ORGANISATION MONDIAU3 DE 1A SANTI3
BUREAU REGIONAL DE IA MEDITEXNNEE OHENTALE
RAPPORr ANNUEL
du
DIRECTEXIR REGIONAL
A la
VINGTIEME SESSION DU COMITE REGIONAL
l e r J u l l l e t 1$9 - 30 juin 1970
TABLE DES MATIERE3 ... -
INTRODUCTIOIJ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
COMIlB REGIONAL DE IA MEDITER3AtLEE ORIEhTALE DM-NEUVIEYJE SESSION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
PE3hlIEFE PAHPIE . AEWJ GENERAL
I SEHVICES CONSULTATIFS ET TECHNIQUES
. . . . . . 1 . ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSICbINELLE 33
. . . . . . . . . . . . . . . . . Enseignement medical 33 Formation de personriel auxi l ia i r -e . . . . . . . . . . 35 Programme de bourses d lQtudes . . . . . . . . . . . . 36 Biblioth6ques m&icales . . . . . . . . . . . . . . . 41
2 . ERADICATION DU PAUTDISME
E t a t d 'avancement de 1 ' Qradication du paludisme . Evolutior . g6n4 r a l e . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 Formation p r o f e s s i o r ~ l e l l e e t bourses d t6 tudes . . . . 49
. . . . . . . . . . . . . . . personne le t f inancement 51 . . . . . Problemes techniques e t travaux de recherche 53 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Coordination 55 . . . . . . . . . . . . . . . . Perspectives d 'avenir 56
Maladies B vi rus (Eradication de l a va r io le . Ophtalmies transmissibles e t a u t r e s maladies ocu la i res evi tables .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~ o l i o m y 6 l i t e ) 58 Maladies bactCrienr~es (Tuberculose . u p r e . ~ e s t e ) . . 72 Maladies p a r a s i t a i r e s (Schistosomiase . GkndralitBs) . 81
4 . SERVICES DE SANTE RJBLIQJE
. . . . . . Hygikce des c o l l e c t i v i t 6 s e t sant6 ru re le 86 . . . . . . . . . . . . Laboratoires de sant6 publique 90
Soir-s in f i rmie r s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94 Education sar i i ta i re . . . . . . . . . . . . . . . . . 95 . . . . . . . Hygiene de l a maternit6 e t de l ' enfance 97 . . . . . . . . . . Pharmacie e t fourni tures medicales 99 . . . . . . S t a t i s t i q u e s dgmographiques e t s a n i t a i r e s 102
5 . PROTECTION ET PRCMOTION DE LA S A h ?
. . . . . . . . . . . . . . . . Lut te contre l e cancer 105 . . . . . . . . . . . . . . . . . Radiations e t sant6 107 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Nutr i t ion 111 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~ a n t d m e n t a l e 113 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ~ 6 a d a p t a t i o n 114
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6 . HYGlEhF DU M I L m ET A P P R O V I ; S I O ~ ~ ~ T EN EAU . . . . 7 . FONDS SPECIAL . SERVICE DE COOFDIXATION . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . G6n6ralitks . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Persorinel
Budget e t f i n a x e s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Pournitures e t matdriel rn6dicaux . . . . . . . . . . . .
INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Afgiiar.istan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . BahreTii . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Chypre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Etiiiopie
T e r r i t o i r e f r a n ~ a i s des Afars e t des I s s a s . . . . . . . I r a n . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I raq . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I s rag1 Jordarlie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . KoweYt Liban . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Libye . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . lakistari Qa ta r . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Arabie Saoudl-te . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Somalie Republique po;;ulaire du Yben du Sud . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Saddac R6publique Arabe Syrienne. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . T m l s i e . . . . . . . . . . . . . . . . . . Republique Arabe Unie . . . . . . . . . . . . . . . . Republique Arabe du Yemen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Fro jets InUer-Pays
ANNEXE . Accords.signds e n t r e l c l e r j u i l l e t 1 s 9 e t l e 3 Juln 1970
I N T R O D U C T I O N
J'ai passe' en revue dans mon dernier rapport vingt ann6es de
progres et, depuis, l 'on a continue' 3 rnettre lfaccent sur un certain
nombre de secteurs clefs, notamment l'enseignement et l a formation
professionnelle. En effet, il ne faut pas perdre de vue que cette der-
nikre eet 11activit6 prgalable h tout inveotissement. L'utilisation
rationnelle du personnel sanitaire, ?L mesure m&me de sa formation,
dependra de plus en plus de l'existence de rkseaux de services sanitaires
bien organisks et bien dirig6s sur lesquels il pourra s'appuyer pour utili-
s e r ses connaissances.
De l a qualit6 de ceo re'seaux dkpendent 11efficacit6, l'e'conomie et,
5 plus longue bchkance, 11int6gration nationale des campagnes d'e'radica-
tion du paludisme et de l a variole, lea programmes de lutte antituber-
culeuse, ainsi que des activite'r; de planning familial pour lesquels l e s
Gouvernements, llCMS et d'autrec institutions consentent de s i coQteux
inveatiesements. Leur de'veloppement exige une planification complkte
du secteur sanitaire, bien coordonn6e aux plans nationaux de d6veloppe-
ment quand il en exiote.
A son tour, cette planification doit s'accompagner d'un effort accru
de rassemblement, de mise en me'moire, d'analyse e t d'utilioation des
statistiques et des autres donne'es. Enfin, dans tous ces domaines, il ne
peut y avoir de progrEs que s i l 'on veille de prEs 3 l'administration gkn6-
rale deo services de santk publique. Cette question devra tenir une place
de plus en plus grande dans l e s pre'occupations des Gouvcrnements, qui
pourront tirer l a l e ~ o n des nombreux projets de demonstration et de forma-
tion profesoionnelle qui ont 6t6 mis en oeuvre en ce domaine.
Il ne fait pas de doute qu'une administration sanitaire efficace,
doublge d'un esprit d'accueil l'ggard des formes modernes de l a gestion,
devrait aboutir & une utilisation scnsiblernent plus efficace des moyens fi-
nanciers, materiels et humaino.
Il nous faut Gtre pr&ts B t i re r parti de tous les changements qui
pourraient Etre apporte's aux conditions dans lesquelles l e s ministhres de
l a santk et 1'CMS oeuvrent ensemble pour un but conunun. Un certain
nombre d'orientations, dksormais confirmkes, revEtent une importance
particulib rement e ignificative.
On est aujourd'hui de plus en plus convaincu de par l e monde que
l e terme "socio-e'conomique" rend bien compte des deux aspects distincts
mais essentiels du progrbs, et que 11616ment social ne saurait Etre & l a
trafne du dkveloppement Bconomique, mais qu'il doit aller de pair avec lui.
Les responsables de l a planification e'conomique dans son ensemble ant
toutes chances de montrer plus de comprkhension qu'autrefois pour l e s
programmes sociaux - et ceci comprend l a sante' - car on sait aujourd'hui
l e rble que joue cette dernikrc conme condition m&me du bien- btre humain,
inseparable de tout processus de d6veloppement.
De plus, on reconnaE de plus en plus que pour t i re r l e meilleur
parti dc ressotmces limitkes, il importe de mettre en oeuvre une planifica-
tion globale 3 long terme et de dktcrminer soigneusement l e s priorites.
Partout on s'efforce d 'amaiorer l'appareil gouvernemental de planification
et de coordination. Ces msmes problemes qui se posent 3 l'ensemble des
Nations Unies - et 1'CMS ne fait pas exception - ont bien 6tk mis en lumi'ere
dans ltEtude du ConseiL exkcutif de llC)F/IS consacrge 3 la Coordination*.
P e d a n t la periode conside're'e, nous avons Bgalement publie l e rapport
Pearson et l e rapport Jackson sur 1 ' E M e de l a capacitB du systkme des
Nations Unies. Cette pre'occupation que l'on voit ainsi se manifester
atuc niveaux national et international tend 3 a a r g i r l a place de l a planifi-
cation et de la coordination dans lea pays.
L'esprit nouveau et l e s techniques nouvelles de l a science moderne
de l a gestion trouvent des applications dans de nombreux autres secteurs,
et l'on commence 3 voir figurer l e s Bconomistes, l e s sp6cialistes d'op6-
rations et de recherche, l e s analystes de systsmes et l e s experts de
l'organisation et de la gestion parmi l e s Bquipes chargkes de la planifi-
cation eanitaire au sein des instances nationales et internationales.
Les projets de d6veloppement se font sans cesse plus vastee et
plus complexes. Non seulement l e s projets qu'assiste 1'OMS sont de
plus en plus souvent pluridisciplinaires, mais nous prenons en outre une
part toujours croissante 3 dea programmes tels que lea campagnes d'al-
phabgtisation de 1'UNESCO ou lee projets de formation pkdagogique des
maftres, ou encore 3 des projets de d6veloppement plus gt?n&aux cornrne
c'est l e cas pour la Vallke de 1'Aouache en Ethiopie, ou l e projet de mise
en valeur du Lac Nasser dans l a R6publique A rabe Unie.
Si l e s programmes des autres institutions d'entraide sont g6n6-
ralement mis en oeuvre par des ministkres autres que celui de l a santk,
il n'en demeure pas moins qulils offrent pour l e developpement des ser-
vices de santB des perspectives aussi vastes qu'insuffisamment exploitdes.
- * Document EB. 45/4 "RBemrnen de 1'Etude organique eur la coordination avec llCrganisation des Natione Unies et lee Institutions sp6cidiskest'.
Etant donnk l a coordination qu'ils supposent entre les diffkrentes
organioations, ces projets devraicnt permettre de forger entre l e s ser-
vices de santk et l es autres administrations, tant au sein des gouverne-
ments qu'en dehors d'eux, dee liens bien ndcessaires.
Crest dans cet esprit que lrCMS a participk ?L l a phase initiale
dlun nouveau genre d1exp6riences sur l a planification d'ensemble entre-
prise en cornrnun, lance'e sous lre'gide du Programme des Nations Unies
pour l e Ddveloppement en Tunisie et au Liban.
Quelle que puisse Etre l l issue de la nouvelle impulsion qui est
ainsi donnde aux activitks communes des differentes institutions des
Nations Unies, elle est r6vaatrice de 1' importance grandissante que l'on
attache 3 une planification nationale, gkndrale et intdgre'e, dont l a mise
en oeuvre soit l a responsabilitd commune des gouvernements et de l1appa-
reil des Nations Unies.
Mais ces transformations aux multiples visages n'aboutissent 3
des resultats probants que sf se font jour 3 la fois un nouvel esprit d1in-
novation, une comprdhension qui soit au-dessue des cloisonnements
traditionnels des activitds sanitaires, et une volontd de forger de nouvellea
associations. It est encore trop tat pour voir clairement l a tournure que
prendront lea dvknements, mais il est d'ores et dkj& permis de t i r e r
quelques conclusions saillantes de la tendance que je viens d'esquisser:
- La formation des rdseaux de services de santk, sans lesquels il
n'est pas de programme d'hygi'ene et de lutte contre l e s maladies,
requiert de plus en plus l a mise en place de programmes de promo-
tion et de formation du personnel technique.
- La planification et l a coordination de l'aide bilate'rale et multi-
lat6rale axees sur l e s plans nationaux de de'veloppement socio-
e'conomique, impliqueront de pluo en pluo l a crkation et l e
dkvelopperxent d'offices nationaux efficaces de planification et de
coordination.
- Les horizons clargis, mais aussi l'afflux des demandes d'aide, vont
reclamer un examen minutieux deo projets de programmes et, par
voie de consEquence, une Qtude plus ddtaillde des probl'emes et des
solutions envisagges.
- Gette planification plus re'aliste des programmes, que nous impose
l a ne'cessit6, contribuera de plus en plus b re'duire l 'kcart qui sdpare
l a conception des programmes de leur realisation effective.
Etant donne l a part croissante que prend llCrganisation a w pro-
jets sanitaires du Fonds sp6cia1, en sa capacite d'institution chargee de
l'exgcution, et attendu ausoi que l e s autres projets du Fonds spe'cial com-
portent de plus en pluo d'aspects sanitaires, et que l e s pays membres ont
toujours besoin de se faire aider davantage pour formder l eurs demandes
au Fonds spe'cial, il a 6tE d6cidE de nommer auprks du Bureau rkgional
un haut fonctionnairc mMical qui sera responsable, sur l e plan adminie-
tratif, de l a crkation et de l a planification dec projets du Fonds spdcial.
Comme on l e sait, l e Fonds spe'cial a pour rale d'apporter une aide sys-
t6matique et continuelle dane l e s secteurs essentiele au d6veloppement
int6gr6, 3 la fois technique et socio-e'conomique, des pays en voie de
dEveloppement.
Cuelques gouvernements de l a R6gion ont Gbjk sollicite' une aide
dans le domaine de l'hygi'ene du milieu, sous forme d'ktudes destine'es 'a
dgterminer l'opportunite' d ' investisscments en matibrc d' approvisionne-
ment en eau ou d'ouvrages d'aesainissement. Un certain nombre de pays
ont manifest6 l'intention d'en-treprendre des travaux de plus g r a d e enver-
gure dans ce domaine en vue dc satisfaire aux besoins de l eurs districts
urbains. 5 ' 2 s souhaitent ainsi installer des systbmes efficaces d'adduc-
tion et d'e'vacuation des eaux, c 'cst qu'ils s'inqui'etent de l a pollution
croissante de l eurs ressources cn eau.
L'attention particulikre port6e pendant cette pe'riode aux projets
d' dvacuation des eaux et d' elimination des d6chets s'explique par I'inte'rSt
e t l'inquie'tude grandissants qu'ont r~anifcste's l e s gouvernements de l a
RBgion pour cette question.
L'importance que revStent l'exarnen et l a discussion du problkme
de l'elimination des dschets e t de l a pollution du milieu dans l e s zones
urbaines de l a R6gion ont conduit 2 projeter un se'minaire qui doit se tenir
en de'cembre 1970 'a Lahorc, et qui delaattra des probl'emes sanitaires
pose's par l'urbanisation et l'industrialisation rapides.
En ce qui concerne l'approvisionnement public en eau, on s 'est
auss i bien intc'resse' aux districts urbains qu'aux zones rurales. En
Tunisie et au Liban, llCrganisation a apport6 son aide d'importantes
entreprises de contrBle national dc l a qualitk de l ' eau et de renforcement
des offices de gknic civil e t d'administration responsables de la planifica-
tion h long terme de l 'ap~rovisionnement en eau, notamrnent dans l e s
grandea villes. Le projet d'approvisionnement en eau et d'e'vacuation des
eaux us6es de Sana'a et Hodeida, prgvu au t i t re du Fonds spe'cial, est dB-
sormais approuvk, et l e s travaux de cartographie ainsi que l e s e'tudes sur
l es eaux oouterraines vont pouvoir commencer. Dans d'autres pays de
l a Re'gicn, on s'est orient6 vers 1' expansion sy ste'matique des programmes
d1approvisionnemerA: des campagnes en eau, avec l'aide et l e eoutien des
autorite's loca!es. C ' e c t ainsl qu'oa a cozstruit au Soudan un barrage en
t e r r e avec bassin-re'servorr pour l'alimentation en eau, tandis qu'au
Pakistan, au Ye'men et, plus particuliBrement en Ethiopie, on entrepre-
nait de concevoir et, dans de nombreux cae, de mettre cn chantier
plusieurs petits projet s d'approvisionnement en eau.
L'enseignement de.la m6decine a continue' 3 tenir une grande
place dans l a Re'gion de l a Me'diterrane'e orientale. Pr&Bdemment,
lorsqu'il n'y avait que peu d'kcoles de me'decine, il fallait envoyer l e s
Qtudiants se former & l'e'tranger, ce qui explique qu'on ait tout d'abord
mi6 l'accent sur lee bourses d'ktudes. Mais plus rgcemment, la rc-
marquible multiplication des Bcoles de me'decine a d6place' l'axe des
pr6occupations en matiare d'enseignement de l a mgdecine.
Certes, l a formation en nombre suffisant de mddecins de valeur
reste 'a l 'ordre du jour, mais il eet aujourd'hui reconnu que ces jeunes
gens et ces jeunes feznmes doivent bien connaitre l'ensemble dee condi-
tions de vie des p c ~ ~ d a t i o n s arpres desquelles 2 s seront appele's 3
exercer afin qu120 puiesent jouer utilement leur r tJe dans l a prevention
des maladies et l a promotion de l a santk. C'est pour ces raisons que
l 'on pousse lea ktudiants en me'decine 3 faire des stages sur l e terrain
auprks de centres de d6monstrat:on et de formation professionnelle, oh
ils pourront se familiariser avec "la mMecine dee c0llectivit6s'~ appli-
cable h leurs pays respectifs.
~jrd/~cto/ t page 10
L1envoi de professeurs de sciences fcndamentales, r ' e pathologiz
e t de mBdecine pr6ventivc ct scciale res te encore un chapitre trBs im-
portant du budget dlaide de llCJlflC, mais ici auss i l a oituation ivolue.
Les e'coles de rn6dccine ne peuvent plus s e permettre de demeurer isol6es
ca r l eu r s diplam6s doivent e t ~ e prgts 3 exercer dans tcutes l e s regions de
l eur pays, mais auesi dans l e s pays voisino et dans l e s autres part ies du
monde. A cet e'gard, on a enregistr5 dans l a Rkgion de l a MBditerran6e
orientale d e w faits nouveaux tr'es importants. ILe premier es t l ' intensl-
fication des e'changes de professeure entre l e s e'coles de mgdecinc, et l e
second l 'a ide et l'encouragement apporte'a b llBchange des connaissances
l o r s de conferences su r l'enseignement rngdieal. LIAssociation des
Ecoles de M6decine du Moyen-Crient est ne'e b l a suite de l a confe'renee
qui s 'es t tenue b Khartoum en 1968. Elle est dksormais solidement &a-
blie, e t l o r s de l a rkunion de m a r s 1970 B Alexandrie, qui avait pour thkme
"Enseignement et &valuation des mgthodes de 1' enseignement m6dical",
l e s problkmea touchant 3 l'enseignement mgdical universitaire ont 6tk
abordEs et de%attus.
L1C14S organisera en juillet 1970. 'a Alexandrie, une confkrence
su r l a place de l a peychiatrie dans l'enseignement de l a mbdecine; en
outre, leo pre'paratifs de ll importante confe'rence su r l'enseignement de
l a mgdecine qui doit s e tenir un peu plus tard dans llanne'e, 'a Te%Bran, et
b laquelle assisteront des reprksentants des r6gions voisines et d laut res
regions du globe, sont dkjb bien avanc6s. Cn projette enfin deux reunlons
de groupe s u r l a pharmacie et sur l'enseignement dentaire, l a premikre en
octobre 1970 3 Beyrouth, la seconde en 1971.
L'enseignement postuniversitaire et l a recherche sont de plus en
plus encourag6s, ea r on se rend compte que pour pousser l e s sujets l e s
plus douks b se sp6cialiser et 3 enseigner, il faut disposer dlinstitutions
EM/RG~O/Z page 11
d'enseignement supkrieur. Il est intiressant de noter l a rapiditk de
l'kvolution dans ce domaine. C'est ainsi, par exemple, que lz premi3re
Confkrence interregionale des Directeurs de santk publique s 'est tenue
3 Genkve en 1966, et l a seconde 3 Manille, aux Philippines, en 1967.
La troisikme confe'rence, convoqu6e 3 Alexandrie en octobre 1969, rku-
nissait des participants Venus des Re'gions de l1@MS dtAfrique, de l a
Mkditerrane'e orientale, de 1'Aaie du Sud-Est et du Pacifique occidental,
avec deo observatcurs dtEurope et de diverses institutions internatio-
nales. L'un des rksultats de l a confkrence a e'tk l a creation d'une
Association des kcole s de sant6 publique et des institutions chargkes de
l a formation professionnellc supkrieure en santk publique des quatre
Regions de lt02.ES, l'objectif dernier ktant l'affiliation 3 une Fkde'ration
internationale ou mondialc des kcoleo de santt? publique.
L'CMS a pour rille de donner des avis et de fournir une assis-
tance, dans l e cadre de sa Constitution, et une partie non negligeable
de sa tache consiste 3 attirer l'attertion sur l e s besoins 2 venir. Au
cours de l'annke, on s'est beaucoup occupe' de l a question de l'enseigne-
ment paramedical et l 'on a pris des mesures pour son dkveloppement
dane l a Rkgion. Sans personnel parame'dical qualifie', l e s Qcoles de
santk, l e s hbpitaux et l e s scrvices do sant6 ne sauraient fonctionner
convenablement. C'est ainsi que l'nn oouffre d'une grave pknurie de
techniciens de laboratoires, de radiographes et de phy eiothkrapeutes - pour ne citer que quelques-unes des nombreuses cate'gories de travail-
leurs paramkdicaux - et qu'il importe de crker d'urgencc de nouveaux
ktablissements pour en former davantage. Il est kgalement clair qut3
mofns d'btre associe' aux travaux des kcoles de mgdecine et des centres
hospitaliers universitaires, ce genre de formation ne peut pas Etre
entrepris efficacement.
EM/RCZO/Z page 12
Je voudraic d i re ici un mot d z l a mise cn place dans l a PLe'gion de
centres speciaux d'enseignemant ct de recherche, dits "Centres d'cxcel-
lence". Etant donne llexiguite' dec resecurces dispcnibles, il es t difficile,
sincn impossible, que l e s e'colec de m6dccine puissent mener de front,
isclGment, l a recherche et l e s e'tudes pcctuniversitaircs sans lesquelles
l a m6decine ne p c u r ~ r i t que prendre du retzrd su r l c s aut rcs disciplines
en rapide 6voluticn. C'eot pcur cel2 qu'on cherche 3 encourager l a cre'a-
tion de centres oh l1on pourrait s e l iv re r 'a 116tudc pouoode des spe'cialit8s,
e t oh l e s cherchcurs et leo enseignants de l a R6gion ou d'ailleurs pour-
raient venir dtudicr ou rafraichir l eu r s ccnnaissances.
L a R6gion ccntinue 'a c ~ n n a r t r e une grave pknuric d'infirmi3res et
de sages-femnes qualifiies am: niveaux profcssionnel et auxiliaire.
Encore que l a majorite' des pays fassent de gros effcrts pour accroftre
lec effectifs scolaires aux d e w niueaux, len 6lI1Bves qui ach'event l eu r s
z'tudes et qui demeui-ent dans l eu r discipline sont encore t r cp peu nom-
breuses pour faire face 'a l a demande crcissante d.e personnel infirmier
et obst6tricien necessaire au d6vdcppement des services de sante'.
L e s infirmi'eres et infirmibreo sages-femmes principales cccupant
dee pootes de cadre dans l eu r s pays cnt participe' 'a une r6union qui s 'es t
tenue 5 Niccsie du 22 au 27 juin. S c s asnises avaient pour objet de d6-
bat tre des beocins de l a Re'gion cn perconnel infirmier et d'envisager l e s
moycns d'y faire face, y compris l a contribution quc l'CE6S peut Btre
appelBe 21 fournir. Un rapport de'taillk es t cn cours de redaction.
5 e s effcrts sont entrepris pour aider l e s Couvernements h relever
l e niveau des ccnditions d'admissicn exige'eg dans l e s 6coles chargc'es de
l a formation des infirrnikres professionnelles. est prdvu que i ' infirmikre
s 14/~C2 0/2, page 13
qualifide qui avait achevk ses 6tudes seccndaires avant d 'entrer dana l a
profcesicn se ver ra ccnfe'rer par l a suite des responsabilit6s plus impor-
tantes dans sa partie, ce qui perrnettra de dispenser des scins infirrniers
plus compplets 5 l'individu, 5 l a famille et 3 l a collectivitd.
Les demandes d'aide adress6es 5 ltC'&flS par l e s pays de l a Re'gion
dans l e dornaine de l a formation et des Btudes relatives aux questicns de
santk ont continu6 de oe faire plus nombreuses, et llCrganisation, par l e
canal de scn programme de bourses d'6tudes, a intensifie' sea efforts pour
permettre au personnel des diversee cate'gories de recevoir en plus grand
nombre une formation plus poussde B l lAranger , hdeilleure compr6hen-
sion internationale, resserrement des liens culturels, Bchange aceru des
connaisaances scientifiques et des techniques appliqu6es b l a sant6, tels
doivent &tre l e s re'sultats de cettc entreprise.
Une bourse d16tudss, c'est une nouvelle p ierre apporte'e 3 1'Edifica-
tion de l 'administration de l a santE. Une foio rentrdo chez eux, l e s bour-
s ie r s ne doivent pas seulzment administrer l e s programmes de sant6 maio,
dans bien des cao, on attend aussi de leur part une impulsion g6n6ratrice
d'initiativeo nouvelles, soit qu'il3 laneent dans leur pays des projets de
fcrmation profeosionnelle, soit qu'Us ouvrent de nouvelles sections au sein
de leur administration sanitaire nationale. Cn comprend qu'il slagit l b
d'un investlssement 16gitirne et rentable. Len 518 bourses d'ktudea qui
ont e't8 atcorde'es en 1969 ont entrahe' une dEpense de $1 397 347, ce quf
repre'sente 16,2% des sommes ecnsacre'es aux ope'rations menkes sur l e
ter ra in dans l e cadre des activit6s globalen des programme5 de l a Rdgion.
EGP,/RCZO;/~. page 14
Cn fait de plus en plus appel aux installations dont on dispose
dans l a Region pour y assurer l a formation des boursiers de llCMS,
particulikrement ceux qui entreprennent des ktudes universitaires ou
des Ctudes au niveau amiliaire. Cn insiste notamment sur l a forrna-
tion des e'ducateurs mkd.icaux, des professeurs de mkdecine et dee
homologues nationaux, l a priorite' ktant accordke 'a ceux qui collaborent
& des projets de formation professionnelle et de d6monstration assist6s
par 1'CMS. Il est t res souhaitable que l'octroi de bourses se fasse selon
un plan qui tienne compte dee projets en cours et des domaines qui r k -
clament une action pr6cise. L16valuation ddtaillke du programme de
bourses dlktudes de l a Rkgion est en cours de pr6paration. Cette 6tude
devrait 3tre achevee pour 1972.
Encore que l e programme de bourses d16tudes progresse de facon
r6gulikre et satisfaisante, il peut &tre encore ameliore. C1est dans eet
e eprit que l a reunion des fonctionnaires nationaux responsables des
bourses d16Mes , annonc6e dans l e rapport de ltann6e derni&re, se tien-
dra au Eikge du Bureau regional dlAlexandrie, l e s trois premiere jours
de juillet 1970. Cn y proce'dera un 6change de vues et B une confron-
tation d'experience collective afin de cont.ribuer 5 coordonner l e s efforts
et 2 resser re r les relations de travail,
Au coure de l'annke consldkr6e, l e Bureau r k g i o d a ha s e
preoccuper dlun certain nombre de problkmes spkcifiques dans l e do-
maine des maladies transmissibles, compte non tenu des projets assis-
tee par l'LfPaL5 que l 'on envisage de mettre en oeuvre.
EE/~/RC 20/2 page 15
Des cas de peste signales par les autoritds oanitaires oaoudiennes
B l a frontibre y6mkno- saoudienne c?nt e't6 ccnfirmks lo r s dfune enquiSte
kpid6miologiquc entreprise en commun par l e s consultants de 1'CMS et
l e s autoritks sahitaires dlArabie saoudite. Cnze cas de peate bubonique
0nt pu Stre ainni ve'rifids. La re'gion en question est connue depuis long-
temps comme foyer pesteux. La promptitude avec laquelle lfC1AS a
d6pEchk sur place ses consultants et fourni dec animaux de laboratoire,
l a diligence du Gouvernement qui a fourni de son cat6 insecticides, ve'hi-
culee et personnel national, sont un exemple de l a collaboration fructu-
euse qui peut sf6tablir entre les Gouvernements et l1CA/iC.
Le changement de type dpidkmiologique de l a poliomyelite para-
lytique, qui eet pass6e de l a forme ende'mique & l a forme BpidBmique, a
conduit l es autorite's libanaisee 2 rechercher une solution approprie'e.
Un consultant 6pidkmiologiste de lfCICS a entrepris de dresser un bilan
complet de 1'6tat de la maladie. ?armi l e s facteurs que l1on juge res-
ponsables de cette e'volution, il faut mentionner l a transformation des
conditions kcologiques du pays: accroiscement de l a population, urbani-
sation rapide, afflux dlQtrangers, etc. Le consultant estime qu'il faut
sfattendre 2 de graves et fs6quentes Qpid6mies si l1on ne procbde pas 3
unc immunisation de masse des couches de population l e s plua menackes.
Cn a dom recommand6 une campagne nationale de vaccination par l e
vaccin antipoliomy6litique oral, et les programmes de vaccination soat
de'jB en cours.
Au cours des mois de septembre et d'octobre, l a Tunisle a connu
de cruelles inondations qui ont pris l a tournure d'une veritable catas-
trophe nationale. Une Bquipe de 113b7K compose'e de deux e'pidkmiolo-
gistes, dlun entomologiate, d'un ingknieur sanitaire et du reprksentant
E M/RC zo/z page 16
de 1'CbflS en Tunisie, a entrepris sur place une ktude des probl3mes
sanitaires pose's par l e s rkgions sinistrkes et a fait ses recommanda.
tions en conskquence. Gn a park aux besoins les plus pressants,
entrepris d'immuniser les populations contre l a fikvre typhotde, et
pr is des mesures pour faire face, l e cas Qchkant, b toute propagation
des maladies apport6es par l e vecteur, telles que paludisme, typhus,
etc. Au cours des mois de novembre et de dkcembre 1969, on a
prockd6 B 570 000 vaccinations antityphofdiques, suivies d'une cam-
pagne d'immunisation contre la poliomy6lite. Le Bureau rkgional a
expkdik une certaine quantitk de fournitures qui faisaient dkfaut, telles
que comprimds d'halazone, chlorure de chaw, injectears sans aiguflle
et fournitures pour laboratoires bacte'riologiques.
Dans l e domaine de llQradication du paludisme, l e s 6v6nements
l e s plus marquants de l a pkriode conside'rQe sont les mesures que l'on
a prises pour faire passer dans les faits la rksolution de la Tringt-
Deuxikme Assemblke mondiale de l a Santk sur l e r6examen de l a s t ra -
tkgie mondiale du paludisme.
Cea rdexamens de la stratggie donneront aux Couvernements des
Etats Membres, avec l'assistance des institutions internationales et des
organismes d'aide bilatkrale, l'occasion de juger leur propre action en
passant en revue les divers facteurs qui, dans leurs propres pays,
influent sur l a re'ussite ou l'e'chec de l'e'radication du paludisme. Jl ne
s'agira pas seulement d' examiner si les programmes sont techniquement
rkalisables, il faudra aussi se demander, entre autres, si les Gouverne-
ments peuvent et veulent affecter des cre'dite pour l a durke du programme
et pour son entretien, et s ' i ls sont en meeure de prc'voir, de ge'rer, de
diriger, de fournir l e personnel qudifik en nombre suffisant, et de crker
enfin l es services de sante' de base ndcessaires 3 l 'entretien de l'e'radica-
tion du paludisme.
E M/RC 20/2 page 17
La re'eolution prie aussi l e s C-ouvernements dtentreprendre l a
lutte contre l e paludisme, dans l e cadre m&me du de'veloppement des
services de sant6 de base et cornme Btape nkcessaire et valable sur l a
vole de ltkradication, y compris pour l e s populations qui vivent dans des
pays oh l'e'radication du paludisme ne semble pas possible dann un avenir
p r ochain
Au cours de l a pe'riode envisagge, deux rkexamens de ce genre
ont Qte' entrepris dans l a Re'gion de l a &.&e'diterrane'e orientale, l t un en
Ethiopie et l 'autre en Afghanistan Cn se pre'pare activement 'a en faire
autant pour l e s autres pays de l a Re'gion.
Une enquEte sur l e paludisme a 6tk mene'e dans l e s re'gions sep-
tentrionale et orientale des Etats sous regime de traite', apr'es quoi l 'on
a r6solu d'entreprendre l a lutte antipaludique sous direction commune.
Le net de'clin des incidences varioliques tkmoigne des progrks
rgalise's dans l a RBgion en de'pit des difficultks administratives. Ltann6e
1969 a e'te' marquee par une diminution de 52% du nombre des cas signa-
16s, ce qui est assez remarquable puisque ce chiffre est en ddpit de
ltam61ioration du systkme de notification des pays dfendBmicite' de l a
~ B ~ i o n .
Cn a particdikremcnt insist6 sur l'importance d'un mecanisme
de surveillance efficace et ade'quat, dans l e cadre mCme des actidte's
du programme d'kradication, et c tes t 'a cette fin que l 'on s 'est efforce'
de perfectionner l e syst'eme de notification en crkant pour tous l e s pro-
grammes d'kradication de l a variole de l a Region des k ~ u i p e s de sur-
veillance specialement entralngee, qui sont chargkes d'enqugter sur tous
l e s cas suspects, de remonter jusqut'a l a source de l'infection et de
prendre l e s rnesures d'endiguement qui s'imposent.
EM/RCZ.O/~ page 18
Dano leo zones exemptes d'cndBmicit6, la promptitude que mettent
les Gouvernements 3 de'tecter l e s cas suspects a permis d'ilirniner les
pousse'es Bpide'miques provenant de mouvementa de population non contrble's
aux frontib res des pays ende'mique 6. Nous n'en voulon~ pour exemple que
l e de'pistage de deux cas de variole bord d'un navire qui avait quittk un
pays d'ende'micitd pour gagner des lieux de pslerinage, 8 i ces cas
n'avaient pas kt6 de'couverts 'a temps, et o i l 'on n'avait pas impos6 awc pas sa
gera de rigoureuses mesures de quarantaine, l a rnaladie risquait fort de
s ' infiltrer dans certains autres payo d6barrasse's depuis longtempo de ce
ndau.
L'emploi gkn6ralisB de l a technique simple et efficace des piqares
multiples, au moyen de l'aiguille bifide t rks bon marchk, a'est rkpandu
dano l a plupart des pays de l a R6gion. Cettc nouvelle technique d c vacci-
nation est de'sormais utilise'e dano toutes.les zones qui cor- portent un
projet assist6 par l'f MC.
Cn s'est efforck dans toute la mesure du possible de fournir un vaccin
antivaricliquelyophilis6actif~tou~lespaysauienavaientbe~oin. En
outre, des services conaultatifs, des fournitures et de l'e'quipement ont e't6
mis 3. l a dieposition de plusieurs laboratoires nationaux de vaccins pour
leur permettre d'accroltre l a qualit6 et l a auantite' de leur production
Leur s vaccins sont rz'gulibrement contrblz's, gratuitement, par l e labora-
toire de rkfe'rence de l 'Ck4F.
Il est grand temps de rgviaer et de moderniser lee principes sur
lesquels reposent les services de laboratoires de l a aantd publique. En
effet, il o'agit encore d.'ktablisoements pass$s qui s'occupent essentielle-
ment de pathologie clinique et qui sont tributairee des diapeneaireo et des
hbpitaux.
E?.c;/?c~o/~ page 19
Dana de nombreux pays de l a RBgion, l e s laboratoires sont
maintenant en mesure de jouer un rale de plus en plus efficace, qu'il
a'agisee de faire des enqustes sur l e ter ra in ou de se tenir en constante
alerte pour ourveiller l'apparition de changements dans 1'Qcologie des
micro-organisme s, dans l e type des rn~lad ies , ou l e s profilc imrnunolo-
giques. Ces travaux permettront de predire l e s pouese'es 6piddmiques
ou end6miqueo et, en sensibiliaant le:: fonctionnaireo de la sant6 publique
aux gve'nements prdsents ou futurs, i l s l ea mettront en &tat de faire face
3 l'envahisseur et, dans certains cas, de l'e'touffer dans l'oeuf. En outre,
ceci a permis de faire passor len services de l a b ~ r a t o i r e s du plan i d i v i -
duel celui de l a collectivitk.
Cea nervices devront Etre ddvelopp6s dans l e sens horizontal auesi
bien que vertical, ca r ils ne touchent encore qu'une faible partie de l a
population. C'est pour cela qu'Q se ra ngcessaire de c rQer den labora-
toires p6riphQriques dans l e s provinces, len campagnes et l e s hepitaux.
La comp6tence des services de laboratoires depend surtout de l a
aualitk du personnel, de l a mkthodologie, du matdriel et des re'actifs,
ainsi que de l'existencc de bcmes conditions de travail. La formation
du personnel eet donc de l a plus haute importance et il convient de
l ' a s surer eur place chaque fois pue c 'est possible et, sinon, ?i 1' dtranger.
Les ouvrageo et l a documentation concernant l e s d6couvertes et l e s nou-
veaut6s doivent pouvoir Btre consultks facilement par l e personnel.
Tout en d6veloppant l e s p r o g r z m l e s de planninpl familial e t lea
consultations de gkn6tique, il conviendrait de pr6voir l a formation de
sp6cialistcs en cytogdn6tique (de'termination du caryotype, dactyloscopie
e t dermatoglypheo) car , sanu cette science, il n'est pas de bonne consul-
tation ge'nktique et de pronostic intelligent des aberrations hQr6ditaires.
EJ',T/RC~ ~ / 2 , page 2.0
En plus cle ca foncticn diagnostiquc, l a biochimie joue de'sormais
un r6le dans llQtablissement du pronostic 3t l a pre'vention. PAais on ne #aurait
satisfaire ici des e'preuves cliniques courantes que l 'on pratique de'ja.
Ce qu'il faut c 'est un de'pistage syst6matiquc, que permet aeule l'automa-
tisation, r n ~ i s , en raison des nombreuses difficultks intrinskques ou
extrinskquez que pre'sente l 'emplci dea appareils, celle-ci est encore
raremcnt utilise'c. Il s'agit lb ne'anmoins d'une formule qui tend 'a se
ge'nc?raliser, et ce de'pistage oystdmatique pourrait jouer un rMe impor-
tant pour l c pronostic et l a pre'vention deo maladies, notammcnt des
affections cardio-vascutairss.
L'accumulation des risques que pre'sentent l a de'gradation du
milieu et l a pollution justifie qu'on en fasse l'inventaire pour les com-
battre. Il conviendrait donc d'envisager ce'rieusement l a creation de
laboratoires d'hygiknc du milieu, qui ne seraient que des sections des
labcratoires centraux de santk publique.
Cn a pric acto 6 e l'inte'rst crciasant que lee C-ouvernementa de l a
RBgion portent aux services pharmaceutiques ainsi que des efforts qu'ils
consacrent b leur d6veloppement, par l'applicaticn de r k g l e ~ de bonne
pratique pour 12 fabrication et, tout particulikremcnt, par l e contrale de
l a qudit6 des substances pharmaceutiques.
La pBnurie de personnel quzlifie' et exp6riment6 rend l a tbche
difficile. Certains Gouvernements ont d6ploy6 une grande activitc? dans
ce domaine et, avec l 'aide de 1'CPE (octroi de bourses, formation du
personnel nkcessaire, recrutement de consultants et autre personnel
qualifi6) on a pu, dans certains pays, atteindre un assez bon niveau.
EM/RCZO/Z page 21
L'Ci'G a continue' 3 fournis des inotruments ct du matBrie1 dc
labcratoire 3 l a technique trks p o u o ~ j z pour faciliter au maximum l e
fonctionnement dee laboratoires de ccntrBle.
A l a suite du SEminaire itinbrant de mars 1970 sur l e contrale
de la qualitd des substances pharmaceutiques - l e premier du genre dann
l a Rdgion - on enp'ere pouvoir faire adopter par tous les pays d.e l a
Rdgion l e s rhgles de bonne pratique applicables 5 l a fabrication ainsi
que l e contrale de l a qualitk des mddicaments et dce substances
pharmaceutiques.
J e ne crois pas qu'il soit n6cessaire d'insister sur l'importance
de statistiques nares l o r s ~ u ' i l s'agit de planifier, d'administrer ou
dldvaluer les services de sant6. Lee Gouvernements savent pertinem-
ment qu'on no aaurait disposer de statistiques sares et re'gulikres sans
un bon syotkme d'archives et de notification. Plusieure pays ont dc-
mandk de l'aide dans ce domaine. En attendant l a nomination d'un
archiviste mddical rkgional, on a envoy6 des consultants dans six pay a.
Les vastes perspectives offertes par llavbnement du materiel
moderne d' informatique n1 ont pas dchappk aux G ouvernements. Lora
de l a Dbs-Huiti'eme Session du Comit6 r6gicnal de l a Mkditerrange
orientale l e Sous -Cornit6 A a adopt6 une resolution qui demandait au
Directeur regional de prkvoir des se'minaires et autres rkunions gduea-
tives sur lfinformatiquc, ainsi que, l e cas kchgant, l'envoi d'experts
aupres des Gouvernements aui souhaiteraient introduire ou ktendre
llemploi des ordinateurs dans leurs services de santk.
EM/RCZ?/Z page 22
A l a suite de cette r6solution, un Sours su r l e s Pervices de
traitement Electronique des dcnnc'es a Bte' 2-enne' 'a C-en'zve au mois de
mai 1970. Deotini al;:r hzuts foncticnnaires de l a sante' publiaue et/ou
aux statioticiens oar,:caires d e rang 6lev6, il se pre'oentait c o m n e une
introduction g6ne'rale aL,; p,-in..ipes et 5 l a loeique du traitement clectro-
nique de l'information, 'a l a structure physique des ordinateure et aux
applications d e l'informatique dans l e s cervices d e san t i et l e s sciences
biomkdicales. En out re, un certain nombre d'indications ont kt6 donnde s
s u r l a mise en place des ordinateure, nur l eu r coQt, su r l e personnel
necessaire h l eu r mise en oeuvre, et sur l e s pre'paratifs prkalables 3
l eu r entrde en service. Ce cours a kt6 suivi pa r quatorze participants
Venus de neuf pays.
L'emploi de plus en plus rkpandu des rayonnements ionisants e t
de s substances radio-actives et l eu rs nombreuses applications dans l a
m6decine, l ' industrie et l a recherche,. ainsi que l e s rkalisationa contem-
poraiiles en mail>,.-: -I1c':xr2ia atomique exrgcnt que l e s autorite's sani-
t a i res soient complktement informkes des dangers que peuvent faire
cour i r 'a l a sant6 l e s rayonnernents ionisante, et qu'elles soient parfaite-
ment armkes pour faire face 3 l eu r s lourdes responsabilitks.
Si l a me'decine, l a science et l ' industrie t irent des be'nefices
substantiel's $es utilisations nombreusen et varikes des rayonnements
ionisants, il demeurp que l e s auto rite'^ canitaires ont l e devoir d'exiger
l'application de rnbyens de contrale appropri6s pour protdger l e public
contre l e s expositions excessives aux radiations.
La plus grande partie des rayonnements auxquelo a 6t6 scumise
l a population ktait destine'e B l'e'tablissement de diagnostics.
EM/RCZQ/Z page 23
Four mesurer l 'ampleur du problkme et appliquer l e ca e 6chkant
des mesures correctives, 1'CMS a entrepris de passer en revue l'e'quipe-
ment mgdical de radiographie de quinze pays de l a Re'gion de l a
P/le'diterran6e orientale. En s 'es t aperqu ainsi que 65% des appareils
de radicgraphie examine's manquaient d'un ou plusieurs dispositifs de
sQcurit6 essentiels.
La RBgion compte trop peu d'appareils de radiographie pour l e
diagnostic: un pour 70 000 habitanto envircn. Il faut donc davantage
&'installations, et des installations plus sores. Mais on a auasi grand
beeoin de personnel plus nombreux et rnieux formk, tant pour l'e'tablisae-
ment du diagnostic que pour l a s traitements: radiologues, phy siciens
des hapitaux, inge'nieurs en radiologie, inspecteurs sanitaireo radio-
logues, techniciens de radiologie, etc.
Tous ces problsmes ont 6te' 6voquks au SCminaire sur l a pro-
tection contre l e s rayonnements qui ~ ' e s t tenu au KowePt (28 fe'vrier - 5 mar s 1970) et auquel ont participk vingt- sept personnes venues de
quinze pays de l a Rkgion. Le Se'minaire a insist6 sur l e rble que joue
llCM,S: en aidant l e s Gouvernements B faire face 3 ces problkmes.
Cn a de plus en plus conscience de l 'ampleur du problkme que
pose l e cancer sur l e plan de l a sante' pxiblique. Cette annke, l a
Journ6e mondiale dc l a sant6 avait pour thkme l e fait que, s ' i ls sont
reconnus 3 temps, un grand nombre de cancers peuvent 6tre gukris.
4.u cours de cee derni'?res anne'es, l a lutte contre l e cancer est devenue
partie intEgrante des services sanitairea d'un certain nombre de pays.
E P ~ / R C 20/7. page 24
La lutte contre l e cancer conaiste en une se'rie de meoureo
fonde'eo su r l'e'tat pre'sent de s connaio sancez m a i c a l e s dana l e domaine
de l a prbvention, dc l a de'tection, du diagnostic, du traitcmcnt, rle l a
post-cure e t de l a rgadaptation, destinkcs 5 rxduire senoiblement l e
nombre des c a s ncuveaux, augmenter celui des gue'rieonc et l imi ter
leo invaliditgo conoe'cutives au cancer.
C'ect 18 un olijectif qui ne saurait Etre atteint sans une o r g a n i ~ a -
tion de base e t sans services appropric's qui fonctionnent bien. ?cais ce
qui importe au premier chef c 'est l a cr iat inn ou, s ' i l en existe, l 'amelio-
ration des registres de cas de cancer.
Pour dvaluer l 'importancc dc l a qu-otion du cancer, il importc dc
re'unir des donndes sur l'incidcncc et sur l a prkvalencc.
L e dgpistage comprend toutes l e s neou re s destinc'es b isoler l e e
ca s suopects au sein d'une population donne'e tandis que l e s exarnens de
masse constituent une mgthode de d6tection par laquelle on a recours aux
e'preuves, aux examens et aut res prockde's rapides permettant l'identifi-
cation pr6ccce des affections ou de-s troubles non reconnue.
Pn se fera une iclke de l ' impcrtance du dkpistage prgcoce lorsqu'on
saura que plus de cinquante pour cent cles cance'reux pourraient e t r e gu6-
ris s i l a maladie Btait diagnostique'e l o r s de sea premikres manifestations
et s i l 'on diopensait a lors l e ~ soina approprigs.
Pour un certain nombre de cancers, l e traitement met en oeuvre
de s techniques diverses qui ressort issent 3 l a chirurgie, 3 l a radiologie
zt 3 l a chimiothe'rapie. Il ect clcnc rcuhaitable qua l e ccin 5'dtablir l e
plan de t ra i tenent ne soit pas lais66 h un seul ope'cialiste, mais bien
plutat h une bauipe, et que cettc e'quipe absrde chaque cac eur des bases
auss i l a rg s s que possible.
EM/RC~O/Z page 25
La formation profes sionnellc et 1' enseignement devront donc insis-
t e r sur lea points que l 'on vient d'exposer: enregistrement des cas de
cancer, d6pistage pre'coce (examens de rnasse, cytologie exfoliative, etc. ),
traitement par 6quipes et surveillance syste'matique des cas traitBs.
Au cours de l'annke dcoulke, des progrks notables ont kt6 rkalisks
en ce qui concerne l'e'tude des problkmes complexes que posent l e s aspects
de l a dynamique des populations, du planning familial et de l a reproduction
hurnainc, toute s questions qui pr Soccupent de plus en plus de nombrew
Etats Membres de l a RBgion
Commc pour l e s autres programmes de l'OMS, l e s progr3s realise's
dans ce domaine sont Bminemment fonction de 11efficacit6 des services sa-
nitaires dont on dispose. Sans cette infrastructure, il n'est pas possible
d'apporter lee correctifs n6cessaires a w ddsdquitibres provoquds par les
fluctuations de l a dynamique des populations.
IndBpendamment du r81e qu'il joue % 1' Bgard des probl'emes demo-
graphiques, l e planning familial est de plus en plus reconnu par l e s pays
de l a Mbditerrane'e orientale comme un Qkment important de lfhygi&ne
maternelle et infantile, et de l a promotion de l a sant6 des families.
Les conseiis que dispense 1'OMS touchent ici a w activitks l e s plus
vari6es: introduction des activitds de planning familial et integration de
ees derni3res dans l'ensemble des structures sanitaires, aspects mddicaux
de l a rdgulation de l a f6condit6, efficacit6 et sarete' des contraceptifs,
diagnostic et traitement de l a ste'rilitb. L'ensemble de ces taches doit
faire l'objet d'une planification rigoureuse compte tenu de l 'arrisre-plan
soclo- culture2 propre aux diff6rents pays.
E M / R C ~ O / ~ page 26
Cn ressent d.e plus en plus, ici et 15, l e besoin de mieux com-
prendre les aspects sanitaires de l a reproduction humaine. Il faudra
que des projcts dc recherche fondamentale dans les domaines clinique,
e'pide'miologique et cpSratiome1, viennent nous aider 5 mieux connafire
l e me'canisme physiclogique de la reproduction et l es r6percussions que
peuvent avoir sur l e plan de l a santk publique l'emploi prolong6 par de
t rbs nombreuses jeunes femmes, trop souvent sans grand contrale, des
divers agents re'gulateurs de l a fe'conditb.
On a vu ainsi se manifester dans certain8 pays de l a Rdgion un
int6ret croissant pour l e s activites d'enseignement et de recherche tou-
chant 3 l a reproduction humaine et aux aspects sanitaires du planning
familial.
C'est dans cet esprit que 1'CMS a organis6 un Cours interrkgional
sur l a reproduction humaine et l e planning familial 'a l'intention du per-
sonnel sanitaire national de l a Re'gion Les recents progrks realisbe
dans ce domaine sur l e plan de l a physiologie, des traitements, de l a
santk publique et des techniques de laboratoire ont fait l'objct de d&ats
l o r e d'une s6rie de odminaires qui se sont tenus en Iran, en Tunisie et
en Rkpublique Arabe Unie.
A la demande des Gouvernements, deux se'minaires sercnt organi-
sds en oc tob~e 1970.. l 'un 5 TBh6ran sur l e s "Aspects sanitaires de l a
reproduction humaine dans l e plannine, familid et l a dynamique des popu-
latio.nzl', et l 'autre 'a Eagdad sur l e s "ProgrBs r6alisbs en ce qui concerne
l e s aspects phy siologiques, cliniques et de sant6 publique de l a reprodue-
ti-on humaine".
E M / R C Z O / ~ page 27
La crkation d'un Fondo des Nations Unies pour l e planning familial
ne manquera pas de favoriser l e s activitks de 11C?ZS.8 dans cet important
domaine. Cutrc leo programmes de planning familial qui se de'roulent en
Iran, au Pakistan, en Tunisie et en Rgpublique Arabe Unie, on prkvoit, au
cours des prochaines anne'es, dc lancer des programmes 3 objectifs prkcis
dans d'autres pays de la Re'gion.
L1ann6e e'coulke a e't6 marquee par une t rks puissante vague
d'intkret pour l e milieu hurnain envisage' dans sa totalite' et dans ses rap-
ports avec l'urbanisation et l a mioe en valeur industrielle et agricole.
L a Confe'rence des Naticns Unieo pre'vue sur ce sujet en 1572 devrait con-
tribuer & at t i rer l'attention our l e s multiples aspects de la question. Il
importe que l e s ministEres de la santk et 1'CMS aoient prbts 3 faire face
3 ce qui pourrait bien devenir un probl'eme mondial de premiere grandeur,
au mbme t i t re que l e de'veloppement e'conomique.
J e tiens 3 conclurc la prdsente introduction en exprimant, tant en
mon nom personnel qu'au nom de llCrganisation, de sincbree remercie-
ments pour l a collaboration efficace ct fructueuoc que nous ont constamment
assurke l e s Gouvernements dc la RQgion. '/Tcs collkgues et moi-m&me leur
sornrnes vivement reconnaissants de cette coopdration &clairEe qui a tant
contribug 3 l'oeuvre de 1'ONS dans l a Re'gicr, de l a FdBditerranke orientale.
19e SESSION DU C O M I T ~ REGIONAL DE L90MS
Un groupe de representants B la session du Sous-Comite A du ComltC regional de I'OMS B Alexandrie. (Ci-dessous) Stance plt- nikre dans la salle des conferences du Bureau rCgional de I'OMS.
EM/x20/2 page 29
DM-IEWIEME SESSICN
Le Sous-Cornit6 A du Cornit4 r6gional de la Mgditerranee orien-
t a l e a tenu sa Dix-Neuvihme sess ion, au Sikge du Bureau, B Alexandrie
(R6publique Arabe ~ n i e ) du 6 au 9 octobre 1969. Le Sous-Comit6 B n 'a
pas teriu de rkunion.
Le Sous4omitC A r eun i s sa i t l e s representants de dix-huit
E t a t s Membres, parmi lesquels l l ~ f g h a n i s t a n , un 6es plus anciens E t a t s
Membres de OMS recemment t ransf6r6 de l a Rkgion de 1 ' ~ s i e du Sud-Est h
c e l l e de l a Mdditerranke o r ien ta le , e t deux Membres associds.
Les Nations Unies, l e Programme des Nations Unies pour l e
Ddveloppement, l e Fonds des Nations Unies pour 1 ' ~ n f a n c e e t l ' 0 f f i c e de
S e c o ~ r s e t de Travaux des Nations Unies pour l e s Rkfugi6s de Pales t ine
6 t a i e n t Bgalement repr6sentks, a i n s i que t r e i z e Organisations ir.ternatio-
na les non gouvernementales, intergouvernementales e t na t ionales .
Le Proje t de Programme e t de Budget de l a R6gion pour 19'71 a dt6
approuvk en vue de s a transmission au Directeur g6n6ral. Un budget de
roulement d ' m montant d'environ 8 432 000 d o l l a r s y e s t prgvu, auquel il
y a l i e u d ' a jou te r une somme de plus de 3 045 000 d o l l a r s reprdsentant l a
contr ibut ion du Programme des Nations Unies pour l e Dkveloppement e t c e l l e
de c e r t a i n s gouvernements aux a c t i v i t 6 s B rnener au t i t r e des fonds en
depat .
Lors de l a prksentat ion du Rapport annuel du Directeur rdgional,
on a rappel6 que l a da te du l e r j u i l l e t 1969 marquait l e vingtikme a n d -
ve r sa i re de l a crea t ion du Bureau regional de l a M6diterrande o r ien ta le
e t , B c e t t e occasion, on a rapidement pass6 en revue l e t ravail , accompll
dans l a Region au cours de c e t t e pkriode oG l e nombre des membres du Bureau
regional e s t pass6 de douze q u ' i l d t a i t en 1949 B vingt-deux au.jourdthui,
e t oh quelque 600 p r o j e t s ont kt6 men& .& bonne f i n .
Pour determiner l e s besolns des pays de l a Rggion, on a estim6
q u ' i l s avaient en commun l e u r d6veloppement extremement rapide . ~ ' e x p l o -
s ion dgmographique de ce r t a ins d ' en t re eux e s t un au t re f a c t e u r q u i exige
une grande souplesse e t des adaptat ions constantes dans l t61aborat ion des
programmes. Parmi l e s au t res pohits s a i l l a n t s , il f a u t noter l ' accen t
vlgoureux place par 1'0iT3 s u r l e s p ro je t s dtenseignemerlt e t de formation
professionnelle; l a l u t t e contre l e s maladies transmissibles, notamment
l e paludisme, l a va r io le , l e trachome e t l a tuberculose; l e r81e des ser -
v ices de l abora to i re e t de s t a t i s t i q u e s ; l a malnutri t ion, e t en part icu-
l i e r c e l l e des enfants en bas 2ge; l ' i n d u s t r i a l i s a t i o n e t l 'u rbanisa t ion;
l a pol lu t ion de l ' e a u , de l ' a i r e t du sol ; l a sant6 mentale, l a protec t ion
contre l e s radia t ions e t l e s nouveaux problbmes pos6s par l a v i e moderne.
Le besoin d 'une p lani f i c a t i o n s a n i t a i r e syst6matique a 6th soulign6. Les
t r o i s a u t r e s points q u i ont s u s c i t 6 un i n t 6 r e t considerable sont l a recher-
che op6rat ionnelle dans l e s services de sant6; l l a n a l y s e 6pidCmiologique
de l a m6ningite c6r6bro-splnale dans l a R6gion de l a M6dlterranke or ienta le ;
e t l e s services fondamentam de sant6 mentale.
La s i t u a t i o n s a n i t a i r e des r6fugIds e t des personnes d6placAes
des t e r r i t o i r e s occupes a retenu l ' a t t e n t i o n . A c e t Cgard, l ' a l d e fournie
par ~ ' U N R W A , en col labora t ion avec l 'w, a 6t6 apprCci6e.
Les discussions techniques ont eu pour theme 1"'~xamen d e l a for-
mation thkorique e t prat ique donnee au personnel in f i rmie r pour repondre
aux besoins de l a R6gion". "Les problbmes poses par l e s pr incipales zoo-
noses dans l a R6gion de l a MkditerranCe or ienta le" e t "Les services de
m6decine du t r a v a i l faae aux besoins s a n i t a i r e s des populations en voie de
d6veloppement1' ont 6 tg icho i s i s pour thkmes dss discussioris techniques de 1970
@t 1971 respacUvement.
Le Sous-Comit6 A a confirm6 s a decis ion de t e n i r l a Vingtiime
sess ion du Cornit6 r6gional au Liban, en 1970, e t la Vingt e t unikme sess ion
en Tunisie, en 1971. En outre , l e Sous-Comit6 a accept6 l ' l n v i t a t i o n du
Gouvernement de l a Jordanie de t e n i r l a sess ion de 1972 dans ce pays.
P R E M I E R E P A R T I E
A P E R C U G E N E R A L J
I SERVICES CONSULTATIFS ET TECHNIQUES
ENSEIGNEPENT MEDICAL
Les a c t i v i t 6 s des t inees ?L dkvelopper e t & renforcer l l ense igne-
ment de l a maecine occupent toujours une place e s s e n t i e l l e dans l e pro-
gramme CiW d'enseignement e t de formation p rofess iomel le . Le nombre des
Bcoles de maec ine de l a R6glon, qui sont aujourd'hui plus de quarante,
tend h s ' a c c r o f t r e rapidement. A l ' heure a c t u e l l e , six nouvelles f acu l tks
au moins ont a t t e i n t d i f f e r e n t s s tades de l e u r p lan i f i ca t ion en I raq , en
I s r a g l , en Jordanie, au KoweTt, en Libye e t en Arabie Saoudite.
L 'aide de 1'0MS a rev^etu des foxmes diverses: envoi d 'ensei -
gnants e t de consultants , a t t r i b u t i o n de bourses d16tudes, &change de pro-
fesseurs , exp6dItion de fourni tures e t de m a t i r i e l sc ienzl f lqxe e t d'erisei-
gnerneirt, Une contr ibut ion particulikrement importante a 6t6 l a fourni ture
awc bibliothkques m6dicales d'ouvrages sp6c ia l i s6s e t d'abomements b des
revues sc ien t i f iques .
Au cours de l a pkriode consid6r6e, douze professeurs de 1 ' 0 ~ ~
ont p r i s une p a r t ac t ive k l'enseignement dans des Bcoles de m6decine des
pays sulvants : Afghanistan, Ethiopie, I r a n , Pakistan, R6publique Arabe
Syrienne e t Tunisie, t and i s que cinq mkdecins k ta ien t a f fec tks &I des cen-
t r e s de formation s a n i t a i r e en Ethiopie, en Libye, au Qatar, en Somalie
e t au Yemen. Onze consultants ont kt6 envoy& en Afghanistan, en I raq ,
en I s r a F l , en Jordanie, au Pakistan, en R6publique Arabe Syrienne e t en
Tunisie pour donner des av i s s u r l a crea t ion de d6pr tements ou p a r t i c i p e r
?i l'enseignement e t aux programmes de recherche des Bcoles de maec lne .
Dans l e cadre du p ro je t inter-pays s u r l'enseignement de l a
maec ine (EPlA0'0084)) un conse i l l e r a kt6 a f fec t6 au Bureau r6glonal
t and i s que deux consul tants s e l i v r a i e n t ?i des dkplacements fr6quents pour
v i s i t e r l e s i n s t i t u t i o n s de neuf pays.
Le programme d'echanges de professeurs en t re Bcoles de medeclne
de l a Region (EMRO 0121) s u s c i t e de plus en p lus d 1 i n t 6 r 8 t . Au cours de
l a periode, If occasion a Bt6 a i n s i o f f e r t e B dix-huit professeurs
d ' ~ t h i o p i e , d l I r a n , d l I r a q , du Soudan e t de l a RBpublique Arabe Unie de
p a r t i c i p e r & des a c t i v i t e s dans des i n s t i t u t i o n s soeurs d l ~ t h i o p l e ,
d t l r a n , d ' ~ r a q , du Soudan, de Tunisie e t de l a Rgpublique Arabe Unie.
Un BvCnernent mamuant a kt6 l a reunion des d i rec teurs ou repre-
sentants des Bcoles de sant6 publique (EMRO 0171), qui s ' e s t tenue au
Bureau regional d '~ lexarn3r ie en octobre 1969, e t B l aque l l e vingt-deux
i n s t i t u t i o n s ont bt6 repr6sentdes. Des rnembres dv personnel du Bureau du
Sibge e t d ' au t res regions ont p r i s pa r t B c e t t e reunion.
A l a s u i t e de c e t t e rkunion, on a reguli6rernent procede B l a
mise en place de 1 ' ~ s s o c i a t i o n des Ecoles de santd publique des zones
gkographiques correspondant a u Regions de 1 ' ~ d18friqae,de l a Mediter-
ranee o r ien ta le , de 1 'Asie du Sud-Est e t du Pacifique occidental .
P a m i l e s dix-sept recommandations enreg i s t rees , on a not6 en
p a r t i c u l i e r : que l a Region d18f r ique reclamait de nouvelles kcoles de
sante publique; q u ' i l importai t de p r o c a e r B une redvaluation perma-
nente de l'enseignernent e t de l a recherche, e t que l a recherche dans Qe
domaine devai t &re accentuge; que, face B des condit ions nouvelles, des
modifications appropriees devaient &re apportees aux programmes d 'ktudes
a i n s i qu'aux a c t i v i t e s de recherche e t d'enseignement; que l'enseignement
de l 'kpidkmiologle clevrait cons t i tue r une des matigres fondamentales dans
l e s Bcoles de sante publique au &me t i t r e que l'enseignement de l a m&e-
cine des c o l l e c t i v i t 6 s ; que l e s echanges e n t r e Btudiants des f a c u l t e s ,
de mater ie l de bibliothbques, de b u l l e t i n s e t de rapports s u r l e s recher-
ches devraient 8 t r e encourages e t qu'une ass is tance soutenue de 1 ' ~
k t a i t touJours n6cessaire.
I1 e s t reconfortant de s i g n a l e r que 1'Association des Bcoles de
rnddecine du Moyen-Orient - dont l a crea t ion d t a i t en t d t e de l ' o r d r e du
Des Ctudiants en rnCdecine de I'universitk Hail6 Selassi6 ler Formation clinique B la nouvelle Faculti de Mtdecine de examinent une radiographie du thorax. Tunis.
La premiere reunion de I'Arsociation des Ecoles de rn6de- DE LA M'DEC'NE cine du Moyen-Orient s'est tenue i Alexandrie en mars dernier. L'Association s'efforce de stirnuler les echanges de vue sur les sch6rnas e t les priorit& de I'enseignernent medical.
Pour rompre avec I'enseignernent tradltionnel, les 6tu- diants sont dCpechks dans Ies zones rurales oi j ils s'initient de pi-& aux conditions locales (Soudan).
Les signataires de la constitution de la premiere Association de sante publique pour I'Asie e t I'Afrique. Cette Association favorisera un
"change d'expiriences entre les k o l e s de sant i publique.
SANTE PUBLlQUE
L'urbanisation, les mouvements massifs de population et Directeurs e t reprisentants des 6coles de santC publique I'dvolution m f m e de la technologie mfdica le exigent la de dix-neuf pays d'Asie e t d' l i f r ique se sont reunis a mobilisation de tcchniciens rompus a diverses specialit is Alexandrie, en octobre dernier, pcur passer en revue qui vont de I'6pid8miologie a I'administration des collecri- leurs programmes d'enseignernent e t assurer l a forma- "it&, en pasrant par les sciences du cornportement. t i on du personnel requis.
Quelques- uns des agents for- mbs par les in- stiturs de san- te publique de la Region.
Liban: des ingknieurs sanitaires inspectent I'appro- Afghanistan: des 6p1derniolog1stes etudien: les con- visionnement en eau. ditions san i ta i res d'un village.
Republ ique Arabe Unie:
Pakistan: un bducateur sanitaire enseigne les rudi- des hygiinistes industriels a I'oeuvre sur un grand ments de I'hygiene. chantier.
jour du Groupe spdcia l CNS s u r llenseignernent rn6dical (EMRO 0132) q u i
s ' e s t r6uni & Khartoum en decernbre 1968 - a commenc6 & manifester son
existence en groupant l e s enseignants de mCdecine de l a RQgion. ~ ' e s t
sous son ggide e t sous sa d i rec t ion qu'une r6union-atel ier s u r l e s m6-
thodes d'enseignement e t d 'kvaluation de ltenseignement de l a mddecine a
pu s e dgrouler avec succhs & Alexandrie en mars 1 9 0 .
Deux au t res rGunions, q u i doivent avo i r l i e u au cours de c e t t e
ann&e, sont en preparat ion. Un seminaire s u r l a place de l a psychiatric
dans l'enseignernent de l a rn6decine (EMRO 0112) s e d i roulera 2 Alexandrie
en j u i l l e t prochain. La deuxikme conference rkgionale su r l1enseigne-
ment medical (EMRO 0166) devra i t s e r6unlr B T6h6ran b l a f i n de l fann8e
1970.
FORMATION DE PERSONNEL AUXILIAIHE
La formation d ' a u x i l i a i r e s s a n i t a i r e s a continu6 B cons t i tue r
une a c t i v i t 6 irnportante de l a sec t ion Enseignement e t Formation profes-
s ionnel le du Bureau r8gional . On s e plait de plus en plus 3 reconnaftre
l 'lmportance de c e t t e catggorie de personnel s a n i t a i r e qu i , par s a con-
t r i b u t i o n aux programmes s a n i t a i r e s nationaux, permet, dans l e s v i l l e s
comme dans l e s campagnes, de renforcer l e s d iverses a c t i v i t e s v i san t ?L
protCger e t B prornouvoir l a santk publique.
De nombreux a u x i l i a i r e s s a n i t a i r e s ont d6jb 6t6 pr6par6s dans
l e s cent res patronnes par 1 ' 0 ~ 3 dans l a Region, e t on l e u r reconnaet une
importance croissante comme aides e f f i caces e t , l e cas 6ch6ant, cornme
remplaqants des rn6decins, sur tout dans l e s pays q u i ne disposent pas
ennombre s u f f i s a n t de personnel ayant repu l a formation n6cessaire.
La contribution apportke par 1'0MS B l a formation des d iverses
ca tegor ies de ce groupe de t r a v a i l l e u r s s a n i t a i r e s a 6tB maintenue en
faveur de p lus ieurs pays sous forme d 'envoi d 'exper ts & long terme e t &
court terrne, & l a demande des Gouvernements. Dans tous l e s p ro je t s
bkn6ficiant de ?'zsssist.icce dt- I'O!B, llaccar,t est plack sur l'organisa-
tlon de programies rationnels & l'intention de cette catkgorie de per-
sonnel sanitaire et sur leur forrndtion en fonction des besoins reels de
leurs pays, et s3ns prsjudice Be la a~alit6 de lTenseignement. Aucun
effort ne doit &re epargnC dans ce sens jusqu18 ce que des effectifs
sufflsants de persornel national et dlhomologues aient r e p la formation
Pour ripoxire a 7 s demandes croissantes de personnel sanitaire
auxiliaire qualifi6 et lui assurer une formation polyvalente qui soit en
rapport avec son r61e et ses responsabilit&s, le ddveloppenent des
Bcoles et des projets existants sera encourag6. Cependant, onne doit
pas perdre de vue que la raise & ex6cution de plans B long terme et d'ex-
panslon dkpendra, dans une grande rnesure, de l'orientation du plan de
dkveloppement et du budget du pays, de l'exlstence de candidats ayant
les aptitudes reqiliscs, des enseignants dont on pourra disposer ainsi
que des installations disponibles pour la formation pratique et sur le
terrain. La formation d'enseignants dans tous les projets aides par
OMS est un des objectifs prioritalres et le programme de bourses d'etudes sera m'a rlrr xsse davantage 8 13. disposition des Gouvernements
pour permettrc h dco candidnts et hornologues nutionaux de recevuir une
formation plus pouss6e & l'ktranger.
PROGRAMME DE BOQSES D ' E ~ L ~ ~
Le prcgrsmie de bourses d'etl~des a continue & bknkficier d'un
rang de priorit6 dleve dans le programme d'aide de 1'OMS aux divers pays
de la Rggion, et 11 constitue un klkrnent Important de ses activitks 6du-
catlves et de formation professioraelle. I1 continuera incontestable-
ment $ repr6senter un investissement prkciewc dans la mesure oh 11 offre
unc contribution croissante B la solution des divers problkmes sanitaires.
Le programme contlnue B jouer un r8le important dans le de!ve-
loppement des services nationaux de santd, et il reste des plus efficaces
pour tout ce qui touche & la promotion des Bchanges internationaux des
connaissances, B l'amdlioration de l'enseignement et de la formation
dans les domalnes de la santd, de la mckleclne et des disciplines appa-
rentc?es, alnsi que pour le progrhs de la recherche.
X l eat particulihrement intdressant, non seulement h oause de
l'lmportance de ses objectifs h long tern, mais aussi en ce qu'il dhon-
tre clairement l'action de coopdration et les efforts conjugue!~ du Gou-
vernement et de llOrganisation mondiale de la Sant6. On en veut pour
preuve reconfortante l1Intdr&, et la comprdhension croissante qu'ont
montrds les divers Etats Membres tant pour leurs propres programmes que
pour une utilisation systdmatique des credits qui leur sont allouds.
Dans la RBgIon, les demandes de bourses ont continue! & rnarquer
m e progression. En 1969, le nombre de bourses octroykes a-attelnt le
chiffre de 518, contre 493 en 1968. En termes de fonds, le montant dd-
bourse en 1969 a e!t6 de $ 1 397 247 contre $ 1 566 9 1 en 1968, soit une
dlmlnution de lo,@%. Ceci s'explique sans doute para la baisse des
attributions pour Btudes universitaires, qui n'ktaient cette annee que
de dix-sept (dont douze en mddecine), contre trente-neuf (dont trente en
mddecine) l fam6e pr8c8dente.
I1 convient de relever, en l'occurence, que le montant effec-
tivement dkboursd pour le programme est supkrieur B celui qui est inscrit
au budget, ce qui revient B dire qu'une bonne partie des dconomies rdali-
s&s opt kt6 utilisc?es pour les bourses d'dtudes, afin de pouvoir faire
face aux demandes des gouvernements, chaque annee plus nombreuses. Les
types de bourses alloukes au cours de 11ann6e couvrent m e grande varlet6
de domalnes, depuis les Btudes de haute spkcialisation jusqu'8 la prdpa-
ration d'un auxiliaire sanitaire,du mobs lorsque les mogens de formation
pour cette dernlbre catkgorie n'existent pas dans le pays d'origlne.
Une analyse des a t t r i b u t i o n s pour 1969 montre q u ' m nombre r e l a -
tivement eleve de bourses a e t 6 a t t r i b u e au groupe "organisat ion e t se r -
vices de sante", e t notamment 5 l ' admin i s t ra t ion de l a s a n t i p-dblique, 5
1' assainissement, aux so ins in f i rmie r s , & l a protect ion maternelle e t
i n f a n t i l e , e t c . , s o i t 235 bourses en tout , ou encore 45,5$ du t o t a l .
Le s u j e t dT6tudes q u i v ient ensui te par ordre d'imporkance, avec 149
a t t r i b u t i o n s e t 2 8 , s du to ta1 ,es t c e l u i de l'enseignement de l a mkdecine,
y compris l e s etudes univers i ta i res ,pour lequel l e s a t t r i b u t i o n s (8ouze)
ont B t k beaucoup mobs nombreuses que lzann6e prBa6dente ( t r e n t e ) . Au
cours de l 'annee, quatre-vingt-dix-huit boursiers poursuivaient des
6tudes u n i v e r s i t a i r e s de medecine, dont t r e i z e venant de Chypre, t r o i s
d t ~ t h i o p i e , d i x de Libye, vingt-sept de Somalie, quat re dTArabie
Saoudite, quatorze du Ydmen du Sud e t vingt-sept du ykmen; douze d ' en t re
eux ont achevk l e u r s dtudes e t ont repu l e u r dipl8me. Dans cinq c a s t
l e s bourses d 'ktudes ont d6 s t r e suspendues pour insuffisance de r e s u l t a t s .
On a continue B dkployer des e f f o r t s pour rkduire au minimum
l e t a m des 6checs en am6liorant l e s methodes de sk lec t ion des candidats
a m Bcoles de maec ine , e t en prenant des d i spos i t ions pour c o n s e i l l e r
l e s Btudiants en cours d l Q t u d e s p mesure q u i s ' e s t r6vGlee infiniment
pr6cieuse pour de nombreux boursiers de 1 ' ~ . Quarante-sept bourses
ont 6tk a t t r ibukes & des fernmes, s o i t g,l$ du t u t a l . Sur ce nombre,
dix-huit ont ktudi6 l e s soins in f i rmie r s , t and i s quc l e s a u t r e s recevaient
une formation dans d ' au t res domaire s , notamment dans l c s d iverses dis-
c ip l ines medicales, s a n i t a i r e s ou apparentkes. Dans p lus ieurs pays, on
a accord6 de plus en plus d ' a t t e n t i o n aux ktudes superieures ( a u x i l i a i r e s
cornpris) e t pos tun ivers i t a i res dans d ive rs domaines de sp6c ia l i sa t ion .
L'OMS s a i t dTexp6rience que l e s problemes concernant l e s bour-
ses s e posent diff4remnent dans l e s d ive r s pays, e t q u ' i l s exigent par-
f o i s des solut ions d iverses , mais il r e s t e que l e s principes fondamen-
taux du succgs sont universe ls e t que tous doivent l e s partager. Ces
principes mettent er, dvidence l ' importance d'une mdthode coordonn6e pour
aborder tous l e s problkmes observks nonnalement dans l e programme, dans
l e s domaines de l a p lan i f i ca t i an , de l a s6lec t ion des candidats e t de
l 'emploi des boursiers B l e u r r e t c u r . S i l ' on veut assurer l e succbs
des bourses d'dtudes e t ne pas g a s p i l l e r l e s fonds, il e s t e s s e n t i e l que
ces methodes s c i e n t perfectionndes. Pour surmonter ces d i f f i c u l t d s , il
conviendra d 'appliquer & l a sk lec t ion des bours iers des principes e t des
c r i t b r e s plus s t r i c t s , que s e u l s pourront mettre en oeuvre des comitks
nationaux de se lec t ion q u i auront des entrevues personnelles avec l e s
candidats e t pourront a i n s i l e s jauger avant de l e s proposer. I1 e s t
souhaitable que l e s candidats & des bourses df6tudes de 1'CWE s o i e n t
dCsorrnais cho i s i s parmi des postulants en possession d'une formation de
base auss i klevde que possible, ayant une bonne connaissance de l a langue
d '6tudes e t une experience dans l e domaine d'ktudes proposg, a i n s i que
l e s ap t i tudes voulues B tous a u t r e s Cgards. Malheureusement, un nombre
relativement r e s t r e i n t de pays ( s i x en t o u t ) ont i n s t i t u d de ces comit6s.
On considbre donc q u ' i l e s t important e t assez urgent que tous l e s pays
adoptent de semblables d i spos i t ions pour mettre s u r pied des comit6s de
ce type .
I1 importe que &es ordres de p r i o r i t d so ien t pr6vus en ce qui
conceme l e s domaines d t8 tudes propos6s, A l a lumiere des besoins ac tue l s
de chaque pays dans l e domaine de l a santk . La bourse d'ktudes d o i t h etre consid6r6e comme une p ie r re de l f @ d i f i c e du programme sanikaice.
A l e u r r e tour , l e s boursiers seront appel6s non seulement administrer
des programmes de santk, mais dans de nombreux cas , & exercer un r61e
dynamique en donnant une impulsion & de nouvelles ac t iv i tCs , notamment
en Blaborant des p r o j e t s de formation dans l e u r s pays, en inaugurant de
nouvelles sec t ions dans l e s administrat ions s a n i t a i r e s nat ionales oh
ils pourront s e consacrer B l a formation, e t en communiquant l e u r savoir
au personnel nat ional dans l e s domaines de l e u r compdtence. On a s ignal6
p lus haut q u ' i l importe que tou tes l e s demandes de bourses correspondent
EM/= 20/2 page 40
B des p ro je t s d d t e n i c i s ou B des dcrnaines spCcifiques a u s s i k t ro i tenent
l i e s quc possible aux besains p r i o r i t a i r e s du pays en main-d'oeuvre e t en
services s a n i t c i r e s . En d ' a u t r e s termes, l a bourse d ' 6tudes e s t cocsi-
d6rke actuellenent come une des conpcsnntes e s s e n t i e l l e s de t o u t p ro je t ,
quel q u ' i l s o i t . Ce t t e tendancc e s t 6galernect l ' express ion du principe
q u i veut qu'une bourse d 'gtudes, l o i n d 1 6 t r e mesure temporaire e t dc
circonstance, d o i t s t r e a c c ~ r d e e podr f a i r e face k des plans & lorig terme
pour 1s dgveloppernent des services de santg . Des evantagcs prgcieux
devraient r g s u l t e r de c e t t e o r i en ta t ion , en t re a u t r e s l a p o s s i b i l i t g de
mieux prendre l a rnesure des ind iv idur l i t6s .
Les pays hetes q u i ont p r i s des d i spos i t ions pour l e placement
de nos bours iers sont au nombre de cinquante-deux, e t appartiennent h
tous l e s continents . La Rdgion europkenne continue k s t r e l a plus f r e -
quemment u t i l i s g e par l e s boursicrs de 1 ' O M S qui s e renaent 9 l ' e t r a n g e r
pour 6 tudier . Ceci e s t un r e f l e t de l a col labora t ion in te rna t iona le
dans l a formation du personnel s a n i t a i r e . Confonn6ment k l a pol i t ique
ggnkrale adoptde par l lOrganisat ion, on a recours dux mesures de forma-
t i o n professionnelle dont dispose l a Rbgion, en p a r t i c u l i e r pour l e s
etudes u n i v e r s i t a i r e s e t l a formetion des a u x i l i a i r e s . Outre 1' gconomie
rkal is6e par l ' adopt icn de c s t t e formule, l e b a ~ r s i e r poursuit s e s etudes
dans un milieu presquc analogue k c e l u i de son pays d 'or ig ine , ce q u i
f a c i l i t e grendemcnt l ' adap ta t ion e t permet dans de nombreux cas de surmon-
t e r l ' o b s t a c l e l ingu i s t ique . 3es moyens e x i s t e n t Bgalement dans l a
R6gion pour l a formation au niveau postunivers i ta i re . Bien plus, il e s t
rgconfortant de re lever que dans l e prcgramme de bourses d t gtudes, s e mani-
f e s t e n t p lus ieurs tendances importantes, dont l e principe 2 6tB accept6
avec emprcssenent. Dans l c domaine de l'enseignernent e t de l a formation
professionnelle, l a p r i o r i t d e s t accordee aux a t t r i b u t i o n s de bourses au
personnel e n s e i g n ~ n t nat ional pour l u i assurer une formation supkrieure
dans l e domaine q u i l ' i r i td resse . De mime, un rang cie p r i o r l t i Qlevk est.
NOMBRE DE BOURSES D'ETUDES ATTRISUEES PAR L'OPIS (EMRO)
1949 - I969 t?mlengatlenm de baormet pw &tab* tmItb~fitsZreP.4 ma e ~ ~ r i m s )
. h n ewmm 60 u ~ Q g h a i b lbpbzc 6a ~ ' O P ~ S &&.a 196P - F@eaaea ~ ~ l c n (&lf?rxoa @%%&is) r W n 4e 1 'r.lPS depols a ktt.d an Asll.m r&@.anl de a 2hhm Ca Z'tm t%q,w%s 1964
#e%termsab arfuAle en 1% (10s s P a t t e d &mu 6. U a - s enkre . oremt~~&s regris- I l fabd sr$ollfaXe m1956 lee h u r a c ~ a l ' l d s ou tams sb (W Pam
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A-BOURSES PAR TYPE D' ETUDES
1849 - 1969
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B -BOURSES 0 'APRES LA OUREE DES ETUDES
1949 - 1969
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EM/x20/2 page 41
gbnkralenent accord4 par 1'0K3 aux demandes de bourses comportant l a for-
mation d'homologues nationaux t r a v e i l l a n t A des p ro je t s patronnes par
0 Cependant, une cooperation des plus k t r o i t e s e s t n6cessaire de
l a pa r t des Gouvernements, cn p a r t i c u l i e r & 1'6gard des boursiers rapa-
tries aprks nvoir requ une prgparation pousske A l ' k t r a n g e r , a f i n q u ' i l s
s o l e n t rkaffec tks a m p r o j e t s de formation conform6ment aux plans
d ' or ig ine . On s e rend compte qu'un prograrnrne de c e t t e ampleur d o l t etre
constament rb6valuk pour en a c c r d t r e 1 1 e f f i c a c i t 6 . On s a i t que l e s
enqultes men6es dans 1e pass6 A ce s u j e t ont donne des resul ta t t i s a t i s -
f a i san t s . Cependant, l l Q v a l u a t i o n du programme de bourses, q u i e s t h
bien des Qgards un processus continu, d o i t 8 t r e menbe par un consultant
s g c i a l q u i s e rendra dans un groupe di.te:min4 de p ~ g s dans l e but de s e
rendre compte 2u degrk d ' e f f i c a c ~ t d du programrr.e de bourses de OMS au
long des ann6es, e t de rechercher l e s moyens suscept ib lcs d1am6l1orer
c e t aspect important de no t re t$che.
Bien que l e programme de bourses d 'etudes progresse rQgull8r-e-
ment, il r e s t e toujours placc pour un d6veloppement plus poussk. ~ ' e s t
dans c e t e s p r i t que s e prdpare La r b w i o n des responsables nationaux
des bourses d16tudes des d ive rs gouvernements. Pr6vue pour l e debut de
J u i l l e t 1970, elle d o l t l e u r o f f r i r l 'occas ion de proc6der 5 des Bchan-
g s s de vues,de mettre en conmun l e u r expkrience e t de contribuer a i n s i h l a
coordination dcs ef f or c s e t au ra f f e r a i s s n v e ~ ~ t d ~ s re la t ior is de travail l i -
Pour pouvoir produire des dipl6mds u t i l i s a b l e s , l e s 6coles de
mkdecine ne doivent pas seulement d isposer d'un corps professora l de
valeur e t d ' btudiants convenablemcn'i, recrut&s, e l l e s doivent o f f rir
a u s s i ?I tous l e u r s usagers l ' accks d i r e c t au savo i r e t aux l i e u x 06 il
s e trouve consignk. Dxns toute InzJi?'::ut!.on, c ' e s t l a b!.bliothitque q u i
EM/Rc~O/~ page 42
cons t i tue ce r6servoir de tou te science. Aussi ne doit-on plus s e l a
reprBsenter, come on l e f a i t t r o p souvent, a i n s i qu'un d6p6t i n e r t e de
connaissances, mais bien p lu t8 t comrne un centre a c t i f de d i f fus ion des
informations. Aussi, l e Bureau rkgional s e d o i t - i l de sou ten i r l e s
bibliothhques en t a n t qu'd18rnents c o n s t i t u t i f s de 116ducation des m&e-
c i n s , de l a recherche m6dicale e t du progrBs de l a mddecine c l in ique.
Le r 8 l e v i t a l 5ouB par l e s bibliothbques a B t k Bgalement reconnu p a r l e s
pa r t i c ipan t s aux diverses confGrences e t r8unions consacrkes & l ' e n s e i -
gnement de l a mddecine e t patronnGes F a r l e Bureau regional de l a M6di-
te r ranee o r i e n t a l e .
Parmi l e s obstacles q u i s'opposent au d6veloppemnt des b ib l io-
thkques, il en e s t q u i semblent Jouer un rsle pr6pond6rant : pknurie de
personnel qua l i f i6 ; manque de ressources; r e s t r i c t i o n s rigoureuses
apport6es & l ' i m ~ o r t a t i o n e t au t r a r s f e r t de devises; i n s t a l l a t i o n s
rnat6rieU.e~ insuff i santes ; rbglements complexes B 1' exces e t , e n f i n
i n h i b i t i o n ressent i e par 1 ' usager yeudu reaponsable des ouvrages 6gar6s.
Pour parfa i re l e s connaissances des b ib l io th8cai res , ~ " O B a
organis6 une s 6 r i e de s t ages de formation en cours d'emploi & l ' i n t e n t i o n
de ceux d ' en t re eux q u i n 'avaient jamis B t d spgcifiquernent prkpar6s B
ce m6tier . Le premier cours de ce genre s'est tenu ?L l'dtk de 1%4 B
l 1 u n i v e r s i t 8 amkricaine de Beyrouth, D i x bib l io th6ca i res rnBdicaux,
appartenant .& cinq pays, ont bBnkfici6 de bourses de 1 ' 0 ~ ~ pour suivre
un cours u n i v e r s i t a i r e de six semaines s u r l ' c rgan i sa t ion des b ib l io -
thhques. I1 a dt6 s u i v i d'un cours de quatre semaines en bibliothdcono-
mie mgdicale, pour lequel 1 ' 0 ~ ~ a fourni des confkrenciers. Un cours
analogue s ' e s t tenu en 1965, e t l e troislhme e t de rn ie r en 1966. Les
trente-deux bibl iothBcaires q u i ont 6tk a i n s i form& venaient des pays
suivants : I ran , I r a q , Pakistan, Soudan, R6publique Arabe Syrienne,
Tunisie, Turquie e t RBpublique Arabe Unie. NCanmoins, l r O b E continue
& recevoir des demandes, e t 11 e s t permis de supposer q u ' e l l e patronnera
des cours analogues B l ' a v e n i r .
EM/RC20/2 page 43
De nos jours, l e service des bibliothkques modernes exige des
professionnels dont l e s q u a l i f i c a t i o n s devraient comporter, au m i n i m ,
un t i t r e un ive rs i t a i re a s s o r t i d'une annee ou davantage de formation
u n i v e r s i t a i r e en biblioth6conomie. C ' e s t d'abord & l a q u a l i t 6 du per-
sonnel qu l l a desse r t qu'on peut juger de l a valeur d'une bibliothhque
m&icale,et l e seu l moyen d ' avo i r du personnel de valeur e s t d 'exiger
de l u l des q u a l i f i c a t i o n s 6lev6es t o u t en l u i assurant une s i t u a t i o n e t
un s a l a i r e convenables, avec des p o s s i b i l i t 6 s d'avancement . L ' O ~ ne s e borne pas A patmnner des cours de formation, e l l e
s'emploie auss i B developper l e s ressources des bibliothhques. Dans de
nombreux pays de l a Rggion, e t dans l a p lupar t des professions s a n i t a i r e s ,
on ressent vivement l e besoin d'une documentation m6dicale rgcente. I1
n ' e s t pas d'kcole de medecine de qua l i t6 sans manuels A jour e t sans
ouvrages sc ien t i f iques modernes. De &me, l e s professionnels s a n i t a i r e s
ne peuvent s e t e n i r au courant des nouveaut6s dans I.eur d i s c i p l i n e que
s ' lls ont r6gulibrement accks aux pgriodiques du temps. De son c8t6,
OMS s ' e s t efforc6e d1am61iorer l a qua l i tk en msme temps que l e nombre
des ouvrages cles bibliothbques des E t a t s Membres. Au cours des cinq
dernihres annges, en plus des dons de publicat ions de l ' ~ , llOrganisa-
t i o n a fourni aux bibliothkques m6dicales des ouvrages e t des periodiques
pour une valeur de plus de $ 140 000, sans cornpter ce q u ' e l l e a reds aux
divers p ro je t s s u r l e t e r r a i n . En outre, e l l e s ' e s t chargke d 'achats
au p r o f i t des E t a t s Membres contre paiement en monnaie loca le . Enfin,
e l l e pr8te encore s e s services aux bibliothhques, B l a demande des
i n s t i t u t i o n s des E t a t s Membres, en mettant & l e u r d i s p ~ s i t i o n des
rgfgrences, des bibl iogrzphies e t des photocopies.
L ' u t i l i s a t i o n e t , 6ventuellement , l ' adap ta t ion par 1 'OMS du
systbme dlanalyse e t de recherche de documentation m6dicale (Medical
L i t e ra tu re Analysis and Retr ieval System) (MEDLAIZS) de l a Ribliutheque m & i -
ca le nat ionale des Etats- 'Jcis d14rnkrique, aura pour e f f e t de f a c i l i t e r
grandemect l a d i f fus ion , a m pays membres, par 1' W, des infarmations
~M/Rc20/2 page 44
concernant l a dosumel-.tation mkdicale. ET ver tu d'uri ECCOI-d c o c c h en t re
l a Bibliotheyue m6dicale nat ionale des Etats-U.:is e t l ' O M S , l e s i n s t a l l a -
t i o m de recherche (MEDIAE) soi:t actuellemer~t access ib les au personnel de
l 'w, e t l ' o n peut pr4voir qde d&s q u ' a ; ~ r o n t e t6 ;-planis certair is problg-
mes de :omgatibi l i 'ckentre MEC~.FiS e t l e s ~ a l c i , l a t r i c e s de ltOMS, ces se r -
v ices pourrot;t @t13e Bteridils, s u r dernande, aux ir ,s tI tut ioris riationsles des
E t a t s Membres qvl ne dispc;ser:t pas d 'ordinateurs .
Devant l" 'exploslor~" de 1' in f ormetio-1, l e s Gddcateurs, l e s rn6de-
c i n s e t les s p k c i e l i s t e s s c i e . ~ t i f i q u e s ont dkplore l a f a i b l e s s e des ser -
v ices de blbllothkques. Les comneissai~ces rn6dicales s e sont accumul6es
& un rythme t e l que bien peu de bibl ioth&ques peuvent pretendre s e s u f f i r e
B elles-mgrnes. La s o l u t i o ~ i du problbme rdside ciorlc daris l a coop6ration.
Les b ib l io th6cal res de p lxs ieurs pays sont corlsciects des avantages e t
de l a n6cessi t6 de l a coordinntion e t de l a coop6ration. ~ ' i l en v2
a i n s i des bibliothkques des pays l e s plus d6velopp6s, 2 plus f o r t e ra lson
pour ceux qui l e sont moins.
I1 e s t possible d f i n t r o d u i r e c e t t e cooperation e t c e t t e coordi-
na t ion des niveaux d l f f 6 r e r t s de l ' a c t i v i t 6 des bibliothgques : au s e h
des wLivers i t6s , permi l e s bibliothkques m6dicales du pays e t , en f in , au
niveau r6gional. Uri bor- exemple prouvant l a v i a b i l i t k c e ce genre de
programme nous e s t f o u r 3 par 12 Bibliothkque rkgionale de m6decine pour
1'~rnCrique du Sud qui a 6t6 consti tuee grgce &. des fonds m i s 5 sa dispo-
s i t i o n par l e s ~ i n i s t e r e s de l a Sant6, de 1 ' ~ d u c a t i o n e t de l a Culture
du Gouvernernent brGsil ien, par l a Bibliothkque medicale r a t i o n a l e des
Etats-Unis, par l e Fonds d~ Commom~ealth e t par l lOrganisa t ion panam6ri-
caine de l a Sant6 (PAHO). En s a q u a l i t 6 d ' i n s t i t u t i o n in te rna t iona le ,
la nouvelle bibliothkque (officiellernent inaugur6e en 1967) e s t g6r6e par
l a PAHO, en l i a i s o n Bt rc i t e avec 1 ' ~ c o l e de Mkdecirie Paul is ta e t en coop6-
r a t i o n avec l a Bibliotheque m6dical.e nat ionale des Etats-Uriis e t l a Fgdk-
r a t i o n panzm6ric~Ine des A s s ~ c i a t i o n s d16coles de n6decine. Son p r inc ipe l
objec t i f e s t de s t imuler l a recherche biom6dicale a i n s i que llenseignement
e t la prat ique de l a rnedecine en Amhrique du Sud, en permettant l ' accks
5 un ensemble complet de publicat ions biorn6dicales, e t en assurant une
g m e compl&te de services , t e l s que mater ie l bibliographique(1e cas
6ch6ant, par 1 1 i n t e m 6 d i a i r e de M E D U B , sous forme de demande de
recherche), p rg t s e n t r e bibliothkques, photocopies, e t c .
La crBation d'une bibliotheque r n a i c a l e regionale de ce type,
h l aque l l e coop6rerait un groupe de pays, ne pourra i t que s e r v i r
notre dessein, q u i e s t de t r a v a i l l e r au developpement des bibliothkques
rn6dlcales de l a Region.
Depuis l e rattachement cie lfAf&er.istan ?i l a ~ G g i c n Om de l a
Mgditerranee o r ien ta le , l a population des zones originairement impaludees
e s t passee & 225 mil l ions pour une population t o t a l e de 280 mil l ions
d 'habi tants . Bien que l a d i f f6rence, s o i t 55 mil l ions , reprhsente des
populatioris considdr6es cumme non expos6es au r i sque de paludisme, notam-
ment en Afghanistan, eli Tunisie, en Ethiopie, en Arabie Saoudite e t au
Y6men, une del imi ta t ion plus prkcise des Lones impaludees pourra i t n6anmoins
s e re'vBler nkcessaire. En 1969, on ne s ignale pas de changement notable
parmi l a population q u i a 6 t h l ib&& du paludisme daris l e s zones pmrenues
& l a phase d ' e n t r e t i e n (8 mil l ions , s o i t 3,6$ de l a population t o t a l e
exposde au r i sque) . Aucune r6appari t ion n ' a 6 t6 observge dans ces zones.
A l a f i n de 1969, l a population vivant dans des zones prot6gCes p r des
programmes d18radicat ion du paludisme B t a i t de 164,6 mi l l ions , s o i t 73,1$
du t o t a l .
Des programmes de l u t t e de grande envergure cr,t 6 t6 m i s en
oeuvre dans des zones peupl6es de 25,7 mil l ions d 'hab i t an t s (11,%), tan-
dis que des m6dicaments antipaludiques a i n s i que des services de diagnostic
e t a i e n t rendus largement acccss ib les j. une population de 15,7 mil l ions
(776). Envirorl 10 mi l l ions de personnes (&,4$) r e s t e n t encore sans pro-
t e c t i o n antipaludique sp6cif ique. Dans ce c h i f f r e sont compris 4,5
mi l l ions de persor.ces en Ethiopie, 1,6 mi l l ion en Arable Seuudite, oh un
p r o g r m e d t6 rad ica t ion ou de pr6-8radication e s t en a c t i v i t e , a i n s i
qu'une population de j,l mil l ions d'gmes darls l e Y6men du Sud, l e %men
e t l e s E t a t s sous regime de t r a i t & , oh l ' o n s e dispose ?i mettre en place
des programmes de l u t t e antipaludique. I1 r e s t e a i n s i 0,6 mil l ion de
personnes, ou encore 0 , 3 pour cent de l a population t o t a l e exposee au
r isque, q u i vivent dans des regions p,?ur l e sque l l es il n'a 6tB pr6vu
aucun plan d f6rad ica t ion ou de l u t t e .
Aux confins orientaux de la RCgion, les carnpagnes dlBradication gagnent en effica- cite.
Formation de nouvelles Cquipes de tech- niciens pulverisateurs (Atghanistan).
ContrBle de I'efficaciti des insecticides dans une tente de nomades (Iran).
Evaluation d'une campagne d'iradication en diterrninant I'indice parasitaire dans une zone sous surveillance (Pakistan).
. . -. .. .
PALUDISME: La Tunisie s'cngage dans la lutte.
U n programmed'iradication i I'ichel- le nationale qui se propose d'extirper la rnaladie a breve echfance
Reunion technique sur I'Pradication du paludisme, 2 Tunis.
Relevt topographique des zones optrationnelies. Dtchargement c'es insecticides.
Identification des vecteurs du paludisme dans un yoste isolC. Recherche des larves sus;jl?c:?:s.
Une d tude de l a s t r a t d g i e globale mise en oeuvre pour 116radi-
ca t ion du paludisrne a 6td en t repr i se l a s u i t e de demandes des Gouverne-
rnents de l 'bfghanis tan e t de 1 ' ~ t h i o p i . e ~ e t l e Pakistan a demand6 une
ass i s t ance p o w prcc6der B une rG6valuation de l 'ensemble du programme
dr6rad ica t ion du Pakistan occidental . S i l 'o r . considkre l e s progrhs
rka l i s6s en Afghanistar, on peut s ' a t t e r ~ d r e b ce que c e t t e 6tude i n f l u e
d'une manikre favorable s L r l e cours du prcgramme. Au s tade oh l ' o n
e s t parvenu, il s e r a i t t o a t e f o i s dangereux, pour des ra isons 6pid6miolo-
giques, de r e t i r e r l e s mesures de protec t ion appliqu6es e t des e f f o r t s plus
poussks doivarit &re di.ploy6s pour ameliorer les r k s u l t a t s .
En ce q u i concerne 1 ' ~ t h i o p i e , l e s probl&mes techniques, f inan-
c i e r s e t admin i s t ra t i f s awque l s on s ' e s t heurtk rendent d i f f i c l l e l e
maintien de l a s t r a t d g i e ac tue l l e d16radicat ion, et l ' o n e s t en t r a i n de
rechercher l e s rnoyens e t l e s m6thodes l e s plus appropri6s e t l e s plus
Bconomiques pour a r r i v e r b un con t r s l e e f f i cace , t o u t en consemrant l e s
avantages acquis l o r s des op6rations en t repr i ses B grande kchelle au
c o w s de ces dernihres ann6es.
Cer ta ins programmes de la RQgion ont s u b i des reculs au cours
des anndes pass6es, pour des motifs su r tou t d 'ordre technique, en p a r t i -
c u l i e r B cause de l a r6s is tance du vecteur l o c a l au DDT, e t en ra ison
a u s s i du r e t a r d apportk h l l a p p l i c a t i o n du changement d ' insec t i c ide . En
1969, t o u t e f o i s , grgce & l 'emploi d ' i n s e c t i c i d e s plus puissants e t , dans
ce r t a ines zones, B des mesures d ' a t t aque cornbin6es, on a r6uss i & i n t e r -
rompre l a transmission. La s u b s t i t u t i o n de l a d ie ld r ine au DDT a kt6 ap-
pliqu6e en 1969 e t 1970 en Rkpublique Arabe Syrienne e t l e s r d s u l t a t s ob-
tenus ont 6t6 des plus encourageants. Dans l e sud de 1'1raq, l e malathion
remplace l e DDT depuis 1969, e t l a r6act ion a 6 t6 posi t ive , en d6p i t de
l ' i n s u f f i s a n c e de l a couverture assurde par l e s pulv6r isa t ionsJ due a w
graves inondations de 1969 q u i aura ient beaucoup contribuk B d6sorganiser l a
v i e des v i l l a & e u l j . Lrl X l , i l r l , i ' ~ d ~ p t i o n d i t 111ald-chiot-i e t l e s ncsures
d 'a t taquc combin6esJ adapt6es aux condi t iors loca les , ont donne Qgalement
des r d s u l t a t s trk:; prc.-nettcurs. C r t t e cla6liorction depend t o u t e f o i s de
1; o e r ~ 1 S i l i t S &A vectcur l o c a l a m nouveaux i n s e c t i - l a p e r s i s t a n c ~ ; 2~3
tides, et l l ez i r t e rcc i;ec. fonds necessaires & l e c r applicntiori. En
f a i t , les ir.scotl-icl:.;s tit; r>echa%z sont toils plus coateux que l e D m e t
pourrrtierlt bien e::..',cei. pl-s dl-me t o u ~ n 6 e de pulv6r isa t ions & ac t ion
rdmanentr pour ccnscr-ier 1 c . u ~ e f f i c a c i t d pendant tou te l a durke de l a
saisorl de transmission. I ls ont dcnc encore augment6 les charges d6jh
t r g s lourdc-s que l 'drr-dicat icr . du psludisme f a i t peser s u r l e s Gouverne-
mezt s . Le dbveloppement Aes services ruraux dc santd dans l e s pays qui
ont a t t e i n t un s tade avancQ dc l t 6 r a d i c e t i o n du pal~disrne, n ' e pas 6tB
auss i rapide que l ' o n s f y nt tenda i t , e t il s e pose un c e r t a i n nombre de
problhmes graves, notamment ,211 Pakistan oh l ' o n a prolong6 sans n6cess i t6
l a phase de consolids t lon.
A l a s u i t e des rccommandations de l ' ~ s s e m b l 6 e moridiale de la
Santg, des programmes de l u t t e intdgr6s cux se rv ices rilraux de sante
ont 6th encour~gks dans l e s pays o~ l e s Couvernements dgs i rent appliquer
des mesures a~tip311.1diques. Ces a c t i v i t e s de l u t t e ont Ctk m i s e s en
oeuvre au Socdan, cc t.Ll_es sent n o r ~ & ~ i t c s par l e s a u t o r i t e s s a n i t a i r e s
loca les ou noyen d c ~ u l ~ ~ k r i . s ? t i o n s d ' i n s c c t i c i d e ?I e f f e t remanent en
Arabie Saoudite , oii u ; ~ vas tc prugl-amme d ' appl ica t ion de l a rv ic ides
a s s o r t i de quelques pulv&rir,ations d ' i n s c c t i c i d e a 6 t6 en t repr i s , a i n s i
qu'en Somalie oh l e d iagncs t ic e t l e t rni tement des c2s de paludisme
sont ef fec tuks par l e s i n s t i t u t i o n s de sant6 ru ra le , ser,s aucune pul-
v6r i sa t ion ?I act lon rdmanente. Au Y6menJ en R6pttblique populaire du
Yemen du Sud, dans l e s Etiits sous rggime de t r a i t & , l e lancement de ces
op6ratioris de l u t t e e s t prevu p m r 1971.
En 1969 et 190, on a donc assist6 une reorientation de la
politique antipaludique daris le sens de l'lnt6gration des operations de
lutte dans le cadre des activites preventives de sante rurale. Grdce
h cette reorientation,. on s'attend B ce qu'unc Impulsion plus vigoureuse
soit donnee au developpement des services ruraux de sant6, et l'on espgre
que les Institutions internationales, en accordant une aide sensiblement
accrue, permettront d'atteindre ces objectlfs.
On trouvera en page 50 lt6tat d'avancement des programmes
d16radication du paludisme de la Region, la fin de 1969.
FOFMATION PROFESSIONNEILE ET BOUWES D'ETUDES
Dans la Region, les centres de formation h 1'Qradication du
paludisme ont poursulvl leurs activitGs, confomement au calendrler
6tabli pour l'annke. Au total,6U travallleurs ont repu une formation
dans ces centres en 1969. On a observe une certaine reduction de
l'assistance de l ' m pour ce qui est du personnel consultatif ,en parti-
culier au Pakistan oh, en 1970, l'on n'a maintenu qu'un seul technicien
de laboratoire pour pdter assistance-au Cours de preparation b l'eradi-
cation du paludisme, B Lahore, et au Programme d'6radicatfon du paludisme.
A u Soudan, les services consultatifs ont Cgalement 6t6 r6duits
en 1970, et l'on prevoit leur retrait en 191.
Cette reduction des services consultatifs est essentiellement
due au personnel national qul est desormais en mesure de prendre en
charge les programmes de formation sans aide directe et plein-temps de
1 ' ~ et qui, en outre, peut toujours recourir aux services du personnel
de 1 ' m en poste dans les programmes de lutte ou d'eradication.
En 1969, vlngt-six bourses pour des Btudes 118tranger ont 6t6
attribuees ?I des travailleurs du paludisme. Des voyages d'6tudes ont 6t.B
Bgdement organis& pour des m6declns. Au total, vingt-trois maecins
ont repu une formation B 1'6tranger.
SITUATION ET DEVELOPPEEMT DES PROCRAI4MES D'ERADICATIOW
MENES DAMS LES PAPS DE LA ME;DITERRAPEE ORIENTALE - FIN i969
( POPLTLBTIOid : EM MILLIERS D'HAEITAMTS )
I
Type de
programme
Palodisme
6limin6 ou
o r i g i n a i r e -
ment absen t
T O T A L
Eradlca-
t i o n
T O T A L
Pr6-
Q r a a i c a -
t i on
Pays
Chypre Y T.Y.A.I.
Eande de Gaza
I s r a S l
Kowe'ft
Liben
Afghanistan
E th iop ie
I r a n
I r a q
Jordanie
Libye
Pakis tan
S y r i e
Tuni s i e
RA'J
Ara t i e Saoud.
Scmalie Soudan
T O T A L
?ays non
engages dans c e s
pr