World Health Organization (WHO) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1981, vol. 56, 11 [full issue]

World Health Organization
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WklyEpidem, Rec, - Relevé epidem. h e b d 1981, 56, 81-88

No. 11 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ OBNfiVB

WORLD HEALTH ORGANIZATION GBNEVA

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Epidemiological Surveillance o f Communicable Diseases Telegraphic Address: EPIDNATIONS GENEVA Telex 27321 Automatic Telex Reply Service Telex 28150 Geneva with ZC ZC and ENGL for a reply in English Service de la Surveillance épidémiologique des Maladies transmissibles Adresse télégraphique: EP1DNATIONS GENÈVE Télex 27321 Service automatique de réponse Télex 28150 Genève suivi de ZCZC et FRA N pour une réponse on français

20 MARCH 1981

56th Y EA R — 56e A N N É E

20 MARS 1981

SURVEILLANCE OF PARALYTIC SHELLFISH POISONING Red Tide “Red Tides’’ or blooms may be simply defined as discoloured patches of sea water associated with mortality of marine animals. They are a worldwide phenomena due to high concentration of unicellular microorganisms, the dinoflagellates. Due to reasons and conditions as yet not fully understood these dinoflagellates develop rapidly causing a bloom which contrary to the common name “ Red Tide” , may change the colour of the water to yellow, red, brown or green depending on the nature of the pigments present in the causative organisms and on the depth and concentration of these organisms. Relations between the oceanographic factors and the abundance of red tide, especially on the Gulf Coast of Florida, have been studied extensively. It was reported that the abundance of the dinoflagellate Gymnodinium breve depends upon several factors, in par­ ticular salinity, water temperature and wind. Temperature and salinity appear to interact, so that in lower temperatures blooms are less likely in higher salinity and vice versa. Maximum growth of G. breve has been reported when salinity ranged from 30.7 to 34% and water temperatures from 17.5 to 18 °C. On shore wind may cause a convergence parallel to the shore. It has also been reported that the dinoflagellates tend to bloom in waters low in phosphate and nitrate. Massive fish kills have been found in association with the dinoflagellate blooms and may be due to either or both of the following: (i) the toxic substances produced by these organisms and released into the water on their death; (ii) the secondary effects of increased biological oxygen demand and bacterial growth. The massive fish kill causes financial losses for the fish trade, deprives consumers of an important source of protein and creates a general nuisance on the coastlines. There are however direct effects on human health since an irritat­ ing aerosol develops as the dinoflagellates are disintegrated by the pounding motion of the surf along the beaches and carried by off­ shore winds to the beach. Persons exposed may experience paro­ xysmal coughing, sneezing, a burning nasal sensation and eye irritation. In persons exposed to the affected waters direct contact dermatitis and conjunctivitis has been reported. Unlike fish which do not concentrate the toxin and die, shellfish have the capacity to concentrate the toxin and do not die. Cooking does not seem to destroy this neurotoxin which in man in small Epidemiological notes contained in this number:

SURVEILLANCE DE L ’INTOXICATION PARALYSANTE PAR LES COQUILLAGES Marée rouge La « marée rouge » peut se définir simplement comme une étendue d ’eau de mer décolorée allant de pair avec une mortalité de la faune marine. Il s'agit d ’un phénomène mondial dû à une forte concentra­ tion de microorganismes monocellulaires, les dinoflagellés. Pour des raisons et dans des conditions qui ne sont pas encore bien connues, ces dinoflagellés prolifèrent rapidement causant une efflorescence qui, contrairement à ce qu’indique le nom de « marée rouge », peut colorer l’eau en jaune, en rouge, en marron ou en vert suivant la nature des pigments présents dans les organismes respon­ sables, la concentration de ces organismes et la profondeur où ils se trouvent. Les rapports entre les facteurs océanographiques et l’abondance de la marée rouge, en particulier le long de la côte occidentale de la Floride, ont fait l’objet d ’études approfondies. Il a été signalé que l’abondance du dinoflagellé Gymnodinium breve dépend de plusieurs facteurs, en particulier de la salinité de l’eau, de sa température, et des vents. B y a apparemment interaction entre la température et la salinité, de sorte qu’à basse température les efflorescences ont moins de chance de se former quand la salinité est forte et vice versa. Une prolifération maximale de G. breve a été signalée pour une salinité de 30,7 à 34% et pour des températures de 17,5 à 18 °C. Le vent du large peut causer une convergence parallèle à la côte. O a d ’autre part été indiqué que les dinoflagellés ont tendance à proliférer dans les eaux pauvres en phosphate et en nitrate. Des hécatombes de poissons ont été constatées an association avec les efflorescences de dinoflagellés; elles peuvent être dues à l’un et/ou à l’autre des facteurs suivants: i) substances toxiques produites par ces organismes et libérées dans l’eau à leur mort; ii) effets secondaires de l’accroissement de la demande biologique d ’oxygène et de la prolifération bactérienne. Les hécatombes de poissons sont cause de lourdes pertes pour ceux qui vivent de la pêche, privent les consommateurs d ’une source importante de protéines et constituent généralement une nuisance le long des côtes. La marée rouge a également des effets directs sur la santé de l’homme. En effet, un aérosol irritant se forme lorsque les dino­ flagellés, désintégrés par le déferlement du ressac, sont chassés vers la plage par le vent du large. Les sujets exposés peuvent présenter une toux paroxysmique, des éternuements, une sensation de brûlures nasales et une irritation oculaire. Chez les personnes exposées à l’eau de mer des cas de dermatite et de conjonctivite par contact direct ont été signalés. A la différence des poissons qui ne concentrent pas la toxine et qui périssent, les mollusques sont capables de concentrer la toxine et survivent. Il ne semble pas que la cuisson détruise cette neurotoxine Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro:

Expanded Programme on Immunization, Influenza Surveil­ lance, Measles Surveillance, Surveillance of Paralytic Shell­ fish Poisoning, List of Newly Infected Areas, p. 88.

Programme élargi de vaccination, surveillance de la grippe, surveillance de la rougeole, surveillance de l’intoxication paralysante par les coquillages. Liste des zones nouvellement infectées, p. 88.

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doses can cause a tingling sensation of the mouth and lips; larger doses may cause collapse, paralysis and death. This condition known as Paralytic Shellfish Poisoning (PSP) has been reported in Africa, North America, Asia and Europe associated with the dinoflagellates Conyaulax catanella, G. tamarensis, and G. brevis.

