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Procès-verbal de la troisième séance, mardi 19 septembre 2000

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WPRlRCSlISRl3 PROCES-VERBAL DE LA TROISIEME SEANCE Salle de conferences du Bureau regional, Manille Mardi 19 septembre 2000 II 9 heures

PRESIDENT: Dr Viliami T ANGI (Tonga)

TABLE DES MATIERES

1. 2. 3.

Allocution du President entrant ............................................................................. . Allocution du Directeur general ............................................................................ . Rapport du Directeur regional ........... ,................................................................... . 3.1 Budget programme 1998-1999: Execution du budget (rapport final) .......................................................................... ..

88 88 92

92

4.

Projet de budget programme: 2002-2003 ........................................................... . ANNEXE I ANNEXE 2

97 103 107

- 87 -

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COMITE REGIONAL: CINQUANTE ET UNIEME SESSION

I.

ALLOCUTION DU PRESIDENT ENTRANT: Point 4 de I'ordre du jour Le PRESIDENT s'adresse au Comite (voir Annexe I).

2.

ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL: Point 7 de I'ordre du jour Le PRESIDENT invite Ie Dr Brundtland it s'adresser au Comite (voir Annexe 2). Le Dr SAKAI (Japon) reaffirme que Ie but de son Gouvemement est de travailler avec I'OMS

pour promouvoir la sante des populations, dans la Region et ameurs. Une cooperation etroite enlre Ie Siege de l'OMS et les bureaux regionaux est essenlielle et, dans ce cadre, il conviendrait de s'interesser davantage it I'equilibrage entre la centralisation et la decentralisation. Le Professeur MATHEWS (AustraIie), parlant du Rapport sur la sante dans Ie monde, 2000, fait observer que l'Australie et d'autres pays ont emis des reserves sur la methode employee. Neanmoins, it accueille avec satisfaction ce Rapport car il donne

a tous

les pays l'occasion de

s'engager dans un processus qui les fera avancer. Chacun d'eux peut tirer les ie90ns des experiences

des autres en examinant les donnees comparatives. Le Professeur WANG Longde (Chine) approuve avec satisfaction l'essai novateur de classer les systemes de sante des pays, ce qui a donne de nouvelles perspectives et a conduit les Etats Membres are-examiner les maycos dtevaluer leurs performances, Toutefois l'evaluation des

performances d'un systeme de sante est un processus complexe dans lequel de nombreux facteurs entrent en jeu, entre autres Ie cadre social et les valeurs culturelles du pays. L'elaboration

d'indicateurs et de methodes d'evaluation est un exercice scientifique qui suppose des donnees fiables et exactes pour garantir I'objectivite et I'impartialite. Au vu des limites du Rapport, il aurait fallu donner des explications au moment de sa publication. En outre, il propose que I'OMS impJique it I'avenir les Etats Membres dans Ie processus d'evaluation. La Chine declare vouloir cooperer avec I'OMS dans ce domaine. M. TELEFONI (Samoa), approuvant les opinions emises par I'intervenant precedent, declare qu'il est plus important pour I'OMS de fournir des avis sinceres sur les lacunes des systemes de sante, que de publier une evaluation reposant sur des donnees inadaptees aux comparaisons. De plus,

aucune consultation prealable n'a eu lieu sur la maniere dont les chiffres ont ,lie compiles, sur ce qu'ils

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.representaient, sur leurs sources au sur la base des comparaisons.

Samoa a deja exprime des

'objections forme lies el fermes

apropos de celie evalualion. a ameliorer leurs syslemes de

Si I'objeclif general de I'OMS a ele de forcer les Etals Membres

sante, comme l'a sous-entendu Ie representant de ,'Australie, il a ete apparemment atteint. Neanmoins, plutOl que de publier un c1assemenl mondial reposant sur des criteres confus, il aurait ete plus judicieux de consulter 1ndividuellement les pays sur les moyens d'ameIiorer leurs systemes de sante.

Le Professeur TRUYEN (Viel Nam) exprime sa satisfaction pour les ameliorations de la sanle decoulant des principales inilialives inlernalionales de I'OMS pour lutter conlre les maladies, nolammenlle paludisme, la tuberculose elle VIH/SIDA. Pour ce qui esl du Rapport sur fa sante du monde, 2000 il fail observer que, malgre Ie recours considerable

a des

estimations, les informations et donnees foumies sont utiles pour evaluer et

comparer les performances des syslemes de sanle. Toulefois, des indicaleurs aussi complexes que les annees de vie corrigees de I'incapacite ou I'esperance de vie corrigee de l'incapacite, sont plus

pertinenls pour les pays developpes qui disposenl d'informalions sanilaires fiables. Un certain nombre de faeteurs socio-econorniques influent sur }'esperance de vie et la sante n'est que I'un d'entre eux. De

plus, I'esperance de vie actuelle ne reflete pas loujours les efforts deja consent is pour ameliorer la sante des populations, Ie temps etant necessaire

acertaines interventions pour voir des resultats.

De surcroil, les indicaleurs mesuranlla capacile de reaclion ne sonl pas pertinenls. La laille des echanlillons sur lesquels onl porte les enqueles, a ele Ires reduile el Ie nombre des reponses encore plus restreint.

La mesure de I'equile du financemenl de la sanle esl de meme faussee. Bien que les depenses renouvelables represenlenl Ie gros des frais engages par les gouvemements dans les pays en developpement, les investissements anterieurs dans l'infrastructure et I'equipement utilises

actuellemenl pour dispenser les services n'onl pas ele pris en comple dans Ie calcul de I'indicaleur d'equite. II fail siennes les opinions des inlervenanls precedenls estimanl que I'OMS devrail

collaborer elroilemenl avec les pays afin d'ameliorer son evalualion des performances des syslemes de sante et faire des recommandations politiques qui soient plus pertinentes et n!alistes pour les pays en

developpemenl. Le DIRECTEUR GENERAL, repondanl aux observations faites, convient avec Ie representant de Samoa que Ie Rapport pourrait avoir eu pour objectif de forcer les Etats Membres

a

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ameliorer les performances de leurs systemes de sante. Neanmoins, il est con9u davantage pour les inspirer, conformement au mandat de I'OMS de travailler aux progres de la sante. II comporte

toutefois une dimension plus vaste et plus essentielle : celie d'avoir un impact sur un public beaucoup plus large que les professionnels de sante seulement, dans Ie cadre du processus de changement qui depend de I'education, de I'appui et de la sensibilisation du public. Le Rapport sur la sante dans Ie

monde. 2000 n'a pas ete produit principalement pour informer les ministeres de la sante, mais pour susciter l'attention et sensibiliser tous ceux qui peuvent faire avancer une question aussi essentielle

que la sante. Par suite de sa publication, la sante a fait la une des medias d'une maniere qulon n'avait pas vue depuis I'eradication de la variole. Au niveau parlementaire, de nombreuses questions ont ete po sees aux ministres de la sante sur I'evaluation de la performance du systeme de sante et de son interpretation. Le classement inclus dans Ie Rapport a ajoute une nouvelle dimension: la capacite de mesurer et de comparer les performances d'un pays, ce qui a renforce la volonte de chercher

a ameliorer Ie

secteur de la sante. II a donne la base sur laquelle poser des questions de fond sur les performances des systemes de sante. II a stimule la discussion au niveau des gouvemements comme avec les

organismes donateurs dans de nombreux pays situes au bas du classement. II a aide

a ouvrir un debat

public et a fait passer Ie message selon lequel Ia ou les performances des systemes de la sante sont mauvaises, Ie developpement reste generalement faible. Elle rappelle que, lors de son introduction, I'indice du developpement humain a egalement suscite des critiques et des inquietudes considerables, Ie classement reposant aussi sur des donnees imparfaitcs. Cela a pris des annees avant qu'i} ne soit acceptc camme un elt~ment contribuant

a la

qualite du debat sur Ie developpement, sur les droits de I'homme et sur I'amelioration de la societe d'apn!s des valeurs partagees. Le classement est un instrument precieux it la fois pour faire progresser

Ie programme de la sante et pour sensibiliser aux questions du financement et des performances des systemes de sante. A la suite de sa publication, la sante a occupe une position plus centrale dans les programmes politiques. II est desormais essentiel d'ameliorer la base de I'evaluation, la qualite et Ie recueil des donnees et les enquetes dans les pays. Sur la question du representant du Japon concernant la decentralisation dans une organisation mondiale, elle declare que pour repondre precisement

a cette question,

des initiatives ont ete prises,

notamment la creation du Cabinet mondial, la redaction de propositions mondiales de budget et l'elaboration d'une strategie institutionnelle qui detennine les mayens qu'ant les acteurs de

I'organisation de travailler ensemble de maniere coherente. II n'est pas realiste de penser que des

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fonctions separees doivent etre attribuees au mveau mondial, regional au national.

Elles sont

interdependantes il tous les niveaux.

Les Etats Membres et Ie Secretariat forment un corps

institutionnel qui echange des infonnations et des experiences utiles et effectue Ie travail au niveau OU il est Ie plus efficace. M. MONO (Papouasie-Nouvelle-Guinee) felicite Ie Directeur general de son engagement inebranlable pour amener la sante il la tete des priorites des programmes de developpement, en cherchant

a negocier,

forger et promouvoir les partenariats avec d'autres organisations. L'an 2000

semble effectivement etre un point toumant pour relever de nombreux defis sanitaires et profiter

totalement et efficacement des possibilites d'avancer vcrs Ie noble but d'ameliorer la sante dans Ie monde entier. 11 faut que les efforts individuels et collectifs pour atteindre cet objectif il long terme soient durables malgre les difficultes immediates. La Papouasie-Nouvelle-Guinee a fait de la sante sa deuxieme priorite, avec un solide appui budgetaire. Elle a recemment adopte un plan national de sante sur dix ans dans lequel I'etablissement de partenariats efficaces avec les organisations de d6veioppement, les organisations non gouvernementales et les eglises, est un (dement tres puissant. Bien que des partenariats efficaces soient essentieis, ils ne sont pas toujours faciles

aetablir.

Le Dr SUN HUOT (Cambodge) felicite Ie Directeur general pour son discours et pour Ie Rapport sur la sante dans Ie monde. 2000. II exprime sa satisfaction pour I'appui foumi au Cambodge

par I'OMS et il fait remarquer I'excellente cooperation qui existe entre Ie Ministere de la Sante et Ie Bureau du representant de I'OMS dans son pays. Les classements donnes par Ie Rapport sur la sante dans Ie monde, 2000 ont montre que des pays comme Ie Cambodge, ressentant encore les effets d'une longue peri ode de guerre et disposant de peu de ressources, eprouvaient des difficultes il foumir des services de sante suffisants il leur population. Les classements doivent tenir compte de ces situations. Toutefois, les informations

contenues dans Ie Rapport ont apporte une motivation aux personnels de sante du Cambodge pour qu'ils renouvellent leur activite.

Le Professeur TAN (Singapour) declare que I'utilite du Rapport sur la sante dans Ie monde. 2000 repose sur une comprehension precise des differentes approches adoptees par les Etats Membres couverts par ce Rapport. Par exemple, Singapour n'a pas ete tres bien classe pour sa contribution

financiere il la sante, d'apres Ie fait que 60 % des depenses de sante ont ete attribues aux frais et

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debours individuels. En fait, Singapour dispose d'un cadre complet de financement de la sante qui donne une couverture universelle de bonne qualite et garantit

a chaque individu l'acces a des soins de

sante abordables. Les systemes en place comprennent un programme national d'epargne obligatoire (Medisave), pour aider les personnes

a payer

les soins medicaux, un programme d'assurance

volontaire (Medishield), pour couvrir les maladies graves ou subites, un fonds mixte (Medifund), qui donne un filet de securite aux personnes demunies et prevoient des hopitaux et des cliniques subventionnes pour assurer les soins

a ce

groupe de la population. De nOUVeaux programmes de

financement ant ete r"cemment mis en place pour faire face aux problemes inherents

a une population

vieillissant rapidement : un fonds pour les soins des personnes agees, qui doit atteindre 2,5 milliards de dollars de Singapour d'ici

a 2010 et aidera a financer les soins aveC

les revenus des interets et un

programme abordable d'assurance des incapacites pour assumer Ie cout des soins de longue duree, qui

devrait etre introduit dans les deux au trois prochaines annees. Le DJRECTEUR GENERAL remercie les representants pour leurs observations, qui indiquent que de nombreux Etats Membres ant des opinions interessantes pour perfectionner les instruments utilises dans Ie Rapport sur la sallie dans Ie monde, 2000. L'OMS espere travailler avec

les Etats Membres pour ameliorer ces instruments.

3.

RAPPORT DU DJRECTEUR REGIONAL: Point 9 de I'ordre dujour

3.1

Budget programme 1998 1999: Execution du budget(rapport final) Point 9.2 de I'ordre du jour (WPRlRC5113) Presentant ce point, Ie DJRECTEUR REGIONAL dit que Ie rapport rend compte de

I'execution financiere du budget ordinaire pour la peri ode biennale 1998-1999 qui s'est achevee Ie 31 decembre 1999. II presente egalement les sources et I'execution des fonds extrabudgetaires. Comme

auparavant, des explications ant

ete donnees sur les variations importantes des taux d'execution.

A la demande du Comite regional, Ie present rapport d'execution du budget a etc prepare avec suffisamment de details pour donner au Comite une vision claire des affectations et de I'execution des fonds par les differents programmes techniques, II commence par la description des evolutions importantes qui se sont repercutees sur Ie niveau du budget et sur la realisation d'activites au cours de

la peri ode d'execution. La plupart de ces infonnations ant eM communiquees aux representants I'annee passee, au cours de la cinquantieme session du Comite regional. Le budget de fonctionnement

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apparait a la colo nne 9 de I'annexe 2 et a la colonne I de I'annexe 3. Un certain nombre de changements ont ete apportes au budget apres son approbation par Ie Comite regional en 1996. En octobre 1996, Ie Directeur general a decide de ne pas augmenter Ie budget de I'administration par rapport au niveau de 1996-1997 pour maintenir au minimum les frais gene-raux et

les coilts administratifs et augmenter les credits alloues aux programmes prioritaires. US$ 699 800 ant done cit preleves du budget de l'administration. Sur ce total, US$ 300 000 ant ete attribues aux politiques et systemes de sante nationaux (programme 3.1.2), US$ 188400 ont ete alloues

a la lutte

eontre les maladies tropicales (programme 5.2.6) et US$ 211 400 ant ete affectes it la lutte contre Ie paludisme (programme 5.2.6.1). Au COUfS

de sa quatre-vingt dix neuvieme session, en janvier 1997, Ie Conseil executif a

estime que Ie projet de budget programme pour I'exercice 1998-1999 ne relletait pas suffisamment les priorites approuvees auparavant. En consequence, Ie Conseil de la politique mondiale a demande

a

toutes les regions de revoir leurs projets de budget afin de determiner si des fonds supplementaires pouvaient etre al10ues aux programmes prioritaires suivants : 3.1 Organisation et gestion des systemes de sante s'appuyant sur les soins de sante prima ires, 3.3 Medicaments essentiels, 4.3 Nutrition,

securite alimentaire et salubrite des aliments et 4.4 Salubrite de I'environnement. La Region du Pacifique occidental a preleve US$ 269 000 sur Ie budget du Bureau du representant de I'OMS en Mongolie dans Ie programme 2.3.1 (Cooperation technique avec les pays) et les a transferes au programme 3.1.2 (Politiques et systemes de sante nationaux. Aucune autre modification n'a ete apportee aux programmes 3.3 (Medicaments essentiels) et 4.3 (Nutrition, securite alimentaire et salubrite des aliments) dans la mesure oil les credits alloues a ces programmes pour I'exereice 19981999 representaient deja une augmentation par rapport

a I'exercice

precedent. La diminution des

credits alloues au programme 4.4 (Salubrite de l'environnement) s'explique par la fermeture du Centre de salubrite de I'environnement,

aKuala Lumpur (Malaisie).

La resolution WHA50.25, adoptee en mai 1997, a approuve pour la Region du Pacifique occidental une augmentation de coilt de 4,87 %, soit US$ 3 737 600 et un ajustement vers Ie bas du taux de change de 0,22 %. Ces ajustements ant abouti

a une

augmentation nette de 4,65 %, so it

US$ 3 570 000, ce qUI a porte Ie total du budget approuve pour I'exereiee 1998-1999 a US$ 80 279 000. En decembre 1997, Ie Directeur general a decide de reduire

a 97

% Ie budget initial de

fonctionnement de toutes les Regions dans Ie budget programme approuve de l'exercice 1998-1999,

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certains des principaux bailleurs de fonds n'ayant pas rempli leurs obligations. Le Siege a, de ce fait, retenu US$ 2 408 200. Un autre ajustement de US$ 2 964 000 a ete effectue pour compenser la baisse du taux de change du peso philippin. Le Siege a alloue un credit de US$ 600 000 aux activites regionales liees I'eradication mondiale de la poliomyelite et sexuellement transmissibles.

a

a

la lutte contre Ie VIH/SIDA et les infections

La resolution WHA50.26, adoptee en mai 1997 et la Resolution EBIOl.RI6, adoptee en janvier 1998, ont demande la mise en place d'un plan d'economie pour I'Organisation, fix ant un objectif d'economie de 3 % sur Ie budget approuve. Pour la Region du Pacifique occidental, cela representait US$ 2 400 000. L'economie a ete obtenue en reduisant les bourses d'etudes, les voyages d'etudes, les consultants

a court terme,

les services generaux, les deplacements professionnels et les

heures supplementaires. Les fonds degages grace

a ce plan d'economie ont ete affectes a de nouvelles

activites fiees aux programmes prioritaires suivants : Prevention et lutte cantre des maladies transmissibles specifiques ; Promotion des soins de sante primaires et des autres secteurs contribuant aux soins de sante primaires et Promotion de la salubrite de I'environnement, et tout particulierement

les reseaux publics d'adduction d'eau. Tous les changements decrits en annexe I, de meme que les modifications apportees aux programmes en cours d'execution ont porte Ie budget de fonctionnement

a US$ 75 506 800. Comme

auparavant, toutes les comparaisons sont faites sur Ie budget ordinaire (voir colonne 9 de I'annexe 2). Selon Ie rapport interimaire du 31 mai 1999, US$ 52 230 200, soit 69 % du budget de fonctionnement, ont ete engages. A la fin de I'annee 1999, la totalite des US$ 75 506 800 alloues a ete executee completement, comme I'indiquent les colonnes 10 et II de l'Annexe 2. Meme si Ie present rapport a pour objectif principal de montrer I'execution du budget ordinaire, il ne faut pas pour autant oublier la contribution precieuse des fonds issus d'autres sources

de financement aux programmes de I'OMS. L'execution des fonds extrabudgetaires, par programme, apparait dans la colonne 12 de I'annexe 2. La colonne 14 de la meme annexe indiquc Ie pourcentage de I'execution totale de I'ensemble des fonds, par programme. Grace iI ces fonds supplementaires, Ie budget total de la Region a ete porte iI 110,6 millions de dollars US, contre 119,2 millions de dollars US pour I'exercice 1996-1997.

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L'annexe 3 presente des observations sur I'execution du budget par programme chaque fois qu'il y a un ecart d au mains 10 % par rapport au budget ordinaire. L'annexe 4 presente une synthese 1

de l'execution financiere du programme du Directeur regional pour Ie developpement et I'annexe 5

presente une synthese des fonds extrabudgetaires. Le Dr ROMUALDEZ (Philippines) felicite Ie directeur regional et son personnel d'avoir reussi

a executer

Ie budget programme pendant I'exercice difficile de 1998-1999.

II apprecie

egalement la souplesse dont on a fait preuve a l'egard de son pays et qui a permis a celui-ci de faire face aux nouvelles priorites definies suite au changement de gOllvemement, notamment la refannc du secteur de la sante, la reorganisation de la politique pharmaceutique nationale et surtout Ie renforcement des activites entreprises pour eliminer la tuberculose, qui pose un probleme majeur dans son pays. M. LIU Peilong (Chine) se dit sat is fait de I'execution du budget programme pour 1998-1999 ; les fonds disponibles ont ete pleinement utilises. Bien que Ie budget programme ait ete profondement remanie depuis 1996, la concertation avec les Etats Membres a permis de parvenir

aun consensus et a

de jeter des bases solides pour la bonne execution du budget revise.

II espere que cet esprit de

concertation persistera a l'avenir. Le Bureau regional du Pacifique occidental est egalement parvenu

appliquer les resolutions WHA50.26 et EBIOI.R6, realisant une economie de 3 % qui a ete reaffectee aux programmes prioritaires. II note cependant avec preoccupation la baisse de 20 % des ressources extrabudgetaires en 1998-1999 par rapport a I'exercice precedent et espere qu'on s'efforcera de mobiliser des fonds supplementaires pendant l'exercice en cours afin de compenser les coupes faites dans Ie budget ordinaire. On avait I'habitude jusqu'a present de ne rendre compte de la performance budgetaire qu'en termes financiers, c'esHi-dire en indiquant la difference entre les depenses prevues et les depenses

effectives.

Cette analyse est certes importante, mais il est m:cessaire egalement de mesurer les

resultats par rapport aux dOpenses effectives. II se pourrait, par exemple, que les activit':s soient menees

abien aun coOt moindre que prevu, soit qulon parvienne aune plus grande efficacite soit que

les credits alloues soient trop importants par suite d'une mauvaise planification. II espere qu'a I'avenir, Ie rapport presentera une analyse plus complete de la performance budgetaire.

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COMITE REGIONAL: CINQUANTE ET UNIEME SESSION

Mme BLACKWOOD (Etats-Ums d'Amerique) se felicite de la complete execution du Budget programme pour 1998-1999 et de la presentation claire et transparente de I'analyse figurant dans Ie rapport definitif. Le Professeur MATHEWS (Australie) approuve Ie rapport. II convient avec Ie Representant de la Chine qu'it I'avenir, Ie rapport devrait analyser les liens entre depenses et resultats de programme. Le DIRECTEUR REGIONAL, repondant au Representant de la Chine, garantit it celui-ci que tout sera mis en reuvre pour developper la concertation avec les Etats Membres. La legere baisse du financement extrabudgetaire en 1998-1999 par rapport it I'exercice precedent s'explique de trois fa,ons : une diminution de la contribution du Programme des Nations Unies pour Ie Developpement (PNUD), qui a revu sa politique pour se concentrer desormais davantage sur Ie developpement que sur la sante~

une baisse des contributions de la communaute intemationale au programme d'eradication de

la poliomyelite, etant donne que Ie demier cas emegistre dans la Region remonte it mars 1997; et la suppression du Programme mondial de lutte contre Ie SIDA. On est toutefois en train d'etablir de nouveaux liens, et notamment de renforcer ccux avec la Banque asiatique de Developpement et avec

Ie Department for International Development du Royaume-Uni, qui soutient Ie programme de lutte contre fa tuberculose en Chine. L'aide de nombreux organismes partenaires en est encore

a un stade

preliminaire, mais il est certain que les fonds extrabudgetaires augmenteront dans Ie courant de l'exercice et pendant Ie prochain.

Les Representants de la Chine et de l'Australie ant demande qu'on etablisse un lien precis entre les resultats des programmes et les resultats financiers. II convient qu'il faut indiquer comment Ie budget a etc depense et la mesure dans laquelle les programmes ant atteint leurs resultats; il souhaite eviter, cependant, de donner aux Etats Membres une foule de details inutiles. A sa

Cinquantieme reunion, Ie Comite a indique quels etaient les renseignements it fOllmir pour pennettre

d'evaluer I. performance du Bureau regional et approuve les quatre themes et 17 domaines d',clion. Un decoupage de I'information en sous-categories ne permettrait de presenter que des donnees partielles et empecherait Ie Comite d'avoir une vue d'ensemble. C'est pourquoi, a partir de 2003, les informations seront communiquees par domaine d'action. II n'a pas ete possible de Ie faire jusqu'a present pour trois grandes raisons. Les programmes etaient trop nombreux, les resultats escomptes

n'avaienl pas ete definis et il n'y avait pas de mecanismes d'evaluation des resultats. Avec I'aide du Siege, on est en train de mettre au point des methodes pour de/inir les resultats a atteindre et les evaluer.

PROCES-VERBAL DE LA TkOISIEME SEANCE

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Le PRESIDENT demande au comite s'il accepte Ie rapport definitif du Directeur regional sur Ie budget programme pour 1998-1999. II en est ainsi decide. (Voir la decision WPRJRC51 (l)).

4.

PROJET DE BUDGET PROGRAMME: 2002-2003: Point 10 de I'ordre dujour (Document WPRJRC51 14) Le DIRECTEUR REGIONAL, presentant ce point de I'ordre du jour, precise que Ie projet de

budget programme pour la Region du Pacifique occidental represente un total de US$ 73 262000. Cela signifie une reduction de US$ 2 627 000 soit 3,46 % par rapport au budget de US$ 75 889000 qui a ete approuve pour I'exercice 2000-2001. Cette reduction resulte de I'application de la resolution WHA51.31 sur les dispositions regionales. Sur Ie budget total de la Region, US$ 40 660 ODD, so it 55,50 %, ant ete alloues aux activites des pays et US$ 32 602 000, soil 44,50 %, ant ete attribues aux activ;tes regionales et interpays. Cette annee, la presentation du budget programme est differente de celie du budget precedent. Le document est decoupe en trois parties principales : I'annexe I, qui constitue la premiere partie du

projet de budget programme, presente Ie budget mondial ; l'annexe 2, qui constitue la deuxieme partie du projet de budget programme, presente Ie budgel de la Region; et enfin I'annexe 3 presente les principaux chiffres indicatifs de planification pour chaque pays de la Region. Celle presentation permel, pour la premiere fois aux Etals Membres de commenter Ie budget de l'Organisation dans sa globalite, avant qu'il ne soit soumis au Conseil executif el

a l'Assemblee

mondiale de la Sanle, et

avanl la preparation des plans detailles. Les plans detailles seront done prepares peu de temps avant leur mise en application. lis n'en seront que mieux adaptes

a la situation des pays.

Cetle nouvelle approche a ele approuvee par Ie Conseil executif a sa 106' session, en mai 2000. Elle constitue un facteur cie de coherence entre les differents elements de I'OMS. Le DIRECTEUR REGIONAL commente alors chacune des trois parties du projet de budget: La premiere partie, Ie projet de budget programme mondial, a ete mise au point dans Ie cadre d'une collaboration etroite entre Ie Siege de I'OMS et les Bureaux regionaux. Le document s'inspire du cadre d'orientation qui avait ete approuve lars de la !O5' session du Conseil execulif et qui definit les objectifs de l'Organisation dans son ensemble et les resultats escomptes dans les 35 domaines

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COMITE REGIONAL: CINQUANTE ET UNIEME SESSION

d'aclivite auxquels contribueront les differents echelons de l'Organisation. Onze des 35 domaines d'activite ant ete identifies comme domaines prioritaires. Certains indieateurs ant ete inclus dans ce document. Le projet de budget qui sera transmis au Conseil executif et

a l'Assemblee

mondiale de la Sante comportera la totalite des indicateurs. lis

constitueront un outil permettant de determiner I'impact, les succes et les echecs des programmes dans la Region. La deuxieme partie, Ie projet de budget regional, presente les principaux problemes et enjeux auxquels est confrontee la Region du Pacifique occidental et les strategies retenues par I'OMS pour y faire face. Ce document reproduit la structure de la Region: il est decoupe en 17 domaines d'action, regroupes sous quatre themes principaux. Ces domaines sont presentes dans La Region du Pacifique occidental: un cadre d'action, document approuve par Ie Comite regional

asa cinquantieme session.

L'appendice 2 contient une table de conversion meltant en correspondance les 35 domaines d'activite du Siege et les 17 domaines d'action du Bureau regional. Les informations financieres donnees par theme et par domaine d'action concement les activites menees aux echelons regional et interpays. Les activites rnenees

a I'echelon

des pays seront presentees ulterieurement selon Ie meme modele. Le

DlRECTEUR REGIONAL propose de presenter a la cinquante-deuxieme session du Comite regional un budget regional plus complet, qui comprendra les budgets programmes par pays. La troisieme partie presente les chiffres indicatifs de planification par pays. Le calcul de ces montants a ete difficile dans la mesure au, conformement

a la

resolution WHA51.31, Ie budget

regional a ek reduit d'environ 3,5 % par rapport au budget programme approuve pour !'exercice 20002001. Les chiffres de planification par pays ant ete calcules conformement

a

la reso:ution

WPRJRC50.RI, i I'exception de ceux de la Republique de Coree, au les operations ant ete progressivement reduites, i commencer par la fermelUre du Bureau du representant de I'OMS et son remplacement par un bureau de liaison de pays en 1998. Le DlRECTEUR REGIONAL pense que I'on devrait poursuivre cette reduction. Les chiffres indicatifs de planification presentes dans la troisieme partie devraient guider I'elaboration des plans detailles prevue pour la fin de I'annee encore que ces chiffres puissent changer Iegerement quand les donnees definitives seront disponibles. Le projet de budget programme pour !'exercice 2002-2003 prend egalement en compte les fonds extrabudgetaires sur lesquels nous pouvons normalement compter. II s'agit d'une estimation

PROCES-VERBAL DE LA TROISIEME SEANCE

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prudente dans la mesure au la plupan des partenaires exterieurs n'attribuent pas leurs credits longtemps

a I'avance. 11 rcpete que Ie Bureau n!gional continuera a renforcer la coordination avec ces

partenaires exterieurs, notamrnent avec les partenaires bilateraux. II dit qu'iI repondra avec plaisir a toutes les questions que les Etats Membres pourront poser et

invite les Representants ses collegues du Siege.

aposer loute question concernant Ie budget mondial au Directeur general et a

Le Dr ROMUALDEZ (Philippines) constate que les allocations de pays presentees dans Ie rapport correspondent aux previsions fondees sur la formule 60:40 dont est convenu Ie Comite it sa

derniere session.

Reste iI voir maintenant les effets de cette formule sur la programmation et I.

definition des orientations. II demande si la formule sera appliquee systematiquement au cours des

trois prochains exercices ou si clle pourra eire modifiee une fois que I'on en connaitra les effets. M. ISOBE (Japan) estime que les budgets mondial et regional sontjustes et bien equilibres. II demande des eclaircissements sur Ie paste "Total autres fonds" du tableau I figurant

a la page

I I de la

premiere partie du projet de budget programme 2002-2003, qui, constate+il, devrait augmenter de US$ 160 millions par rapport au montant de I'exercice ell cours. II demande en quoi consistent ces

ressources et sur quai se fonde cette augmentation. Le Dr OTTO (Republique de Palaos) trouve lui aussi que Ie budget mondial est bien organise et reftete les priorites dont il a ete convenu. II apprecie tout particulierement Ie fait que I'on ait evite

au maximum de Tepercuter la diminution des credits regionaux sur les credits souscrit

alloUt~s

aux pays. II

a la

suggestion faite par Ie Representant des Philippines selon laquelle il conviendrait

d'appliquer progressivement les principes directeurs concernant I'affection des ressources, en tenant

compte de leurs repercussions sur les programmes. 11 estime, tout comme Ie Directeur regional, qu'un delai plus court entre la planinc.tion et la mise en ",uvre permettra de mieux adapter les budgets programmes suivant I'evolution des besoins et des priorites des Etats Membres. II note avec satisfaction que les fonds affectes

a I'initiative Pour un

Monde sans tabac ont augmente de plus de 200 %, mais s'inquiete en revanche de la diminution de

20 % environ des fonds destines au domaine d'action Environnements sains. Cette coupe budgetaire pourrait compromettre les facteurs favorables

a I'instauration d'un a un

environnement sain. II constate

egalement avec preoccupation que les credits alloues it Paction d'urgence et humanitaire n'ont que tres peu augmente. Les experts qui ant recemment participe atelier parraine par I'OMS sur les

100

COMITE REGIONAL: CINQUANTE ET UNIEME SESSION

consequences sanitaires des variations et changements climatiques ont predit que les catastrophes

seraient plus fn!quentes et plus graves dans les annees

a veniT. Ainsi que Ie Directeur generall'a deja

dit au debut de la session, les pays seront obliges de debloquer davantage de ressources pour combartre les effets san ita ires des catastrophes naturelles s'ils ne participent pas activement aux activites de planification prealabIe. Pour Ie Dr KIENENE (Kiribati), il est clair que la nouvelle presentation du budget programme cherche it associer de plus pres les bureaux regionaux au budget mondial de rOMS et il se Wicite de la transparence qui en resulte. II constate avec satisfaction que les 17 domaines d'action de la Region ant ete bien integres aux domaines d'activite it I'echelon mondial, preuve supplementaire que Ie bureau regional ",uvre dans la meme direction que les autres regions de I'OMS et Ie Siege afin que l'Organisation soit une. II ne faut pas oublier cependant que la Region du Pacifique occidental, et notamment les pays insulaires qui en font partie, presentent des caracteristiques uniques tenant

aleur

isolement et it la fragilite de leur environnement. II est content de voir que des montants appropries ant ete prevus dans Ia deuxieme partie du projet de budget programme pour tenir compte de ces

particuiarites au titre des themes Environnements sains et Faire connaitre l'action de I'OMS, encore que les credits alloues au premier aieor diminue d'environ US$ 800 000, alars que ceux affectes aux Technologies de I'information ant augmente de quelque US$ 200 000. II salue la clairvoyance dont Ie Directeur regional a fait preuve dans Ie difficile exercice d'affectation des ressources, tel qu'il ressort de I'annexe 3, et a hilte de collaborer etroitement avec lui en vue d'etablir les plans detaill';s de Kiribati

aune date proche du stade d'execution du budget programme pour 2002-2003. Le Dr THORNE (Royaume-Uni de Grande Bretagne ct d'Irlande du Nord) se Wicite de ce que Ie projet de budget programme ait ete ';Iabore en commun par les Regions et Ie Siege et Wicite Ie Directeur general de la clarte et de la concision du projet de budget mondial, qui camp rend des buts, des objectifs, des resultats escomptes et des indicateurs. Elle demande sur quai se fonde

I'augmentation prevue de 14 % des fonds extrabudgetaires et quel est Ie degre de fiabilite de ces

previsions. Elle apprecie tout particulierement la section du projet de budget programme regional qui relie les activites regionales aux 35 domaines d'activite de I'OMS. Lc Tableau 3 de I'annexe 2, qui presente les ressources proposees par source de financement, indique Ie pourcentage des

augmentations et des diminutions resultant des changements apportes au budget ardinaire au fil des exercices et qui sont dues parfois en grande partie aux variations du financement extrabudgetaire,

mais n'indique pas Ie resultat net. Par exemple, il est propose d'augmenter de 13,81 % les credits

PROCES-VERBAL DE LA TROISIEME SEANCE

101

ulloues au domaine "Faire connaitre I'action de l'OrvlS" alors qu'une forte baisse des fonds extrabudgetaires est prevue. Que! sera Ie resultat net pour les programmes et ces estimations 500t-

elles liables " MOle BLACK WOOD (Etats-UOIs d'Allleriquc) so felicite elle aussi de la presentation

simultanee des projcts de budget mondial et regional, qui aide

acomprcndrc les liens entre les besoins I'O~'1S

regionaux. d'une part, et les priorites et politiques mondiaks de

d'autrc part. Ellc canstate a\'cc

satisfaction que la croissance nominale 0 a

etc maintenue dans Ie budget ordinaire prevu pour 2002-

2003 et elle cspere qu'on pourra absorber Ies aJustements dus aux f1uetuations du taux de change et il i'inflation. Elle note que la presentation du projet de budget mondial n!pond a certains criteres que son pays jugc lui aussi importanlS,

asavuir les priorites. la transparence, la budgetisation fundee sur

les resultats et Ie suivi ct Pevaluation. Elle se felieite de la clarte avec Jaquelle est definie \'orientatiOn des programmes de pays, dont les besoins ont et~ aligm:s sur les strategies mondiales et qui degagcnt

les domaincs dans lesqucls I'OMS jouit d'un avantage evident. Le delai pius court entre I'elaboration des programmes de pays ct leur mise en ll~uvre pcrmcttra de tenir compte de 1'evolution de la situation sanitaire. La reduction du budget regional ne constitue pas une surprise puisqu'a sa Cinquante et

Unieme session. l'Assemblee mondiale de la Sante a decide de reaffecter progressivement les fonds destines aux regions sur une pcriode de trois exercices, de fa90n a tenir compte du niveau de

developpement ct des besotns sanitaires.

Une approche souple a ete adoptee afin de re-duire au

maximum les effets de cette reaffectation. La collaboration entre les Regions et Ie Siege devrait aller de pair avec une reconnaissance mutuelle ct concrete des besoins des autres Regions.

Le VICE PRESIDENT. prenant la parole en qual it" de Representant de la Malaisie, souscrit il la proposition faite par les Representants des Philippines et de la RepubJique des Palaos visant

a ce

qu'on analyse de pres I'execution du budget programme 2002-2003 avant d'appliquer la mome formule au budget prevu pour I'exercice suivant. II faut examiner ala fois Ie systcme et scs resultats afin que I'affectation des ressources satisfasse tous tes Etats Membres.

La seance est levee it 1 I h55.

102

CO MITE REGIONAL: ClNQUANTE ET UNIEME SESSION

PROCES-VERBAL DE LA TROISlEME SEANCE

103 A]\NEXE 1

ALLOCUTlON DU PRESIDENT ENTRANT

Madame Ie Dirl."cteuf general Dr Gro Harlem Brundtland, Monsieur Ie Directeur

r~gioJlal

Dr Shigeru

Omi, Mesdames et Messieurs Ies Represcntants des Nations Unies ct des organisations intergouvernemcntales et non gouvernementales, Mesdames et Messieurs les Membrcs du Secretariat

de I'OMS, Mesdames et Messieurs,

Je vallS remercie, chers collegues, pour Ie privilege qui mlest donne de presider la cinquante et unieme session Uti Comite regional. C'est un grand honneur pour moi. et pour mon pays, les Tonga, de me voir can tier la tache de diriger les deliberations du Comite regional. Je suis egalement tres honore de rejoindre les rangs de mes distingues prcdecesseurs. Je ferai de mon mieux pour mcriter

votre confiance en m'acquittant scrupuleusement de mes responsabilites de President. Cette an nee, cene reunion du Comite se demarquera, je pense, des precedentes sesSIOns. Elle promet d'etre plus interessante, plus interactive et plus fructueusc. Nous I'avons constate hier. En une apres-midi. nous avons traite taus les points important' du rapport du Dr Omi. Vcrs la tin de la

semaine Ie Comite pourra discutcr des changements apportcs au deroulement de la reunion et de faire des suggestions pour amc!iorer t:ncore ces sessions, si necessaire. Permettez-moi de mentionncr

quelques-unes des reformes que Ie Secretariat a mises en oeuvre en reponse

a 1a demande faite par Ie

Comite au cours de sa cinquantieme session it Macao Pan demier. l--lier, pour la premiere fois, une personna lite n'appartenant pas au secteur de la sante, en I'occurrence Ie President de la Banque asiatique de Deveioppement, a prononce un discours devant Ie Comite regional. Son discours servira d'excellent catalyseur

a nos

discussions sur la sante et la pauvrete au cours de la table ronde

ministerielle de mercredi. Cest egalement la premiere fois que nous examinerons de pair les proJets de budget programme mondiaI et regional, nous donnant ainsi I'occasion d'examiner Ie budget de I'Organisation dans son ensemble. Vous noterez que Ie budget regional a ete presente conformement aux differents themes et domaines d'action qui orientent desormais I'activite de I'OMS dans la Region. Le Rapport du Directeur regional que nous avons examine hier a egaiement ete ameliore. Com me vous I'avez note au cours de nos discussions, la presentation du rapport est excellente. Tout comme Ie projet de budget programme, il est structure confonnement aux themes et aux domaines d'action et son contenu analytique s'est beaucoup ameliore.

104

COMITE REGIONAL: ClNQUANTE ET UNIEME SESSION

Quatre sujets techniques sont inscrits

a I'ordre

du jour. Le premier est I'eradication ae la

poliomyelite. Comme Ie Dlfecteur regional I'a mentionne, il est tres probable que cette annee 2000 restera dans l'histoire comme l'annee au la Region du Pacifique occidental a poliomyelite. C'est un succes important qui devrait tOllS

ete certifiee exempte de

nous inspirer. eeta demontre c1airement ce

que nous pouvons ft!ussir ensemble en tant que Region.

Mais avant de ceIebrer eet evenement

historique, nous devons parachever notre travail dans differents domaines.

La surveillance et la

vaccination supplementaire devront etre maintenues jusqu'a ce que I'eradication mandiale soit realisee. Les progres qui ont ete faits dans Ie domaine du confinement de toutes les sources potentielles de poliovirus, nolamment dans les laboratoires. doivent se poursuivre. Le deuxieme sujet est la pandemic de SIDA qui demeure un defi pour nous taus malgre les efforts deployes dans la Region pour lutter contre la transmission du VIH et les infections sexuellement transmissible •. Nous, les Etats Membres, devons rester vigilants et mettre en place des politiques, des strategies et des interventions efficaces. J'attends avec interet nos discussions sur ce sujet plus tard dans la semaine. Mesdames et Messieurs les Repn!sentants, pennettez-moi d'attirer votre attention sur un autre point de J'ordre de jour,

a savoir la luttc contre la tuberculose.

L'an demier. lars de notre reunion

a

Macao, nous avons declare que la situation de tuberculase etait critique dans la Region et avons adopte une resolution demandant au Directeur regional de creer Ie projet special "Halte

a la

tuberculose". Je suis heureux de constater que, au COurs de l'annee ecouh!e, les fandations ont etc

posees, et des efforts concertes et coordonnes ont permis de s'.ttaquer strategique regional a

a ce

probleme et un plan

ete

pUblic.

Au cOurs de nos deliberations cette semaine, je prie instamment

chacun d'entre vaus d'etudier comment accelerer l'elaboration de5 plans nationaux et comment ameliorer et garantir un acces constant aux medicaments antituberculeux.

Les maladies non transmissibles, quatrieme sujet de nos debats, sont un probIeme de sante croissant dans la Region, dans les pays devcloppes comme dans les pays en developpement. Je suis heureux de voir que pour la premiere fois en quinze ans, Ie Co mite regional examinera ce probleme. Des millions de personnes dans notre Region meurent prematurement ou souffrent d'incapacites suite

a un doute

cancer,

a une face

maladie cardiovasculaire au au diabete.

Si nous ne n!agissons pas maintenant

serieusement et systematiquement

a faire

a des

de-fis

a ce probleme des maladies non transmissibles, nous aurons sans beaucoup plus terribles a I'avenir. Le pin!, si je puis dire, est que

beaucoup de ces maladies peuvent erre eVItees et component des facteurs de risques communs et nous pouvons faire d'une pierre deux coups en combattant ces facteurs de risque.

PROCES-VERBAL DE LA TROISIEME SEANCE

105

Annexe I

Je me rcjouis de noter que l'accent a

ete mis sur la

lutte contre Ie diabete et, nous Ie savans Je viens d'un petit pays insulaire du

tOllS, cette fay on de faire est beaucoup plus econonllque.

Pacifique et je ne suis que trop conscienl du cout enorme de cette maladie pour les personnes el pour les services de sante nationaux. NOllS

devons nous engager

a donner

une haute priorite

a la

lutte

contre Ie diabete et aux maladies non transmissibles en general dans nos programmes nationaux ct it

reagir de

fa~on

efficace a I'augmentation de ces maladies.

Toujours en relation avec les maladies non transmissibles, nous allons aussi cette semaine

examiner I'etat d'avancement de la Convention-cadre sur la lutte antitabac dans la Region. morbidite et la mortalite liees au tabagisme sont des problemes majeurs dans la Region.

La Pour

resoudre Ie probleme de la consommalion croissante du tabac, nous devons constituer un front uni et faire preuve d'un engagement sans faille non seulement dans Ie secteur de Ia sante mais dans Ies secteurs gouvernementaux OU les interets sont parfois conflictuels. J'apprecie a sa juste valeur rappui

que Ie Bureau regional fournit aux Etats Membres dans Ie domaine de la lutte antitabac. Camme vous Ie voyez. nous avons d'importantes questions it examiner au cours de cette

session.

Elles devront faire I'objet de nos deliberations attentives et nous devrons arriver fa~on

a un

consensus sur la

dont, en tant que Region, nous pouvons encore aller de I'avanl. Aussi, je

demande instamment it chacun d'entre vous de participer activement

a nos

discussions. Toutefois.

plus important encore, je vous demanderais une fois de retour dans votre pays, de garder a I'esprit les engagements collectifs que nous aurons pris et de faire suivre les paroles d'actions. Mesdames et Messieurs les Representants, je suis sur que cette session se deroulera dans I'esprit de respect mutuel et de cooperation regionale qui a caracterise nos reunions par Ie passe. Je SUIS

sOr egalement que cette reunion permettra non seulement d'ameliorer nos politiques de sante mais

contribuera aussi

a faire

du Pacifique occidental une Region plus saine et plus heureuse. Je vous

remercie it nouveau de m'avoir elu President.

Merci beaucoup.

106

COMITE REGIONAL: CINQUANTE ET UNIEME SESSION

PROCES-VERBAL DE LA TROISIEME SEANCE

107 ANNEXE 2

ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL Monsieur Ie President, Mesdames et Messieurs les Ministrcs, Dr Omi, Mesdames et Messieurs,

eette reunion est 1a premiere du nouveau millenaire. ct survient fonnidables possibilites et d'enonnes enJeux s'offrent a nous.

a un

moment

au

de

Je tiens it commencer aujourd'hui mon allocution en expliquant pourquoi cette annee peut etre consideree comme un toumant en vue de I'amelioration de la sante de taus les peuples de la planete.

J'ai touJours pense qu'il etait difficile d'apporter des changements reels dans la societe si les dimensions econorniques des probU:mes TIe sont pas entierement comprises par ccux qui prennent les

decisions. Ainsi, la fa,on d'envisager I'environnement a evolue: cause jusque la defendue par des tlVerts n convaincus mais marginalises, elle force desormais l'attention de taus les principaux acteurs sur la scene nation ale et intemationale. A notre derniere reunion it I'Assemblee mondiale de la Sante

a Geneve,

en mai, plusieurs

signes prometteurs laissaient deja entrevoir que les decideurs de la planete etaient en train de prendre conscience d'une realite nouvelle et import ante,

a savoir

que la sante est un [acteur essentiel du

developpement economique et social et que l'am6lioration de Ia sante est essentielle pour briser Ies

cycles debilitants de la pauvrete. Depuis, nous avons constate

a certains signes que Ie mande etait dispose a agir, et qu'it etait

meme ardemment desireux d'appliquer les mesures voulues. En juillet, la 13' Conference internationale sur Ie SIDA

a Durban a etabli de nouvelles normes, a savoir que toutes les personnes

vivant avec Ie VIH/SIDA dans Ie monde doivent avoir acces a des soins adequats et que chacun, ou qu'il se trouve, doit etre en mesure de se proteger contre l'infection par Ie VIH. A Durban egalement, la Commission europeenne a annonce qu'elle mettait un nouvel accent sur la lutte contre Ie VIH/SIDA, Ie paludisme et la tubereulose. Le meme mois,

a Okinawa, j 'ai rejoint

les dirigeants des pays du G8 lors de leur reneontre a Tokyo avec les dirigeants des pays eles du Groupe des 77. Par Ia suite, Ie G8 a lance un appel en faveur d'un changement progressif dans les realisations en matiere de sante internationale. lis ont defini des cibles specifiques visant a reduire d'ici il2010 Ie nombre des deces dus au paludisme, au VIH/SIDA, a la tuberculose et aux maladies de I'enfant.

108

COMITE REGIONAL: CINQUANTE ET UNIEME SESSION

Annexe 2

Ces declarations sont Ie fruit du travail considerable que vous avez accompli, vous-memes, vos responsables politiques et des milliers d'autres agents de sante dans Ie monde. Vous avez egalement participe

a diverses

conferences nationales, regionales et intemationales - sur des

affections qui touchent principalement les personnes les plus demunies de la planete, comme Ie paludisme, la tuberculose et Ie VIH. Monsieur Ie President, Si certains problemes de sante ont fait la une des medias, nous serons bientiit les temoins de plusieurs realisations importantes.

Je voudrais parler d'abord de la poliomyelite. Le mois prochain au Japon, nous serons tres probablement en mesure de certifier que la poliomyelite a cte eradiquee du Pacifique occidental. C'est un immense succes. Il y a quelques annees, la poliomyelite etait I'une des principales causes d'incapacite. Au Cambodge, par exemple, des centaines d'enfants qui n'avaient pas plus de sept ans etaient frappes par la poliomyelite. L'action menee dans Ie Pacifique occidental pour realiser l'eradication est un modele et une source d'inspiration pour les 30 pays ou Ie poliovirus sauvage paralyse encore nos enfants. Pourtant, plus la reussite est proche, plus nous devons deployer d' efforts. N' oublions pas que, tant qu'il subsiste des cas de poliomyelite dans Ie monde, nous sommes tous vulnerables. Nous l'avons compris l'annee demiere en Chine lorsqu'a ete decouvert Ie cas isole de poliomyelite. Nous sommes capables de mener it bien I' eradication mondiale si nous travaillons tous ensemble. Nous devons veiller

a ce que

la vaccination reste de la meilleure qua lite possible. Nous devons egalement

maintenir les activites de surveillance.

La pandemie de VIH/SIDA est mondiale. L'accent a porte recemment sur la tragedie qui se deroule en Afrique ou les taux d'infection it VIH peuvent atteindre 30 % dans certains pays. II n'est pourtant pas question de relacher la vigilance dans cette Region, meme face it des taux d'infection inferieurs. Si nous oe prenons pas aujourd'hui des mesures avisees et energiques pour prevenir la

propagation du VIH, nous pourrions ressentir demain les graves effets economiques, sociaux et humains d'une epidemie que nous avons pourtant les moyens de maitriser.

Nous devons redoubler d' efforts pour a!teindre les groupes particulierement vulnerables. C'est un moyen efficace. Le programme en faveur de I'utilisation systematique du preservatif a

PROCES-VERBAL DE LA TROISIEME SEANCE

109

Annexe 2

demontre I'efficacite des efforts de preventlon dans les groupes ayant un comportement a haut risque. Au Cambodge, par exemple, I'infection Prenons-en exemplc.

a VIH a nettement chute chez les professionnels du sexe.

Une evolution interessante s'est fait jour dans Ie domaine des soins aux rna lades vivant avec Ie VIH/SIDA. Des gouvernements et d'autres partenaires travaillent ensemble de puis quelques mois

pour pennettre it un nombre accru de personnes vivant avec Ie VIH d'avoir acces aux soins dont elles ont besoin. Les beaux principes deviennent realite. Apros I' Assemblee mondiale de la Sante en mai, I'OMS, en association avec I'ONUSIDA et

d'autres institutions du systeme des Nations Unies, ct confonnement

a son

mandat, a continue a

dialoguer avec 1'industrie pharmaceutique. Un groupe de contact, qui se n!unira pour la premiere fois dans quelques jours, associera les Etats Membres, les organismes du systeme des Nations Unies et les

representants de I'industrie et des ONG. fructueux de vues et d'informations.

NOllS

esperons que cctte reunion conduira

a un

echange

Cettc initiative sera hannonisee avec les autres partenariats mondiaux et n!gionaux contre Ie SlDA. Les efforts sont deployes initialement en Afrique, mais ils seront etendus peu apres a d'autres regions et deboucheront rapidement sur de reels changements.

Plusieurs autres problemes de sante prioritaires sont maintenant la cible d'actions novatrices et efficaces menees en partenariat. Dans man discours

al'Asscmblec de la Sante en mai, j'ai evoque

l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination comme exemple majeur d'un nouveau modele de partenariat pour la sante internationale. Au cours de I' Assemblee, les delegues des 74 pays concernes ont rel'u des principes directeurs pour la soumission de propositions au Fonds mondial pour les vaccins de I'enfance et je les ai encourages

a repondre

rapidement pour que raide puisse

commencer it etre acheminee aux pays avant la fin de I'annee. Cet appel a ete entendu. Pas moins de 24 pays ant soumis des propositions au Secretariat de l' Alliance mondiale dans les delais tres brefs qui avaient ote impartis. Un comite d'examen

in dependant a cons tate que 13 de ces propositions permettaient deja aux pays concern';s de recevoir

des vaccins et/ou un appui financier direct, les premiers versements commen.;ant des septembre. Les autres pays pn!senteront des informations supplementaires pour la prochaine phase afin qu'eux aussi puissent obtenir un appui Ie plus rapidement possible. Et une vingtaine d'autres pays devraient presenter des propositions lars du prochain examen en octobre.

110 Annexe 2

COMITE REGIONAL: CINQUANTE ET UNIEME SESSION

Le Fonds mondial finance des programmes qui ant ete con9us par les pays. II favorise la perennite des systemes de sante nationaux et la synergie entre les services de vaccination et les autres

composantes des systemes de sante. Monsieur Ie President, L'engagement pris de reduire de moiti. au cours de ces dix prochaines annees la morbidite et la mortalite dues. la tuberculose dans cette Region est remarquable. Cette Region supporte Ie tiers de la charge mondiale due. la tuberculose et les progres durables qui seront accomplis ici favoriseront les progres dans Ie monde entier. Le plan strategique regional pour arreter la tuberculose dans Ie Pacifique occidental joue I. un grand role. Les partenariats Halte • la tuberculose, Faire reculer Ie paludisme et Pour une grossesse • moindre risque, it mesure qu'ils evoiuent, tireront un enseignement de leurs experiences respectives et

de mecanismes tels que I' Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination. IIs ant deja un certain nombre de traits communs. Les pays sont au coeur de chaque partenariat, les partenaires refletant leurs strategies, leurs valeurs et leurs buts communs. NallS nOilS

effon;ons de repondre aux besoins des

populations en nous fondant sur les meilleures donnees factuelles disponibles. Les ressources sont utilisees avec so in et des comptes precis sont rendus aux bailleurs de fonds, qui savent ainsi qu'il en est fait Ie meilleur usage possible. L'etablissement de partenariats au niveau des pays donne aux

autorites nationales et aux partenaires la possibilite de Teagir aux circonstances pn!sentes. II favorise la concertation et la perennite dans I'edification de systemes de sante efficaces. II donne aux partenaires la possibilite d'etre associes au developpement sanitaire et de reactiver leurs contributions finarcieres et techniques en faveur des services de sante des pays. Les priorites nationales sont au centre de ces partenariats: les autorites nationales sont en

mesure de fixer Ie cap et de mobiliser I'aide exterieure. Cela a encourage I'OMS • rechercher de nouvelles voies pour aceelerer I'effort mondial de lulle contre les maladies infectieuses qui frappent particulierement les populations les plus pauvres: Ie VIH/SIDA, Ie paludisme, la tuberculose, les maladies diarrheiques et autres maladies de I'enfance. Le point de depart est clair: les maladies infectieuses sont aujourd'hui responsables d'environ 45 % de la mortalite dans les pays en developpement. Pres de la moitie de la mortalite par maladies infectieuses peut OtTe imputee • ces trois maladies - Ie VIH/SIDA, la tuberculose et Ie paludisme. Elles sont responsables de plus de 300 millions d'episodes morbides et de pres de cinq millions de

PROCES-VERBAL DE LA TROISIEME SEANCE

III Annexe 2

deces par an -- alors qu'il n'existe contre aucune d'cHes aucun vaccin efficacc qui pf<!vlenne

I'infection chez I'enfant et chez I'adulte.

Ces maladies penalisent les communautes pauvres en perpetuant la pauvrete par Ie chomage, I'abandon scolaire, la baisse des investissements et une instabilite sociale accrue - ce qui entraine des couts sociaux et economiques enonnes. Ainsi, une recente etude a montfe que Ie PIB de I' Afrique

aurait ete cette annee superieur de 100 milliards de dollars si Ie paludisme avait ete elimine il y a 30 ans. II existe des medicaments pour guerir Ie paludisme, la tuberculose et les infections opportunistes associees au VIH. II existe des mayens de protection teis que les moustiquaircs pour Ie

paludisme et les preservatifs pour I'infection Ii VIH. Mais beaucoup trop de gens - surtout parmi les pauvres - n'ont pas acces it ces mesures salvatrices, all bien celles-ci ne sont pas abordables au sont

mal "tilisees. Par ailleurs. certains des medicaments dont no us disposons perdent de leur efficacite lentement mais surement - en raison du developpement incessant d'une antibiaresistance. Les

possibilites que I'on avait de guerir ces infections se reduisent done. La recherche et Ie developpement ne sont pas

a la

hauteur des besoins et les medicaments et vaccins nouveaux n' apparaissent que

lentement sur Ie march". L'OMS s'efforcera avant tout d'accroitre I'acees aux medicaments essentiels et aux methodes de prevention com me les moustiquaires et les preservatifs. Nous intensifierons notre collaboration avec les gouvemements et avec nos partenaires dans Ie developpement afin d' explorer tous les

moyens possibles pour elargir Ie financement, assurer que ces methodes sont mises Ii disposition Ii un cout abordable et promouvoir I'utilisation efficace des medicaments essentieIs et des technologies sanitaires de prevention.

Une action de grande envergure est done neeessaire d'urgence. Pour atteindre les cibles qui vi sent Ii reduire de 50 % la mortalite Ii"e au VIH/SIDA et Ii la tuberculose, et de 25 % les taux d'infection par Ie VIH, nous avons besoin de mecanismes qui permenent Ii des interventions d'efficacite averee de passer la vitesse superieure. S'il existe des differences dans la fa,on d'aborder Ie VIH, la tuberculose et Ie paludisme et les strategies de lutte, pour chacune, cependant, Ie lieu privilegie de la prevention et des soins est bien sauvent Ie domicile et non les services de sante etablis. Les pouvoirs publics ant un role central

ajouer en creant un environnement prop ice et en assurant la

112 Annexe 2

COMITE REGIONAL: CfNQUANTE ET UNIEME SESSION

direction de I'action. Mais ils doivent aussi pouvoir compter sur Jes efforts et 1'action novatTJce d'un plus large eventail de panenaires.

C' est un defi immense que nous avons it relever, mais I' effort pourrait bien se revelet tres gratifiant. Cela veut dire que nous devons revoir notre maniere de penser - forger de nouvelles

alliances et ameliorer nos resultats. Nous devons egalement nous inspirer des realisations de l'Alliance mondiale pour les vaccins de I'enfance, des activites visant it faire barrage it la tuberculose ou it faire reculer Ie paludisme, ou encore des succes que nous avons obtenus contre la poliomyelite, I'onchocercose, la lepre, Ie ver de Guinee et la filariose Iymphatique. Le G8 a fait siens nos objectifs d'ensemble et I'idee d'un effort massif contre les maladies infectieuses. La Commission europeenne convoquera, fin septembre, une table ronde et Ie G8 prevoit une reunion, debut decembre, pour etudier Ie moyen de promollYoir cette nouvelle initiative. Pour que nos efforts conjoints reussissent, nous devons pouvoir canaliser les ressources en

faveuT de la sante, nous assurer qu' elIes parviennent bien it ceux qui en ant besoin et nous doter de systemes qui perrnettent de garantir que les ressources soient utilisees efficacement et equitablement

et qu'il soit rondu compte de leur utilisation. Monsieur Ie President, Un effort renouvele pour lutter contre les maladies de la pauvrete peut contribuer au developpement des systemes de sante. La gestion d'un systeme de sante quel qu'il soit est une question d'equilibre : il s'agit de n~pondre tOllS

ades besoins divergents, d'adapter les ressources aux besoins, de tenter de faire en sorte que

aient acces aux soins necessaires pour rester en bonne sante. eet equilihre est particulierement

delicat ii trouver dans les pays dont les depenses de sante par habitant sont inferieures ii, disons, US$ 100 par personne et par an. II est encore bien plus difficile

a trouver dans

les situations OU les

institutions gouvemementales sont handicapees, voire paralysees, par des conflits. Nous devons trower les moyens d'evaluer I'efficacite des systemes de sante en tenant compte de trois objectifs : ameliorer les resultats sur Ie plan sanitaire, repondre aux attentes de la population et assurer un financement equitable. Comme vous Ie savez, cetle annee, rOMS a terrte une premiere

PROCES-VERBAL DE LA TROISIEME SEANCE

113 Annexe 2

evaluation de ce type, en utilisant des donnees limitees dont elle disposait, dans Ie Rapport sur la sanle dans Ie monde, 2000.

II n'est pas surprenant que Ie rapport ait ete controverse. Sa publication a soul eve un large debat dans les medias, tant aux plans national qu'intemational, panni les profcssionnels de sante,

concernant la meilleure methode d'evaluation des systemes de sante, mais egalement un debat beaucoup plus fondamcntal sur ce qui constitue un bon systeme de sante. C'est une bonne chose. Le Mbat qu'a suscite Ie Rapport sur la sante dans Ie monde nous a apporte de nouvelles perspectives. Pour poursuivre Ie dialogue mondial sur ce qu'il convient de faire pour tirer Ie meilleur parti possible de nos systemes de sante, nous allons travailler etroitement avec les Etats Membres afm de mieux utiliser les sources de donnees existantes et. si necessaire, en

recueillir de nouvelles, de sorte que les evaluations annuelles de I'efficacite des systemes de sante reposent sur 1es meilleures bases factuelles disponibles. Plus important encore, cet interet soulev'; par I"efficacite des systemes de sante offj-e une occasion unique it de nombreux Etats Membres de Tf!flechir it }'avenir de leurs systemes de sante et aux efforts gu'ils pourraient faiTe pour les rendre plus perfom1ants.

L'OMS sait qu'i1 n'y a pas de solution simple et immediate. Nous savons aussi que, meme si certaines orientations de base recueillent I'agrement de beaucoup, comme c'est Ie caS du prepaiement, de plus en plus repandu, ces mesures peuvent Hre tres difficiles

a appliquer. arendre les systemes de

Repondant ainsi aux nombreuses demandes qui lui ant ete adressees, I'OMS va collaborer etroitemcnt avec certains Etats Membres dans Ie cadre d'une initiative visant

sante plus performants en appliquant Ie nouveau cadre d'evaluation de I'OMS aux niveaux national et local, en utilisant cette analyse comme aide a I'elaboration des politiques nationales et en contribuant

a favoriser

un changement positif. Dans votre Region, trois pays - la Chine, I' Australie et la

Malaisie - participent deja a l'initiative.

Monsieur Ie President, Dans de nombreux pays, notre attention se porte evidemment sur Ie VIH/SIDA, Ie paludisme et d'autres maladies infectieuses. Or I'evolution rapide de la charge de morbid it" vers davantage de

114 Annexe 2

COMITE REGIONAL: CINQUANTE ET UNIEME SESSION

maladies non transmissibles va poser de serieux problemes aux systemes de sante dans un proche avenir et des decisions difficiles devront etre prises.

Pour la plupart des maladies non transmissibles, il existe un decal age entre I' exposition au risque et les effets visibles. C'est maintenant que des decisions s'imposent pour faire face a cette transition epidemiologique. Au cours des 12 prochains mois, nous ferons Ie bilan d 'un domaine longtemps neglige de la sante publique : je veux parler de la sante mentale. La Joumee mondiale de la Sante, Ie 7 avril prochain, aura pour theme la sante mentale. II n'existe pas de pays ni de communaute qui soit a l'abri des troubles mentaux et ceux-ci ant un impact psychologique, social et economique enorme. Pourtant, les societes dressent des obstacles au traitement et a la reintegration des personnes atteintes de troubles mentaux. Notre tache est d'autant plus urgente que ni I' inaction - ni mains encore I' exclusion de ces personnes - ne se justifient. La

Joumee mondiale de la Sante, l'Assemblee mondiale de la Sante en mai 2001 et Ie Rapport sur fa sante dans Ie monde, 2001 auront tous pour theme la sante mentale. Ensemble, nous trouverons des solutions et naus naus efforcerons d'apporter les changements m!cessaires.

Nous allons egalement apporter des changements dans un autre do maine prioritaire - la lutte antilabac. L'OMS est en premiere ligne dans ce combat mondial dont I'enjeu est la sante publique. Et la Region du Pacifique occidental en est Ie principal champ de bataille. C'est en effet cette Region que les geants intemationaux du tabac ant choisie comme nouveau marchc. Des interets economiques

nationaux enormes sont en jeu dans de nombreux pays de la Region, qui influencent les politiques publiques. Et ce n'est pas seulement a ceux-ci que nous devons faire face - no us sommes egalement con frontes it des forces qui, au sein de certains gouvemements, n'ont pas encore compris que Ie tahac

cOlitait plus cher qu'il ne rapportait. Mais nous camptons sur les elements scientifiques pour convaincre. NallS sayans qu'une plus lourde imposition contribue

a reduire

la consommation, mais se justifie egalement sur Ie plan

economique, en particulier parmi les jeunes el les plus pauvres. Nous savons que la contrebande esl un probleme qui doit etre n!solu independamment de la question du prix. Et nous sayons qu'a long tenne

Ie desengagemenl de l'Etat vis-a-vis des societes productrices de tabac est une politique responsableaussi bien sur Ie plan economique que sanitairc. Une guerre du tabac ne nous interesse pas. Nous youlons troUYer des solutions aux problemes

du tabac.

PROCES-VERBAL DE LA TROISIEME SEANCE

115

Annexe 2

Les negociations sur la convention-cadre pour la lutte antitabac debuteront en oetobre ; ce sera fa premiere [ois que les responsables de la sante puhlique negocient un traite. Le processus que

nous avons enclenche a deja suscite un debat mondial et incite les pays, ainsi que les societes

product rices de tabac,

a envisager

leurs actions

SOllS

l'angle de 13 sante publique. Le sucd~s de la des decisions energiques sur des donnees

convention-cadre dependra de notre capacite eioquentes.

a fonder

II Y aura d'abord deux journees de debats publics

a Geneve.

Nous entendrons to utes les

parties interessces, y compris les producteurs de tahac et I'industrie du tahac. Puis, les negociations debuteront. De nombreux pays de la Region ont appuye activement et avec force les efforts accomplis en vue de l'elaboration de la convention-cadre. Je m'en felicite etje compte sur vous pour que ce soutien soit maintenu aftn d'aboutir

a une convention-cadre qui devienne un instrument fort et efficace de la

lutte antitabac. Monsieur Ie President, II n' est necessaire de rappeler natureIIes au dues entier. En matiere de situation d'urgencc, it n'y a pas de raccourci possible. Se preparer aux catastrophes peut apparaitre comme une activite qui n 'utilise pas pleinement les ressources

a personne dans cette Region que les catastrophes et les crises, et touchent toujours plus de gens dans Ie monde

a I'homme, sont plus frequentes

disponibles, mais l'experience montre que chacun de nos pays est touche un jour d'une maniere au d'une autre. II faut mettre I'accent sur la formation, sur la planiftcation des services hospitaliers et sanitaires et sur la constitution de reserves.

L'OMS a une importante fonction

a assumer avant, pendant et apres les situations d'urgence. a ce que les secours d 'urgence

Nous devons aider les pays par une evaluation precise des degiits et des besoins. II nous faut assurer la meilleure coordination possible entre les organismes et veiller envisagent aussi les perspectives sanitaires

a long

tenne pour que les depenses consenties pour les

situations d'urgence servent egalemcnt

a satisfaire les besoins du developpement a long terme. Apr;,s

quai, I'OMS do it aider les pays a partager leurs experiences.

116 Annexe 2

COMITE REGIONAL: CINQUANTE ET UNIEME SESSION

Monsieur Ie President, Compte teou des enjeux actuels pour nous tOllS -

gouvemements et organismes techniques -

quelles mesures allons-nous prendre, et qu'est-ce que nos Etats Membres maintenant attendent de l'OMS? L'OMS conserve son role unique. En toutes circonstances, notre objectif est l'interet des populations que nous servons, Etats Membres. En toutes circonstances, nous nous effor90ns de nous appuyer sur les meilleures donnees factuelles. issues d'une minutieuse analyse de I'experience acquise et des resultats de recherches

a savoir un

etat de sante optimal pour tous les habitants de nos 191

peninentes. Le meilleur temoignage des changements entrepris

a I'OMS

pour mieux servir les Etats

Membres est Ie budget programme 2002-2003 que vous examinerez cette semaine et qui jouera un role capital dans I'acceleration des changements et des reformes en cours

a l'OMS.

Tant par son

contenu que par la maniere dont il est elabore, il se distingue sensiblement des precedents budgets biennaux.

Le budget reflete la nouvelle strategie institutionnelle et indique par quels moyens Ie Secretariat de l'OMS entend relever les defts lies

a I'evolution

rap ide des problemes de sante

internationaux. Pour chaque domaine d'activite, Ie programme el Ie budget ont ete elabores selon un processus qui s'etend

atoute rOrganisation et qui associe les personnels des bureaux regionaux et du ete

Siege. Trente-cinq domaines d'activites ant recenses pour toute l'Organisation et c'est sur ces

bases communes que repose notre travail. En meme temps, les 11 priorites approllvees par Ie Conseil

executif sont clairement delinies et des ressources supplementaires ont ete allouees pour Ie financernent de ces priorites.

Les propositions concernant l'exereiee 2002-2003 font egalement suite l'Assembh~e

a la decision prise par

de la Sante en 1998 de n!orienter une partie des ressources du budget ordinaire entre les

Regions. Vu la marge de manoeuvre que me laisse I'AssembJee de la Sante dans ce domaine, j'ai toutefois propose un niveau de reaffectation un peu inferieur pour Ie prochain exercice, ce qui

PROCES-VERBAL DE LA TROISIEME SEANCE

117 Annexe 2

profitera aux Regions, comme celie dn Pacifique occidental, dont la part diminue. II est encourageant de constater que ie modeie de I'Assembiee de ia Sante s'inscrit aussi dans ie cadre d'un processus de transparence accrue concernant la recommandation des chiffres indicatifs de planification pour les

differents pays de ia Region du Pacifique occidentai, comme ie Comite regionai I'a demande it sa session de I'an demier.

Tout ceci explique qu'il faut davantage encore privilegier une approche strategique pour notre action dans les pays. Des progres considerables ont ete faits en vue de I'elaboration d'une telle approche dans la Region du Pacifique occidental. En definissant clairement les priorites, nous serons mieux it meme d'accorder les besoins des pays et les strategies adoptees au niveau mondial. Monsieur ie President, Les mentalites evoluent. La sante est

a la une des medias.

La sante est reconnue com me un

element central pour la reduction de la pauvrete et J'instauration de la croissance economique ct du

progres social. Les bailleurs de fonds commencent it allouer des montants accrus en faveur d'interventions destinees it combattre la maladie. Les accords intemationaux et la cooperation

mondiale apparaissent de plus en pius indispensables contre les menaces pour la sante telles que ie tabac. Le fait est que ia sante occupe desormais une place centraie dans Ie programme pour ie developpement. La premiere decennie du sieele nouveau pourrait etre celie qui verra les deux milliards d' etres humains les plus demunis de la plane-te participer eux aussi

ala revolution sanitaire.

Mais ce processus n'a rien d'irreversible, NallS devons continuer it travailler avec

achamement pour maintenir i'eian. Le moindre reiitchement, et ie roie central de ia sante dans Ie developpement, qu'on croyait definitif, ne sera guere plus que la demiere theorie it ia mode. Une amelioration reelle el substantielle de ia sante des plus ctemunis est it portee de main, mais ceia suppose que nous ayons une conception realiste de ce qu' il nous est possible de faire et de ce dont nous avons besoin pour reussir.

Premierement, ii faut qu'augmentent ies ressources en faveur de ia sante des plus ctemunis, foumies non seulement par les gouvemements, mais aussi par les donateurs et les fondations. Cette contribution dait s'ajouter aux engagements financiers existants et non les remplacer.

118

COMITE REGIONAL: CINQUANTE ET UNIEME SESSION

Annexe 2

Deuxiemement. des resultats toujours meilleurs et mesurables seront constamment exiges. On

verra se tarir les sources de financement supplementaire si l'on est incapable de demontrer que des

activites accrues ant permis d'ameliorer les indicateurs en relativement peu de temps. Troisiemement, il va de soi que Ie defi conceme en premier lieu les gouvemements de tous les Etats Membres. Le nouvel accent mis sur la sante entrainera des depenses accrues pour les pays, qui devront renforcer leur capacite d'absorption et ameliorer leur gestion. Les habitants d'un pays et leur gouvemement resteront toujours Ie principal moteur d'une amelioration sensible et durable de la sante.

Ensemble, effor\,ons-nous de saisir cette opportunite. Veillons decennie, la revolution sanitaire profite a taus. Je vous remercie.

a ce

que, pendant cette

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization