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Meningitis in Chad, Niger and Nigeria : 2009 epidemic season : Introduction = Méningite au Tchad, au Niger et au Nigéria : saison épidémique 2009 : Introduction

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Meningitis in Chad, Niger and Nigeria: 2009 epidemic season Introduction Neisseria meningitidis is the primarycause of meningitis epidemics in the African meningitis belt and accounts for 80-95% of cases of bacterial meningitis admitted to health facilities. Most of the remaining cases are caused by Streptococ­ cus pneumoniae and Haemophilus influen­ zae type b. The meningitis belt of subSaharan Africa stretches from Senegal in the west to Ethiopia in the east; this area has an estimated total population of some 400 million people living in 21 countries. In this area, meningococcal meningitis is characterized by hyperendemicity, sea­ sonal recrudescence and periodic large outbreaks; the annual incidence can be as high as 1000 cases/100 000 population. During the past 6 years (2003-2009) men­ ingitis epidemics have resulted in close to 270 000 cases and 25 000 deaths in the meningitis belt alone. While awaiting introduction of a conju­ gate meningococcal vaccine, the WHO strategy for controlling epidemic menin­ gococcal meningitis in the African menin­ gitis belt calls for standard case manage­ ment combined with reactive vaccination using the appropriate meningococcal polysaccharide vaccine. The recommended antibiotics for presumptive treatment of epidemic meningococcal meningitis are oily chloramphenicol or ceftriaxone. Large epidemics occur in the context of limited global production of the meningococcal polysaccharide vaccine that is routinely used to respond to epidemics. The Inter­ national Coordinating Group on Vaccine Provision for Epidemic Meningitis Control (ICG) was set up in 1997 to ensure that countries undergoing meningitis epidem­ ics have rapid access to quality vaccines and antibiotics as well as injection materi­ als; this group has been instrumental in facilitating the procurement and supply of vaccines to affected countries.

Méningite au Tchad, au Niger et au Nigéria: saison épidémique 2009 Introduction Neisseria meningitidis est la principale cause des épidémies de méningite dans la ceinture africaine de la méningite, représentant 80-95% des cas de méningite bactérienne faisant l’ob­ jet d’une admission dans les établissements de santé. La plupart des cas restants sont dus à Streptococcus pneumoniae et Haemophilus influenzae type b. La ceinture de la méningite de l’Afrique subsaharienne s’étend du Sénégal à l’ouest jusqu’à l’Éthiopie à Test; on estime que cette zone compte une population totale de 400 millions d’habitants répartis dans 21 pays. Dans cette zone, la méningite méningococcique se caractérise par une hyperendémicité, une recrudescence saisonnière et d’im­ portantes flambées périodiques; l’incidence annuelle peut atteindre 1000 cas/100 000 habi­ tants. Au cours des 6 dernières années (20032009), les épidémies de méningite ont fait près de 270 000 cas et 25 000 décès rien que dans la ceinture de la méningite. En attendant l’introduction d’un vaccin antimé­ ningococcique conjugué, la stratégie de TOMS pour maîtriser la méningite méningococcique épidémique dans la ceinture africaine de la méningite appelle à une prise en charge stan­ dard des cas, alliée à une vaccination réactive au moyen du vaccin antiméningococcique poly­ osidique adapté. Les antibiotiques recomman­ dés pour le traitement présomptif de la ménin­ gite méningococcique épidémique sont le chloramphenicol huileux ou la ceftriaxone. Toutefois, les épidémies importantes survien­ nent dans le contexte d’une production mondiale limitée de vaccin antiméningococci­ que polyosidique généralement utilisé pour les combattre. Le groupe international de coordi­ nation pour l’approvisionnement en vaccin antiméningococcique (GIC) a été créé en 1997 pour faire en sorte que les pays confrontés à des épidémies de méningite aient rapidement accès à des vaccins et à des antibiotiques ainsi qu’à du matériel d’injection de qualité; ce groupe a contribué à faciliter l’achat de vaccins et leur livraison aux pays touchés. 57

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02.2010 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland

Early detection of epidemics and rapid identification of circulating pathogens are crucial to mounting an effective response. Ongoing efforts to strengthen meningitis surveillance include enhancing the surveillance strategy adopted by WHO in 2001. This strategy emphasizes (i)  weekly reporting of meningitis incidence (attack rates) in order to detect outbreaks early by applying incidence-alert thresholds and epidemic thresholds and (ii) strengthening laboratory capacity to identify circulating pathogens and serogroups of isolated N. meningitidis. Enhanced surveillance has been implemented in 14 countries in the meningitis belt.1 As of week 22 in 2009, the 14 countries reported a total of 78 416 cases, including 4055 deaths. The number of cases reported during the 2009 epidemic season was the largest since 1996 owing to the extensive nature of the epidemic in Nigeria. During 2009, Nigeria reported 55  626 cases, including 2307 deaths, and accounted for >70% of the total number of cases reported by the 14 countries. Niger was the second most affected country. The epidemic in Chad was much smaller, and largely concentrated in the capital city, N’Djamena. Large epidemics such as those experienced during 2009 pose considerable challenges to national capacity to respond optimally, and to existing intervention strategies. This review focuses on epidemic patterns and response activities in Chad, Niger and Nigeria, primarily seeking to examine achievements made and problems encountered in the 3 countries in order to identify opportunities for improvement.

La détection précoce des épidémies et l’identification rapide des agents pathogènes circulants sont essentielles pour organiser une riposte efficace. On s’efforce actuellement d’améliorer la surveillance de la méningite, notamment en renforçant la stratégie de surveillance adoptée par l’OMS en 2001. Cette stratégie met l’accent sur: 1) une notification hebdomadaire de l’incidence de la méningite (taux d’atteinte) afin de déceler les flambées très tôt en utilisant des seuils d’alerte et des seuils épidémiques et 2) sur le renforcement des moyens de laboratoire permettant d’identifier les agents pathogènes en circulation et les sérogroupes de N. meningitidis isolés. Une surveillance renforcée a été mise en place dans 14 pays de la ceinture de la méningite.1 À la vingt-deuxième semaine de 2009, ces 14 pays avaient signalé au total 78 416 cas, dont 4055 décès. Le nombre de cas notifiés pendant la saison épidémique de 2009 était le plus élevé depuis 1996 en raison de l’importance de l’épidémie au Nigéria. En 2009, le Nigéria a notifié 55 626 cas, dont 2307 décès, et représentait >70% des cas signalés par les 14 pays. Le Niger a été le deuxième pays le plus touché. L’épidémie signalée au Tchad était de plus petite taille et principalement concentrée dans la capitale, N’Djamena. Les épidémies de grande ampleur telles que celles enregistrées en 2009 posent des problèmes considérables aux pays qui n’ont pas toujours les capacités d’apporter une réponse optimale et aussi du point de vue des stratégies d’intervention existantes. Le présent examen se concentre sur les tableaux épidémiques et les activités organisées en riposte au Tchad, au Niger et au Nigéria, et vise principalement à déterminer quels ont été les succès et les problèmes rencontrés dans les 3 pays afin de recenser les possibilités d’amélioration.

Methods Data analysed in this review were obtained from national weekly surveillance data and laboratory data reported to WHO by countries implementing the enhanced meningitis surveillance strategy. Additional information specifically regarding preparedness and response activities was extracted from: a joint report by Nigeria’s Ministry of Health and WHO; WHO’s mission reports from Chad, Niger and Nigeria; and the proceedings of the October 2009 annual meningitis review and planning meeting in Ouagadougou, Burkina Faso. Analysis was restricted to surveillance data submitted between week 1 and week 22 of the 2009 meningitis epidemic season. The cut-off point of week 22 was selected because by that time the incidence of meningitis had dropped to pre-epidemic levels (Fig. 1) and most response activities had come to an end.

Méthodes Les données analysées dans la présente étude proviennent des données de surveillance hebdomadaire et des données de laboratoire nationales communiquées à l’OMS par les pays mettant en œuvre la stratégie renforcée de surveillance de la méningite. Des données supplémentaires concernant plus particulièrement les activités de préparation et de riposte ont été extraites d’un rapport conjoint du Ministère nigérian de la Santé et de l’OMS, de rapports de mission de l’OMS au Tchad, au Niger et au Nigéria, et des actes de la réunion annuelle d’examen et de planification concernant la méningite d’octobre 2009, tenue à Ouagadougou (Burkina Faso). L’analyse a été limitée aux données de surveillance soumises entre la première et la vingt-deuxième semaine de la saison épidémique de la méningite 2009. La coupure à la semaine 22 a été choisie parce qu’à cette date l’incidence de la méningite était retombée au niveau préalable à l’épidémie (Fig.  1) et la plupart des activités de riposte avaient pris fin.

Findings Surveillance Between January and May 2009 (weeks 1 to 22), Chad, Niger and Nigeria reported a total of 69 529 cases of meningitis, including 2957 deaths (Table 1). Nigeria was the most severely affected country in the meningitis 1

Conclusions Surveillance Entre janvier et mai 2009 (semaines 1 à 22), le Tchad, le Niger et le Nigéria ont notifié au total 69 529 cas de méningite, dont 2957 décès (Tableau 1). Le Nigéria a été le pays le plus sévèrement touché de la ceinture de la méningite, avec au 1

The 14 countries that have implemented enhanced surveillance are Benin, Burkina Faso, Cameroon, the Central African Republic, Chad, Côte d’Ivoire, the Democratic Republic of the Congo, Ethiopia, Ghana, Guinea, Mali, Niger, Nigeria and Togo.

Les 14 pays qui ont mis en place une surveillance renforcée sont les suivants: Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Guinée, Mali, Niger, Nigéria, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Tchad et Togo. Weekly epidemiological record, No. 8, 19 february 2010

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Fig 1  Epidemic curves of suspected cases of meningitis in Chad, Niger and Nigeria, weeks 1–22, 2009 Fig. 1  Courbes épidémiques des cas présumés de méningite, Tchad, Niger et Nigéria, semaines 1 à 22, 2009

200 No. of cases – Nombre de cas

Chad – Tchad

150 100 50 0 1 4 7 10 13 16 19 22 Niger Weeks 1–22, 2009 – Semaines 1 à 22, 2009

2000 No. of cases – Nombre de cas

1500 1000 500 0 1 4 7 10 13 16 19 22 Nigeria – Nigéria Weeks 1–22, 2009 – Semaines 1 à 22, 2009

8000 No. of cases – Nombre de cas

6000 4000 2000 0 1 4 7 10 13 16 19 22 59

Weeks 1–22, 2009 – Semaines 1 à 22, 2009

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10 releve 13 16 hebdomadaire, 19 22 epidemiologique N 8, 19 février 2010 o

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Table 1  Number of suspected cases of meningitis and deaths in the 14 countries implementing enhanced meningitis surveillance, Africa, weeks 1–22, 2009 Tableau 1  Nombre de cas présumés de méningite et de décès dans les 14 pays mettant en œuvre une surveillance renforcée de la méningite, Afrique, semaines 1-22, 2009 Country – Pays Benin – Bénin Burkina Faso Cameroon – Cameroun Central African Republic – République centrafricaine Chad – Tchad Côte d’Ivoire Democratic Republic of the Congo – République démocratique du Congo Ethiopia – Ethiopie Guinea – Guinée Ghana Mali Niger Nigeria – Nigéria Togo Total No. of cases – Nombre de cas 206 3 935 874 280 1 299 185 2 641 41 81 225 223 12 604 55 626 196 78 416 No. of deaths – Nombre de décès 25 500 111 46 140 34 282 6 8 42 21 510 2 307 23 4 055 Case-fatality rate (%) – Taux de létalité (%) 12.1 12.7 12.7 16.4 10.8 18.4 10.7 14.6 9.9 18.7 9.4 4.0 4.1 10.8 5.2

Source: WHO Multi-Disease Surveillance Centre, Meningitis Weekly Bulletin. – Centre de Surveillance Pluripathologique de l’OMS, Meningitis Weekly Bulletin.

belt, with a total of 55 626 cases including 2307  deaths, followed by Niger with 12 604 cases, including 510 deaths. Chad reported 1299 cases, including 140 deaths. Both Niger and Nigeria registered low case-fatality rates (CFRs) of about 4%. Chad had a CFR of 10.8%. It is unclear why the CFRs were low, and the reasons for this are probably multifactorial. In part they may reflect a surveillance artefact caused by an overestimation of the number of suspected cases and an underestimation of the number of deaths. At the same time, early and free treatment, provided by national governments and multiple partners, may have contributed to a decrease in mortality. The epidemic in Nigeria started in the north-western part of the country and spread eastward to the northeastern part of the country; however, it mainly affected the northern states. The epidemic in Niger started in the Gaya region in the south-west and spread eastward along the border with Nigeria to the central part of the country in the Maradi region and the eastern Zinder region. The epidemic in Chad mainly affected the densely populated capital city, N’Djamena, although the regions of Mandoul, Chari-Baguirmi and Mayo-Kébbi Ouest in the south of the country also experienced outbreaks (Map 1). During the study period, the 3 countries collected a total of 5905 samples of cerebrospinal fluid (CSF) for laboratory testing from a total of 69 529 suspected cases (Table 2). Niger collected the highest proportion of CSF samples at 26.9% (3390 CSF samples from 12 604 cases), followed by Chad at 22.2% (288 CSF samples from 1299  cases). The CSF sample collection rate in Nigeria was low, at 4% (2227 CSF samples from 55 626 cases). Pathogens were isolated from a total of 2200 CSF samples. N. meningitidis serogroup A was isolated from 1929 samples (87.7%) and was the pathogen responsible for the majority of the epidemics in these 3 countries; 60

total 55 626  cas, dont 2307 décès, suivi par le Niger avec 12  604 cas, dont 510  décès. Le Tchad a notifié 1299 cas, dont 140 décès. Tant le Niger que le Nigéria ont enregistré des taux de létalité (TL) faibles d’environ 4%. Le Tchad avait un taux de létalité de 10,8%. On ne sait pas très bien pourquoi les taux de létalité étaient faibles, mais cela s’explique sans doute par plusieurs facteurs. D’une part, cela peut refléter un biais de surveillance dû à une surestimation du nombre de cas présumés et à une sous estimation du nombre de décès. Par ailleurs, le traitement précoce et gratuit offert par les gouvernements nationaux et de multiples partenaires peut avoir contribué à une baisse de la mortalité. L’épidémie enregistrée au Nigéria a commencé dans le nordouest du pays et s’est propagée vers l’est au nord-est du pays; toutefois, elle a principalement touché les États du nord. L’épidémie du Niger a commencé dans la région de Gaya au sudouest et s’est propagée vers l’est le long de la frontière avec le Nigéria au centre du pays, dans la région de Maradi et la région orientale de Zinder. L’épidémie du Tchad a surtout touché la capitale très peuplée, N’Djamena, bien que les régions de Mandoul, Chari Baguirmi et Mayo Kébbi Ouest, au sud du pays, aient également connu des flambées (Carte 1). Au cours de la période considérée, les 3 pays ont recueilli au total 5905 échantillons de liquide céphalo rachidien (LCR) sur un total de 69 529 cas présumés pour analyse de laboratoire (Tableau  2). Le Niger a recueilli la plus forte proportion d’échantillons de LCR avec 26,9% (3390 échantillons de LCR sur 12 604 sujets), suivi par le Tchad avec 22,2% (288 échantillons de LCR sur 1299 sujets). Le taux de collecte d’échantillons de LCR au Nigéria était faible, avec 4% (2227 échantillons de LCR sur 55 626 sujets). Des agents pathogènes ont été isolés dans un total de 2200 échantillons de LCR. N. meningitidis sérogroupe A a été isolé dans 1929 échantillons (87,7%) et était l’agent pathogène incriminé dans la majorité des épidémies dans ces 3 pays. N. meningitidis Weekly epidemiological record, No. 8, 19 february 2010

releve epidemiologique hebdomadaire, No 8, 19 février 2010 61

Map 1  Pattern of meningitis occurrence in 14 African countries implementing enhanced meningitis surveillance, weeks 1–22, 2009 Carte 1  Schéma de répartition de la méningite dans 14 pays africains mettant en œuvre une surveillance renforcée de la méningite, semaines 1 à 22, 2009

Mali Niger

Chad – Tchad

Guinea – Guinée Côte d’Ivoire Nigeria – Nigéria Central African Republic – République centrafricaine Togo Burkina Faso Ghana Benin – Bénin Cameroon – Cameroun Ethiopia – Ethiopie

Country – Pays Attack rate (per 100 000 population) – Taux d’attaque (pour 100 000 habitants) No data – Pas d’information Acceptable Reached the alert threshold – Pays ayant atteint au moins 1 fois le seuil d’alerte Reached the epidemiological threshold – Pays ayant atteint au moins 1 fois le seuil d’épidémie

Democratic Republic of the Congo – République démocratique du Congo

Multi-Disease Surveillance Centre (MDSC), World Health Organization, Regional Office for Africa. – Centre de Surveillance Pluripathologique (MDSC), Organisation mondiale de la Santé, Bureau régional pour l’Afrique. Source: Ministries of Health. – Ministères de la Santé.

Table 2  Pathogens identified by polymerase chain reaction, agglutination test, and culture: Africa, weeks 1–22, 2009 Tableau 2  Agents pathogènes identifiés par amplification génique, épreuve d’agglutination et culture, Afrique, semaines 1 à 22, 2009 Pathogen identified – Agents pathogènes identifiés No. cerebrospinal Neisseria Neisseria fluid samples – meningitidis seromeningitidis Nombre d’échangroup W135 – serogroup A – tillons de liquide Neisseria Neisseria meningicéphalo rachidien meningitidis tidis sérogroupe A sérogroupe W135 114 275 295 288 104 11 53 3390 2227 6757 0 36 2 45 0 1 16 1451 434 1985 3 3 77 58 0 1 2 9 13 166

Country – Pays

Streptococcus pneumoniae

Haemophilus influenzae type b – Haemophilus influenzae type b 0 0 5 8 6 1 0 10 0 30

Benin – Bénin Burkina Faso Cameroon – Cameroun Chad – Tchad Côte d’Ivoire Ghana Mali Niger Nigeria – Nigéria Total

45 78 7 67 7 8 1 61 2 276

Source: WHO Multi-Disease Surveillance Centre, Meningitis Weekly Bulletin. – Centre de Surveillance Pluripathologique de l’OMS, Meningitis Weekly Bulletin.

N. meningitidis serogroup W135 was isolated from only 80 samples (3.6%). N. meningitidis serogroup W135 was isolated from 2 states in Nigeria (Adamawa and Gombe) and 1 region in Niger (Dosso), and this serogroup accounted for 58% of the N. meningitidis infections in Chad; in these areas the epidemics were therefore of mixed etiology. Other pathogens isolated were S. pneumoniae from 130 CSF samples (5.9%) and Haemophilus influenzae type b from 18 CSF samples (0.8%). Outbreak response The countries used standard antibiotics and implemented epidemic treatment protocols in affected districts. Case management was facilitated by free treatment made available by national governments. Adequate supplies of antibiotics were available. International partners involved in responding to the epidemics provided additional supplies. Some of the constraints encountered in providing optimal care included the late procurement of antibiotics and weaknesses in their distribution, which contributed to shortages of standard antibiotics and essential medical supplies in some affected districts; inadequate free supportive treatment; and instances of reluctance by clinicians to implement the epidemic treatment regimen outlined in national protocols. The temporary quarantine of oily chloramphenicol to allay concerns about quality issues in a manufacturing facility also contributed to shortages early in the epidemic.2 Mass vaccination campaigns were implemented in affected districts with the appropriate meningococcal polysaccharide vaccine, determined by isolating circulating

sérogroupe W135 a été isolé seulement dans 80 échantillons (3,6%). N. meningitidis sérogroupe W135 a été isolé dans deux États du Nigéria (Adamawa et Gombe) et une région au Niger (Dosso). Ce sérogroupe était responsable de 58% des infections à N. meningitidis au Tchad. Par conséquent, dans ces zones, les épidémies étaient d’étiologie mixte. D’autres agents pathogènes ont été isolés: S. pneumoniae dans 130 échantillons de LCR (5,9%) et Haemophilus influenzae type b dans 18 échantillons de LCR (0,8%). Riposte aux flambées Les pays ont utilisé les antibiotiques standard et mis en œuvre les protocoles de traitement en cas d’épidémie dans les districts touchés. La prise en charge des cas était facilitée par la gratuité du traitement accordée par les gouvernements nationaux. Les antibiotiques étaient disponibles en quantités suffisantes. Les partenaires internationaux impliqués dans la riposte aux épidémies ont mis à disposition des stocks supplémentaires. Parmi les obstacles à des soins optimaux rencontrés au cours de ces ripostes, on notera l’achat tardif d’antibiotiques et des faiblesses dans leur distribution, des problèmes qui ont contribué aux pénuries d’antibiotiques standard et de fournitures médicales essentielles dans certains districts touchés; l’insuffisance de traitement de soutien gratuit; et des cas de réticence des médecins à mettre en œuvre le schéma thérapeutique en cas d’épidémie établi dans les protocoles nationaux. La suspension temporaire du chloramphénicol huileux destinée à lever les doutes au sujet de la qualité dans un centre de fabrication a également provoqué des pénuries au début de l’épidémie.2 Des campagnes de vaccination de masse ont été mises en œuvre dans les districts touchés au moyen du vaccin antiméningococcique polyosidique adapté, après isolement des séro-

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Following an inspection in February 2009, WHO and Médecins Sans Frontières decided to suspend temporarily the supply of oily chloramphenicol owing to the producer’s non-compliance with good manufacturing practices.

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Suite à une inspection en février 2009, l’OMS et Médecins Sans Frontières ont décidé de suspendre temporairement l’approvisionnement en chloramphénicol huileux en raison du non-respect par le producteur des bonnes pratiques de fabrication. Weekly epidemiological record, No. 8, 19 february 2010

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N. meningitidis serogroups. Most of the vaccines were supplied through the ICG. During 2009, the ICG received a total of 34 vaccine requests: from Chad (3  requests), Niger (8) and Nigeria (23). Nigeria received 7  million doses; Niger received 3.5 million; and Chad received 870  000. Overall, 9 720 422 doses were bivalent AC vaccines, and 1 710 750 doses were trivalent ACW vaccines. This was the largest quantity of vaccines ever provided through the ICG in one season. The Nigerian government purchased 1.5 million doses for its epidemic response, and Niger had a stockpile of 920 000 doses at the beginning of the epidemic season. Constraints for the timely implementation of reactive mass vaccination campaigns included inadequate stocks of prepositioned vaccines in affected countries at the onset of the epidemic, delays in affected countries providing relevant data to allow for the timely release of vaccines by the ICG, and delays associated with shipment procedures. In most of the affected districts in Niger and Nigeria, >60% of doses used were received at the peak of the epidemic or after the peak of the epidemic; in Chad, all doses were supplied after the peak of the epidemic. Despite difficulties in ensuring the timely supply of vaccines, there was a high level of acceptance of vaccination among the targeted communities. A coverage survey conducted in Chad and Nigeria showed that >80% vaccination coverage was achieved in targeted districts in both countries.

groupes de N. meningitidis en circulation. La plupart des vaccins ont été fournis par le groupe de coordination international. En 2009, le groupe de coordination a reçu un total de 34 demandes de vaccins émanant du Tchad (3), du Niger (8) et du Nigéria (23). Le Nigéria a reçu 7 millions de doses, le Niger, 3,5 millions, et le Tchad, 870 000. Au total, il s’agissait pour 9  720 422 doses de vaccins AC bivalents et pour 1 710 750 doses de vaccins ACW trivalents. C’est le nombre le plus important de vaccins jamais fournis par le groupe de coordination en une saison. Le Gouvernement nigérian a acheté 1,5 million de doses pour ses activités de riposte, et le Niger disposait d’un stock de 920 000 doses au début de la saison épidémique. La mise en œuvre rapide de campagnes de vaccination de masse réactives a été entravée par l’insuffisance de stocks de vaccins prépositionnés dans les pays touchés au début de l’épidémie, des retards dans la fourniture des données pertinentes par les pays touchés pour permettre la livraison rapide de vaccins par le groupe de coordination, et des retards associés aux procédures d’expédition. Dans la plupart des districts touchés du Niger et du Nigéria, >60% des doses utilisées ont été reçues lors du pic de l’épidémie ou après celui-ci; au Tchad, toutes les doses ont été livrées après le pic de l’épidémie. Malgré les difficultés de l’approvisionnement en vaccins, ceuxci ont été bien acceptés dans les communautés cibles. Une enquête sur la couverture menée au Tchad et au Nigéria a montré que la couverture vaccinale avait dépassé 80% dans les districts cibles des deux pays.

Conclusions The number of cases reported during the 2009 meningitis epidemic season was the largest since 1996 owing to the extensive epidemic experienced in Nigeria during the year. N. meningitidis serogroup A was the primary pathogen, but N. meningitidis serogroup W135 was responsible for mixed epidemics in Chad and Nigeria. Despite a number of constraints, Chad, Niger and Nigeria implemented activities in accordance with the WHO strategy for meningitis prevention and control. These countries emphasized optimal case management using standard antibiotics, and an unprecedented number of vaccine doses were used to respond to the epidemic. However, delays in implementing reactive mass vaccination campaigns suggest that the impact of the mass campaigns was probably moderate. Overall, the main constraints encountered during response activities included poor coordination and supervision; inadequate quantities of vaccines, antibiotics and medical supplies in place at the beginning of the epidemic; delays in the delivery of vaccines, antibiotics and medical supplies; and weak monitoring of the distribution and use of antibiotics to minimize stock-outs in health facilities during the epidemic. Other areas that should be targeted for improvement during subsequent epidemic seasons include training and supportive supervision of health workers, strengthening surveillance to improve the completeness and timeliness of reporting, and strengthening laboratory capacity.  releve epidemiologique hebdomadaire, No 8, 19 février 2010

Conclusions Le nombre de cas notifiés pendant la saison épidémique de la méningite 2009 a été le plus élevé depuis 1996 en raison de l’épidémie très étendue enregistrée au Nigéria pendant l’année. N. meningitidis sérogroupe A a été le principal agent pathogène, mais le sérogroupe W135 a été responsable d’épidémies mixtes au Tchad et au Nigéria. Malgré les difficultés rencontrées, le Tchad, le Niger et le Nigéria ont mis en œuvre des activités conformément à la Stratégie OMS de prévention et de lutte. Ces pays ont mis l’accent sur une prise en charge optimale des cas au moyen des antibiotiques standard, et un nombre sans précédent de doses de vaccin ont été utilisées pour combattre l’épidémie. Toutefois, des retards dans la mise en œuvre de campagnes de vaccination de masse réactives laissent supposer que l’impact de ces campagnes a probablement été modéré. Dans l’ensemble, les principales difficultés rencontrées pendant les activités de riposte ont été une mauvaise coordination et un manque d’encadrement; les quantités insuffisantes de vaccins, d’antibiotiques et de fournitures médicales en place au début de l’épidémie; des retards dans la livraison des vaccins, des antibiotiques et des fournitures médicales; et un suivi insuffisant de la distribution et de l’utilisation des antibiotiques pour éviter les pénuries dans les établissements de santé pendant l’épidémie. Les autres domaines où il faudrait chercher à apporter des améliorations au cours des prochaines saisons épidémiques sont la formation et l’encadrement et le soutien des agents de santé, le renforcement de la surveillance pour améliorer la complétude et la rapidité de la notification, et le renforcement des capacités de laboratoire.  63

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Document type Journal articles
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