The build up of this toxin may take several days, but its natural elimination may take several weeks. In several areas of the world where populations of toxic species of dinoflagellates develop annually, commercial shellfish are routinely monitored for their toxic content. PSP is rarely reported from the Caribbean Basin. In Venezuela during July 1977, 42 cases with seven fatalities of PSP occurred following the consumption of boiled or stewed mussels. In the Caribbean during September 1980 the news media has carried reports of massive fish kills affecting the North Caribbean including offshore areas of Belize, the Dominican Republic, Honduras, Jamaica which have been variously ascribed to chemical poisoning or red tide. CAREC has endeavoured to obtain official reports and at the time of going to print, the evidence points to a red tide causing the massive fish kills. Contrary to the news media reports two human fatalities alleged to be due to the consumption of fish m the Dominican Republic have not been confirmed by the Ministry of Health. Unusually high sea temperatures off the Dominican Republic have been reported and Jamaica has reported that the sea has an unusually high phosphate content. In an unofficial report CAREC was advised that divers off Honduras reported observing fish dying at depths of 100 feet in a manner suggestive of biological oxygen deprivation. This may indicate that the bloom is much deeper in the water than usual and thus not readily observable. Perhaps in this decade infra-red satellite monitoring of red tides may lead to further elucidation of this problem.

qui, à faibles doses, peut causer chez l’homme des picotements au niveau de la bouche et des lèvres; à doses plus fortes elle peut pro­ voquer un collapsus, la paialysie et la mort. Ce syndrome parfois mortel, connu en anglais sous le nom de Paralytic Shellfish Poisoning (PSP) (intoxication paralysante par les coquillages (IPQ), a été signalé en Afrique, en Amérique du Nord, en Asie et en Europe, en association avec les dinoflagellés Gonyaulax catanella, G. tamarensis, et G. brevis. La concentration de la toxine peut prendre plusieurs jours, et son élmination naturelle plusieurs semaines. Dans certaines régions du monde où des populations d ’espèces toxiques de dinofiagellés se développent chaque année, on vérifie systématiquement la toxicité des mollusques mis en vente. L’IPC est rarement signalé dans la Mer des Caraïbes. En juillet 1977 au Venezuela, 42 cas d ’IPC, dont sept mortels, se sont produits chez des personnes ayant consommé des moules cuites à l’eau. En septembre 1980, les médias ont signalé des hécatombes de poissons dans le nord de la région des Caraïbes, y compris les eaux littorales de Belize, de la République dominicaine, du Honduras et de la Jamaïque; ces catastrophes ont été diversement imputées à une intoxication chimique ou à la marée rouge. Le CAREC s’est efforcé d'obtenir des renseignements officiels; au moment où le présent rapport va à l’impression il paraît ressortir des observations qui ont été faites que c’est la marée rouge qui était responsable. Contrairement à ce q u’ont annoncé les médias, la mort de deux per­ sonnes, prétendument causée par la consommation de poisson en République dominicaine, n ’a pas été confirmée par le Ministère de la Santé. Des températures anormalement élevées ont été enregistrées pour l’eau de mer au large de la République dominicaine et la Jamaïque a signalé une concentration inhabituelle de phosphate. CAREC a été officieusement informé que des plongeurs sousmarins opérant sur la côte du Honduras auraient observé des poissons agonisant par 100 pieds de fond, d’une manière paraissant indiquer une carence biologique en oxygène, ce qui signifie peut-être que l’effloresoence est beaucoup plus profonde que d ’ordinaire et par conséquent difficilement observable. Il se peut que dans les dix ans qui viennent, grâce aux infra-rouges, la surveillance des marées rouges par satellite permette d ’élucider ce problème.

(Based on / D ’après: CAREC Surveillance Report, Vol. 6, No. 9, September/septembre 1980.) C a n a d a . — On 16 May 1980, residents of Health Bay, Gilford Island, British Columbia, collected littleneck and butter clams. At 20: 00 hours, a meal which included steamed, boiled and deep fried butter clams was consumed. The littleneck clams were reserved for sale. Within 30 minutes of consuming the meal, the majority of the diners became ill and vomited. Eight people were ill enough to require medical attention. Several diners recalled later that the clams had tasted of “iodine” . C a n a d a . — Le 16 mai 1980, des habitants de Health Bay, Gilford Island, Colombie britannique, ont récolté des palourdes jaunes ainsi que des amandes de mer. A 20 h, ils ont consommé un repas com­ prenant des palourdes jaunes cuites à la vapeur, bouillies et frites. Les amandes de mer avaient été réservées pour la vente. Moins de 30 minutes après le repas, la plupart des personnes présentes ont été prises de vomissements. Huit personnes étaient suffisamment malades pour nécessiter des soins médicaux. Plus tard, plusieurs convives se sont souvenus du fait que les palourdes avaient un goût « d’iode ». L'un des convives, un homme de 33 ans, a ressenti de graves malaises. On a indiqué qu’il avait consommé 12 palourdes jaunes cuites à la vapeur, mais il est possible qu’il en ait consommé plu­ sieurs crues au moment de la récolte. A 12 h. il a ressenti un four­ millement autour de la bouche et à 22 h. il s’est mis à vomir. A 23 h. 30, il présentait une confusion mentale marquée; il est décédé à 23 h. 50. Pour cette communauté isolée, il n’y avait pas de possi­ bilité de recours immédiat à un médecin. Le 17 mai, à 5 h., un médecin est arrivé par bateau et a examiné les sept autres malades dont deux ont dû être transportés à l'hôpital d’Alert Bay. Ces deux malades, de sexe féminin, dont l’une était dans la vingtaine et l’autre dans la cinquantaine, se sont plaintes d ’engour­ dissement et de fourmillement au niveau des mains et des lèvres. Elles ont été soumises à un traitement symptomatique faisant appel à la diurèseforcée et aux lavements qui a fait disparaître les symptômes en 24 heures. Le 17 mai au matin, trois personnes (1 homme, 2 femmes) de Shoul Harbour ont été admises à l’hôpital d ’Alert Bay en raison d ’engourdissement et de fourmillement au niveau des lèvres. Elles ont indiqué qu’elles avaient consommé un repas de palourdes jaunes à 18 h. le 16 mai. Elles ont pu quitter l’hôpital après 12 heures d ’observation. Un quatrième membre du groupe, un homme dans la cinquantaine, a affirmé avoir consommé une douzaine de palourdes sans avoir éprouvé le moindre malaise. Les résultats de l’autopsie pratiquée sur la personne décédée ont révélé « des constatations compatibles avec un état de choc précoce, dont les caractéristiques correspondent à celles de la toxine paraly­ sante des coquillages. » On a émis comme hypothèse que la mort était survenue à la suite du relâchement des muscles lisses avec état de choc. Des hémorragies pétéchiales ont été observées au niveau de la plèvre, du foie, des reins et du cerveau.

One of the diners, a 33-year-old male, became acutely ill. He was reported to have consumed 12 steamed butter clams, but could have eaten several more raw during the harvesting. At 12: 00 hours he complained of circumoral tingling and at 22:00 hours began vomiting. At 23: 30 hours the man was reported to be markedly confused and he died at 23: 50 hours. No medical attention was immediately available in this isolated community. At 05:00 hours on 17 May, a physician arrived by boat and examined the remaining seven individuals, two of whom were sub­ sequently taken to Alert Bay Hospital. These two individuals, both females, one in her twenties and the other in her fifties, complained of numbness and tingling of the hands and lips. They were treated with supportive care including forced diuresis and enema and the symptoms subsided within 24 hours. On the morning of 17 May, three persons (1 male, 2 females) from Shoul Harbour were admitted to Alert Bay Hospital with complaints of numbness and tingling of the lips. They stated that they had eaten a meal of butter clams at 18:00 hours on 16 May. They were observed in hospital for 12 hours and released. A fourth member of this group, a male in his fifties, reported that he had eaten over one dozen clams without any ill effects. The results of the autopsy of the deceased showed “findings con­ sistent with early shock, the features being consistent with saxitoxin poisoning” . The mechanism of death was hypothesized to be smooth muscle relaxation with shock. Petechial hemorrhages were noted in the pleura, liver, kidneys and brain.

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Toxin analysis showed the following results: Raw Butter Clams Gilford Island 8 600 p.g/100 g Cooked Butter Clams Gilford Island 3 500 [tg/100 g Raw Littleneck Clams Gilford Island 2200 [ig/100 g Raw Butter Clams Shoul Harbour 2200 fxg/100 g The maximum acceptable toxin level is set at 80 p.g/100 g of meat. The analysis of toxin levels of the stomach contents of the deceased was reported as 87 p.g/100 g. As a result of this incident, the inner coast of Vancouver Island from the top of the Island to as far south as Campbell River was formally closed to private shellfish harvesting on 20 May. Testing of shellfish continued and toxic levels were detected in samples taken from many areas along the coast. As a result, fisheries officials decided on 13 June to close the entire coast of British Columbia to private harvesting of shellfish. Commercial harvesting will take place under license. The last death due to paralytic shellfish poisoning (PSP) in British Columbia occurred in 1965 when a 60-year-old man died in the Theodosia Inlet area. Assays of two samples of the cooked shellfish involved showed toxin levels of 1 120 fig/100 g and 1 920 [ig/100 g. The last recorded case of PSP in British Columbia was in 1975 involving a 33-year-old male who complained of facial numbness and difficulty in breathing after eating six steamed mussels. His symptoms disappeared overnight with observation. Samples of shellfish taken from the area involved showed toxin levels of 1 200 (ig/100 g. Toxin levels are monitored by the Federal Department of Fisheries in cooperation with the Department of National Health and Welfare and harvesting is regulated on the findings. No coast closures for harvesting were posted in 1979. In 1978 a number of partial closures were posted, and for a period of time the whole coast was closed. The closures only affected the inner coast of British Columbia, between Vancouver Island and the mainland. The outer coast of Vancouver Island and most of the mainland coast is con­ tinually closed to private shellfish harvesting. Commercial harvest­ ing is permitted by license in restricted areas in the winter months.

PSP is caused by a neurotoxin, designated a saxitoxin derived from the genus name for clams, Saxidomus. The toxin is a nonprotein, low molecular weight, water soluble compound. It acts by blocking the sodium channels in nerve and skeletal muscles, which prevents the influx of sodium, causing inhibition of the nerve and skeletal muscle action potential. In higher concentrations saxitoxin in­ hibits smooth and cardiac muscle by a similar mechanism. The human lethal dose by oral ingestion is considered to be 100 (ig. The toxin is produced by a species of unicellular marine organisms named dinoflagellates which belong to the genus Gonyaulax. The dinoflagellate is ingested by filter feeding bivalve molluscs and in the process the toxin is concentrated. The most important clam for consideration is the butter clam Saxidomus giganteus. This clam is an important commercial species and is often harvested for private consumption. Other species involved are the littleneck clam, cockle, manila clam, sea mussel and the bay mussel. From April to November, Gonyaulax may proliferate in “blooms” causing accumulations of toxin in molluscs in the vicinity. These blooms are known as “Red Tide” . The accumulation of toxin may vary greatly between areas and even among shellfish on the same beach. There is no visual method which can separate contaminated shellfish from uncontaminated ones.

La mesure des concentrations de toxine a donné les résultats suivants: Palourdes jaunes crues Gilford Island 8 600 [ig/100 g Palourdes jaunes cuites Gilford Island 3 500 (ig/100 g Amandes de mer crues Gilford Island 2 200 (ig/100 g Palourdes jaunes crues Shoul Harbour 2 200 (ig/100 g La concentration maximale admissible est établie à 80 (iglOO g de chair. La mesure de la concentration de toxine dans le contenu stomacal de la victime a donné un résultat de 87 (ig/100 g. A la suite de cet incident, la récolte des coquillages par des parti­ culiers est formellement interdite depuis le 20 mai sur la côte est de l’île de Vancouver, depuis la pointe nord de l’Ile jusqu'à la rivière Campbell. L’analyse des coquillages s’est poursuivie et des concentrations toxiques ont été décelées dans des échantillons provenant de plusieurs zones qui se répartissent le long de la côte. A la suite de ces tests, les responsables des pêches ont décidé le 13 juin d ’interdire la récolte des coquillages par des particuliers sur toute la côte de la Colombie britannique. Des permis seront accordés pour la récolte commerciale. Le dernier décès attribuable à l’intoxication paralysante par les coquillages (IPC) observé en Colombie britannique est survenu en 1965 dans la région de Theodosia Inlet. L ’analyse de deux échan­ tillons de coquillages cuits impliqués dans la mort de la victime, un homme de 60 ans, a révélé des concentrations de toxine de 1120 (tg/ 100 g et 1 920 (ig/100 g. Le dernier cas enregistré d ’IPC en Colombie britannique remonte à 1975: un homme de 33 ans avait éprouvé un engourdissement facial ainsi que de la difficulté à respirer après avoir consommé six moules cuites à la vapeur. Ces symptômes ont disparu au cours de la nuit alors que le malade était en observation. Des échantillons de coquillages provenant de la région ont présenté une concentration de toxine de 1 200 [ig/100 g. La concentration de toxine est surveillée par le Ministère fédéral des Pêches en collaboration avec le Ministère de la Santé nationale et du Bien-Etre social, la réglementation de la récolte se fait à partir des résultats obtenus. En 1979, la récolte des coquillages le long de la côte n ’a fait l’objet d ’aucune interdiction. En 1978, la récolte a été interdite dans quelques zones et, pendant un certain temps, elle a été interdite sur toute la côte. Les interdictions n’ont touché que la côte intérieure de la Colombie britannique, entre l’île de Vancouver et les terres continentales. La récolte privée des coquillages est interdite en tout temps sur la côte extérieure de l’île de Vancouver et sur la majeure partie de la côte continentale. La récolte commerciale est autorisée avec un permis dans certaines zones au cours des mois d ’hiver. L’IPC est causée par une neurotoxine appelée mytilotoxine. Il s’agit d ’un composé non protéinique, de faible poids moléculaire et soluble dans l’eau. Elle agit en bloquant les pompes à sodium au niveau des nerfs et des muscles squelettiques. A des concentrations plus élevées, la mytilotoxine inhibe les muscles lisses et le muscle cardiaque par un mécanisme semblable. La dose létale humaine par voie orale est estimée à 100 (ig. La toxine est produite par des microorganismes unicellulaires marins appelés dinoflagellés appartenant au genre Gonyaulax. Les mollusques bivalves, qui se nourrissent par filtration, ingèrent les dinoflagellés et on assiste ainsi à une concentration de la toxine. Le coquillage le plus dangereux à cet égard est la palourde jaune (Saxidomus giganteus) : c’est une espèce importante commerciale­ ment et elle est en outre souvent récoltée par des particuliers à des fins de consommation peisonnelle. Parmi les autres espèces inté­ ressées figurent l’amande de mer, la coque, l’asari et certaines espèces de moules (sea mussel, bay mussel). D ’avril à novembre, Gonyaulax peut proliférer en « pullulements » causant une accumulation de toxine dans les mollusques vivant dans les environs. Ces pullulements sont connus sous le nom de « marée rouge ». L ’accumulation de toxine peut varier considérablement d ’une région à l’autre, voire même parmi les coquillages trouvés sur une même plage. Il n ’existe aucune méthode visuelle permettant de différencier les coquillages contaminés de ceux qui ne le sont pas. La toxine est thermolabile et elle est en partie détruite par la cuisson. De plus, la quantité de toxine dans un coquillage peut être diminuée en retirant le siphon, les branchies et les glandes digestives. Toutefois, dans un coquillage fortement contaminé, la quantité peut demeurer suffisamment élevée pour provoquer la maladie ou la mort. Les symptômes d ’IPC peuvent apparaître en 30 minutes à 12 heures après l’ingestion. Les premiers symptômes sont habituelle­ ment l'engourdissement et le fourmillement autour de la bouche. Ils sont habituellement suivis d’un engourdissement généralisé au niveau des jambes, des bras et du cou. Cette manifestation peut s'accompagner d ’ataxie et d ’une mauvaise coordination musculaire générale. On a souvent signalé une « sensation de légèreté ». Parmi les autres symptômes et signes figurent l’étourdissement, la faiblesse,

The toxin is heat labile and some of the toxin can be destroyed by cooking. In addition, the amount of toxin in a shellfish can also be reduced by removing the siphon, gills and digestive glands. How­ ever, in a heavily contaminated shellfish, toxin could still remain in sufficient quantity to cause illness or death. Symptoms of PSP can occur within 30 minutes of ingestion of toxin but may be delayed for up to 12 hours. The first symptoms are usually circumoral numb­ ness and tingling. This is usually followed by generalized numbness in the legs, arms, and neck. This may be accompanied by ataxia and general muscular incoordination. A “ feeling of lightness" is often reported. Other symptoms and signs may include dizziness, weakness, drowsiness, incoherence, headache, tachycardia, slight decrease in temperature, respiratory distress, vomiting, diarrhoea,

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abdominal pain, and impairment of vision. Mentation is not normally affected and the patient is usually conscious throughout. In more severe cases, muscular paralysis becomes increasingly severe and death may result from respiratory muscle paralysis, or res­ piratory centre depression. Other mechanisms of death include heart attack and shock from smooth muscle relaxation.

There is no specific antidote and immediate treatment is directed at removal of the toxin from the stomach through emesis and absorp­ tion with activated charcoal. The remainder of the treatment is supportive. Ventilation is assisted and hypotension corrected. The maintenance of a slightly alkaline blood pH is believed beneficial as the toxin is less stable in an alkaline pH.

la somnolence, l’incohérence, la céphalée, la tachycardie, l’abaisse­ ment léger de la température, la détresse respiratoire, les vomisse­ ments, la diarrhée, des douleurs abdominales et des troubles de la vue. L’état mental n ’est habituellement pas touché et le malade demeure conscient. Dans les cas les plus graves, la paralysie muscu­ laire peut s’accentuer progressivement et la mort peut survenir à la suite d ’une paralysie des muscles respiratoires ou de la dépression du centre respiratoire. Parmi les autres mécanismes de la mort figurent l’arrêt cardiaque et l’état de choc par relâchement des muscles lisses. Il n ’existe pas d’antidote spécifique et le traitement immédiat consiste à retirer la toxine de l’estomac par vomissements et absorp­ tion de charbon activé. H faut ensuite administrer un traitement symptomatique. On a recours à la ventilation assistée et il faut corriger l’hypotension. On estime que le maitien d’un pH sanguin légèrement alcalin a un effet salutaire étant donné que la toxine est moins stable en milieu alcalin.

(Based on /D ’après: Canada Diseases Weekly Report / Rapport hebdomadaire des Maladies au Canada, Health and Welfare / Santé et Bien-Etre social Canada, Vol. 6, No. 38, 1980.)

U n it e d S ta tes o f A m e r ic a . — On 17 June 1980, two persons developed paralytic shellfish poisoning (PSP) approximately 30 minutes after ingesting large numbers of butter clams obtained at Sunny Bay, near Wrangell, Alaska. A 58-year-old man developed numbness and tingling of his mouth, hands, and feet, poor coordina­ tion, double vision, severe muscle weakness, and shortness of breath. He was treated at the hospital in Wrangell and recovered fully. He had eaten three plates full of butter clams. Clams taken later from the same beach showed a toxin level of 1 760 (ig/100 g. The tolerance level has been set at 80 (ig/100 g and death has occurred with ingestion of as little as 120 [ig of toxin.

