Chemical safety
Sécurité chimique
Study onthe use and impact of pesticides S ain t L u cia. T he use o f chemicals for pest and vector control has led to reductions in the incidence o f several communicable diseases and improvements in food quality and production. Nevertheless, the toxic properties o f these pesticides present a separate threat to hum an health and to the environm ent. T he potential for occupational exposure is of particular concern in the Caribbean where agri culture and vector control programmes employ m ore th a n 40% of the labour force. W ithin Saint Lucia alone, over 1500 tonnes o f pesticides (insecticides, fungicides and herbicides) were im ported in' 1990. A project has been developed to assess and reduce the incidence o f acute pesticide poisoning and the prevalence of chronic pesticide poisoning in Saint Lucia and in T rinidad and Tobago. Collaborators in this intersectoral undertaking include the M inistries of A griculture/H ealth in Saint Lucia and in T rinidad and Tobago, the Caribbean Environmental H ealth Institute (CEH I), and the Caribbean Epidemiology Centre (CAREC). T his article summarizes the results o f the first phase o f the project: a survey o f the knowledge, attitudes, practices and beliefs (KAPB) o f vector control officers in Saint Lucia and members' of the Saint Lucia Banana Growers Association (SLBGA). M aterials and methods
Etude sur l'utilisation des pesticides et leurs effets S ain te-L u cie. L'utilisation des produits chimiques dans la lutte contre les vecteurs de maladies e t les nuisibles a entraîné une réduc tion de l'incidence de plusieurs m aladies transm issibles et une amé lioration de la production alim entaire et de la qualité des aliments. N éanm oins, les propriétés toxiques de ces pesticides constituent une menace pour la santé et pour l’environnem ent. Les risques d'exposition professionnelle sont particulièrem ent préoccupants d a n s les Caraïbes, où l'agriculm re et les program m es de lutte antivectorielle em ploient plus de 40% de la population active. Rien qu'à Sainte-Lude, plus de 1 500 tonnes de pesticides (insecticides, fongicides et herbicides) ont été im portées en 1990. U n projet a été m is sur pied pour évaluer et réduire l'incidence des intoxications aiguës p ar les pesticides et la prévalence des intoxications chroniques à Saint-Lucie et à la Trinité-et-Tobago. Les M inistères de l'Agriculture et de la Santé de Sainte-Lude et de la Trinité-et-Tobago, l'Institut d'Hygi.ène de l'Environnem ent des Caraïbes (CEH I) et le C entre d'Epidémiologje des Caraïbes (CAKEC) collaborent à cette entreprise intersectorielle. Le présent artide récapitule les résultats de la prem ière phase du projet: une enquête sur les connaissances, attitudes, croyances et pratiques (CACP) des responsables de la lune antivectorielle à Sainte-Lude et des membres de l'Association des Producteurs de Bananes de Sainte-Lude, la Saint Lucia Banana Growers Association (SLBGA).
M atériels e t méthodes
T he SLBGA provided th e nam es o f its registered farms. Two large farms (greater than 10 acres) and 61 subjects selected horn the lists o f workers on those farm s were randomly chosen. F o r th e small farms (10 or fewer acres), 70 subjects were selected by stratified random sampling to ensure an even distribution between d ie north and the south halves o f the island. All 20 vector control officers on the north side o f Saint Lucia w ere also asked to participate.
L a SLBGA a fourni les noms des exploitations agricoles qui lui sont affiliées. D eux grandes exploitations (plus de 10 acres, soit plus de 4 hectares) et 61 sujets ont été choisis au hasard d'après des listes d'ouvriers employés par ces exploitations. P our les petites exploi tations (10 acres ou m oins), 70 sujets ont été choisis d'après un échantillonnage aléatoire stratifié pour assurer une répartition égale entre la m oitié nord et la m oitié sud de 151e. Les 20 responsables de la lune antivectorielle de la partie n o rd de Sainte-Lude ont également été priés de partidper à l'enquête.
W E EK IÏ EPIDEMIOLOGICAL tECOKD, Ho. 40 ,2 OCTOBER1992 • REIEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N- 4 0 ,2 OCTOBRE 1992
T rained interviewers visited each farm and briefed the selected workers on the general purpose and design of the study. T he KAPB -questionnaire was adm inistered' privately. Results
Les enquêteurs formés se sont rendus dans chaque exploitation et ont expliqué aux travailleurs retenus pour l'enquête l'objet et le plan général d e l'étude. Le questionnaire CACP a été adm inistré individuellem ent.
Résultats T ous les individus retenus pour répondre au questionnaire CACP ont accepté de participer à l'enquête; des données ont ainsi été recueillies auprès de 130 travailleurs qui m élangent ou utilisent des pesticides; 20 (15%) étaient des agents de lutte antivectorielle, 66 (51%) travaillaient sur de petites exploitations et 44 (34%) sur de grandes exploitations. Les taux de réponse à chaque question ont varié, aussi le nom bre de «répondants» désigne-t-il le nombre d'individus qui ont répondu à une question déterm inée.
All individuals selected for the KAPB questionnaire agreed to participate. D ata were collected from 130 workers who mix or apply pesucides; 20 (15%) were vector control officers, 66 (51%) worked on small farm s, and 44 (34%) worked on large farms. T he response rate for each question was variable, hence the num ber o f “respondents” refers to the num ber o f individuals who answered each particular question. Demographic data
D onnées dém ographiques L'âge des sujets exposés allait de 16 à 75 ans et les femmes étaient au nom bre de 28 (22% ). Sur les 128 personnes exposées qui ont répondu à la question concernant leur niveau d'études, 91 (71%) n'avaient fait que des études prim aires, 22 (17%) n'avaient pas frit d'études du to u t et 15 (12%) avaient fréquenté des instituts d'études supérieures y com pris une école secondaire. Les plus jeunes étaient beaucoup plus susceptibles que les autres d'avoir suivi une scolarité (p<0,0001).
T he age of the exposed respondents ranged from 16 to 75 years, and females accounted for 2 8 (22% ) members of this group. O f the 128 exposed individuals who responded to the question pertaining to their level o f educational attainm ent, 91 (71%) had only attended primary school, 22 (17%) had received no formal education, and 15 (12%) had attended higher institutes of learning including secondary school. Younger individuals were significantly more likely than their oilier colleagues to have attended school (p>0.0001). , ,, , Procurement and handling of pesticides
Achat et m anipulation des pestiddes
O f the 47 individuals who reported having responsibility for purchasing pesticides, 43 obtained them from the SLBGA, while the rem ainder bought them from local suppliers or ordered them from outside Saint Lucia. Subjects were asked where they stored the pesticides that they used. All o f the vector control officers reported that their pesticides were stored at the workplace, and 19 out of 20 control officers reported that these stores were locked. O f the 97 agricultural workers who responded to this question, 71 (73%) reported that the pesticides were stored on the farm, and 60 out of 66 stated that these supplies were locked. O f those who reported that the pesticides were stored at hom e, only 13 out of 26 stated that they were frilly secured. Beliefs concerning the health effects o f pesticides
Sur les 47 personnes qui s'étaient déclarées responsables de l'achat des pesticides, 43 se les procuraient auprès de la SLBGA, alors que le reste les achetait auprès de fournisseurs locaux ou les commandait à l'étranger. 11 leur a été dem andé où ils stockaient les pesticides qu'ils utilisaient. Tous les agents de lutte antivectorielleont répondu que leurs pesticides étaient stockés su r le lien de travail e t 19 su r 20 ont ajouté que ces entrepôts étaient fermés à clé. Sur les 97 ouvriers agricoles qui ont répondu à cette question, 71 (73%) ont précisé que les pesticides étaient stockés à l'exploitation agricole* et 60 sur 66 ont ajouté que les stocks étaient entreposés dans des locaux 'ferm és à clé. Sur le nom bre de personnes qui ont répondu que les pesticides étaient conservés à domicile, seulem ent 13 sur 26 ont précisé que ces produits étaient conservés en lieu sûr.
C royancesrelatives auxeffets des pesticidessurlasanté La quasi-totalité des 123 répondants avaient entendu parier de cas d'intoxication par les pesticides (96%) et la plupart savaient que les pesticides qu'ils utilisaient étaient dangereux (98% ). Beaucoup surestim aient néanm oins leurs connaissances concernant les voies d'accès des pesticides à l'organisme. Sur les 100 personnes qui déclaraient connaître ces voies d'accès, seulem ent 57% et 64% respectivement ont cité la peau et les yeux comme des voies possibles d'absorption. U n plus grand nom bre connaissaient les voies nasale et orale d'inhalation et d'ingestion, 89% et 88% des sujets ayant répondu correctem ent à cette question. Lorsqu'on leur a dem andé s'ils s'étaient déjà sentis malades à la suite de l'utilisation de pesticides, 36 (28%) ont répondu par l'affirmative. Vingt-huit agents sur 70 (40%) ont déclaré qu'ils ne diraient rien à personne ou se soigneraient seuls s'ils craignaient d'être malades à cause des pesticides. Les autres ont déclaré qu'ils signaleraient l'incident à quelqu'un qui pourrait théoriquem ent prendre des mesures: 17 (24%) le signaleraient à leur chef, 2 (3%) se rendraient dans un centre de santé et 23 (33%) verraient leur m édecin. Pratiquem ent toutes les personnes interrogées savaient que les pesticides avaient été utilisés pour des tentatives de suicide (112 sur 117, soit 96%) et 12 participants exposés (9%) connaissaient quel qu'un qui avait été intoxiqué à la suite de i'utiiisanon ou de la mau vaise utilisation de pesticides. Alors que 44 travailleurs sur 97 (45%) pensaient que l'on pouvait faire quelque chose pour prévenir les suicides par ce moyen, très peu ont indiqué les mesures de pré vention qu'ils préconiseraient.
Almost all of the 123 respondents had heard of pesticide poisoning (96% ), and m ost agreed that the pesticides they used were poisonous (98% ). M any respondents over estim ated their knowledge o f how pesticides gain access to the hum an body. O f the 100 respondents who claimed to know this, the skin and thé eyes were identified as potential routes of absorption by only 57% and 64% respectively. Knowledge o f die nasal and oral routes o f inhalation and ingestion were higher, w ith 89% and 88% o f respondents answering correctly. W hen asked if drey had ever felt ill as a result o f pesticide use, 36 (28%) answered in the affirmative. If theysuspected that they were ill as a result o f pesticide use, 28 out o f 70 workers (40%) would tell no one or would take their own medicine. T he other workers stated th at they would report to someone who could theoretically docum ent such an incident: 17 (24%) would notify their boss, 2 (3%) would visit a health centre, and 23 (33%) would see their private physician. Almost all respondents knew that pesticides had been used for suicide attem pts (112 out of 117, i.e. 96% ), and 12 exposed participants (9%) knew o f someone who had been poisoned as a direct result o f the use or misuse of pesticides. W hile 44 out o f 97 workers (45%) believed that som ething could be done to prevent intentional deaths by this m eans, very few individuals indicated which preventive measures they favoured.
294
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 40, 2 OCTOBER 1992 • RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, H14 0 ,2 OCTOBRE 1992
Safety practices
Mesures de sécurité
Sixty-five of f iiel25 respondents (52%) claimed to have received training in the proper and safe use of pesticides. Technical agents have been the prim ary resource for formal training. Nevertheless, one-half of these workers had re ceived either no training or what they referred to as an “introduction only”. Labels and directions were always affixed to the pesti cide containers used by 71 out of 97 respondents (73% ), and were sometimes affixed to the containers o f another 19 respondents (20%). These labels were not understood by 54 out of 124 respondents (44% ), and they were only some times understood by an additional 12 (10% ). As expected, a failure to understand some or all labels was strongly asso ciated with n o t having attended school (X2 = 18.15, p <0.0001). T he reasons m ost often cited were th at the worker could not read (60%) or that the labels were too difficult to read (19%), A nother 13% of those who claimed not to understand the labels recognized th at they did not bother to read them , and 8% found that the print was too small to be read. O f the 65 respondents who reportedly understood the labels at least sometimes, 18 always followed the instruc tions (28% ), 19 followed them m ost tim es (29% ), 18 fol lowed them sometimes (28% ), and 10 rarely followed th a n (15%). T he likelihood o f a worker following the instructions was unrelated to his/her training, sex or occupation. D espite their level of awareness of the hazardous nature of the chemicals which they used, 82 out of 127 respondents (65%) never wore protective clothing and 26 (20%) wore it only sometimes. While training, sex, age, education, and duration of employment were unrelated to wearing protec tion, occupation was related: farm owners were significantly more likely than farm labourers and vector control officers to ever wear protective gear (X2 = 5,82, p<0.02). Overall, 7 (6%) of the 130 workers questioned reported wearing goggles; 17 (13%) wore a respirator; 22 (17%) wore rubber gloves; and 29 (22%) wore rubber boots at least sometimes.
Soixante-cinq des 125 répondants (52%) o n t déclaré avoir reçu une form ation en m atière de sécurité d'em ploi des pesticides. Les agents techniques ont été les principaux agents de formation- M ais la moitié d'entre eux n'avaient reçu aucune form ation ou seulem ent une form ation qualifiée de «sommaire». Sur 97 répondants, .71 (73%) opt déclaré que des étiquettes et le m ode d'emploi étaient toujours apposés sur les récipients conte nant des pesticides et .19 autres, (20%) qu'ils l'étaient parfois. Sur 124 répondants, 54 (44%) ne com prenaient pas ces indications et 12 autres (10% ) ne les com prenaient pas toujours. Comme on pouvait s'y attendre, le fait de ne pas com prendre ces indications ou certaines de ces indications était fortem ent lié au fait de n'avoir pas fréquenté une école (X2 - 18,15, p<0,0001). Les raisons les plus souvent invoquées ont été le frit que le travailleur ne savait pas lire (60%) ou que l'étiquette était tro p difficile à lire (19% ); par ailleurs, 13% de ceux qui déclaraient ne pas com prendre les étiquettes ont reconnu qu'ils ne prenaient pas la peine de les lire et 8% ont déclaré que les caractères étaient trop petits pour qu'ils puis sent les lire. Sur les 65 répondants qui déclaraient com prendre les indica tions, au moins quelquefois, 18 suivaient toujours les instructions données (28% ), 19 les suivaient la plupart du tem ps (29% ), 18 les suivaient parfois (28%) et 10 les suivaient rarem ent (15% ). Le frit que le travailleur suive ou ne suive pas les instructions données n'avait rien à voir avec son niveau d'instruction, son sexe ou sa profession. T out en connaissant le danger que représentaient les produits chimiques qu'ils utilisaient, 82 des 127 répondants (65%) ne por taient jamais de vêtements de protection et 26 (20%) ne les portaient qu'occasionnellem ent. Si la form ation, le sexe, l'âge, l'instruction et l'ancienneté dans le m étier riavaient pas de rapport avec le frit de porter une protection, la profession, par contre, y était liée: les propriétaires d'exploitations agricoles étaient notablem ent plus enclins que les ouvriers agricoles et les agents de lutte antivectorielle à porter des équipem ents de protection (X2 - 5,82, p< 0,02). Globalem ent, 7 (6%) des T 30 travailleurs interrogés o n t répondu porter des lunettes de protection; 17 (13%) un m asque; 22 (17%) des gants en caoutchouc et 29 (22%) des bottes en caoutchouc au m oins occasionnellement. Q uant à ceux qui ne portaient pas d'équipem ent de protection, l'ensemble des agents de lutte antivectorielle et la m ajorité des ouvriers agricoles o n t déclaré que c'était aux patrons de fournir l'équipem ent. A la fin d'une journée de travail où ils avaient utilisé des pesti cides, 89 des 121 travailleurs interrogés (74%) frisaient une toilette complète et changeaient de vêtem ents. Là encore, ces mesures de protection d'avaient rien à voir avec le sexe, la profession ou le frit d'avoir une form ation théorique à l'utilisation des pesticides.
As for the individuals who did n o t wear protective equip m ent, all o f the vector control officers and the m ajority of farm labourers said that the m anagers should supply the gear. At the end of a day during which pesticides were used, 89 out of 121 workers (74%) typically washed their entire bodies and changed their clothes. Again, this protective practice was unrelated to sex, occupation or having had formal training in the use o f pesticides.
Discussioo
Discussion Il s'agit là de la prem ière étude sur la prévalence de mesures de sécurité insuffisantes parm i les travailleurs utilisant des pesticides dans les Caraïbes anglophones. Bien que ce groupe de sujets exposés sache très bien que les pesticides sont toxiques, cela ne se traduit pas autom atiquem ent par l'adoption de mesures de précaution. L'une des raisons qui expliquent le faible taux d'utilisation d'équipem ents protecteurs est le frit que ces travailleurs ignorent apparem m ent que la peau est l'une des principales voies d'absorp tion. Même si cette inform ation est imprim ée en caractères gras sur les étiquettes des produits, moins de la m oitié des utilisateurs sont capables de comprendre des mises en garde écrites et d'en tenir compte systématiquement. E tant donné que les sujets les plus jeunes sont ceux qui avaient le m eilleur niveau d'instruction, on peut espérer que le taux d'alphabétisation de ce groupe professionnel s'améliorera avec le tem ps. En attendant, il faudrait concevoir des représentations graphiques sur les risques cutanés des produits chim iques. Le frit de s'assurer que des étiquettes compréhensibles et claires soient apposées sur tous les récipients contenant des pesticides ne 295
This is the first study to docum ent the prevalence of suboptim al safety practices among workers using pesticides in the English-speaking Caribbean. Although this group of exposed workers is well familiar w ith the fact th at pesticides are toxic, their knowledge does n o t always translate into the adoption of safety precautions. One explanation for the low utilization rate o f protective gear is an apparent lack of knowledge that the skm is a prim ary route of absorption. Even if this inform ation is printed boldly on the product labels, less than one-half of the users are capable of con sistently understanding w ritten warnings. Since higher levels of education were associated w ith younger age in this study, one can expect the literacy rate of this occupation group to improve over tim e. In the meantime, there is a clear need for pictorial representations of the cutaneous hazards of the chemicals. Ensuring that accurate and understandable labels are affixed to all pesticide containers, however, will not in itself
W EEK!? EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 40 ,2 OCTOBER1992 • REUVE EPIOEM IOIOCIQUE HEBDOMADAIRE, f r 4 0 ,2 OCTOBRE 1992
lead to full compliance w ith directions. In this study, less than 60% of the individuals who understand the labels actually follow th e advice provided, at least m ost tim es. Beliefs such th at protective gear is uncom fortable or un necessary are harboured by some workers. However, the m ajority o f workers feel th at management should provide this equipm ent. G overnm ent, management and labourers need to accept the shared responsibility for protecting the safety of exposed workers, and a system m ust be established for maximizing the use of safety measures. T hus far, training in pesticide application appears to have had m inimal influence on workers' safety practices. T he 52% of respondents who had received training were no more likely than their untrained colleagues to follow the instructions on labels, to w ear protective gear, o r to change their clothes and bathe after a day of using pesticides.; M itigating circumstances may prevent the trained workers from practising what they have been taught. Nevertheless, the quality of the safety instructions and the reason why more workers are not being trained should be examined.
A nother safety concern arises from the feet that of the agricultural workers who responded to a question about pesticide storage, over one-quarter reported th at pesti cides were being stored in the home. Educational efforts, legislative intervention, and im proved m onitoring are all indicated. Au cas où u n système de surveillance serait établi pour contrôler In the event that a surveillance system was established les effets et les tendances des intoxications par les pesticides, il fau to m onitor the im pact and trends in pesticide poisoning, drait tenir com pte du feit que 40% des travailleurs n e diraient rien one would need to consider the feet that 40% o f workers would tell no one if they believed they were ill as a result of à personne s'ils croyaient être malades après avoir utilisé des pesti cides. Si l'on n'encourage pas les travailleurs à signaler leurs symp working with pesticides. If workers are not encouraged to report symptoms, then a high degree o f under-reporting of • tôm es, il faudra com pter avec un taux élevé de sous-notification des symptômes ne m ettant pas la vie en danger. non-life-threatening symptoms would need to b e assumed. D ans un proche avenir, les résultats de cette étude seront utilisés In the near future, the results of this study will be used pour concevoir des programmes d'éducation destinés à com bler les to design educational intervention programmes to redress lacunes des connaissances et des com portem ents des utilisateurs de gaps in the knowledge base and attitudes ofpestiddes users. pesticides. U ne nouvelle enquête CACP sera effectuée pour A repeat KAPB survey will be undertaken to determ ine the déterm iner l'efficacité de ces efforts d'éducation. Parallèlem ent, effectiveness of the educational efforts. Concurrently, a sur un système de surveillance sera mis en place pour suivre les cas veillance system will be developed to m onitor cases o f acute d'intoxication aigue et chronique par les pesticides. Enfin, la gestion and chronic pesticide poisoning. Finally, the management — achat, stockage, distribution, étiquetage concernant le mode o f pesticides will be evaluated with respect to their pro d'emploi et les m éthodes d'application et d'élim ination — des curem ent, storage, distribution, labelling preparation for pesticides sera évaluée. Les résultats et les recom m andations issus use and m ethods o f application and disposal. Results and de chaque phase du projet seront communiqués aux autorités locales recommendations arising from each phase of the project responsables de la gestion des pesticides ainsi qu'aux travailleurs will be forwarded to the local authorities responsible for exposés à ces risques. the m anagement o f pesticides, and to the workers who are exposed to the hazards. (Based on: CAREC Surveillance Report, Vol. 18, N o. 1, January 1992; Caribbean Epidemiology Centre.) (D 'après: CAREC Surveillance Report. Vol. 18, N° 1, janvier 1992; Centre d'épidémiologie des Caraïbes.)
garantira pas cependant que ces instructions seront toujours res pectées. D ans la présente étude, moins de 60% des personnes qui com prenaient les étiquettes suivaient effectivement les indications données, au moins la plupart du tem ps. Certains travailleurs croient que l'équipem ent de protection est gênant ou superflu. N éanm oins, la m ajorité des travailleurs pensent que c'est à la direction de fournir cet équipement. Les pouvoirs publics, les responsables et les ouvriers agricoles doivent accepter de partager la responsabilité de la sécurité des travailleurs exposés et un système doit être établi pour que les mesures de sécurité soient davantage respectées. Jusqu'ici, la form ation à l’utilisation' des pesticides sem ble n'avoir eu que peu d'effets sur l'application des mesures de sécurité. Les 52% de répondants qui avaient reçu une formation n'étaient pas plus susceptibles que leurs collègues non formés de suivre les ins tructions figurant sur les étiquettes, de porter les équipements de protection o u de changer de vêtements et de se laver après une jour née de travail où ils avaient utilisé des pesticides. Les travailleurs formés ont peut-être des raisons de ne pas appliquer ces directives. Néanm oins, la qualité des instructions de sécurité et les raisons pour lesquelles davantage de travailleurs ne sont pas formés devraient être examinées. fl y a également lieu de s'inquiéter du fait que plus d'un quart des ouvriers agricoles ayant répondu à la question concernant le stockage des pesticides ont indiqué qu’ils stockaient de tels produits à domicile. Des efforts d'éducation, des mesures législatives et une m eilleure surveillance s'im posent donc.