H kly Epidem Rec No 33 - 14 August 1987
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Releve epidem hebd N° 33 - 14 août 1987
ACQUIRED IM M UNODEFICIENCY SYNDROME (AIDS) Contraceptive methods and human Immunodeficiency virus (HIV) A meeting on contraceptive methods and human immunodefi ciency virus (HIV) infection was organized by the Special Pro gramme of Research, Development and Research Training in Human Reproduction, and the Special Programme on AIDS, on 29-30 J une 1987. Its purpose was to review available information on the possible interactions between contraception and HIV infec tions, and to identify research needs in this area. Sixteen partici pants from 9 countries attended the meeting. The participants represented epidemiology, immunology, sexually transmitted dis ease control, reproductive physiology, and gynaecology. Women at risk of HIV infection need safe and effective contra ception. Furthermore, given the substantial risk o f perinatal trans mission, n is particularly important that women already infected with HIV have access to effective methods o f fertility regulation. In both cases, the potential interaction between HIV infection and contraception must be considered. Three areas of potential inter action were reviewed : (a) susceptibility to HIV infection ; (b) mfectiousness of HIV-infected persons; (c) development and course of HIV-related illness. All current methods of contraception were reviewed. The fol lowing methods were reviewed in detail, since they present the highest potential for interaction with HIV infection: (a) intra uterine devices (IUDs); (b) combined oral contraceptives; (c) pro gestogen-only contraceptives (e.g., injectables, implants, proges togen-only oral contraceptives). Irrespective of whether other contraceptive methods are used, condoms should always be used whenever there is a risk of sexual transmission of HIV infection. Condoms and spermicides will be reviewed in more detail at another meeting. A number of theoretical interactions, both adverse and benefi cial, between the contraceptive methods and HIV infection were considered. Conclusions were difficult to draw because of the marked paucity in this area of basic and epidemiological data. For example, no epidemiological data are currently available on the relationship between HIV infection and the use of IUDs, or pro gestogen-only contraceptives. In addition, although the data m one unpublished report have suggested a possible association between oral contraceptives and susceptibility to HIV infection, the data are preliminary and insufficient to support any conclusion at this time. Moreover, the data in other preliminary reports have sug gested no association between oral contraception and suscep tibility to HIV infection. The group made the following recommendations: (1) Additional research is urgently needed. Areas of highest priority are: (a) epidemiological studies o f the influence of combined oral contraceptives, depot-medroxyprogesterone acetate (DMPA) (a progestogen-only contraceptive), and IUDs on susceptibility to HIV infection, infectiousness o f HIVmfected women, and the development and course o f HIVrelated illness; (b) basic studies o f the mechanism of HIV transmission (both in humans and in animal models) and their modification by contraceptive methods; (c) epidemiological studies on the influence o f pregnancy on the development and course o f HIV-related illness; (d) studies of immune function in women without HIV infec tion who are using hormonal contraception. The need for WHO to coordinate research in this field and to undertake epidemiological studies, particularly in developing countries, was emphasized. (2) In light of current information, no changes in existing recommendations concerning contraceptive use are warranted. The choice of contraceptive method for an individual/couple should continue to take into account the risks and benefits of each method, and the particular circumstances and lifestyle of the indi viduals concerned. In particular, IUDs are not a method o f choice for women who are at high risk for sexually transmitted diseases, including HIV infection. The group also reiterated the need for sterilization o f needles and other equipment used in fertility regu lation.
SYNDROME D’IM MUNODÉFICIENCE ACQUISE (SIDA) Méthodes de contraception et virus de l’immunodéficience humaine (VIH) Une réumon sur les méthodes de contraception et l’infection à virus de l’immunodéficience humaine (VIH) a été organisée, les 29 et 30juin 1987, par le programme spécial de recherche, de développement et de forma tion à la recherche en reproduction humaine et le programme spécial de lutte contre le SIDA. Le but était de passer en revue les informations disponibles sur les interactions possibles entre la contraception et l’infec tion à VIH et de recenser les recherches à poursuivre dans ce domaine. Seize participants venus de 9 pays et représentant diverses disciplines (épidémiologie, immunologie, lutte contre les maladies sexuellement transmissibles, physiologie de la reproduction et gynécologie) ont assisté à cette réunion. Les femmes exposées au risque d’infection à VIH ont besoin de moyens de contraception sûrs et efficaces. Par ailleurs, en raison du risque non négligeable de transmission périnatale de l’infection, il est particulière ment important que les femmes déjà infectées aient accès à des méthodes efficaces de régulation de la fécondité. Dans un cas comme dans l’autre, l’mteraction possible entre l’infection à VIH et la contraception doit être prise en considération. Trois domaines d’interaction potentielle ont été examinés: a) sensibilité à l’infection à VIH; b) infectivité des sujets infectés par le VIH; c) apparition et évolution de maladies liées au VIH. Toutes les méthodes actuelles de contraception ont été passées en revue et plus particulièrement celles qui offrent le plus de possibilités d’inte raction avec l’infection à VIH, à savoir: a) les dispositifs intra-uténns (DIU); b) les contraceptifs oraux associés; c) les contraceptifs à base uniquement d’œstrogènes solutés injectables, implants, pilules, etc.). Quelles que soient les autres méthodes de contraception utilisées, il faudrait toujours employer un préservatif lorsqu’il y a nsque de trans mission sexuelle de l'infection à VIH. La question des préservatifs et des spermicides sera examinée plus en détail lors d’une autre réunion. Un certain nombre d’interactions théoriques, nocives ou bénéfiques, entre les méthodes de contraception et l’infection à VIH ont été étudiées. Faute de données épidémiologiques de base en nombre suffisant, il a été difficile de parvenir à des conclusions. C’est ainsi, par exemple, que l’on ne disposait d’aucune donnée épidémiologique sur les rapports entre l’infection à VIH et l’utilisation de DIU ou de progestatifs. En outre, bien qu’un rapport non publié ait permis de penser à une association possible entre les contraceptifs oraux et la réceptivité à l’infection à VIH, il ne s'agit que de données préliminaires dont on ne saurait encore tirer une conclusion quelconque. Les données fournies par d’autres rapports pré liminaires tendraient par ailleurs, à suggérer qu’il n’existe aucun lien entre la contraception orale et la réceptivité aux infections à VIH. Le groupe a formulé les recommandations suivantes: 1) Des recherches supplémentaires sont nécessaires de toute urgence, la priorité devant être donnée: a) à des études épidémiologiques relatives à l’influence des contracep tifs oraux œstroprogestatifs, de contraceptifs purement progestaufs (acétate de médroxyprogestérone retard) et des stérilets sur la récep tivité à l’infection à VIH, sur l’infectivité des femmes infectées par le VIH et sur l’apparition et l’évolution des maladies liées au VIH; b) à des études de base sur le mécanisme de la transmission du VIH (chez l’homme et chez l'animal) et sur les modifications de ce mécanisme par les méthodes contraceptives; c) à l’étude épidémiologique de l'influence de la grossesse sur l’appantion et l’évolution de maladies liées au VIH; d) à des études sur la fonction immunitaire chez les femmes non infectées par le VIH qui pratiquent la contraception hormonale. La nécessité pour l’OMS de coordonner les recherches dans ce domaine et d’entreprendre des études épidémiologiques, en particulier dans les pays en développement, a été soulignée. 2) Pour autant qu’on le sache, aucune modification ne semble devoir être apportée aux recommandations existantes concernant l’emploi des contraceptifs. Le choix d’une méthode de contraception par l’individu ou par le couple devra continuer à être fait compte tenu des risques et des avantages de chacune des méthodes ainsi que de la situation et du mode de vie des intéressés. En particulier, les stérilets ne sont pas à recom mander aux femmes qui courent un risque élevé de maladie sexuellement transmissible, notamment d’infection à VIH. Le groupe a également insisté à nouveau sur la nécessité de stériliser les aiguilles et autres ins truments utilisés pour la régulation de la fécondité.