The second case occurred in the 32-year-old son of this patient who developed milder symptoms of numbness and tingling of the mouth. On Tuesday, 8 July 1980, an outbreak of PSP occurred near Juneau resulting in the air evacuation of a 59-year-old couple to the Bartlett Memorial Hospital in Juneau. Mussels were collected from several areas near Juneau, including Skull Island near Youngs Bay and Sentinel Island off of Eagle River. All five persons aboard the fishing vessel ate the mussels and a large quantity of alcohol was consumed. The 59-year-old woman awoke in the early morning with symptoms including numbness and tingling o f the lips and extremities, slurred speech, incoordination, and muscle weakness. The husband com­ plained of numbness and tingling of his lips and extremities but developed no other symptoms. A 52-year-old man also developed transient numbness and tingling of his lips but had recovered sufficiently to remain aboard the vessel by the time the medi-vac helicopter arrived to pick up the couple. The husband and wife were treated at the hospital and recovered fully. On Wednesday, 16 July 1980, a 30-year-old man was evacuated from King Cove to the Alaska Native Medical Center in Anchorage because of the development of symptoms o f PSP. Four other per­ sons and the patient had collected clams in Volcano Bay, located approximately one hour by boat from King Cove. The clams were eaten both raw and steamed; each person ate approximately 10-20 clams. The patient slept after eating but awoke approximately two hours later noting the development of numbness and tingling of his lips, hands, and feet, nausea and vomiting, and progressively severe generalized muscle weakness until he could hardly walk. He also developed difficulty in swallowing, had a change in voice, and short­ ness of breath. The patient was treated a t the medical centre and recovered. One of the other four people who ate the dams developed mild symptoms of numbness and tingling o f the lips and hands. The other three persons experienced no symptoms. PSP occurs spradically in all Alaskan waters when conditions o f temperature, salinity of water, and appropriate nutrients allow an explosive growth of the plankton (dinoflagellates) which the shellfish ingest. All beaches are at risk at all times—there are no simple tests to determine if a particular beach is safe. Moreover, dan­ gerous levels of neurotoxin can exist in molluscs without a “Red Tide” being present. Some clams retain the toxin for many years and can accumulate toxin. Other dams, such as razor dam s, will lose toxin at variable rates over a four to eight week period of time. Crustaceans such as crabs, lobsters, and shrimp are not affected.

E tats-U nis d ’A m é r iq u e . — Le 17 juin 1980, deux personnes ont été atteintes d ’mtoxication paralysante par les coquillages (IPC) environ 30 minutes après avoir consommé une grande quantité de palourdes jaunes récoltées à Sunny Bay, près de Wrangell, Alaska. Les manifestations suivantes ont été observées chez un homme âgé de 58 ans: engourdissement et fourmillement au niveau de la bouche, des mains et des pieds, mauvaise coordination, diplopie, faiblesse musculaire extrême et dyspnée. Il a été traité à l’hôpital de Wrangdl et s’est rétabli complètement. H avait consommé trois pleines assiettes de palourdes jaunes. Des palourdes récoltées plus tard sur la même plage présentaient une concentration de toxine de 1 760 [jtg/ 100 g. Le seuil de tolérance a été établi à 80 pg/100 g, et des décès ont été observés après ingestion d ’une quantité aussi faible que 120 pg. Le deuxième cas observé a été celui du fils, âgé de 32 ans, du pre­ mier malade; les symptômes d ’engourdissement et de fourmillement de la bouche étaient plus légers. Le mardi 8 juillet 1980, une poussée d’IPC a été observée près de Juneau et un couple (59 ans) a été transporté par avion au Bartlett Memorial Hospital de Juneau. Des moules avaient été récoltées en plusieurs endroits près de Juneau, notamment Skull Island près de Youngs Bay et Sentinel Island sur la Rivière Eagle. Les cinq per­ sonnes à bord du bateau avaient consommé ces moules et une grande quantité d ’alcool. La femme de 59 ans s’est éveillée tôt le matin avec des symptômes comprenant l’engourdissement et le fourmillement des lèvres et des extrémités, des troubles de la parole, une mauvaise coordination et une faiblesse musculaire. Le mari s’est plaint d ’engourdissement et de fourmillement au niveau des lèvres et des extrémités mais n ’a pré­ senté aucun autre symptôme. Un homme âgé de 52 ans a également présenté un engourdissement et un fourmillement passager des lèvres mais il allait suffisamment bien pour rester à bord du bateau lors de l’évacuation médicale du couple par hélicoptère. Le mari et la femme ont été traités à l’hôpital et se sont rétablis complètement. Le mercredi 16 juillet 1980, un homme âgé de 30 ans a été trans­ porté de King Cove jusqu’à VAlaska Native Medical Center à Anchorage parce qu’il présentait des symptômes d’IPC. Le malade et quatre autres personnes avaient récolté des palourdes à Volcano Bay, situé à environ une heure de bateau de King Cove. Ils avaient mangé des palourdes crues et cuites à la vapeur, soit 10 à 20 chacun.

Le malade avait dormi après avoir mangé et s’était réveillé environ deux heures plus tard avec une sensation d ’engourdissement et de fourmillement au mveau des lèvres, des mains et des pieds, des nau­ sées allant jusqu’aux vomissements et une faiblesse musculaire géné­ ralisée qui s’est aggravée progressivement jusqu’à ce qu’il ait de la difficulté à marcher. Il éprouvait également de la difficulté à avaler, sa voue était changée et il présentait de la dyspnée. Il a été traité au centre médical et s’est rétabli. L’une des quatre autres personnes a présenté des symptômes légers d ’engourdissement et de fourmillement au niveau des lèvres et des mains. Les trois autres n’ont éprouvé aucun symptôme. L’IPC survient sporadiquement dans toutes les eaux de l’Alaska lorsque les conditions de température, la salinité et les éléments nutritifs permettent une croissance explosive d ’un planton (dinoffagellés) qui est consommé par les coquillages. Toutes les plages peuvent être touchées en tout temps — il n ’existe pas de test simple pour déterminer si une plage est sûre. De plus, des concentrations dangereuses de neurotoxine peuvent être présentes chez les mollusques sans la présence d ’une «marée rouge». Certaines palourdes peuvent retenir la toxine pendant plusieurs années et l’accumuler. D ’autres palourdes, comme les couteaux, se débar-

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The major clams which are involved in Alaska are mussels, the butter clam, the little-neck clam, and the razor clam.

tassent de leur toxine plus ou moins rapidement en quatre à huit semaines. Les crustacés, tels les crabes, les homards et les crevettes, ne sont pas touchés. Les principales palourdes en cause en Alaska sont les moules, les palourdes jaunes, les amandes de mer et les couteaux.

(Based on / D ’après: Communicable Disease Bulletin, No. 17, 1980, Alaska Department o f Health and Social Services.)

MEASLES SURVEILLANCE N e t h e r l a n d s . — An outbreak o f measles has been reported among unimmunized children in a municipality in the province of Zuid-Holland. The children belong to a community which refuses immunization on religious grounds. Medical advice was sought for only a few cases, but there was a marked increase in absenteeism in the local nursery school. It should be noted that the same municipality had been severely affected by the poliomyelitis outbreak in 1978 when seven cases were reported among this community.1* * See No. 25, 1978, p. 187, No. 27, 1978, p. 198, No. 30, 1978, p. 222, No. 35, 1978, p. 265, No. 42, 1978, p. 304, No. 51-52, 1978, p. 370.

SURVEILLANCE DE LA ROUGEOLE P ays -B as . — Une épidémie de rougeole a été signalée parmi des enfants non vaccinés dans une municipalité de la province de Zuidholland. Il s'agissait d ’enfants appartenant à une communauté qui refuse la vaccination pour des raisons religieuses. Il n ’y a eu recours au médecin que pour de rares cas, mais on a noté un accroissement marqué de l’absentéisme dans le jardin d ’enfants local. Il convient de noter que cette même municipalité avait été grave­ ment atteinte par l’épidémie de poliomyélite de 1978, au cours de laquelle sept cas ont été signalés parmi cette communauté.1 ‘ Voir N" 25, 1978, p. 187, N" 27, 1978, p. 198, N - 30. 1978. p. 222, N “ 35, 1978, p. 265, N» 42, 1978. p. 304, N" 51-52, 1978, p. 370.

(Based o n /D ’après: Monthly Epidemiological Report / Rapport épidémiologique mensuel, 1980, No. 1 2 Staatsoezicht op de Volksgezondheid.)

EXPANDED PROGRAMME ON IMMUNIZATION Graphie Monitoring of Immunization Coverage An essential component of any programme is a built-in system for continuous evaluation. Such a system should serve as an early warning of inadequate progress and lead, through investigation, to the identification of constraints and the early implementation of corrective action. The manager of a National Expanded Programme on Immuniza­ tion (EP1) having established annual goals for immunization cove­ rage is often handicapped because inadequate progress is not iden­ tified early enough to achieve the annual coverage target. A simple practical system applicable at national or county levels has been developed at the Caribbean Epidemiology Centre. This new technique employs a graphic presentation (Fig. 1) which provides the manager with an indication by month of progress towards the annual target. It is simple to update and is recommen­ ded for use as a wall chart in the manager’s office. Although this graphic presentation can be used for any target age group and type of immunization, for purposes of explanation, an example from the EPI programme in the fictitious Caribbean coun­ try of CARIBA will be used—providing each child under one year of age with three doses o f diphtheria, pertussis and tetanus (DPT) vaccine. At the beginning of each calendar year the programme manager should obtain from the statistical officer of the Health Ministry estimates of live births (2 470) minus infant deaths (70) from the previous year. This would give the estimated number of children below one year of age (2 400) who would have to be immunized if full coverage is to be achieved. This is the target which is inserted at the top of the vertical axis of th e chart aligned with the “ 100%” . The Cariba target population of 2 400 children is then divided by 12 in order to obtain the monthly target—200 to be completely immunized each month if this annual target is to be achieved. The vertical axis is then completed starting at the bottom with 200 and adding increments of 200 (200 + 200, -1- 200 + 200 + 200) to give cumulative totals e.g. of 400 and 600 for the end of February and the end of March respectively. The preliminary total for children fully immunized each month is entered in the horizontal row (Box A). These monthly totals are plotted (x----- x) on the chart and can be compared with the printed ideal curve. After all reports are received, the figure for the final adjusted monthly total is similarly entered in Box B and plotted (x----- x) on the chart. Although monthly reporting from the field immunization units is highly desirable, the same chart could be used for less frequent reporting, however, each type of immunization being administered in the national programme will require a separate chart. The estimation of the target group may be further improved by a health statistician but concern about refinement of target estimation should not preclude interim employment o f this management tool.

PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION Contrôle graphique de la couverture vaccinale Un élément essentiel de tout programme est un système incorporé d ’évaluation permanente qui doit avertir rapidement de tout retard et conduire, grâce à des recherches, au dépistage des obstacles et à la mise en œuvre précoce d’une action corrective. Le responsable du Programme élargi de Vaccination national (PEV) qui a établi des objectifs annuels de couverture vaccinale est souvent handicapé parce que les retards ne sont pas détectés suffisam­ ment tôt pour lui permettre de réaliser son programme annuel dans les délais. Un système simple et pratique applicable aux niveaux national ou régional a été mis au point par le Caribbean Epidemiology

Centre ( CA REC). Cette nouvelle technique fait appel à une présentation graphique

(Fig. 1) qui fournit au responsable une indication mensuelle de l’état d ’avancement du programme par rapport à l’objectif annuel. Ce graphique est facile à tenir à jour et il est recommandé de l’affi­ cher dans le bureau du responsable. Cette présentation graphique peut être utilisée pour n ’importe quel groupe d ’âge et pour n ’importe quel type de vaccination; ici, à des fins explicatives, nous employerons un exemple concernant un pays fictif des Caraïbes, le CARIBA, et un programme PEV pré­ voyant d ’administrer à tous les enfants de moins d ’un an trois doses de vaccin contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (DCT). Au début de chaque année civile, le responsable du programme devra se procurer auprès du Bureau des statistiques du Ministère de la Santé le nombre estimatif des naissances vivantes de l’année pré­ cédente (2470) dont il déduira celui des déoès infantiles (70). Il obtiendra ainsi le nombre estimatif d ’enfants de moins d ’un an (2 400) qu'il faudra vacciner pour réaliser une couverture complète. C’est l’objectif qui est inscrit au sommet de Taxe vertical du graphi­ que en regard du « 100% ». La population-cible de 2 400 enfants sera alors divisée par 12 pour donner l'objectif mensuel, soit 200 enfants qui devront être complè­ tement vaccinés chaque mois si Ton veut atteindre l’objectif annuel. L ’axe vertical sera alors complété à partir du bas; on inscrira d ’abord 200, puis on ajoutera chaque fois 200 au total précédent (200 + 200, 200 + 200 + 200) de manière à avoir 400 à la fin de février, 600 à la fin de mars, etc. On inscrira le total préliminaire d ’enfants complètement vaccinés chaque mois dans la colonne horizontale (case A). Ces totaux mensuels seront portés (x---- x) sur le graphique et Ton pourra ainsi comparer cette courbe avec la courbe idéale imprimée. Lorsque tous les rapports auront été reçus, le total mensuel final ajusté sera inscrit de la même façon dans la case B et relevé sur le graphique (x----- x). Bien qu’une notification mensuelle par les unités de vaccination sur le terrain soit extrêmement souhaitable, on peut néanmoins utiliser ce graphique à des intervalles moins fréquents, mais chaque type de vaccination administré dans le cadre du programme national demande un graphique distinct L’effectif du groupe visé peut encore être établi avec plus de précision par un statisticien sanitaire mais il ne faut pas que le souci d’améliorer cette donnée empêche l’emploi provisoire de cet outil de gestion.

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Reievé épiddm* hebd.: N° H - 20 mars 1981

Eg. 1 FIGURE 1 Country ■ ......................................... Year

Pays

Année

FULL IMMUNIZATION OF CHILDREN AGED UNDER ONE YEAR

VACCINATION COMPLÈTE DES ENFANTS DE MOINS D'UN AN

TYPE OF IMMUNIZATION

"P T .

Estimated live births

—

..........

(a)

TYPE DE VACCINATION ........................ (Full immunization = 5> doses)

Nombre estimatif de naissances vivantes....... Estimated infant deaths........ ..........................

(a) (b)

(Vaccination complète =

doses)

Nombre estimatif de décès de jeunes enfants Estimated target population...Q.fl.Ç.Ç* ...... Chiffre estimatif de la population visée- ......

(b) (a)—(b)

(a)— (b)

Annual target population (live births - infant deaths)

Population annuelle visée (naissances vivantes — décès de jeunes enfants)

1. Enter in boxes "A" the preliminary data o f the number o f children fully immunized during that month, and the cumulative total for the year.

Inscrivez dans la case "A " le nombre préliminaire d'enfants com plètem ent vaccinés durant le mois, e t le total cum ulatif pour l'année. 2 . Plot monthly progress on the graph by marking X for the cumulative total at the end o f each month and join with a solid line. N otez l ’ avancement m ensuel sur le graphique en Inscrivant X en regard du total cum ulatif à la fin de chaque mois; réunissez ces X par une ligne continue. 3. Enter in boxes "B" the final data when all reports have been received. Draw a similar graph using a ® to represent the final cumulative totals for each month. Inscrivez dans la case "B " les données finales quand tous tes rapports o n t été reçus. Tracez une courbe analogue en utilisant un ® pour noter 5 S 2 «

les totaux cum ulatifs à la fin de chaque mois.

(Based on / D après: CAREC Surveillance Report, Vol. 6, No. 9, September/septembre 1980.)

Wkly Efiidtm. Rec : No. 1 1-20 March 19S1

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Releva epidim. hebd.. Nu 11 - 20 mar> 1981

EXPANDED PROGRAMME ON IMMUNIZATION Survey on Neonatal Tetanus Nepal. — A retrospective survey was conducted in the Morang District, Terai Region, some480 km from Kathmandu. It is a rural agricultural district where immunization against tetanus has not yet been introduced. Twenty-eight contiguous village “ panchayats” with a total population o f 178 000 were surveyed by a team o f 21 vaccinators, 11 supervisors and two senior supervisors. In the survey every house was visited by interviewers, and at least one household member was questioned regarding births and infant deaths in the preced­ ing three months. The respondent was usually the mother but fathers were also present in many cases. A great deal of effort went into assuring data accuracy. Birth and death information was obtained from three sources in each village: from the respondent in the house, the neighbours, and the birth and death register in the “ panchayat” office. In the three months before the survey 12S infant deaths had occurred out of 3 346 live births. Forty-nine of these were consi­ dered to be due to neonatal tetanus — 15 per 1 000 live births. An analysis of the neonatal deaths indicated that 21 (43 %) occurred in the first week, 20 (41 %) in the second week, one (2 %) in the third week and seven (14 %) in the fourth week of life. No sex difference was observed. In 33 (67 %) of the neonatal tetanus deaths the cord had been cut with a “khurpi” (a sharp instrument for loosening earth in weed cleaning), and in 13 (27%) a blade was used. Ash was applied to the cord in 41 % of cases, and cow dung in 67 %. On the assumption that the case-fatality rate for neonatal tetanus is 85 %, the incidence rate for neonatal tetanus in the survey was estimated at 17/1000 live births.

PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION Enquête sur le tétanos des nouveau-nés — Une enquête rétrospective a été menée dans le district de Morang, région de Terai, à quelque 480 km de Katmandou. Il s’agit d ’un secteur agricole où la vaccination antitétanique n ’a pas encore été introduite. Vingt-huit « panchayats » villageois contigus, comptant au total 178000 habitants, ont fait l’objet d ’une enquête menée par une équipe de 21 vaccinateurs, 11 agents d’encadrement et deux respon­ sables. Chaque domicile a été visité par les enquêteurs, un membre au moins de la maisonnée étant interrogé sur les les naissances et les décès d ’enfants survenus au cours des trois mois précédents. C’était généralement la mère qui répondait, mais les pères étaient également présents dans de nombreux cas. Le maximum a été fait pour garantir l’exactitude des données. Les renseignements sur les naissances et les décès ont été recueillis auprès de trois sources dans chaque village: la personne interrogée à domicile, les voisins et le registre d’état civil du bureau du « panchayat ». Au cours des trois mois ayant précédé l’enquête, on avait enre­ gistré 125 décès pour 3 346 naissances vivantes. On a estimé que 49 d’entre eux étaient dus au tétanos des nouveau-nés, soit 15 pour 1000 naissances vivantes. L’analyse des décès de nouveau-nés a montré que 21 (43 %) se sont produits au cours de la première semaine, 20 (41 %) au cours de la deuxième semaine, un (2%) au cours de la troisième semaine et sept (14%) au cours de la quatrième semaine de vie. On n ’a pas observé de différence liée au sexe. Pour 33 (67 %) des décès par tétanos des nouveau-nés, le cordon avait été coupé au moyen d ’un « khurpi » (sorte de sarcloir), tandis qu’une lame était utilisée dans 13 (27%) cas. De la cendre avait été appliquée au cordon dans 41 % des cas et de la bouse de vache dans 67 % des cas. En supposant que le taux de létalité du tétanos des nouveau-nés soit de 85%, on a pu estimer à 17 pour 1 000 naissances le taux d ’incidence du tétanos des nouveau-nés au cours de l’enquête. N épa l.

INFLUENZA SURVEILLANCE C a n a d a (5 March 1981). — 1 Current laboratory investigations indicate an increasing number of influenza B infections coinciding with a second wave of influenza-like illness amongst school children in many parts of the country. F r e n c h G u ia n a (8 March 1981). —1 Several strains of influenza A (H3N2) virus were isolated from cases in age groups between five and 40 years during an outbreak in the village of Matoury. Similar strains were also isolated from sporadic cases in Cayenne in February 1981. 1 See No. 4, p. 29. N o r w a y . — Randomly collected sera sent to the National Influenza Centre, National Institute of Public Health, Oslo, were assayed for the presence o f antibody to current influenza strains. In all, 900 sera, from all age groups and regions, collected during a four-week period in October 1980, were tested (Table 1).

SURVEILLANCE DE LA GRIPPE C a n a d a (5 mars 1981). — 1 Les recherches faites actuellement en laboratoire indiquent une recrudescence des infections à virus B coïncidant avec une deuxième vague d ’affections de type grippal parmi les écoliers dans de nombreuses parties du pays. G u y a n e fr a n ç a ise (8 mars 1981). — 1 Plusieurs souches de virus grippal A (H3N2) ont été isolées sur des sujets âgés de cinq à 40 ans pendant une épidémie qui s'est produite dans le village de Matoury. Des souches analogues avaient été isolées sur des cas sporadiques à Cayenne en février 1981. 1 Voir N° 4, p. 29. N o r v è g e . — Des sérums collectés au hasard ont été envoyés au Centre national de la Grippe à l’Institut national de la Santé publique d ’Oslo, qui a procédé à des examens pour rechercher des anticorps contre les souches actuelles de virus grippal. Au total, on a testé 900 sérums recueillis dans toutes les régions et parmi tous les groupes d ’âge pendant quatre semaines en octobre 1980 (Tableau 1).

Table 1. Frequency of H I Antibody Titres > 4 0 against Current Influenza Strains, Norway, October 1980 Tableau 1. Fréquence des titres d’anticorps IH > 4 0 contre les souches actuelles de virus grippal, Norvège, octobre 1980 Age Groups — Groupe d'âge Strains — Souches 0-24 years 0-24 ans 25-29 years 25-59 ans 60 + years 60 *r ans AU Ages Tous les groupes d’âge

A/Brazil/11/78 (H1N1) ................... ........................ A/Bangkok/11/79 (H3N2) ........................................... B/Singapore/222/79 ......................................................

18% 26% 1% * (343)

15% 24% 7% (370)

2 %* 27% 8% (187)

14% 25% 5% (900)

No. tested — Nombre de sérums te s té s.......................

* Significant deviation from mean o f all ages — Ecart significatif par rapport a la moyenne de tous les figes.

( Continued on page 88)

(Suite page 88)

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Relevé épldém. hebd.: N° 11 - 20 mars 1981

The overall immunity to these strains was poor, and particularly so to the B/Singapore variant. In addition to some minor differ­ ences between regions (not shown), the youngest age groups seemed to have very few individuals with antibody to the B/Singapore variant. Similarly, the oldest age groups (60 years + ) appeared to be more susceptible than others to infections by influenza A (H1N1) virus. As previously reported,1 the influenza season which followed was dominated by influenza A (H3N2). Only a few viruses of the H1N1 subtype and influenza B were detected. ‘ See No. 9, p. 71.

Dans l’ensemble, l’immunité à l’égard de ces souches était faible et ce, particulièrement, pour le variant B/Singapore. Outre certaines différences mineures entre régions (qui n ’apparaissent pas dans le Tableau), il semble que, dans les groupes d ’âge les plus jeunes, très peu d'individus présentaient des anticorps contre le variant B/Singapore. De même, les personnes âgées (plus de 60 ans) semblaient plus sensibles que les autres aux infections dues au virus grippal A (H1N1). Selon des notifications précédentes,1 la saison grippale qui a suivi a été dominée par le virus A (H3N2). Seuls quelques virus du sous-type H1N1 et du virus grippal B ont été découverts. 1 Voir N° 9» p. 71.

(Based on/D’après: Report from Vaccine Department, National Institute o f Public Health, Oslo.)

DISEASES SUBJECT TO TH E REGULATIONS — M ALADIES SO U M ISES AU RÈGLEM ENT N otifications Received from 13 to 19 M arch 1981 — N otifications reçues du 13 au 19 mars 1981 C P A Cases — Cas Port Airport — Aéroport KENYA (conid— suite) C D 10-I2.II . Figures not yet received — Chiffres non encore disponibles i Imported cases — Cas importés r Revised figures — Chiffres révisés s Suspect cases — Cas suspects C £> 1-7.II1 INDONESIA — INDONÉSIE C D 25-31.1 D Deaths — Décès

PLA G U E — PE ST E Am erica — Am érique UNITED STATES OF AMERICA ÉTATS-UNIS D ’AMÉRIQUE

.......................... M OZAMBIQUE1

4 294

0 14

............................... ...

25

0

22-28.11

18-24 I

................................... 11 Or 1 0 ........................... . . SOUTH AFRICA AFRIQUE DU SUD

.

. . . . . . . .

100 9 92

0 0 h

New Mexico State Otero County . . . .

15-21 JJ

11-17.1

234r 26 r 7-13 HI

................................... PHILIPPINES

Texas State Hudspeth C ounty8 . . 1 This case of plague has no significance to international travel / Ce cas de peste n ’a pas de conséquence sur les voyages internationaux, “ See / Voir: p. 64.

1Includes suspect cases / Cas suspects inclus

S.VI-12.VII 80

................................... ZAÏRE — ZAÏRE

128 1-7.II

0 O ceania — O céanie

...........................

.

2

0

AUSTRALIA — AUSTRALIE

CH O LERA t — CH O LERA t A frica — Afrique KENYA C D 8-14.UI

Asia — Asie IN D U 1 — IN D E 1 C D 1-28.II

D C 12- 13,111 2 0

...............

. . . . .

39

3

................ . . . . .

37

2

‘ Figures for Madras only / Chiffres pour Madras seulement.

t The total number o f cases and deaths reported for each country occurred in infected areas already pub­ lished, or m newly infected areas, see below / Tous les cas et décès notifiés pour chaque pays se sont produits dans des zones infectées déjà signalées ou dans des zones nouvellement infectées, voir ci-dessous.

Newly Infected Areas as on 19 March 1981 — Zones nouvellement infectées au 19 mars 1981 For criteria used in compiling this list, see No. 4, page 30 — Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N° 4, à la page 30. The complete list o f infected areas was last published In WER No. 8, page 63. It should be brought up to date by consulting the additional information pub­ lished subsequently in the WER, regarding areas to be added or removed. The complete list is usually published once a month. CH O LER A — KENYA Nyanza Province Kisumu District CHOLÉRA La liste complète des zones infectées a paru dan* le REH N° 8, page 63. Pour sa mise à jour, d y a lieu de consulter les Relevés publiés depuis lors où figurent les listes de zones à ajouter et a supprimer. La liste complète est généralement publiée une fois par mois. Asia — Asie PHILIPPINES Agusan Province Bohol Province Bulacan Province Cavite Province Leyte Province Quezon Province

Africa — Afrique

Areas Removed from the Infected Area L ist between 13 and 19 March 1981 Zones supprimées de la liste des zones infectées entre les 13 et 19 mars 1981 For criteria used in compiling this list, see No. 4, page 30 — Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés — CHOLÉRA Africa — Afrique ZAÏRE — ZAÏRE Shaba Province Asia — Asie THAILAND — THAÏLANDE Ayutthaya Province Ayutthaya District le N® 4, a la page 30. Nakhon N ayok Province Ban Sa District Nakhon Nayok District Sam ut Prakan Province Samut Prakan District Sam ut Songkhram Province Samut Songkhram District

A U T O M A TIC TELEX R EPLY SERVICE for L atest A vailable inform ation on Communicable D iseases T elex Num ber 28150 Geneva E xchange identification codes and com pose: Z C Z C E N G L (for reply in English) Z C Z C FR A N (for reply in French)

SER V IC E A U T O M A TIQ U E D E R É PO N SE P A R TÉLEX pour les dernières inform ations sur les m aladies transm issibles Num éro de télex 28150 G enève F aire échange d’indicatifs et com poser le code: Z C Z C ENG L (pour une réponse en anglais) Z C Z C FR A N (pour une réponse en français)

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization