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Delivering at the country level: the International Coordinating Group on Vaccine Provision and its impact in 2016 and 2017 – Approvisionnement dans les pays: le Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins et ses résultats en 2016 et 2017

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Delivering at the country level: the International Coordinating Group on Vaccine Provision and its impact in 2016 and 2017 Introduction Outbreaks of epidemic-prone, vaccinepreventable infectious diseases, such as meningococcal disease, yellow fever and cholera, are difficult to predict and can have disastrous effects when they occur in settings where the overall disease burden is already high and the capacity of health systems to detect and respond to outbreaks in a timely manner is undermined. Vaccines, when available and used in a timely manner, can be highly effective in containing and controlling such outbreaks.1 In the cases of meningococcal disease, yellow fever and cholera, the existence of global emergency stockpiles can play an important role in ensuring access to vaccines, as global supplies have not always been sufficient to satisfy demand at short notice during health emergencies. A balance must be struck between maximizing utility of scarce vaccines and the equitable distribution of available resources at the global level to countries in crisis.2 In outbreak responses (and humanitarian responses in the case of cholera), mechanisms for vaccine allocation must prioritize those most at risk while giving all vulnerable populations a fair chance of being vaccinated.

Approvisionnement dans les pays: le Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins et ses résultats en 2016 et 2017 Introduction Les flambées de maladies infectieuses évitables par la vaccination qui sont susceptibles de donner lieu à des épidémies, comme la méningococcie, la fièvre jaune et le choléra, sont difficilement prévisibles et peuvent avoir des conséquences catastrophiques lorsqu’elles surviennent dans des endroits où la charge de morbidité globale est déjà élevée et où la capacité des systèmes de santé à détecter et combattre rapidement les flambées est compromise. Les vaccins, lorsqu’ils sont disponibles et administrés en temps utile, peuvent être très efficaces pour maîtriser et endiguer ces flambées.1 Dans le cas de la méningococcie, de la fièvre jaune et du choléra, l’existence de réserves mondiales d’urgence peut être d’un apport précieux pour garantir l’accès aux vaccins, car l’approvisionnement mondial n’est pas toujours suffisant pour satisfaire la demande immédiate lors d’une urgence sanitaire. Il convient de trouver un juste équilibre entre la nécessité de maximiser l’utilité des stocks limités de vaccins et le besoin d’assurer une distribution équitable des ressources mondialement disponibles aux pays en situation de crise.2 Dans le cadre des ripostes aux flambées (et des interventions humanitaires pour le choléra), les mécanismes d’allocation des vaccins doivent accorder la priorité aux personnes présentant le risque le plus élevé, tout en donnant aux populations vulnérables une chance équitable de se faire vacciner.

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Review of the International Coordinating Group on Vaccine Provision (2006–2016). Geneva, World Health Organization, 2016. Moodley K, Hardie K, Selgelid MJ et al. Ethical considerations for vaccination programmes in acute humanitarian emergencies. Bull World Health Organ. 2013;91:290–297.

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Review of the International Coordinating Group on Vaccine Provision (2006–2016). Geneva, World Health Organization, 2016. Moodley K, Hardie K, Selgelid MJ et al. Ethical considerations for vaccination programmes in acute humanitarian emergencies. Bull World Health Organ. 2013;91:290–297. 105

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In 1997, >200  000 meningococcal meningitis cases and 20 000 deaths occurred across Burkina Faso, Chad, Mali, Niger and Nigeria, following the worst epidemic to date.3 This exhausted all global vaccine supplies and highlighted the pressing need for a coordinated response mechanism to secure more vaccines, ensure their equitable allocation to those most in need and maximize public health benefits from their use. As a result, the International Coordinating Group (ICG) on Vaccine Provision was established the same year as an emergency mechanism to respond to outbreaks of epidemic meningitis. ICGs and emergency stockpiles were established for yellow fever and cholera, in 2001 and 2013 respectively. In the case of cholera, the ICG responds to vaccine requests for both outbreaks and humanitarian crises. The ICG was formed through an informal agreement between 4 founding agencies: The International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies, Médecins Sans Frontières, the United Nations Children’s Fund (UNICEF) and WHO. It also consults with extended partners including technical experts and vaccine suppliers. GAVI, the Vaccine Alliance, is currently the principal funder of the vaccine stockpiles.

En 1997, >200 000 cas de méningite à méningocoques, dont 20 000 mortels, sont survenus au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Nigéria et au Tchad. Cette épidémie, la plus dévastatrice enregistrée à ce jour,3 a conduit à l’épuisement de tous les stocks mondiaux de vaccins et mis en évidence le besoin urgent de mettre en place un mécanisme coordonné de riposte pour accroître la quantité de vaccins disponibles, veiller à une allocation équitable des vaccins à ceux qui ont en le plus besoin et tirer le meilleur parti de leur utilisation au profit de la santé publique. Il a donc été décidé de créer un Groupe international de coordination (GIC) pour l’approvisionnement en vaccins, la même année qu’était établi un mécanisme d’urgence pour la  riposte aux flambées de méningite épidémique. Des GIC et des réserves d’urgence ont été créés pour la fièvre jaune et le choléra en 2001 et 2013, respectivement. Dans le cas du choléra, le GIC répond aux demandes de vaccins suscitées aussi bien par des flambées que des situations de crise humanitaire. Le GIC a été établi sur la base d’un accord informel entre 4 institutions fondatrices: la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du CroissantRouge, Médecins Sans Frontières, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’OMS. Il travaille également en consultation avec de nombreux partenaires, dont des experts techniques et des fournisseurs de vaccins. L’Alliance GAVI est actuellement le principal bailleur de fonds des réserves de vaccins. Dans le cadre de son mandat, le GIC gère les réserves de vaccins destinées aux situations d’urgence. Pour chacune de ces 3  réserves, l’allocation des vaccins est évaluée par un groupe de décision fonctionnellement indépendant spécifique à chaque maladie. Le GIC se réunit annuellement pour dresser un bilan de la charge de morbidité de l’année écoulée (ou de la saison épidémique dans le cas de la méningite), de la stratégie d’approvisionnement en vaccins, des stocks existants, des capacités mondiales de production et de la gestion des stocks. Les décisions finales relatives à l’allocation des vaccins aux pays sont publiées au moyen de tableaux de bord qui fournissent des informations actualisées sur l’avancement et le statut des  demandes individuelles de vaccins et sur la disponibilité des vaccins, accompagnées des rapports des réunions annuelles.4–8

As part of its mandate, the ICG oversees stockpiles of vaccines for emergency use. Allocation of vaccines from each of the 3 stockpiles is assessed by a specific functionally-independent decision-making group for each disease. The ICG holds annual meetings to review the disease burden in the previous year (or epidemic season in the case of meningitis), vaccine procurement strategy, supplies, global production capacity and stockpile management. Final decisions on vaccine allocation to countries are publicized through information dashboards with up-to-date data on the progress and status of individual vaccine requests and on vaccine availability – in addition to reports of its annual meetings.4–8

The ICG mechanism The mechanism of the ICG for vaccine allocation seeks to uphold 3 guiding principles: (1) equitable allocation of scarce resources to maximize benefits to public health; (2) independent decision-making based on objective, evidence-based criteria; and (3) timely access

Le mécanisme du GIC Le mécanisme d’allocation des vaccins du GIC se fonde sur 3  principes directeurs: 1) allocation équitable des maigres ressources disponibles afin d’en optimiser les effets bénéfiques pour la santé publique; 2) prise de décision indépendante, fondée sur des critères objectifs et des données probantes; et

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See No. 42, 1997, pp. 313–318. International Coordinating Group (ICG) on Vaccine Provision. Geneva, World Health Organization, 2017. Available at: http://www.who.int/csr/disease/icg/en/, accessed February 2018. Dashboard: International Coordinating Group (ICG) on Vaccine Provision on meningitis. Geneva, World Health Organization, 2018. Available at: http://www.who.int/ csr/disease/icg/meningitis-dashboard/en/, accessed January 2018. Dashboard: International Coordinating Group (ICG) on Vaccine Provision on yellow fever. Geneva, World Health Organization, 2018. Available at: http://www.who.int/ csr/disease/icg/yellow-fever-dashboard/en/ , accessed January 2018. Dashboard: International Coordinating Group (ICG) on Vaccine Provision on cholera. Geneva, World Health Organization, 2018. Available at: http://www.who.int/csr/ disease/icg/cholera-dashboard/en/, accessed January 2018. Emergency Vaccine Stockpiles. New York, United Nations Children’s Fund, 2018. Available at: https://www.unicef.org/supply/index_94563.html, accessed January 2018.

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Voir No 42, 1997, pp. 313-318. International Coordinating Group (ICG) on Vaccine Provision. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2017. Disponible à l’adresse: http://www.who.int/csr/disease/icg/en/, consulté en février 2018. Dashboard: International Coordinating Group (ICG) on Vaccine Provision on meningitis. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2018. Disponible à l’adresse: http://www.who.int/ csr/disease/icg/meningitis-dashboard/en/, consulté en janvier 2018. Dashboard: International Coordinating Group (ICG) on Vaccine Provision on yellow fever. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2018. Disponible à l’adresse: http://www.who.int/ csr/disease/icg/yellow-fever-dashboard/en/, consulté en janvier 2018. Dashboard: International Coordinating Group (ICG) on Vaccine Provision on cholera. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2018. Disponible à l’adresse: http://www.who.int/csr/disease/icg/cholera-dashboard/en/, consulté en janvier 2018. Emergency Vaccine Stockpiles. New York, United Nations Children’s Fund, 2018. Disponible à l’adresse: https://www.unicef.org/supply/index_94563.html, consulté en janvier 2018. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO 10, 9 MARCH 2018

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to vaccines and response to health emergencies. To access the stockpiles, a country’s health ministry or partner institution first makes a request to the ICG. Requesting parties must submit a request form providing information on the outbreak (or humanitarian crisis in the case of cholera), including laboratory confirmation, the local context and rationale to conduct a vaccination campaign, a vaccination plan, a map of affected and targeted areas, an operational budget for the campaign to the ICG Secretariat. The Secretariat then circulates the request to the decision-making group who review the materials submitted. Approval is dependent on several criteria. These include: the epidemiological assessment of the outbreak or humanitarian crisis, laboratory confirmation of the pathogen, risk of spread, the country’s or requester’s demonstrated capacity to conduct a vaccination campaign and a clear vaccination strategy – including other interventions where appropriate. If approved, UNICEF Supply Division then organizes the shipment of vaccines as allocated by the decision mechanism. Manufacturers and freight forwarders pack and ship vaccines which are received by requesting countries or agencies and distributed to the sites targeted for vaccination by national health authorities or requesting partner. A  flowchart representing the ICG process from detection of an outbreak or declaration of a humanitarian crisis to start of the vaccination campaign is shown in Figure 1 with standard times for each part of the process (where applicable). This mechanism is coordinated by the ICG Secretariat, based at WHO, which receives vaccine requests, verifies their completeness, disseminates information and facilitates discussions among the members to obtain consensus on decisions. For GAVI-eligible countries,9 the costs of vaccines, supplies, transport, insurance and operational costs (up to a certain threshold) are supported by GAVI.

3) accès rapide aux vaccins et intervention en temps utile en situation d’urgence sanitaire. Pour accéder aux réserves, le ministère de la santé d’un pays (ou une institution partenaire) doit d’abord transmettre une demande au GIC. Les parties présentant la demande doivent soumettre au Secrétariat du GIC un formulaire fournissant des informations sur la flambée (ou la crise humanitaire dans le cas du choléra), notamment la confirmation obtenue en laboratoire, une description du contexte local et du bien-fondé de la campagne de vaccination, un plan de vaccination, une carte des zones touchées et ciblées et un budget de fonctionnement pour la campagne. Le Secrétariat fait ensuite suivre la demande au groupe de décision, qui examine les documents soumis. L’approbation de la demande dépend de plusieurs critères, dont: l’évaluation épidémiologique de la flambée ou de la crise humanitaire, la confirmation en laboratoire de l’agent pathogène, le risque de propagation, la capacité avérée du pays ou du demandeur à mener une campagne de vaccination, ainsi que l’existence d’une stratégie vaccinale claire, comprenant le cas échéant d’autres interventions. Si la demande est approuvée, la Division des approvisionnements de l’UNICEF prépare l’envoi des vaccins alloués par le groupe de décision. Les fabricants et les transitaires emballent et expédient les vaccins; ces derniers sont reçus par les pays ou organismes demandeurs, puis distribués vers les sites de vaccination ciblés par les autorités sanitaires nationales ou le partenaire ayant présenté la demande. Un diagramme illustrant la procédure du GIC, de la détection d’une flambée ou de la déclaration d’une crise humanitaire jusqu’au début de la campagne de vaccination, est présenté dans la Figure 1, avec les délais standard pour chaque étape du processus (le cas échéant). Ce mécanisme est coordonné par le Secrétariat du GIC, sis à l’OMS, qui reçoit les demandes de vaccins, vérifie qu’elles sont complètes, diffuse l’information et facilite les débats parmi les membres pour parvenir à une décision consensuelle. Si le pays remplit les conditions requises pour bénéficier de l’aide de l’Alliance GAVI,9 le coût des vaccins, des fournitures, du transport, de l’assurance, ainsi que les coûts opérationnels (jusqu’à un certain seuil), sont pris en charge par l’Alliance.

Key time performance indicators Time is critical in emergency situations to avert spread of the disease. The ICG therefore endeavours to adhere to strict time performance targets to ensure prompt and effective emergency vaccine responses to contain outbreaks and mitigate their impact, or to prevent their occurrence in a humanitarian crisis. These key performance indicators (KPIs) with their respective targets are: 1 working day for request circulation; 2 working days for the decision-making body to reach a decision on the request after receiving all the required information; and 7 days for UNICEF supply division to deliver vaccines to the requesting country or requesting partner after approval. The ICG mechanism also ideally aims for a total time of ≤10 days from receipt of a complete request including all necessary information to reception of vaccine by requesting countries.1

Indicateurs clés de performance en matière de délais Le facteur temps est crucial dans les situations d’urgence, l’objectif étant d’éviter la propagation de la maladie. Le GIC s’efforce donc d’adhérer à des cibles strictes en matière de délais pour garantir la rapidité et l’efficacité de la riposte vaccinale d’urgence en vue de juguler les flambées, d’en atténuer les effets ou de les prévenir lors d’une crise humanitaire. Ces indicateurs clés de performance, et leurs cibles respectives, sont les suivants: 1 jour ouvrable pour le transfert de la demande; 2 jours ouvrables pour que le groupe de décision traite la demande et parvienne à une décision après avoir reçu toutes les informations nécessaires; et 7 jours pour que la Division des approvisionnements de l’UNICEF livre les vaccins au pays ou partenaire demandeur après l’approbation. Dans l’idéal, le mécanisme du GIC vise en outre un délai total de ≤10 jours entre la réception d’une demande complète, accompagnée de toutes les informations requises, et la réception du vaccin par les pays demandeurs.1

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Countries eligible for support. Geneva, GAVI, the Vaccine Alliance, 2018. Available at: http://www.GAVI.org/support/sustainability/countries-eligible-for-support/, accessed February 2018.

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Pays remplissant les conditions requises. Genève, GAVI, l’Alliance du Vaccin, 2018. Disponible à l’adresse: http://www.GAVI.org/support/sustainability/countries-eligible-for-support/, consulté en février 2018.

RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 10, 9 MARS 2018 107

Figure 1  Flowchart representing the standard ICG process Figure 1  Diagramme de la procédure standard du GIC Request preparation – Préparation de la demande Circulation – Transfert Additional Decision – information – Décision Informations complémentaires Delivery – Livraison Distribution to outbreak sites – Distribution sur les sites touchés par la flambée

1 If applicable – 2 working working Le cas days – 2 jours day – échéant ouvrables 1 jour ouvrable

7 days – 7 jours

If applicable – Le cas échéant

Outbreaks and vaccine requests The performance and impact of the ICG mechanisms for meningitis, yellow fever and cholera were reviewed in 2016 and 2017. A total of 63 vaccine requests were made. Of these, 54 requests from 16 different countries were approved. Map 1 shows countries with vaccines delivered in response to approved requests in 2016 and 2017. Meningitis Meningococcal meningitis is caused by the bacteria Neisseria meningitidis. Six serogroups (A, B, C, W, X and Y) cause epidemics; all except for B and Y have widespread distribution in Africa. Most outbreaks occur in the “meningitis belt” which covers 26 countries across the Sahel biogeographic zone of sub-Saharan Africa and is home to around 450 million people.10–12 The existence of multiple serogroups and their speed of spread are challenges for vaccine response. Table 1 shows a summary of individual ICG country requests for meningitis vaccines including the numbers of vaccines requested, percentage approved, number of vaccines shipped and type of vaccines dispatched by serogroup. In 2016, 8 requests were made; 6 were approved. In 2017 – a year marked by major meningitis  C and W outbreaks in Nigeria and Togo13, 14 – 12 requests were made with 10 approvals. The ICG dispatched 1 097 000 doses of meningococcal meningitis vaccine in 2016 and 2 950 480 in 2017 following requests by Cameroon, Ghana, Niger, Nigeria and Togo. Emergency stockpiles were under severe pressure in 2016 and

Flambées épidémiques et demandes de vaccins La performance et les résultats des mécanismes du GIC pour la méningite, la fièvre jaune et le choléra ont été examinés en 2016 et 2017. Sur les 63 demandes de vaccins soumises au total, 54  demandes, provenant de 16 pays différents, ont été approuvées. La Carte 1 indique les pays ayant reçu des vaccins suite à l’approbation de leurs demandes en 2016 et 2017. Méningite La méningite à méningocoques est due à la bactérie Neisseria meningitidis. Six sérogroupes (A, B, C, W, X et Y) donnent lieu à des épidémies; tous ces sérogroupes, à l’exception de B et Y, sont largement répandus en Afrique. La plupart des flambées se produisent dans la «ceinture de la méningite», une zone qui couvre 26 pays dans toute la région biogéographique du Sahel en Afrique subsaharienne, où vivent quelque 450 millions de personnes.10–12 L’existence de plusieurs sérogroupes et la rapidité à laquelle ils se propagent représentent d’importants défis pour la riposte vaccinale. Le Tableau 1 fournit un récapitulatif des demandes individuelles de vaccins antiméningococciques soumises au GIC par les pays, indiquant notamment le nombre de vaccins demandés, le pourcentage approuvé, le nombre de vaccins envoyés et le type de vaccin distribué selon le sérogroupe. En 2016, 8 demandes ont été présentées et 6 ont été approuvées. En 2017, année marquée par des flambées importantes de méningite C et W au Nigéria et au Togo,13, 14 12 demandes ont été soumises et 10 approuvées. Le GIC a expédié 1 097 000 doses de vaccin antiméningococcique en 2016 et 2 950 480 en 2017, en réponse aux demandes reçues de la part du Cameroun, du Ghana, du Niger, du Nigéria et du Togo. Les réserves d’urgence ont été

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See No. 13, 2017, pp. 145–154. See No. 47, 2011, pp. 521–539. Meningococcal meningitis, fact sheet. Geneva, World Health Organization, 2017. Available at: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs141/en/, accessed February 2018. Meningococcal disease–Nigeria. Geneva, World Health Organization, 2017. Available at: http://www.who.int/csr/don/24-march-2017-meningococcal-disease-nigeria/en/, accessed February 2018. Meningococcal disease–Togo. Geneva, World Health Organization, 2017. Available at: http://www.who.int/csr/don/23-february-2017-meningococcal-disease-togo/ en/, accessed February 2018.

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Voir No 13, 2017, pp. 145-154. Voir No 47, 2011, pp. 521-539. Méningite à méningocoques, aide-mémoire. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2017. Disponible à l’adresse: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs141/fr/, consulté en février 2018. Méningite à méningocoques au Nigéria. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2017. Disponible à l’adresse: http://www.who.int/csr/don/24-march-2017-meningococcal-disease-nigeria/fr/, consulté en février 2018. Maladie à méningocoque – Togo. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2017. Disponible à l’adresse: http://www.who.int/csr/don/23-february-2017-meningococcal-disease-togo/fr/, consulté en février 2018. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO 10, 9 MARCH 2018

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Map 1  Global emergency vaccine stockpile: deployments in 2016–2017 Carte 1 Stocks mondiaux de vaccins pour faire face aux situations d’urgence: nombre de déploiements en 2016-2017

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1 42 6

1 1 Meningitis – Méningite Yellow fever – Fièvre jaune Cholera – Choléra

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1–10: number of deployments – nombre de déploiements Disputed areas – Territoires contestés Source: © World Health Organization (WHO), 2018. All Rights Reserved. – © Organisation mondiale de la Santé (OMS), 2018. Tous droits réservés. The boundaries and names shown and the designations used on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries. Dotted lines on maps represent approximate border lines for which there may not yet be full agreement. – Les limites et appellations figurant sur cette carte ou les désignations employées n’impliquent de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les lignes en pointillé sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif.

2017 and a greater number of doses would have been released to affected countries if more had been available. Requesting countries or partners were aware of these constraints and submitted conservative estimates of the number of doses required. The vaccine stockpile comprised only 1 680 000 doses of C and W containing vaccines in 2016 and 2 100 000 in 2017 – less than half the 5 million recommended by the ICG for each year. Yellow fever The yellow fever virus is an arbovirus transmitted by the Aedes and Haemogogus mosquito species;15 40 countries across Africa and Central and South America are classified as high-risk or with high-risk areas for the disease.16 Yellow fever is difficult to diagnose, and the case-fatality rate in African settings has been 15

soumises à de fortes pressions en 2016 et 2017; si les stocks disponibles avaient été plus importants, un plus grand nombre de doses aurait été envoyé aux pays touchés. Les pays et partenaires demandeurs étaient conscients de ces contraintes et ont soumis des demandes fondées sur des estimations prudentes du nombre de doses requises. Le stock de vaccins ne contenait que 1  680 000 doses de vaccins contre les méningocoques C et W en 2016 et 2 100 000 en 2017, soit moins de la moitié des 5 millions de doses recommandées par le GIC pour chaque année. Fièvre jaune Le virus de la fièvre jaune est un arbovirus transmis par les moustiques des genres Aedes et Haemogogus;15 40 pays d’Afrique, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud sont considérés comme présentant un risque élevé de fièvre jaune, que ce soit à l’échelle nationale ou seulement dans certaines zones du pays.16 La fièvre jaune est difficile à diagnostiquer et son taux 15

Yellow fever, fact sheet. Geneva, World Health Organization, 2017. Available at: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs100/en/, accessed February 2018. See No. 16, 2017, pp. 193–204. o

Fièvre jaune, aide-mémoire. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2017. Disponible à l’adresse: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs100/fr/, consulté en février 2018. Voir No 16, 2017, pp. 193-204.

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Table 1  Summary of individual ICG country requests for meningitis vaccines (2016–2017) Tableau 1  Résumé des demandes individuelles de vaccins antiméningococciques soumises au GIC par les pays (2016-2017) Date vaccination Vaccines starts – Date de shipped – Vaccins début de expédiés la vaccination 228 100 160 000 229 600 198 400 N/A – ND 93 500 187 400 N/A – ND 56 000 7 200 500 000 120 000 341 140 823 970 N/A – ND 145 600 189 280 694 300 N/A – ND 72 990 24/02/2016 14/03/2016 21/03/2016 30/03/2016 N/A – ND 23/04/2016 04/05/2016 N/A – ND 01/03/2017 25/03/2017 05/04/2017 20/04/2017 20/04/2017 28/04/2017 N/A – ND 10/05/2017 19/05/2017 22/05/2017 N/A – ND

Year – Année 2016

Request Vaccines Country – Pays number – Numéro requested – de demande Vaccins demandés Togo Ghana Togo Niger Ghana Togo Nigeria – Nigéria CAR – RCA #01/2016 #2/2016 #3/2016 #4/2016 #5/2016 #6/2016 #7/2016 #8/2016 #1/2017 #2/2017 #3/2017 #4/2017 #5/2017 #6/2017 #7/2017 #8/2017 #9/2017 #10/2017 #11/2017 #12/2017 227 980 196 564 502 297 544 685 137 529 222 325 220 761 186 677 56 169 7 079 402 822 119 895 303 317 831 122 448 816 288 015 194 799 1 165 296 391 175 72 987

% approved – Pourcentage approuvé 100% 82% 46% 29% Not approved – Non approuvé 42% 85% Not approved – Non approuvé 100% 100% >100% 100% >100% 99% Not approved – Non approuvé 51% 97% 60% Not approved – Non approuvé 100%

Vaccine type – Type de vaccin Men ACWY PS* Men ACW PS Men ACWY PS Men AC PS N/A – ND Men ACWY PS Men AC PS N/A – ND Men ACWY PS Men ACWY PS Men AC PS Men ACW PS Men AC PS Men C Conj** N/A – ND Men AC PS Men ACWY PS Men ACWY PS and AC PS N/A – ND

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Togo Cameroon – Cameroun Nigeria1 – Nigéria1 Togo Niger1 Nigeria – Nigéria Benin – Bénin Niger Nigeria – Nigéria Nigeria – Nigéria Benin – Bénin Niger

No information – Men ACW PS Aucune information

*Polysaccharide vaccine; **Conjugate vaccine; CAR: Central African Republic; ICG: International Coordinating Group; N/A: Not available – * Vaccin polyosidique; ** vaccin conjugué; RCA: République centrafricaine; ND: non disponible 1

Greater numbers of vaccines approved exceeded the numbers requested as the ICG considered these outbreaks to be more severe than initially estimated and increased the target population for vaccination campaigns. – Le nombre de vaccins approuvés dépasse le nombre de vaccins demandés car le GIC a jugé que ces flambées étaient plus sévères que les estimations initiales ne le laissaient supposer et a élargi la population cible des campagnes de vaccination.

estimated at around 20% for severe cases.17 Four types of vaccine containing attenuated live virus are currently prequalified by WHO. A single primary dose provides lifelong immunity 10 days following administration.18 Table 2 shows a summary of yellow fever vaccine requests. In 2016, 13 of 15 requests were approved and 30  203  470 vaccine doses – or more than one third of

de létalité, en Afrique, a été estimé à environ 20% pour les cas sévères.17 Quatre types de vaccins contenant un virus vivant atténué sont actuellement préqualifiés par l’OMS. Une dose de primovaccination suffit à conférer une immunité à vie 10 jours après l’administration.18 Le Tableau 2 récapitule les demandes de vaccin antiamaril soumises. En 2016, 13 des 15 demandes reçues ont été approuvées et 30 203 470 doses de vaccin – soit plus d’un tiers de la produc-

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Chen LH and Hamer DH. Vaccination challenges in confronting the resurgent threat from yellow fever. JAMA. 2017;318(17):1651–1652. See No. 27, 2013, pp. 269–284.

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Chen LH and Hamer DH. Vaccination challenges in confronting the resurgent threat from yellow fever. JAMA. 2017;318(17):1651–1652. Voir No 27, 2013, pp. 269-284. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO 10, 9 MARCH 2018

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Table 2  Summary of individual ICG country requests for yellow fever vaccines (2016–2017) Tableau 2  Résumé des demandes individuelles de vaccins antiamarils soumises au GIC par les pays (2016-2017) Request number – Numéro de demande #1/2016 #2/2016 #3/2016 #4/2016 #4/2016 (bis) #5/2016 #6/2016 #7/2016 #8/2016 #9/2016 #10/2016 #10/2016 (bis) #11/2016 #1/2017 #2/2017 #3/2017 #4/2017 Vaccines requested – Vaccins demandés 1 761 674 5 760 302 4 334 900 714 579 61 670 2 201 792 5 871 868 3 260 760 1 663 610 5 770 000 3 100 000 340 542 1 900 060 3 504 542 961 220 1 434 283 3 367 225 % approved – Pourcentage approuvé 100% 97% 100% 100% 100% 100% 57% 33% Not approved – Non approuvé 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 27% Vaccines shipped – Vaccins expédiés 1 761 700 5 593 400 4 334 900 714 600 61 670 2 201 800 3 335 800 1 083 000 N/A – ND 5 770 000 3 100 000 340 500 1 906 100 3 504 700 961 220 1 434 283 895 325

Year – Année 2016

Country – Pays Angola Angola Angola Uganda – Ouganda Uganda – Ouganda DRC – RDC Angola DRC – RDC Angola DRC – RDC Angola Angola DRC – RDC

2017

Brazil – Brésil Nigeria – Nigéria Nigeria – Nigéria Nigeria – Nigéria

DRC: Democratic Republic of the Congo; N/A: Not available. – RDC: République démocratique du Congo; ND: non disponible Note: No information was available on the time from reception to campaign start for yellow fever vaccine requests. – Remarque: aucune information sur les délais écoulés entre la date de réception et le début de la campagne n’était disponible pour les demandes de vaccins antiamarils.

global output19 – were released for use in Angola, Democratic Republic of Congo (DRC) and Uganda. In 2017, 6  795  530 were dispatched in response to 4 approved requests from Brazil and Nigeria. The 2016 and 2017 epidemic seasons saw major yellow fever outbreaks in Angola, Brazil, DRC and Nigeria.20–22 The 2016 outbreaks in Africa depleted the emergency stockpile on 2 occasions, and vaccines earmarked for routine preventive use were diverted for emergency response as planned in the yellow fever strategy existing at that time. Significantly, the response to the outbreak in the DRC (#7/2016) employed a fractional-dose strategy to vaccinate 7.5 million people – a dose-sparing measure only considered for actual or potential urban outbreaks when vaccine supplies are severely limited.23 Unlike the urban outbreaks in Africa, the outbreak in Brazil 19

tion mondiale19 – ont été envoyées en Angola, en Ouganda et en République démocratique du Congo. En 2017, 6 795 530 doses ont été expédiées au Brésil et au Nigéria après l’approbation de 4  demandes. Les saisons épidémiques de 2016 et 2017 ont été marquées par d’importantes flambées de fièvre jaune en Angola, au Brésil, au Nigéria et en République démocratique du Congo.20–22 Les flambées de 2016 en Afrique ont épuisé par 2 fois la réserve d’urgence et les vaccins destinés à la prévention de routine ont été réaffectés pour être utilisés dans la riposte d’urgence, comme le prévoyait la stratégie existante de lutte contre la fièvre jaune. Fait notable, face à la flambée survenue en République démocratique du Congo (#7/2016), une stratégie d’administration de doses fractionnées a été adoptée pour vacciner 7,5 millions de personnes – une mesure d’économie de doses qui n’est envisagée que pour les flambées urbaines avérées ou potentielles lorsque l’approvisionnement en vaccins est extrêmement limité.23 Contrairement 19

Yellow Fever Supply and Procurement Roadmap. Geneva, GAVI, the Vaccine Alliance, 2017. Yellow fever situation report. Geneva, World Health Organization, 2017. Available at: http://www.who.int/emergencies/yellow-fever/situation-reports/15-july-2016/ en/, accessed February 2018. International Coordinating Group on Vaccine Provision for yellow fever. Annual meeting 13–14 September 2016. Geneva, World Health Organization, 2017. International Coordinating Group on Vaccine Provision for yellow fever. Annual meeting 11–12 May 2017. Geneva, World Health Organization, 2018. Walldorf JA, Date KA, Sreenivasan N et al. Lessons Learned from Emergency Response Vaccination Efforts for Cholera, Typhoid, Yellow Fever, and Ebola. Emerg Infect Dis. 2017;23(13):S210–216.

Yellow Fever Supply and Procurement Roadmap. Genève, GAVI, l’Alliance du Vaccin, 2017. Yellow fever situation report. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2017. Disponible à l’adresse: http://www.who.int/emergencies/yellow-fever/situation-reports/15-july-2016/en/, consulté en février 2018. Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins antiamarils. Réunion annuelle, 13–14 septembre 2016. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2017. Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins antiamarils. Réunion annuelle, 11–12 mai 2017. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2018. Walldorf JA, Date KA, Sreenivasan N et al. Lessons Learned from Emergency Response Vaccination Efforts for Cholera, Typhoid, Yellow Fever, and Ebola. Emerg Infect Dis. 2017;23(13):S210– 216.

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initially occurred in rural areas and threatened to spread to major urban centres which had previously been considered low risk and where vaccination coverage is low.24, 25 Since the inception of the Eliminate Yellow fever Epidemics (EYE) strategy in 2017, which addresses the risk of yellow fever epidemics by encompassing the full continuum of interventions from outbreak response to prevention,16, 21 a revolving emergency stockpile of 6 million doses is available at all times for outbreak response. Cholera Cholera is an acute diarrhoeal infection caused by the bacterium Vibrio cholerae. Control measures include treatment of cases with rehydration therapy and in some cases antibiotics, improving water, sanitation and hygiene (WASH) conditions, and the use of oral cholera vaccines (OCVs). Cholera outbreaks occur in all WHO regions and systematic reviews have shown a wide variation in their epidemiological characteristics across Africa and the world.26, 27 Forecasting their occurrence and severity remains extremely challenging.26, 28 Four inactivated whole-cell OCVs are prequalified by WHO. These are administered as 2 doses at a minimum 2-week interval.23 In 2016, 11 requests were made for OCVs, of which 10 were approved (Table 3); 1 approved request was cancelled by the requestor. Vaccines were delivered to DRC, Niger, Malawi, Mozambique, South Sudan and Zambia. The ICG approved 12 of 16 requests in 2017 for outbreaks and humanitarian emergencies in Bangladesh, Malawi, Mozambique, Nigeria, Sierra Leone, Somalia and South Sudan. A total of 2  535  745 vaccines were released in 2016 and 6  293  260 in 2017. A revolving stock of OCV exists to serve as part of a comprehensive global cholera control initiative.25 Two million doses are to be kept available at all times for emergency outbreak response and humanitarian situations; the remainder can be designated for the control of cholera in endemic settings within the framework of the Global Task Force on Cholera Control (GTFCC).

aux flambées urbaines observées en Afrique, la flambée apparue au Brésil a démarré dans des zones rurales, menaçant de s’étendre à de grands centre urbains jusqu’alors considérés comme étant à faible risque et présentant une couverture vaccinale peu élevée.24, 25 Depuis l’adoption en 2017 de la stratégie EYE (stratégie d’élimination de l’épidémie de fièvre jaune), qui couvre tout l’éventail des interventions destinées à réduire le risque d’épidémie de fièvre jaune, de la riposte aux flambées à la prévention,16, 21 une réserve d’urgence renouvelable contenant 6 millions de doses est disponible en permanence à des fins de riposte aux flambées. Choléra Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par la bactérie Vibrio cholerae. La lutte contre la maladie repose notamment sur le traitement des cas, au moyen d’une thérapie de réhydratation et parfois d’une antibiothérapie, l’amélioration des conditions d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène, et l’utilisation de vaccins anticholériques oraux (VCO). Des flambées de choléra se produisent dans toutes les Régions de l’OMS et les revues systématiques ont mis en évidence une forte variation de leurs caractéristiques épidémiologiques, en Afrique et dans le monde.26, 27 Il est extrêmement difficile de prédire leur apparition et leur sévérité.26, 28 Quatre VCO inactivés à germes entiers sont préqualifiés par l’OMS. Ils sont administrés en 2 doses, espacées de 2 semaines au minimum.23 En 2016, 11 demandes de VCO ont été soumises, dont 10 ont été approuvées (Tableau 3); 1 demande approuvée a été annulée par le pays demandeur. Des vaccins ont été livrés au Niger, au Malawi, au Mozambique, à la République démocratique du Congo, au Soudan du Sud et à la Zambie. Le GIC a approuvé 12  des 16 demandes reçues en 2017 pour des flambées et des situations d’urgence humanitaire au Bangladesh, au Malawi, au Mozambique, au Nigéria, en Sierra Leone, en Somalie et au  Soudan du Sud. En tout, 2 535 745 vaccins ont été expédiés en 2016, et 6  293  260 en 2017. Il existe un stock renouvelable de VCO destiné à être utilisé dans le cadre d’une initiative mondiale complète de lutte contre le choléra.25 Deux millions de doses doivent y être disponibles en permanence pour des interventions d’urgence en cas de flambée ou de crise humanitaire; le reste peut être alloué à la lutte contre le choléra dans les zones d’endémie dans le cadre des activités du Groupe spécial mondial de lutte contre le choléra (GTFCC).

Performance outcomes Table 4 summarizes the results of the ICG in 2016 and 2017 in terms of mean and durations for each part of the process and time performance targets for each disease.

Résultats Le Tableau 4 résume les résultats obtenus par le GIC en 2016 et 2017 en ce qui concerne la durée moyenne de chaque étape de la procédure et les cibles de performance en matière de délais pour chaque maladie.

24

Cavalcante KRLJ, Tauil PL. Risk of re-emergence of urban yellow fever in Brazil. Epidemiol Serv Saude. 2017;26(3):617–620. Yellow fever–Brazil. Geneva, World Health Organization, 2017. Available at http:// www.who.int/csr/don/24-november-2017-yellow-fever-brazil/en/, accessed February 2018. See No. 34, 2017, pp. 477–498. Sauvageot D, Njanpop-Lafourcade B-M, Akilimali L et al. Cholera Incidence and Mortality in Sub-Saharan African Sites during Multi-country Surveillance. PLoS Negl Trop Dis. 2016;10(5):e0004679. International Coordinating Group on Vaccine Provision for cholera control. Annual meeting 11–12 July 2017. Geneva, World Health Organization, 2018.

24

Cavalcante KRLJ, Tauil PL. Risk of re-emergence of urban yellow fever in Brazil. Epidemiol Serv Saude. 2017;26(3):617–620. Fièvre jaune – Brésil. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2017. Disponible à l’adresse: http://www.who.int/csr/don/24-november-2017-yellow-fever-brazil/fr/, consulté en février 2018. Voir No 34, 2017, pp. 477-498. Sauvageot D, Njanpop-Lafourcade B-M, Akilimali L et al. Cholera Incidence and Mortality in Sub-Saharan African Sites during Multi-country Surveillance. PLoS Negl Trop Dis. 2016;10(5):e0004679. Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins anticholériques. Réunion annuelle, 11–12 juillet 2017. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2018. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO 10, 9 MARCH 2018

25

25

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26 27

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Table 3  Summary of individual ICG country requests for cholera vaccines (2016–2017) Tableau 3  Résumé des demandes individuelles de vaccins anticholériques soumises au GIC par les pays (2016-2017) Date vaccination starts – Date de début de la vaccination 13/02/2016 16/02/2016 09/03/2016 09/04/2016 10/05/2016 03/10/2016 N/A – ND 05/10/2016 30/09/2016 N/A – ND 21/10/2016 27/02/2017 15/03/2017 02/05/2017 21/05/2017 08/05/2017 26/06/2017 N/A – ND N/A – ND N/A – ND 15/09/2017 N/A – ND 18/09/2017 10/10/2017 N/A – ND 09/12/2017 N/A – ND

Year – Année 2016 Niger Malawi Malawi

Country – Pays

Request Vaccines number – Numéro requested – Vaccins de demande demandés #1/2016 #2/2016 #3/2016 #4/2016 #5/2016 #6/2016 #7/2016 #8/2016 #9/2016 #10/2016 #11/2016 #1/2017 #2/2017 #3/2017 #3bis/2017 #4/2017 #5/2017 #6/2017 #7/2017 #8/2017 #9/2017 #10/2017 #11/2017 #12/2017 #13/2017 #14/2017 #15/2017 195 132 160 000 40 000 598 131 72 430 425 486 172 835 293 703 680 740 180 000 70 000 304 098 474 976 988 042 264 600 709 077 240 000 3 500 000 96 000 142 099 1 036 209 8000 915 005 900 000 493 624 896 919 N/A – ND

% approved – Pourcentage approuvé 100% 100% 100% 100% 100% 100% Cancelled – Annulé 100% 100% Not approved – Non approuvé 100% 23% 100% 92% 100% 100% 100% 29% 1

Vaccines shipped – Vaccins expédiés 195 160 160 020 40 005 598 150 72 450 425 490 N/A – ND 293 720 680 750 N/A – ND 70 000 69 125 474 985 907 200 264 600 709 100 120 000 Cancelled – Annulé N/A – ND N/A – ND 1 036 300 N/A – ND 915 005 900 000 Cancelled – Annulé 896 945 N/A – ND

Zambia – Zambie South Sudan – Soudan du Sud Mozambique South Sudan – Soudan du Sud Zambia – Zambie DRC – RDC Malawi DRC – RDC 2017 South Sudan – Soudan du Sud South Sudan – Soudan du Sud Somalia – Somalie Somalia – Somalie Mozambique Malawi Yemen – Yémen Somalia – Somalie Somalia – Somalie Sierra Leone Philippines Nigeria – Nigéria Bangladesh Chad – Tchad Nigeria – Nigéria Nigeria – Nigéria

Redirected to GTFCC2 – Réaffecté au GTFCC2 Redirected to GTFCC2 – Réaffecté au GTFCC2 100% Not approved – Non approuvé 100% 100% 100% 100% Not approved – Non approuvé

DRC: Democratic Republic of Congo; GTFCC: Global Task Force on Cholera Control; ICG: International Coordinating Group; N/A: not available – GTFCC: Groupe spécial mondial de lutte contre le choléra; ND: non disponible; RDC: République démocratique du Congo. 1 Request #6/2012 was cancelled after approval and vaccine doses were redirected for a GTFCC request in South Sudan. Vaccines shipped as part of this request are not included in totals. – La demande #6/2012 a été annulée après approbation et les doses de vaccins ont été réaffectés pour répondre à une demande du GTFCC au Soudan du Sud. Les vaccins expédiés dans le cadre de cette demande ne sont pas inclus dans le total. 2

Requests #7/2017 and #8/2017 were defined as request for preventive campaigns and redirected to the GTFCC mechanism. – Les demandes #7/2017 et #8/2017 ont été définies comme des demandes pour des campagnes préventives et réaffectées au GTFCC.

During 2016–2017, all meningitis, yellow fever and cholera vaccine requests were circulated to the ICG members within 1 working day. The ICG determined that additional information was required from requesting parties for 75% of meningitis, 65% of yellow fever and 27% of cholera requests before a decision could be made. For

En 2016-2017, toutes les demandes de vaccins contre la méningite, la fièvre jaune et le choléra ont été transmises aux membres du GIC dans un délai de 1 jour ouvrable. Le GIC a déterminé que des informations supplémentaires étaient nécessaires de la part des parties requérantes pour 75% des demandes relatives à la méningite, 65% des demandes pour la fièvre jaune et 27% des

RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 10, 9 MARS 2018 113

Table 4  Summary of key time performance indicators by epidemic disease and period Tableau 4  Résumé des indicateurs clés de performance en matière de délais, par maladie épidémique et par période Key performance targets – Cibles des indicateurs clés de performance

Requests and approvals – Demandes et approbations

Mean process times – Délai moyen de traitement

ICG group – Groupe GIC

Year – Année

Number of requests – Nombre de demandes

Mean days reception Mean days Number to camMean days Mean days country additional paign start decision delivery time waiting information (range)** – Number time (range)* – time requested Délai approved (range) – Délai (range)** – (%) – moyen (%) – Délai moyen moyen de Délai moyen Nombre entre la Nombre exigeant de décision, livraison, d’attente réception et approuvé des inforen nombre en nombre des pays, le début de (%) en nombre mations de jours de jours la campagne, complémen(intervalle) (intervalle)* de jours en nombre taires (%) (intervalle)** de jours (intervalle)**

Number Number Number delivery circulation decision ≤7days same ≤2days (%) (%)* – day (%) – – Nombre Nombre de Nombre de de décisions livraisons demandes prises effectuées transmises en ≤2 jours en ≤7 jours le jour (%) (%)* même (%)

2016 Meningitis – Méningite 2017

8 12

8 (100%) 7 (58%)

6 (75%) 10 (83%)

1.1 (0–3) 1.3 (1–2)

10.3 (7–15) 10.3 (4–16)

11.7 (9–16) 11.5 (6–17)

9.0 (4–13) 7.0 (2–12) 1 1

8 (100%) 12 (100%)

7 (88%) 12 (100%)

1 (17%) 4 (40%)

2016–2017 Yellow fever – Fièvre jaune 2016 2017

20 13 4

15 (75%) 8 (62%) 3 (75%)

16 (80%) 12 (92%) 4 (100%)

1.3 (0–3) 0.9 (0–4) 0.3 (0–1)

10.3 (4–16) 16.4 (4–50) 11.0 (8–14)

11.6 (6–17) 17.4 (4–50) 11.3 (8–14)

7.8 (2–13)  N/A2

20 (100%) 13 (100%) 4 (100%)

19 (95%) 12 (92%) 4 (100%)

5 (31%) 4 (33%) 0 (0%) 4 (25%) 0 (0%) 2 (18%)4

2016–2017 2016

17 11 15

11 (65%) 3 (27%) 4 (27%)

16 (94%) 10 (91%) 12 (80%)

0.8 (0–4) 1.0 (0–3) 1.2 (0–3)

15.1 (4–50)

15.9 (4–50) 13.6 (0–41) 3

15 (88%) 11 (100%) 15 (100%)

15 (94%) 10 (91%) 13 (87%)

15.3 (10–32) 16.2 (10–34) 13.9 (4–31)

Cholera – Choléra

2017

14.8 (4–31) 11.9 (10–66)

2016–2017

26

7 (27%)

22 (85%)

1.1 (0–3)

14.6 (4–31)

15.5 (4–34)

12.7 (0–66)

26 (100%)

23 (88%)

2 (10%)

ICG: International Coordinating Group; N/A: not available. – GIC: Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins; ND: non disponible. * Duration in days, from ICG approval to vaccine arrival in country; ** time from receipt of all necessary information by the ICG to reception of vaccines in affected countries for approved requests. – * Nombre de jours nécessaires, depuis l’approbation par le GIC au jour d’arrivée du vaccine dans le pays; ** délai écoulé entre la réception par le GIC de toutes les informations nécessaires et la réception des vaccins par les pays touchés, pour les demandes approuvées. 1

No information was available on the date of campaign start for 1 campaign (#12/2017; Table 1 ) at the time of writing. – Au moment de la rédaction du présent rapport, les informations sur la date de début de la vaccination n’étaient pas disponibles pour une campagne (#12/2017, Tableau 1 ). No information on time from reception to campaign start was available for yellow fever vaccine requests. – Aucune information sur le délai écoulé entre la réception et le début de la campagne n’était disponible pour les demandes de vaccins antiamarils. 1 request was approved (#6/2017; Table 2 ) but vaccination did not go ahead – Une demande (#6/2017, Tableau 2 ) a été approuvée, mais la vaccination n’a pas eu lieu. 1 request was approved and cancelled before shipment (#13/2017; Table 2 ) resulting in a total of 11 approved requests for cholera vaccine in 2017. – Une demande (#13/2017, Tableau 2 ) a été approuvée, puis annulée avant l’expédition, portant à 11 le nombre total de demandes de vaccins anticholériques approuvées en 2017.

2

3 4

meningitis requests, it is crucial that requesting parties submit outbreak data from the last epidemic week; these data were often not available for immediate inclusion at the time initial requests were submitted. For yellow fever requests, the required entomological data were sometimes not available at short notice. Although the time taken to prepare this additional information did not impact on the ICG’s time performance targets, this still has the potential to delay the arrival of vaccine in affected countries following the detection of an outbreak.

demandes pour le choléra avant qu’une décision puisse être prise. Dans le cas des demandes de vaccins antiméningococciques, il est indispensable que les parties requérantes transmettent les données relatives à la flambée portant sur la dernière semaine épidémique; souvent, ces données n’étaient pas disponibles pour une inclusion immédiate au moment où les demandes initiales ont été soumises. Pour les demandes de vaccins antiamarils, les données entomologiques requises étaient souvent indisponibles à très court terme. Bien que le temps nécessaire pour recueillir ces informations complémentaires n’ait pas eu d’incidence sur la performance du GIC en matière de délais, cette difficulté est susceptible de retarder l’arrivée des vaccins dans les pays touchés suite à la détection d’une flambée. Pour 95% des demandes de vaccins contre la méningite, 94% des demandes pour la fièvre jaune et 88% des demandes pour le choléra, une décision a été prise dans un délai de 2 jours ouvrables après réception de toutes les informations requises. Le délai entre la prise de décision et la réception des vaccins par les pays touchés était ≤7 jours pour 31% des demandes relatives à la méningite, 25% des demandes pour la fièvre jaune et 10% des demandes pour le choléra. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO 10, 9 MARCH 2018

Decisions for 95% of meningitis, 94% of yellow fever and 88% of cholera requests were reached within 2 working days after receipt of all the required information. Time between decision and reception of vaccines by affected countries was ≤7days for 31% of meningitis, 25% of yellow fever and 10% of cholera requests.

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Average delivery times from decision to reception of vaccines by affected countries for meningitis, yellow fever and cholera requests fell from 2016 to 2017. In the same period, the mean number of days waiting time for affected countries from receipt of a complete request by the ICG to reception of vaccines fell from 11.7 to 11.5 days for meningitis requests, 17.4 to 11.3 days for yellow fever requests, and 16.2 to 14.8 days for cholera requests; but all lead times remain higher than the recommended 10 days. These improvements could be attributed to the UNICEF supply division recently putting in place more formal vaccine delivery mechanisms specifically adapted to emergency situations. The non-predictable lead time between decision and arrival of vaccines in affected countries has also led to delays in vaccination, as campaigns can only be planned once the vaccines’ date of arrival is confirmed.

Le délai moyen de livraison, entre la décision et la réception des vaccins par les pays touchés, a diminué entre 2016 et 2017 pour la méningite, la fièvre jaune et le choléra. Dans la même période, la  durée moyenne d’attente des pays concernés, de la réception d’une demande complète par le GIC à la réception des vaccins, a baissé, passant de 11,7 à 11,5 jours pour la méningite, de 17,4 à  11,3  jours pour la fièvre jaune et de 16,2 à 14,8  jours pour le choléra; cependant, ces délais restent tous supérieurs au délai recommandé de 10 jours. Les progrès constatés pourraient être attribuables à la mise en place récente, par la Division des approvisionnements de l’UNICEF, de mécanismes plus formels de livraison des vaccins, spécifiquement adaptés aux situations d’urgence. L’imprévisibilité des délais entre la prise de décision et l’arrivée des vaccins dans les pays touchés a également entraîné des retards de vaccination, car les campagnes ne peuvent être planifiées qu’une fois que la date d’arrivée des vaccins est confirmée.

Challenges and opportunities Several challenges were discussed at the ICG annual meetings held during 2016–2017.21, 22, 28, 29–31 Chief among these were global vaccine supply constraints, delays in vaccine delivery, and capacity at the country level to detect and respond to outbreaks. Delays at any phase of the process can undermine the effectiveness of vaccination campaigns and outbreak response in general. Various factors contributed to delays, including reporting of cases, completion of ICG requests, shipment of vaccines, in-country customs clearance, and logistics. Some of these factors fall under the responsibility of requesting countries31 and have the greatest potential to cause delays. It is proposed that the current KPIs should be revised and refined to reflect the respective responsibilities of the supporting institutions and individual countries. Although outside its scope, the ICG identified the need for increased laboratory, surveillance and outbreak response capacity in some countries.31 The ICG mechanism was designed as short term to cope with any sudden shortage of meningitis vaccines. Unfortunately, the situation has not improved: ICG for yellow fever and cholera had to be developed and the meningitis vaccine availability is still very limited. The necessary market-shaping efforts have not yet made the ICG mechanism redundant. Several opportunities can be identified despite these challenges. Global vaccine production capacity continues to grow, and 3 existing yellow fever vaccine suppliers plan to add further production capacity in coming years.21 Wider disease control initiatives for yellow fever and cholera have been established and should reduce the frequency of future outbreaks as more people become immunized.22, 26, 32 The introduction of the meningococcal serogroup A conjugate vaccine has 29

Défis et opportunités Plusieurs défis ont été abordés lors des réunions annuelles des GIC en 2016 et 2017.21, 22, 28, 29–31 Les principaux obstacles évoqués étaient ceux liés aux difficultés mondiales d’approvisionnement en vaccins, aux retards de livraison des vaccins et aux capacités nationales de détection des flambées et de riposte. Un retard à une étape quelconque du processus peut compromettre l’efficacité des campagnes de vaccination et, plus généralement, des activités de riposte. Les retards observés sont imputables à  divers facteurs, notamment la notification des cas, la préparation des demandes à soumettre au GIC, l’expédition des vaccins, la procédure de dédouanement dans le pays et la logistique. Certains de ces facteurs relèvent de la responsabilité des pays demandeurs31 et sont tout particulièrement susceptibles d’entraîner des retards. Il est proposé de réviser les indicateurs clés de performance actuellement utilisés et de les affiner pour tenir compte des responsabilités respectives des institutions de soutien et des pays individuels. Bien que cela s’inscrive en dehors de son champ d’action, le GIC a constaté qu’un renforcement des capacités de laboratoire, de surveillance et de riposte aux flambées était nécessaire dans certains pays.31 Le mécanisme du GIC a été conçu comme un moyen à court terme de faire face à une pénurie soudaine de vaccins antiméningococciques. Malheureusement, la situation ne s’est pas améliorée: il a fallu établir des GIC pour la fièvre jaune et le choléra et la disponibilité des vaccins antiméningococciques reste très limitée. Les efforts nécessaires entrepris pour influer sur le marché n’ont pas encore rendu le mécanisme du GIC superflu. Malgré ces difficultés, plusieurs évolutions positives peuvent être identifiées. Les capacités mondiales de production des vaccins continuent d’augmenter et 3 fournisseurs actuels de vaccin antiamaril prévoient d’accroître leur capacité de production dans les années à venir.21 Des initiatives de plus grande ampleur ont été mises en place pour lutter contre la fièvre jaune et le choléra, ce qui devrait réduire la fréquence des flambées futures à mesure que la vaccination atteint un nombre croissant de personnes.22, 26, 32 L’introduction du vaccin conjugué contre les méningocoques de 29

International Coordinating Group on Vaccine Provision for epidemic meningitis control. Annual meeting 7–8 July 2016. Geneva, World Health Organization, 2017.

Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins antiméningococciques. Réunion annuelle, 7–8 juillet 2016. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2017. Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins antiméningococciques. Réunion annuelle, 13–14 juillet 2017. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2018. Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins anticholériques. Réunion annuelle, 7–8 juillet 2016. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2017. The Yellow Fever Initiative: Towards the elimination of yellow fever outbreaks. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015.

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International Coordinating Group on Vaccine Provision for epidemic meningitis control. Annual meeting 13–14 July 2017. Geneva, World Health Organization, 2018. International Coordinating Group on Vaccine Provision for cholera control. Annual meeting 7–8 July 2016. Geneva, World Health Organization, 2017. The Yellow Fever Initiative: Towards the elimination of yellow fever outbreaks. Geneva, World Health Organization, 2015.

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RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 10, 9 MARS 2018 115

substantially reduced the occurrence of outbreaks.11, 12 Finally, plans for vaccine stockpiles to respond to other epidemic diseases such as Ebola are under discussion.1

sérogroupe A a considérablement réduit la fréquence des flambées.11, 12 Enfin, des projets visant à constituer des réserves de vaccins pour riposter à d’autres maladies épidémiques, comme la maladie à virus Ebola, sont en cours de discussion.1

Conclusions During 2016–2017 the ICG received a total of 63 requests, of which 54 were approved. More than 50 million doses of vaccine were shipped to 16 countries to respond to health and humanitarian emergencies. These vaccination campaigns helped mitigate the impact of disease outbreaks and protect vulnerable populations. The impact of a vaccination campaign will remain very limited, however, if vaccines arrive 5 weeks after the epidemic threshold has been reached (in the case of meningitis). During the 2016–2107 period, the ICG maintained its record of responding rapidly and efficiently to country requests for vaccines, with 100% of requests circulated to decision-making groups within 1  working day and 88% of decisions finalized within 2 working days. The established and standardized procedure of the ICG for assessing country requests overcomes some of the disadvantages of the “first-come, first-served” approach which prevailed before its formation and could have led to inefficient and inequitable vaccine allocation.1 The procedure maximizes the utility of scarce vaccines by providing a coordinated approach to stockpile management, rapid mobilization and optimal deployment of existing stock. In addition, it can encourage growth in vaccine production capacity and offer economies of scale which individual countries cannot match. Coordinated stockpile management also prevents wastage by allowing for timely identification of unused vaccines nearing expiry and their redirection for pre-emptive use.31, 33 Several challenges remain, however. The most urgent include delays in delivery of vaccine to outbreak sites and continuing insufficiency in supply and production capacity – particularly in the case of meningococcal vaccines for which the recommended stockpile is not always available. While there is still progress to be made, the ICG mechanism has contributed in shaping global markets for outbreak response vaccines by providing firm commitments to manufacturers on which to base long-term production decisions and disseminating information to partners in a timely manner. Despite its achievements to date, the fact that global vaccine production capacity remains insufficient to meet current needs underscores the vital and continuing importance of the ICG more than 20 years since its establishment.

Conclusions En 2016-2017, le GIC a reçu 63 demandes au total, dont 54 ont été approuvées. Plus de 50 millions de doses de vaccins ont été envoyées à 16 pays pour répondre à des situations d’urgence sanitaires et humanitaires. Ces campagnes de vaccination ont permis d’atténuer les effets des flambées épidémiques et de protéger les populations vulnérables. Toutefois, si les vaccins n’arrivent sur le terrain que 5 semaines après que le seuil épidémique a été atteint (dans le cas de la méningite), l’impact d’une campagne de vaccination s’avère très limité. Pendant la période 2016-2017, le GIC a continué d’afficher d’excellents résultats, répondant rapidement et efficacement aux demandes de vaccins soumises par les pays: 100% des demandes ont été transmises aux groupes de décision dans un délai de 1 jour ouvrable et 88% ont fait l’objet d’une décision finale dans un délai de 2  jours ouvrables. La procédure établie et standardisée employée par le GIC pour évaluer les demandes des pays élimine les inconvénients de l’approche «premier arrivé, premier servi» qui prédominait avant sa formation, laquelle est susceptible de conduire à une allocation inefficace et inéquitable des vaccins.1 La procédure actuelle permet de maximiser l’utilité des stocks limités de vaccins en offrant un moyen coordonné de gérer les stocks, de les mobiliser rapidement et d’en optimiser le déploiement. En outre, elle peut favoriser le renforcement des capacités de production de vaccins et permettre de réaliser des économies d’échelle auxquelles les pays ne pourraient pas parvenir à titre individuel. La gestion coordonnée des stocks permet également d’éviter le gaspillage en identifiant en temps utile les vaccins inutilisés dont la date de péremption approche et en les réaffectant à un usage préemptif.31, 33 Il reste toutefois plusieurs difficultés à surmonter. Les défis les plus urgents sont ceux qui ont trait aux retards de livraison des vaccins sur les sites touchés par les flambées et à l’insuffisance persistante des capacités d’approvisionnement et de production, en particulier pour ce qui est des vaccins antiméningococciques, dont les stocks disponibles n’atteignent pas toujours le niveau recommandé. Bien que des progrès demeurent nécessaires, le mécanisme du GIC a contribué à façonner les marchés mondiaux des vaccins de riposte aux flambées en offrant aux fabricants des engagements fermes sur lesquels ils peuvent s’appuyer pour prendre des décisions de production à long terme et en diffusant rapidement les informations aux partenaires. Malgré les accomplissements enregistrés à ce jour, le fait que la capacité mondiale de production de vaccins reste insuffisante pour répondre aux besoins actuels montre à quel point le GIC demeure essentiel, plus de 20 ans après sa création.

Acknowledgements This paper was drafted with the assistance of Sol Richardson in the capacity of an external consultant. ICG members reviewed the manuscript and advised on the final draft. Correspondence to: icgsecretariat@who.int

Remerciements Cet article a été rédigé avec le concours de Sol Richardson, consultant extérieur. Le manuscrit a été soumis à l’examen de membres du GIC, qui ont émis des conseils sur la préparation du projet final. Correspondance à envoyer à: icgsecretariat@who.int

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Yen C, Hyde TB, Costa AJ et al. The development of global vaccine stockpiles. Lancet Infect Dis. 2015;15(3):340–347.

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Yen C, Hyde TB, Costa AJ et al. The development of global vaccine stockpiles. Lancet Infect Dis. 2015;15(3):340–347. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO 10, 9 MARCH 2018

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Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization