World Health Organization (WHO) · Technical Documents

Rapport de la troisième session du comité conjoint du programme : Bamako Mali, 7 - 10 décembre 1982

World Health Organization
View original document

The full text is hosted by the publishing organisation. lawenc.com indexes the metadata and links to the official source.

Full text

ti il I I a JPCI3 COMITE CONJOINT DU PROGRAMME PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L]ONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DE LA VOLTA lroI-s].eme sess].0n Bamako Ma 1i 7 - 10 décembre 1982 RAPPORT TABLE DES MATIERES 1. INTRODUCTION ET OUVERTURE DE LA SESSION Pages 3 l2 16 19 20 23 27 2. ELECTION DU BUREAU 4 4 4 3. ADOPTION DE LIORDRE DU JOUR RAPPORT DIACTIVITE DE LIORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POUR 1982 5. RAPPORT DU COMITE CONSULTATIF DIEXPERTS 6. PROGRAMME DE RECHERCHE ACCELEREE SUR LES LARVICIDES ANTI-SIMULIES .. 7. EXTENSIONS : ETUDES COMPLEMENTAIRES EN ZONE D'EXTENSION SUD PROPOSITIONS POUR UNE EXTENSION VERS LIOUEST 8. PRoJET DE CHIMIoTHERAPIE DE LIoNcHocERCosE RAPPORTS DU BENIN, DU GHANA ET DU MALI SUR LE DEVELOPPEMENT s0c ro-ECoNOMIQUE 10. PLAN D'ACTION ET BUDGET DU PROGRAMME POUR 1983 . 5 9 hrl i t. I 29 JPC/3 Page 2 11. FINANCEMENT DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE L2. CONCLUSIONS ET DECISIONS 13. DATE ET LIEU DE LA QUATRIEME SESSION DU COMITE 14. CLOTURE DE LA SESS]ON 15. VISITE AU BARRAGE DE SELINGUE .... ANNEXE ] ORDRE DU JOUR ANNEXE II LISTE DES PARTICIPANTS ANNEXE I I I rONDS POUR LA LUTTE CONTRE I,'ONCHOCERCOSE, DE SA CREATION AU 30 SEPTEMBRE 1982 Page s 31 J) 34 34 34 35 36 46 3l ,ù t a t Ia JPCI3 Page 3 1. INTRODUCTION ET OUVERTURE DE LA SESSI0N : Point 1 de l'ordie du jour 1.1 La troisième session du Comité conjoint (CCp) au Prograrrme de Lutte contre lrOnchocercose dans la Région du Bassin de la Volta (OCp) stest tenue à lrHôtel de lrAmitié, à Bamako (Mali), du 7 au 10 décenbre 1982. A cette session, étaient représentés la République fédérale d'A1lernagne, lrArabie SaoudiÈe, la Belgique, le Bénin, Ie Canada, 1a Côte d'Ivoire, les Etets-Unis drAmérique, 1a France, 1e Ghana, 1a Haute-Vo1ta, 1tItalie, 1e Koweit, Ie Malir le Niger, les Pays-Bas, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne eE drlrlande du Nord, la Suisse, le Togo, 1a Banque africaine de Développement (BAD), le Progranrme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ltOrganisation des Nations Unies pour Italimentation et lragriculture (FAO), 1a Banque mondiale (SrnO) et lrorganisation mondiale de la Santé (OMS). La Guinée, le Sénégal, lrOrganisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte conÈre les Grandes Endémies (OCCGE), lrOffice de 1a Recherche scientifique et technique Outre-Mer (OnSfOU) et le Comité permanent inÈer-Etats de LuÈte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) avaient envoyé des observateurs. Assistaient également à 1a session des représentants de Guinée-Bissau et de Sierra Leone ainsi qutun membre du Comité consultatif drExperts (CCf), le Présidenc et un membre du Groupe écologique, et un représentênt du Commissaire aux Comptes. La liste des participants figure à 1'annexe II. 1.2 Son Excellence le Généra1 Amadou Baba Diarra, Secrétaire généra1 adjoint de 1'Union démocratique du Peuple malien et Ministre drEËat chargé de lrEquipemenÈ, a accueilli lesparticipânts eÈ déclaré 1a session ouverte. 1.3 Son Excellence le DocÈeur NrGolo Treoré, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales, a dit que la conmunauÈé internationale avait des raisons d'être fière de ce que le Programme a réalisé depuis 1974. Le succès des opéraÈions de lutte antivectorielle a été tel que, dans 8O 7( de ltaire du Progranrmer.les enfants qui naissenÈ chaque année sonÈ à1'abri de ltonchocercose, la prévalence de la maladie parmi les adultes a baissé radicalement eÈ, dans les zones drhyperendémie, le nombre annuel de piqûres de simulies par Personne a été ramené de 200 000 à un chiffre se siEuant entre 0 et 10. Ainsi a-t-on créédes conditions optimales pour Ia mise en valeur des vallées du bassin de la Volta.LrétroiÈe coopération entre 1es Gouvernements perticipants et les Donateurs constitue un bel exemple drun fécond dialogue Nord-Sud. 1.4 ResEent les problèmes de la réinvasion par des simulies provenant parfois de zones situées à plus de 400 km en dehors de 11aire du Progranrne, la résistance de certaines espèces forestières de simulies au téméphos et llabsence de médicaments sûrs eÈ efficaces, utilisables en campagnes de masse. Conrne 1!a fait observer la Commission indépendante surles perspectives à long terme du Progranrne, la réussite à longue échéance dépend dtune extension à lrouest, droù vient principalemenÈ La réinvasion. La sécheresse qui sévitdepuis dix ans dans les pays du Sahel oblige à exploiter rationnellement les vallées des cours dreau etr Par conséquent, à étendre la lutte contre lionchocercose au bassin du fleuveSénégal. Quant au mouches résiduelles, il faut en ramener leur nombre à un niveau qui ne représente plus une menace pour La santé publique, et qui pourrait être maint"n,, p"i 1".Pays participants lorsqutils en assumeronE La responsabilité. Le pro6lramme a d'ailleurs beaucoup mis lracpent sur la formaÈion du personnel technique national dont on a besoin. 1.5 Le Programme constitue sans nul doute un jalon cle plus sur 1a voie dtune coopération entre tous les pays du monde. Le Mali a engagé ses ressources matérielles, humainâs etintellectuelles pour gagner 1a bataille çonrre lronchocercose. a JPCI3 page 4 1,.6 Le Dr Comlan A.A. Quenum, Directeur régional de 1'OMS pour ltAfrique, a exprimé ses remerciements pour le chaleureux accueil réservé au Comité. Au nom du Directeur généra1 de ltOllS et en son nom propre, il a remercié 1es pays et organismes donateurs, les Agences parrainantes et tous 1es membres du Comité pour la part qutils ont Prise au succès spectaculaire du Programme. 1.7 Les résultats obtenus sonr encourageants. Le vecteur est maîtrisé dans 80 % de ltaire clu programme. Les opérations, de même que 1es résultaEs épidémiologiques, ont été satisfaisants en 1982. Une analyse de 1tévolution de lronchocercose enLre 1975 et.198I, effecËuée dans un échantillon de 128 villages répartis dans une zone de 654 000 km' comptant plus de 10 millions drhabitants, a çonfirmé que la transmission avait été interrompue dans tous 1es bassins. Quelque 500 000 enfants de moins de cinq ans, nés depuis le clébut de lraction menée contre le vecteur, sont indemnes dtonchocercose. Toutefois, 1e programme doit faire face au phénomène de 1a réinvasion et à ltapparition de la résistance à deux insecticides chez deux des espèces du vecteur. Les décisions prises par Ie Comité en 1981 concernant les extensions au sud et à Itouest, les recherches accélérées sur 1es larvicides, 1e projet de chimiothérapie et ltintensification de 1a recherche dans tous 1es domaines sont âutant de réponses opportunes à cette situation nouve1le. La réaction positive de f industrie pharmaceutique et le fait que 1es techniciens travaillant sur le terrain aient 1a siruation bien en mains justifient un certain optimisme. 1.8 La question.lu transfert à long terme des responsâbilités du Programme aux Pays participants mérite une atEention particulière pendant la Phase II. Lors de Ia réunion des bomités nationaux de Lutte contre ltOnchocercose qui stest Eenue à Accra en juin 1982, on a convenu que, dans sa strucfure actuelle, Le Programme ne pouvait être repris par les Pays participants. I1 convienL donc dtétudier les r,leilleurs moyens dtassurer 1a prise en charge prog."r.ive des activités par du personnel naEional. Des solutions adéquates doivent être rrouvées afin que ltacquis dtune décennie dtefforts soutenus ne soit pas perdu. 1.9 A la fin de Ia séance drouverLure, un groupe de jeunes musiciens et chanteurs de ltlnstitut nati-onal des Aveugles stest produit devant le Comité. 2. ELECTION DU BURIAU ; Point 2 de L'ordre du jour 2.1 Lors de 1télection du Bureau, le Président sortant a souhaité la bienvenue aux représentants de ltltalie, parmi les Donateurs, et de la Guinée-Bissau et de la Sierra Leone, parmi 1es observateurs. 2.2 Son Excellence le Docteur N'Golo Traoré, Ministre de la Santé publique sociales du Mali, a été élu Président de 1a session par acclamation. M. R.J(France) a été élu Vice-Président. 3. AD0PTIoN DE L'ORDRE DU JouR: PoinE 3 de l'ordre du jour et des Affaires Courty 3.1 L'ordre du points à traifer jour provisoire a été adopté après modification de 1a chronologie des(voir Annexe I). I a JPCI3 PaSe 5 4 RAPPORT DIACÎIVITE DE LIORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POUR 1982 : Pqint 4 de lrordre du jour Le Directeur du Prograrmne a présenté au Comité le(document JPC3.2). rapport dractivité de IrOMS pour ence au chlorphoxime dans le sud-ouest de lraire nt après la mise en service ilu produit lorsque Abate (R)), il a fa1lu effecÈuer les traitemenÈs equel on nrétait pas familiarisé, -14), dont il nrexisÈe pas actuell,ement de 4.t t982 4.2 La résistance à lrinsecticide, des conditions météorologiques et hydrologiquesdéfavorables, Ie phénomène de la réinvasion et des problèrnes de logistique se Àont conjuguéspour faire de 1982 une année difficile pour le Prograrme. Néanmoins, celui-ci a conservé la meltrise de la situaÈion dans tous les foyers dronchocercose de savane de ltaire initiale du Progranune. 4.3 Par suite de lrapparition drune résisÈ du Progranrme à la fin de L981, un an seuleme srest manifestée 1a résistance aü téméphos ( larvicides avec un produit nouveau et avec 1 Bacillus thuringiensis séroÈ ype H-14 (s.t. H fôrmulation satisfaisante. 4.4 Pendant 1a saison sèche, llapplication du Teknar, la formulaÈion de B.t. H-14 utiliséepar le Progranrne, a posé de difficiles problèmes de logistique. En conséqGce, pour la saison des pluies' on a mis au point une nouvelle stratégie pour Èraiter les foyers résisÈants des zones méridionales de Côte d'Ivoire et le Teknar a été remplacé par ltAbatequi a un effet sélectif sur les espèces savanicoles susceptibles de réenvahir les zones de savane protégées. Bien que la saison des pluies ait conrmencé très Èôtr Itapplication drAbaÈe a été çouronnée de succès en ce sens qutelle a permis de maintenir la proÈecÈion contre la réinvasion dans les biefs supérieurs des bassins fluviaux du nord de la Côted'Ivoire et du sud-ouest de 1a Haute-Vo1ta. Toutefois, 1e manque dtinsecticides qui conviennenË et draéronefs eÈ de matériel drépandage adaptés a été à lrorigine de deux flambées de transmission : 1a première imputable à une réinvasion partielle du haut bassin du Sassandra, imparfaitement traité au Teknar au début de la saison des pluies; Ia seconde résultant drune production locale dans le nord-est de la CôÈe drlvoire, consécutive à une interruption momentanée des traitements larvicides, faute de matériel drépandage adapté. 4.5 SimultanémenÈ, ltobservation de 1a résistance au chlorphoxime révélait que 1a sensibilité des larves redevenait normale dans plusieurs zones en juin. Le Groupe écologique ayant confirmé que le chlorphoxime avait moins d'effet sur la faune non-cible qu'on ne 1e supposait initialement, ce larvicide a été à nouveau utilisé de façon expérimenÈale en septembre sur un bief de la Marahoué. La densité de femelles piqueuses esÈ alors brutalement passée de plus de 1000 à 10 en novembre. Les applications de chlorphoxime se poursuivaient tant quraucun signe de résistance ne se manifestait, eÈ 1'on espèrait utiliser ce produit pendant au moins deux mois à la période des hauËes eaux en 1983, dansles régions où Itutilisation du Teknar srest révélée trop difficile ou trop coûteuse. 4.6 Dans la zone de résisÈance, on e désormais le choix entre trois insecticides qui Peuvent être appliqués au moyen de cinq dispositifs différents d1épandage montés sur deux types d'aéronefs, ce qui confère au Programme une plus grande marge de manoeuvre quton ne1'avait espéré un an auparavant. Toutefois, i1 ne faut pas perdre de vue que la rotation des larvicides et les nouveaux systèmes d1épandage en sont encore au stade expérimental. a a JPC/3 Page 6 4.7 L,AbaÈe est toujours le seul larvicide utilisé dans 75 7" de 1'aire initiale du i.ogr"...-"t co.rti.rrre à donner des résu1Èats extrêmement satisfaisants. A lrouest, la réinvasion cetEe année a été précoce, intense, mais de courte durée' A lrest' elle stest maintenue a,r. rrir"",, *oy". ei stest limitée à Itextrême sud des zones traitées' Toute 1a zone couverte par 1e Programme en Haute-Vo1ta et au Niger, 1a quasi-totalité de Itaire du Programme au Mali et touË le nord-est de 1a Côte d'Ivoire, le Ghana' le nord du Togo et le nord-est du Bénin sont resÈés en permanence totalemert protégés. Même en pleine saison des pluies, en 430 jours/homme de capÈure, on a enregistré en tout et Pour Eout 56 captures de simulies en Haute-Voita, contre 753 aâns 1a même région en 1981 et un chiffre estimé à 1000o0avanÈlesopérationsdelutteanEivecEorielle. 4.g pendant 1a saison sèche, i1 a été possible drinterrompre complètement les traitements aériens pendant sept semaines consécuEives dans EouËe la zote est' soit un progrès spectacuiaire par iapport aux deux semaines dtinterruption en 1981' Les traitements larvicides ont également été interrompuq temporairemenÈ dans drautres zones' Le Prograflrme rassemble actuellement 1es données de Èrâite;ents aériens pour mémorisation sur ordinateur, "" qrri permettra à ltavenir de donner au ccP des indications précises sur les économies ainsi réa1isées. 4.g 11 stest produit une amé1ioraÈion correspondante de Ia situation épidémiologique. Dans g0 7" de l,aire du Progranune, 1à où la cransmission est interrompue, Les enfants de moins de cinq ans sont indàmnes àtonchocercose, i1 semble que, dans de nombreux villages, 1a ",.rrai" disparaisse progressivemenE dans la tranche dtâge de 5 à 9 ans' Dans les autres ti..,"t,". dtàge, fa prevllenÇe esË inconËesÈablernent en régression. Ainsi, dans 1e village de Niarba, sur Ia Vofta Blanche, où naguère Eous les habitants étaient onchocerquiens dès l,âge de 10 ans, on n'a pas observé un seul enfant de moins de 10 ans atteint Par la maladie en 1982. Dans Ia tranche dtâge de 10 à 15 ans, 1a prévalenÇe est passée de 100 à 43 Z, et ià prerrf".,"" gtoU.tà a" SZ,5 à 56 il. Dans les huii villages ayant fait lrobjet drune évaluation dans lrest de la HauÈe-Volta au mois droctobrer-un sâul enfant de moins de 15 ans était atteint dtonchocercose' 4.10 Un nombre de plus en plus grand de sujets qui étaienE atteints dronchocercose avant le début de 1a luEte antivecÈorieLle sont devenus négatifs, même en 1'absence de toute chimiothérapie ou de changement de résidence. Les raisons de ce phénomène sont inconnues et des études sont actuellement entrePrises Pour 1té1ucider. 4.11 L'analyse des données ophtalmologiques meE en évidence ltamélioration de 1a siÈuaEion épidémiologiq,re puisque 1a préva1e.,"" à. Itonchocercose oculaire baisse en moyenne dtenviron i'7 p"r..rI 'r,e risq"e de 1ésions oculaires dans le groupe d'âge de-10 à 15 ans esE devenu extràmement faible. Le nombre des personnes âgées atteintes de 1ésions oculaires irréversibles ou de cécité décroît régulièrement parce que 1es sujets les plus âgés disparaissent et que les cas nouveaux sont plus rares' 4.12 Au cours des évaluations détaillées effecÈuées en 1982, on a pratiqué à titre dtessai des mesures du champ visuel. Celles-ci permetEent un meilleur dépistage des cas de cécité tout en autorisanL, avec 1e temps, une meilleure observation conÈinue de 1révolution des lésions du segmenÈ postérieur de 1'oei1. 11 a été décidé dtintégrer systématiquement ces mesures aux examens composanE les évaluaEions détai11ées. 4.13 Dans la zone dtextension en CôÈ du même ordre puisque la résistance e de 1a transmission. En conséquence' prévue de 18 villages de cette zone q JPCI3 page 7 drlvoire, on ne peut srattendre à des améliorations la réinvasion ont empêché une interruption générale a été décidé de surseoir à 1révaluation initialement ntaurêit apporté aucun élément nouveau. e t i1 ui 4.14 Cinq souches drOnchocerca volvulus ont été isolées à partir de prélèvementsbio1ogiquesrecuei11iffigranme.Uneseu1edesdifférentesenzymestestées a jusqu'à présent laissé percevoir une différence entre les souches foreFtières et savanicoles. On étudie égalemenÈ 1a possibilité de différencier pa.r coloration histochimique les souches de.parasites chez les larves infectées. 4.15 La recherche drune méthode de diagnostic inmunologique se poursuit, et un grand nombre de prélèvements biologiques a été adressé à des laboratoires de recherche d'Europe eE drAustralie. 4.16 Les études portant sur la longévité et la fécondité des vers adultes orlt jusqutà présent produit des donn§es pour 299 nodules prélevés sur des habitants de huit villages. Au total, 1138 vers, donÈ 711 feme1les, ont été isolés. Le pourcenÈage des femelles mortes était zL,g % trois ans après lrinterruption de le transmission comparé à'12,8 % dans les zones non protégées. Pour les zones protégées pendant plus longtemps, i1 convient drélargir encore 1réchantil1on. 4.17 En matière de recherche sur le terrain, une importante étape a écé franchie en 1982 puisque, grâce à 1a formation conE.inue, on a élargi la gomp§tence des techniciens des secteurs et sous-secteurs, ce qui les rend déqormais aptes à'de nouveaux types dtévaluation. 4.18 Des équipes rnobiles ont pu effecËuer plus de 150 teste de sensibilité aux insecticides, tandis que 1téquipe chargée dressayer les nouveaux insecticides a étudié le comportement et lrefficacité'de Èous les composés eÈ de touÈes les,formulations proposées au Prograrmne. Des Èests systérnatiques'onÈ été menés sur '1e specÈre de résistance à tous 1es insectj cides utilisés ou potentiels. 4.19 Drautres travaux de recherche dans lee domaines de Lrentomologie, de la parasitologie, de ltinrmunologie, des dispositifs d'tépandage, de la surveillanàe au milieu aquaÈique et de 1a carÈographie ont été sous-traiÈés auprès drinstituts collabor.aÈeurs. Le montant total de ces contrats en 1982 s'élève jusqu'à présent à quelque US $365 000, plus de 80 Z de cette sorwne allant à des établissements de recherche dans les Pays participants. 4.2O Une étroite collaboraËion srest instaurée entre le personnel scientifique travaillant sur le terrain et 1réquipe de statistiques. Les analyses de données onÈ déjà confirmé le bien-fondé de certaines des méthodes du Progranme, ou suggéré certaines possibilités dramélioraÈions, désignant du même coup les endroits où des économies pourraient être réalisées à long Èerme sans perdre en efficacité. Un micro-ordinaÈeur sera installé à ouagadougou pour rraiËer 1es données relatives à la surveillance aquatique et à 1tépandage aérien d I insecticides. 4.21 Depuis un an, le Prograrmne emploie un hydrobiologiste, aidé drun technicien. Ils ont ceordonné le travail des équipes nationales, et ont été étroitement associés à la déterminaÈion de ltimpact des nouveaux insecticides sur la faune aquatique non-cib1e. JPC/3 Page 8 4.22 Deux réunions dthydrobiologistes associés au Progranrme ont été organisées pendant Itannée. L'une a examiné les données ichtyologiques recueillies au cours des cinq dernières années et dressé un plan dtaction applicable à toute nouvelle campagne antivectorielle. Lrautre a mis au point 1e plan de surveillance dans 1a zone actuelle du Programme pour 1982-1983. 4.23 En application du système de compEe-rendu biennal sur le développement socio- économique dont 1e CCP est convenu à sa deuxième session, trois pays ont préparé des rapporgs en 1982. Ces documents correspondent mieux à leur objet que par le passé. A ltavenir, 1es pays qui présenteront des rapports bénéficieront diun concours plus soutenu du programme qui, depuis août, compte à nouveau un Chef de lrUnité de Développement économique. 4.24 La coopération avec 1es organismes sous-régionaux de développement en Afrique de 1'Ouesg a été renforcée. Qui plus est, deux études ont été effectuées en Haute-Volta, sur des Eravaux de retenue dleau et lrautre sur les migrations spontanées. ltune 4.25 Le Programme a entrepris des études préparatoires en vue du transfert ultérieur de la responsabiliÈé de certaines activités aux Pays participanrs. La question a été abordée avec les ministres de ces pays à 1a réunion des Comités nationaux de Lutte contre lrOnchocercose en juin, et el1e sera désormais inscrite chaque année à Itordre du jour de cette réunion. Le Directeur général eE Ie Directeur régional pour ItAfrique ont lrun et lrautre promis dtappuyer les préparatifs faits dans ce sens, et un groupe de travail constitué à Brazzaville a jeté les premières bases de cette action. A la fin de novembre, un autre groupe de travài1 composé de hauts responsables de quatre Pays parÈicipants srest réuni à ô1,.gàdo,rgou pour recen$er les activités qui pourraient initialemenÈ être prises en charge, les structures nationales nécessaires, Ies moyens minimaux requis et le calendrier des mesures à prendre. 4.26 Lraction de formaEion est un des moyens par lesquels le Programme contribue déjà au Èransfert des compétences. Depuis L974, 134 personnes au total ont bénéficié dtune formation organisée par le Progranme; 60 dtentre e1les, ressortissanEs des Pays participanta, o.tt reçu leurs formaÈion avanE de cornrnencer à travailler au sein du irog.r*n". 11 stagit @ssentiellement de formation technique en enËomologie et en paràsitologie médicales, en microscopie et en ophtalmologie, assurée par des centres spécialisés de ItOCCGE. Le Progranrne a également organisé la formation de 77 Personnes travaillant ou appelées à travailler dans 1es services nationaux de leur Pays, un tiers de cette formation étanÈ assurée au niveau universitaire. Les pays ont également été invités à proposer des candidats à la formaEion, et il est prévu que 1a demande sera encore plus àf"re" qurauparavant. Pour 1983, les crédits affecÈés à la formation sont en Progression de 15 Z pour atteindre la sonrme de US $Z:O OOO mais, à 1a suiÈe de 1a réunion récente consacrée au transfert des responsabilités, i1 est maintenant probable que les coûts dépasseront ce chif f re. 4.27 Alors qutil y a w an, 20 7. des postes de la catégorie professionnelle étaient vacants, 1a situation stest maintenant beaucoup améliorée. I1 a été largement fait usage de ltautorisation dtengager des consultants pour occuper des postes de responsabilités Pendant des périodes de onze mois renouvelables. 11 reste cependant à trouver un chef pour ltUnité d' Evaluation épidémiologique. JPcl3 Page 9 4.28 Un consultant en gestion des transports a récernmenÈ passé un mois dans ltaire du Progranrme pour étudier le service des transports, ses effecÈifs, ainsi que lrutilisation et ltentretien des véhicules, afin de recornmander des moyens de réduire davantage encore les fra is . 4.29 Les opérations aériennes ont été menées avec six hélicoptères et un avion pendant la saison sèche, eÈ avec huit hélicoptères et deux avions pendant la saison des pluies. Le Progranrne a obtenu 1'aide de spécialistes du Royaume-Uni pour la mise au point de dispositifs drépandage pour le B.t. H-14 et différenÈes combinaisons drinsecticides. 4.30 Pendant la dernière saison des pluies, le personnel de Viking Helicopters Limited a fourni un effort remarquable, les piloÈes manipulant seuls drénormes quantités de B.t. H-14 sur les aires de stockage en brousse afin dtassurer en temps vouLu le traitement des rivières. 4.31 Un Comité a é.té constitué pour étudier Ies soumissions relatives au quatrième contret couvrant les travaux aériens pour 1a période 1983-1985. Les annonces publiées dans la presse ont suscité vingt-neuf réponses. Sur la base de critères pré-établis, dix compagnies ont été inviÈées à soumissionner et quatre lront effectivement fait. Le Comité chargé drétudier les soumissions a consÈaté que 1a moins disante de ces compagnies ntétait pas en mesure de satisfaire aux obligations du contrat. Lroffre de CCC/Viking, titulaire du contrat actuel, éÈait de US $f gOO 000 inférieure aux deux autres, et le Comité a recormnandé à lrunanimité que le Directeur généra1 lraccepte. Le nouveau contraË triennal (1983-1985), signé le 16 juillet 1982 pour un monÈant total de 7 637 400 dollars du Canada, prévoiE 1e remplacement des appareils actuels par des hélicopÈères Hughes 500C équipés de moteurs plus puissants et par un avion Turbo Thrush. 4.32 Le Comité des Agences parrainanEes s'est réuni plusieurs fois pour faire le point de lrapplication des reconmandations formulées par Ie CCP à sa deuxième session. Le Groupe écologique sresÈ réuni en mars et 1e Comité consultatif drExperts en septembre. Tous ces comités ont eu une attitude très constructive. Leur concours et leurs conseils sont heutemenE appréciés. 4.33 Les Pays participants et les Donateurs ont été tenus au courant des activités du prograrme et plusieurs réunions ont été organisées avec les autorités nationales des pays intéressés par ltextension vers lrouest. 4.34 Le Progranrne a enÈretenu des conEects avec la conmunauté scierrtifique par le biais des chercheurs des Pays participants, d'Europe et des Etats-Unis d'Amérique avec lesquels le Prograrmne a passé des contrats. 4.35 Des rapports dractivité ont été envoyés régulièrement à tous ceux qui srintéressent au Progranrne. Du maEeriel drinformation a été fourni aux services nationaux qui organisaient des campagnes de sensibilisaÈion du grand public. Des films consacrés au Programne ont été largement utilisés eE une aide a été fournie afin dren réaliser drautres. a JPC/3 Page 10 4.36 Etant donné 1e caractère complexe et souvent imprévisible des tâches à accomplir, i1 ""i t.a. difficile dtélaborer des prévisions financières à longue échéance pour 1es propositions concernant 1es exÈensions vers le sud et vers 1louest, les recherches accé1érées sur de nouveaux larvicides et les recherches sur 1a chimiothérapie. Quoi qu'i1 en soit, le Programme esL bien conscient de la nécessité pour les Donateurs de disposer de telles prévisions et il a llintention, avec ltaide de la Banque mondiale et drautres organismes, de procéder à une analyse financière à long terme. On espère que les résultats de cette analyse seront disponibles à 1a mi-l984' 4.3j En conclusion, 1e Directeur du Progranune a rendu honrnage au dévouement et à la conscience professionnelle de son personnel, à 1ténorme appui fourni par les DonaEeurs et les pays participants, par le Comité consulEaÈif dtExperts et le Groupe écologique, par 1es Agences pàrrainantes en-généra1, ainsi que par le Bureau régional de IrOMS pour ltAfrique, en particulier. 4.38 Des représenËants des parties contribuantes se sont félicités du succès constant des opérations de lutte anti-vecEorielle ainsi que de ltamélioration continue de 1a siEuation dàns les régions sous contrô1e. La disparition pratiquement totale de ltonchocercose chez 1es enfants est un sujet de grande satisfacEion. Les mesures prises Pour stassurer le concours de lreffectif requis en personnel constitue un autre sujet de satisfaction. 4.39 Plusieurs représentants des parties contribuanEes ont insisté sur f importance d'un transfert progressif de responsabilités aux Pays participants. Ce transfert est indispensable au succès à long Eerme du Progrannne et crest un corollaire à toute extension des opérations. Une telle dévolution doit être liée au système de soins de santé p.i*aires. Le Programme a fait observer que, si la Commission indépendante a recontrnandé que i'o., "orr*"nce le transferE de responsabilités vers 1990-1995, les Pays participants désirent maintenanE que ce processus stamorce beaucoup plus tôt. En fait, le mouvement srest déjà esquissé dans 1a région de Bandiagarâ, au Mali, où au cours de ces deux dernières années la lujte antilarvaire a été menée exclusivement au so1. Le technicien du Progranrme présent dans 1a région a sensibilisé des agents sanitaires de 14 villages aux activités de surveillanàe continue et de lutte antilarvaire, et il est prévu dtétendre 1a formule à d'autres vi1lages. Toutefois, i1 est nécessaire de procéder très progressivement et avec prudence, de préférence dans des régions où les cours dteau sont faciles à atteindre et à Era iter. 4.40 Le Directeur du Progranrme a d'ores et déjà invité des responsables des Pays participants à 1ui faire connaîÈre les activités qurils pourraient prendre en charge et celles qui devrait demeurer sous 1a responsibiliÈé du Programme. Le processus de transfert des responsabilités vise à amener le potentiel des pays jusqurà un certain niveau eE à réduire progressivement 1es activiÈés du Progranrme. Lorsque Ie Prograrmne aura atteint ses objectifs, i1 est à prévoir qutil faudra mettre en place une organisation interpays chargée de coordonner les acrivités de lutte ainsi que 1a recherche et Ia formation dans 1es Pays part ic i pant s . 4.4t Un représentant a soulevé la question de 1a disparité entre 1es traitements du personnel du Programme et du personnel des services nationaux. Le Programme a fait observer que 1es traitements du personnel des services nationaux posent une question qui re1ève des seuls Pays participants. JPC/3 Page 11 4.42 Un représentant drun Pays participanÈ, se référant aux Ëebleaux de la page 11 du rapport dtactivité, srest intàrrogé sur lraugmenËation des captures de mouches en certains poi.rt. et à certaines époques, à partir de L979. 11 lui a été répondu que les cinq points retenus se Èrouvent tous dans des zones où se produit à la fois 1a réinvasion et la résistance aux larvicides. Ies pointes de courte durée observées en mai sur le Bandama, la Léraba et 1e Bou stexpliquent en grande partie par le fait que la formulation actuelle de Teknar ne suffit pas à faire face à la brusque élévation du niveau des eaux au début de la saison des pluies, et par un mouvement simultané de réinvasion. Les pointes dtaoût et septembre sur 1a Marahoué résultenÈ de difficultés logistiques en période de hauÈes eaux, époque à laquelle la capacité technique des hélicoptères ne suffisait plus et où lron ne disposait pas dtavions équipés drun dispositif dtépandage approprié. Aux 295 autres points de capture, les chiffres ont été au moins aussi bons que les années précédentes et souvent meilleurs. 4.43 En réponse à une question sur Ies économies résultant de lrinËerruption des épandages drinsecticide pendant la saison sèche, le Progremme a dit que les données étaient acÈuellement traitées par ordinateur et que lron devrait disposer de chiffres dans 1es prochains mois. 4.44 Des renseignements supplémenÈaires ayanÈ été demandés sur le B.t. H-14, le Progranrne répondu que ce produit est très efficace contre les simulies mais n%-pratiquement aucun effet sur 1a faune non-cible. Malheureusement, dans sa formulaÈion actuel1e, le Teknar ne donne pas satisfacÈion et i1 faudrait pouvoir disposer drune formulation permettanÈ de traiter avec de faibles dosages. 4.45 Draucuns se sont inquiétés de 1a réapparition de simulies sur la Sota, dans le nord du Bénin. Le Prograrnme pense que la réinvasion pourrait provenir de cours dreau du Nigéria. Lorsque 1a réinfestaÈion srest produite, on stesË attaché, lors de 1'évaluation hebdomadaire des captures d'insectes, à éteblir si elle était due à la production locale ou à une ré invas ion. 4.46 lln représentant a demandé si ce qui peut paraltre une réinvasion peut en réa1ité être dû à une maËuration précoce des larves. Le Directeur du Progranrne a indiqué que les techniques utilisées permettaient de différencier très clairement et sans erreur possible 1es simulies locales et ce1les de réinvasion. 4.47 En réponse à une autre question, le Prograrmne a expliqué que, 1es données relaÈives eux examens ophtalmologiques nront été présentées que pour 1'ensemble de 1'aire du Programme parce que le nombre de villages évalués était trop faible pour fournir des résultats statisÈiquement valables pour un pays en particulier. 4.48 Un représentanE drun Donateur a demandé où les personnes formées jusqutà présenE par le Prograrmne étaient actuellement employées. Le Directeur du Prograrnme a répondu que celui-ci assure un complément de formation aux gens qui travaillent déjà soit pour 1e Progranrme lui-nême soit pour Ie Gouvernement, et qutà sa connaissance tous ceux qui ont bénéficié dtune formation sont uÈilemenÈ employés. Jusqutà présent, ttl'exode des cerveauxt' ne srest pas révélé être un problème. a JPC/3 page L2 4.49 Un autre représentant, formulant des observations sur ltabondante documentation produite par le Programme, a suggéré que les documenÈs préparés pour Ie CCP devraient normalement suffire et que des rapports supplémentaires ne se justifieraient quten cas de circonstances imprévues. Le Directeur du Programme a dit qutil avait dlores eÈ déjà essayé de réduire 1e nombre des rapports dractivité, mais qutil avait été imrnédiatement assailli de demandes drinformations par touEes les parties. 11 1ui semble que des raPPorts dractivité trimestriels ou semestriels devraient suffire. 5. RAPPORT DU COMITE CONSULTATIF D'EXPERTS : Point 5 de l'ordre du jour 5.1 En lrabsence du Président du CCE, le Dr P. Haskell a présenté le rapport de ce Comité(document JPC3.3) . 5.2 Le CCE srest vu confier un mandat plus large que par 1e passé et il considère désormais des problèmes tels que 1e transfert des responsabilités et la gestion au même titre que des questions techniques et médicales. On a f impression, au sein du CCE, que lton a demandé au Programme de faire trop eE trop viÈe. Le personnel a certes réagi magnifiquement mais une période de sÈabiLisation stimpose avant de se lancer dans de nouvelles opérations de grande envergure. 11 est fortement recommandé de renforcer l teffectif du Personnel. 5.3 Si 1'apparition dtune résistance au téméphos pose un problème préoccupant' ce larvicide nten demeure pas moins tout à faiE efficace dans 80 Z de ltaire du Progranrme. Néanmoins, si une résistance apparalssait chez des espéces savanicoles du vecteur avant que Iton dispose drautres larvicides satisfaisanEs, 1a situation pourrait être exErêmement !.rr"; if, donc été demandé au Prograrmne de préparer un plan drintervention pour faire éventuellement face à cette situation. 5.4 Le CCE est. dtaccord avec Ie Groupe écologique pour estimer qutaucune opération de IutÈe ne doit être entreprise tant quton ne dispose pas de deux larvicides opérationnels en plus de 1'AbaEe. Oe tels larvicides doivent pouvoir être obtenus en grande quantité, posséder 1es propriétés de stockage nécessaires, convenir à une application Par les systèmes à'épandage disponibles, et ntêtre utilisés qutavec 1'assentimenE du Groupe écologique. 5.5 La réinvasion constitue certes une grande nuisance et a pour effef de rendre le programme plus difficile et plus coûteux mais c'est un problème qui se Pose dans la qrr""i-tot"iite a"" campagnes de lutte antivecEorielle et i1 nry a Pas lieu de craindre que, faute de 1ui trouver immédiatement une solution, le Progranrme soit compromis. Le CCE recommande que lton accélère un programme de recherche sur la luEte contre 1es simulies adultes, étant donné que cresE 1à une des possibilités qui sroffrent de venir à bout des insectes de réinvasion. Des essais menés en Haute-volta ont déjà montré que Itapplication dtun produit chimique destiné à lutter contre les glossines a exercé un effet certain sur la population loca1e adulÈe de simulies. 5.6 Le CCE a fait sienne une proposition de lrunité de Lutte antivectorielle tendant à réduire 1e temps et les sofltrnes consacrés au réseau dtévaluation entomologique. Conrme pour 1'évaluation épiaemiologique, i1 semble qutil faille maintenant réviser les niveaux acceptables fixés iI y à quelques années pour 1e taux annuel de piqûres et le potentiel .rr.rr-rà1 de transmission. La révision de ces niveaux pourra engendrer des économies en réduisant lrimportance des moyens à mettre en oeuvre' JPCI3 page L3 5.7 Le CCE attache beaucoup de prix à la mise au point dtune technique drinrmunodiagnostic de lronchocercose, et des travaux sur ce sujet se poursuivent actuellement par Itintermédiaire du Progranrne spécial PNUD/Banque mondiale/OUS ae Recherche eÈ de Formation concernant 1es Maladies tropicales (TDR). 5.8 Depuis 1a création du Prograrmne, les estimations de 1a longévité du ver adulte sont passées drenviron 1! ans à 11-12 ans ou même moins; il stagit 1à drun facteur nouveau de naÈure à modifiéï la durée et Ie cotÈ du prograrmne. 5.9 Le CCE ne souscrit pas entièrement au point de vue de la Conrnission indépendanÈe selon 1eque1 le transfert des acÈivités de lutte antivecÈorielle aux Pays participants ne serait pas rentable. Lrexpérience de Bandiagara devrait fournir des renseignements très utiles, mais il est extrêmemenÈ important dravancer avec prudence. 5.10 Le CCE a unanimement souscrit à 1ténoncé des prioriÈés quril convient drassigner aux activiËés futures du Progranrme, conÈenu à lrAnnexe I de son rapport. A courÈ terme, lapriorité absolue est incontestablement de maintenir les opérations en cours en vue de p-aqyqg4rder l,tacquis. Cela suPPose la mise au point urgente drautres larvicides et 1a poursuite des recherches sur 1a résistance et la réinvasion. La deuxième priorité esi actuellement de meËtre au poinÈ un méd_icament pour 1e traiÈement de llonchocercose bien qurà_ long terme la chimiothérapie "oit ";p"iée à pràndre 1a première place car, lorsque la lutte-'antivectorielLe stachèvera après lrinterruption de la transmission, 1a chimiothérapie sera 1e seul moyen par 1eque1 1es Pays participants pourront continuer à juguler la maladie. 11 fe=üt ebsolument Èrouver un médicament si lton veut que 1e Progranme srachève un jour. Les extensions proposées vers Ie sud et vers lrouest ne peuvent se placer, au mieux, quten troisième position sur la liste des priorités, et cela bien que le CCE Ies appuie fortement étant donné que 1es zones visées sont des sources de réinvasion et constituent à Èerme une menace pour la sécurité de ltaire du Progrannne. 5.11 Le rapport du Groupe écologique (document JPC3.3, Annexe 4) a été présenté par sonPrésident, le Professeur J. Koeman. 5.12 Dans ltaccomplissement de 1a mission qui lui incombe de conseiller le Prograrnme sur lrimpact écologique des pesticides, 1e Groupe a été Èenu au courant des différenÈes activités par le Directeur du Progranrme et son personnel. Le fait de pouvoir rencontrer rdgulièrement les hydrobiologistes qui collaborent au Programme constitue un grand evantage pour Ie Groupe. 5.13 Les études complémentaires relatives aux effets du téméphos sur les populations de poissons ont confirmé les résultats antérieurs. Ce produit répond toujours aux criÈères fixés par le Groupe eÈ demeure acceptable drun point de vue écologique. 5.14 Lreffet global du chlorphoxime sur Ia faune invertébrée pendant la saison des pluies a été jugé moins imporEant que certains hydrobiologistes avaienÈ pu 1e supposer iniEialement. Néanmoins, cortrne une certaine incertitude enÈoure Eoujours les effeÈs du chlorphoxime pendant la saison sèche, le Groupe reconrnande quton le remplace dans toute la mesure du possible par le B.t. H-14. I 5.15 Dans ltaire du Prograrnme, il existe de nombreux affluenEs non traités qui peuvenÈjo.r"r 1e rôle de réservolr. pour les espèces de poissons et drinsectes qui pourraienÈ être àffectées par les opérafions dtépandage. A ce sujet et à la suggestion du Groupe, I'hydrobioiogist. du Programme a entrepris, en collaboration avec IrORSTOM, une étude du potLntiel biologique du bassin hydrologique du NrZi' 5.16 InsistanE sur 1'écologie différente des cours dteau, le Président du Groupe a souligné i. rre"e"sité dtentreprendre des études hydrobiologiques pendant au moins deux ans evanÈ dreffectuer dans quelque zone que ce soii le traitement àes cours dreau. 11 a également mis lraccent sur Ia recommandation du Groupe à lleffet que lron dispose drau moins deux iaiviciaes opérationnels en plus du téméphos avanË dtengager la lutte dans la zone d,extension ouest. Des réseives ont été exprimées quant à la signification du paragraphe 45 du rapport du CCE (document JPC3.3). JPc/3 page 14 5.17 La question des priorités a dominé ltexamen du rapport du CCE. Certains représentants se sont déclarés en accord avec les priorités proposées. Drautres ont insisté pour quton nradhère pas strictement à ltordre fixé, et ont relevé une contradiction apparente dans 1ténoncé àes priorités : 1a première priorité est i'de maintenir 1es opérations en cours et de consolider les résultats obtenus dans lraire actuelle du Prograrnmetret, pourtanÈ, la trsécurité ultime de liaire actuelle du Prograrmnet'dépend de la Protection contre la réinvasion conférée par 1es extensions proposées. Autrement dit, 1a troisième priorité est indispensable à la réalisaÈion de la première. 5.18 On a également soutenu que si 1es limites de ltaire du Progranrme étaient déplacées de manière à combattre les foyers de réinvasion, i1 serait possible drinterrompre lraction larvicide dans le centre de ltaire du Prograrrne. 5.1g Le CCE est convenu que les extensions vers lrouest et vers le sud sont, à long terme, exÈrêmement importanËes pour la protection de ltaire acEuelle du Programme. Sril a affecté à ces exEensions un degré de priorité moins élevé, crest uniquement pour des raisons pr.tiq""r: i1 exist. à"" grandes lacunes dans nos connaissances, particulièrement sur la ,orr" drextension ouest, et les moyens permettant drentreprendre de tel1es exÈensions ne sontÈout simplement Pas disPonibles. 5.20 Le CCE a fait observer qutil a arrêÈé ses prioriËés pour des raisons scientifiques et en fonction des moyens dont dispose le Progranrme en termes de crédits, de personnel, de connaissances spécialisées, dtexpérience et drinformations. La recherche visant à mettre au point des larvicides de remplacement doit demeurer la priorité absolue pendant encore au àoins deux ans. 11 a été rappelé aux représentants que ltobjecrif du Progranrme ntest ni d,éradiquer lronchocercose, ni dtéliminer La simulie en Afrique - entrePrise absolument impossible - mais de ramener 1a transmission à un niveau tel que 1a maladie cesse de poser un probLème socio-économique. 5.21 La Banque mondiale a observé que les connaissances sur lronchocercose et Ia lutte contre cette maladie se sonÈ énormément enrichies depuis quront été définis les objectifs et la stratégie du Progranrme en 1973. 11 convient donc de redéfinir ces objectifs eÈ ces stratégies en fonction des connaissances récermnent acquises, des problèmes de résistance aux insecticides et de réinvasion, et de 1a nécessiÈé évidente drun élargissemenÈ des limites géographique s . \JPCI3 pege 15 5.22 Un certain nombre de représentants ont dit craindre que lrutilisation du Èéméphos pourlutter contre ltonchocercos" àr, Nigéria puisse accroiEre le danger de résistance dans lraire du progranrne. Le Progranrme a indiqué que les auÈorités nigérianes coopéraient éÈroiÈement et le ienaient au courant. 11 a été convenu que, dès sa nomination, le directeur du prograflrme nigérian se rendrêit à Ouagadougou pour étudier les méthodes du Prograrme. Jusqurà présenÈ, le DDT a été Ie seul insecticide utilisé de façon systématique pour 1utÈer conÈre ltonchocercose au Nigéria. Des quantités lirnitées de téméphos nront été utilisées que dans une petite zone distante de 800 km du plus proche cours dreau couvert par le Progranrne. Le lancement drune campagne de lutte au Nigéria ne pourrait que bénéficier au Prograrmne, étant donné qutelle éviterait une rdinvasion par lresÈ. 5.23 Le représentant drun Donateur a formulé des observations sur lrintensification des activités du Progranrme en milieu forestier et e demandé quton lui précise bien quril ne stagit pas dty mener une action de grande envergure conÈre ltonchocercose mais simplement drétudier ltimportance de lractivité vectorielle dans la forêt pour mieux lutter contre ltonchocercose dans la savane. Les frais entralnés par de telles études devront être 1es moins élevés possibles. 5.24 Le Progranrme a estimé qu'une étude approfondie de lronchocercose foresËière est nécessaire pour juger de sa gravité eÈ de son importance socio-économique et en santépublique. Certains foyers forestiers sont source potentielle de réinvasion par S.damnosum;uneespèceforestière,L@,estrésistanÈeaux1arvicides organôphosphorés et peut se reproduire en savane. Quoi qutil en soit, les études effectuées au cours de 1'année dernière incitent à penser que S. soubrense ne pose pas un problème aussigravequ'on1ravaitcrainÈapriori:sie11e}ffinement1erô1edevecteur dans 1a forêt, elle semble avoir un rô1e mineur dans la transmission en savane. 5.25 Répondant à une quesÈion sur la possibilité dtune apparition de la résistance au téméphos chez les espèces savanicoles du vecteur, Ie représentanÈ du CCE srest dit surpris qutune résisÈance ne soit pas déjà apparue. Dans Èout programme de lutte antivecÈorie11e soumeÈtant une population de vecteurs à une pression de sélection suffisante, par exemple par 1'emploi drinsecticides, une résistance se doit drapparaltre tôt ou tard. 5.26. Certains représentants ont appuyé la proposition du CCE tendant à entreprendre davântâge de recherches sur les adulticides et se sont inÈerrogés- quant à leurs possibilités. Le Prograrnme a précisé quril ntétait pas quesÈion de remplacer les larvicides par des adulticides dans toute la zone couverte, mais que des adulticides pouvaient servir de technique drappui dans certains foyers isolés ou pour LutÈer contre 1a réinvasion. 5.27 Une certaine inquiétude srest rnanifestée à propos de lremploi de produits chimiques pour pêcher. Certains de ces produits chimiques sont de la même classe que 1es larvicides du Progranrme eË leur utilisaÊion dans les cours dteau pourrait accéIérer 1e phénomène de résistance. Le PrésidenÈ du Groupe écoLogique a fait observer que lrutilisation de poisons végétaux pour la pêche esÈ traditionnelle et que les gens onÈ tendance à remplacer 1es poisons d'origine naturelle par des produits chimiques, Èels que le lindane, plus faciles à se procurer. Lrhydrobiologiste du Progranrme srefforce acEuellement de recueillir des renseignements sur lrampleur de cet abus, et les Pays participants sont instamnent priés de surveiller de très près 1a situaÈion. En revanche, il semble qutil y ait peu de risques que lrutilisation de pesticides organophosphorés dans 1'agriculture ent.raîne une résistance au téméphos; de tels produits chimiques parviennent rarement jusque dans 1es cours dreau, sauf peut-être à Itoccasion du nettoyage des récipients. 6JPC/3 Page 16 5.28 Le Directeur du Prograrmne a exposé brièvement les propositions du CCE tendant à engager au moins six fonctionnaires de catégorie professionnelle de plus pour renforcer les structures opérationnelles, techniques et gestionnaires du Progranrne. Le représentant drun Pays participanÈ a demandé quels étaient 1es efforts faiEs pour recruEer des Àfricains pour ces nouveaux postes. Le Directeur du Progranrme a répondu que 1es postes ntavaient pas ercore été créés mais que, srils 1tétaient, 1es avis de vacance feraient Lrobjet de la publicité habituelle. Le principe est de srattacher à recruter des ressorÈissanEs des Pays participants, mais 1e critère déterminant n'en demeure pas moins les connaissances, lrefficacité et 1a capacité du candidat. Actuellement, 65 7. du personnel de catégorie professionnelle esE originaire de pays africains, et 51 Z provient des Pays participants. PROGRAMME DE RECHERCHE ACCELEREE SUR LES LARVICIDES ANTI-SIMULIES : POiNt 6 dC Itordre de jour 6.1 Le progranrme de recherche accélérée sur 1es larvicides anti-simulies a été appuyé à la deuxième session du CCP afin de trouver des larvicides de remplacement au cas où la résistance au céméphos se généraliserait. Le rapport (document JPC3.8) a été présenté par lrOMS, qui a également, fourni des informet.ions supplémentaires dont e11e a eu connaissance depuis 1a préparation du document. 6.2 Sur le terrain deux groupes se livrent au criblage de nouvelles formulations de larvicides : le groupe OCCGE/ORSTOM de Bouaké (Côte dtlvoire) qui srattache aux insecticides biologiques, et le groupe du Progranrme récernment consÈitué à Kara (Togo), qui stoccupe des i.r"""ti"iaes chimiques. On se propose de transférer ce deuxième grouPe en 1983 à Lomé, où i1 disposerait dtinstallations bien meilleures. 6.3 Le tableau des page 7 à 9 du document nécessite une certaine actualisation. Le citorpto*ime 206C steàt-révé1é supérieur aux deux autres formulations de chlorphoxime """.yé".. On en sait désormais davantage sur la cypoÈhrine, lrazaméthiphos et le méthiocarbe, et le fabricant de ce dernier produit a été prié dren améliorer la formulation. On sait maintenanÈ que IrOMS 3002 est un pyréthroïde. La société Sumitomo a récenrnent fourni trois nouveaux insecticides : un cârbamaEe et deux inhibiteurs de développement des insecÈes (IDI). 6.4 parmi les insecticides chimiques, 1e progranrne de recherche dcnne actuellement 1a priorité à deux composés organophosphorés (Ie chlorphoxime et lrazaméthiphos), un carbamate ii.-.tttri.carbe) et rrois pÿrettroiàes (1e deltaméthrine, le perméthrine et 1'OMS 3002), de manière à déÈerminer la meilleure formulaÈion, la dose efficace, la Portée et les effets sur 1a faune non-cible. 6.5 Les recherches sur les IDI ont du retard parce qurelles nécessitent une méthode d'évaluation différenÈe. Une méthode appropriée est acÈuellement mise au point et, en temPs opportun, les IDI, particulièrement Ie diflubenzuron, feront lrobjet de 1a même attention que 1es autres larvicides. JPCI3 Page 17 6.6 En ce qui concerne les larvicides biologiques, on fournit actuellement de gros efforts pour améliorer 1a formulation de B.t. H-14. La société Abbott soumettra prochainement cinq nouvelles formulations de VecÈobac, et Sandoz, le fournisseur actuel, doit sortir une nouvelle formulation de Teknar deux fois plus concentrée que 1a formulation actuelle; Èoutes sont destinées à une application directe dans lteau. Solvay a déjà fourni 49 échantillons de B-t. H-14, dont deux se sont révélés plus efficaces que le Teknar actuellement utiFsé per le Progranune. En outre,87 autres formulations intermédiaires ont été testées afin de déterminer 1es ingrédients souhaitables, particulièrement les solvants et les agents émulsifianÈs, ce qui a conduit à la mise au point de 50 formulations plus raffinées, donÈ les deux tiers pourraienÈ être fabriquées industriellement drici le deuxième trimestre de 1983. 6.7 Lors dtune réunion Èenue à Ouagadougou en novembre 1982, on a recortrnandé de procéder à un contrôIe de la qualité aÈtentif et continu de tous les insecticides envoyés au Prograrnme. 6.8 En 1983, le Progranrme disposera drun hélicoptère Be11 205.en mesure de transporter 800 litres dr-inse_ct,i_Ci(e par rapport eux 200 litres des appareils Hughes 500 C actuellement utilisés. Le matériel drépandage - réservoirs, tuyeux, etc. - devra être modifié pour convenir aux nouvelles formulations drinsecticide adoptées. 6.9 La coordination entre 1e Progranrne, la Division OMS de la Biologie des Vecteurs et Lutte antivectorielle (VgC), et les fabricants esÈ excellenËe. Les fabricants sonÈ très satisfaits de la qualité des essais effectués sur le terrain par le Prograrmne et ses centres collaborateurs ainsi que de la rapidité avec laquelle les résultats leur sont transmis. 6.10 Le représentant drun Donateur a demandé si 1'on avait lrintention de poursuivre le programme de mise au point de larvicides une fois obtenus 1es deux larvicides de remplacement auxquels tient le CCE. Ce progranrme représente une lourde charge et OCP a pour mission fondamentale de mener des opérations et non des recherches. Le CCE a répondu que, à partir du moment où 1'on'-d-rs-.-posera dês-âeux autres larvicides nécessaires, la participation du Progranune à la recherche active de larvicides pourra cesser, mais qurà Genève, VBC continuera à mainÈenir Ia liaison avec les fabricants pour meÈtre au point des larvicides pour drautres insectes vecteurs et à recueillir une quantité de renseignementi susceptibles drintéresser la lutte contre les simulies. Si une résistance devait apparaître à 11égard de ltun quelconque des trois larvicides opérationnels, VBC serait alors en mesure de faire mettre rapidement au point une autre formulation. Le CCE estime quril sragit 1à drune formule idéale. I1 est rappelé au CCP que le Progranrne ne stengage absolument Pas dans des rec-§19h_e_1 folgamentales sur de nouveaux insectiëîiIës-: -la miàe au point drun seuL composé "oôtÈ.â11 a-;i-fléirr-s de US $fô à i0.illio.r". 11 sragit simplement dtaider les fabricants àreformuler:-_des composés existants qui serviraient à lutter contre les simulies. 6.11 Un certain nombre de représentants onÈ demandé à quelle daÈe on pouvaiE srattendre à pouvoir disposer de deux auÈres larvicides. L€ CCE et IrOMS ont été draccord pour répondre gue bien qu'une formulation biologique appropriée (r.t. H-14) puisse très bien être disponible en 1983, il faudra compter au moins deux ou trois ans pour mettre au point un eutre larvicide chimique et obtenir lrapprobation du Groupe écologique pour son utilisation opérationne11e. Le deuxième insecticide chimique doit être d'une catégorie différenÈe du téméphos, crest-àtire ne pas être un dérivé organophosphoré, de manière à réduire le risque de résistance croisée. JPCI3 Page 18 6.I2 On srest interrogé sur ltopportunité dralterner les insecticides. LrOMS a estimé que, iorrq,rton disposera de trois larvicides opérationnels, lralternance des produits selon les saisons contribuera à réduire Ie risque de résistance. Toutefois, hormis le chlorphoxime qui comporte des contingences dtordre écologique et appartient à la même catégorie' aucun des larvicides de remplàcement actuellement à 1tétude ne peut rivaliser en efficacité avec le téméphos qui dere,rrera le principal instrument du Progranrme dans un avenir prévisible' 6.f3 Répondant à des questions de caractère financier, le Progranme a fait observer qutun crédir aL us $sr+ soo desciné au criblage accé1éré de larvicides est inscrit au projet de ùudget pour I983. On ne stattend pas que ce programme nécessite des crédits supplémentaires au-àelà'de ce qui esÈ déjà prévu jusqu'à 1a fin de 1985. La sormne inscrite au budget pour 19g3 représence des servlc"i a" cànsultants ou des conErats avec des laboratoires extérieurs p"ra""a'sur 1tévaluation de larvicides eÈ des tests de sensibilité, des recherches sur les propriétés physico-chimiques exigées des formulations de larvicides, 1a mise au point § no,rvetle" tàcirniques dtéjandage, eË des recherches sur les mécanismes dtapparition dei-fâ--- .6i.tà"ôJ.' -La mise au point de nouvelles formulations est f inancée par les fabricanÈs eux-nême s 6.14 A un représentant qui stinterrogeait sur les perspectives offertes à 1a perméthrine, IiOMS a répondu que, si cette subsEance est on ne peut plus efficace contre 1es larves de simulies et peu toxique pour 1es marmnifères, e1le nren devient Pas moins extrêmemenÈ toxique lorsqutelle est 1ibérée dans 1reau, particulièrement pour les mollusques et crusÈacés. 11 faudra rendre ce composé beaucoup plus sélectif, et lton a dtailleurs demandé à 1a société Penwalt de mettre au point une formulation micro-encapsulée. 6.15 A la demande drun autre représentant, 1'OMS a donné davantage de précisions sur 1es travaux relatifs aux larvicides biologiques. Le B.t. H-14 possède les propriétés larvicides aer;-re"r, mais il faut améliorer sa formulation pour lrutiliser pendant 1a saison des pluies : il faut le présenEer sous une forme ultra-concentréer-^q"i t" coule Pas au fond du àour" dteau et qui "it,rrr" portée de 30 km pour un débit de 200 mJ seconde. Jusqurà présent, près de 200 formulations ont été mises à 1répreuve' 6.16 Un certain intérêt stest manifesté pour les perspecËives offerÈes par les IDI. On en saiË encore peu de choses puisqu'aucune méthode satisfaisante nra été mise au point pour évaluer leurs effets sur les simulies. De tels produits doivent pouvoir exercer des effets spécifiques, ce qui semble difficile à obtenir, et stavérer efficaces à tous 1es stades du développement larvaire. 6.17 Des précisions ont été demandées quant à 1'adaptation des aéronefs et du matérie1 dtépandage à 1a mission qui leur revient. Outre lrobtention drun hélicoptère à grande capacité (paragraphe 6.8), on remplacera en 1983 ltappareil Pilatus Porter par le Turbo-Thrush. Ce dernier est spécialement conçu pour 1tépandage drinsecticide et Peut en transporter 1200 litres contre seulemenÈ 600 pour 1e Pilatus Porter. I1 assure également pilote une plus grande protection et une meilleure visibilité. au 6.18 Du point de vue des opérations aériennes, il est heureux que 1e téméphos et le chlorphoxime soient des produiEs non corrosifs et puissent être épandus assez facilement soit par gravité, soiÈ sous pression. Le B.t. H-14 doit être appliqué sous forme de goutt;lettes si bien que lton a mis au poiilt un système rampe/buse utilisable sur les hélicoptères. Avec un avion, il esÈ difficile drappliquer de la sorte une grande quantité de produit sur une distance limitée, et le Programme expérimenÈe actuellement un système à venturi. 11 a été demandé au constructeur de metÈre au point un appareil qui diffuserait le B.t. H-14 en gouttelettes de 60 microns, à raison de 50 litres/seconde. JPCI3 Page 19 6.19 Un représentant a demandé si Ie Progranmre étaiÈ encore en meeure de procéder enI,i"ia." a-àà" "r".is significetifs de nouveaux larvicides étant donné les succès réalisés en matière de réduction des populations simulidiennes. L|OMS a répondu que le transfert à Lomé de ltunité de recherche sur les insecticides résoudrait ce problème. A Kara, el1e est entourée de rivières soumises à des applications hebdomadaires, mais à partir de Lomé i1 exisÈe de nombreux gites larvaires non traités et facilernent accessibles. Paradoxalement, ltapparition dtune ié"i"t.n"" dans Ia région de Bouaké a grandement facilité 1es activités de criblage de lrlnstituÈ de Recherche de 1'OCCGE. 7. EXTENSIONS 3 Point 7 de l'ordre du jour (Pour la question du degré de priorité à accorder aux extensions, voir les sections 5.10 et 5.16 à 5.2L.) Etudes comp1émenÈaires en zone dtextension sud 7.1 Le Progranrne a présenté 1e document JPC3.5 et a fait état des connaissances acquises pendant lrannée écoulée. On en sait désormais suffisamment pour entreprendre une action larvicide systématique; malheureusement, 1'applicaÈion répétée du téméphos engendrera presque cerÈainement une résistance au bout de quelques mois, et il nrexiste Pas encore drautres larvicides susceptibles dtêtre utilisés en toutes saisons. En 1983, i1 est donc suggéré de mener un programne intérimaire. Celui-ci comprendrait des activités de surveillance entomologique et aquatique, des études sur la sensibilité aux insecticides, sur la capac ité vectorielle de S. soubrense, sur la corrélaËion entre lrhydrologie et 1a dynamique de La population vectrice ainsi que sur la télétransmission des données hydrologiques. Le Teknar sera utilisé expérimentelemenÈ sur certains cours dreau pendant quatre mois. 7.2 Le CCE a confirmé son appui à lrextension des opérations vers le sud; celles-ci devraient démarrer dès que lton possèdera drautres larvicides. 7.3 Le représentarÈ d'un Donateur a fait remarquer qu'il fallait recueillir davantage de données hydrobiologiques avant de pouvoir entreprendre les opéraÈions drexÈension. 7.4 En réponse aux différentes questions posées, le Programme a indiqué que la superficie de lfextension envisagée vers Ie sud esÈ d'environ 115 000 kmz, contre 764 000 kmz pour ltaire actuelle du Progranrme. On ne possède pas dtinformations fiables sur la population de la zone dtextension. 7.5 L|OMS a indiqué que, lors du lancement du Progranrme, on possédait deux insecticides le DDT, écarté en raison de ses incidences sur 1tenvironnement, et 1e téméphos. Le chlorphoxime avait atteint le stade des essais en rivière. Plusieurs eutres insecticides avaienÈ suscité des espoirs, mais les travaux avaienÈ été interrompus en raison de leurs effets sur 1a faune non-cible. JPCI3 page 20 7.6 Le Progranrme a confirmé que seule Itabsence drautres larvicides sroppose au démarrage immédiat des opéraÈions dans I-es zones drextension sud. Ces larvicides supplémentaires sont indispensables car i1 existe dans 1a zorte dtextension des espèces vectorielles connues pour devenir résistanËes au bout de quelques mois dès quton les soumet à une pression constante d I insectides organophosphorés. 7.7 Le CCE a réaffirmé qutà son avis aucune opération de lutte de grande envergure ne devait être entreprise tant quron ne possède pas deux autres larvicides susceptibles drêtre utilisés toute lrannée. Toutefois, il appuie lremploi du Teknar en fin de saison sèche et dans certains cours dreau de la zone drextension, à titre expérimental pour réduire la réinvasion de lraire centrale du Prograrmne. 7.8 Un représentant srest interrogé sur lrexistence dtun crédit annuel de US $704 000 pour maintenir lrinfrastructure existante et les activités précédant les opérations de lutte dans 1a zone drextension, étant donné qutil ressort des débats que les autres larvicides dont on a besoin ne seront pas disponibles avant au moins deux ou trois ans. Un autre représentanÈ a suggéré que les bâtimenÈs soienL entretenus par les Pays participants eux-nêmes, âlors que cerËains des personnels du Progranrne présents dans 1a zone pourraient être utilement employés à des études dans la zone dtextension ouest. 7.9 Le Directeur du Prograrmne a répondu que Ie problème était né de ltapparition inopinée dtune résistance dans 1a zone dtextension en Côte drlvoire. Plutôt que de licencier le personnel qualifié et de laisser ltinfrastrucËure se détériorer, i1 srest efforcé dtutiliser les moyens existants à dtautres fins. La présence même d'espèces susceptibles de devenir résisEantes et lrexistence de cours dreau non traités font de 1a zone un cadre idéal pour les recherches sur les espèces résistantes et les nouveaux larvicides, et une bonne part des recherches du Programme y sont dtailleurs actuellement menées. Le personnel du Programme chargé de lrentretien y fait actuellement un travail très valable en collaborant à la recherche et aux essais. Crest, semble-t-i1, une solution satisfaisante en lroccurence mais les avis du CCP sur cette question seront très précieux. 7.10 Le repéseneant du Bénin a aÈtiré lrattenÈion sur les difficultés auxquelles se heurte 1e projet de la ferme de Samiondji, dans un secteur où 49 7. des habitants sott touchés par ltonchocercose. 11 a demandé quelles pourraient être 1es mesures transitoires en attendant que les opérations débutent dans la zone dtextension sud. 7.11 Le Prograrmne a répondu quril était régulièrement saisi de questions de ce genre, notament parce que certains Donateurs bilatéraux demandent quton 1es rassure quant à la situation de ltonchocercose avant drinvesEir dans des projets de dévelopPement. Actuellement, i1 nrexiste pas de solution de remplacement efficace aux méthodes antilarvaires uÈilisées par le Programme. Pour ce qui est du projet de la ferme de Samiondji, une solution provisoire pourrait être d'essayer de faire traiter les cas à risque par 1es services de santé de 1a région. Propositions concernanË une extension vers lrouesÈ 7.12 Le Progranrne a présenté le documenÈ de travail JPC3.6, t'Propositions concernant lrextension du Prograntrne vers lrouest, en Guinée, en Guinée-Bissau, âu Mali, au Sénéga1 et en Sierra Leone" et a exposé les mesures prises depuis 1a précédente session du CCP. Des enquêtes supplémentaires onÈ été effectuées et ont confirmé Lrexistence de très importantes laiunes dans 1a connaissance que lron a actuellement de 1a distribution du vecÈeur, du débit des cours dteau, de's moyens de cormnunication, de la rnétéorologie, de la géographie et de plusieurs auEres facteurs dans Ia zote dtexÈension ouest. It Ifr I JPCI3 Page 21 7.13 Outre lrabsence dtautres larvicides, un certain nombre drobstacles sont de nature àretarder le début des opérations dtextension. Par ailleurs et pendant certaines périodes de1'année, de vastes secteurs de la zone drextension sont d'accès très difficile. Le terrainest Pour une bonne Part montagneux et la couverture nuageuse rend 1es opérations aériennesdifficiles ou même dangereuses. Au sud, la végétaÈion luxuriante abonde, eÈ de nombreux cours dteau ne sont pas visibles dten haut. 7.L4 compte tenu de ces difficultés, le Programme a préparé un deuxième document (ocp}z.7,ttPropositions concernant les activirés prépaiatoires dans la zone drextension vers l,ouestpendanÈ la période 1983-1985tt), qui suggèrè une démarche permettant d'obtenir le complémentde connaissances dont on a besoin avant de srengager dans la phase dractivités prépaiatoiresde deux ans. 7.L5 Des représentenÈs des Pays participants et 1es observaÈeurs de Guinée, deGuinée-Bissau, du Sénégal et de Sierra Leone ont demandé instanrment que lton passe le plustôt possible à lrexécuÈion du projet drextension vers lrouest. L'onchocercose accélèrelrexode rural des jeunes, ce qui entralne une chuÈe de ltactivité agricole et, par conséquent' une Perte de devises pour le développement socio-éconorIq,r". un pràgramme delutte stimulerait le développement, protégeraiÈ les fuÈures générations contre 1e risque decécité tout en Protégeant également lraire actuelle du Prograrmne de la réinvasion. Les paysintéressés sont résolument décidés à participer efficac"."it à 1,exécuÈion du projeÈ :certains drenÈre eux ont déjà mis sur pied dàs comités nationaux de lutte conÈre lronchocercose et commencé à se doter de ltinfrasÈructure nécessaire à lrappui logistique.Après plus de cinq ans de discussions, toutes les parties sont tombées d,aàcord sIr la' nécessité d'une extension vers lrouest, pour des raisons scientifiques, socio-économiques ethumanitaires; le momenÈ est venu de prendre une décision positive.' fn attendant quedrautres larvicides soient disponibles on pourrait conrnencer dans les régions de savane du 131a ae la.zone d'extension, où 1e vecteur S. damnosum nta pas encore acquis de résisEance àr-1nsecEIc].de. 7.L6 Plusieurs rePrésentants ont fait observer que, même si les problèmes techniques Peuvent être surmontés, 1e financement de lrextension nten demeure pas moins un obstacle majeur. Les DonaÈeurs ont donné un magnifique exemple de solidarité internationale engtgngageant dans un progranme de vingt ans. Ils ont déjà fourni plus de 100 millions dedollars et 1'on ne Peut guère srattendre qutiLs donnenÊ pLus en pàriode de crise économique mondiale. Lropportunité dtune exÈension vers lrouest est incontestable mais, quand les crédits sont limités, il fauÈ se fixer des priorités. Faute de se conformer aux priorités reconrmandées Par le CCE, ce qui a été réalisé dans 11aire acÈuelle du prograrnme sera compromis. 7.L7 Nonobstant le problème du financemenÈ, les Donateurs ont été pour lressentiel draccord avec les propositions contenues dans les documents de travail, et sà sont dits favorables à une extension progressive de la lutte antivecÈorie1le dans les bassins des fleuves Sénéga1 et Garnbie, dans le nord de la zone drexÈension. on a souligné que le personnel est droies et déjà surchargé et qu1il ne faut pas lui demander d'assumàr des respànsabilités supplémentaires. 7.18 Certains représenÈants onÈ contesté lridée selon laquelle une extension de la lutte antivectorielle augmenteraiÈ le risque de résistaûce aux insecticides. Une résistance esÈ certes apparue en côte d'rvoire, mais uniquement chez s. soubrense et së9$Eli, crest-a-dire chez deux espèces qui ne sont pas reconnuéîïëZEiîG d'oiîËo-éléffiÇâve. ne semble Pas qutil sragisse 1à drune raison logique pour refuser drétendre la lutte antivecÈorielle dans des zones où S. damnosum et S. sirbanum sont les seuls vecteursdangere ux. I1 JPC/3 page 22 7.lg Le Programme a confirmé que lorsque S. soubrense a quitté son habitat initial, soit e1le cesse dà piquer lrhomme, soit e1le épluveT-randes dif f icultés à s r installer; lorsqutelle y paivient, e1le pique lrhonrne mais son potentiel de transmission est faible. Toutefois, e1le affiche un comportement extrêmement varié dans les différents bassins fluviaux situés à des latitude; différentes, et i1 serait prématuré de généraliser à partir des observaEions effectuées jusqurà présenÈ. I1 est indispensable drintensifier les recherches afin dten savoir davantage sur S. soubrense. 7.20 Un certain nombre de représent.ants onÈ demandé pourquoi le Groupe écologique insiste pour que lron dispose dtau moins deux larvicides opéraÈionnels outre 1e téméphos avant drentreprerdre toute extension. Le président du Groupe écologique a répondu qu'i1 ne s'agit pas d'un impératif rigide mais dtune reconrnandation; cresÈ une recommandation tout à fait iaisonnable, inspirée de considéraÈions puremenÈ scientifiques. Le Programme a eu beaucoup de chance dé pouvoir fonctionner pendanE une aussi longue période avec un seul larvicide car 1a quasi-totalité des insectes traités par insecticides acquièrent une résistance âu bout de q,r"iqrr"" années. Ltexpérience de 1a lutÈe antivectorielle dans drautres régions indique quten élargissant la zone des opérations, on tend à accroître l-es chances de résistance. 11 se peut foit bien que la réinvasion ait retardé lrapparition d'une résistance dans Itessentiel de ltaire actuelle du Prograrmne; Itextension, en éliminant les simulies de réinvasion, a des chances dlaboutir à ltapparition rapide dtune résistance au téméphos et au chlorphoxime. Le Prograrmne ntaurait p1.us alors qutun seul larvicide efficace, le B.t. if-14; c'est la raison pour laquelle 1e Groupe écologique a recommandé que lton dispose d,-ag moins un autre larvicide, appartenanÈ essentiellement à un groupe chimique différent. Sinon, 1e Progranrme prendrait de très gros risques. 7.21 Un spécialiste de Ia génétique des vecteurs a fait observer que 1e gène de 1a résisEance au téméphos est présenE dans 1e groupe S. soubrense/sanctipauli; i1 sera très rap idementqu'il est i S. damnosum sélectionné dans ces espèces lorsquron uEilisera du téméphos, et crest pour cela ndisp ensable dtavoir drautres larvicides. Toutefois, dans le groupe sirbanum, 1e gène de résistance est soit absent, soit di fficile à sélectionner pour des ra sons qur nous échappent encore. Une résistance Pourrait apparaître chez ces espèces mais elle ne dépend pas de lrexEension. Chaque réinvasion à partir de la zone drextension constitue une tentative pour sélectionner 1e génotype résistanÈ; si cela se poursuit pendant un certain nombre dtannées, on court le Èrès grave danger de voir un système de gènes ext S. damnosum/sirbanum rêmement résistants au téméphos apparaître dans le gro une extension de la luÈte antivectorielle ne peut q r].sque. 7.22 Un observateur a demandé pourquoi la somme proposée pour Ia surveillance aquatique (US $5OO 320) est beaucoup plus importante que ce1le prévue pour les études entomologiques(US $104 500). Le Programme a répondu que les tests de sensibilité aux larvicides et les activités de lutte antivecÈorie1le peuvent également être considérés comme des éÈudes entomologiques, ce qui mène à un total de US §Z tZt +lrg. 7.23 Le Directeur régional a instanrment demandé au CCP de ne rien faire qui puisse compromettre ce qui a déjà été acquis grâce à une authentique coopération inÈernationale. I1 a estimé que, dans 1téÈat actuel des choses, le Progranrme doit faire preuve de beaucoup de patience et de prévoyance. En conséquence, il prie instamment 1e CCP de parvenir à un accord de principe sur ltextension vers lrouest. uPe uraËténuer ce JPC/3 Pege 23 8. PROJET DE CHIMIOTHERAPIE DE LIONCHOCERCOSE : POiNt 8 dC 1'OTdTE dU JOUT 8.1 Ie rapport du Groupe de travail du projet de chimiothérapie de lronchocercose(document .liô:.2, Rev. 1) a été présenté par I'oMS. A sa deuxième session, 1e CCP avait accepté Ia recomandation de la Conrmission indépendante sur les perspectives à long terme du Progranrme Èendant à ce que la priorité soit accordée à Ia découverÈe et à la mise au point dtun nouveau médicament contre lronchocercose. Un te1 médicament élimineraiÈ les réservoirs résiduels dtinfection dans 1a population humaine, raccourcirait 1a durée nécessaire dropérations larvicides, et permettrait de déterminer le terme des activités à grande échelle du Programne. Un progranrme de mise au point de médicaments pourrait donc stavérer drun rrès bon rapport cott-efficacité, et le CCP a d'ailleurs fourni US $ 1 150 000 pour mettre en marche un tel progreflIme. 8.2 Le Comité des Agences parrainantes du Prograrwne et le Comité permanent de TDR ont nommé un groupe de travail de cinq membres chargé de fonnuler des reconrnandations sur les dépenses et de veiller à lrutilisation judicieuse des fonds disponibles en 1982, ainsi que de préconiser un mécanisme pemanent destiné à gérer et faire fonctionner le projet. 8.3 L'objectif du projet est de découvrir un médicament qui détruise ou stérilise définitivement les vers femelLes adultes drOnchocerca volvulus toute action complémentaire sur 1es microfilaires doit stopérer sans susciter de réacE on allergique grave chez les malades traités. Un seul médicament doit suffire car il y a peu de chances qutune résistance apparaisse rapidement. Alors que le dé1ai de renouvellemenE des générations est dtenviron deux jours pour le parasite du paludisme, et de 20 minutes seulement pour certaines bactéries, il est drenviron 12 à 15 mois pour O. volvulus, de te11e sorte qu'il faudraiÈ donc probablement plusieurs années avant que Ie processus de sélection puisse engendrer une résistance. Le médicament doit également être absolument sûr et présenter un haut indice thérapeuËique; i1 devra être administré à des individus infectés par O. volvulus mais ne présentant pas encore de symptômes de 1a maladie, et un médicament toxique serait en ltoccurrence inacceptable. 8.4 Les dépenses effectuées en 1982 avec lraccord du Groupe (section 6.2 du document) présentent certaines différences par rapport au projet de budget présenté au CCP en décembre 1981 (section 6.1). Le crédit prévu pour des études toxicologiques a été considérablemenÈ réduit parce que lroxyde de diéthylcarbamazine-N (oxyde DEC-N) nra pas franchi avec succès le crible bovin et a donc été éliminé. LIOMS a passé un accord avec Ciba-Geigy pour ltexpérimenÈation de trois des composés de cette société, et les épreuves toxicologiques sont actuellement en cours. Si un ou plusieurs des Erois composés franchissent les épreuves avec succès, i1s pourront être prêts pour la première étape des essais cliniques sur lrhomme, à la fin de 1983. 8.5 Le budget de 1a collaboration avec la l^Iellcome Foundation a été majoré afin de permettre la création drune unité de synthèse chimique eÈ de criblage de médicaments et ltexamen biochimique de parasites filariens. CresÈ une opération fondamentale visant à découvrir de nouveaux composés susceptibles dtavoir une ection filaricide. Des fonds ont également été affectés à des études cliniques drenvergure limitée sur 1a nouvelle formulation de mébendazole, pour la resynthèse drun certain nombre de nouveaux composés arsénicaux et pour une révision des protocoles applicables eux essais cliniques. JPCI 3 Page 24 8.6 Si un ou plusieurs des médicaments actuellement à un stade assez avancé de 1a mise au poinE devaient se révéIer convenir à un emploi sur une grande éche1le, Ie Progrartme pourrait àn disposer dans un délai de trois à cinq ans. Le mébendazole esÈ le médicament sur 1eque1 on a 1e plus travaillé. 11 ne tue pas le ver adulte mais lrempêche de produire des microfilaires pendant une période de quelques mois. Malheureusement, i1 nécessife non seulemeng un traitement de deux à trois semaines, mais présente également des propriétés rératogènes et toxiques, et il est peu probable qutil sravère être 1a solution aux problèmes du Progranrne. 8.7 Le flubendazole (Janssen Pharmaceutica) stest révé1é inefficace en préparation orale mais, en préparation injectable, i1 a manifesÈé une action extrêmement Prometteuse sur un petii g.o,rp"- de malades. ff stérilise certainement 1es vers adulÈes pendanE une période i.ès tongrrà et if se peut qutil les tue. t'lalheureusement, lrinjection est si douloureuse qu,e1le fait obstacle à 1a poursuite des essais. 11 faut stefforcer draméliorer la formulat ion. g.g Lrivermectine (Merck, Sharpe et Dohme) est un nouveau microfilaricide à dose unique. Etant donné que 1a destruction des microfilaires par nrimporte quel médicamenË produit généralement des réacÈions allergiques graves chez 1thôÈe humain, le fabricant a convenu de irocéder à des essais en double insu pour déÈerminer si f ivermecEine rePrésente un q,relconque progrès par râpporÈ au microfilaricide courant, 1e DEC. g.9 Les seuls autres médicamenËs faisant Irobjet d'épreuves sont les trois PréParations de Ciba-Geigy actuellemenË soumises à des épreuves toxicologiques. Si aucun des médicaments mentionnàs ne stavère convenir, Ie projet devra repartir à zé.ro et entrePrendre la synthèse "t f. criblage dtautres nouveaux composés. La mise au point dtun médicament est un processus extrêmement long, complexe et coûteux et, en moyenne, il esE nécessaire de cribler iô ooo composés avanË d'en trouver un qui convienne' g.10 Le Groupe de travail a exposé les stratégies fondamentales à long terme pour la mise ,"-p"f"i diun'médicament contre lronchocercose. La stratégie 1a plus importante est ce1le ae ia coopération avec lrindusÈrie pharmaceutique. 11 pourra stagir de fournir des incitatioàs financières, des moyens de criblage et une aide pour des essais cliniques' Le ;;;j;;-Je chimiothérapià doit également collaborer étroitement avec TDR qui consâcre actiellement près drun million de dollars par an à des recherches sur les filaricides. Ainsi, 1e criùlage primaire et secondaire devrait être conrmun au projet onchocercose et au projer TDR relatif à 1a filariose lymphatique. g.11 Lrévaluation de 1a toxicité et lrobtenEion des auÈorisations posent un problème difficile. 11 faut s'attacher à faire en sorte que les populations traitées ne soient pas exposées à des risques excessifs. AvanE 1a généralisation de son emploi, i1 faut que 1a rËI"iiie et 1'efficacité de Eout médicament soient mises à 1'épreuve en employanr 1es meilleures normes scientifiques dont on dispose. Le médicament doit non seulement satisfaire aux normes du fabricant, qui ao.tÈ "ta", rigoureuses, et du-pays d'origine, mais i1 doit égalemenE avoir été approuvé par le Comité du Secrétariat de 1'OMS pour les iecherchel impliquant des sujets humains (scnrns) ainsi que par 1'autorité sanitaire du pays bénéficiaire. Dans son rappàrt, Ie Groupe de travail a recommandé que lton organise une réunion d,experts chargés àà aet.r*;.rr..1"" conditions à remplir, mais i1 estime maintenant O";ii serait préférab1e de convoquer un petit grouPe dtexperts pour examiner le cas deËt"q,r" médicament en particulier au fur àt à mesure quton disposerait de données suffisantes' JPC/3 Page 25 8.12 A Ia secÈion 7.2 de son rapport, le Groupe a proposé une sÈructure de gestion à long terme pour Ie projet de chimiothérapie. I1 srest attaché à réduire 1e plus possible 1es structures administraÈives et a suggéré que le project fonctionne sous lrorientation scientifique et technique du DirecÈeur de TDR. 11 y aurait un comité dtorientation constitué par le Directeur de TDR agissant en consultation avec le Directeur du Progranrme. Le poste de Secrétaire du Comité drOrienÈation sera Èrès accaparant et il devra être pourvu avec le plus grand discernement. 8.13 Outre le Groupe constitué au sein de la Wellcome Foundation, un autre groupe interdisciplinaire chargé drentreprendre des activités de synÈhèse chimique, de biochimie et de criblage doit être constitué, et cela risque de stavérer difficile. 8.14 Le Groupe a recommandé que le projet de chimiothérapie soit doté dtun budget annuel de US $3 450 000, soit US §tl,ZS millions pour la période 1983-1987, conme cela est indiqué aux sections 8.6 eÈ 8.7 de son rapport. 8.15 Au cours du débat qui a suivi, le Comité a insisté sur l,timportance de la découverte d'un médicamenÈ sûr et srest félicité de f idée d'un projet de chimiothérapie. 11 estime que ltexistence de plusieurs médicaments prometteurs justifie un pas en avant, même si aucun succès nrest garanti dans un délai raisonnable. Découvrir un médicamenÈ serait un grosprogrès; la possibiliÈé de pharmacorésistance ne doit pas entrer en ligne de compte étanE donné que chaque géné ration drO.volvulus prend plus dtun an. 8.16 En considération du caractère spéculatif du projeÈ, aussi bien conçu soit-i1, un représentant a estimé qutil ne fallait pas éliminer lremploi de la suramine qui occasionne 1es inconvénients que 1'on sait. En prenant les précautions nécessaires, i1 est possible dtappliquer cette substance sur une éche1le restreinte, peut être en utilisant le protocole déjà élaboré par 1e Progranrme. LrOMS a répondu que lradministration de la suramine pose drénormes problèmes de logistique étant donné qurelle nécessite un cycle de sept injections intraveineuses hebdomadaires; Èoutefois, on pourrait 1ruÈiliser lors du traitement individuel plus poussé. 8.I7 En réponse à des questions, 1'OMS a précisé quton ne sait pas encore si 1'un ou ltautre des médicaments peut être administré en une seule dose. Le mébendazole, par exemple, exige deux ou trois semaines de traitement et, pour le seul essai de flubendazo1-e, il a fallu administrer cinq injections à inÈervalles dtune semaine, encore qutun seul traitemenÈ serait possible si lton disposait dtune formulaÈion acceptable. L'ivermectine pourrait probablemenÈ être administré en une seule dose, mais son utilité nta pas encore été mise en évidence. Iæs composés Ciba-Geigy sont efficaces en cures d'une dose par jour pendanÈ cinq jours chez ltanimal. Un traiÈemenÈ en une seuLe dose serait idéa1, mais un protocole ne dépassant pas une dose par jour pendant cinq jours nten demeurerait pas moins une proposition réalisable. 8.18 QuanÈ à Ia question du consentement éclairé qu'i1 faudrait recueillir avant toute utilisation de médicaments dans des essais cliniques, ltautorisetion doit être obtenue du Comité du Secrétariat OMS pour Ies recherches impliquant des sujets humains (SCRIUS), et du gouvernemenÈ du pays concerné. Le chercheur clinique assume ensuite la responsabilité dtadministrer ou non le médicament à tel ou tel individu. Lrusage est soiE de traiter un malade présenÈanÈ des signes ou des sympËômes dlonchocercose, soiÈ de se rendre dans un village et droffrir de soigner 1es personnes atteintes de la maladie. Les conditions du traiÈement et Iteffet escompté du médicament sont expliqués aux personnes concernées en présence du chef de village. Seuls sont admis à participer à ltessai les hommes adultes par ailleurs bien Portants. JPCI3 Page 26 8.19 Une sormne de US $SOOO a été allouée au renforcement des activités cliniques au Togo(Dr Schulz-Key, Tübingen), et plus précisément pour ltexamen des nodules de malades Èraités avec une nouvelle formulaÈion de mébendazole à Lomé et à Tamale (Ghana). Une sormne de US $20 000 a été attribuée pour une étude effectuée au Ghana sur 1es effets de llaction microfilaricide du mébendazole sur le segment postérieur de lroeil (Dr Taylor, Baltimore). 8.20 Le représenÈant de 1a République fédérale dtAllemagne a indiqué que son Gouvernement avait entrepris à lrlnstitut national dtHygiène de Lomé un progranme bilatéral destiné à effectuer des essais de médicamenÈs, des recherches parasitologiques et des nodulecËomies de masse, ainsi qurà favoriser 1a mise sur pied drun institut de recherche dans un Pays participant. Malheureusement, le prografltrne a un an de retard sur le calendrier prévu en iaison de difficultés concernant 1a nomination dtun homologue national. Le représentant du Togo a dit que le problème esÈ maintenant rég1é et qurun homologue national a été normné. TDR poursuit actuellement, à ce même institut, une étude sur les raPPorts enÈre lronchocercose bovine et humaine. Le Directeur du Programme a fait ressortir 1lintérêt que 1es retombées de telles acÈivités bilatérales peuvent présenter pour 1e Programme. 8.21 Le Comité a approuvé la structure de gestion proposée pour le projet de chimiothérapie bien qutun représentant ait estimé que sa complexité risque de faire obstacle à des décisions rapides. Le DirecEeur de TDR a précisé que 1e rapport du Groupe de travail a été débartu de façon approfondie au Progranrne spécia1. TDR juge les propositions réalisables et en accepterait volontiers les responsabilités, si te1le est toutefois la décision du CCP. Lrapparente complexité de la strucÈure de gestion tient en partie à la description des procédures normales de consultaÈion. Les décisions et les mesures Peuvent être prises rapidement, mais i1 est nécessaire qutelles soient ensuite examinées par drautres organes, dans un souci de responsabilité et drévaluetion. Si lron se fie à ce qui srest passé pour 1e B.t. H-14, la structure n'empêche pas une découverte dratteindre le stade de 1'uEilisation opérationnelle en quatre ans. La possibilité de conflit à laquelle le CCE a fait allusion esÈ très improbable, et I|OMS est en mesure de mobiliser ses moyens humains selon les besoins, indépendanment de 1tétiquetEe adminisËrative de tel ou Èel exPert. 8.22 Un représentant a rappelé que la Conrmission indépendante avait proposé que 1'on insfitue un compte spécial de manière à permeÈtre à des Donateurs exÈérieurs au Prograrmne de contribuer spécialement à 1a mise au point de médicaments; un autre représenÈant estime qutun tel compte seraiË susceptible drattirer les fonds dont on a tant besoinl ainsi, certaines des grandes fondations privées pourraient se sentir libres de conEribuer. 8.23 De lravis du représenEant de la Banque mondiale, il serait inopportun de créer un fonds spécia1 pour la chimiothérapie, bien que toutes les activités de recherche puissent figurer dans une seule section du budget. En revanche, on pourrait effecÈivemenE créer un compte spécial qui aurait des chances d'attirer des fonds extérieurs provenant dtorganismes qui ne souhaitent pas faire partie du Programme. 11 ne serait certainement pas souhaitable que des membres du CCP affectent leurs contributions à des activités particulières car, dans ce cas, Ie choix des priorités nraurait plus de sens. JPCI3 Page 27 9 RAPPORTS DU BENIN, DU GHANA ET DU MALI SUR LE DEVELOPPEMENT SOCIO'ECONOMIQUE PoinÈ 9 de lrordre du jour 9.1 PrésenÈant le rapport de son pays (documenÈ JPC3.4A), le représentant du Bénin a indiqué qutil contenait deux parties : un inventaire des projets en cours menés dans 1es zones libérées de ltonchocercose dans Ie cadre du plan national de dévelopPement; et une description des mesures visant au développemenÈ de ces régions, prises par la ce1lule qui en est chargée au sein du MinisEère du Plan. Dans un souci dtautosuffisance alimentaire' on a mis lraccenÈ sur les projets agricoles; drautres projets concernent lrhydraulique villageoise. Un cerÈain nombre de centres de santé corrmunaux et de districts sonÈ actuellement en construction avec ltaide de pays Donateurs, et lron a formé des agents de soins de santé primaires. Deux grands projets sont en cours dans 1a zone dtextension du Progranrme : le complexe sucrier de Savé et la cimenterie dtonigbolo. La cellule créée au Ministère du Plan a pratiquement achevé son étude socio-économique des zones couvertes par le Progranrne et les résultats seront disponibles en avril 1983. Trois zones pilotes ont été créées dans lesquelles des solutions aux problèmes de 1réloignement, de lrapprovisionnement en eau, de 1a santé et de 1téducation vonÈ être recherchées avec 1a parEicipation des populations locales. Un projet de plan de développement intégré a été dressé pour ces zones, et une réunion des personnels de différents $ervices intéressés, à laquelle participeront 1e PNUD et la FAO, va être organisée pour élaborer une stratégie. A cet égard, il fauÈ se féliciter de 1a nomination drun chef de lrUnité de Développement économique du Programme. 11 faut que cette unité dispose de moyens suffisants pour jouer un rô1e dans la coordination, la formation et la coopération technique, et pour établir un lien entre les GouvernemenÈs participants et les Donateurs pour le financement des projets de développement. 9.2 Présentant le rapporÈ de son pays (document JPC3.4B), le représentant du Ghana a rappelé qutun Secrétariat national à lrOnchocercose a été créé en 1975 pour étudier les possibilités de développement des zones couvertes par le Progranrne, promouvoir des acEivités de développemenÈ et jouer le rôle drorgane national de coordination. Les principaux organismes naÈionaux engagés dans ltaction de développement socio-économique sonÈ le Progranrme intégré rural de 1a Région Nord (NORRIP), 1e Progranrme de développement agricole de la Haute-Région (URADEP), et la Farmers Service Company (rAScolt). A condition d1être correctement mises en valeur, les deux régions pourraient produire suffisanrnenÈ de denrées alimentaires pour nourrir Le Ghana. Le rapport Eraite drun certain nombre de conditions nécessaires Ee1les que lteau saine, les denrées alimentaires en quantité suffisanÈe, les équipements sanitaires et 1réducation. A propos du projer cHAlSO/021 (p. 8 du rapport), qui a été suspendu, il convient drajouÈer qutune équipe de la FAO a repris le travail consistant à réviser le document de projet. Le rapport traite succinctement de la partie du Ghana comprise dans la zone drextension sud. 11 reste beaucoup à faire dans Les zones libérées de lronchocercose et le Ghana continuera à rechercher davantage de soutien technique, financier eÈ moral. A cet égard, lrUnité de Développement économique du Programme devraiÈ favoriser une étroite coopération et 1téchange drinformations entre les pays, et également organiser des voyages dtétudes et des réunions pour débattre de problèmes cortrnuns. 9.3 Présentant le rapport de son pays (document JPC3.4C), le représenÈant du Mali a précisé que le travail de constitution drune banque de données sur Ia zone onchocercose a progressé avec lrachèvement des prises de vues et ltanalyse des photos aériennes à trois échel1es différentes. Les informations obËenues storganiseront autour de quatre grands thèmes : cours dreau, terres cultivables, ressources forestières et possibilités drutilisation des so1s. Ces informations sont complétées par des enquêtes effectuées par 1a ce11u1e nationale de planificaÈion du développement socio-économique des régions assainies.Toutefois, la méthodologie utilisée prend du temps et les activités 1iées à la stratégie de développement intégré du l-{ali ont pris de lravance. La cellule nationale a entrepris un cerÈain nombre de petits projets au niveau du village en vue de parvenir à une occupation et JPC/3 PaSe 28 à une utilisation rationnelles des terres assainies, particulièrement dans un certain nombre de zones pilotes. Ainsi, un périmètre de terres culÈivables est atÈribué à chaque village, des puits équipés de pompes y sont installés et des rnoulins à céréales sont fournis aux collectivités. Un groupe interdisciplinaire de développement économique des zones assainies a été mis sur pied. On se propose drétendre 1es activités entreprises dans 1es villages pilotes à Itensemble de la zone onchocercose. La banque de données, dès qurelle aura été entièrement constituée, contribuera à lrobÈention des fonds dont on a tant besoin pour le programme mené au Ma1i. Lraide du Comité est ardenment souhaitée. I1 est bien certain que 1es pays participants éprouveront des difficultés à assumer 1a responsabilité de 1a lutte contre Itonchocercose à moins que la conrnunauté internaÈionale ne 1es aide en leur fournissant 1es ressources considérables dont i1s ont besoin, peut-être par lrintermédiaire des fonds nationaux pour 1'onchocercose. I1 faut doter ItUnité de Développement économique du Programme de moyens suffisants pour aider les pays en matière drenquêtes, de formation, de financement des projets, etc. 9.t+ Le CCP a félicité les pays concernés des progrès réalisés en matière de qualiré et de présentation des rapports. Ltinsertion de cartes est une excellente chose. Dtune manière générale,1es demandes précédement présentées par le Comité sont désormais satisfaites. Cette question acquiert de plus en plus drimportance; le dévelopPement économique des régions assainies est un objectif fondamental du Programme et i1 faut stattacher à suivre les progrès réalisés afin de garantir un appui de 1a Part des Donateurs. 9.5 11 a été suggéré de donner davantage d'orientations quanÈ à la présentation des rapport.s, eL lron a soutenu que ltinclusion dtanalyses coût-avantages PermettraiE de mieux se- rendre compte des effets économiques du Programme. D'autres orateurs ont estimé que Eoute tentative visant à produire des documents de type de financemenE bancaire Pour Ie CCP ntaboutirait qutà solliciter exagérémenE les ressources des pays; i1 faut que les rapPorEs définissent les acEivités des pays dans leurs grandes lignes, sans entrer dans les détai1s. Des études coût-avanEages seraient dans bien des cas prématurées, mais i1 pourrait être possible dty joindre périodiquement des analyses de projeEs particuliers. 9.6 Un représentant a demandé pour quelle raison le Programme ne se borne pas à lutfer contre 1a maladie, laissant le développement socio-économique à dlautres organismes bilatéraux ou multilatéraux. Le Directeur du Programme a convenu que, bien que la santé et le développement soient inextricablement 1iés, 1e rôle du Progranme consiste à lutter contre Ia maladie afin de rendre aux pays les vallées fertiles pour qu'ils les mettent en valeur eux-nêmes. Les rapports ne visent pas à sollicirer des fonds mais à rendre compte des p.ogr6" réa1isés.t-it appartient aux pays qui sollicitent des crédits de sradresser directement aux Donateurs. Une réunion aura lieu pour débattre de façon plus approfondie de 1a présenËation des raPPorts. g.7 Le représentant de la Banque africaine de Développement a précisé que ce Sroupe bancaire a participé au Programe parce qutil nta vu aucun autre moyen de réaliser i;ofrl""tif àe mise en valeur des zones touchées par la maladie. La Banque africaine de Déveioppement et le Fonds africain de Développement sont disPosés à aider les études de préinvàstissemenEs ainsi qutà collaborer au financement et à ltexécution des projers. B..,q,r" souhaite être saisie de demandes dtaide pour des projets mûrement réfléchis dans régions assainies. La 1es JPC/3 Page 29 9.8 Les participants se sont félicités de Ia nomination d'un chef à la tête de lrUnité de DéveloppemenÈ économique. Plusieurs orateurs ont formulé des observations sur 1e rôle de cetÈe Unité, demandant instarmnent quron la dote de moyens suffisants pour stacquitter de son prograflme de travail. LrOMS a dit que le Comité des Agences parrainartes devait se réunir au débuÈ de 1983 pour redéfinir les activités et le programne de ltUnité. Ltexécution des reconrnandations du CCE (documenË JPC3.3, paragraphes 111-113) sera envisagée lorsque 1e progreflEne de ItUnité aura été élaboré, en consultation avec les Pays participants. LrUnité fera certes son possible pour aider les pays à exploiter toutes 1es potentialités des régions assainies mais les activités de développement proprement dit excèdent Le rô1e qui 1ui est imparti. 10. PLAN DTACTION ET BUDGET DU PROGRAI'{ME POUR 1983 : PoinE 10 de l'ordre du jour 10.1 Pour Itexamen de ceÈte question, le Comité a disposé du plan dracÈion et budget pour 1983 (documeût JPC3.9) ainsi que d'un résumé des dépenses de 1981 auquel était joint le rapport du Corwnissaire aux CompËes (documenÈ JPC3.10). 10. 2 de US Le taux dtexécution du budget pour 1981 a avoisiné les 100 7. avec des dépenses totales $fo 0+O 363 pour un budget approuvé de us $f0 0S: 0oo. 10.3 PassanÈ en revue 1es dépenses de 1982, LTOMS a précisé que 1e budget global de US $18,8 millions sera exécuté à hauteur de quelque 92 %; lrexécution du budget principal sera praÈiquemenÈ complète mais on ntaura pas tout dépensé pour les quaÈre activités supplémentaires approuvées à la précédente session du Comité (nouvelles études dans la région du Bassin du fleuve Sénéga1, recherches sur 1a chimiothérapie, criblage accé1éré des larvicides et poursuite des travaux dans les zones drextension sud). La campagne dtéconomies internes stesÈ poursuivie. Bien que le Progranrme ait affectué des achats drinsecticide plus imporEants que prévu initialement, il a bénéficié de taux de change favorables pour les régler. Les crédits non dépensés en 1982 feront lrobjet drun report au Fonds pour ltOnchocercose. 10.4 Les prévisions budgéÈaires pour 1983 de US $fZ SSO 800 correspondent à la poursuite des activités dans ltaire actuelle du Prograrmne ainsi qutau criblage accé1éré des larvicides. Les budgets relatifs au projet drextension vers lrouesÈ et aux recherches sur 1a chimiothérapie ont été présenÈés séparément, alors que les prévisions relatives à lrentretien de lrinfrastructure et aux travaux de recherche dans Ia zone drexEension sud figurent respectivemen! dans un addendum au budget principal et dans le document JPC3.5. 10.5 Le budget ne comporte pas de crédits pour ltengagement du personnel de catégorie professionnelle supplémenÈaire proposé par le CCE, mais les prévisions pour les consultants à court terme sont en très nette augmentation, particulièremenÈ pour la recherche. Les postes administratifs de catégorie professionnelle ont été ramenés de 10 à 8. Les postes des services généraux sonE en légère augmenËaÈion. Le parc de véhicules a été réduit de 5 7. et on envisage de nouvelles réductions. La progression de US $1,2 million des prévisions de dépenses pour la lutte antivectorielle s'explique par des augmentations de coûÈ normales, des postes professionnels supplémentaires, une augmentation du nombre des heures de vo1 de 7500 à 7700 du fait dtune plus grande quantité drinsecticide à appliquer, un relèvement des indemnités journalières versées au personnel des services généraux et des dépenses dréquipement de US $200 000 pour Ia construction drune nouvelle base aérienne à Sara-Kawa(Togo). JPC/3 Page 30 10.6 Ainsi, les prévisions dtun montant toEal de US §ZZ St+Z 000 se répartissent en un budget principal, qui couvre également 1e criblage accé1éré des larvicides' deÜ;-§1t iiô eôô (âo.,r*".tt Jpc3.t); us $704 100 pour lrenrretien des infrastructures, les activités en cours et les services (documenE JPb3.9, Addendum) et US $zOO OOO pour 1a .""tu."tr. (document JpC3.5) dans la zone dtextension sud; US $3 450 000 pour 1a recherche en chimiothérapie (documenr JPC3.7, Rev. 1) et US $o:z roo pour des travaux préparaÈoires relatifs à ltextension vers ltouest (document OCP82.7). 10.7 Les projections pour les Erois prochaines années (1983-1985) indiquent que les dépenses du budget principal ainsi que les prévisions concernant Le maintien des activités aans la zone dtàxtension sud demeureront dans la limite du chiffre directeur de US $115 millions pour la Phase II. TouËefois, si lron projette sur 1a même période 1es sornmes demandées pour la recherche en chimiothérapie et pour lrexÈension vers lrouest, crest un ËoEa1 suppiémentaire de US $ff ZfS 600 qui sera n6cessaire jusqu'à 1a fin de la Phase II. 10.g Le Comité a noté que les opérations représentent une part croissante des prévisions budgétaires, ce qui témoigne dtune approche pragmatique, et que des mesures ont été prises en réponse aux observations du Commissaire aux comPtes' 10.9 Un représentant a suggéré que les tableaux budgétaires comportent une colonne indiquant les dépenses rée1les et 1es chiffres approuvés pour ltannée précédente, avec quelq,res mots expliquant 1es différences. LrOMS a précisé quten ce qui concerne les ope..tiorr. et 1tàntretien en 1981, lrexcédent des dépenses rée1les Par raPPort aux dépenses appro,..,vées résu1te dtune sous-estimation qui stest produite lors de 1a préparation des chiffres. 10.10 En réponse à des questions, IiOMS a précisé quten ce qui concerne 1a lutte antivectorielle (tableau IV) ltaugmentation proposée des frais figurant à 1a rubrique[Bâtiments" correspond à un crédit exceptionnel de US $200 000 pour 1a construction d'un nouveau hangar aérien à Sara-Kawa (togo) dans le cadre du transfert de la base opérationnelle de Tamale. Ce chiffre comprend 1es honoraires drarchitecte, ltalimentation en eau et en électricité, 1a construcCion du hangar proprement dit. 10.11 Les différences que lton observe d'une année à ltautre dans 1es chiffres correspondant aux insecticides "te*piiqrrent par 1tévolution du Progranrne. En effec' Pour 1982 et 1983, i1 reste des stocks suffisants de téméphos et de chlorphoxime provenant de conmandes antérieures, en partie par suiÈe de changements drinsecticide consécutifs à lrapparition dtune résistance, et il faudra seulement acheter du Teknar en 1983. En revanche, ces dépenses progresseront beaucoup en 1984 et 1985, époque à laquelle Ëous les stocks devront être reconstitués. Les chiffres nront trait qutaux insecticides à utiliser dans ltaire actuelle du programme. Une surveillance régulière montre que le téméphos et le chlorphoxime stockés conservent toute leur efficacité. 10.I2 En ce qui concerne ltobservation du Cormnissaire aux Comptes relative aux procédures de comptabilisation des sËocks drinsecticide (document JPC3.10), ITOMS a expliqué que 1e carturant et f insecticide sont conservés dans 140 points de stockage répartis dans toute ltaire du Prograrmne, étant donné que hélicoptères et avions, lorsqulils sont en mission deÈraitement, doivent se poser toutes les deux heures pour faire 1e plein. Pour chaque mission, le pilote inscriÈ le temps de vol et la quantité drinsecticide épandue. Chaque fois qutil atterrit, i1 consigne 1es quantités de carburant et dtinsecticide chargées et celles qu'i1 laisse. Ces relevés sont conservés à Ouagadougou et dans chaque base aérienne, 1 et lron met lrinventaire à jour chaque mois. Toutefois, crest un besogne complexe; chaque année, le Progranune emploie 300 000 litres drinsecticide livrés en fût de 55 litres(téméphos et chlorphoxime) ou de 20 litres (Teknar). JPC I3 Page 31 10.13 Un représenÈant a demandé corment ltUnité dtEvaluation épidémiologique étudiera les autres malaàies associées à lronchocercose ou drautres problèmes de santé publique (Plan drAction, p. 10) et combien de temps eE drargent leur seront consacrés. L|OMS a répondu que des dispositions ont été prises pour que de telles études soient enÈreprises dans le cadre des activités de recherche et de surveillance épidémiologiques. 10.14 En réponse à une question, LtOMS a précisé qutun projet piloÈe de télétransmission des données hydrométriques sere entrepris de telle sorte que 1'épandage puisse se fonder sur des lectures âté"t"1t". de crue actualisées; i1 srensuit que la quanÈité de larvicide nécessaire pourra être calculée de façon plus précise, les risques de sous-traitemenÈ ou de surtraitement évités et les vols et tiaitemenÈs inutiles éliminés, ce qui se traduira Par des économies. La mémorisation informatique et 1'analyse des données dropérations aériennes stavèrent nécessaires en raison de la masse drinformations accumulée et des fréquenÈes demandes de renseignemenÈs relaÈifs à la gestion. 11. FINANCEMENT DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LTONCHOCERCOSE : Point 11 de lrordre du jour 11.1 Pour ltexamen de ce point de lrordre du jour, un tableau résumant de 1a Phase II et les besoins budgétaires futurs jusqutà la fin de cette remis aux participants. Les dépenses passées phase (1985) a éÈé 11.2 Le représentant de la Banque mondiale, formulant des observations sur ltinsuffisance des engagements pour couvrir les opérations jusqutà la fin de 1a Phase II, a indiqué qutafin de financer le budget ordinaire du Prograrmne pendant 1es trois prochaines années, i1 faudraiÈ US $7,5 millions de plus. Les activités de chimiothérapie projetées nécessiteront un autre supplàment de US $fO,S millions. C'est donc eu total plus de US $18 millions qu'il faudra réunir avant que 1'on puisse envisager drentreprendre des âctivités dans les zones drextension sud et ouesÈ. La Banque nten serait pes moins prête à donner son accord au principe des exÈensions. Elle porteraic ses contributions de US $2 millions à US $2,5 millions au cours de chacune des Èrois années restantes de la Phase II. 11.3 Le représenÈant du Koweït a indiqué que son pays fournirait US $O mittions pour 1a deuxième phase. 11 envisagerait également de prendre en charge une part du coût supplémentaire représenté par 1a mise au point de médicaments et de larvicides et par les extensions proposées proportionnelle à sa part dans 1e coût total de la Phase II. 11.4 Le représentant du Royaume-Uni a indiqué que, sous réserve de lrapprobaÈion du Parlement, son Gouvernement porterait sa contribution à 500 000 livres sÈerling en 1983, eÈ à une somme éga1e ou légèrement supérieure en 1984 et 1985; cela représente une contribution supplémenÈaire toÈe1e dtenviron US $1 miLlion pour la Phase II, afin dtaider le Progranme à assurer sa situation acÈuelle et à progresser selon les priorités convenues. 11.5 Le représentanË des Pays-Bas a rappelé que son pays a déjà décaissé 75 Z de sort annonce de 27 millions de florins néerlandais pour 1a Phase II, 1e reliquat de 25 % devant être versé en 1983. Tout à fait draccord avec les priorités fixées par le CCE, il a insisté sur 1e fait que lressentiel de lreffort de financement serait nécessaire pour protéger ltacquis et a demandé que 1a Banque mondiale fasse de nouveaux efforts pour élargir la conmunauté des Donateurs appuyant le Progranrne. Les Pays-Bas souhaiteraient débattre du financement à long terme avant la cinquième session du CCP en 1984 et aimeraient beaucoup avoir un plan détai11é du transfert des responsabilités. JPC/3 page 32 11.6 Le représentant des Etats-Unis dtAmérique a précisé que son pays verserait sa contribution annoncée de US $2 millions pour 1983 et lraugmenterait dtune rallonge de US $500 000 qui en porterait le total à US $2,5 rnillions pour 1983. Sous réserve de pouvoir disposer des crédits nécessaires, son pays se propose de maintenir son soutien à ce nouveau n ive au. 11.7 Le représentant de la France a informé 1e Comité que son pays continuerait à fournir 5 millions de francs français par an pendant la Phase II. Eo appuyant Ie principe dtune extension vers lrouest son pays estime qu'il est essenÈiel de faire 1e maximum pour préserver I tacquis. 11.8 Le représentant de 1a République fédérale dtAllemagne a dit que son pays fournirait une nouvelle sonnne de 2,5 millions de marks en 1983 pour appuyer les activités selon 1es priorités reconnnandées par le CCE. 11 se déclare favorable à une extension de lraire du Programme dès que les conditions nécessaires auront été remplies et que lton disposera des fonds voulus. 11.9 La représentante du Canada est disposée à accepter le principe d'une extension vers lrouest, dans le cadre des priorités fixées; toutefois, elle a insisté sur la nécessité dtentreprendre une étude du financement à long terme du Progranrme. Outre les 6 millions de dollars canadiens qutil stest engagé à verser pour la Phase II, le Canada stefforcera de fournir chaque année 1a contribution supplémentaire spécia1e de 200 000 dollars canadiens qutil a versée en 1982, sous réserve dtune aPProbation du ParlemenË. 11.10 Le représentanÈ de LrArabie Saoudite a précisé que, depuis la deuxième session du CCP, son pays a annoncé un nouveau don de US $10 millions qui sera versé en cinq annuiEés de US $i âittio.r. au cours de la période de cinq ans co.*ençant en 1982; ainsi, US $8 millions serong versés pendanË la Phase II eÈ 1e reste pendant la troisième phase, sous réserve d'approbation. Ce don est desËiné aux opérations actuelles et aux priorités supplémentaires fixées par le CCE. 11.11 La représentante de la Belgique a précisé que son pays apporterait en 1982 une conrribution de 25 millions de francs belges, soit 10 Z de plus qu'en 1981. La Belgique espère continuer à relever légèrement sa contribution pendant le reste de la Phase II. 11.12 Le représentanÈ de la Banque africaine de DévelopPement a dit que 1a BAD continuerait à apporËer une contribution de US $SOO OOO par an pendant le reste de la deuxième phase. E1le exercera également son rô1e de source de financement (en dernier ressort) de projets de développement économique dans les régions libérées de llonchocercose. 11.13 Le représenÈant du PNUD, appuyant une intensification des recherches sur les larvicides et la chimiothérapie ainsi que 1es extensions au sud et à 1'ouest, a confirmé la contribution du pNUD de US $3 millions pendant 1a Phase II, quril propose de majorer de quelque 20 Z. 11.14 Le représentang de la Suisse a appuyé 1es activités prioritaires définies par le CCE, y compris lL principe drune extension vers lrouest comportanÈ des activités limitées dans la ,o.r" à.r question au cours des trois prochaines années. Sous réserve dtune approbation duparlemeni, la Suisse continuera à apporÈer une contribution se situant dans la limite de son annonce de 12 millions de francs suisses pour 1a Phase II; elle fournira également 3 millions de francs suisses pour Ies activités supplémentaires. JPCI3 Page 33 11.15 LTOMS, rendent compÈe de 1rétat du recouvrement des contributions des Pays ParticiPants' a indiqué que toutes les contributions pour 1980 étaienÈ meintenent versées, qu'un,pays ntavaiÈ toujours pas versé 35 7" de sa contribution pour L981, et que quatre pays nrétaient Pas encore à jours pour 1982. Cependant, la contribution dtun pays "r.it été-versée ailleurs eÈ des mesures étaienÈ prises pour recouvrer 1a sofltrne en question. 11.16 Le représentant de la Banque mondiale a remercié les contributeurs de leurgénérosité; i1 a estimé le financement supplémentaire annoncé pour la Phase II à quelque US $9r5 millions. Crest une sortrne suffisante pour démarrer 1es recherches sur Ia chimiothérapie mais non les opérations drextension. En supposant que le CCP approuve leprojet de budget, la Banque cherchera à obtenir drautres fonds pour combler 1a lacune dans 1e financement des recherches sur la chimiothérapie et pour entreprendre les travauxpréliminaires relaÈifs aux extensions. 11.17 En réponse à des questions, 1e représentent de 1a Banque mondiale a convenu qutil éÈait nécessaire de disposer drun tableau complet des coûts estimaÈifs à moyen terme et àlong terme du Programme. 11 pourra stavérer possible de scinder certains éléments de programme pour une assistance bilatérale ou des contributions extérieures. I1 a demandé quton veuille bien lui faire part des pays ou institutions susceptibles d'êEre des Donateurs. L2. CONCLUSIONS ET DECISIONS 12.1 A lrissue de ses débats, le CCP est parvenu au consensus suivant (1) Le CCP partage le point de vue exprimé dans le budgeÈ du Programne concernant lrimportance drune accé1ération des recherches sur 1es larvicides. (2) Le CCP reconnaît également f importance capitale de la mise au point de médicamenEs, en complément de lraction larvicide. En conséquence il approuve la mise en oeuvre du.prograrrne de chimiothérapie proposé au cours de 1a Phase II, même si son financement n'est pas encore totalement assuré, étant donné que les réserves limitées dont on dispose actuellement auÈorisent à prendre un te1 risque. (3) Le CCP reconnalt lrimportance et 1a haute justification de lrextension ouest ainsi que celle de lrextension sud. L'insuffisance des fonds, le besoin de renforcement du Prograrmne et certaines conÈraintes empêchent cependanÈ dans 1a phase acÈue11e dtentreprendre simulÈanément ltensemble des acÈivités requises. Le CCP décide quril convient de donner la plus haute priorité au financemenÈ nécessaire à ltachèvement de la Phase II avant de consacrer des fonds à 1a chimiothérapie et aux extensions. Le CCP réaffirme son accord deprincipe à 1'extension sud mais reconnalt que sa réalisation peut difficilement être entreprise avant 1a fin de la Phase II. I1 donne son accord au principe de ltextension ouest. Cependant, la mise en oeuvre de cette extension est étroitement 1iée à un certain nombre de facteurs et notamment : (i) à la faisabilité technique; (ii) à lrobtention de ressources financières et de ressources humaines permettant de renforcer 1e Progranrme I JPC/3 Page 34 (iii) à 1télaboration dtune stratégie à long terme pour le Prograrnme. I1 semble donc difficilement envisageable dtentrePrendre ces extensions avant lrachèvement de la Phase II. (4) La Banque est priée dtintensifier son action de collecte de fonds afin de 1ui permeÈtre de financer, Ie cas échéant, les acÈivités Préparatoires à ces permettre leur mise en oeuvre irrnédiate, le moment venu. extensions et (5) Afin dtaider la Banque à recueillir les fonds nécessaires à LtexécuÈion de la Phase III le CCP demande également que le Progranrme établisse une prévision financière à long terme pour lrensemble du Progranrme, en tenant compte du transfert des responsabilités dans 1es zones protégées et des extensions dans de nouvelles zones. (6) Enfin le CCP approuve le budget présenté dans les documents budgétaires. 13. DATE ET LIEU DE LA QUATRIEME SESSION DU COMITE 13.1 Le Comité a accepté avec gratitude lrinvitation du Gouvernement de la France à tenir sa quatrième session à Paris, au début de décembre 1983. 14. CLOTURE DE LA SESSION: PoinÈ 13 de l'ordre du jour 14.1 Les participants ont fé1icité le Président de 1a maîtrise remarquable avec laque1le i1 avait dirigé 1a réunion, et remercié le Gouvernement eË le peuple du Mali de leur hospiraliré. 14.2 Dans son allocution de clôture, 1e Président a déclaré que 1a session avait été marquée par une volonté de protéger et de consolider ltacquis du Programme malgré des moyens limités. Parallèlement, les décisions prises par le Comité en ce qui concerne les priorités traduisent 1e souci qutil a d'une réussite complète de lraction entreprise. 11 convient de féliciter les différenÈs partenaires ainsi que l.e Directeur du Programme de 1a collaboraEion efficace qu'i1s apportent à une remarquable action collective. 14.3 Le Président a déclaré close la troisième session du Comité conjoint du Prograrmne. 15. VISITE AU BARRAGE DE SELINGUE 15.1 Le lundi 6 décembre, les participants ont eu l'occasion de se rendre à Sélingué où ils onÈ pu visiÈer le centre de santé et le barrage puis assister à une démonsÈration dtépandage drinsecticide par un avion et un hélicoptère. JPC/ 3 PaSe 35 ANNEXE I ORDRE DU JOUR 1. Ouverture de la session 2. ELection du Bureau 3. Adoption de lrordre du jour 4. RapporÈ dractivité de lrOrganisation mondial-e de 1a Santé pour 1982 5. Rapport du Comité consulÈatif drExperts 6. Progranune de recherche accélérée sur les larvicides anti-simulies 7. Projet pour Ia chimiothérapie de lronchocercose 8. Extensions : Etudes complémentaires en zone drextension sud Propositions pour une extension vers lroueet 9. Rapports du Bénin, du Ghana et du Mali sur 1e développement socio-économique 10. Plan d'Action et Budget du Prograrmne pour 1983 11. Financement du Progranme de LutÈe conÈre lrOnchocereose 12. QuesÈions diverses 13. Clôture de la troisième session JPC/3 Page 36 ANNEXE II LISTE DES PARTICIPANTS COUVERNEMENTS PARTICIPANTS République populaire du Bénin Son Excellence le Capitaine Philippe Akpo Ministre de la Santé publique M. Aquilas S. Doumatey, SecréÈaire adminisÈratif, Comité national de Lutte contre lrOnchocercose M. Kaddi Agbede Membre de la Ce11ule Onchocercose, Ministère du Pl.an, de 1a Statistique et de lrAnalyse économique Côte dt lvoire Son Excellence Monsieur Lezéni Coulibaly Ministre de Ia Santé publique et de la Population Dr Ibrahim Koné Directeur des Relations inEernaÈionales, Ministère de La SanÈé publique et de 1a Population Dr Fé1ix Série Inspecteur général de la SanEé, Ministère de la Santé publique et de 1a Population l&ne Emissah-Cissé HouLémaÈou DirecÈrice des Statistiques sanitaires M. Seydou Traoré Sous-Directeur des Investissements Ghana Dr Yaw Aboagye-Atta Ag. Director of Medical Services, Ministry of Health Mr J.K. Fosu Executive Director, National Onchocerciasis SecreÈariat, Ministry of Finance and Economic Planning JPC/3 Page 37 ANNEXE II Haute-Vol Èa Médecin Lieutenant-Colone1 D. I^Iédraogo Secrétaire général de la Santé publique Ma 1i Son Excellence le Docteur NrGolo Traoré (président du CCp) Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales M. Sékou Soumano Conseiller technique, Présidence du GouvernemenÈ Dr Seydou Ousmane Diallo Conseiller technique, Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales Dr Gaoussou Traoré DirecEeur national de la Santé publique M. Bandiougou Gakou DirecEeur de la Ce11ule de Planification des zones 1ibérées de lronchocercose Dr Sidi Adama Konaré Chef de la Division de liEpidémiologie et de la Prévention, Direction nationale de la Santé publique Niger Dr lbrahim Alfa Cissé Directeur de lrHygiène et de la Médecine mobile, Affaires sociales Ministère de la Santé publique et des Togo Dr Messan T. Houénassou-Houangbé DirecEeur général de la Santé publique JPC/3 Page 38 ANNEXE II PARTIES CONTRIBUANTES Allemagne, Répu.blique fédéra1e d' Dr Eberhard Killinger Deputy Head, International Section, Federal Ministry for Economic Cooperation Dr U.K. Brinkmann Iechnical Adviser, German Agency for Technical Cooperation Arabie SaoudiÈe M. Salih A1-Dukhayel Administrative Adviser, Ministry of Finance Banque africaine de Développement (BAD) Dr B. Teoume-Lessane Principal Health Expert Be lgique )tne S. Vervalcke DirecEeur d'Administration, Direction de 1a Coopération multilatéra1e, Ministère des Affaires étrangères et de 1a Coopération au Développement, Administration général-e de 1a Coopération au Développement Canada l&ne Elizabeth Racicot Chef de section, Programme des NaEions-Unies, Agence canadienne de DéveloppemenE inÈernat ional È1. Jean Couturier Agent principal de Programmes, Progranrme des Nations-Unies, Agence canadienne de Développement internat ional JPCI3 Page 39 ANNEXE II EÈats-Unis drAmérique Mr John Rose Project Manager, Agency for InÈernational Development Dr J.L. SEockard Medical Officer, Africa Bureau, Health and Nutrition Division, Agency for International Development Franc e M. René J. Courty Sous-Directeur, Ministère des Relations extérieures, Service de 1a Coopération et du Développement Dr B. Durand Sous-Directeur de 1a Santé publique et de lrAction sociale, Service de la Coopération et du Dével,oppement It al, ie Prof. Mario CoLuzzi Istituto di Parassitologia, Università di Roma Koweit Dr Abdul-Karim Sadik Economic Adviser, KuwaiÈ Fund for Arab Economic Development Dr Talaat Zaghloul Head, Insect and Rodent Control Division, Ministry of Health Dr Abdul-Azi-z A]-arzi Deputy-DirecEor, InfecÈious Diseases Hospital, Ministry of Health Pays-Bas Mr W. Knijnenburg Ministry of Foreign Affairs, DevelopmenÈ Cooperation with Africa JPC/3 Page 40 ANNEXE II Mr l,tr. J. Veenstra Coordinator, Special Prograrmnes, Ministry of Foreign Affairs, Development CooPeration Royaume-Uni de Grande-Bretegne et drlrlande du Nord Mr W. Hobman Head of Eastern and WesÈern Africa DePartmenE' Overseas Development Administrat ion Dr P. Haskell Director, Centre for Overseas Pest Research Suisse M. Claude Mottier Collaborateur, Section Afrique occidenEale, Direction de la Coopération au Développement et de ltAide humanitaire, Département fédéral des Affaires étrangères Prof. André RougemonÈ Faculté de Médecine, C'enève AGENCES PARRAINANTES organisation des Nations Unies pour lrAlimentation et ltAgriculture (rAo) M. T. Mukendi ReprésentanE de la FAO, Bamako M. P. Touadé Spécialiste régional en Production et Santé animale Banque mondiale (BIRD) Mr Bilsel Alisbah DirecEor, ÿJest Africa Progranrnes Mr J.P. DaillY Coordinator for Onchocerciasis, West Africa Progranrmes I Dr André Prost Public Health Specialist, Population, Health and Nutrition Department a JPC/3 Page 41 ANNEXE II Prog rartrne des Nations Unies Pour le Développement (PNUD) liI. Salif NrDiaye Chief, Division for Regional ProjecÈs, Regional Bureau for Africa Ilrs A. Dermner Regional Projects Officer, Regional Bureau for Africa orsanisation mondiale de la Santé (ouS) Dr Comlan A.A. Quenum Directeur, Bureau régional de lrAfrique Dr E.M. Samba DirecEeur, Prograrnme de Lutte contre lrOnchocercose SecrétariaË OMS Dr H. Agoua Entomologiste, Unité de LuÈte antivectorielle, Progranrme de LuEte contre lrOnchocercose Dr O. Ba Chef a.i., Unité dtEvaluation épidérniologique, Programme de LuÈte contre lrOnchocercose Dr D.A.T. Baldry Entomologiste, Progranme de Lutte conEre 1 t Onchocercose M. B. Colussa Technicien, Projet ICP/MPD/007, Bamako M. G.B. Cliff Chef des Opérations aériennes, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de LuEte contre I I onchocercose I11 1e ]'1. De sbo i s Progranrme de Lutte contre ltOnchocercose Dr A. Diallo Coordonnateur national des Progranrnes OMS, Bamako JPCI3 Page 42 ANNEXE II Dr B. Che f, O.L. Duke Infections f ilariennes, Progranrme des Maladies parasitaires, Siège OMS M. K.A. Equagoo Admini st ra teur du Budget et des Finances, Programme de LutEe contre ltOnchocercose Dr F. GlokPor Fonc tionnaire régional, Bureau régional de 1'Afrique Ù1. A. Groenendijk Directeur, Division du Budget et des Finances, Siège OMS Dr J. Grunewald Entomologiste, Unité de LuÈte anEivectorielle, Dr M. Karam Parasitologiste, Programme de Lutte contre ltOnchocercose Unité d'Evaluation épidémiologique, Programme de Lutte contre ltOnchocercose Dr R. Le Berre Entomologiste, Vecteurs et Ecologie des Vecteurs et Lutte antivectorielle, Division de 1a Biologie des LuEte antivectorielle, Siège OMS Dr A. O. Lucas Directeur, Programrne sPécia1 Siège OMS de Recherche et de Formation concernant les Maladies tropicales, ltne A. Mate Chargée de ltlnformation, Programme de Lutte contre lrOnchocercose Dr J.A. Odetoyinbo Chef d'équipe, Projet rcP/MPD/007, Bamako Dr B. Philippon Chef de ltUnité de Lutte anLivectorielle, Progranrme de Lutte contre lrOnchocercose M. P. Poudiougou Technicien, Unité de Lutte antivectorielle, Prograrnme de Lutte contre lrOnchocercose MI1e M.L. RavelonanosY Chargée de Programme, Progrannne de Lutte contre lrOnchocercose M. S. Sowah Entomologiste, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre lrOnchocercose JPCI3 Pege 43 ANNEXE II { M. K.P. Supthut Chef, Administration et Gestion, Progranrme de Lutte conÈre ltOnchocercose Dr C.-H. Vignes Conseiller juridique, Siège OMS M. I. Che f, Yaya Uniré de DéveloppemenÈ économique, Prograrnme de Lutte contre lrOnchocercose M. G. Zerbo Ent omologiste, Unité de LutÈe antivectorielle, Progranrme de Lutte conÈre lrOnchocercose AUTRES PARÎICIPANTS Comité consulta rif drExperts (CCE Dr P. Haskell(Delegation du Royaume-Uni de Grande-BreÈagne et drlrlande du Nord) Groupe écologique Prof. Dr. J.H. Koeman Head, Department of Toxicology, Agricultural University, Wageningen, Netherlands Prof- K.lü. Cunrmins Department of Fisheries and I^Iild1ife, Oregon State University, Corvallis, USA Bureau du Conunissaire aux CompÈes Mr J.14. Hirst Chief Auditor OBSERVATEURS Guinée Son Excellence le Professeur Mamadou-Kaba Bah Ministre de la Santé publique JPC/3 Page 44 ANNEXE II Dr Mohamed Kader Directeur généra1 des Services de Prévention Dr Yaya Kassé Directeur, Projet national onchocercose Guinée-Bissau Son Excellence Madame Carmen Pereira Mini.stre de 1a Santé publique eÈ des Affaires sociales M. Pierre Leduc Conseiller technique, MinisEère de 1a Santé publique et des Affaires sociales Sénéga1 Son Excellence }lonsieur Mamadou Diop Ministre de 1a Santé Publique Dr À. ItlrBaye Conseiller technique, l'linistère de la Santé publique M. J.M. N'DiaYe Médecin Chef, Service des Grandes Endémies, Ministère de 1a SanUé publique Sierra Leone Mr Sesay Haruna Rashid Chief tqeaicat Entomologist, Èledica1 Entomology Division, Ministry of Health Mal i Prof. AbdoulaYe Ag RhalY Directeur de lrlnsEitut national de la Recherche en Santé publique (INRSP) M. BassarY Touré Directeur généra1 adjoint, coopération internarionale, Ministère des Affaires étrangères M. Daniel Dansoko Directeur, Institut national 1a de Recherche zootechnique, forestière et hydrobiologique I 7I JPCI3 Pege 45 ANNEXE II Prof. P. Ranque Ecole nationale de Médecine et de Pharmacie du Mali Dr Boubacar A. Cissé Médecin Chef, Service de Dermatologie, Hôpital Gabriel Touré Dr Zacharia M. Maiga Epidémiologiste, Direction nationale de Ia Santé publique M. Bassirou Bah Conseiller technique, Ministère de lrEnergie et des Mines office de la Recherche scientifique et Èechnique Outre-Mer (ORSTOM) Dr D. QuillévéréDirecteur, Institut de Recherches sur 1a Trypanosomiase et lrOnchocercose Office de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre Ies Grandes Endémies (occcE) Dr Cheick Sow Secrétaire généra1 Comité permanent inter-Etats de Lutte contre 1a Sécheresse dans le Sahel (CILSS) Dr François Silou Conseiller OMS, Programme Eau-Santé-NutriEion, InsCitut du Sahel, Bamako 'a\ i ;t '4 a- t JPC/3 Page 46 ANNEXE III FONDS POUR LA LUTTE CONTRE L,ONCHOCERCOSE DU ].ET JANVIER 1974 AU 30 SEPTEMBRE 1982 (en millions de dollars US ) a Une partie de ce montant a été reçue en 1980 5' Contiibution de 1980 reçue en 1981; celle de 1981 reçue en 1982 ; y,compris US'$4 millions pour Le premier trimestre de 1980 A Contribution supplémentaire pour 1982 reçue ou devant parvenir après le 30 -septembte 1982 e ConËrib,rtion antérieure du PNUD au tiÈre de projeEs executés directement par 1'oMS - us $2 millions (1973-78) ,î RECETTES PHASE I (r974-r979) PHASE II ler janvier 1980 -30 septembre 1982 Total : ler janvier 1974 -30 septembre 1982 1 2 3 5 5 0 , I 49 ,3 ,8 ,, :05 2,49 5r0 6ro 6r5 1r1 0'1 3, 3a 5r6 0rÉ 7r7 6rO t--1 i,rb,g 2,4 . 2,09 2,89 lg 5 3 6 1 1 0 1 4 1 1 6 5 , 2 0 3d 6 , , , 5 049 7d 5 , t 6 , 4 , 0 t 5 ,), 3r5 5,7 7r8 8ro 0,05 2r4 10, 2 9r0 L2,8 217 1'5 0, 14 5ro 4r5 712 1r9 13,7 11,5 47 ,7 418 109, 7 6r3 63, 5 56,29 713 52,5 46,O 615 116,0 102,2 13, 8 \t ,

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization