World Health Organization (WHO) · Governing Bodies documents

Activité de l'OMS dans la Région du Pacifique occidental, Rapport du Directeur régional : 1er juillet 2006 - 30 juin 2007

World Health Organization
View original document

The full text is hosted by the publishing organisation. lawenc.com indexes the metadata and links to the official source.

Full text

WPR/RC58/2

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL 1er juillet 2006 – 30 juin 2007 Rapport du Directeur régional au Comité régional du Pacifique occidental

Cinquante-huitième session Organisation mondiale de la Santé Région du Pacifique occidental

Manille (Philippines) Juin 2007

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

i

Les appellations employées dans ce rapport, la présentation des données et les représentations graphiques qui y figurent n’impliquent de la part du Secrétariat de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de disposition quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Lorsque l'appellation « Etats et Territoires » apparaît, elle couvre les pays, territoires, cités ou régions. Dans ce volume, le signe $ représente le dollar des Etats-Unis d’Amérique.

ii

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

Table des matières page

Introduction Lutte contre les maladies transmissibles 1. Programme élargi de vaccination Programme élargi de vaccination Hépatite B Rougeole Poliomyélite Nouveaux vaccins et vaccins sous-employés 3 3 4 5 6

2. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Paludisme Dengue Helminthes Filariose lymphatique 7 9 10 11

3. Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Tuberculose Lèpre 12 16 18 22

4. Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles 5. Maladies transmissibles : surveillance et action

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

iii

TABLE

DES MATIERES

page

Pour des communautés et des populations en bonne santé 6. Cadres de vie et environnement sains Promotion de la santé Prévention des traumatismes et des violences Santé et environnement Sécurité sanitaire des aliments 27 29 29 31

7. Santé et développement de l’enfant et de l’adolescent Santé de l’enfant Santé de l’adolescent Nutrition 33 35 36 39

8. Santé génésique 9. Maladies non transmissibles et santé mentale Maladies non transmissibles Santé mentale

42 44 46

10. Initiative Pour un monde sans tabac Développement du secteur de la santé 11. Développement et financement des systèmes de santé Développement des systèmes de santé Financement des soins de santé

51 52

iv

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

TABLE

DES MATIERES

page

12. Technologie de la santé et produits pharmaceutiques Médicaments essentiels Médicine traditionnelle Sécurité transfusionnelle et technologies de la santé 54 56 57 60

13. Ressources humaines pour la santé 14. Bases factuelles et information sanitaire à l’appui des politiques Information sanitaire Recherche en santé

63 64 66

15. Opérations de secours d’urgence et action humanitaire Communication 16. Technologies de l’information et de la communication Relations extérieures Information du public Administration et finances 17. Administration générale Budget et finances Personnel Fournitures

71 71 72

75 75 76 77

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

v

Introduction volailles domestiques et les oiseaux sauvages. Pourtant, ces dernières années, seuls huit cas humains de grippe aviaire de type A(H5N1) et cinq décès humains ont été enregistrés dans la Région, ce qui représente une baisse de plus de 50 % comparé aux 12 mois précédents. Ces cas humains ne concernent que trois de nos Etats Membres : le Cambodge, la Chine et la République démocratique populaire lao. Le Viet Nam, qui fut à un moment donné le plus durement touché, n’a signalé aucun nouveau cas humain depuis novembre 2005. Les progrès obtenus dans la lutte contre la maladie peuvent être attribués à la volonté politique plus ferme manifestée par nos Etats Membres, aux meilleurs dispositifs de surveillance animale et humaine et à l’efficacité des campagnes d’éducation du grand public. Malgré ces progrès encourageants, nous ne devons pas baisser la garde. En collaboration avec nos Etats Membres et nos partenaires régionaux et internationaux, nous devons redoubler d’effort pour réussir à éloigner la menace d’une pandémie qui coûterait la vie à des millions de personnes. Heureusement, le règlement sanitaire international (2005) entré en vigueur en juin 2007 est une nouvelle arme dans notre arsenal puisqu’il propose à la Région et à nos Etats Membres des mesures plus énergiques pour lutter contre la grippe pandémique et d’autres urgences de santé publique de portée internationale. La stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique, élaborée conjointement avec la Région de l’Asie du Sud-Est, a été un outil primordial de lutte contre les pandémies. Le plan de travail de cette stratégie pour la Région du Pacifique occidental a permis de recentrer les interventions. En avril 2007, la Région du Pacifique occidental avec l’ANASE et d’autres partenaires ont appliqué le PanStop, un exercice visant à tester la rapidité de nos interventions et notre capacité à endiguer une pandémie. Cet exercice, qui a retenu l’attention du monde entier, a permis d’identifier les lacunes dans nos plans de préparation qui nous aideront ainsi à mieux nous préparer à une situation réelle. Même si nous restons attachés aux mesures qui permettront d’éviter une pandémie, nous n’oublions pas que la grippe aviaire n’est qu’un problème parmi de nombreux autres. Les données collectées l’année passée ont confirmé que la Région du Pacifique occidental est devenue la seule et unique région de l’OMS à avoir atteint les cibles intermédiaires définies contre la tuberculose—détection de 70 % des cas estimés, guérison de 85 % de ces cas et accès de l’intégralité de la population au

Dr S. Omi, Directeur régional

P

our la quatrième année consécutive, l’Asie est l’épicentre de la grave menace de grippe aviaire et du risque de grippe pandémique qui pèsent sur la santé publique. Les fortes densités de populations humaines et la présence largement répandue des volailles domestiques dans notre partie du monde se trouvent combinées et la situation qui en résulte exige de notre part une vigilance constante, une préparation soigneuse; des interventions parfaitement coordonnées et la mise en place de dispositifs d’endiguement. La grippe aviaire reste endémique dans plusieurs pays de la Région du Pacifique occidental et représente un danger pour les

vi

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

INTRODUCTION

programme DOTS, la stratégie de lutte antituberculeuse recommandée par l’OMS. A cet égard, je remercie tous les Etats Membres et les organismes partenaires pour leurs efforts et leur soutien qui nous ont permis d’atteindre ces résultats. Le changement climatique et son impact sur l’environnement et la santé soulève des défis dans la Région et dans le monde. L’année passée, l’OMS a collaboré avec la Chine et les Fidji à des programmes destinés à mettre en place les adaptations nécessaires au changement climatique dans le but de préserver la santé publique. En février 2007, la mise à jour du projet des Fidji a été présentée au cours de l’atelier régional organisé dans les îles Cook pour les petits états insulaires par la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique. Le degré d’avancement du projet chinois a été présenté lors d’un atelier des Nations Unies à Beijing en avril 2007. Les catastrophes naturelles et les situations d’urgence semblent s’attacher à la Région du Pacifique occidental avec une régularité détestable. Une secousse sismique de 8,1 sur l’échelle de Richter a eu lieu à près de 350 kilomètres au nord-ouest de Honiara, îles Salomon, le 2 avril 2007, déclenchant un ras-de-marée qui a entraîné la mort de 52 personnes et a endommagé des centres de

santé situés dans l’ouest du pays. L’OMS a détaché du personnel et envoyé du matériel pour aider à organiser les secours, l’une des interventions d’assistance parmi tant d’autres du Bureau régional. Nous pouvons mesurer nos progrès pour le bien du 1,8 milliard d’habitants de la Région du Pacifique occidental par rapport aux objectifs du millénaire pour le développement (OMD) définis par les Nations Unies. Notre collaboration avec nos Etats Membres et nos partenaires nous a permis d’accomplir des progrès substantiels dans nos efforts communs pour éradiquer la pauvreté et la faim, améliorer la santé, préserver l’environnement et promouvoir l’égalité des chances. Un certain nombre de pays de la Région ont obtenu le taux annuel de réduction fixé pour atteindre l’objectif du millénaire, à savoir réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim. De nombreux pays ont réussi à réduire, voire à maîtriser le paludisme grâce à la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide, au meilleur accès à des antipaludéens plus efficaces, aux agents de santé mieux formés et à la pulvérisation d’insecticide dans les habitations.

Avec les 37 pays et territoires qui la composent, la Région du Pacifique occidental est la plus vaste—et peut-être même la plus diversifiée—de toutes les Régions de l’OMS. Mais les inégalités qui subsistent en matière de santé freinent les efforts de certains de nos Etats Membres pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. Notre progression vers ces objectifs ne pourra se faire qu’avec le renforcement des systèmes de santé, l’augmentation des investissements internes et externes dans la santé et une plus grande optimisation des ressources disponibles. L’Organisation mondiale de la Santé reste décidée à tenir son rôle de chef de file dans cette lutte. En collaborant avec nos Etats Membres, nos partenaires internationaux et la société civile, nous pouvons garantir la mise en place des programmes et des ressources les plus appropriés qui nous permettront d’atteindre notre objectif commun : assurer une bonne santé à chacune et chacun dans la Région du Pacifique occidental.

Directeur régional

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

vii

Résumé 1. Programme élargi de vaccination. La région du Pacifique occidental continue d'enregistrer des progrès notables vis-à-vis des objectifs de vaccination régionaux, en particulier le double objectif d'élimination de la rougeole et de lutte contre l'hépatite B. La région reste indemne de poliomyélite. La République de Corée a annoncé en novembre 2006 qu'elle avait éliminé la rougeole, tandis que d'autres pays comme le Cambodge, la Chine, les Philippines et le Viet Nam sont en très bonne voie pour parvenir au même résultat.

3. Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre. Les données notifiées l'année dernière indiquent que la Région a atteint les étapes importantes en matière de lutte antituberculeuse fixées pour l'année 2005. La plupart des pays rencontrent des obstacles importants pour accomplir de nouveaux progrès nécessaires à la réalisation des objectifs fixés pour 2010, notamment un accès limité aux services de traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) et la qualité de ces services, la tuberculose polypharmacorésistante, la co-infection tuberculose-VIH, et le manque de ressources humaines adéquates ainsi que d'autres faiblesses des systèmes de santé. L'année dernière, des rapports publiés au plan international ont fait état de tuberculose ultrarésistante, qui a également été attestée dans notre Région en République de Corée et aux Philippines.

Etats Membres à collecter des informations stratégiques sur le VIH/SIDA et à cibler les populations les plus vulnérables. Une assistance technique a été apportée pour élaborer des outils et des principes directeurs portant sur la réduction des méfaits. Le nombre de personnes vivant avec le SIDA qui bénéficie d’un traitement antirétroviral augmente dans tous les pays de la Région.

5. Maladies transmissibles : surveillance et action. Au cours de l'année écoulée, l'OMS s'est particulièrement attachée à aider les Etats Membres à riposter à la grippe aviaire A(H5N1) et à améliorer la préparation à une pandémie de grippe humaine. L'OMS a ainsi élaboré un projet de protocole de riposte et de confinement rapides en cas de pandémie de grippe. La Région s'est par ailleurs dotée d'une nouvelle arme pour lutter contre les pandémies avec l'entrée en vigueur du Règlement sanitaire international (2005) en juin 2007. Enfin, un plan de travail quinquennal pour la mise en oeuvre de la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l'Asie et le Pacifique a été élaboré pour veiller à ce que tous les pays et territoires de la Région soient dotés d'ici 2010 de la capacité minimale d'alerte et de riposte en cas d'épidémie.

2. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires. La morbidité et la mortalité imputables au paludisme ont continué de reculer dans la plupart des pays d'endémie de la Région mais la résistance aux antipaludéens vient sérieusement contrarier les efforts de lutte antipaludique. Toutefois, des progrès significatifs ont été effectués dans la lutte contre le problème des contrefaçons d'antipaludiques, notamment d'artésunate. Le nombre de cas de dengue est resté élevé dans les pays de forte endémie tels que le Cambodge, la Malaisie, les Philippines et le Viet Nam. La couverture de la population par les programmes de vermifugation dans la Région progresse constamment vers la cible mondiale fixée par l'OMS.

4. Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles. Des programmes de prévention à grande échelle ont permis de conjurer le risque de nouvelles infections et de ralentir la propagation du VIH/SIDA au Cambodge. Pourtant, on constate encore des taux d’infection à la hausse dans certains pays de la Région, notamment en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Viet Nam. L’OMS a aidé des

6. Cadres de vie et environnement sains. Le

viii

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

RESUME

renforcement des capacités et des ressources humaines en vue de la promotion d'environnements sains demeure une priorité, l'OMS maintenant son soutien aux réseaux et aux activités visant cet objectif. L'OMS a participé à la deuxième Assemblée générale et Conférence des villes-santé, en octobre 2006. Dans le domaine de la prévention des traumatismes, l'OMS et ses partenaires ont coordonné la semaine mondiale des Nations Unies pour la sécurité routière, en avril 2007. En collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l'environnement et d'autres partenaires, des plans ont été formulés en vue de l'organisation du Premier forum régional sur l'environnement et la santé, en août 2007. De nouvelles avancées ont été marquées en matière de collaboration et de renforcement des capacités dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments.

l'enfance, de l'alimentation du nourrisson et du jeune enfant, et des soins pédiatriques de recours. Un poste d'agent technique, consacré à la santé de l'adolescent, a été créé au Bureau régional. La Région continue d'oeuvrer en vue de l'éradication de la faim, première cible des Objectifs de développement pour le millénaire (ODM).

8. Santé génésique. Certains pays de la région ont démontré qu'il est possible de progresser vers la réalisation de la cible des ODM consistant à réduire la mortalité maternelle de 75 % d'ici à 2015, même avec des ressources limitées, mais la plupart des pays ne sont pas encore sur cette voie. La santé génésique des jeunes de la Région continue d'être exposée à de graves risques, tels que des grossesses chez les adolescentes, des avortements pratiqués dans des conditions insalubres et des infections transmises sexuellement, notamment le VIH/SIDA. Une consultation birégionale s'est tenue dans le but d'aider les pays à lancer en meilleure connaissance de cause des campagnes de prévention du cancer du col de l'utérus, deuxième cancer le plus courant chez les femmes, à l'échelle mondiale.

renforcés au cours de l'année passée. Cinq administrateurs de programme nationaux se consacrent maintenant aux MNT dans des bureaux des pays. Le Réseau OMS des îles du Pacifique sur la santé mentale (PIMHnet) a été officiellement lancé lors de la Réunion des Ministres de la santé des pays insulaires du Pacifique en mars 2007 au Vanuatu. Un projet de cadre politique a été établi pour l'initiative des soins centrés sur la personne, une initiative à l'échelle de la Région rendant compte de l'importance des facteurs psychosociaux qui influent sur la santé.

10. Initiative Pour un monde sans tabac. L'OMS à continué à fournir une assistance technique ciblée aux Etats Membres, à en renforcer les capacités et à les appuyer dans la mise en oeuvre de la Convention-cadre pour la lutte antitabac de l'OMS, le premier traité mondial consacré à la lutte contre le tabac. La quasi-totalité des signataires de la Région du Pacifique occidental est en bonne voie pour satisfaire aux exigences fixées par la Convention. L'OMS a conduit des ateliers sub-régionaux visant à renforcer les moyens d'application de la Convention et à préparer les Parties de la Région à une participation active à la seconde session de la Conférence des Parties (CdP), à Bangkok, en juin 2007. Fidèle au thème de la Journée mondiale sans tabac

7. Santé et développement de l'enfant et de l'adolescent. Le lancement réussi de la Stratégie régionale OMS/ UNICEF pour la survie de l'enfant a servi de tremplin à la prise rapide de mesures spécifiques dans chaque pays. L'OMS a continué de soutenir les activités destinées à augmenter les interventions en faveur de la survie de l'enfant fondées sur des bases factuelles, particulièrement dans les domaines de la prise en charge intégrée des maladies de

9. Maladies non transmissibles et santé mentale. Les efforts déployés dans la Région en vue de la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT) ont été

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

ix

RESUME

2007 : « Des espaces sans tabac », l'OMS a soutenu les initiatives de sensibilisation prises par les pays.

12. Technologie de la santé et produits pharmaceutiques. L'OMS est restée fidèle à son engagement de promouvoir l'usage rationnel des médicaments. Les brevets protégeant de nombreux médicaments essentiels ont expiré depuis peu et des centaines d'autres auront expiré avant fin 2010. L'accord sur les ADPIC (aspects des droits de propriété intellectuelle qui touche au commerce) et d'autres accords de commerce multilatéraux et bilatéraux accordent une importance particulière aux dispositions de sauvegarde de la santé publique concernant l'accès aux médicaments. En ce qui concerne la médecine traditionnelle, les Etats Membres sont parvenus à un consensus sur la nécessité de normaliser ces pratiques. L'OMS a continué d'apporter son aide dans l'élaboration et la mise en oeuvre des politiques, stratégies et programmes nationaux de sécurité transfusionnelle de ses Etats Membres et a soutenu le nombre croissant de pays qui se sont engagés en mettre en place des systèmes de don de sang fondés sur le principe du bénévolat.

11. Développement et financement des systèmes de santé. L'OMS a apporté une assistance technique régulière à plusieurs pays du Pacifique sur les questions touchant à la législation de la santé publique ainsi qu'à la réglementation et à l'enregistrement des travailleurs de santé. Le renforcement des capacités a été au coeur des activités menées au cours de l'année écoulée, avec notamment l'essai pilote d'un système amélioré de gestion des finances hospitalières en République démocratique populaire lao, un cours local sur la réforme du secteur de la santé et son financement durable aux Philippines, et le lancement d'une initiative visant à renforcer les soins chirurgicaux essentiels dans les situations d'urgence au niveau provincial (Mongolie). Le renforcement des systèmes et le financement des soins de santé font également l'objet d'un soutien, et de nombreux pays de la région ont enregistré des progrès point de vue de l'élaboration des comptes nationaux de la santé.

par le Comité régional de l'OMS pour le Pacifique occidental à sa cinquanteseptième session qui s'est tenue en NouvelleZélande en septembre 2006. Cette Stratégie fixe le cadre de la collaboration de l'OMS avec les Etats Membres et fournit un éventail de possibilités d'action et de mesures stratégiques qu'ils peuvent envisager pour répondre à leurs propres besoins en matière de personnels de santé. Le Code de pratique océanien pour le recrutement des agents de santé dans le Pacifique a été adopté par les ministres de la santé des pays insulaires du Pacifique lors de leur réunion de Vanuatu en mars 2007.

14. Bases factuelles et information sanitaire à l'appui des politiques. L’OMS a appuyé les efforts engagés en vue d’améliorer l’efficacité des systèmes d’information sanitaire dans la région. Les Profils de pays sur l’information sanitaire ont été révisés pour en affiner l’analyse. Un guide a été publié sous le titre The Practical Guide on Electronic Health Records en septembre 2006, tandis que le manuel sur la gestion des dossiers médicaux a fait l’objet d’une révision. Une publication conjointe des Bureaux régionaux pour l’Asie du Sud-Est et le Pacifique occidental qui paraîtra sous le

13. Ressources humaines pour la santé. La Stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé (2006-2015) a été adoptée

x

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

RESUME

titre Health in Asia and the Pacific, est en cours de préparation. Le développement des réseaux de politiques éclairées par les faits (EVIPNet) se poursuit en Chine, en Malaisie, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam.

16. Communication.

15. Opérations de secours d'urgence et action humanitaire. L'OMS est venue en aide aux Etats Membres affrontant diverses situations d'urgence et catastrophes naturelles, telles qu'un déversement d'hydrocarbures et des typhons aux Philippines, un cyclone au Viet Nam, une éruption volcanique au Vanuatu et un tsunami aux Iles Salomon. Elle a en outre organisé des cours de formation nationale et de préparation d'opérations de secours, en divers points de la Région. L'OMS a mis à la disposition des Etats Membres des consultants pour, notamment, évaluer des systèmes logistiques, examiner la gestion des dons de médicaments, renforcer l'efficacité des centres de transfusion sanguine en cas d'urgence et donner un avis sur le perfectionnement des ressources humaines.

Les travaux préparatoires effectués par la Région en vue du déploiement du système de gestion mondial portent actuellement sur l'intégration des systèmes et sur l'interface avec les systèmes d'information régionaux. Le portail Intranet de la Région du Pacifique occidental a été restructuré afin de permettre aux unités de gérer elles-mêmes leur contenu. Dans le domaine des relations extérieures, 44 protocoles d'entente et accords semblables ont été conclus avec 17 p artenaires gouvernementaux, 12 partenaires onusiens ou intergouvernementaux et 10 fondations ou organisations non gouvernementales pour mener à bien des actions conjointes à l'échelon de la Région ou des pays. La grippe aviaire demeure un élément central des activités du bureau d'information du public.

17. Administration et finances. La construction du nouveau bâtiment et la rénovation des installations existantes du Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental se sont terminées fin 2006, offrant

des moyens supplémentaires pour réunions, vidéoconférences et autres activités. Certains services administratifs ont été délocalisés pour réduire les coûts. L'automatisation de plusieurs activités telles que l'inventaire du matériel et l'information du personnel a été améliorée afin de garantir l'intégrité de la base de données. De nouvelles règles de gestion financière approuvées par l'Assemblée mondiale de la Santé sont entrées en vigueur en 2006. La révision des taux applicables aux consultants à court terme a pris effet au 1er janvier 2007 et rend ces taux plus compétitifs vis-à-vis de ceux des autres institutions spécialisées des Nations Unies et d'autres organisations internationales. Le Service du personnel a assuré une coordination active au sujet des détails de la réforme des contrats qui prend effet au 1er juillet 2007. L'informatisation en cours des procédures de travail et des formulaires a permis d'améliorer l'efficacité du travail du Service du personnel.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

xi

Région OMS du Pacifique occidental Organigramme Directeur régional

Directeur, Gestion des Programmes

Bureaux de pays Représentants • Cambodge • Chine • RDP lao • Papouasie-NouvelleGuinée • Philippines • Malaisie • Mongolie • Samoa • Pacifique sud • Viet Nam Attachés de liaison • Kiribati • Iles Salomon • Tonga • Vanuatu

Lutte contre les maladies transmissibles

Pour des communautés et des populations en bonne santé

Développement du secteur de la santé

Communication

Administration et finances

Programme élargi de vaccination

Cadre de vie et environnement sains

Développement et financement des systèmes de santé

Technologies de l’information

Budget et finances

Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires

Santé et développement de l’enfant et de l’adolescent

Technologies de la santé et produits pharmaceutiques

Coopération extérieure et partenariats

Personnel

Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre

Santé génésique

Ressources humaines pour la santé

Information du public

Administration générale

Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles Maladies transmissibles : surveillance et action

Maladies non transmissibles et santé mentale

Bases factuelles et information sanitaire à l’appui des politiques Opérations de secours d’urgence et action humanitaire

Planification, suivi et évaluaton des programmes

Fournitures

Initiative Pour un monde sans tabac

xii

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

Lutte contre les maladies transmissibles

1

Programme élargi de vaccination rogramme élargi de vaccination . La région du au moyen de trois doses, ainsi que du point de vue de la vaccination à la naissance, dans la majorité des pays de la région. Lorsque ces mesures se justifient du fait de leur rentabilité et de la charge de morbidité, l'introduction accélérée de nouveaux vaccins demeure un objectif important des programmes de vaccination dans la région. Une aide a été apportée à des pays clés en vue de la mise en place de systèmes sentinelles de surveillance des maladies pour quantifier la charge de morbidité et prendre des décisions informées quant à l'introduction de nouveaux vaccins. Des efforts majeurs ont aussi été engagés pour aider les territoires et pays de la région à se préparer à la survenue d'une pandémie de grippe chez l'homme. stratégies. En novembre 2006, les Philippines ont approuvé un arrêté administratif prescrivant l'administration d'une dose dans les 24 heures suivant la naissance et affectant les crédits nécessaires à l'achat de vaccins contre l'hépatite B jusqu'en 2010. Parallèlement, tous les pays et territoires de la région vaccinent systématiquement l'ensemble des nourrissons contre l'hépatite B.1 SDes progrès majeurs ont été enregistrés pour s'assurer que les fonds nécessaires à l'achat de vaccins contre l'hépatite B seront dégagés en 2007, lorsque la Chine et le Viet Nam cesseront de bénéficier de l'aide financière du GAVI et qu'ils devront assumer ces achats sur leurs ressources intérieures. L'administration de la première dose du vaccin contre l'hépatite B étant essentielle pour la réalisation de l'objectif régional, le Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental a publié un ouvrage intitulé Preventing Mother-to-Child Transmission of Hepatitis B: operational field guidelines for delivery of birth dose of hepatitis B vaccine . Le groupe d'experts sur l'hépatite B qui s'était déjà rencontré en 1998 et 2002, s'est de nouveau réuni à Tokyo, en 1

P

Pacifique occidental continue d'enregistrer des progrès notables vis-à-vis des objectifs de vaccination régionaux, en particulier le double objectif d'élimination de la rougeole et de lutte contre l'hépatite B. La région reste indemne de poliomyélite, en dépit du risque permanent d'importation du poliovirus sauvage. La République de Corée a annoncé en novembre 2006 qu'elle avait éliminé la rougeole, tandis que d'autres pays comme le Cambodge, la Chine, les Philippines et le Viet Nam sont en très bonne voie pour parvenir au même résultat. Malgré la contribution des gouvernements des difficultés continuent toutefois de se poser pour mobiliser des ressources suffisantes en vue de la lutte contre la rougeole, notamment dans des pays tels que la Chine et les Philippines qui ne peuvent prétendre au soutien de l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI). Les programmes de vaccination contre l'hépatite B ont également bien progressé au cours de l'année écoulée, la Chine, les Philippines et le Viet Nam ayant été en mesure de dégager des financements à cette fin. Des progrès ont aussi été enregistrés en matière de vaccination systématique contre l'hépatite B

Hépatite B.

Des stratégies techniques et opérationnelles visant à ramener à moins de deux pour cent le taux d'infection chronique par le virus de l'hépatite B chez les enfants de moins de cinq ans ont été recommandées par le Groupe consultatif technique sur la vaccination et les maladies à prévention vaccinale dans la région du Pacifique occidental qui s'est réuni à Manille. L'action menée dans la région durant l'année écoulée a été fondée sur ces

Compte tenu de son très faible taux d'infection chronique par le virus de l'hépatite B, le Japon ne vaccine que les enfants nés de mères HbsAg positives.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

3

1. P R O G R A M M E

ELARGI DE VACCINATION

Un enfant vacciné contre la rougeole.

mars 2007. Il a passé en revue et parachevé la seconde mouture du plan d'action régional sur la lutte contre l'hépatite B à la lumière du nouvel objectif régional, fixé pour 2012. Par ailleurs, des lignes directrices en matière de certification ont été élaborées sur la base des recommandations du groupe d'experts. Elles serviront à confirmer la réalisation de l'objectif de lutte contre l'hépatite B dans les Etats Membres. Ces derniers ont pris connaissance des lignes directrices et du plan régional de lutte contre l'hépatite B à l'occasion d'un atelier national organisé en juin 2007 au profit des gestionnaires du programme élargi de vaccination.

de marquer des avancées en vue de l'élimination de la rougeole d'ici 2012 en ayant recours à diverses stratégies, dont des vaccinations supplémentaires lorsqu'il y a lieu, l'administration d'une seconde dose, une vaste couverture vaccinale reposant sur l'administration d'une double dose ainsi qu'une surveillance clinique de la maladie. En novembre 2006, la République de Corée est devenue le premier Etat Membre de la région du Pacifique occidental à confirmer l'élimination de la rougeole sur son territoire après avoir satisfait la quasi-totalité des critères provisoirement fixés à cet effet. Le Viet Nam compte introduire en 2007 une seconde dose du vaccin antirougeoleux, en plus des vaccinations supplémentaires entreprises dans les zones à haut risque. Le pays pourrait atteindre l'objectif d'élimination de la rougeole bien avant l'horizon 2010. La Chine a préparé un plan national en vue de l'élimination de la rougeole, et organisé sa première réunion technique consultative sur ce thème, en décembre 2006. A cette occasion, la situation dans quatre provinces et les progrès enregistrés dans d'autres provinces ont été examinés. Une action notable a été engagée pour mobiliser des ressources auprès de donateurs autres que le GAVI afin de soutenir

les efforts de lutte contre la rougeole. La Fondation des Nations Unies a promis à la Chine un soutien d'un million de dollars E.U. en vue du financement de vaccinations supplémentaires dans les provinces occidentales du pays. Les Philippines ont reçu une promesse de financement à hauteur d'un million de dollars E.U. de la part de l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, somme qui lui sera versée par l'intermédiaire de la Fondation en vue de vaccinations supplémentaires. Le Cambodge a préparé un plan national de lutte contre la rougeole axé sur l'objectif d'élimination de la maladie d'ici 2012, et a conduit quatre campagnes de vaccination de suivi, en février et mars 2007. En janvier 2007, cinq des pays pouvant prétendre à l'aide du GAVI (Cambodge, Mongolie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, République démocratique populaire lao et Viet Nam) ont reçu plus de 8 millions de dollars E. U. pour des vaccinations antirougeoleuses supplémentaires à effectuer en 2007 - 2008. Une flambée de rougeole, due à l'importation du virus, s'est déclarée aux Fidji en février et mars 2006, avec 132 cas signalés. Elle a montré qu'il était important de maintenir une large couverture vaccinale au moyen de vaccinations systématiques et de campagnes occasionnelles de vaccinations

Rougeole. De toute les régions de l’OMS, le Région du Pacifique occidental a réalisé la plus grande réduction de 81 % de la mortalité dué à la rougeole entre 1999 et 2005. La quasi-totalité des Etats Membres continue

4

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

1. P R O G R A M M E

ELARGI DE VACCINATION

supplémentaires pour couvrir les éventuelles lacunes. Les Fidji ont contré l'épidémie au moyen d'une campagne nationale de vaccination antirougeoleuse à l'intention des enfants de six mois à six ans. Une couverture vaccinale de 98 pour cent a été réalisée à cette occasion. Par ailleurs, Kiribati, les Iles Salomon et Vanuatu ont organisé des campagnes nationales de vaccination au deuxième semestre de 2006, au titre de leur stratégie d'élimination de la rougeole. Kiribati a l'intention d'introduire une seconde dose en 2007 - 2008. Partenariats du GAVI. La phase II du GAVI, qui a démarré en janvier 2006, couvre des objectifs plus vastes et une période plus longue que la première phase. Elle se poursuivra jusqu'en 2015. En 2006 - 2007, six des sept pays pouvant prétendre à l'aide du GAVI ont présenté des demandes de soutien : la Mongolie et le Viet Nam (renforcement du système de vaccination) ; le Cambodge et le Viet Nam (introduction d'une seconde dose de vaccin antirougeoleux) ; et Kiribati, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les Iles Salomon (introduction du vaccin contre l'hémophilus influenzae de type B (Hib). Outre les fonds levés auprès de partenariats mondiaux tels que le GAVI, des financements importants, de l'ordre de 5,9 millions de dollars

E. U. ont été mobilisés auprès de la Fondation des Nations Unies en vue des activités d'élimination de la rougeole menées dans la région en 2007–2008. De nouveaux donateurs tels que l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours ont également été approchés afin de mobiliser des ressources pour la mise en oeuvre du Programme élargi de vaccination dans la région.

du Règlement sanitaire international (2005). En vertu du RSI (2005), tout cas isolé de poliomyélite dû au poliovirus sauvage sera considéré comme un incident pouvant constituer une urgence de santé publique d'envergure mondiale devant être signalé à l'OMS dans les 24 heures suivant sa détermination. La Phase régionale I relative au confinement du poliovirus sauvage en laboratoire n'est toujours pas achevée. Des progrès notables ont cependant été enregistrés dans les deux pays encore concernés, à savoir la Chine et le Japon. Le confinement a pour objet de réduire tout risque de réintroduction du virus du fait des

Poliomyélite.

Etant donné que le poliovirus sauvage demeure endémique en Afghanistan, en Inde, au Nigeria et au Pakistan, les Etats Membres de la région du Pacifique occidental sont restés vigilants face au risque persistant d'importation du poliovirus et donc, à la nécessité de maintenir une couverture vaccinale de qualité, des activités de surveillance et de préparation en cas de flambée épidémique. Au niveau régional, la qualité de la surveillance de la poliomyélite, y compris la qualité des prestations des laboratoires, et la couverture vaccinale systématique ont été maintenues au même niveau que durant les années précédentes. Aucun cas de poliomyélite n'a cependant été enregistré dans la région. Des travaux ont été engagés en vue de la révision des législations et politiques nationales de vaccination des voyageurs provenant de zones où sévit encore le poliovirus, compte tenu notamment de l'entrée en vigueur, en juin 2007,

L’enfant reçoit une dose de vaccin antipoliomyélite.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

5

1. P R O G R A M M E

ELARGI DE VACCINATION

laboratoires ; elle a également pour but de préparer la mise en oeuvre des mesures prévues au titre de la Phase II qui vise la destruction du virus ou son stockage dans des conditions de biosécurité renforcées, telles que décrites dans l'actuel Plan d'action global de l'OMS pour le confinement en laboratoire des poliovirus sauvages, deuxième édition. La formulation de stratégies visant l'interruption de la vaccination antipoliomyélitique orale dès lors que la maladie aura été éradiquée dans le monde entier exige une meilleure connaissance du comportement des poliovirus dérivés de la souche vaccinale, notamment chez les personnes présentant une immunodéficience susceptible de prolonger l'excrétion du virus. Pour mieux comprendre l'histoire et la prévalence des poliovirus dérivés de la souche vaccinale chez les personnes immunodéprimées, notamment dans les pays à revenu intermédiaire, la Chine participe aux côtés de plusieurs autres pays à une étude prospective coordonnée depuis le siège de l'OMS.

Nouveaux vaccins et vaccins sousemployés. L'introduction de nouveaux vaccins et de vaccins sous-employés est l'un des quatre axes stratégiques de la vision et des stratégies mondiales en matière de vaccination, conjointement élaborées par l'OMS et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance. La région du Pacifique occidental a progressé dans ce domaine, notamment à Macao (Chine) et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, où le vaccin Hib a été ajouté au programme national de vaccination en 2007, ce qui porte à 19 le nombre de pays et de territoires de la région à utiliser ce vaccin. Le Viet Nam a procédé, en septembre 2006, à une évaluation rapide de la charge de morbidité due à l'hémophilus influenzae de type B et envisage d'introduire le vaccin Hib à titre pilote, en 2007. Par ailleurs,

l'OMS a collaboré en 2006-2007 avec les Etats Membres, en particulier le Cambodge, les Philippines et la Républicaine démocratique populaire lao en vue de la mise en place d'une surveillance de la méningo-encéphalite dans différents sites sentinelles. Ceci permettra d'évaluer la charge de morbidité due à l'encéphalite japonaise, à l'hémophilus influenzae de type B et au pneumocoque afin que des vaccins puissent être introduits en temps utile pour lutter contre ces maladies. La surveillance des rotavirus dans les sites sentinelles s'est poursuivie dans les six pays prioritaires la région en 2006-2007.

6

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

2

Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires

P

aludisme. La morbidité et la mortalité imputables au paludisme ont continué de reculer dans la plupart des pays d’endémie de la Région du Pacifique occidental, les taux de morbidité les plus élevés étant toujours enregistrés dans les pays insulaires du Pacifique. Huit des dix pays d’endémie de la Région reçoivent à présent des subventions du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Pour le sixième cycle de subventions, toutes les propositions concernant le paludisme qui avaient été préparées avec l’aide de l’OMS ont été retenues. Parmi ces propositions retenues figurent notamment : 1) un programme innovant au Cambodge, incitant le secteur privé à faire face aux problèmes des travailleurs migrants et forestiers par l’introduction de hamacs moustiquaires imprégnés d’insecticide et l’amélioration de l’accès aux associations médicamenteuses à base d’artémisinine ; 2) une approche exhaustive de la lutte antipaludique dans les provinces du Cambodge frontalières avec la Thaïlande pour renforcer la riposte à la résistance élevée aux antipaludéens ; 3) un programme en Chine pour la création de centres de santé et la fourniture de traitements à la frontière du Myanmar et de l’autre côté de celle-ci ; 4) un programme en République

démocratique populaire lao qui doit être mis en oeuvre par l’autorité de réglementation pharmaceutique afin résoudre le problème de la surveillance des contrefaçons d’antipaludéens et d’autres médicaments ; et 5) un soutien supplémentaire à la lutte antipaludique aux Philippines, avec la participation du secteur privé.

La résistance aux anti-paludéens vient sérieusement contrarier les efforts de lutte antipaludique dans cette Région. Des données fournies par le système de contrôle des sites sentinelles de la sous-région du Grand Mékong ont révélé une situation de polypharmacorésistance grave, notamment dans les zones frontalières entre le Cambodge et la Thaïlande, faisant suspecter une diminution de la sensibilité aux dérivés de l'artémisinine. Ce problème a été abordé en janvier 2007 lors d'une réunion internationale au cours de laquelle les participants ont défini les prochaines mesures destinées à vérifier cette résistance. La réunion a débouché sur l'intensification de la coopération entre le Cambodge et la Thaïlande en vue d'étudier de manière globale la question de la réduction de la Formation communautaire de lutte contre le paludisme à Yunnan (Chine). polypharmacorésistance.

Le problème du paludisme parmi les minorités ethniques et les groupes défavorisés continue d'être pris en charge dans le cadre d'un projet conjoint de l'OMS et de la Banque asiatique de Développement dans les six pays de la sous-région du Grand Mékong qui élaborent des stratégies d'intervention mixtes ciblant ces groupes. Tous les pays ont recours à une approche participative communautaire. Un examen à mi-parcours effectué récemment a démontré l'efficacité de la participation des programmes nationaux pour faire face aux problèmes particuliers de ces populations non-traitées dans les zones de transmission élevée.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

7

2. P A L U D I S M

E

,

AUTRES MALADIES A TRANSMISSION VECTORIELLE ET MALADIES PARASITAIRES

Test de diagnostic rapide dans un hôpital cambodgien.

Des progrès significatifs ont également été accomplis dans la résolution du problème des contrefaçons d'antipaludéens, notamment de l'artésunate, qui était, jusqu’à récemment, largement répandu dans certains pays du Grand Mékong. La collaboration avec Interpol, l'organisation internationale de la police, a permis de réaliser d'importants progrès dans la détermination de l'origine de la production et de la distribution des contrefaçons de artésunate et certains signes indiquent que le flux de ces contrefaçons se ralentit. Les contrefaçons d'insecticides et de moustiquaires imprégnées d'insecticide qui commencent à apparaître dans certains endroits constituent une nouvelle source de préoccupation.

Le Bureau régional du Pacifique occidental continue de coordonner les activités visant à améliorer la qualité du diagnostic du paludisme par le recours aux tests diagnostiques rapides et à la microscopie. Les manuels de formation à la microscopie du paludisme et les guides concernant les planches pour l'identification microscopique publiés par l'OMS sont en cours de révision finale. Des spécialistes de huit pays ont reçu une formation de recyclage dans le cadre d'un programme birégional comprenant l'introduction d'un programme d'accréditation des spécialistes en microscopie. Deux institutions régionales, qui ont reçu le soutien du Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental, ont été les premières à mettre en oeuvre un programme d'évaluation des tests diagnostiques rapides utilisés par les Etats Membres et les fabricants. Deux institutions régionales, qui ont reçu le soutien du Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental, ont été les premières à mettre en oeuvre rapid diagnostic quality training programme utilisés par les Etats Membres et les fabricants. Ce programme est actuellement étendu au niveau mondial en collaboration avec le Programme spécial UNICEF/PNUD/Banque

mondiale/OMS de recherche et de formation concernant les maladies tropicales et avec la Fondation pour l'innovation en matière de nouveaux diagnostics, afin de concevoir un programme de test des produits et un réseau de recherche et de surveillance. Des estimations exactes des populations à risque et de la charge de morbidité due au paludisme sont importantes pour la planification et l'allocation des ressources. En collaboration avec le Programme alimentaire mondial, le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, le Bureau régional de l'OMS pour l'Asie du Sud-est et le Programme mondial de lutte antipaludique de l'OMS, le Bureau régional met au point un programme visant à établir de nouvelles cartes du risque détaillées pour l'Asie, ainsi que des estimations de la charge de morbidité. Dans plusieurs pays de la Région, le secteur privé constitue dans la plupart des cas le premier point d'accès au traitement pour les personnes qui se font soigner pour de la fièvre. Dans plusieurs pays, le secteur privé participe aujourd'hui à la lutte antipaludique. Cette participation concerne, par exemple, le marketing social des antipaludéens et des moustiquaires au

8

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

2. P A L U D I S M

E

,

AUTRES MALADIES A TRANSMISSION VECTORIELLE ET MALADIES PARASITAIRES

Cambodge et en République démocratique populaire lao, la distribution de moustiquaires imprégnées d'insecticide par l'intermédiaire du Rotary contre le paludisme en Papouasie-Nouvelle-Guinée et de la Coalition contre le paludisme aux Philippines, ce pays bénéficiant de la participation de plusieurs grandes entreprises du secteur privé. Au cours de la réunion régionale des administrateurs de programme qui s'est tenue en octobre 2006 à Manille, les représentants des programmes nationaux de lutte antipaludique ont demandé au Bureau régional d'élaborer un cadre pour la participation du secteur privé. Les premières étapes comportent la création d'un groupe de travail régional et l'examen des expériences des pays sélectionnés. Les expériences et les enseignements tirés du partenariat public-privé dans le cadre de la lutte antituberculeuse, qui a été très fructueux dans cette Région, seront pris en compte. Pour 2007, une nouvelle initiative lancée par l'Agence australienne pour le développement international apportera un financement destiné à la lutte antipaludique dans le Pacifique, qui constitue une question prioritaire pour le Bureau régional. En

janvier 2007, le gouvernement japonais a également financé une réunion pour le lancement du Réseau asiatique contre le paludisme à vivax, qui a pour objectif de fournir des services de coordination, de recherche et de formation pour la lutte contre le paludisme à vivax en Asie orientale et dans le Pacifique.

Dengue.

Par ordre d'importance, la dengue est la deuxième maladie à transmission vectorielle dans la Région. En 2006, le nombre de cas est resté élevé dans les pays de forte endémie tels que le Cambodge, la Malaisie, les Philippines et le Viet Nam. Des flambées ont également été signalées dans certains pays insulaires du Pacifique. L'OMS dispose de ressources limitées pour lutter contre la dengue, mais continue d'apporter son soutien à la surveillance, à un certain nombre d'activités importantes de lutte antivectorielle au niveau communautaire et aux efforts de riposte en cas de flambée, tout en cherchant à constituer une meilleure base de financement. Recherche de gîtes larvaires de moustiques, vecteurs de la dengue, dans la commune de Phuoc Dong, province de Long An, Viet Nam.

La Banque asiatique de Développement apporte des fonds pour la lutte contre les maladies négligées, dont la dengue, aux gouvernements du Cambodge, de la République démocratique populaire lao et du Viet Nam, dans le cadre d'un projet exhaustif concernant la lutte contre les maladies transmissibles. La coopération entre le Bureau régional pour le Pacifique occidental et la Banque asiatique de Développement permet au premier, dans le cadre de ce projet, d'assurer un financement

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

9

2. P A L U D I S M

E

,

AUTRES MALADIES A TRANSMISSION VECTORIELLE ET MALADIES PARASITAIRES

de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international a également augmenté de manière significative aux niveaux régional et national en 2006.

Helminthes.

Lutte contre la schistosomiase au Cambodge.

pour un spécialiste de la dengue afin de coordonner les activités dans ces pays. Les Régions OMS du Pacifique occidental et de l'Asie du Sud-est ont débuté le processus de formation d'un Partenariat Asie-Pacifique pour la lutte contre la dengue, afin d'amener les pays d'endémie et les bailleurs de fonds potentiels à coopérer. Le financement en faveur de la la lutte contre la dengue émanant

Dans la Région, la couverture de la population par les programmes de vermifugation progresse de manière constante en vue de la réalisation de l'objectif mondial de l'OMS consistant à administrer régulièrement un vermifuge à plus de 75 % des enfants d'âge scolaire à risque. Le Cambodge demeure le chef de file, avec l'administration d'un vermifuge à 2,8 millions d'écoliers, et a étendu cette intervention aux enfants d'âge préscolaire. Le République démocratique populaire lao a atteint la cible mondiale et leViet Nam s’en rapproche. L'OMS travaille en collaboration avec la Banque asiatique de développement et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, afin d'étendre la vermifugation aux enfants d'âge préscolaire dans la région du Mékong. Dans le Pacifique, l'OMS a fourni un appui technique et des comprimés vermifuges aux programmes de Kiribati, des Iles Salomon, de Tuvalu et du Vanuatu.

Des materiels d'information sur les geohelminthes sont inclus dans le kit Urbani d'éducation sanitaire dans les écoles (voir Chapitre 6, note de pied de page 1), une initiative conjointe du service de promotion de la santé du Bureau régional visant à fournir des matériels d’éducation sanitaire aux pays et territoires de l’ensemble de la Région. Cet ensemble d’interventions pour la promotion de la santé en milieu scolaire, qui comprend des matériels de communication sur la lutte contre les helminthes, la santé buccodentaire, l’hygiène personnelle, la nutrition, le tabac et les environnements favorables à la santé, a été baptisé ainsi en souvenir du Dr Carlo Urbani, ancien expert régional de l’OMS, spécialiste de la lutte contre les helminthes, qui a été le premier à identifier le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en tant que maladie nouvelle. Le Dr Urbani est décédé du SRAS. Le kit Urbani d'éducation sanitaire dans les écoles est actuellement à l'essai dans le sud des Philippines et devrait être ultérieurement introduit dans l'ensemble de la Région.

10

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

2. P A L U D I S M

E

,

AUTRES MALADIES A TRANSMISSION VECTORIELLE ET MALADIES PARASITAIRES

La lutte contre la schistosomiase est concentrée sur le Cambodge, où elle est bien maîtrisée, et sur la République démocratique populaire lao, où le programme national a été réactivé. La schistosomiase constitue également un problème de santé publique significatif aux Philippines et une priorité majeure du gouvernement en Chine où cette maladie pourrait encore se propager en raison de la construction de nouveaux barrages. L’OMS apporte un soutien actif aux programmes dans ces pays.

Malaisie, les Philippines et le Viet Nam poursuivent les campagnes annuelles d’administration massive de médicaments qui ont permis d’atteindre des niveaux de couverture élevés. Dans les pays insulaires du Pacifique, l’OMS, partenaire du Programme pour l’élimination de la filariose lymphatique dans le Pacifique (PacELF), continue de coordonner les activités d’élimination de la filariose lymphatique en partenariat et collaboration étroite avec le gouvernement

japonais, GlaxoSmithKline et d’autres partenaires. Tous les pays d’endémie, à l’exception de la Papouasie-NouvelleGuinée, ont achevé cinq tournées d’administration massive de médicaments et se trouvent au stade crucial de la confirmation de la chute de la prévalence au-dessous du taux cible de 1 %. La stratégie du PacELF et la méthodologie d'enquête sont actuellement en cours de révision, afin de répondre à l'évolution des besoins alors que l'on se rapproche des objectifs d'élimination.

Filariose lymphatique. Les pays et territoires de la Région du Pacifique occidental progressent régulièrement vers la réalisation de l’objectif mondial d’élimination de la filariose lymphatique d’ici 2010. Parmi les pays participant au programme Mékong-Plus, la Chine procède actuellement à la phase finale de la vérification de l’interruption de la transmission. La République de Corée devrait être prête fin 2007 pour la vérification de l’interruption de la transmission. La République démocratique populaire lao is implementing les dernières enquêtes de cartographie, tandis que le Cambodge, la

Victimes de la filariose lymphatique.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

11

3

Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre les estimations, la Région compterait un quart des cas mondiaux de tuberculose multirésistante, dont 140 000 cas uniquement en Chine. Les données disponibles en 2006 ont montré que les efforts de lutte antituberculeuse dans la Région du Pacifique occidental avaient permis de franchir les étapes importantes qui avaient été définies pour 2005, faisant de cette région la première région OMS à atteindre ces objectifs. En outre, le Plan stratégique Halte à la tuberculose dans le Pacifique occidental pour la période 2006-2010, élaboré à titre de feuille de route pour atteindre l’objectif final consistant à réduire de moitié le nombre de cas et de décès d’ici 2010 par rapport à 2000, a été adopté par le Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental lors de sa cinquante-septième session qui s’est tenue en septembre 2006. La plupart des pays rencontrent des obstacles importants pour accomplir de nouveaux progrès dans la lutte antituberculeuse nécessaire à la réalisation de l’objectif pour 2010. Parmi ces obstacles figurent, entre autres : un accès limité aux services de traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) et la qualité de ces services, la tuberculose multirésistante, la co-infection tuberculose-VIH, un engagement insuffisant de l’ensemble des prestataires de soins, le manque de ressources humaines adéquates et d’autres faiblesses des systèmes de santé. L’action de l’OMS est guidée par le Plan stratégique qui définit les activités destinées à peser sur la charge de morbidité tuberculeuse et à contribuer à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement concernant la tuberculose. Ainsi, une grande partie de l’action de l’OMS est ainsi consacrée au soutien des Etats Membres dans la mise en oeuvre de leurs plans nationaux.

T

uberculose. Malgré les progrès considérables accomplis ces dernières années, la tuberculose continue de provoquer d'immenses souffrances dans la Région du Pacifique occidental. En 2005, la dernière année pour laquelle des données sont disponibles, 1,2 million de cas seulement, sur les 1,9 million de nouveaux cas de tuberculose estimés dans la Région, ont été détectés par les pays et territoires. Chaque année, près de 300 000 personnes meurent de la tuberculose dans la Région, parmi lesquelles plus de 3000 personnes co-infectées par le VIH. Selon

Programmes nationaux de lutte antituberculeuse. En mars 2007, l’OMS a organisé la quatrième réunion des administrateurs nationaux des programmes de lutte antituberculeuse et des directeurs de laboratoires de la tuberculose, à laquelle ont participé sept pays de la Région ayant une charge de morbidité tuberculeuse élevée : le Cambodge, la Chine, la République démocratique populaire lao, la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines et le Viet Nam, ainsi que le pays hôte, la Malaisie. Les participants à la réunion ont examiné les progrès accomplis par chaque pays et par la Région dans son ensemble sur la voie de l’objectif de lutte antituberculeuse pour 2010 et ont identifié les domaines à renforcer.

12

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

3. H A L T E

A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE

Malgré la couverture de l’ensemble de la Région par le DOTS, de nombreux patients tuberculeux sont souvent confrontés à des obstacles importants pour accéder au DOTS, la stratégie recommandée par l’OMS pour la prévention et le traitement de la tuberculose. Ces obstacles affectent les populations vulnérables, notamment les pauvres et les personnes qui ont recours, pour obtenir des soins, au secteur privé et aux établissements ne participant pas aux programmes nationaux de lutte antituberculeuse. Ces programmes nationaux de lutte antituberculeuse intensifient leurs efforts visant à s’attaquer à ces difficultés. Les Philippines, ainsi que le Cambodge et le Viet Nam dans une certaine mesure, incitent le secteur privé à améliorer l’accès aux soins antituberculeux et la qualité de ces derniers. La Chine lance une initiative de grande envergure destinée à répondre aux besoins de ses populations migrantes extrêmement nombreuses. La Mongolie et le Viet Nam étendent la portée de leurs programmes de lutte antituberculeuse afin de fournir des services de lutte antituberculeuse aux populations vulnérables telles que les populations carcérales et celles vivant dans d’autres institutions. De nombreux pays et territoires de la Région ont également mis en oeuvre le DOTS au niveau communautaire afin d’améliorer la portée de ses services.

L’OMS, en collaboration avec l’Institut coréen de la tuberculose, a organisé en décembre 2006 un cours de perfectionnement portant sur le partenariat public-privé pour la mise en oeuvre de la stratégie DOTS. Des délégués de sept pays de la Région ayant une charge de morbidité tuberculeuse élevée ont assisté à ce cours. En juillet 2006, l’OMS a organisé aux Philippines un séminaireatelier sur le plaidoyer, les communications et la mobilisation sociale. Le plaidoyer, les communications et la mobilisation sociale sont encouragés dans le but de sensibiliser le public à l’amélioration des comportements favorisant la santé et de mobiliser les personnes touchées ainsi que les communautés, afin qu’elles jouent un rôle primordial dans l’organisation d’un accès équitable aux services de lutte antituberculeuse.

L’OMS aide les pays à accéder à des médicaments de deuxième intention de qualité pour la tuberculose multirésistante.

Tuberculose

multirésistante .

En 2006, des rapports publiés au plan international ont fait état de tuberculose ultrarésistante, qui a également été attestée dans notre Région en République de Corée et aux Philippines. Il existe un besoin urgent de prévenir la tuberculose ultrarésistante en instaurant tout d’abord des mécanismes de surveillance adéquats, puis en renforçant les capacités des laboratoires en matière de diagnostic des cas de tuberculose multirésistante et enfin en créant des centres

de traitement pour la prise en charge de ces cas. Toutes ces mesures doivent être prises dans le cadre d’un programme DOTS solide. Le thème de la Journée mondiale de la tuberculose 2007, « La tuberculose pharmacorésistante – la traiter et la prévenir ! » reflétait l’urgence de la lutte contre la tuberculose multirésistante dans la Région. Un kit de sensibilisation sur ce thème a été produit et distribué aux programmes nationaux de lutte antituberculeuse et aux partenaires de la Région. L’une des principales activités de l’OMS au cours de l’année dernière a été centrée sur le soutien aux pays afin de leur permettre d’établir l’infrastructure nécessaire à la prise

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

13

3. H A L T E

A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE

en charge programmatique de la tuberculose multirésistante. Le renforcement du réseau de laboratoires et de leurs capacités constitue une étape déterminante avant la mise en route de la prise en charge de la tuberculose multirésistante. En octobre 2006, en collaboration avec le Bureau régional de l’OMS pour l’Asie du Sud-est, le Bureau régional pour le Pacifique occidental a organisé à Beijing un cours sur les laboratoires de la tuberculose visant à améliorer les compétences techniques et gestionnaires des cadres supérieurs des laboratoires de la tuberculose de la Région du Pacifique occidental. L’OMS a apporté son soutien à des participants de Chine, de Mongolie et des Philippines afin qu’ils assistent à un cours de formation sur la tuberculose multirésistante en Lettonie et a organisé le premier cours de formation régional sur la prise en charge de la tuberculose multirésistante, dans le cadre du cours de perfectionnement sur la tuberculose. Les consultants de l’OMS ont également effectué plusieurs visites en Chine, en Mongolie et aux Philippines afin de soutenir la préparation et la mise en oeuvre de la prise en charge de la tuberculose multirésistante. Les Philippines ont été le siège des premiers projets pilotes DOTS-Plus sur la prise en charge de la tuberculose multirésistante et ont accompli des progrès

significatifs dans l’extension de la prise en charge de la tuberculose multirésistante dans le cadre du programme national de lutte antituberculeuse. La Mongolie a également mis en oeuvre la prise en charge programmatique de la tuberculose multirésistante. En Chine, où la tuberculose multirésistante a atteint des taux alarmants dans certaines régions, la mise en oeuvre de la prise en charge programmatique de la tuberculose multirésistante a débuté de manière encourageante dans un petit nombre de provinces et pourrait être élargie ultérieurement. Le Viet Nam prévoit d’intensifier sa riposte à la tuberculose multirésistante dans le cadre de son programme national de lutte antituberculeuse. Le Cambodge met en oeuvre la prise en charge programmatique de la tuberculose multirésistante dans le cadre d’une étude de recherche.

tuberculose-VIH est également de plus en plus préoccupante dans certaines régions de Chine et dans les environnements où il y a des facteurs de risque communs pour la tuberculose et le VIH, comme en Malaisie. Tandis que des progrès satisfaisants ont été accomplis dans la réalisation d’activités de collaboration pour la lutte contre la coinfection tuberculose-VIH au Cambodge et dans certaines régions du Viet Nam où la prévalence du VIH est élevée, d’autres pays doivent renforcer ces activités par la mise en place officielle de mécanismes et de plans. L’OMS et le Secrétariat de la Communauté du Pacifique ont organisé conjointement en août 2006 une réunion sur la co-infection tuberculose-VIH dans le Pacifique, à laquelle ont assisté des représentants de tous les pays et territoires insulaires du Pacifique, ainsi que des partenaires du Pacifique. Les participants à la réunion ont constaté le besoin de renforcer les politiques en matière de VIH, de tuberculose et de co-infection tuberculoseVIH. Les participants ont décidé d’examiner les politiques nationales existantes relatives à la co-infection tuberculose-VIH et, si nécessaire, de les intégrer dans les politiques générales existantes ou d’élaborer des politiques nationales et des directives opérationnelles relatives à la co-infection

Co-infection tuberculose-VIH. La co-infection tuberculose-VIH est un défi majeur au Cambodge et en PapouasieNouvelle-Guinée, deux pays dans lesquels l’épidémie de VIH est généralisée. Au Viet Nam, l’épidémie de VIH contribue probablement à l’absence de recul de l’incidence de la tuberculose, malgré les bons résultats obtenus par le Programme national de lutte antituberculeuse au cours des dernières années. La co-infection

14

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

3. H A L T E

A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE

tuberculose-VIH conformes aux cadres régional et mondial.

Surveillance. Des inquiétudes quant à l’exactitude des estimations de la charge de morbidité tuberculeuse dans le Pacifique ont été soulevées par les experts et les administrateurs des programmes nationaux de lutte antituberculeuse. En juillet 2006, le Bureau régional a organisé, pour la première fois, un séminaire-atelier sur l’estimation de la charge de morbidité tuberculeuse dans 20 pays et territoires insulaires du Pacifique. Les estimations améliorées issues de ces travaux sont aujourd’hui utilisées par l’OMS dans ses rapports sur la lutte antituberculeuse. Des directives sur les enquêtes de prévalence sont à présent absolument nécessaires en vue de démontrer l'impact de la mise en oeuvre du DOTS. Le Bureau régional a montré la voie en élaborant des directives internationales pour la standardisation des méthodes et des procédures d'enquête sur la prévalence de la tuberculose. Le comité chargé de rédiger les directives, composé d'experts mondiaux de la tuberculose, a étudié la première version lors d'un séminaire-atelier qui s'est déroulé en février 2007.

L’an dernier, l’OMS a co-organisé des examens externes des programmes nationaux de lutte antituberculeuse ou participé à ceux-ci au Cambodge, en Chine et au Viet Nam.

Fonds mondial. Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le L'OMS apporte un soutien de plus en plus paludisme reste la principale source de important aux activités financées par le financement pour la lutte antituberculeuse Fonds mondial, par le biais de sa dans la Région. Grâce au soutien apporté participation aux groupes de travail parl’OMS dans la préparation des techniques créés au niveau national afin de propositions, tous les pays et territoires ayant fournir des conseils techniques aux Instances une charge de morbidité tuberculeuse élevée, de coordination nationale. Un appui parmi lesquels plusieurs pays et territoires technique supplémentaire est apporté par les du Pacifique, reçoivent à présent des consultants de l'OMS. subventions du Fonds mondial, généralement pour une durée de cinq ans. Au total, 15 subventions ont été approuvées par le Fonds mondial au cours des six cycles de 2002 à 2006 pour un montant global de 290 millions de dollars des Etats-Unis d’Amérique octroyés pendant la période de validité des subventions. Malgré l’importance de cette somme, le Fonds mondial couvre moins de 15 % de l’ensemble des ressources nécessaires à la lutte antituberculeuse dans la Région. Plus de la moitié des ressources Le Fonds mondial a permis d’améliorer les services de laboratoire de tuberculose dans certains pays de la Région.

nécessaires est apportée par les financements nationaux assurés par les gouvernements. Les Etats Membres doivent continuer à accorder un degré de priorité élevé à la lutte antituberculeuse et augmenter encore leur investissement dans ce domaine.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

15

3. H A L T E

A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE

recensé plus de 1000 cas chacun, tandis que 22 pays et territoires comptaient moins de 10 cas chacun. Les Iles Cook, la Mongolie, Nioué, les Tonga et Tuvalu ont signalé un taux de prévalence nul et n’ont détecté aucun nouveau cas. Un appui technique a été fourni dans le cadre de séminaires-ateliers destinés aux coordinateurs provinciaux de Chine et des Philippines qui Cours de prévention des incapacités dues à la lèpre dans la province de mettent en oeuvre la Stratégie visant Campong Cham au Cambodge. à assurer la pérennité des services de lutte antilépreuse en Asie et dans le Pacifique. Lèpre. Fin 2000, la plupart des pays et Un autre séminaire-atelier a été organisé aux territoires de la Région du Pacifique Fidji en avril 2007 à l’intention de occidental avaient éliminé la lèpre en tant 14 administrateurs de programmes nationaux que problème de santé publique. A des pays et territoires insulaires du Pacifique, l’exception de quelques poches d’endémie, en collaboration avec des partenaires le taux de prévalence est resté inférieur à 1 cas participant aux activités de lutte pour 10 000 habitants. antilépreuse. Le suivi de la mise en oeuvre de la Stratégie s’est déroulé au Cambodge en En 2005, la dernière année pour laquelle juillet 2006 et au Viet Nam en mars 2007, où des statistiques sont disponibles, des séminaires-ateliers ont aussi été 7201 nouveaux cas ont été notifiés dans la organisés au niveau des provinces et des Région. La Chine et les Philippines ont

districts. Dans trois provinces du Cambodge, des discussions de groupe sur la lèpre, ainsi que sur la prévention des incapacités et l’initiative personnelle en matière de soins, ont été organisées au niveau communautaire en collaboration avec le programme national et d’autres partenaires. L’appui technique a été étendu aux Iles Marshall et aux Etats fédérés de Micronésie, les deux seuls pays à n’avoir pas atteint l’objectif d’élimination. Un appui technique a également été apporté au Cambodge, à la Chine, à la République démocratique populaire lao, à la PapouasieNouvelle-Guinée, aux Philippines et au Viet Nam, où des poches d’endémie lépreuse persistent au niveau des provinces et des districts. Afin de résoudre les problèmes qui subsistent en matière de lutte antilépreuse et d’améliorer la qualité et l’accessibilité des services de lutte antilépreuse, la Conférence de consensus sur la prévention des incapacités s’est tenue en septembre 2006 à Cebu (Philippines). Cette conférence a été co-parrainée par l’OMS, les American Leprosy Missions , la Fédération internationale des

16

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

3. H A L T E

A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE

associations de lutte contre la lèpre et d’autres partenaires. Parmi les participants venus d’environ 30 pays figuraient des administrateurs de programmes nationaux, des membres du personnel des Bureaux régionaux et du Siège de l’OMS, ainsi que de nombreux thérapeutes et praticiens. La contribution des personnes touchées par la lèpre a enrichi le consensus qui s’est dégagé à l’issue de cette conférence. M. Yohei Sasakawa, Ambassadeur de bonne volonté de l’OMS pour l’élimination de la lèpre, a lancé en janvier à Manille l’Appel mondial 2007, une initiative destinée à mettre un terme à la discrimination à l’égard des personnes affectées par la lèpre. La Déclaration des Philippines pour la fin de la stigmatisation et de la discrimination à l’égard des personnes touchées par la lèpre a été présentée à M. Sasakawa par le Ministre de la Santé des Philippines, en appui à l’Appel mondial. La cérémonie a été organisée conjointement par le Ministère de la Santé des Philippines, la Nippon Foundation, la Fondation Sasakawa pour la santé, l’OMS et d’autres partenaires nationaux et internationaux. Plus de 50 personnes

touchées par la lèpre, venant de différents pays, ont également assisté à cette manifestation et ont bénéficié d’une large couverture médiatique. La collaboration a été maintenue avec tous les partenaires participant aux activités d’élimination de la lèpre dans la Région. Des réunions de coordination avec les gouvernements et des organisations non gouvernementales pour l’élimination de la lèpre ont eu lieu dans plusieurs Etats Membres. Les efforts d’élimination de la lèpre doivent se poursuivre sur le long terme. Cela implique l’intégration des services de lutte antilépreuse dans les services de santé généraux dans l’ensemble de la Région. En 2007, l’OMS devra continuer de fournir un appui technique pour la préparation et la mise en oeuvre de plans d’actions en faveur de la Stratégie visant à assurer la pérennité des services de lutte antilépreuse en Asie et dans le Pacifique en République démocratique populaire lao, en Malaisie et en Papouasie-

Nouvelle-Guinée. La Stratégie devra être mise en oeuvre dans l’ensemble de la Région d’ici 2010 et les campagnes de sensibilisation doivent être maintenues, particulièrement dans les pays et territoires insulaires du Pacifique. Des interventions ciblant les populations mobiles sont nécessaires dans un certain nombre de pays et territoires de la Région.

Yohei Sasakawa, l’ambassadeur de bonne volonté de l’OMS pour l’élimination de la lèpre, lance l’appel mondial 2007 à Manille.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

17

4

Le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles IH/SIDA et IST.

V

On estime qu’en 2006, 1,3 million de personnes vivaient avec le VIH/SIDA dans la Région du Pacifique occidental. L’épidémie s’est généralisée dans deux pays : le Cambodge, où, selon les estimations, la prévalence du VIH chez les adultes est passée de 2,5 % en2000 à 1,6 % en 2005 et la Papouasie-Nouvelle-Guinée où, à l’inverse, la prévalence est passée de 1,7 % en 2004 à 1,8 % en 2005. La Chine, la Malaisie et le Viet Nam enregistrent une concentration de l’épidémie, principalement parmi les

populations les plus vulnérables comme les consommateurs de drogues par injection et les professionnels du sexe. Les dernières données sur les infections sexuellement transmissibles (IST) montrent que la prévalence est élevée même parmi les groupes moins vulnérables. Ainsi, une enquête menée en 2005 aux îles Fidji a révélé que pour 29 % des femmes enceintes, les tests de dépistage de l'infection à Chlamydia ont donné des résultats positifs. Les infections sexuellement transmissibles sont en augmentation en Chine. La syphilis que l'on a supposé disparue de la Chine continentale pendant une vingtaine d'années, jusqu'en 1980, fait aujourd'hui sa réapparition. Les taux enregistrés se sont quasiment multipliés par cinq entre 1993 et 2005 chez les adultes et chez 72 % des nouveau-nés. Ces constats font craindre un risque élevé de recrudescence de l'infection par le VIH. Les faits constatés nous font penser que pour la plupart des pays de la Région les plus durement

touchés, l'objectif du millénaire pour le développement qui prévoit de stopper la propagation du VIH/SIDA et de commencer à inverser la tendance sera difficile à atteindre mais n'en sera pas moins réalisable. Les programmes de prévention menés à grande échelle ont permis d'éviter de nouvelles infections et de freiner l'épidémie au Cambodge. Toutefois, dans certains pays de la Région et notamment en PapouasieNouvelle-Guinée et au Viet Nam, on constate encore des taux d'infection en hausse.

Des membres du conseil local anti-SIDA et des fonctionnaires discutent du programme « Le préservatif tout le temps » aux Philippines.

Informations stratégiques. En 2006-2007, l'OMS a aidé certains Etats Membres à renforcer leurs activités destinées à consolider les informations stratégiques sur le VIH/SIDA. Citons par exemple la mise au point de cadres nationaux de suivi et d'évaluation au Cambodge, en Chine et au Viet Nam, la mise en place d'une surveillance de deuxième génération en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en Mongolie et dans les pays et territoires insulaires du Pacifique, la réalisation d'estimations sur les infections par le VIH en Chine, en PapouasieNouvelle-Guinée et aux Philippines, la surveillance et le suivi de la résistance du VIH aux antimicrobiens, en particulier l'instauration d'un système d'alerte précoce au Cambodge, en Chine, aux Philippines et

18

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

4. L E V I H / S I D A

ET LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES

au Viet Nam et enfin le suivi des progrès réalisés dans les actions du secteur de la santé au Cambodge, en Chine, en PapouasieNouvelle-Guinée et au Viet Nam qui visent à améliorer l'accès universel.

atelier birégional, parrainé conjointement par l'OMS et le Fonds des Nations Unies pour la Population, dans le but de faire le point sur l'expansion du programme Le préservatif tout le temps. Les pays et territoires insulaires du Pacifique continuent de bénéficier d'un appui technique dans leurs activités de prévention et de lutte contre les IST. L'OMS a apporté une aide financière et technique à l'organisation d'une conférence, en juillet 2006 en Malaisie, de l'Union internationale contre les infections sexuellement transmises. En Chine, l'OMS a aidé à l'élaboration de supports et de campagnes de sensibilisation au risque de transmission du VIH chez les hommes qui entretiennent des rapports sexuels avec d'autres hommes. Ainsi, cela a permis la définition des principes directeurs d'interventions préventives contre le VIH, l'ébauche d'un projet de stratégie de plaidoyer et l'organisation d'ateliers de sensibilisation à Guangzhou et à Shenzhen.

Prévention. L'OMS continue d'apporter un appui technique centré particulièrement sur les populations les plus vulnérables de la Région du Pacifique occidental. En 2006, une évaluation a été réalisée au Guam sur la possibilité d'appliquer le programme Le préservatif tout le temps dans le milieu des établissements de prostitution. Des réunions permettant aux participants d'échanger leurs expériences ont été également mises en place en République démocratique populaire lao et en Mongolie, dans le but d'élargir la stratégie à d'autres provinces. Au cours du deuxième trimestre 2006, des ateliers de formation sur l'application du programme Le préservatif tout le temps ont eu lieu dans certains sites de Chine et des Philippines. Trois ans après l'introduction de ce programme dans le comté de Li, province du Hunan (Chine) le nombre de déclarations volontaires d'utilisation du préservatif a été multiplié par quatre, et le nombre de cas déclarés d'IST a chuté de près des deux-tiers. Des participants de 16 pays se sont réunis à Manille en octobre 2006 à l'occasion d'un

Papouasie-Nouvelle-Guinée : un centre de conseil et de dépistage volontaire est géré par l’église catholique

consommateurs de drogues injectables présente un plaidoyer pour des traitements et des soins intégrés et fait référence aux services chargés de la réduction des méfaits. Le nouveau manuel de formation porte plus spécifiquement sur les besoins des consommateurs de drogues par injection dans le but de prévenir la transmission du VIH dans ces milieux fermés. L'OMS a soutenu les mesures qui ont été prises pour étendre les services de réduction des méfaits aux niveaux régional et national. Pour renforcer la collaboration intergouvernementale, un réseau régional de formation à la réduction des méfaits a été lancé à l'occasion d'un atelier auquel ont participé des représentants des secteurs de la santé et de l'application des lois de huit pays.

Réduction des méfaits. Une assistance technique a été apportée dans l'élaboration d'outils et de principes directeurs. Le nouveau guide sur les thérapies antirétrovirales et les soins aux

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

19

4. L E V I H / S I D A

ET LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES

Les Philippines ont entrepris l'élaboration d'une stratégie nationale de réduction des méfaits et envisagent une harmonisation des lois et des réglementations. En Malaisie, des programmes pilotes d'échange des seringues et des aiguilles et de thérapie de substitution par la méthadone ont fait l'objet d'évaluations avec des représentants des secteurs de la santé et de l'application des lois. Ces deux interventions sont actuellement élargies à l'échelon national. Une nouvelle loi votée au Viet Nam contre le VIH/SIDA prévoit la mise en place de différents services de réduction des méfaits, notamment des thérapies de substitution par la méthadone. L'OMS apporte un appui technique à l'élaboration de principes directeurs et de modèles détaillés de prestation de ces services.

Droits de propriété intellectuelle. En juin 2006, un atelier interpays a eu lieu aux îles Fidji sur les droits de propriété

intellectuelle et sur l'accès aux centres de soins contre le VIH. Cet atelier était organisé conjointement par le Réseau du Tiers-Monde (TWN), l'OMS, le Programme des Nations Unies pour le développement et le Secrétariat du Commonwealth. Neuf pays insulaires du Pacifique y étaient représentés. La Chine, les Philippines et le Viet Nam ont bénéficié d'un appui technique dans la gestion des achats et des approvisionnements et en particulier dans les consultations de l'ANASE (Association des Nations de l'Asie du SudEst) sur ce qui freine ou favorise un plus large accès au diagnostic du VIH/SIDA et aux médicaments et consommables nécessaires aux traitements. En décembre 2006, un atelier birégional organisé conjointement avec l'organisation non gouvernementale Management Sciences for Health, a eu lieu à Manille pour encourager les compétences en matière d'anticipation des besoins en produits de base contre le VIH/SIDA, de gestion des stocks et de suivi et de préparation des rapports.

Soins et thérapies. Le nombre de personnes vivant avec le SIDA et bénéficiant d'une thérapie antirétrovirale est en augmentation dans tous les pays de la Région. Fin 2006 en Chine, plus de 30 000 patients avaient accès à une thérapie antirétrovirale, soit 27 % de ceux qui en ont besoin. Au Viet Nam, 8 217 patients, dont 428 enfants, soit près de 20 % des personnes infectées, recevaient des antirétroviraux. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, 1 098 patients soit 11 % de ceux qui en ont besoin, bénéficiaient d'un traitement antirétroviral. Pour faciliter l'expansion de leurs programmes de soins et de traitement, l'OMS a apporté un appui technique à la Chine, à la République démocratique populaire lao et à la Papouasie-NouvelleGuinée. Cette aide comportait une formation à la prise en charge intégrée des maladies de l'adolescent et de l'adulte.

20

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

4. L E V I H / S I D A

ET LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES

Accès universel . En octobre 2006, la première conférence régionale AsiePacifique sur l’accès universel à la prévention et au traitement du VIH, aux soins et au soutien dans les pays à faible prévalence a eu lieu à Oulan-Bator (Mongolie). Cette conférence a abouti à la déclaration intitulée « Appel à l’action d’Oulan-Bator 2006 » qui recommande les principaux domaines d’action des gouvernements, des sociétés civiles, des donateurs internationaux et des organismes multilatéraux. Pour que, dans les pays où les cas de VIH/SIDA sont encore relativement rares, les mesures de prévention soient efficaces, d’un bon rapport coûtefficacité et permettent d’empêcher la propagation du VIH, elles doivent cibler les groupes les plus exposés au risque de contamination, notamment les prostitué(e)s et leurs clients, les consommateurs de drogues par injection, les hommes entretenant des rapports sexuels avec d’autres hommes et les jeunes migrants.

Une difficulté reste à surmonter : la nécessité d'améliorer l’accès au traitement et aux services de soins en élargissant la couverture des services VIH/SIDA. Attention et volonté politiques sincères sont les clés indispensables de la réussite qui exige que des campagnes de sensibilisation soient menées à tous les niveaux pour dynamiser les politiques, mobiliser suffisamment de ressources et mener à bien des actions efficaces. La communauté internationale s'est engagée à garantir l'accès universel aux services de prévention et au traitement du VIH/SIDA, aux soins et au soutien à l'horizon 2010. Les activités prévues dans cette optique par l'OMS pour les cinq années à venir s'articuleront autour de cinq axes stratégiques liés

au secteur de la santé : dépistage du VIH/ SIDA et conseils, optimisation de la contribution du secteur de la santé à la prévention du VIH, au traitement et aux soins, au renforcement et à l'expansion des systèmes de santé et aux informations stratégiques. En renforçant les programmes en place, le Bureau régional du Pacifique occidental poursuivra sa collaboration avec ses partenaires et les Etats Membres pour contribuer à atteindre cet objectif capital de santé publique.

Promotion du programme « Le préservatif tout le temps » devant un bar aux Philippines.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

21

5

Maladies transmissibles : surveillance et action la gestion des pandémies, qui comprenait un exercice d'intervention en cas d'urgence, s'est tenu en décembre 2006 à Manille. La première réunion birégionale des centres nationaux sur la grippe a été organisée en Australie en mai 2007 pour étudier et cerner les rôles assumés par ces centres lors des différentes phases d'une pandémie. les hauts fonctionnaires et mettant l'accent sur les extraordinaires mesures de confinement nécessaires à un stade fort précoce d'une pandémie ont été préparés pour aider les pays à obtenir un engagement politique à l'égard des opérations de confinement rapide pouvant être requises à l'échelon national. Le deuxième atelier international sur le confinement rapide des pandémies de grippe s'est tenu en mars 2007 au Cambodge. Il a souligné le besoin de préparations au niveau national en matière de riposte et de confinement rapides, et notamment l'élaboration de plans opérationnels nationaux. En avril 2007, un exercice de gestion des situations d'urgence a été organisé pour éprouver la capacité de l'OMS et de l'ANASE à répondre à une pandémie et

Pan Stop 2007 (Exercice « Stopper une pandemie » en 2007)

M

enace d'une pandémie de grippe. Le risque que la

grippe aviaire A(H5N1) se transforme en virus susceptible de provoquer une pandémie de grippe humaine est resté élevé au cours de l'année écoulée. Malgré les efforts déployés pour endiguer les flambées épidémiques, le virus est endémique chez les oiseaux domestiques de nombreuses régions d'Asie tandis que les oiseaux migrateurs continuent d'en être porteur. Au cours de l'année écoulée, l'OMS s'est particulièrement attachée à aider les Etats Membres à riposter à la grippe aviaire et à améliorer la préparation à une pandémie de grippe humaine. Un atelier régional sur

Les mesures rapides de riposte et de confinement en cas de pandémie de grippe ont été l'une des priorités de la Région du Pacifique occidental au cours de l'année écoulée. La stratégie de l'OMS en matière de mesures rapides de riposte et de confinement entend juguler, ou tout au moins ralentir, la propagation de la pandémie de grippe à son point d'émergence afin de minimiser l'impact considérable qu'elle pourrait avoir sur la santé, l'activité économique et le développement social. L'OMS a élaboré un projet de protocole de riposte et de confinement rapides en cas de pandémie de grippe. Des supports de sensibilisation visant

22

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

5. M A L A D I E S

TRANSMISSIBLES

:

SURVEILLANCE ET ACTION

à réunir les médicaments antiviraux et l'équipement de protection personnelle fournis par le gouvernement du Japon et stockés à Singapour. Cet exercice a souligné l'importance et le besoin de disposer de données essentielles à la prise de décision, concernant le déclenchement des protocoles de confinement rapide, ainsi que de directives aux échelons mondial et national. Il a également permis de recenser des lacunes dans le déploiement rapide des stocks régionaux, notamment d'équipements de protection personnelle, et dans la communication interagences et la coordination de la riposte.

Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique. Les récentes flambées graves de maladies infectieuses émergentes ont attiré l’attention sur le besoin de renforcer les capacités à long terme. Le Règlement sanitaire international (2005), entré en vigueur en juin 2007, définit les principales capacités requises des pays en matière de surveillance et de riposte. Suite à l'adoption de la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l'Asie et le Pacifique (SMEAP), en septembre 2005, par les comités régionaux de l'OMS pour le Pacifique occidental et l'Asie du Sud-Est, un plan de

travail quinquennal pour la mise en oeuvre de la SMEAP a été élaboré et examiné par la première réunion du Groupe consultatif technique (GCT) pour l'Asie-Pacifique chargé des maladies infectieuses émergentes, qui s'est tenue à Manille en juillet 2006. Ce plan a pour but de veiller à ce que tous les pays et territoires de la Région soient dotés d'ici 2010 de la capacité minimale d'alerte et de riposte en cas d'épidémie. Il définit des activités prioritaires devant être mises en oeuvre de toute urgence pour riposter à la grippe aviaire et préparer des mesures rapides de riposte et de confinement en cas de pandémie de grippe, tout en continuant d'améliorer la préparation aux pandémies. En septembre 2006, la cinquanteseptième session du Comité régional du Pacifique occidental a examiné les recommandations de la première réunion du Groupe consultatif technique et a prié instamment les Etats Membres d'élaborer des plans nationaux de mise en oeuvre de la Stratégie et d'atteindre les objectifs minimaux en matière de capacité. Les plans nationaux devraient satisfaire les obligations de développement des capacités de surveillance et de riposte stipulées par le Règlement sanitaire international (2005). Depuis, l'OMS a travaillé à l'élaboration des

listes de contrôle relatives à la collecte des données de référence de la SMEAP et a aidé le Cambodge, la République démocratique populaire lao, la Mongolie, les Philippines et le Viet Nam à évaluer leurs capacités de référence à l'aide de ces listes. Suite à ces évaluations, certains pays, dont la République démocratique populaire lao, ont élaboré leur projet de plan stratégique de renforcement de leurs capacités de base. L'OMS a également collaboré avec le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique à l'élaboration d'une approche visant le renforcement des capacités de base

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

23

5. M A L A D I E S

TRANSMISSIBLES

:

SURVEILLANCE ET ACTION

grâce à la bonne application de la SMEAP dans les pays et territoires insulaires du Pacifique. Cette approche stratégique a été examinée lors de la réunion des ministres de la santé des pays insulaires du Pacifique, tenue en mars 2007 à Vanuatu. La deuxième réunion birégionale du Groupe consultatif technique pour l'Asie-Pacifique chargé des maladies infectieuses émergentes se tiendra en juillet 2007 en Inde. Cette réunion évaluera l'état de mise en oeuvre de la SMEAP et fournira des conseils techniques sur les prochaines étapes à prendre dans ce domaine, notamment en matière d'élaboration et d'application de plans nationaux.

mondiale de la Santé concernant l'application volontaire du RSI (2005), plus de 16 Etats Membres de la Région du Pacifique occidental ont officiellement nommé leurs points focaux nationaux RSI. Le point de contact RSI à l'OMS pour le Pacifique occidental a été désigné et un système de permanence et de communication RSI a été mis en place en décembre 2006 pour communiquer avec les points focaux nationaux RSI. Depuis 2006, plusieurs réunions et ateliers nationaux multisectoriels de sensibilisation au RSI (2005) ont été organisés au Cambodge, en Chine, aux Fidji, aux Iles Marshall, à Kiribati, aux Philippines, en République démocratique populaire lao, aux Tonga et au Viet Nam, avec le soutien de l'OMS. Le guide

sur le RSI (2005) à l'intention des décideurs nationaux et des partenaires a été distribué aux responsables de la santé et autres parties intéressées à partir de juillet 2006. Un atelier sur les lois en matière de santé publique a été organisé pour les pays insulaires du Pacifique en février 2007 en NouvelleZélande pour fournir aux pays un cadre juridique actualisé, intégrant le RSI (2005). L'OMS continue de travailler en collaboration étroite avec tous les Etats Membres et les autres partenaires pour qu'ils s'acquittent des obligations découlant de ce règlement révisé et contribuent ainsi à la sécurité mondiale en matière de santé publique.

Règlement sanitaire international (2005). Suite à l'adoption en mai 2006 de la résolution WHA59.2 de l'Assemblée

24

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

Pour des communautés et des populations en bonne santé

6

Cadres de vie et environnement sains romotion de la santé.

Le renforcement des capacités et des ressources humaines en vue de l’instauration d’un environnement propice à la santé est demeuré prioritaire au cours de l’année écoulée. Les Ministres de l’éducation de 14 pays du Forum des îles du Pacifique ont officiellement adopté un mécanisme de promotion des écoles-santé afin de renforcer le lien indéfectible entre santé et éducation et de réaliser les objectifs communs en matière de santé et de productivité des jeunes. Les Ministres de l’éducation du Forum des îles du Pacifique ont appelé à un resserrement de la collaboration entre les secteurs de la santé et de l’éducation avec le soutien de l’OMS, du Secrétariat de la Communauté du Pacifique et de l’Initiative régionale océanienne pour le développement de l’éducation élémentaire (PRIDE). Un Registre des écoles-santé a été ouvert par l’Université chinoise de Hong Kong pour appuyer ces écoles au niveau régional et Le kit Urbani d'éducation sanitaire dans les écoles comprend des brochures et des jeux pour l’éducation sanitaire

P

encourager les pays à désigner un agent chargé de suivre leur évolution et de faire connaître leurs expériences. Le kit Urbani d'éducation sanitaire dans les écoles, 1 mis au point en 2004, en collaboration avec le service OMS de lutte contre le paludisme et le soutien du gouvernement japonais, a été achevé et fait l’objet d’un essai pilote aux Philippines, en 2006. Un CD regroupant les supports pédagogiques de ce kit est préparé à l’intention des pays pour leur permettre d’adapter ces matériels et de les utiliser dans les écoles-santé.

Les élèves de l’école primaire Sokpaluang à Vientiane se brossent les dents pendant la récréation.

Un processus a été engagé pour actualiser les directives régionales sur les écoles-santé, initialement publiées en 1995. Les nouvelles

1

Le kit Urbani d'éducation sanitaire dans les écoles a été mis au point avec la contribution du service de lutte contre le paludisme, et nommé ainsi en l'honneur du Dr Carlo Urbani, médecin de l'OMS en poste au Viet Nam qui a été frappé par le SRAS alors qu'il soignait les premiers patients touchés par cette maladie en 2003.

directives comprendront diverses ressources, compris des outils d’évaluation. Au moins sept pays ont fait connaître leurs programmes de création d’écoles-santé à l’occasion d’une réunion mondiale sur la santé en milieu scolaire, et ces études de cas ont été diffusées dans l’ensemble de la région. Il s’agissait d’une téléconférence de l’Union internationale pour la promotion et l’éducation sanitaires qui s’est tenue au Canada, en juin 2007, et qui a été retransmise par satellite. Un rapport intitulé Status of Health Promoting Schools in the Western Pacific Region sera publié suite à ces réunions internationales ; il sera régulièrement mis à jour pour suivre l’évolution des écoles-santé de la région.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

27

6. C A D R E S

DE VIE ET ENVIRONNEMENT SAINS

et amélioration de la sécurité urbaine par la préparation et la planification de la riposte aux urgences sanitaires. Des fonds de démarrage ont été attribués à cinq villes ayant présenté les meilleures propositions pour encourager les initiatives en matière de villessanté, et le prix villes-santé du Directeur régional a été attribué à quatre villes qui s’emploient depuis longtemps à améliorer la qualité de vie de leur population urbaine. Un outil de cartographie des capacités a été amélioré et validé au Brunei Darussalam, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et aux Philippines. Il permet d’évaluer les points forts et les faiblesses des infrastructures de promotion sanitaire, des ressources humaines et de la programmation ; il a pour objet d’aider les pays à planifier, à fixer des priorités et à réunir des partenaires pour promouvoir la santé. La dernière promotion de boursiers du programme ProLead Plus 2, sélectionnés en 2007 dans cinq pays d’Asie et six pays insulaires océaniens, appliqueront le guide de planification du renforcement des capacités pour évaluer les priorités et définir les projets engagés au titre de ProLead Plus. 2

Les étudiants de l’école primaire Keng Ka bao Tai, Xaibury District, Savannakhet province, République démocratique populaire lao, apprennent à se laver correctement les mains. Cela fait maintenant partie du programme d’éducation sanitaire national .

Le soutien accordé aux activités et aux réseaux de promotion d’environnements sains a été maintenu. L’Alliance des villes-santé a tenu sa deuxième Assemblée générale et Conférence en octobre 2006, à Suzhou (Chine). Y ont participé plus de 400 personnes et experts des villes-santé et de la santé publique en milieu urbain représentant une vingtaine de pays, dont des représentants locaux et des délégations des membres de l’Alliance et de différentes villes extérieures à la région. Au total, 64 villes étaient membres à part entière ou membres associés de l’Alliance lorsque la réunion de

Suzhou a commencé. Durant la réunion, 41 maires ont signé la Proclamation des villessanté qui a pour but de promouvoir la coopération au niveau international dans la but de promouvoir des environnements sains dans les villes. Des prix de l’OMS ont été attribués pour saluer les différentes réalisations. Des prix récompensant le recours à des pratiques efficaces ont été attribués dans quatre catégories : promotion du financement de la santé; lutte contre les violences conjugales et amélioration de la qualité des soins apportés aux mères ; promotion de l’allaitement maternel ;

ProLead Plus est la deuxième phase d'un cours appliqué sur la gestion et la direction des programmes de promotion sanitaire. Son programme d'enseignement structuré et actualisé est dispensé par des stages en internat et des cours en ligne aux membres du partenariat ProLead Plus, à savoir l'Université de télé-enseignement des Philippines, l'Université La Trobe, le réseau océanien de télé-enseignement pour la santé, et les Collèges de santé publique et de soins infirmiers de l'Université des Philippines.

28

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007 2

6. C A D R E S

DE VIE ET ENVIRONNEMENT SAINS

Les fondations pour la promotion sanitaire qui avaient été renforcées dans le cadre des projets de jumelage ProLead aux Fidji, en Malaisie, en Mongolie, en République de Corée et aux Tonga, ont continué de se développer afin de gérer des programmes de microfinancement et de nouer des partenariats pour la promotion sanitaire avec différentes organisations non gouvernementales.

Prévention des traumatismes et des violences. Une réunion régionale des correspondants nationaux des programmes de prévention des traumatismes et des violences dans les pays et territoires insulaires du Pacifique a été organisée aux Fidji, en avril 2007, suite à la tenue d’une réunion analogue à Manille, en mai 2006, pour les pays d’Asie. Ces deux manifestations ont permis l’élaboration d’un cadre régional d’action 2008-2013 en matière de prévention des traumatismes et des violences. Des profils de pays sur ces questions ont également été préparés pour huit pays et territoires. La sécurité routière demeure l’un des axes importants de l’action de prévention des traumatismes dans la région du Pacifique occidental. La semaine de Nations Unies pour la sécurité routière a été organisée pour la première fois dans la région du Pacifique occidental par l’OMS et la Commission

économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique. Environ 17 pays et territoires de la région ont organisé des manifestations sur ce thème pendant la semaine du 23 avril 2007. Avec l’aide de l’OMS, le Cambodge, la Chine, la Mongolie, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam ont mené en cours d’année des interventions multisectorielles visant à réduire les traumatismes et les décès dus aux accidents de la route. Le Viet Nam a accueilli une conférence internationale sur la sécurité et la prévention des traumatismes en milieu communautaire, avec la participation de personnes de plusieurs pays et territoires de la région. Un atelier bi-régional sur la surveillance des traumatismes, organisé en Thaïlande, en décembre 2006 et une autre réunion a eu lieu en juin 2007, à Manille, pour discuter du rapport mondial qui sera publié sur le thème de la prévention des traumatismes chez les enfants et les adolescents.

groupes thématiques régionaux chargés de se pencher sur les six domaines prioritaires suivants : qualité de l’air ; approvisionnement en eau, assainissement et hygiène ; déchets solides et dangereux ; produits chimiques toxiques ; changement climatique et évolution des écosystèmes ; et situations d’urgence environnementale. Des plans de travail triennaux ont été préparés à l’intention de ces six groupes thématiques.

Santé et environnement. Des plans sont en cours pour organiser le premier Forum régional sur l’environnement et la santé, en août 2007, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement et d’autres partenaires. Le Forum examinera la charte d’une initiative régionale sur l’environnement et la santé, et établira des

Publicité sur la prévention des accidents sur un bus en Chine.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

29

6. C A D R E S

DE VIE ET ENVIRONNEMENT SAINS

Au niveau national, l’OMS a collaboré avec le Cambodge, la Chine, la Mongolie, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam afin de renforcer les interactions entre les ministères de la santé et de l’environnement au moyen de plans d’action nationaux pour la salubrité de l’environnement. La Pour une alimentaion plus sûre, la qualité de l’eau, de la glace Mongolie applique déjà et des matières premières est essentielle. son plan national. La collaboration de l’OMS a La Conférence ministérielle sur également été élargie au renforcement des l’assainissement et l’hygiène en Asie de l’Est capacités de gestion de la qualité de l’eau qui est organisée par le Programme eau et dans les pays précités, ainsi qu’à la gestion assainissement de la Banque mondiale, des déchets médicaux au Cambodge, aux Iles l’UNICEF et l’OMS se tiendra en Chine, en Salomon, en Mongolie, en Papouasienovembre 2007. Elle a pour objet de Nouvelle-Guinée, en République sensibiliser les décideurs politiques, démocratique populaire lao et au Viet Nam. d’accroître l’aide apportée à l’assainissement L’OMS a aussi apporté son assistance à et à l’hygiène du milieu dans 16 pays des l’évaluation des impacts sur la santé au régions OMS du Pacifique occidental et de Cambodge, en Chine, en République l’Asie du Sud-Est, et de favoriser une démocratique populaire lao et au Viet Nam ; intensification des mesures prises pour la pour ce qui est de l’évaluation et de la gestion réalisation des objectifs du Millénaire pour de la qualité de l’air dans les habitations, le développement en matière elle a prêté son concours à la Chine et à la d’assainissement. République démocratique populaire lao;

pour les situations d’urgence chimique, à la Chine et aux Philippines; pour l’évaluation et la gestion des risques sanitaires liés au transport, au Cambodge, à la Chine, à la République démocratique populaire lao et au Viet Nam; enfin, à la Chine et aux Fidji pour l’évaluation des impacts sanitaires des changements climatiques et la formulation de politiques d’adaptation. Dans le Pacifique, l’OMS a travaillé avec la Commission océanienne de recherches géoscientifiques appliquées (SOPAC) à l’élaboration de plans visant à garantir l’innocuité de l’eau de boisson aux Iles Cook, à Palau, aux Tonga et à Vanuatu, grâce à des financements apportés par le Bureau australien d’aide au développement international et au soutien technique du ministère néo-zélandais de la santé. Un programme connexe a également démarré avec la collaboration de la SOPAC, initialement dans quelques pays insulaires océaniens, en vue du renforcement des capacités de suivi de la qualité de l’eau de boisson. L’OMS a maintenu son soutien au cours de formation à la gestion des déchets solides organisé par le Programme régional océanien de l’environnement avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale, la dernière édition de ce cours ayant eu lieu en février et mars 2007, au Samoa.

30

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

6. C A D R E S

DE VIE ET ENVIRONNEMENT SAINS

Sécurité sanitaire des aliments. Les pays et territoires prioritaires de la région du Pacifique occidental demeurent confrontés à de graves difficultés en matière de lutte contre les risques sanitaires et les maladies d’origine alimentaire. Le renforcement des capacités et la collaboration en matière de sécurité sanitaire des aliments ont encore progressé aux niveaux national et régional. Les programmes sur la sécurité sanitaire des aliments menés dans la région sont axés sur quatre domaines : renforcement des politiques, législations et normes de sécurité sanitaire des aliments, et application des textes ; surveillance des maladies d’origine alimentaire et suivi la prise en charge des risques alimentaires ; renforcement des capacités des pays prioritaires pour la réalisation d’évaluations et de profils de risques ; et, amélioration de l’éducation en matière de sécurité sanitaire des aliments. Un programme exécuté par l’OMS sur des financements de la Banque asiatique de développement a permis à la Chine de se doter d’un cadre stratégique pour la sécurité sanitaire des aliments. Nauru et Kiribati ont voté des lois sur ces questions ; des textes législatifs sont en cours de rédaction aux Iles Marshall. Une réglementation sur la sécurité

sanitaire des aliments est en préparation aux Iles Cook, à Nauru et à Kiribati, tandis que des textes apparentés sont en voie de rédaction aux Fidji. Des normes alimentaires sont en cours de définition aux Etats fédérés de Micronésie et aux Fidji. Des manuels d’orientation sur la gestion des retraits de denrées alimentaires et les enquêtes consécutives à des plaintes en la matière sont en cours de rédaction dans les pays et territoires insulaires océaniens, leur dernier projet étant à la révision. Un appui a été apporté à la tenue d’une réunion de l’Association pour l’hygiène du milieu dans le Pacifique nord, organisée à Guam pour définir une démarche coordonnée en vue du renforcement des textes de loi, de la surveillance des maladies d’origine alimentaire et du suivi des risques alimentaires dans le Commonwealth des Iles Mariannes du Nord, aux Etats fédérés de Micronésie, à Guam, à Kiribati, aux Iles Marshall et à Palau. Un accord a été passé avec le Secrétariat général du Forum des îles du Pacifique et l’OMS pour la réalisation d’analyses d’écart en matière de normes alimentaires et la formulation d’un plan d’action destiné à favoriser l’établissement de normes et leur harmonisation dans le Pacifique. Ce projet

est conjointement exécuté avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et avec l’Université du Pacifique sud pour certains travaux. Afin de développer l’inspection des importations alimentaires dans le Pacifique, un projet de manuel d’orientation en la matière a été rédigé au profit de la Papouasie-Nouvelle-Guinée à laquelle une formation et des conseils ont également été dispensés. Par ailleurs, une formation à l’inspection des importations alimentaires a été organisée au profit des services compétents de Malaisie. Des actions de formation à la surveillance des maladies d’origine alimentaire ont été organisées dans les pays prioritaires, à savoir le Cambodge, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam. En outre, des cours de formation aux enquêtes sur les flambées de maladie ont été dispensés en Chine à l’intention d’agents de santé chinois et mongoles. Des travaux ont démarrés entre plusieurs pays de la région pour faciliter l’échange d’informations sur la surveillance des maladies d’origine alimentaire et le suivi des risques alimentaires. Un groupe de gestion électronique a été constitué parmi les personnes compétentes, et il est aujourd’hui à l’essai.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

31

6. C A D R E S

DE VIE ET ENVIRONNEMENT SAINS

Un soutien a été apporté à la Malaisie et à la Papouasie-Nouvelle-Guinée pour une formation à l’évaluation des risques. Entre octobre 2006 et mars 2007, le Centre national de promotion sanitaire du Cambodge, le Département pharmaceutique et alimentaire du Ministère de la santé de la République démocratique populaire lao et l’Agence alimentaire du Viet Nam ont participé à un

projet conjoint FAO/OMS sur l’éducation à la sécurité sanitaire des aliments dans les communautés rurales. Les formations étaient axées sur les cinq principes OMS pour une information claire en matière de sécurité alimentaire, d’utilisation sans danger des pesticides et de réduction des résidus de pesticides dans les fruits et légumes. En février 2007, un atelier sur les stratégies d’amélioration de l’éducation à la sécurité sanitaire des aliments dans les communautés rurales a été organisé au Cambodge, au profit de ce pays, de la République démocratique populaire lao et du Viet Nam.

C’était une occasion unique pour les représentants de ces trois pays de partager leurs idées et leurs expériences dans ce domaine. Par ailleurs, les cinq principes OMS pour une meilleure sécurité sanitaire des aliments ont été diffusés dans des écoles de pays insulaires océaniens, par le biais de l’initiative des écoles-santé.

A Port Vila, au Vanuatu, on a introduit le concept du marché-santé pour la promotion d’une alimentation plus sûre.

32

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

7

Santé et développement de l’enfant et de l’adolescent indispensable de soins de santé pour la mère et l’enfant. La République démocratique populaire lao s’emploie à établir une stratégie intégrée de soins de santé maternelle et infantile, et la Papouasie-Nouvelle-Guinée passe en revue les méthodes employées actuellement en vue d’établir un plan stratégique pour la survie de l’enfant. Les Philippines viennent d’achever une analyse de la situation de la santé infantile et élaboré un avant-projet de plan stratégique national, incluant un ensemble de services adaptés aux besoins des enfants selon les zones géographiques où ils vivent. Le Viet Nam a conduit un atelier national sur la survie de l’enfant et commencé l’élaboration d’un plan d’action national. Des profils de pays ont été publiés et devraient fournir des informations de référence sur les interventions menées au profit de la survie des enfants et les questions y relatives, ainsi que des indicateurs clés de la survie de l’enfant. En outre, l’OMS a continué de soutenir les activités destinées à étendre la portée des interventions en faveur de la survie de l’enfant fondées sur des bases factuelles, dans la ligne de la Stratégie, en particulier la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance (PCIME) et l’amélioration de la nutrition des nourrissons et des jeunes enfants, ainsi que l’amélioration des services de recours au profit des enfants. La Mongolie a d’ores et déjà étendu la pratique de la PCIME à tout le pays, et les Philippines sont parvenues à en faire profiter plus de la moitié de ses districts cibles. Douze autres pays ont des couvertures géographiques variées de ce système. Les directives nationales ont été actualisées de manière à prendre en compte les données factuelles et internationales les plus récentes de nombre de pays de la région. Afin d’assurer la pérennité à long terme de l’application de ce système de gestion intégrée, la Mongolie, les Philippines et le Viet Nam poursuivent le renforcement des formations d’orientation. L’amélioration de la qualité des soins donnés aux enfants dans les centres de santé est devenue une priorité mondiale dans les actions menées pour la survie de l’enfant, le renforcement des services de santé néonatale en milieu hospitalier en particulier, car une diminution substantielle de la mortalité néonatale s’impose si l’on veut atteindre l’objectif 4 des ODM. Dans le but d’évaluer et d’accroître la qualité professionnelle des agents de santé, la Papouasie-NouvelleGuinée a conduit sa première enquête sur la PCIME dans ses centres de santé. La Mongolie a tenu compte d’une analyse faite au titre d’une enquête sur ce mode de gestion dans son bilan de la santé infantile dans le pays.

S

anté de l’enfant. Le lancement

réussi de la Stratégie régionale OMS/ UNICEF pour la survie de l’enfant dans les six pays qui subissent la mortalité infantile la plus élevée1, a catalysé les efforts des pays pour réaliser le quatrième Objectif de développement pour le millénaire (ODM4). Le Cambodge, par exemple, a élaboré une stratégie nationale pour la survie de l’enfant et un plan de mise en oeuvre, assorti d’un budget prévisionnel. La Chine a terminé l’évaluation à l’échelle nationale des stratégies pour la survie maternelle et infantile et mis au point un système

1

Cambodge, Chine, République démocratique populaire lao, PapouasieNouvelle-Guinée , Philippines et Viet Nam. 1

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

33

7. S A N T E

ET DEVELOPPEMENT DE L

‘ENFANT

ET DE L

‘ADOLESCENT

De pair avec des représentants des autorités nationales, d’institutions partenaires et du personnel de l’OMS, des responsables des ministères de la santé cambodgien, vietnamien et salomonais, ont participé en janvier 2007 à une réunion mondiale tenue en Indonésie, ayant pour objet l’examen des améliorations des services hospitaliers pour les enfants dans les pays en développement. A l’échelle des pays, le Cambodge a continué de développer les capacités en matière de triage et de soins lors d’opérations de secours, ainsi que pour l’amélioration de la prise en charge de la diarrhée et de la pneumonie, et des soins à donner aux nouveau-nés. La Chine a évalué la qualité des soins hospitaliers dans deux provinces pilotes, a développé les compétences par des formations à l’offre de

soins fondée sur des bases factuelles, et a établi des normes nationales relatives à la médecine infantile dans les hôpitaux. La République démocratique populaire lao a mis en place un système de triage et de traitement lors de situations d’urgence dans cinq hôpitaux régionaux et treize hôpitaux provinciaux. La Papouasie-Nouvelle-Guinée a, elle, centré son action sur l’amélioration de l’alimentation en oxygène dans les hôpitaux, tandis que les Iles Salomon se sont employées à augmenter le nombre de bénéficiaires d’une formation aux soins de recours dans le cadre d’un programme de santé de l’enfant. La Région du Pacifique occidental a préconisé l’utilisation comme norme de référence du guide des Soins hospitaliers pédiatriques pour les soins de recours pour la survie de l’enfant dans les pays prioritaires, ce livre ayant été traduit en chinois et en khmer et étant diffusé en anglais aux Iles Fidji, en PapouasieNouvelle-Guinée, aux Philippines, aux Iles Salomon et aux Tonga. L’amélioration de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant a été l’objectif

visé pour la survie de l’enfant dans plusieurs pays. Le Cambodge a traduit en langue khmer les manuels de formation intégrée traitant de l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants. La Chine, elle, a dispensé 15 cours à l’échelon provincial et un à l’échelon national. Les Philippines ont organisé en août 2006 une conférence nationale sur l’alimentation des nourrissons au sein dans le but d’appuyer la poursuite des activités destinées à promouvoir l’alimentation au sein, jugées déterminantes pour la survie de l’enfant. Une formation sur l’alimentation au sein des nourrissons et des jeunes enfants, cofinancée par l’OMS et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), a été conduite en mai 2007. Elle avait pour objet d’accroître les capacités des agents de santé des Iles Fidji, de Kiribati, des Iles Salomon, de Tuvalu et de Vanuatu, dans ce domaine. Un atelier interpays sur la promotion de l’alimentation au sein, organisé conjointement par l’OMS et l’UNICEF, a été conduit en juin 2007. Y ont été débattues les questions relatives à l’Initiative « Baby Friendly Hospital Initiative » et à l’application du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel. Les participants à l’atelier ont mis au point une stratégie de promotion d’une « culture de l’alimentation au sein » auprès des mères et du corps médical. Les intervenants à cet

Conférence technique nationale sur l'allaitement maternel tenue à Manille en août 2006.

34

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

7. S A N T E

ET DEVELOPPEMENT DE L

‘ENFANT

ET DE L

‘ADOLESCENT

atelier ont compris d’ardents défenseurs de l’alimentation au sein des nourrissons, engagés dans des activités liées à la santé de l’enfant, la nutrition, la santé génésique et la réglementation sanitaire, des représentants d’organisations non gouvernementales et d’autres partenaires de divers pays et régions prônant également l’alimentation au sein. La collaboration avec les organisations partenaires pour la survie de l’enfant s’est considérablement renforcée au cours de l’année écoulée. L’OMS et l’UNICEF ont conduit en commun une assemblée du personnel et des réunions consultatives. La mise en oeuvre de la Stratégie régionale conjointe OMS/UNICEF pour la survie de l’enfant dans les pays prioritaires a reçu le soutien de l’Australie, et le Japon a continué d’appuyer les activités en faveur de la survie de l’enfant. L’Agence des Etats-Unis d’Amérique pour le développement international (USAID) et son projet BASICS (Basic Support for Institutionalizing Child Survival) ont investi dans des partenariats visant à augmenter les chances de survie des enfants, particulièrement au Cambodge, en faisant notamment avec l’OMS une étude du prix de revient des mesures en faveur de la survie des enfants. Un projet pour la survie de l’enfant, financé par le la Direction générale de l’aide

humanitaire de la Commission européenne, a été mené à bien au Cambodge.

Santé de l’adolescent. Un poste d’agent technique, consacré à la santé de l’adolescent, a été créé au Bureau régional du Pacifique occidental. En mars 2007, un appui technique a été apporté à un atelier interrégional sur la santé de l’adolescent à propos des moyens Des écoliers jouent pendant la récréation (République démocratique de lier les services de prévention et Vendeurs de fruits en Chinepopulaire lao). de prise en charge des infections sexuellement transmises, dont le Ainsi, l’OMS a apporté son soutien à la VIH, aux activités menées en faveur de la Mongolie pour qu’elle développe les santé génésique, maternelle et infantile. Un compétences de ses agents de santé et étende avis technique a également été fourni dans l’accueil des adolescents dans les services de le cadre d’un atelier interpays en vue santé de certaines provinces désignées. Elle d’accélérer l’amélioration de la santé s’est acquittée de cette mission en offrant une génésique et sexuelle des jeunes. Des projets formation en situation à des agents de santé nationaux de promotion de la santé de et en incorporant la santé de l’adolescent dans l’adolescent appuyés par l'OMS sont en bonne les programmes des études médicales. voie de réalisation. Les activités sont En Malaisie, l’accent a été mis sur la notamment axées sur la mise en place de promotion de modes de vie sains, compte tenu services de santé au profit des jeunes, la en particulier de la prévalence de maladies promotion de modes de vie sains, la conduite chroniques liées à l’obésité chez les de campagnes d’information et adolescents, par la mise au point et d’interventions auprès des adolescents les l’utilisation généralisée de la mallette plus vulnérables, qui vivent dans les villes et pédagogique sur la santé des adolescents. des quartiers insalubres.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

35

7. S A N T E

ET DEVELOPPEMENT DE L

‘ENFANT

ET DE L

‘ADOLESCENT

Les Iles Fidji centrent leur action sur l’amélioration de la santé génésique des adolescents en offrant des formations, en prônant l’accès des adolescents aux services et l’éducation par les pairs. Les Philippines, elles, portent particulièrement leur attention sur les adolescents issus de milieux urbains défavorisés, en les aidant à adopter des modes de vie sains. Un soutien spécifique a été apporté pour l’élaboration d’un plan et d’une politique de portée nationale en faveur des adolescents les plus difficiles à atteindre, dans le cadre du programme d’action de proximité destiné à toucher les groupes de population laissés pour compte.

Au Viet Nam, un plan-cadre national plurisectoriel pour la santé des jeunes a été établi et largement diffusé par le biais d’ateliers de sensibilisation, pour informer les secteurs autres que celui de la santé au sujet de certaines questions contenues dans le plan et les encourager à s’y impliquer. Cela a conduit les autorités provinciales à s’employer à intégrer le plan-cadre dans leur planification habituelle des services de santé et à prévoir une formation spécifique à l’intention des agents de santé travaillant auprès des adolescents les plus susceptibles de connaître des problèmes. Cette action est liée à la création de services de santé spécialement attachés à l’accueil des adolescents et à la mise à l’épreuve des matériels de formation et d’orientation à utiliser pour renforcer les capacités et l’efficacité des agents de santé en contact direct avec les adolescents.

au rythme requis pour atteindre l’objectif de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim entre 1990 et 2015. Néanmoins, les pays à faible revenu progressent plus lentement. Le Cambodge, les Iles Fidji la République démocratique populaire lao, la Malaisie, les Philippines et le Viet Nam ont organisé des réunions pour débattre l’adoption de nouvelles normes de croissance applicables aux enfants, à la suite d’un atelier OMS /UNICEF sur l’établissement par l’OMS de normes de croissance des enfants âgés de moins de 5 ans. En République démocratique populaire République démocratique populaire lao, le plan d’action national en vigueur sur la nutrition a été évalué et d’autres programmes nutritionnels élaborés. L’évaluation a conduit à la mise au point d’un projet de stratégie nationale nutritionnelle et alimentaire, assortie d’un plan d’action, qui fait en ce moment l’objet d’une analyse des secteurs et organismes publics chargés de la mise en oeuvre et du budget. Le troisième cours de formation régionale sur l’élaboration de plans et de politiques intersectoriels sur l’alimentation et la nutrition, à l’intention des planificateurs, a été dispensé dans les Etats fédérés de Micronésie en juillet 2006, avec la

Nutrition.

Vendeurs de fruits en Chine.

La Région du Pacifique occidental continue d’oeuvrer pour éradiquer la faim, une des visées des Objectifs de développement pour le millénaire. Plusieurs pays de la Région réussissent chaque année à diminuer la prévalence de la faim

36

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

7. S A N T E

ET DEVELOPPEMENT DE L

‘ENFANT

ET DE L

‘ADOLESCENT

collaboration de l’Agence australienne pour le développement international, le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et l’OMS. Il a été suivi par des participants de Guam, des Etats fédérés de Micronésie, des Iles Marshall et des Iles Salomon. Un soutien a été apporté pour la formulation d’une stratégie conjuguant les plans d’action nationaux en faveur de la nutrition et de la prévention des maladies non transmissibles, aux Iles Marshall et aux Iles Salomon, ainsi que pour l’évaluation du plan d’action national sur la nutrition de Guam. Les Etats fédérés de Micronésie ont mis la touche finale à un plan d’action national sur la nutrition et des plans à l’échelle de chaque Etat ont été inscrits au budget 2008. En février 2007 a été conduit à Fidji, conjointement par l’Agence japonaise pour le développement international, le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et l’OMS, le quatrième cours de formation à l’élaboration de plans d’action nationale en faveur de la nutrition. Y ont participé des représentants des Iles Fidji, de Nauru, de Nioué, des Iles Mariannes du Nord et de Tokélaou.

Une consultation OMS/UNICEF sur la protection et la promotion de l'allaitement maternel s'est tenue à Manille en juin 2007 avec la participation d'équipes de 19 pays. Elle a permis de définir les mesures à prendre pour améliorer les taux d'allaitement maternel exclusif, pour renforcer l'initiative des hopitaux « amis des bébés » et la mise en oeuvre du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel. Elle a également permis d'identifier les interventions à mettre en place en priorité pour appuyer et protéger l'allaitement maternel dans les contextes difficiles. Au Cambodge, une formation a été dispensée à la fin de 2006, à des professionnels de santé préalablement à leur entrée en fonctions pour qu’ils aient connaissance de la prise en charge des maladies de l’enfance, et de l’importance de l’alimentation au sein des nourrissons et des jeunes enfants, avec un soutien technique de l’OMS. Celle-ci a également prêté son aide pour l’adaptation des supports didactiques sur l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants au contexte cambodgien.

Un atelier portant sur l’application de la Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé, a été organisé en octobre 2006 à Manille à l’intention de 14 pays asiatiques, à la suite d’une réunion analogue tenue pour les pays insulaires océaniens. Des activités connexes ont été menées dans plusieurs pays grâce à des fonds de l’Agence australienne pour le développement international.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

37

7. S A N T E

ET DEVELOPPEMENT DE L

‘ENFANT

ET DE L

‘ADOLESCENT

C’est sur des rapports initialement établis en vue d’un atelier sur la nutrition de l’enfant dans le Pacifique que s’est fondée la formulation d’un projet de programme d’enrichissement des produits alimentaires, qui a été examiné et approuvé lors de la Réunion des ministres de la santé des pays insulaires océaniens, à Vanuatu, en mars 2007. L’OMS a organisé une consultation mondiale sur la supplémentation hebdomadaire en fer et en acide folique dans le but de passer en revue tous les ouvrages et rapports publiés sur la supplémentation préventive, en particulier chez les femmes en âge d’avoir des enfants, et de juger s’il serait opportun d’émettre des recommandations applicables universellement à propos de l’adoption de cette nouvelle approche. En République démocratique populaire lao, la supplémentation en fer et en acide folique chez des femmes en âge de procréer a été

expérimentée en mai 2007. Le Cambodge a renforcé son programme de prévention de l’anémie chez les écolières de l’enseignement secondaire par l’achat et la distribution hebdomadaire de suppléments en fer et en acide folique, dans dix provinces cibles. L’OMS a maintenu son soutien pour le suivi et l’évaluation d’un projet de lutte contre les troubles dus à une carence en iode dans la Région autonome du Tibet de la République populaire de Chine. Un bilan de l’avancement du projet a mis en évidence la nécessité de poursuivre celui-ci, notamment par le financement par le gouvernement de capsules d’huile iodée et l’octroi de subventions pour la distribution de sel iodé. Il a également fait ressortir le besoin de trouver de nouveaux moyens de généraliser la consommation de sel iodé dans la Région, par exemple par l’enrichissement en iode du sel brut.

38

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

8.

Santé génésique our une grossesse à moindre risque. Une Un atelier interpays sur la prise en charge active de la troisième phase du travail s’est tenu au Viet Nam en juillet 2006. Dix-sept obstétriciens et sages-femmes du Cambodge, de la République démocratique populaire lao, de la Mongolie et du Viet Nam se sont attachés à actualiser leurs connaissances et leurs compétences en matière de prévention et de traitement de l’hémorragie post-partum, principale cause de la mortalité maternelle dans les pays prioritaires. A la suite de l’atelier, la Mongolie a envoyé 25 sagesfemmes de zones reculées suivre une formation à l’Hôpital central de Darkhan-Uul. Les évaluations faites à la fin de cette formation de 21 jours ont révélé que les sages-femmes avaient bien approfondi leurs connaissances en la matière. La plupart des pays de la région du Pacifique occidental sont encore loin d’atteindre la cible de l’Objectif de développement pour le millénaire visant à réduire des trois quarts la mortalité maternelle d’ici à 2015. Certains pays ont démontré qu’il est possible de progresser, même avec des ressources limitées, mais qu’il faut le vouloir et y consacrer du temps. Si ces pays, et d’autres, ont réussi à réduire la mortalité maternelle,

P

consultation régionale sur le perfectionnement des ressources humaines dans les domaines de l’obstétrique et de la gynécologie, et axée sur la sécurité des grossesses, s’est tenue à Shanghai en octobre 2006. Les responsables d’associations d’obstétriciens, de gynécologues et de sagesfemmes, des sept pays prioritaires, c’est-àdire le Cambodge, la Chine, la République démocratique populaire lao, la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines et le Viet Nam, y ont participé. Y ont assisté également les directeurs de dix centres collaborateurs OMS sur la santé maternelle et néonatale. Plusieurs recommandations importantes y ont été émises, dont un appel à renforcer les partenariats entre gouvernements, associations professionnelles et centres collaborateurs OMS. Cette rencontre a aussi encouragé les associations professionnelles et les centres collaborateurs OMS à faire pleinement usage des directives fondées sur des bases factuelles pour réduire les risques de complications des grossesses.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

39

8. S A N T E

GENESIQUE

c’est en grande partie parce que là, du personnel qualifié assiste à l’accouchement, les systèmes de recours fonctionnent bien, les soins obstétriques essentiels sont fournis et des politiques promouvant l’accès équitable aux services de santé génésique, notamment de planification familiale et de soins prénatals, durant l’accouchement et post-partum, sont en place.

Santé génésique. Afin de lutter contre le VIH/SIDA et de réduire sa transmission de la mère à l’enfant, l’OMS, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA ont organisé conjointement une consultation birégionale

sur l’intégration de la prévention et du traitement des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH/ SIDA, dans les services de santé génésique, maternelle et néonatale, qui a eu lieu en Malaisie en novembre 2006. Plus de 130 participants, venus de 19 pays, ont assisté à cette réunion. Il y a été question du cadre de l’intégration des services et des facteurs qui lui font obstacle. Cette consultation a permis d’envisager les moyens d’intégrer dans des services de santé des actions menées en principe parallèlement, la promotion de la santé génésique, maternelle et néonatale et la lutte contre le VIH/SIDA. En Mongolie, des services intégrés sont offerts dans deux villes, dans le cadre d’un projet pilote visant à éliminer la syphilis congénitale. Dans la zone couverte par ce projet, des services de prévention et de prise en charge des infections sexuellement transmissibles sont offerts de pair avec les consultations prénatales et les soins à la naissance et après l’accouchement. On espère ainsi réduire la mortalité périnatale grâce à l’élimination de la syphilis congénitale.

Les jeunes de la région du Pacifique occidental continuent de voir leur santé génésique exposée à de graves risques, tels que des grossesses chez les adolescentes, des avortements pratiqués dans des conditions insalubres et la transmission par la voie sexuelle d’infections comme le VIH/SIDA. Soucieux d’aider les gouvernements à adapter et à mettre en oeuvre la stratégie régionale pour améliorer rapidement la santé génésique et sexuelle des jeunes, l’UNICEF, le FNUAP et l’OMS ont coparrainé des ateliers régionaux qui ont été conduits en février 2007 aux Iles Fidji et en mars 2007 à Manille. Une centaine de participants venus de 25 pays d’Asie et du Pacifique ont suivi ces ateliers. La participation d’un certain nombre de jeunes a été financée par le FNUAP et l’UNICEF. Des plans de pays pour les prochaines mesures, notamment celles destinées à favoriser la coopération entre divers secteurs et des programmes verticaux, ont été élaborés. Sur la base de ce cadre d’action, une étude pilote sur l’intégration des interventions et des services au profit des femmes enceintes hors mariage, a été menée en Chine. Ce service, qui offre son assistance aux adolescentes enceintes, a grandement contribué à la réduction du nombre d’avortements provoqués.

40

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

8. S A N T E

GENESIQUE

Le cancer du col de l’utérus est le deuxième cancer le plus courant chez les femmes, dans le monde entier. Pour aider les pays à agir en meilleure connaissance de cause pour prévenir ce cancer, une consultation birégionale a été organisée à l’intention des directeurs de programme, des planificateurs, des représentants des principales institutions et organisations internationales intervenantes, des fabricants de vaccins et des cliniciens provenant de certains pays en développement des régions Asie du Sud-Est et Pacifique occidental de l’OMS. Cette consultation devrait guider la prise de décisions stratégiques éclairées et la conception de programmes d’action pour la prévention primaire du cancer du col de l’utérus, notamment par l’administration d’un vaccin contre le papillomavirus humain, dans le contexte d’autres interventions de santé publique.

Sexospécificité et droits.

Un manuel pédagogique sur la prise en compte des sexospécificités et des droits de la personne humaine dans la santé génésique et maternelle a été publié. Se référant à ce manuel, la Malaisie a conduit un atelier national sur la prise en compte des sexospécificités et des droits de la personne humaine dans les soins de santé génésique, maternelle et néonatale, en novembre 2006. Cet atelier a favorisé une prise de conscience des facteurs sociaux déterminants, les sensibilités propres à chaque sexe et les droits de la personne humaine, en particulier, et mis en lumière l’importance de prendre en compte ces facteurs dans les actions sanitaires. La Chine a fait traduire ce manuel et prévoit de conduire un atelier national en octobre 2007.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

41

9

Maladies non transmissibles et santé mentale aladies non transmissibles. Les efforts

M

déployés dans la Région du Pacifique occidental en vue de la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT) ont été étendus au cours de l’année passée, avec une augmentation des fonds issus du budget ordinaire et des ressources extrabudgétaires. Cinq administrateurs de programme nationaux se consacrent maintenant aux

MNT dans des bureaux des pays de la Région. En septembre 2006, le Comité régional pour le Pacifique occidental a adopté la résolution WPR/RC57.R4 priant instamment les Etats Membres d’élaborer ou de renforcer leurs stratégies nationales de lutte contre les maladies non transmissibles conformément aux engagements mondiaux et régionaux. Des recommandations clés ont appelé à renforcer les stratégies nationales de lutte contre les maladies non transmissibles et à accroître les budgets, à renforcer les structures institutionnelles pour la gestion, à intensifier les activités de démonstration ainsi qu’à forger des partenariats multisectoriels efficaces, à renforcer les dispositifs de surveillance, à améliorer l’accès aux soins préventifs et curatifs et à élaborer des dispositifs nationaux de création de réseaux et de gestion des connaissances dans le domaine des maladies non transmissibles. Ces recommandations ont été réitérées lors de la Réunion des Ministres de la santé des pays océaniens tenue à Vanuatu en mars 2007 dans un document de discussion sur les maladies non transmissibles dans les régions du Pacifique présenté en vue d’amener les Etats Membres à s’engager à élaborer ou à

renforcer des stratégies nationales de lutte contre les MNT. Les ministres sont convenus de rendre compte, lors de leur prochaine réunion, de références destinées à renforcer les systèmes de santé liés aux maladies non transmissibles et d’une intervention sur la prévention du diabète coordonnée au niveau sous-régional. Dans le cadre du suivi de la réunion de Vanuatu, le programme intégré de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles de l’OMS est en cours de révision et un cadre d’action global pour la lutte contre les MNT dans le Pacifique a été établi et servira de base pour la mobilisation de ressources. Un projet de document, à soumettre à discussion, a été élaboré sur le thème Des systèmes de santé en mesure de lutter contre les maladies chroniques. Ce document constitue la première étape vers l’établissement d’un cadre régional destiné à aider les pays à revenu faible et moyen à mettre au point un système de santé en mesure de réagir durablement aux maladies chroniques. La planification d’une réunion régionale pluridisciplinaire prévue pour fin 2007 et destinée à guider la mise au point du cadre est en cours.

42

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

9. M A L A D I E S

NON TRANSMISSIBLES ET SANTE MENTALE

Quatre rapports nationaux de surveillance faisant appel à l’approche STEPS (surveillance par étapes des facteurs de risque de MNT) de l’OMS pour les maladies non transmissibles ont été publiés et largement diffusés aux Samoa américaines, aux Fidji, en Mongolie et à Nauru. Des projets de rapport ont été élaborés pour cinq Etats et Territoires insulaires du Pacifique. Des enquêtes STEPS sur les maladies non transmissibles ont été menées à bien ou sont en cours d’exécution dans 16 pays de la Région. Les résultats d’enquêtes STEPS de sept pays montrent que les taux de prévalence des facteurs de risque atteignent un niveau alarmant. Les cas d’hypertension et de diabète récemment détectés sont 4,5 fois plus importants que les cas existants. Les données montrent que l’épidémie de maladies non transmissibles va poursuivre sa forte croissance tant que des programmes efficaces de prévention ne seront pas mis en place. Les services de santé existants auront besoin d’être renforcés pour faire face au flot continu de nouveaux cas. Sur la base des résultats de l’enquête STEPS, des activités de suivi ont

été élaborées dans la plupart de ces pays, et certaines d’entre elles ont été mises en oeuvre. Au Cambodge, un adulte sur dix a du diabète et un adulte sur quatre souffre d’hypertension. En 2006, une analyse nationale de la situation pour les maladies non transmissibles a été achevée et une conférence nationale a eu lieu. En 2007, un programme de lutte contre le diabète né d’une coopération entre l’OMS, le ministère de la santé cambodgien, la Cambodia Diabetes Association et la World Diabetes Foundation a débuté dans cinq provinces. La stratégie nationale de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles 20072010 a également été élaborée. Au Viet Nam, un programme similaire de lutte contre le diabète lancé par l’OMS, le ministère de la santé et la World Diabetes Foundation est sur le point d’être achevé. Son objectif est de tester un modèle de prévention et de lutte contre le diabète qui soit efficace, finançable et communautaire et puisse ensuite servir de base à l’établissement d’un système national adéquat. Du personnel médical a été formé

et une infrastructure a été créée. Suite à une amélioration du dépistage des personnes à haut risque, les centres de santé ont vu leur nombre de patients multiplié par trois. Les activités de renforcement des capacités continuent de faire l’objet d’un soutien. En avril 2007, le troisième programme de formation Japon/OMS dans le domaine de la prévention et de la lutte contre les maladies non transmissibles a été tenu en coopération avec l’Institut national japonais de santé publique. Des plans d’action spécifiques y ont été élaborés afin d’être mis en oeuvre à leur retour dans leurs pays respectif. De plus, une monographie sur les MNT et la pauvreté a été produite en collaboration avec la cellule Financement du système de santé. La Déclaration du Pacifique occidental sur le diabète a conclu ses cinq premières années de collaboration (2000-2005) et un nouveau Plan d’action 2005-2010 a été élaboré. Ce plan fournit un cadre actuel pour des mesures de réaction à l’épidémie de maladies non transmissibles.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

43

9. M A L A D I E S

NON TRANSMISSIBLES ET SANTE MENTALE

Santé mentale.

Le Réseau des îles du Pacifique sur la santé mentale de l’OMS (PIMHnet) a été officiellement lancé lors de la Réunion des Ministres de la santé des pays insulaires du Pacifique en mars 2007 à Vanuatu. Parmi les Etats et Territoires insulaires du Pacifique, les Etats fédérés de Micronésie, les Fidji, les Iles Cook, les Iles Mariannes du Nord, Kiribati, Nauru, Nioué, la Nouvelle-Zélande, Palaos, la PapouasieNouvelle-Guinée, les Samoa, les Samoa

américaines, Tokélaou, les Tonga et Vanuatu ont rejoint le PIMHnet. D’autres pays devraient leur emboîter le pas. L’OMS a reçu du Ministère néo-zélandais de la Santé et de l’Agence néo-zélandaise pour le développement un financement triennal destiné aux activités de mise en réseau. PIMHnet entend regrouper les Etats et Territoires insulaires du Pacifique afin qu’ils puissent mettre en commun des ressources et partager des informations, des connaissances et des expériences en vue d’améliorer les services de santé mentale et le traitement. Si la plupart des pays ont des systèmes de santé axés sur les soins primaires, la santé mentale ne fait que rarement partie de ces services. Parmi les principales activités du PIMHnet cette année, citons une évaluation des ressources humaines et des besoins futurs dans le domaine de la santé mentale, des directives pour cliniciens basées sur les pratiques ayant donné de bons résultats, l’engagement de partenaires stratégiques afin de fournir expertise, ressources et assistance aux services de santé mentale de la Région, des ateliers de formation à la politique et à la

planification en matière de santé mentale et un atelier destiné aux O.N.G. du Pacifique travaillant dans le secteur de la santé mentale. Les taux de suicides enregistrés dans la Région du Pacifique occidental comptent parmi les plus élevés du monde. Pourtant, la compréhension du suicide est limitée dans la Région, un fait largement dû au manque de données, de nombreux pays n’ayant pas de relevés statistiques des suicides. La Région présente une grande diversité socioéconomique avec des cultures et des traditions extrêmement variées. Les bases factuelles disponibles suggèrent que le suicide est non seulement en hausse, mais que les tendances et les schémas divergent clairement des modèles occidentaux. L’étude START (Suicide Trends in AtRisk Territories ou Tendances au suicide dans les zones à risque) a été lancée en 2006 à l’initiative de l’OMS et sous la coordination technique de l’Institut australien de recherche et de prévention du suicide, un centre collaborateur de l’OMS. Ce projet étudie les comportements suicidaires dans la Région en espérant établir des évaluations fiables de l’incidence des comportements à

Le Directeur régional (qui porte une casquette bleue) signe le logo de PIMHnet lors de la réunion des ministres de la santé des pays insulaires du Pacifique au Vanuatu.

44

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

9. M A L A D I E S

NON TRANSMISSIBLES ET SANTE MENTALE

la fois mortels et non mortels et en comprendre les causes profondes. L’étude a quatre composantes : enregistrement de tous les suicides et des comportements suicidaires, un modèle d’intervention pour les personnes ayant fait une tentative de suicide, une enquête d’autopsie psychologique standardisée et une composante de suivi focalisée sur les personnes tentant de se suicider qui ont besoin de soins médicaux. L’étude START a finalisé les traductions des instruments d’évaluation après avoir organisé un atelier formation de quatre jours destiné aux chercheurs principaux. L’étude devrait contribuer de façon substantielle à la mise en place d’un important réseau de chercheurs et à l’évaluation effective des différents cadres culturels pour la prévention du suicide.

rendant compte de l’importance des facteurs psychosociaux qui influent sur la santé. Ces résolutions prient également le Directeur régional d’aider les Etats Membres à faire en sorte que les politiques de santé se traduisent par une amélioration de la qualité des soins de santé et qu’elles prennent en considération des questions telles que la sécurité des patients, les droits et les besoins des patients, et le rôle des familles, de la culture et de la société. En 2006, le projet de cadre politique et un descriptif annoté d’une publication destinée à une large audience ont été établis à la suite de consultations avec des experts et des parties prenantes, et avec un soutien du gouvernement du Japon. Au fil de ce processus, de précieuses informations ont été recueillies et utilisées pour élaborer un plan de sensibilisation. Des experts se sont réunis à Manille en juillet 2006 pour donner un avis au Bureau régional et faciliter les progrès de l’initiative Le patient au coeur des soins. Des consultations des parties prenantes au niveau national ont eu lieu plus tard au cours de l’année au Bhoutan, en République de Corée,

en Malaisie et en Thaïlande pour étoffer encore le cadre qui couvre quatre domaines d’intervention correspondant aux quatre volets des soins de santé : patients, familles et communautés ; professionnels de santé et prestataires de soins de santé ; services, installations et institutions sanitaires ; et, systèmes de soins de santé. Le projet de cadre politique a été présenté au Comité régional pour le Pacifique occidental lors de sa cinquante-septième session qui s’est tenue en septembre 2006 en Nouvelle-Zélande. Un modèle pour le site Web de l’initiative a également été produit et servira de plateforme pour poursuivre le développement des bases factuelles, l’échange technique, la sensibilisation et la mobilisation des ressources. Le groupe de référence s’est de nouveau réuni en mars 2007 et a examiné les versions mises à jour du projet de cadre politique et de la publication. Le cadre politique sera soumis au Comité régional pour examen lors de sa cinquante-huitième session en septembre 2008 sur l’île de Jeju (République de Corée).

Initiative pour des soins centrés sur la personne. Il s’agit d’une initiative spéciale lancée à l’échelle de la Région du Pacifique occidental en réponse aux résolutions WPR/RC54.R2 et WPR/RC55.R1 du Comité régional pour le Pacifique occidental priant le Directeur régional d’établir un projet de cadre politique

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

45

10 Initiative Pour un monde sans tabac Les méfaits du tabac se font sentir bien au-delà du simple fumeur : les pouvoirs publics, les entreprises, les communautés et les familles font eux aussi les frais du tabagisme. En effet, la Banque mondiale estime qu’à l’échelle mondiale, le tabagisme est responsable d’une perte nette de plus de 200 milliards de dollars par an. Dans de nombreux pays en voie de développement, et particulièrement dans la Région du Pacifique occidental, les familles consacrent leurs maigres revenus à l’achat de tabac, souvent au détriment de biens de première nécessité tels que l’alimentation, les vêtements, les soins médicaux et l’éducation. Des millions d’adultes et d’enfants non fumeurs de la Région subissent également les effets nocifs de la fumée des autres. Le Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental a continué à fournir une assistance technique ciblée aux Etats Membres, à en renforcer les capacités et à les appuyer dans la mise en oeuvre de la Convention-cadre pour la lutte antitabac de l’OMS, le premier traité mondial consacré à la lutte contre le tabac. Les 27 Etats Membres habilités de la Région, et plus de 145 pays au total, sont devenus Parties à la Convention,

Une publicité anti-tabac en République de Corée.

I 46

nitiative Pour un monde sans tabac. Le tabagisme, qui tue environ

5 millions de personnes par an, est la deuxième cause de mortalité dans le monde. Si les tendances actuelles se confirment, il

fera environ 10 millions de morts par an d’ici à 2020. On estime que, dans la seule Région du Pacifique occidental, plus de 3 000 personnes meurent chaque jour prématurément de maladie liées à l’usage du tabac.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

10. I N I T I A T I V E P O U R

UN MONDE SANS TABAC

acceptant ainsi d’en appliquer les dispositions. La quasi-totalité des signataires de la Région du Pacifique occidental est en bonne voie pour satisfaire aux exigences fixées par la Convention. Outre le concours apporté aux Etats, l’OMS a conduit des ateliers sub-régionaux visant à renforcer les moyens d’application de la Convention et à préparer les Parties de la Région à une participation active à la seconde session de la Conférence des Parties (CdP), à Bangkok, en juin 2007. Michael Bloomberg, le maire de la ville de New York, a fait don de 125 millions de dollars américains en faveur d’une initiative mondiale de lutte antitabac échelonnée sur deux ans et prévoyant l’octroi de subventions à 15 pays en voie de développement, parmi lesquels la Chine, les Philippines et le Viet Nam. Ces subventions financeront des projets permettant une amélioration tangible et durable de la législation, de la réglementation, des politiques et des programmes de lutte contre le tabac. L’OMS figure parmi les cinq partenaires sélectionnés pour assurer la mise en oeuvre de l’initiative Bloomberg, aux côtés de Campaign for Tobacco Free Kids, la

Fondation des Centres de lutte contre la maladie (Etats-Unis d’Amérique), l’Université Johns Hopkins et la World Lung Foundation. Pour soutenir l’initiative Bloomberg, l’OMS a augmenté ses effectifs et développé ses activités afin de renforcer les moyens du secteur public et la surveillance du tabagisme dans les pays, particulièrement en Chine, aux Philippines et au Viet Nam. L’OMS poursuit le recueil de données régionales aux fins de la lutte antitabac en finançant par exemple des travaux de recherche sur la consommation de noix de bétel et de tabac dans le Pacifique. Ces travaux de recherche, conduits par le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, ont abouti à des recommandations concrètes en vue de l’élaboration d’une politique efficace et d’interventions programmatiques sur la consommation de noix de bétel et de tabac. L’OMS a mis à jour et amélioré le Système mondial d’information pour la lutte antitabac, sa base de données en ligne. Avec le concours des Centres de lutte contre la maladie des Etats-Unis d’Amérique, l’OMS a également renforcé

son action de surveillance du tabagisme à l’échelle mondiale : plus de 26 Etats et Territoires de la Région ont achevé leur première Enquête mondiale sur le tabagisme chez les jeunes ou sont sur le point d’y parvenir. Plusieurs d’entre eux oeuvrent actuellement à sa deuxième édition, tout en conduisant l’Enquête mondiale sur le tabagisme chez le personnel scolaire, et/ou l’Enquête mondiale sur le tabagisme parmi les professionnels de la santé. Fidèle au thème de la Journée mondiale sans tabac 2007 : « Des espaces sans tabac », l’OMS a soutenu les initiatives de sensibilisation prises par les pays pour

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

47

10. I N I T I A T I V E P O U R

UN MONDE SANS TABAC

promouvoir l’adoption de vastes politiques antitabac. De plus en plus de Etats et Territoires dont bon nombre dans la Région du Pacifique occidental, tels que l’Australie, Hong-Kong (Chine), la Nouvelle-Zélande et Singapour, imposent des interdictions totales sur le tabagisme afin de protéger le public contre l’inhalation de la fumée des autres, et notamment les femmes et les enfants ainsi que les employés sur leur lieu de travail. L’OMS continuera en toute priorité de fournir une assistance technique et de renforcer les moyens nécessaires à la mise en oeuvre effective de la Convention par les Parties de la Région, et notamment des dispositions relatives au conditionnement et à l’étiquetage des produits du tabac, a

l’interdiction de toute publicité, promotion ou parrainage car ces dispositions entreront en vigueur dans les deux années à venir dans la plupart des Parties. L’OMS continuera aussi à accroître et à actualiser ses activités de surveillance et à promouvoir des stratégies fondées sur des données factuelles telle que l’élargissement des politiques antitabac, l’imposition de strictes interdictions sur la publicité ou la promotion, l’apposition de mises en gardes sanitaires plus percutantes sur les emballages des produits du tabac, et l’adoption de mesures en matière de taxes et de prix. En outre, la Région du Pacifique occidental encouragera vivement ses Etats Membres à prendre part à l’initiative Bloomberg.

48

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

Développement du secteur de la santé

11

Développement et financement des systèmes de santé éveloppement des systèmes de santé. Dans le avec le Queen Mary Hospital de Hong Kong (Chine) en avril 2007 en vue de la constitution d’un réseau régional d’experts de la lutte contre les maladies infectieuses. A l’échelon national, les Philippines ont préparé un manuel sur les normes et outils de suivi pour l’amélioration de la qualité dans les installations de santé, ainsi qu’un système de suivi et d’évaluation dans ces installations. La Malaisie utilise à titre pilote une application informatique appelée « groupes cliniques ajustés » permettant de modéliser les risques cliniques dans les centres de santé primaire. par un cyclone. Tous les efforts ont été déployés pour répondre individuellement aux besoins locaux des pays, ce qui a impliqué une large gamme d’actions de renforcement des capacités.

D

domaine de la législation sur la santé publique, un atelier régional organisé en Nouvelle-Zélande en février 2007, a montré qu’il convenait de moderniser ces textes dans les pays insulaires du Pacifique, en vue notamment de la mise en oeuvre du Règlement sanitaire international révisé (2005) ou RSI (2005). L’OMS a apporté une assistance technique régulière à plusieurs pays océaniens, dont les Fidji, le Samoa, les Tonga et Tuvalu, dans ce domaine ainsi que pour la réglementation et l’enregistrement des personnels de santé. Une aide a également été fournie à la République démocratique populaire lao, où une nouvelle loi sur la médecine curative a été rédigée et adoptée par l’Assemblée nationale, ainsi qu’au Viet Nam, où des cours de formation sur la législation sanitaire ont été dispensés dans le cadre du processus de révision des lois.

Renforcement des systèmes de santé . Un atelier sur l’initiative de renforcement des systèmes de santé de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) a été organisé au profit des Etats Membres en 2006. Le Cambodge et le Viet Nam ont d’ores et déjà présenté au GAVI des demandes de financement qui ont été acceptées. L’OMS a apporté son soutien aux pays pour les aider à travailler avec le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Une aide a aussi été fournie au Cambodge pour la préparation d’une proposition de renforcement des systèmes de santé qui a ultérieurement été approuvée par le Fonds mondial. Les agents de l’OMS ont participé à de nombreuses études, à des actions de coordination et de conception de programmes et de projets, aux côtés d’autres partenaires. Citons notamment la formulation d’un cadre de dépenses à moyen terme et une étude à mi-parcours du plan quinquennal de développement du secteur de la santé au Cambodge ; une étude du programme d’amélioration du secteur de la santé en Papouasie-Nouvelle-Guinée ;

Renforcement des capacités. Une attention particulière a été portée à ces questions au cours de l’année écoulée, avec notamment l’essai pilote d’un système de gestion amélioré des finances hospitalières, en République démocratique populaire lao ; un cours local sur la réforme et le financement durable du secteur de la santé aux Philippines ; un forum national sur la protection sanitaire et sociale, conjointement organisé avec d’autres bailleurs de fonds au Cambodge ; et le lancement d’une initiative, au niveau provincial, visant à renforcer les soins chirurgicaux essentiels dans les situations d’urgence, en Mongolie. L’OMS a également encadré le rééquipement de l’hôpital de Nioué qui avait été endommagé

Amélioration de la qualité des services de santé. A l’échelon régional, une trousse de lutte contre les maladies infectieuses a été mise au point en collaboration avec le Centre d’Albion Street (Australie), et des dispositions ont été prises dès mai 2007 pour son essai sur le terrain. Par ailleurs, une collaboration a été instaurée

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

51

11. D E V E L O P P E M E N T

ET FINANCEMENT DES SYSTEMES DE SANTE

deux études relatives à des projets sanitaires financés par le Luxembourg en République démocratique populaire lao ; et l’assistance régulièrement apportée au projet d’appui aux politiques sanitaires de la Chine. L’OMS et le Ministère de la santé du Viet Nam ont collaboré avec d’autres partenaires en vue de la réalisation d’un examen annuel du secteur de la santé. L’OMS a pris part à l’action de coordination de l’aide des bailleurs de fonds dans la plupart des pays de la région, processus dont elle assume la direction extérieure dans plusieurs pays. L’amélioration des bases factuelles pour le développement du secteur de la santé est une activité fondamentale. Une aide a été fournie à la Chine pour la réalisation d’études sur divers sujets dont le financement des hôpitaux, les lois de santé publique et les systèmes de coopératives médicales en milieu rural. Le Cambodge a achevé une étude sur l’accès aux services de santé avec l’assistance de l’OMS. Un appui a été apporté à des projets pilotes destinés à promouvoir des méthodes intégrées pour la prestation de soins de santé primaires. La Mongolie a exécuté un projet pilote visant à réunir plusieurs initiatives de formation verticale en un module intégré de

formation sur les soins de santé primaires, et a obtenu d’excellents résultats initiaux. La République démocratique populaire lao a conduit un projet pilote concernant la prestation d’une aide intégrée au niveau provincial, et il semblerait que les taux de vaccination se soient améliorés dans les deux provinces ayant bénéficié de cette approche intégrée. L’interaction avec d’autres programmes de développement des systèmes de santé, menés par l’OMS et par d’autres intervenants, a pris une importance croissante au cours de l’année écoulée.

tenant compte de l’ensemble des sources de financement. L’OMS a maintenu son appui au dialogue sur les politiques de financement des soins de santé et de protection sanitaire et sociale en Chine, aux Fidji, en République démocratique populaire lao, aux Etats fédérés de Micronésie, en Malaisie, aux Tonga et à Vanuatu. La collaboration avec les partenaires en matière de financement de la santé et de protection sociale s’est également développée au cours de l’année écoulée, et plusieurs manifestations importantes ont été conjointement organisées avec la Banque asiatique de développement, l’Organisation internationale du travail, l’Association internationale de sécurité civile, l’Organisation de coopération et de développement économiques, l’Agence de coopération internationale du Japon ainsi que d’autres partenaires. En collaboration avec le gouvernement de la République de Corée, l’OMS a participé à l’organisation d’un cours régional de formation sur l’assurance sociale et maladie qui s’est tenu à Séoul, avec la participation d’experts d’Afrique, d’Asie et du Pacifique. De nombreux pays de la région ont marqué des avancées dans l’élaboration de

Financement des soins de santé. Une réunion interrégionale de l’OMS, organisée en Mongolie en août 2006, a permis de rassembler des experts et des décideurs de divers pays des régions OMS de la Méditerranée orientale, de l’Europe, de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique. La Stratégie sur le financement des soins de santé pour les pays des régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est (2006–2010) comptait parmi les sujets examinés. A la suite de cette réunion, le Cambodge, la Mongolie et les Philippines ont élargi leur examen aux politiques et stratégies nationales de financement de la santé et de protection sanitaire et sociale en

52

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

11. D E V E L O P P E M E N T

ET FINANCEMENT DES SYSTEMES DE SANTE

leurs comptes nationaux de la santé suite à une collaboration élargie visant à améliorer les méthodologies, la qualité des données et la collecte de données en vue de l’élaboration de ces comptes. Le Viet Nam a publié son premier rapport national sur la question, qui couvre la période 2000–2004. La Mongolie met à jour ses données en vue de la publication de son second rapport sur les comptes nationaux de la santé. Des activités sont en cours dans ce domaine aux Fidji, aux Etats fédérés de Micronésie et à Vanuatu. La région s’est lancée dans l’élaboration d’une méthodologie d’élaboration des comptes de la santé par programme, au niveau provincial ; elle est fondée sur l’expérience acquise dans la région et sur les données ayant trait aux maladies non transmissibles et aux produits pharmaceutiques, y compris les remèdes traditionnels. Parallèlement, des efforts ont été engagés pour aider les pays à appliquer des méthodes adaptées d’évaluation des coûts pour la budgétisation, la planification financière et la gestion efficaces des services de santé.

Pauvreté, équité, droits humains et parité. En 2006, deux villes de la région du Pacifique occidental ont été primées au titre de l’Alliance des villes-santé, avec des prix

de 10 000 dollars E. U. La ville d’Ichikawa (Japon) a été récompensée au titre de son travail sur l’économie des bidonvilles, tandis que la ville de Tagaytay (Philippines) a été primée pour son action en matière de refuges et de logement. Ces prix ont été attribués dans une nouvelle catégorie intitulée « Action pour les déterminants sociaux de la santé en zones urbaines », catégorie rajoutée suite à une Consultation régionale OMS sur les déterminants sociaux de la santé dans la région du Pacifique occidental. Au nombre des activités de renforcement des capacités pour la lutte contre la pauvreté, l’équité et la parité, signalons la publication d’une étude bibliographique sur la pauvreté et les maladies non transmissibles ; des analyses des maladies transmissibles du point de vue de l’équité ; des modules de formation sur le vieillissement, les maladies non transmissibles et le VIH/SIDA ; et un module général sur la parité dans la série Integrating Poverty and Gender into Health Programmes : a Sourcebook for Health Professionals et Gender and Rights in Reproductive and Maternal Health : Manual for a learning workshop. L’OMS a participé à deux séries de stages de formation des formateurs sur le renforcement des capacités en matière de parité, organisés pour développer les

activités nationales sur ce thème dans les pays de la région. Au nombre des travaux sur le thème santé et droits de la personne, signalons un atelier national sur la parité et les droits en matière de santé génésique et maternelle qui s’est tenu en Malaisie, en novembre 2006, ainsi qu’un atelier national sur le rôle du secteur de la santé dans la formulation des lois sur la violence conjugale qui a été organisé au Viet Nam, en août 2006.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

53

12 Technologie de la santé et produits pharmaceutiques le point sur les expériences acquises dans l’application de la politique pharmaceutique de ce pays. Cette conférence était organisée par le Ministère de la Santé, en collaboration avec l’OMS, l’UNICEF et le Fonds des Nations Unies pour la population. Un atelier sur les politiques pharmaceutiques et l’accès à des médicaments essentiels de bonne qualité dans les Des participants à un atelier océanien sur les politiques pharmaceutiques et l’accès à des médicaments essentiels de bonne qualité visitent pays insulaires du Pacifique s’est les services pharmaceutiques de Fidji. tenu en août 2006, sous le parrainage de la Commission européenne, du groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et édicaments essentiels. du Pacifique et du projet de partenariat de L’année passée, l’OMS a apporté l’OMS sur les politiques pharmaceutiques. un appui technique au Brunei Des représentants de 11 pays insulaires du Darussalam, aux îles Cook et à Nioué dans Pacifique ont participé à cet atelier. l’élaboration de leurs politiques national sur l’application des brevets protégeant les médicaments a été organisé à Beijing en décembre 2006 par l’Office national de la propriété intellectuelle, pour examiner l’accord sur les ADPIC (aspects des droits de propriété intellectuelle touchant au commerce). Un atelier régional sur le financement des médicaments essentiels a eu lieu à Manille en octobre 2006. L’une des recommandations formulées à cette occasion a porté sur la mise en place de comptes nationaux de la santé pour les dépenses pharmaceutiques. Des analyses du financement public et privé des médicaments ont été réalisées en 2006 dans les îles Cook, en Mongolie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. En outre, la politique de financement des médicaments des îles Fidji a fait l’objet d’une étude. On attend prochainement la publication des résultats des enquêtes réalisées sur le financement des médicaments dans les secteurs public et privé aux îles Cook, aux îles Fidji, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à Samoa et aux Tonga. Concernant les approvisionnements en médicaments et leur distribution, l’OMS a lancé un projet de concertation sur l’amélioration des approvisionnements

M

pharmaceutiques nationales, en particulier dans ce qui touche au suivi et à l’évaluation. Par ailleurs, une évaluation du secteur pharmaceutique a été réalisée dans les îles Fidji. Des ateliers nationaux ont eu lieu dans les îles Cook, à Nioué, à Samoa et aux Tonga pour étudier leurs politiques pharmaceutiques nationales ou certains volets de ces politiques. Une conférence internationale sur les médicaments essentiels a eu lieu en Mongolie en août 2006 pour faire

Faire baisser les prix des médicaments et obtenir des financements à plus long terme sont des conditions indispensables si l’on veut améliorer l’accès aux médicaments. Des représentants de 13 pays ont participé à une consultation régionale sur les prix abordables des médicaments, organisée à Manille en août 2006. A la suite de cette réunion, le Viet Nam a bénéficié d’un soutien technique pour mettre en place un système de contrôle des prix des médicaments. Un atelier

54

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

12. T E C H N O L O G I E

DE LA SANTE ET PRODUITS PHARMACEUTIQUES

pharmaceutiques dans un système décentralisé. La première étape de ce projet a commencé en Mongolie et aux Philippines. Le dispositif de suivi et de supervision de la gestion des médicaments et de leur utilisation dans les centres de santé, qui fonctionne déjà depuis plusieurs années au Cambodge, est en cours de mise en place en République démocratique populaire lao et couvre, dans un premier temps, cinq provinces et 15 districts. Un logiciel de gestion des médicaments a été conçu pour la ville de Yap (Etats fédérés de Micronésie). Un appui technique a été apporté également à Kiribati pour étudier son système de gestion des approvisionnements pharmaceutiques et identifier les besoins de formation du personnel chargé d’exploiter ce système. L’OMS a également aidé à la mise au point de modules électroniques d’apprentissage sur la gestion des médicaments essentiels, à l’intention des professionnels de santé des pays et territoires insulaires du Pacifique. Une évaluation de la réglementation pharmaceutique a été effectuée aux Fidji, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à Samoa, dans les îles Salomon, aux Tonga et au Vanuatu. Les résultats ont été commentés lors de la consultation informelle sur le

renforcement de la réglementation pharmaceutique et de l’assurance de la qualité dans ce domaine, qui a eu lieu dans les îles Fidji en août 2006 à l’intention de certains pays insulaires du Pacifique. Deux journées de formation à la réglementation pharmaceutique ont été organisées dans les îles Salomon en juillet dans le but de sensibiliser davantage et de renforcer l’implication des partenaires dans le développement des capacités nécessaires de réglementation pharmaceutique dans le pays. Un soutien technique à l’enregistrement informatique des médicaments a été apporté à la division des approvisionnements médicaux du Ministère de la Santé de la Papouasie-NouvelleGuinée. Une évaluation des dons de médicaments a été entreprise au Viet Nam et des recommandations portant sur l’élaboration d’une politique de dons de médicaments ont été proposées. Une formation

sur les tests de bio-équivalence des médicaments a eu lieu au Viet Nam en décembre 2006 à l’intention de l’Institut national du contrôle de la qualité des médicaments. De même, un atelier de formation sur l’évaluation des médicaments a été organisé au Cambodge en mars 2007. En septembre, au Viet Nam, une mission mise en place conjointement par l’OMS, la Therapeutic Goods Administration (Australie) et les Centres de lutte contre la maladie (Etats-Unis) a permis d’évaluer la flambée des cas de fibrose du deltoïde signalés en particulier chez les enfants, et attribués à un mauvais usage des injections.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

55

12. T E C H N O L O G I E

DE LA SANTE ET PRODUITS PHARMACEUTIQUES

des médicaments. Les dispositifs de surveillance et de plaidoyer, ainsi que la procédure d’alerte, ont été renforcés au Cambodge et en République démocratique et populaire lao, avec l’aide de l’OMS. Une initiative a été expérimentée en Malaisie Les participants à la réunion sur le développement de la nomenclature et aux Philippines dans le des points d’acupuncture qui s’est tenue au Japon. but d’inciter les consommateurs à participer à la surveillance Le système d’alerte précoce mis en place des médicaments. pour combattre la contrefaçon des médicaments fonctionne dans certains Fidèle à son engagement, l’OMS a Etats Membres et chez certains partenaires. continué de promouvoir l’usage rationnel des Certains pays de la Région de l’OMS pour médicaments. Une aide a été apportée au l’Asie du Sud-Est se sont joints à ce réseau. Zhuhai Health Bureau (Chine) pour la mise Des cas de médicaments contrefaits sont en place d’un projet pilote sur les campagnes signalés constamment, en particulier au de sensibilisation à l’usage rationnel. Au Cambodge, en Mongolie et aux Philippines. Cambodge, où le suivi, la formation et la Un guide pour une surveillance intensive de planification des activités en faveur de l’usage la contrefaçon a été ébauché. Des supports rationnel des médicaments sont en place de sensibilisation destinés aux depuis plusieurs années déjà, un atelier consommateurs et aux fournisseurs ont été national a été organisé en novembre 2006 pour préparés au Cambodge, en Mongolie et aux examiner le stade d’avancement des Philippines où des médicaments contrefaits différentes interventions liées à la stratégie sont sans cesse signalés. Un atelier national intégrée mise en oeuvre dans ce sens. L’OMS a été organisé aux Philippines pour renforcer a aidé les îles Fidji et la Papouasie-Nouvellela collaboration avec les autorités chargées Guinée à mettre en place un centre national de l’application des lois et former les d’information antipoison. Une campagne de inspecteurs à la lutte contre la contrefaçon sensibilisation du grand public sur le bon

usage des médicaments a été menée au Vanuatu. Une conférence nationale et un atelier de formation sur les notions de pharmaco-économie dans la sélection des médicaments ont eu lieu en Malaisie en décembre 2006.

Médicine traditionnelle. La stratégie régionale pour la médecine traditionnelle vise à promouvoir les bonnes pratiques de médecines traditionnelles. Dans ce but, des Etats Membres sont convenus de la nécessité de normaliser ces pratiques. Les normes aident à améliorer la qualité, la sécurité, la fiabilité, l’interchangeabilité et le caractère économique des médecines traditionnelles. Les efforts déployés récemment par l’OMS dans la Région du Pacifique occidental ont porté essentiellement sur la normalisation des différentes formes de médecine traditionnelle. Plusieurs consultations informelles, soutenues par l’OMS et par des experts dans ce domaine ont permis d’obtenir des résultats satisfaisants dans l’instauration d’une nomenclature des points d’acupuncture. L’OMS joue un rôle actif dans la création d’une telle nomenclature des points d’acupuncture, que ces points soient controversés ou non, en s’appuyant sur les principes fondamentaux définis auparavant par certains Etats Membres. En octobre 2006,

56

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

12. T E C H N O L O G I E

DE LA SANTE ET PRODUITS PHARMACEUTIQUES

la réunion qui a eu lieu au Japon sur ce sujet a permis de parachever cette nomenclature destinée à développer l’efficacité de l’acupuncture et la fiabilité de la recherche dans ce domaine. La terminologie standard internationale sert de base à l’instauration d’autres normes de médecine traditionnelle. L’OMS examine la toute dernière version du projet de terminologie standard internationale, dont la publication est prévue en 2007. La normalisation des informations est un autre domaine particulièrement intéressant pour les Etats Membres car cela favorisera davantage la bonne pratique et le développement de la médecine traditionnelle. L’OMS a organisé à Tokyo en mars 2007 la deuxième consultation informelle sur la mise en place de la classification internationale de la médecine traditionnelle en Asie de l’Est. Dix-sept experts ont étudié le travail accompli par les pays en cartographiant le document de terminologie standard internationale et la classification internationale des maladies (CIM-10). Ils ont également envisagé la possibilité d’intégrer la classification internationale de la médecine traditionnelle en Asie de l’Est dans le groupe des classifications internationales de l’OMS ou de l’y associer. En collaboration avec le

service de bibliothèque du Bureau régional, le programme de l’OMS sur la médecine traditionnelle prévoit l’élaboration de l’Index Medicus de la Région du Pacifique occidental sur cette médecine. L’OMS s’attache également à préparer des principes directeurs de pratique clinique dans les cas de 27 maladies prioritaires. L’ébauche de ces principes est en cours. Les experts qui ont participé à ce projet se sont réunis à l’occasion d’un atelier organisé en novembre 2006 par la Hong Kong Baptist University sur l’élaboration de principes de pratique clinique en médecine traditionnelle fondés sur des données factuelles. Le Forum régional du Pacifique occidental sur l’harmonisation des médicaments à base de plantes, qui est constitué des autorités de r é g l e m e n t a t i o n pharmaceutique d’Australie, de Chine, de Hong Kong (Chine), du Japon, de la République de Corée, de Singapour et du Viet Nam, a poursuivi ses activités de collaboration. Son comité permanent a tenu sa réunion annuelle à Tokyo en novembre 2006.

Sécurité transfusionnelle et technologies de la santé. L’OMS a continué d’apporter son aide à l’élaboration et à l’application de politiques, stratégies et programmes nationaux de sécurité transfusionnelle. Le Cambodge et la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont notamment bénéficié d’un soutien pour organiser des consultations nationales en vue d’élaborer des plans quinquennaux de sécurité transfusionnelle. L’OMS a aidé le Viet Nam à élaborer un modèle de financement durable des services centralisés de transfusion sanguine et des spécifications techniques portant sur un système national de gestion informatique. L’OMS a aidé également les Philippines à obtenir une subvention du

Lancement de vehicule mobile pour la collecte du sang au Viet Nam.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

57

12. T E C H N O L O G I E

DE LA SANTE ET PRODUITS PHARMACEUTIQUES

d’échanger sur les expériences acquises et de planifier les futures mesures d’aide pour mettre en place dans les Etats Membres des systèmes nationaux de transfusion sanguine bien organisés. Un soutien indéfectible a été apporté par ailleurs pour renforcer les systèmes de gestion et rendre systématique le contrôle de la qualité dans les services de transfusion sanguine. Au Formation au dépistage du VIH en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Cambodge, les politiques des services de transfusion sanguine ont abouti à la mise en place de Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la réglementations. Un ensemble de normes tuberculose et le paludisme pour améliorer applicables aux services de transfusion la sécurité transfusionnelle et la disponibilité sanguine est en cours d’élaboration. Le Viet de réserves de sang et a appuyé les efforts du Nam a procédé à la mise à jour de sa Ministère de la Santé pour éliminer réglementation en matière de transfusion progressivement les banques de sang à but sanguine, à sa publication et a bénéficié lucratif et mettre en place un programme de d’une aide pour renforcer ses capacités de don de sang fondé exclusivement sur le gestion et de contrôle de la qualité. En Chine, bénévolat. L’OMS a organisé en mars 2007, en un soutien a été apporté pour la diffusion et Malaisie, un atelier interrégional sur les la mise en oeuvre de principes directeurs de stratégies et dispositifs permettant d’élaborer gestion de la qualité applicables aux services des programmes nationaux de transfusion de transfusion sanguine et pour la mise en sanguine. Cet atelier, auquel ont participé place d’un système informatique de gestion des représentants de 19 pays des Régions du dans trois services centralisés de transfusion Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est, implantés dans les provinces du sud-ouest. a permis d’évaluer les progrès accomplis,

En Mongolie, un projet de directives portant sur la sécurité transfusionnelle a été rédigé et diffusé. Des sessions de formation sur la sécurité transfusionnelle ont été menées à bien au profit des agents de santé oeuvrant à l’échelon des provinces. Les pays qui s’engagent à mettre en place des systèmes de don de sang sur le principe du bénévolat, conformément à l’objectif qu’ils se sont fixé, sont de plus en plus nombreux. Au Viet Nam, six unités mobiles de collecte de sang ont été implantées dans les villes disposant déjà de centres régionaux de transfusion sanguine. Le nombre des donneurs de sang bénévoles de quatre centres régionaux du Viet Nam a augmenté de 30,7 % en 2006 comparé à l’année précédente. Le Vanuatu a bénéficié d’une subvention de l’Agence australienne pour le développement international pour élargir son programme à l’hôpital du district nord. Dix-huit participants de neuf pays insulaires du Pacifique ont été formés à la mise en place de programmes de dons de sang bénévoles lors d’un atelier organisé aux îles Fidji en janvier 2007. Des plans d’action nationaux ont été mis au point pour instaurer des programmes de dons de sang bénévoles et le suivi de leur mise en oeuvre a fait l’objet d’un appui.

58

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

12. T E C H N O L O G I E

DE LA SANTE ET PRODUITS PHARMACEUTIQUES

L’OMS a continué d’aider les Etats Membres à améliorer la qualité et l’accessibilité des laboratoires cliniques. Ainsi, la Mongolie a bénéficié d’une aide pour réaliser une évaluation approfondie des laboratoires nationaux et améliorer la capacité des agents de laboratoires à procéder aux tests diagnostiques de base dans deux provinces. Des principes directeurs et des protocoles ont été élaborés et approuvés pour le transport des prélèvements aux laboratoires. En Papouasie-NouvelleGuinée, une aide a été apportée pour renforcer les capacités de tous les laboratoires de provinces à assurer le dépistage du VIH et les analyses de confirmation et pour former le personnel de laboratoire des centres de santé des districts au diagnostic par microscopie de la tuberculose et du paludisme. L’année passée, le Viet Nam a bénéficié d’un soutien pour développer la capacité des laboratoires médicaux à gérer la qualité. Le Cambodge a aussi reçu une aide pour élaborer une politique nationale en faveur des laboratoires oeuvrant dans le domaine de la santé.

L’OMS continue d’aider le Cambodge, la Chine et la Mongolie à promouvoir les pratiques sans risque et l’usage rationnel des injections dans les traitements cliniques. Au Cambodge, un atelier national de deux jours a eu lieu en février 2007 sur la sécurité des injections et sur la gestion des déchets médicaux. Il a abouti à la formulation de stratégies intégrées dans ces deux domaines et à d’autres recommandations en faveur d’un plus vaste programme national de lutte contre les infections. En Chine, une aide a été accordée pour la mise en oeuvre de deux projets pilotes visant à réduire l’usage irrationnel des injections au travers d’une stratégie de contrôle, de formation et de planification. De même, la Malaisie a reçu un soutien pour renforcer ses capacités d’évaluation des appareils médicaux avant leur mise sur le marché et de surveillance une fois commercialisés, et pour élaborer des directives pour le contrôle électronique des appareils médicaux et la Mongolie a reçu un soutien pour former le personnel à l’entretien du matériel médical.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

59

13 Ressources humaines pour la santé

R

essources humaines pour la santé. La Stratégie régionale relative

aux ressources humaines pour la santé (2006-2015) a été adoptée par la résolution WPR/RC57.R7 du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental à sa cinquanteseptième session qui s’est tenue en NouvelleZélande en septembre 2006. Cette Stratégie fixe le cadre de la collaboration menée par l’OMS pour renforcer la capacité des pays et territoires de sorte que leurs personnels de santé soient sensibles aux besoins sanitaires

des populations, accroissent la performance des systèmes de santé et la qualité des services et améliorent les résultats en matière de santé. Cette Stratégie fournit également un éventail de possibilités d’action et de mesures stratégiques que les Etats Membres peuvent envisager pour répondre à leurs propres besoins en matière de personnels de santé. Pour faciliter la mise en oeuvre de la Stratégie, l’OMS procède actuellement à la consolidation de la base de données régionale sur les personnels de santé ainsi que du système régional de bases factuelles et d’information tout en contribuant à l’élaboration de stratégies et de plans nationaux. L’OMS a contribué à l’analyse des ressources humaines pour la santé et à la définition de normes, exigences et coûts en matière de dotation en personnel en République démocratique populaire lao ; à l’installation de systèmes de développement de la gestion des ressources humaines pour la santé dans les centres de santé régionaux et à l’élaboration de normes de dotation en personnel dans les installations de santé sur le terrain aux Philippines ; à la mise à jour du système de gestion des informations sur les ressources humaines pour la santé en Papouasie-Nouvelle-Guinée ; et à l’élaboration d’une stratégie et d’un plan sur les personnels de santé à Vanuatu.

Les personnels de santé de nombreux pays et territoires sont essentiellement constitués d’infirmiers praticiens, d’infirmiers et de prestataires de soins de santé primaires (en dehors du corps médical), qui fournissent la majorité des services de soins courants et primaires aux niveaux local et communautaire. L’OMS a appuyé l’élaboration d’un plan d’action stratégique régional devant servir de cadre aux efforts et partenariats visant le renforcement de la capacité des Etats Membres du Pacifique occidental en matière de services infirmiers et obstétricaux. Conscient des besoins uniques des pays et territoires insulaires du Pacifique, l’OMS a également appuyé l’élaboration d’un plan d’action stratégique ciblé visant le développement des services infirmiers et obstétricaux de cette région. Ces deux plans d’action stratégiques s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé (2006-2015) et des Orientations stratégiques mondiales pour le renforcement des soins infirmiers et obstétricaux. Le Code de pratique océanien pour le recrutement des agents de santé dans le Pacifique a été adopté par les ministres de la santé des pays insulaires du Pacifique lors de leur réunion de Vanuatu en mars 2007. Un document complémentaire fournit des conseils et des informations plus détaillés permettant de mieux comprendre les

60

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

13. R E S S O U R C E S

HUMAINES POUR LA SANTE

dispositions du Code et leur application. Ce Code fournit des directives favorisant une approche éthique vis-à-vis du recrutement international des agents de santé, en tenant compte de son impact potentiel sur les services sanitaires des pays sources et en protégeant les droits des recrues et les conditions régissant leur profession dans les pays recruteurs. Il est axé sur les deux grands principes directeurs suivants : trouver un équilibre entre les droits, les obligations et les attentes de toutes les parties concernées ; et respecter les principes de transparence, d’équité et de mutualité des avantages. L’objectif de l’Alliance de l’AsiePacifique en faveur des ressources humaines pour la santé récemment créée est d’appuyer le renforcement de la capacité de ses pays membres dans ce domaine, grâce à un appui technique, à des activités de recherche et au partage de données factuelles et d’informations. L’Alliance promeut également la mobilisation du soutien et des ressources des partenaires pour appuyer le travail de ses équipes nationales. Les activités et fonctions de l’Alliance sont semblables à celles des « observatoires sur les ressources humaines pour la santé » de la Région africaine et de la Région des Amériques de l’OMS. L’OMS, représentée par les bureaux régionaux pour l’Asie du Sud-Est et le Pacifique occidental, est un partenaire de

l’Alliance. Elle a contribué à la formation d’un sous-groupe de l’Alliance représentant le Pacifique et comprenant les Fidji, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Samoa. L’OMS appuie l’amélioration des compétences en gestion et en encadrement des responsables des soins infirmiers et de santé grâce à l’organisation d’ateliers nationaux et à la participation à des cours et réunions régionaux et internationaux. Un forum sur le renforcement des capacités d’encadrement et l’élaboration de plans d’action stratégiques a été organisé au Samoa en septembre 2006 pour les responsables des soins infirmiers des pays du Pacifique Sud. L’OMS a collaboré avec l’Université de technologie de Sydney à l’organisation, en novembre 2006, d’un sommet régional sur l’encadrement des infirmiers axé sur les capacités d’encadrement et de préparation aux maladies émergentes ainsi que sur l’élaboration d’un plan régional d’action stratégique pour le développement des soins infirmiers et obstétricaux. L’OMS a poursuivi sa collaboration avec le programme Diriger le changement du Conseil international des infirmières et avec d’autres partenaires, dont l’Alliance des responsables des services de soins infirmiers du Pacifique Sud et l’American Pacific Nurse Leaders Council. Le programme Diriger le changement se poursuit en Papouasie-Nouvelle-Guinée, tandis qu’un

nouveau programme a été lancé en Chine en mars 2007. Les formateurs nationaux ont par ailleurs entamé la deuxième phase de leurs programmes en Mongolie et au Viet Nam dans le but de développer l’encadrement infirmier dans ces pays et de former de nouveaux infirmiers et sages-femmes.

Education et formation. L’OMS a octroyé des bourses d’études à 274 personnes tandis que 107 autres ont participé à 31 voyages d’étude de groupe en 2006. La majorité de ces activités ont été menées dans la région, à savoir 86 % pour les bourses et 60 % pour les voyages d’étude. Parmi les bourses accordées, 39 % l’ont été à des hommes et 61 % à des femmes, tandis que 59 % des voyages d’étude ont été accordés à des hommes et 41 % à des femmes. Le nombre total de bourses se répartit comme suit : 33 % ont été octroyées à des médecins, dentistes et psychiatres ; 23 % à des praticiens de soins infirmiers et obstétricaux ; 14 % à des membres des professions paramédicales ; 8 % à des administrateurs ; 3 % à des pharmaciens ; et 2 % à des agents de santé publique. Les principaux domaines d’étude couverts par ces bourses ont été la santé publique et la recherche (75 %) ; l’administration et la politique sanitaires (13 %) ; les soins cliniques et curatifs (6 %) ; les soins infirmiers et obstétricaux (3 %) ; et les techniques de laboratoires et de diagnostic (3 %).

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

61

13. R E S S O U R C E S

HUMAINES POUR LA SANTE

Des efforts ont été déployés pour appuyer et développer les activités du Réseau Des efforts ont été déployés pour appuyer et développer les activités du Réseau océanien d’apprentissage ouvert des professions sanitaires (POLHN) en créant de nouveaux centres de formation et de nouveaux cours. En 2006, ce réseau comptait 16 centres de formation dans 11 pays insulaires du Pacifique tandis que 12 cours en ligne ont été suivis par 227 agents de santé. D’autres cours ont été élaborés ou offerts par le biais du réseau en 2007, notamment ceux destinés à renforcer le travail des groupes spéciaux nationaux. Les centres de formation du réseau des Fidji, des Iles Salomon et de Vanuatu se sont dotés d’administrateurs à temps plein. Un plan d’activité pour le réseau 2007-2011 a été élaboré dans les domaines du marketing, de la communication et de la mobilisation de ressources. Les activités prévues pour l’avenir comprennent des essais-pilotes

d’ordinateurs portables ou de poche pour les agents de santé qui n’ont pas accès aux ressources des centres de formation. La promotion et l’amélioration des normes et de la qualité de l’éducation et de la formation des agents de santé sont des activités de longue haleine que l’OMS mène en collaboration avec les principales parties prenantes, telles que les organismes de réglementation et d’accréditation, les associations professionnelles, les institutions et établissements d’enseignement et les gouvernements. L’OMS a fourni un appui dans ce domaine à plusieurs pays insulaires du Pacifique et au Viet Nam. L’évaluation et la cartographie régionales des programmes éducatifs infirmiers et obstétricaux ont été réalisées en collaboration avec le Secrétariat du Forum des îles du Pacifique, plusieurs établissements d’enseignement et centres collaborateurs de l’OMS.

Sensibilisation et partenariats. La mobilisation de ressources supplémentaires et le recrutement de nouveaux partenaires en vue de la mise en oeuvre de la Stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé (20062015) et de l’élaboration de stratégies et de plans nationaux fondés sur cette Stratégie sont des priorités. En novembre 2006, l’OMS et la Banque asiatique de développement ont organisé en Mongolie une réunion des partenaires de haut niveau sur les ressources humaines pour la santé afin de développer ces ressources dans le cadre du Plan stratégique pour le secteur de la santé (20062015). Les partenaires, dont l’OMS, ont signé un mémorandum d’accord demandant la création d’un organe de coordination de haut niveau avec un secrétariat permanent au ministère de la santé et d’un groupe de travail pour faciliter la mise en oeuvre des actions stratégiques.

62

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

14 Bases factuelles et information sanitaire à l’appui des politiques diagnostics au moyen de consultations radiologiques par téléphone avec les centres de santé primaire. Le système d’information géographique pour la surveillance des maladies infectieuses dans l’Etat du Kelantan (Malaisie) a été achevé en 2006. Un appui a été apporté à la Malaisie en 2007 pour l’utilisation d’outils destinés aux groupes cliniques et la modélisation des risques cliniques afin d’améliorer la qualité des soins et l’évaluation des coûts. A Vanuatu, le système de rapports mensuels statistiques et épidémiologiques sur la santé a été révisé et testé, et une formation a été apportée aux agents et au personnel d’encadrement. L’OMS a également appuyé les efforts engagés par ce pays en vue de l’élaboration de politiques sur ses systèmes d’information sanitaire. Par ailleurs, l’OMS a financé les études de deux personnes de Brunei Darussalam envoyées en Nouvelle-Zélande pour y étudier la définition et l’exploitation des indicateurs sanitaires. Compte tenu de l’informatisation croissante des dossiers médicaux hospitaliers, la plupart des pays cherchent à améliorer la qualité des données en développant la formation à la gestion des dossiers médicaux, à la classification et au codage de la CIM-10, officiellement connue

Discussion sur l’intégration de systèmes d’information spécifiques à certains programmes.

I

nformation sanitaire. Dans la

plupart des pays en développement, les investissements dans les systèmes d’information sanitaire sont très en deçà des besoins. Les décideurs sont préoccupés par la qualité des données et les informations relatives au secteur privé de la santé qui se développe à un rythme accéléré dans certains pays. La plupart des efforts engagés jusqu’ici pour améliorer les systèmes d’information sanitaire visaient le renforcement des capacités et des compétences en matière de gestion d’ l’information. Un atelier sur la mise en place de systèmes nationaux intégrés d’information sanitaire a été organisé en septembre 2006, à Manille, pour faire le point sur les flux d’informations de teneurs diverses recueillies par les différents programmes techniques et

les ministères de la santé, et convenir d’un système commun de partage et d’exploitation des informations spécifiques aux différents programmes. Les participants de six pays, représentant sept programmes au total, ont défini les grands domaines fonctionnels pour l’intégration des données en tenant compte des différentes formes de soutien apporté par des initiatives telles que le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination et le Réseau de métrologie sanitaire. Au cours de l’année écoulée, une aide a été apportée aux Philippines en vue de la mise au point d’un système de gestion des connaissances au Département de la santé et d’un projet d’assistance sanitaire en ligne, ou e-santé, visant à améliorer la qualité des

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

63

14. B A S E S

FACTUELLES ET INFORMATION SANITAIRE A L

‘APPUI

DES POLITIQUES

sous le nom de Classification statistique internationale des maladies et problèmes de santé connexes, dixième révision. La Chine et les Iles Marshall ont toutes deux organisé des cours de formation au profit des chargés de l’information, des codeurs et des médecins de milieu hospitalier afin d’améliorer l’enregistrement des diagnostics et la documentation des notes cliniques. L’état des systèmes d’information sur la gestion des situations d’urgence a été évalué aux Philippines et au Viet Nam afin de faire le point des besoins d’information nationaux pour la gestion des catastrophes et des urgences. Un atelier sur la collecte, le suivi et l’utilisation de ces données a été organisée en octobre 2006, au Viet Nam. Les profils de pays sur l’information sanitaire ont été révisés pour en améliorer l’analyse et la pertinence. Un guide pratique a été publié en septembre 2006 sous le titre The Practical Guide on Electronic Health Records, et le manuel sur la gestion des dossiers médicaux a été révisé en vue de son utilisation par les pays. Une publication conjointe des Bureaux régionaux pour l’Asie du Sud-Est et le Pacifique occidental, qui paraîtra sous le titre Health in Asia and the Pacific, est en cours de préparation.

Deux ateliers ont été organisés en étroite collaboration avec le Réseau de métrologie sanitaire. Le premier s’est tenu en NouvelleCalédonie, en octobre 2006, au profit des pays et territoires insulaires du Pacifique ; il était consacré au cadre de travail du Réseau de métrologie sanitaire et à l’utilisation de son outil d’évaluation. Le deuxième atelier qui s’est déroulé au Viet Nam a été consacré à l’élaboration d’une vision stratégique pour les 10 ans à venir en matière de systèmes nationaux d’information sanitaire et de mobilisation des ressources pour leur planification. Des discussions ou des missions conjointes ont eu lieu entre les représentants du secrétariat du Réseau de métrologie sanitaire et leurs homologues nationaux concernant l’utilisation des outils d’évaluation du Réseau. Certains Etats Membres se sont inspirés du plan stratégique sur l’information sanitaire de l’OMS pour élaborer les plans stratégiques de leurs systèmes nationaux d’information sanitaire.

réalisées dans les pays ont été récapitulés dans des rapports nationaux. La mise au point des systèmes nationaux de recherche sanitaire dans ces cinq pays s’appuiera à l’avenir sur les résultats de ce travail d’analyse. Un rapport régional sur la recherche sanitaire a été préparé à partir de données pour la période de 1992 à 2005 extraites de bases internationales de données. Un soutien financier a été apporté à huit projets de recherche, portant pour la plupart sur le paludisme et d’autres maladies à transmission vectorielle. Un programme conjoint de microfinancement de recherches opérationnelles sur les parasitoses et les maladies à transmission vectorielle a été mis en place avec le soutien du Programme spécial de recherche et de formation sur les maladies tropicales. La formation à la recherche a été appuyée dans les domaines de l’épidémiologie clinique et de la pharmacoéconomie. Le développement des réseaux de politiques éclairées par les faits (EVIPNet) s’est poursuivi en Chine, en Malaisie, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam, l’objectif étant d’améliorer les capacités de ces pays à produire de

Recherche en santé.

L’OMS a poursuivi ses travaux d’élaboration de méthodes et d’indicateurs pour l’analyse des systèmes de recherche en santé au Cambodge, en Chine, en Mongolie, aux Philippines et au Viet Nam. Les résultats des enquêtes

64

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

14. B A S E S

FACTUELLES ET INFORMATION SANITAIRE A L

‘APPUI

DES POLITIQUES

meilleures bases factuelles aux moyens de la recherche sanitaire et à tenir compte de ces bases actuelles dans la formulation des politiques sanitaires et la pratique clinique. Les équipes EVIPNet nationales se sont réunies en décembre 2006 pour confronter leurs expériences et discuter d’activités conjointes. Un cours de formation sur la réalisation et l’exploitation d’études systématiques a été organisé au profit des membres de ces équipes. Le Bureau régional pour le Pacifique occidental et l’Alliance pour la recherche sur les politiques et les systèmes de santé ont conjointement engagé une étude de faisabilité relative à la création d’un mécanisme régional ou sous-régional d’intervention rapide visant à répondre aux besoins d’information des décideurs. Suite à la suggestion du Comité consultatif sur la recherche sanitaire dans le

Pacifique occidental, la recherche sanitaire a été retenue comme thème de la table ronde ministérielle organisée dans le cadre de la cinquante-septième session du Comité régional pour le Pacifique occidental qui s’est tenu en Nouvelle-Zélande, en septembre 2006. Les ministres ont demandé à l’OMS de formuler des suggestions en vue d’une coordination accrue de la recherche et d’un meilleur accès aux résultats de la recherche. En conséquence, l’OMS organisera deux réunions dans le courant de l’année, l’une aux Fidji où seront examinées les recherches sanitaires en cours dans les pays insulaires du Pacifique, et l’autre au Cambodge où des études de cas sur l’utilisation des bases factuelles pour des politiques sanitaires plus équitables seront étudiées. L’OMS a désigné huit nouveaux centres collaborateurs, et interrompu sa collaboration avec sept autres centres.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

65

15

Opérations de secours d’urgence et action humanitaire pérations de secours d’urgence et action humanitaire. Parmi les pays Des catastrophes naturelles ont aussi frappé le Viet Nam, qui a connu une situation d’urgence dans le sillage du cyclone Xangsane, ainsi que le Vanuatu qui a vu l’éruption d’un volcan sur l’île d’Ambae. Un tremblement de terre, au large des îles Kouriles, archipel situé dans le nord-ouest du Pacifique occidental, a provoqué une alerte au tsunami obligeant l’évacuation de plusieurs villages, alerte sans objet car aucune vague géante ne s’est formée. A l’aube du 2 avril 2007, un tremblement de terre d’amplitude 8,1 sur l’échelle de Richter s’est produit à 345 kilomètres au nordouest de Honiara, Iles Salomon. Le tsunami qui l’a suivi a causé la perte de 52 vies humaines et d’importants dégâts dans les centres de santé dans la partie occidentale du pays. L’OMS a envoyé deux de ses médecins pour parer aux besoins les plus pressants. Trois kits sanitaires d’urgence ont été donnés au Ministère de la santé, ainsi que des kits de diagnostic rapide pour la lutte contre le paludisme. En outre, l’OMS a soutenu les interventions du gouvernement dans les domaines de la surveillance des maladies transmissibles, la mise en place

O

Au deuxième semestre 2006, une série de super-typhons a frappé trois régions aux Philippines, poussant le Gouvernement à faire membres de la région du Pacifique appel à l’aide internationale. Plusieurs villes occidental, les Philippines ont été celui qui de la province d’Albay, à quelque a dû affronter le plus grand nombre de 550 kilomètres au sud-est de Manille ont été situations d’urgence au cours de l’année enfouies sous des coulées de boue provoquées passée. Une déversement d’hydrocarbures, en par le lessivage par de fortes pluies août 2006, au centre des Philippines, a attiré cycloniques des débris volcaniques qui l’attention internationale. Dès réception d’un s’étaient accumulés depuis une précédente appel du Gouvernement philippin, l’OMS a éruption du Mt. Mayon. L’équipe de pays des envoyé une équipe de secours d’urgence, Nations Unies a alerté le Bureau de comprenant notamment un épidémiologiste coordination des affaires humanitaires afin environnemental et un spécialiste de la santé que celui-ci organise le soutien international publique. pour venir en aide au gouvernement philippin. L’OMS a été le chef de file de la cellule d’aide sanitaire ( health cluster) et a apporté son soutien sous la forme de fournitures et d’équipement au Ministère de la santé, aux niveaux des autorités nationales et locales. L’OMS a dépêché une équipe dans la région, qui a secouru les zones sinistrées lors de la phase initiale de riposte puis au début de la période de reconstruction. Trois « super typhons » ont frappé les Philippines en 2006. Le typhon Reming a été le plus destructeur.

66

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

15. O P E R A T I O N S

DE SECOURS D

‘URGENCE

ET ACTION HUMANITAIRE

temporaire d’un système de soins intégrés et des campagnes de vaccination. Elle a fourni des lignes directrices pour la conduite de programmes d’action psychosociale concernant la santé mentale, les maladies liées à l’amiante, la gestion des déchets, l’alimentation en eau et l’assainissement, et la prise en charge des maladies transmissibles.

Activités de préparation. Des cours de formation à la santé publique et à la gestion des situations d’urgence ont été dispensés dans des pays d’Asie et d’Océanie, à savoir, le Cambodge, les Iles Fidji, les Philippines et le Viet Nam . Un cours analogue de formation birégionale a été conduit en Thaïlande, avec la participation d’agents de santé spécialisés dans les opérations de secours d’urgence venus de Chine, du Cambodge, de la Mongolie, des Philippines et du Viet Nam. La Malaisie et les Philippines ont envoyé des agents au cours de formation au prédéploiement des services de santé publique, dispensé au siège de l’OMS. Du personnel du Bureau régional OMS des Amériques s’est rendu à Manille pour offrir une formation à l’utilisation d’un

système de soutien logistique à l’intention des gestionnaires du Ministère de la santé, du Ministère des affaires sociales et du développement et d’organisations non gouvernementales. En février 2007, une formation a été donnée sur la gestion des risques de catastrophes naturelles à Manille, avec la collaboration du réseau de santé publique et du Programme de médecine tropicale de l’Organisation des ministres de l’éducation de l’Asie du Sud-Est (SEAMEOTROPMED). Le SEAMEO-TROPMED s’est joint aux bureaux régionaux de l’OMS pour l’Asie du Sud-Est et le Pacifique occidental pour organiser la réunion Asie-Pacifique sur les urgences sanitaires et le développement des ressources humaines, à Manille, en octobre 2006. A l’issue de cette réunion, des recommandations ont été émises sur le besoin de renforcer la formation et d’accroître les capacités des Etats Membres en matière de gestion des secours d’urgence sanitaire. Les débats ont porté sur l’élaboration de cours de formation à la communication sur les risques sanitaires, les soins infirmiers dans les situations d’urgence, les séminaires

d’orientation à l’intention des responsables des politiques et la planification des opérations de secours.

Assistance technique. S’appuyant sur le Programme triennal de l’OMS destiné à renforcer les capacités organisationnelles des agents de santé dans des situations de crise, le Bureau régional du Pacifique occidental a pu mettre à la disposition des Etats Membres des consultants chargés d’évaluer les systèmes logistiques, d’examiner l’utilisation des dons de médicaments, de renforcer les moyens des services de transfusion sanguine dans les situations d’urgence et de donner un avis sur le développement des ressources humaines. Un soutien technique a également été fourni aux Etats Membres par le biais de consultants qui ont contribué à l’élaboration de politiques en matière de secours d’urgence, à l’amélioration des systèmes d’information sanitaire, à la mise en place de centres d’intervention d’urgence et à la conduite de cours de formation concernant la prise en charge d’un grand nombre de blessés à la suite d’une catastrophe et la préparation des hôpitaux.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

67

15. O P E R A T I O N S

DE SECOURS D

‘URGENCE

ET ACTION HUMANITAIRE

Après les visites des consultants, des ateliers ont été organisés dans le but de poursuivre l’établissement de programmes de formation sur certains domaines techniques. C’est à l’Institut d’hygiène et de santé publique de Ho Chi Minh Ville que s’est tenue en octobre 2006 une réunion portant sur la gestion des informations sanitaires en Chine, aux Philippines et au Viet Nam. Un atelier, conduit en décembre 2006 aux Philippines, a eu pour objet l’examen d’un projet de programme de formation à la prise en charge d’un grand nombre de victimes d’une catastrophe et à la préparation des hôpitaux. Un projet de directives concernant la mise en place de centres d’intervention d’urgence a aussi été étudié lors d’une réunion régionale à laquelle ont participé des membres de l’unité de surveillance des maladies transmissibles et de riposte au Bureau régional. Des responsables de la santé aux niveaux national et provincial du Cambodge, de Mongolie et du Viet Nam ont fait, en mars 2007, un voyage d’étude aux Philippines axé sur la préparation aux interventions

d’urgence et la riposte sanitaire. Les participants à ce voyage ont visité des zones récemment touchées par des catastrophes naturelles et ont reçu des informations sur des programmes de préparation aux interventions d’urgence, tel le programme de Marikina City qui a été récompensé en 2006 par un prix de l’Alliance pour les villes-santé pour la qualité de sa planification.

Collaboration. Lors du tremblement de terre qui a frappé en 2006 l’Indonésie, Etat Membre de l’OMS en Asie du Sud-Est, le Bureau régional pour le Pacifique occidental y a envoyé un membre de son personnel pour qu’il dirige la cellule d’intervention sanitaire au tout début de la phase des secours d’urgence. Le Bureau régional du Pacifique occidental a également apporté son aide à l’élaboration d’une formation au prédéploiement de services de santé publique offerte au siège de l’OMS en novembre 2006. Le Bureau régional a eu une participation active dans les débats et les réunions du Groupe du Comité permanent interinstitutions des Nations Unies sur la santé mondiale.

68

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

Communication

16

Communication echnologies de l’information et de la communication. Une afin d’offrir au personnel du Bureau régional et des bureaux de pays un meilleur accès aux données en temps réel. Le site Internet de la Région du Pacifique occidental continue d’évoluer et demeure une riche source d’informations. Les sites Internet des bureaux de pays, comme ceux de la Chine et du Viet Nam, ainsi que les sites consacrés à des initiatives concrètes ont contribué au renforcement des actions de sensibilisation menées dans la Région. Le portail Intranet de la Région du Pacifique occidental a été restructuré afin de permettre aux unités de gérer elles-mêmes leur contenu et d’accroître l’utilité de l’Intranet pour le personnel en proposant une information actuelle et de qualité. Au cours du troisième trimestre de l’année 2006, le Viet Nam a entamé, dans deux provinces pilotes, le recueil de données dans le cadre du projet de cartographie des services disponibles en vue de faciliter la prise de décision en matière de planification et de gestion de la santé. En mars 2007, des agents de santé de districts des deux provinces pilotes ont participé à un atelier de cartographie à Hanoï. collaboration et de partenariat. Le Bureau régional a encouragé et renforcé la coopération avec les Etats Membres et les institutions des Nations Unies, dont notamment la Commission économique et sociale de l’ONU pour l’Asie et le Pacifique, le Programme des Nations Unies pour le développement, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, le Fonds des Nations Unies pour la population, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Programme des Nations Unies pour l’environnement et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. En outre, l’OMS poursuit son étroite collaboration dans la Région avec la Banque mondiale et les organisations intergouvernementales de la Région telles que la Banque asiatique de développement, l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est, le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, le Secrétariat du Forum des îles du Pacifique et la Commission océanienne de recherches géoscientifiques appliquées. La coopération et la collaboration avec les organisations non gouvernementales, le secteur privé et d’autres parties prenantes demeurent prioritaires. Quarante quatre protocoles d’entente et accords de même nature ont été conclus avec 17 partenaires gouvernementaux,

T

stratégie visant à renforcer les technologies de l’information et de la communication dans les bureaux de pays a été élaborée. Sa mise en oeuvre a débuté dans la Région du Pacifique occidental et elle devrait être pleinement déployée avant la mise en place du Système de gestion mondial (GSM), prévue en 2008. Le réseau privé mondial de l’OMS est désormais implanté dans tous les bureaux de pays. Il améliore les infrastructures de communication et facilite ainsi la collaboration entre les bureaux de pays, le Bureau régional du Pacifique occidental et le Siège de l’Organisation. Le réseau privé mondial constituera également le principal portail d’accès à l’ensemble des systèmes mondiaux de l’Organisation, y compris le GSM et les ressources régionales, où qu’elles se trouvent. Les travaux préparatoires effectués par la Région en vue du déploiement du système de gestion mondial portent actuellement sur l’intégration des systèmes et sur l’interface avec les systèmes d’information régionaux, et sur l’évaluation de l’adhésion des utilisateurs. Des application améliorées et fonctionnant en temps réel ont été déployées dans l’ensemble de la Région en vue du lancement du Système de gestion mondial,

Relations extérieures.

Le Bureau régional du Pacifique occidental a continué à renforcer ses mécanismes de coordination et à étudier de nouvelles formes de

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

71

16. C O M M U N I C A T I O N

12 partenaires onusiens et intergouvernementaux et 10 fondations ou organisations non gouvernementales pour mener à bien des actions conjointes à l’échelon de la Région ou des pays dans différents domaines : surveillance des maladies transmissibles, vaccination, prévention et lutte contre le VIH/SIDA, lutte et riposte face aux maladies infectieuses émergentes telles que la grippe aviaire, paludisme et tuberculose, santé maternelle et infantile, etc. Les ressources extrabudgétaires mobilisées par la Région du Pacifique occidental ou attribuées à celle-ci ont atteint un montant de 100,4 millions de dollars au cours de l’exercice clos au 31 mars 2007, ce

qui représente une augmentation de 29,8 % par rapport à l’exercice biennal précédent. Ces fonds ont été affectés en grande partie à des programmes prioritaires tels que la lutte contre la grippe aviaire, la lutte contre le VIH/SIDA, le Programme élargi de vaccination, les Programmes « Faire reculer le Paludisme » et « Halte à la tuberculose », le développement des systèmes de santé, la santé infantile et la lutte contre les maladies non transmissibles, entre autres.

publique de haut niveau et le débat organisés à Singapour sur la sécurité sanitaire internationale, thème de la Journée mondiale de la santé 2007. Le panel d’intervenants, réuni à l’occasion de cette manifestation mondiale et composé de responsables de santé publique et de dirigeants des pouvoirs publics, a abordé différents thèmes dont les maladies infectieuses et les menaces émergentes, les catastrophes naturelles, les changements climatiques et les questions relatives à la sécurité nationale, économique et individuelle. Le bureau d’information du public a supervisé la couverture médiatique. Le chargé de l’information du public a continué à fournir des conseils au Directeur régional et au Directeur chargé de la gestion des programmes. En outre, un appui a été octroyé pour intéresser les médias aux activités des unités techniques, grâce notamment à l’organisation d’une conférence de presse très suivie sur les stigmates sociaux de la lèpre. Les partenariats et les relations avec les medias se sont encore renforcés. Les journalistes s’adressent de plus en plus volontiers au Bureau régional du Pacifique occidental pour recueillir ses vues sur des questions de santé mondiale.

Information du public. La menace persistante d’une pandémie de grippe humaine due à la présence en Asie et dans d’autres régions du monde du virus de la grippe aviaire A(H5N1) a continué à dominer les activités du bureau d’information du public. Le chargé de l’information du public s’est employé à dresser un tableau objectif de la situation : amené ponctuellement à dissiper les craintes d’aucuns redoutant que la pandémie n’ait déjà débuté, il s’est attaché dans le même temps à entretenir la vigilance du public. Parmi les autres faits marquants de l’année, il convient de signaler la discussion

72

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

Administration et finances

17 Administration et finances Les mesures de compression des coûts se poursuivent. L’échange de données par Blackberry a été introduit pour réduire à un minimum les frais de communication et les moyens de communication existants ont fait l’objet d’un contrôle à intervalles réguliers afin d’en assurer la qualité. Certains services ont été délocalisés pour réduire les frais administratifs. L’automatisation d’activités telles que l’inventaire du matériel et l’information du personnel a été améliorée afin de garantir l’intégrité de la base de données. et la fourniture, en temps voulu, de services et de biens. Les changements au niveau de l’identification des recettes se sont traduits par une mise à disposition pour l’exercice financier en cours de 80 % des engagements approuvés. Grâce à eux, les unités techniques peuvent commencer à exécuter leurs programmes bien plus tôt qu’avant. Ces changements ont été communiqués à l’ensemble du personnel et des séances d’information ont eu lieu au Bureau régional et dans certains bureaux de pays. La politique de subvention aux dépenses locales, maintenant appelée coopération financière directe, a été revue pour accorder une plus grande importance à l’impact sur les programmes. Les directives ont été élaborées au Bureau régional en collaboration étroite avec les bureaux de pays et des instructions adéquates ont été données afin de garantir une application uniforme de cette mesure dans tous les bureaux de pays. Ceuxci ont à leur tour informé les ministères de la santé de cette nouvelle mesure en se servant des directives fournies par le Bureau du budget et des finances. Le passage de la subvention aux dépenses locales à la coopération financière directe a surtout fourni

A

dministration générale. La

construction du nouveau bâtiment et la rénovation des installations existantes du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental se sont terminées fin 2006, offrant des moyens supplémentaires pour réunions, vidéoconférences et autres activités. Ces locaux modernisés situés sur United Nations Avenue à Manille, où le Bureau régional s’est initialement installé en 1959, offrent un cadre de travail sûr, efficient et favorable aux plus de 300 agents des catégories professionnelle et services généraux que compte le Bureau régional. Les nouveaux locaux offrent une salle d’allaitement et une salle de sport. Le nombre de salles de réunion a augmenté en réponse à la hausse du nombre d’ateliers et de conférences ayant lieu au Bureau régional.

Budget et finances.

Comme par le passé, l’équipe du Bureau du budget et des finances a fourni un soutien financier et administratif efficace et adéquat en termes de services au Bureau régional et aux bureaux de pays tout en assurant un bon contrôle. De nouvelles règles de gestion financière approuvées par l’Assemblée mondiale de la Santé sont entrées en vigueur en 2006. Elles se sont soldées par des changements de la politique d’identification des recettes pour les fonds extrabudgétaires et l’établissement d’un lien entre l’identification des dépenses

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

75

17. A D M I N I S T R A T I O N

ET FINANCES

une parfaite occasion pour rattraper les retards accumulés au niveau des relevés de dépenses non réglés depuis longtemps et des rapports techniques concernant les avances sur coûts d’avant l’exercice biennal 20042005. Un système amélioré de contrôle de la coopération financière directe est en phase d’élaboration et devrait être mis en place sous peu dans les bureaux de pays. L’équipe du budget et des finances a continué de prêter son concours, pour la Région, au système de gestion mondiale et veillera à ce que les perspectives régionales et nationales soient prises en compte dans la phase finale de conception. L’équipe participera à divers tests du système de gestion mondiale au cours des six prochains mois.

La révision des taux applicables aux consultants à court terme a pris effet au 1 er janvier 2007 et rend ces taux plus compétitifs vis-à-vis de ceux des autres institutions spécialisées des Nations Unies et d’autres organisations internationales, dans le but d’attirer les meilleurs consultants. De surcroît, les procédures ont encore été rationalisées pour accélérer le recrutement. Avant la mise en oeuvre de la réforme des contrats au 1 er juillet 2007, le Service du personnel a assuré une coordination active avec le Siège pour ce qui est d’autres améliorations des nouvelles dispositions contractuelles et autres mesures nouvelles. Un service d’assistance avec sa propre adresse e-mail a été mis en place pour fournir au personnel des réponses à leurs questions sur la réforme des contrats et sur les nouvelles règles concernant la mobilité et les conditions de vie difficiles qui a pris effet au 1er janvier 2007. L’informatisation en cours des procédures de travail et des formulaires a permis d’améliorer l’efficacité du travail du Service du personnel. La modernisation du système de gestion du personnel garantit la génération rapide d’informations et de

données précises et à jour sur le personnel. Le système de recrutement électronique qui est largement utilisé pour la publication et la gestion des postes vacants a été perfectionné afin d’offrir une capacité accrue pour les candidatures et le module de test électronique. Un atelier consacré à e-POD, le système de descriptif électronique des postes mis au point pour faciliter le traitement des descriptifs de postes, a été organisé en février 2007 pour fournir au Service du personnel et aux agents de différentes unités une formation pratique sur cet outil basé sur le Web. Le système électronique pilote du système de gestion et de développement des services du personnel (PMDS électronique) a été présenté aux agents du Service du personnel. La formation et le perfectionnement des agents ont continué de progresser grâce aux nombre croissant de programmes d’apprentissage centrés sur les six domaines prioritaires du comité d’apprentissage mondial. De surcroît, le fait de déléguer aux bureaux de pays la responsabilité pour la gestion des fonds et des activités de formation des agents devrait permettre de mettre en oeuvre plus rapidement les objectifs de formation des agents.

Personnel.

Le Service du personnel apporte, en temps utile, des services de qualité en matière d’administration et de gestion des ressources humaines, notamment pour le recrutement et la sélection des agents, la gestion administrative des droits et des contrats, la classification des postes, la gestion des performances, les relations avec le personnel ainsi que la formation et le perfectionnement des agents.

76

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

17. A D M I N I S T R A T I O N

ET FINANCES

Fournitures. Des fournitures et matériels d’une valeur totale d’environ 11,4 millions de dollars ont été achetés au cours de l’année, dont environ 5,6 millions de dollars d’achats locaux directs, le reste correspondant à des achats effectués en collaboration avec les services compétents du Siège. Les fournitures et le matériel achetés pour le compte des Etats Membres dans le cadre du système d’achat contre remboursement sont inclus dans ces totaux. Il en va de même des achats effectués pour le compte des principaux bénéficiaires de subventions du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, d’un montant de 2,9 millions de dollars. Les achats contre remboursement pour le compte des gouvernements et du Fonds mondial étaient principalement des antituberculeux et des antipaludéens, des nécessaires de dépistage du VIH et du paludisme, des vaccins contre la rage et la fièvre jaune, des microscopes, des moustiquaires et des insecticides destinés à la République démocratique populaire lao, aux Philippines, à la République de Corée, au Viet Nam et aux Etats et Territoires insulaires du Pacifique.

ACTIVITE DE L’OMS DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, 2006–2007

77

Key facts
Adoption date
Source World Health Organization