigens, and 84.5% for second contact antigens. Almost all of these immunizations (over 90%) were given by the mobile team and, based on that experience, it was assumed that: (1) one mobile team would be capable of immunizing 3 64S children and approximately the same number of women of childbearing age during one month (20 or more workings days); (2) two mobile teams following each other at three-month intervals should, therefore, be capable of providing during a one-year period two basic immunizations to all eligibles in a territory covering a population of 700 000, corresponding to two to three local government areas; and (3) 20 mobile teams would be necessary to cover the whole territory of the State in one year and to visit the alloted localities year by year. In mid-1976 gradual expansion of immunization activities (EPI) started in the Oyo State, using mostly the mobile strategy. The number of mobile teams increased from two in 1975 to five in 1976, seven in 1977, and 11 in 1978. Their efficiency, as compared to the one observed in the pilot zone was, however, far less satisfactory: never more than eight of the 11 teams were simultaneously in the field during 1978; the teams were behind their schedule and it took them more than three years to tour the whole State once. Shortage of petrol and spare parts for vehicles, as well as an insufficient number of motivated staff, were the main obstacles to better performance. In contrast, the fixed centres improved their performance. Their contribution to the whole programme increased from 5.5% in 1975 to 42.6% in 1978 for the first contact, and from 10.9% to 53% for the second contact (Table 1). The output of the mobile teams increased considerably year by year until 1977, while in 1978 there was an abrupt decline o f 56% in the first contact and 69% in the second contact antigen delivery. A t the same time, the fixed centres were increasing their total output for both contacts Epidemiological notes lu this number:
Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro:
Communicable D isease Surveillance, Communicable Disease Surveillance in the Caribbean, Complications o f Smallpox Vaccination, Expanded Programme on Immunization, Influenza Surveillance, Reye Syndrome. L ist o f Newly Infected Areas, p. 272.
Complications de vaccination antivariolique, programme élargi de vaccination, surveillance de la grippe, surveillance des maladies transmissibles, surveillance des maladies trans missibles dans les Caraïbes, syndrome de Reye. Liste des zones nouvellement infectées, p. 272.
Table ]. Expanded Programme on Immunization, Oyo State of Nigeria, 1975-1978 Tableau 1. Programme élargi de vaccination dans l’E tat d ’Oyo au Nigéria, 1975-1978 First Contact Antigens — Première série de vaccinations Number of Immunized by Nombre de personnes vaccinées Mobile Teams Par des équipes mobiles Fixed Centres Dans des centres fixes Second Contact Anügens — Seconde série de vaccinations Number o f Immunized by Nombre de personnes vaccinées Mobile Teams Par des équipes mobiles Fixed Centres Dans des centres fixes Coverage o f those who received 1st Cont. Antg. Taux de couverture en % des personnes ayant reçu la première série Coverage of all eligibles in % Taux de couverture en % de toutes les personnes à vacciner
I
ï t © IA
Year — Année
Total
% of Fixed Centres Contribution Contribution des centres fixes en %
Eligible Population Population à vacciner
Coverage in % Taux de couverture en %
Total
% of Fixed Centres Contribution Contribution des centres fixes en %
u> to
I
SO
OQ
► c S O o
1975 . . . . 1976 . . . . 1977 . . . . 1978 . . . .
16 713 33 255 148 529 65 184
974 19 811 40 876 48 369
17 687 53 066 189 405 113 553
5.5 37.3 21.6 42.6
363 000 372 000 381 000 391 000
4.9 14.3 49.7 29.0
3 829 18 862 99 076 30 545
468 8 059 31 194 34 488
4 297 26 921 130 270 65 033
10.9 29.9 23.9 53.0
24.3 50.7 63.8 57.3
1.2 7.2 34.2 16.6
OO
Table 2. Annual Number of Vaccinations on O yo S tate Territory, 1972-1978 Tableau 2. Nombre annuel de vaccinations dans l’E ta t d ’Oyo au N igéria, 1972-1978 DPT — DTC Year — Année Measles Rougeole Polio Measles Rougeole Coverage — Taux de couverture D PT — DTC 1st Dose i r« dose 2nd Dose 2e dose 1st Dose l re dose Polio 2nd Dose 2® dose —
I y & I
1st Dose ]tc dose
2nd Dose 2e dose
3rd Dose 3e dose
1st Dose l rc dose
2nd Dose 2® Dose —
1972 ..................................... 1973 ...................................... 1974 ...................................... 1975 ...................................... 1976 ...................................... 1977 ...........................................
215 959 151 053 269 468 182 051 26 921 130 270
39 231 33 125 34 360 46 402 100 514 227 614
25 877 28 620 31 287 37 898 65 084 159 817
22 664 26 263 27 761 32 780 29 284 8 430
15 558 6 637 19 571 19 872 89 930 243 674
24.8 16.9 29.4 19.4 7.2 34.2
11.6 9.6 9.7 12.8 27.0 59.7
7.7 fO 30
4.6 1.9 5.5 5.5 64.1 64.0
—
—
—
8.8 10.4 17.5 41.9
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26 830 130 870
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Wkly Epidem. E tc.: No. 35 - 29 Au*. 1980
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267
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Relevéèpldéin. hebd: Nu 35 - 29 août 1980
throughout 1978 and the trend continued in 1979 (although it is not shown in the Table). For the period 1975-1978, the return rate for the second immunization averaged 67% for the fixed centres and 58% for the mobile teams. For 1978, these figures were 71% and 47%. It is further shown in Table 1 that the immunization coverage so far achieved is no t very high. However, there is a continuous increase in the number o f vaccinations performed during 1972-1977 (Table 2 ). It is concluded from the above experience that, while planning an EP1, priority should be given to the development of tile fixed immunization centres rather than o f the mobile teams operating over large territories. Such an approach seems to produce better and more lasting results.
accru le nombre des vaccinations — aussi bien de première que de seconde série — qu’ils ont administrées durant 1978 et la tendance s’est poursuivie en 1979 (bien qu'elle n ’apparaisse pas dans le Tableau). De 1975 à 1978, la proportion des vaccinés qui se sont présentés à la seconde série de vaccinations s’est élevée, en moyenne, à 67% pour les centres fixes et à 58% pour les équipes mobiles; en 1978, ces chiffres ont été respectivement de 71 % et 47 %. Le Tableau 1 montre, en outre, que le taux de couverture obtenu jusqu’à présent n ’est pas très élevé. Néanmoins, de 1972 à 1977, le nombre des vaccinations effectuées n ’a cessé d ’augmenter (Tableau 2 ). Il ressort de l’expérience ci-dessus que, dans la préparation d ’un programme élargi de vaccination, il faut donner la priorité au déve loppement des centres de vaccination fixes plutôt qu’aux équipes mobiles travaillant sur de vastes territoires car cela permet, semblet-il, d ’obtenir des résultats à la fois meilleurs et plus durables.