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Procès-verbal de la sixième séance, jeudi 25 septembre 1997

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PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

Auditorium Niveau 2 Sydney Convention and Exhibition Centre. Sydney jeudi. 25 septembre 1997 II 14 heures

PRESIDENT: Dr Michael WOOLDRIDGE (Australie)

TABLE DES MATIERES

I.

Les femmes, la sante et Ie developpement (suite) .................................................. . Developpement de la recherche en sante ............................................................... . Nutrition chez Ie nourrisson et Ie jeune enfant et mise en oeuvre du Code international de Commercialisation dcs substituts du lait maternel

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2. 3.

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I.

LES FEMMES, LA SANTE ET LE DEVELOPPEMENT: Point 14 de I'ordre dujour (Document WPRJRC4811 0) (suite de la cinquieme seance, section 3) Le Professeur WHITWORTH (Australie) note que Ie document pre:sente un bilan des

questions infiuen9ant I'etat de sante des femmes dans la Region et dit que I' Australie appuie les activites du Bureau regional decrites dans Ie rapport. La discrimination fondee sur Ie sexe et les inegalites qui en resultem commencent it la conception et se poursuivent durant toute la vie des femmes. C'est pour celte raison que, repondant it I'invitation du Directeur regional, I' Australie

souhaite proposer de poursuivre les initiatives regionales dans les domaines suivants: tout d'abord iI serait souhaitable que comme il est suggere dans Ie point 3 du document, les Etats Membres entreprennent, avec Ie soutien du Bureau regional, la collecte de donnees venti\ees par sexe, tenant compte des specificites sexuelles et des disparites entre les sexes. Deuxiemement, Ie Bureau regional devrait, comme I'a fait Ie Secretariat du Commonwealth, faciliter la collecte d'informations concernant les mesures prises en faveur de la sante des femmes afin de partager ces informations avec les pays de la Region. Troisiemement, la Commission mondiale sur la sante des femmes a publie un document sur les femmes et la medecine du travail qui dresse un tableau general des problemes concernant la sante de la femme et presente des recommandations. Le Bureau regional pourrait prendre ces recommandations en consideration et les adapter aux autres pays. Quatriemement, si la proportion de femmes recrutees ces deux demieres annees est importante comparee II I'objectiffixe par la resolution WHASO.16, Ie nombre absolu de femmes reste bas. Elle suggere que Ie Bureau regional consulte les autorit':s san ita ires nationales afin de rechercher des candidates disposant des qualifications requises pour chaque poste vacant. Elle demande en outre au Directeur regional de rendre compte de cette question au Comite it la quarante-neuvieme session. Enfin, e1le felicite I'OMS d'avoir elabore un plan d'action sur la violence et la sante vu les statistiques montrant qu'en 1990,3,8 % de la mortaHte et de la morbidite feminines etaient dues ilIa violence, et ce chiffre s'eleverait sans doute II 7,2 % en I'an 2020. Elle estime que des progres

peuvent etre faits en utilisant les ressources existantes de I'OMS car Ie probleme de la violence peut etre pris en compte dans plusieurs programmes de rOMS.

Cest pourquoi I'OMS devrai!

promouvoir ce plan d'action sur la violence et la sante dans la Region et veiller II ce qu'il soit applique et integre aux politiques et projets nationaux. De meme, une cooperation avec d'autres institutions des Nations Unies telles que la Commission des droits de I'homme, la Commission de la

condition de la femme. la Commission en faveur de l'ellmination de la discrimination

c~ntre

la

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femme, et bien d'autres, permettrait d'assurer I'utilisation optimale des maigres ressources disponibles. Le Dr [NFANTAOO (Philippines) constate avec satisfaction les progres accomplis par la Region en ce qui concerne les droits de la femme et les inegalites entre les sexes. Aux Philippines, il n'ya pas de gros problemes d'inegalite entre les sexes a signaler de maniere generale, meme s'il existe certaines differences entre les regions administratives et les communautes culturelles. A titre d' exemple, elle explique que les cadres moyens et hauts fonctionnaires du Ministere de la Sante actuellement sont principalement des femmes. En outre, Ie Gouvernement vient d'adopter un

systeme global de soins destines aux femmes qui ne se contente pas de gerer les problemes lies Ii [a fertilite. En 1996, un decret a ete promulgue exigeant des administrations qu'elles prennent des mesures visant it reduire les inegalites entre les sexes dans leurs programmes respectifs et d'y consacrer au mains 5 % de leur budget. Un organisme interinstitutionnel est charge de surveilJer I'application de ce decret et fait rapport directement au President. Comme en Australie, la violence, y compris les viols, est un probleme urgent qui touche avant tout les femmes. Des services d'accueil pour les femmes ant ete etablis dans un centre medical du centre de Manille et dans certains hopitaux regionaux et apportent un soutien aux victimes. Une etude sur les causes et les consequences des actes de violence envers les femmes est actuellement en cours. Cette etude permettra de determiner les interventions appropriees. Mme KURATA (Japan) reaffirme I'appui de son pays aux efforts de rOMS afin d'impliquer davantage les femmes dans I'Organisation. Elle note Ie nombre croissant de Japonaises travaillant pour Ie compte de I'OMS et de femmes representant Ie Japan lors de reunions internationales. Oepuis plusieurs annees deja, une loi sur I'egalite des chances sur Ie plan professionnel entre les femmes et les hommes est en vigueur au Japan. Le Japan reconnalt en outre I'importance de la collecte et de I'analyse de donnees ventilees par sexe et tenant compte des specificites sexuelles et des disparites entre les sexes. Son pays encourage en outre Ie Bureau regional Ii collaborer avec les Etats Membres atin de renforcer ces activites. Le Dr KUN (Nauru) declare que les femmes de Nauru ne souffrent pas de discrimination sexuelle et beneficie d'une totale egalite des chances tant en ce qui concerne Ie travail que les droits hereditaires. La garde des enfants ne repnlsente pas un probleme pour les meres qui travaillent, car elles re~oivent

I'aide de leurs families et de leurs amis. II existe toutefois un probleme qui affecte [es

femmes: Ie nombre croissant de cas de cancer de I'uterus, dont Ie traitement est couteux. II est donc necessaire de meltre en place un programme de depistage du cancer de I'uterus qui soit acceptable du

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point de vue culturel, accessible et peu coilteux. Un tel programme necessiterait I'engagement de I'ensemble de la communaute. A cet egard, la participation du groupe des femmes chretiennes, qui est I'association de femmes la mieux organisee du pays. serait utile. Des efforts en ce sens ont deja ete entrepris avec Ie so uti en de I'OMS. M. CAPELLE (lies Marshall) se felicite des progres enregistres jusqu'ici en matiere de promotion de la sante et de developpement de la femme. La societe traditionnelle et la culture des lies Marshall est principalement matriarcale et les femmes y jouent un riile central. Toutefois, ces traditions empechent les femmes d'acceder aux soins de sante elementaires, qui sont

traditionnellement assures uniquement par des hommes. Afin de remedier a cela, Ie Gouvernement a entrepris de former 28 femmes specialement selectionnees pour devenir les premieres femmes agents de sante dans les iles peripheriques. En ce qui concerne Ie milieu professionnel, les lies Marshall vont poursuivre leurs efforts afin d'encourager la participation des femmes a tous les niveaux de I'administration sanitaire. Le nombre de femmes occupant des postes a responsabilite au Ministre de la Sante Ie prouve. En outre, Ie Gouvernement s'engage vivant dans les zones urbaines et rurales. Le Dr DURHAM (Nouvelle-Zelande) Wicite Ie Directeur regional pour les efforts entrepris pour ameliorer la participation des femmes aux activites de rOMS dans la Region du Pacifique occidental. II s'agit la d'un aspect important des ameliorations possibles de la sante dans la Region a I' oree du XXIe siecle. Elle souligne la qualite des documents WPRlRC4811 0 et des deux autres documents qui constituent une bonne base de depart pour un programme d'action sur les femmes, la sante et Ie developpement dans la Region. Elle suggere de rendre compte de ces initiatives lors de la quarante-neuvieme session du Comite regional. En outre, to us les programmes de I'OMS devraient inclure les questions d'egalite entre les sexes. Parallelement, leurs rapports respectifs devraient Sa delegation se declare

a ameliorer

retat de sante des femmes

inclure un point sur les progres de la mise en oeuvre de ces mesures. favorable

a la collecte et ilranalyse de donnees ventilees par sexe, tenant compte des disparites entre

les sexes et des specificites sexuelles qui pounaient servir de base a I'elaboration d 'orientations politiques et au suivi de la mise en oeuvre de ces orientations. Les resultats de I'analyse devraient progressivement eire inclus dans Ie rapport annuel du Directeur regional au fur et iI mesure que les donnees sont disponibles, avec comme cible pour I'an 2000 la ventilation par sexe de to utes les donnees recueillies par les pays. Les progres realises en matiere d'emploi des femmes sont encourageants. Elle demande au Directeur regional d'inclure dans ses futurs rapports Ie nombre de femmes parmi les representants des pays et de preciser si des

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objectifs ont ete fixes en la matiere. Elle se refere it la Conference sur les femmes tenue it Beij ing ou on a appele it une plus grande participation des femmes dans les prises de decision it tous les niveaux du developpement economique et social, y compris la sante, afin de generer des programmes qui prennent en compte la condition feminine. Enfin, cians la mesure ou Ie Comite regional peut servir de modele, il pourrait envisager d'elire plus de femmes membres du Bureau du Comite et des souscomites. Mile UNG (Macao) dit que la sante des femmes est parmi les priorites de son Gouvemement en matiere de sante. Les femmes beneficient de diverses aides et conseils en maliere de planification familiale, de soins maternels et infantiles. II en resulte un taux de mortalite matemelle ega I it zero it Macao depuis plusieurs annees et Ie taux de mortalite infantile a diminue en passant it 5,2 pour 100000 naissances vivantes I'annee precedente. Mme BLACKWOOD (Etats-Unis d'Amerique), notant les consequences de I'etal de sante de la femme sur Ie progres socio-economique et sur la sante reproductive, la survie de I'enfant et Ie bien-etre de la famille, se felicite de I'interet qui a ete accorde aux questions feminines au niveau international ces dernieres annees. Des donnees precises et actualisees d'un large echantillon

d'indicateurs relatifs aux femmes sont necessaires it I'amelioration de la sante des femmes et de leur statut social. Elle approuve les points de vue des autres delegues en ce qui concerne les donnees venti lees par sexe qui devronl eire fournies pour lous les domaines du secteur de la sante afin de foumir la base de I'elaboration et de I'evaluation des programmes. Bien que la Region reagisse ala "plate-forme pour I'action" de la Conference de Beijing, il n'est pas evidenl que les allocations budgetaires repondent aux priorites donnees par I' Assemblee ala sante reproductive, la sante de la femme et de la famille. Elle demande des informations sur les inlentions du Bureau regional en ce qui concerne I' elaboration des programmes et du budget dans ces domaines. Les Etats-Unis d'Amerique concentrent ses efforts d'assistance intemationale sur la mortalite et la morbidite matemelles par un meilleur acces aux services de sante et de planification familiale de qualite et a une meilleure nutrition. Son pays est preoccupe par certaines pratiques favorisant la naissance des enfants de sexe masculin comme I'indique Ie document a retude. Ces pratiques

constituent une discrimination sexuelle mais peuvent aussi avoir des consequences au plan social. Elle demande si les consequences a long terme de ces pratiques ont ele etudiees et demande si Ie Bureau regional prend ces questions en consideration.

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Mme LE THI THUH HA (Viet Nam) note que la presence de trois femmes dans sa deh:gation est bien la preuve de I'approbation du Viet Nam de la resolution WHASO.16 sur la participation des femmes aux activites de I'OM~. Une forte proportion des femmes constitue la population active au Viet Nam, y compris au plus haut niveau. Etant donne Ie nombre de problemes de sante specitiques aux femmes, et surtout en matiere de sante reproductive, son Gouvemement accorde une haute priorite ala sante maternelle et infantile et a la planitication familiale, en augmentant notablement les investissements dans des domaines tels que Ie perfectionnement de la formation, I'amelioration des equipements et des services de consei!. Le Viet Nam est redevable du soutien de I'OMS et d'autres organisations

a cet egard.

Suite

a la

Conference internationale sur la population et Ie developpement (Ie Caire, 1994) et a la quatrieme Conference mondiale sur les femmes (Beijing, 1995), son Gouvemement change de perspectives pour aborder un programme de sante reproductive plus vaste. Le Dr ABU BAKAR BIN SULEIMAN (Malaisie) declare que son Gouvernement apporte son entier soutien aux efforts de I'OMS pour promouvoir la sante des femmes, I'amelioration de leur condition et augmenter leur participation dans Ie processus de developpement, dans Ie sens des recommandations des conferences du Caire et de Beijing. Malgn! Ie succes du programme de sante reproductive, de la famille et des adolescents en Malaisie, il s'inquiete de constater une augmentation des problemes lies au mode de vie, com me I'augmentation de la consommation de tabac chez les jeunes tilles, de I'infection II VIH et des maladies sexuellement transmissibles chez les femmes, et un nombre croissant de problemes de nutrition. "fait appel II I'OMS pour encourager plus de recherche dans ces domaines, en particulier I'etude des comportements et I'epidemiologie. "demande aussi un soutien pour Ie depistage du cancer du sein et du col de I'uterns, et des conseils concernant les traitements hormonale. Le Dr SOAFADAOB (Palaos) dit qu'aux Palaos, etant donne la nature matriarcale de la societe, les femmes jouissent des memes droits que les hommes des la naissance, bonne education et jouissent d'un statut socio-economique eleve. re~oivent

a base de substitution

une

Toutefois, elles souffrent

egalement des memes maladies liees au mode de vie que les hommes, y compris ceux dus II la consommation de tabac et d' alcool et, etant donne leur esperance de vie plus longue, eUes sont davantage affectees par les maladies chroniques et degeneratives que les hommes. Elle demande II

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I'OMS d'apporter son appui Ii la collecte et Ii I'analyse de donnees ventilees par sexe et pour Ie depistage du cancer du sein et du col de I'uterus. Le Dr HOWELL (France) soutient I'initiati\"e de I'OMS en matiere de collecte de donnees ventilees par sexe afin de determiner les facteurs susceptibles d'avoir un impact sur la sante des femmes, dans les principaux programmes de I'OMS. Cependant, il souhaiterait recevoir plus

d'informations sur des aspects tels que les ecarts socio-economiques et culturels entre les sexes dans la Region, I'engagement des associations de femmes en faveur de la condition feminine, les organisations partenaires et les principaux obstacles rencontn!s. En outre, les problemes de sante des femmes comprennent les violences conjugales et sexuelles, la discrimination Ii I'ecole ou au travail et Ie manque de services sanitaires specialises pour les femmes et les adolescelltes. II demande au Directeur regional de foumir davantage

d'informations au Comite regional Ii sa prochaine session, ainsi qU'une analyse detaillee consacree specialement Ii la mise en oeuvre et aux resultats des initiatives destinees Ii ameliorer la sante des femmes dans Ie contexte du developpement en general. Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) informe Ie Comite que, parmi les initiatives du Ministere de la Sante pour ameliorer I'etat de sante des femmes, dans Ie contexte traditionnel et culturel existant, une campagne destinee aux hommes a ete lancee dans I'espoir de modifier leur attitude envers les femmes. Pour temoigner du role c1e des femmes dans la societe, Ie Ministere a confie I'education pour la sante et la promotion de la sante, en particulier pour la sante reproductive, au Conseil national des Femmes. II a egalement procede Ii une etude basee sur les structures

communautaires pour definir les connaissances et les attitudes en matiere de sante genesique et reproductive, en visant tout particulierement les jeunes. Le Dr Temu demande au Bureau regional d'apporter son soutien Ii la recherche au niveau communautaire dans ces domaines, en particulier sur la sante des femmes. Le Dr KlENENE (Kiribati) remarque que de nombreux points traites dans Ie document Ii I'etude s'applique Ii Kiribati, et surtout

a ses zones rura1es compte tenu du poids de sa culture et de

ses traditions. Dans les zones urbaines, toutefois, ou Ie nombre de femmes qui travaillent est en augmentation, la situation s'est amelioree grace

a plusieurs initiatives dont I'enseignement primaire Les avocates ont apporte une

obligatoire et gratuit, les programmes de planification familiale, et I'egalite des chances pour les jeunes des deux sexes d'acceder Ii une formation outre-mer.

contribution importante par I'etude des droits des femmes, ainsi que la reunion au Sommet des

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epouses de Chefs d'Etat au de Gouvemement des pays oceaniens qui a traite des questions interessant les femmes, de leurs droits et stalut et des actions menees en leur faveur. II est conscient de la lenteur des progres, colmpare II d'autres nations plus developpees de la Region mais Kiribati souhaite profiter de I'experience des autres pays tout en preservant son identite eulturelle. Le Dr CHAN (Hong Kong, Chine) signale les progres accomplis dans \'acces des femmes taus les seeteurs d'activite et en particulier

a

a I'enseignement et a I'emploi,

ainsi qu'aux services

sociaux et sanitaires. Hong Kong a introduit une legislation contre la discrimination sexuel\e et a cree I'annee demiere une commission sur I'egalite des chances pour surveiller Ie respect et I'applicalion de la loi. nommees A Hong Kong, 25 % des membres du Gouvemement sont des femmes

a des

pastes de haute responsabilite tels que secretaire d'etat, ministre de la justice,

ministre du commerce et de I'industrie, el ministre de la sante et de la protection sociale. Dans Ie secteur de la sante, les deux pastes les plus importants sont tenus par des femmes. Plus de 28 % des pastes de cadres superieurs dans Ie secteur de la sante sonl tenus par des femmes; 32 % des fonctionnaires et 43 % des salaries sonl des femmes, souvenl litulaires des 122 bourses d'eludes el stages

a des pastes d'encadrement.

Parmi les

a I'etranger dans

Ie secteur de la sanle. 47 % sont des

femmes. Les femmes ant un acces non reslrictif aux services de Sanle, quel que so it leur niveau de ressources. II y a 48 centres de soins matemels el infantiles et 48 centres de planification familiale. Elant donne que,

a

Hong Kong, 98 % de la population est d'origine chinoise. la lendance

Iraditionnelle a ete de donner la preference aux gar90ns mais cette lendance est maintenant inversee. Les femmes occupent des pastes importanls dans les secleurs non gouvememenlaux egalement et ant etabli des alliances fortes avec des fonctionnaires du Gouvemement. II faul poursuivre les efforts afin d'eviter Ie grignotage des progres accomplis. Mme JACOBSEN (Nioue) se rejouit de voir que plus de femmes, et des femmes competentes, sont employees au Bureau regional. La qualite esl plus importante ici que la quantite. Certains hommes pen sent que les femmes sont I'objet de trap d'egards, mais si les femmes vivent plus longtemps que les hommes, c 'est parce que les hommes paient Ie tribut des abus de tabac et d'aleool de leur jeunesse. Les femmes qui meurent jeunes sont epuisees par Ie surmenage et les grossesses it repetition. II faut que les hommes et les femmes se conduisent en partenaires. M. WABAIAT (Vanuatu) dil que Ie Vanuatu reconnait I'importance des femmes en matiere de sante et de developpement et son pays a ratifie, en 1995, la conveniion des Nations Unies sur les

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droils de la femme. Son pays se pn!occupe des problemes poses par la sanle malernelle el infanlile ainsi que du Iraitemenl du cancer du sein el du col de I'ulerus, pour lequel un appui est necessaire. La planificalion familiale n'esl pas oubliee non plus mais, comme la richesse est Iradilionnellement associee it la laille de la famille, les grossesse, d'adolescenles demeurenl un probleme. Une

educalion esl donnee aux menages dans ce domaine. Aucune aide n'a encore ele obtenue en maliere de formation en obstelrique et gynecologie, mais un medecin suivra une formalion specialisee en 1998. En matiere de developpemenl, Ie Conseil nalional des femmes du Vanualu conlribue it garantir I'equile dans Ie cadre du developpemenl des seCleurs public el prive. Les femmes sonl aclives dans Ie secteur public, nolamment dans la gestion au niveau intermediaire ou elles jouent un role capital pour la communaule. Le nouveau Direcleur general de la Securile sociale et de la Caisse nationale de prevoyance est une femme. Le DIRECTEUR REGIONAL reconnait que I'initiative en faveur des femmes, la sante et Ie developpement a demarre tardivement mais I'on a depuis redouble d'efforts. Le secrelarial a besoin de I'aide des Etals Membres car la collecle des donnees venlilees par sexe, el les indicaleurs correspondants, doivenl provenir des pays. Les suggestions failes dans d' aulres domaines ont ele entendues et elles se refieleront dans toule la mesure du possible dans son prochain rapport. II nole que 34 seulement des 106 repn!sentants au Comile regional (32 %) sont des femmes, soil un pourcenlage analogue it celui des femmes membres du bureau du Comile. A I'occasion des

seminaires et ateliers, on essaie de faire en sorte que la participation des femmes soit de 50 %. En ce qui concerne Ie recrutement, I'objectif elail de 30 % de femmes pour les postes de la categorie professionnelle, mais Ie niveau acluel n'est que de 19 % des postes permanents, ou de 21 % si I'on lient compte des posIes dans les pays. En 1995, 27 % des consultants it court terme etaient des femmes, chiffre qui est tomb!! it 24 % en 1996 puis remonte it 26 % pour les huit premiers mois de 1997. On ne dispose pas de statisliques pour les conseillers temporaires qui, de toute nombreux; des chiffres seront fournis dans un rapport ulterieur. fa~on,

sont peu

Au Comite consultatif de la

recherche en sante du Pacifique occidental, on compte huit hommes et six femmes, la presidence elant assuree par une femme. Jusqu'it present iI n'y a pas de representante de I'OMS dans les pays, en partie parce que peu de femmes sont restees suffisammenl longtemps au service de 1'0rganisation pour pouvoir "Ire nommees a ce poste. En effet, il faut que les representants de I'OMS dans les pays aient une solide connaissance de 1'0rganisation, ce qui permet difficilemenl de les recruler

a

I'exterieur. Mais on se preoccupera de celte queslion. Quanl aux professionnels iI court lerme qui occupent lemporairement des postes vacants, 18 % etaient des femmes en 1995, 27 % en 1996 et 73 % au cours des huil premiers mois de 1997. L'objectif pourles nouveaux recrutements de

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femmes a des postes de la categorie professionnelle est de 50 % d'ici 82002, et Ie Directeur regional promet de s'employer 8 realiser cet objectif. En ce qui conceme la violence, Ie Directeur regional observe qu'il s'agit d'une question dont I'Organisation mondiale de la Sante n 'est pas la seule a se preoccuper. II annonce que I'Organisation va mener une etude dans de nombreux pays sur les causes et les consequences de la violence, ainsi que sur les moyens qui s'offrent d'attenuer et d'eradiquer par la suite ce probleme. Le Bureau regional sera heureux de collaborer avec la Papouasie-Nouvelle-Guinee II la mise en oeuvre d'activites communautaires en ce qui conceme I'attitude des hommes vis-a-vis des femmes. En reponse a I'honorable representant des Etats Un is d' Amerique, Ie Directeur regional explique qu'i1 est difficile d'identifier tous les fonds affectes a des activites se rapportant aux femmes, a la sante et au developpement, et qui relevent de toutes sortes de programmes allant de la planification familiale ala reduction de mortalite matemelle, etc. et dont certains sont finances par Ie FNUAP. Toutefois, il s'efforcera de presenter une analyse appropriee a la prochaine session du Comite regional. II n'y a pas, dans la Region, d'approche systematique de la question de preference fondee sur Ie sexe, bien que ce soit un sujet de preoccupation pour plusieurs Etats Membres. En Republique de Coree, la proportion gar~onslfilles

a la naissance est de 117:100; on constitue actuellement un

groupe d'experts qui fera un voyage d'etudes pour examiner les pratiques suivies en Europe a cet egard. Le probleme est du ressort des programmes de sante reproductive et de planification

familiale, et dans la publication intitulee Women in health development il est fait mention des pratiques d'allaitement matemel pour les garl'ons et les filles. En outre, Ie Bureau regional suit

attentivement les demandes de materiel d'echographie emanant des pays afin de s'assurer que ce materiel ne servira pas

a determiner Ie sexe de I'enfant a naitre.

Le Directeur regional remercie les representants de leurs observations, lesquelles seront bien entendu versees au proces-verbal. II en sera tenu compte dans I'elaboration des activites futures ainsi que dans I'elaboration du rapport pour la prochaine session du Comite regional. Le PRESIDENT demande aux rapporteurs de preparer un projet de resolution approprie pour examen lors d'une seance ulterieure.

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2.

DEVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE EN SANTE; Point 15 de I'ordre dujour (Document WPRlRC48111) Presentant ce point de I'ordre du jour, Ie DIRECTEUR REGIONAL explique que Ie

document foumit des informations sur les principales activites entreprises dans Ie cadre du programme regional de coordination des politiques et des strategies de recherche. Le programme s' assigne deux buts etroitement interdependants: I) obtenir des resultats qui soient pertinents et applicables ; 2) renforcer la capacite de recherche des pays eux-memes. Des efforts sont faits pour promouvoir la coordination des recherches nationales de maniere

a orienter

la recherche vers les

questions absolument priori!aires. Bien qu'il y ait des differences considerables entre les pays dans la fa~on

dont sont mis en place les mecanismes nationaux de coordination de la recherche, on a

constate un interet croissant pour ces questions. L'OMS a continue

a fournir des bourses de recherche et de formation a la recherche afin de

promouvoir des activites de recherche dans les domaines prioritaires pour la Region. En outre, les 218 centres collaborateurs installes dans la Region demeurent un element fondamental du soutien apporte par I'OMS

a la recherche en sante.

Un important document d'orientation dans Ie domaine de la recherche en sante, publi" en 1997 et intitule Plan strategique pour la recherche en sante dans Ie Pacifique occidental, 1997 -200 I, a "te prepare par Ie Comite consultatif de la Recherche en Sante du Pacifique occidental. document fournit des conseils sur la fa~on

Ce

d'etablir des plans de recherche en associant etroitement

les objectifs de recherche aux objectifs de sante enonces dans Ie document La sante: Nouvelles

perspectives. Un exemplaire du plan strategique pour la recherche en sante constitue I'annexe 5 du document de travail. Le document contient egalement les observations et recommandations formulees par Ie Comite consultatif de la Recherche en Sante du Pacifique occidental et par les Directeurs des Conseils de Recherche en Sante et Organismes analogues lors de leur reunion commune d'aout 1996. Le Comite regional examine et approuve les recommandations si les representants Ie jugent opportun mais les representants peuvent souhaiter formuler des observations de caractere plus general sur ce document. Le Dr DURHAM (Nouvelle-Zelande) s'inquiete de ce que Ie document ne dise rien de la diffusion et de la dissemination des resultats des recherches entreprises dans la Region. Une bonne

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part des recherches entreprises tant au niveau mondial que regional esl vouee II n'elre publiee que dans quelque revue obscure ou a ne jamais etre publiee. La recherche doit apporter des informations

a I'elaboration el a la mise en oeuvre des poliliques, rna is aussi a ameliorer I'efficacile ella qualile de la preslalion des services de sante. II appartienl

aceux qui financenl les recherches el aux chercheurs

eux-memes de faire en sorte que ce qu'ils decouvrenl soil diffuse aux decideurs, aux services de sanle el aux professionnels de la sanle. L'OMS doil egalement faire en sorte que les resultats de la recherche soient diffuses dans Ie cadre du soutien technique qu'elle foumit aux Elats Membres. Aussi convient-i1 de demander au Directeur regional d'envisager des mecanismes permetlant d'ameliorer la diffusion des resultats de la recherche dans la Region et d'en rendre compte au Comite

a sa

prochaine session. La question est suffisamment importante pour faire I' objet d'un point de

I'ordre du jour distinct, et il importe que Ie Direcleur regional consulte les Etats Membres, en particulier les decideurs, les chercheurs ainsi que les organismes professionnels et organismes de financement de la recherche, afin de rechercher des strategies efficaces. Elle demande des precisions supplementaires sur Ie reseau d'information sur Ie diabete et les maladies non transmissibles du Pacifique occidental, en partieulier en ee qui concerne Ie niveau, Ie type et Ie but du so uti en commercial qui lui est assure, ainsi que sur toutes les precautions prises. M. YAMAMOTO (Japon) observe que Ie Japon vient en deuxieme position, apres la Chine, pour ce qui est du nombre de centres collaborateurs de I'OMS. Afin d'ameliorer la qualite et la conformite de ces centres en matiere de strategie, Ie Japon espere renforcer les efforts qu' il consent en collaboration avec I'OMS pour examiner les propositions emanant des centres candidats. Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) approuve Ie rapport et invite Ie Directeur regional

a poursuivre les aclivil';s dans Ie meme sens.

II faul s 'attacher

a ameliorer la recherche sur

les systemes de sante, defaillante en Papouasie-Nouvelle-Guinee, malgre les progr.s realises par Ie pays en matiere de recherche c1inique. La recherche sur les systemes de sante s'impose tout particulierement a une epoque de reforme de la sante et de decentralisation de la gestion des services de sante. II faut .ogalement developper la recherche en medecine Iraditionnelle, notamment pour enqueter sur les agents phytotherapeutiques dans les pays OU ceux-ci n'ont pas encore fait I'objet de pUblications. Le Bureau regional devrait pouvoir suggerer des instituts de recherche convenant it ce type de travaux. Le Professeur WHITWORTH (Australie) dil que dans la mesure OU Ie budget de I'OMS pour la recherche biomedicale au niveau mondial et tres limite, it est essentiel de garantir que la recherche

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soit orientee vers ('obtention de resultats pertinents et applicables et renforce les capacites de recherche nationales. L' Australie a,

a plusieurs

reprises, souligne ('importance d'une approche

systematique et analytique pour I'etablissement de priorites par l'Organisation; ce principe do it aussi etre applique aux priorites en matiere de recherche. Le rapport du Comite consultatif pour la

Recherche en Sante du Pacifique occidental fournit des orientations utiles et ce type d'approche doit etre adapte dans les autres domaines d'activite de ('OMS. La plus grande partie des moyens de capacites et de (,investissement dans la recherche scientifique mondiale est concentn!e dans les pays industrialises. On a pu note une croissance notable dans les pays demeurent modestes dans les pays plus pauvres. La recherche, si elle est de bonne qualite, renforce ('efficacite des interventions sanitaires et une grande partie des resultats de la recherche peut et doit etre partagee. En qualite d'institution directrice dans Ie domaine de la sante internationale, ('OMS doit jouer un role central en matiere d'evaluation et de diffusion de ces resultats. Parmi les 218 centres collaborateurs de ('OMS dans la Region, 42 centres se trouvent en Australie, pour la plupart finances par Ie Gouvernement. lis fournissent des moyens importants de transfert de competences aux Etats Membres de la Region et la possibilite d'etablir des liens de collaboration avec les chercheurs de ces pays. L' Australie considere que la recherche dans Ie domaine des SOlOS

a revenu median, mais les progres

infirmiers est

particulierement importante. Les soins infirmiers et les soins de sante conn exes font I'objet d'une initiative speciale du Conseil national de Recherche biomedicale australien tout comme la sante des aborigenes, ('abus de I'alcool et des drogues, Ie cancer de la prostate, la demence, les traumatismes et la schizophrenie. Notant les conclusions et recommandations du Comite consultalif de la Recherche en Sante pour Ie Pacifique occidental, elle appuie tout particulierement la recommandation encourageant une collaboration entre les pays et les regions dans les secteurs prioritaires de la recherche biomedicale. Faisant reference au Plan strategique pour la recherche en sante dans la Region du Pacifique occidental, 1997-2001, et notant les secteurs de recherche potentiels, elle suggere que, pour les pays en deveioppement, OU les ressources sont limitees et

au

la rentabilite est essentielle, Ie cadre propose

par Ie Comite consultatif doit etre applique en prenant en consideration cet aspect economique. En outre, la qualite des methodes de recherche do it etre primordiale. Les pays doivent etablir des

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COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION

priorites en matiere de recherche con formes Ii leurs priorites sanitaires. Les approches adoptees dans lin pays ne sont pas necessairement applicables Ii un autre pays dans une situation differente.

Quelque 66 % du ftnancement de la recherche en Australie au cours des trois dernieres annees a ete consacre Ii la recherche fondamentale, qui est essentielle Ii la recherche appliquee et operationnelle encouragee par l'OMS dans les pays en developpemenl. De meme, les moyens de recherche

fondamentale dans les pays developpes constituent une resSOUrce importante dont peuvent bem,ftcier les activites de recherche biologique fondamentale dans les pays en developpemenl. L' Australie

appuie dans son principe les buts et la majorite des objectifs enonces dans Ie Plan strategique et est prete Ii collaborer avec les autres Etats Membres aftn de mettre en oeuvre les strategies proposees. Notant qu'il n'existe actuellement aucun lien entre Ie Conseil national australien pour la recherche biomedicale et Ie CCRSPO, elle suggere que les deux organismes travaillent en etroite collaboration dans la mesure ou Ie Conseil australien, principale institution de ftnancement de la recherche dans Ie pays, peut facili!er la collaboration de nombreux chercheurs de renom en Australie. Le Dr INFANTA DO (Philippines) se felicite du Plan strategique qui est en harmonie avec I'initiative de La sallie: Nouvelles perspectives et fournit des criteres indicatifs pour la recherche en sante. En matiere de recherche, la collaboration entre les pays et au sein des pays permet de faire des economies de moyens dans un meme domaine, de limiter les ecarts de connaissance, et de favoriser la fertilisation des idees. Cependant, la coordination est essentielle

a chaque "tape du

processus de

recherche et de developpement. Les problemes de sante sont indissociables des autres problemes de developpement tels que la pauvrete et la deterioration de l'environnement et des secteurs autres de celui de la sante doivent done participer Ii I'etablissement des priorites en matiere de sante et de recherche biomedicale. Elle souhaite egalement que les criteres utilises pour l'etablissement des priorites soient exprimes en termes plus operationnels de fayon Ii etre appliquees plus facilement. La recherche do it aussi prendre en compte les grandes diversites socio-economiques, y compris au sein des pays. Des efforts plus importants sont n<!cessaires aftn de garantir que les resultats de la recherche se traduisent en termes poli!iques et dans la pratique pour obtenir une rentabilite optimale. Le Gouvernement philippin, avec I'appui technique de I'OMS et de ses centres collaborateurs, a etabli les fondations d'une infrastructure de recherche en sante dans la droite ligne des recommandations du Plan strategique. Elle souhaite que la recherche et Ie developpement dans Ie

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

239

domaine de Ia sante se renforcent it I'avenir aux Philippines et dans la Region du Pacifique occidental dans son ensemble. Le Dr QI Guoming (Chine) dit qu'it I'approche du XX Ie siecie, les maladies transmissibles emergentes et reemergentes et les maladies non transmissibles menacent la sante des populations dans la Region et dans Ie reste du monde. La recherche scientifique peut foumir des moyens

efficaces de relever ce defi. L'OMS a apporte un soutien precieux aux Etats Membres de la Region en renforyant leurs capacites de recherche. Les centres collaborateurs de I'OMS constituent des

centres de formation precieux dans Ie domaine de la recherche en sante en plus de leurs activites de recherche propres et de leur role de centres de reference, en particulier en cas de flambees de maladies transmissibles. De nouveaux efforts doivent etre faits afin d'ameliorer leurs moyens de recherche et d'etablir des niseaUK coordonnes de centres collaborateurs aux niveaux regional et global afin d'economiser les moyens, d'ameliorer I'echange des informations et des experiences et de se soutenir mutuellement. Le Bureau regional doit travailler en etroite collaboration avec les pays OU sont situes ces centres afin de parvenir it ces objectifs. Le Dr KEAN (Directeur, Gestion des programmes) remercie les representants de leurs commentaires qui ont concerne trois aspects principaux: I'importance de traduire effectivement les n,sultats de la recherche en termes de politique sanitaire, Ie role des centres collaborateurs de I'OMS et la collaboration entre les pays. Concernant ce demier point, Ie document presente au Comite fournit des informations sur les reunions conjointes des centres collaborateurs au niveau des pays, qui ont ete organisees avec pour objectif d'elaborer des orientations communes et de partager les experiences. En reponse it la representante de la Nouvelle-Zelande, iI fait observer que I'OMS encourage les etablissements it publier leurs resultats et Ie Bureau regional publie un resume annuel des activites des centres collaborateurs de I'OMS dans la Region du Pacifique occidental. En outre, certains resultats de recherche figurent dans les publications de I'OMS. II prend bonne note de la demande d'informations supplementaires, it la prochaine session, sur les moyens d'ameliorer la diffusion des resultats de la recherche. On s'efforcera egalement de determiner qui reyoit ces resultats et comment ces resultats sont utilises. En ce qui concerne Ie niseau d'information sur Ie diabete et les maladies non transmissibles de la Region du Pacifique occidental, iI explique que cette initiative a ete prise en collaboration avec I'lnstitut d'Endocrinologie et des Maladies metaboliques de I'Hopital national de Kyoto (Japon) qui

240

COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION

est un centre collaborateur de I'OMS pour Ie diabete. Cependant, Ie reseau n'est pas II proprement parle un reseau de I'OMS. Le Bureau regional sera heureux de travailler avec la Papouasie-Nouvelle-Guinee afin de renforcer ses activites de recherche dans Ie domaine des systemes de sante. Le document foumit des informations sur les activites de I'OMS, y compris les ateliers, dans Ie domaine de la medecine traditionnelle. En outre, Ie Bureau regional va trios bientot faire paraitre une publication intitulee Medicinal plants in the South Pacific (Les plantes medicinales dans Ie Pacifique sud). Celte publication ne contient pas d'informations sur les plantes medicinales en

Papouasie-Nouvelle-Guinee mais elle interessera neanmoins ce pays. La representante de I' Australie a souligne I'importance de la recherche dans Ie domaine des soins infirmiers. Comme il est indique dans Ie document, une reunion sur ce sujet s'est tenue

a Seoul

en septembre 1996 et des discussions sont en cours afin de renforcer ce secteur, y compris la mise en place d'un reseau de recherche et d'information dans Ie domaine des soins infirmiers. II se n,jouit de la volonte exprimee par la representante de I' Australie de collaborer avec les autres pays afin de meltre en oeuvre Ie Plan strategique pour la recherche en sante dans Ie Pacifique occidental (1996-2001). Comme I'a explique Ie Directeur regional dans son introduction, I'objectif du plan est de stimuler rinterc!t d'un large eventail de partenaires potentiels dans Ie domaine de la recherche en sante. En ce qui concerne la participation du Conseil national australien pour la recherche biomedicale dans les activites du Comite consultatif pour la recherche en sante du Pacifique occidental, les trois dernieres sessions du CCRSPO se sont tenues conjointement avec les reunions des directeurs de Conseils en sante au organismes analogues. existent de tels organismes sont invites Les gouvernements des pays au

a designer un

participant. Par Ie passe, Ie participant de

I' Australie etait un fonctionnaire du Departement de la Sante. La question de la future participation de I' Australie sera discutee avec Ie Gouvemement australien. En reponse

a la representante des Philippines,

iI dit que Ie groupe qui a developpe Ie Plan

strategique et I'a presente au Comite consultatif s'est efforce de meltre au mieux raceent sur des secteurs de la recherche ayant un interet pour les clecideurs et les politiques de sante.

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

241

Le Professeur WHITWORTH (Australie) demande II nouveau que dans Ie Illan strategique, les criteres de qualite de la recherche constituent des criteres essentiels de selection des domaines et projets de recherche dans Ie cadre des priorites identifiees dans Ie Plan strategique. Quelle que so it I'importance de la question, iI s'agira d'employer les methodes appropriees. Le Dr KEAN (Directeur, Gestion des programmes) confirme que cela sera fait. Le PRESIDENT demande aux rapporteurs de preparer une resolution appropriee qui sera examinee lors d'une session ulterieure.

3.

NUTRITION DU NOURRISSON ET DU JEUNE ENFANT ET MISE EN OEUVRE DU CODE INTERNATIONAL DE COMMERCIALISATION DES SUBSTITUTS DU LAIT MATERNEL: Point 16 de I'ordre dujour (Document WPRlRC48112) Le DIRECTEUR REGIONAL dit que ce rapport est base sur les rapports re~us

des

Etats Membres. II signale qu'au 6 juin 1997, lorsque Ie document a ete finalise, 29 pays et zones avaient fait parvenir leur rapport au Bureau regional. Depuis I'impression du document de travail, Tokelaou a egalement soumis son rapport. Ainsi, Ie taux de r';ponse total est de 83 %. II attire I'attention du Comite sur "expansion continue, dans la Region, de I'initiative des

h6pitaux amis des b';bes. Le nombre de ces h6pitaux est de plus de 5700 dans II pays et zones, ce qui represente une augmentation considerable par rapport aux 1300 h6pitaux notifies il y a deux ans. Une formation sur I'allaitement maternel a ete fournie II des agents de sante dans 19 pays. Les efforts de I'OMS ne sont pas limites iI des activites dans les h6pitaux. \I concerne aussi les agents de sante communautaire. Bien que I'impact de ces activites ne so it pas encore reflete dans Ie taux

d'allaitement matemel et de I'allaitement matemel exclusif dans de nombreux pays, des resultats encourageants ont ete signales par certains Etats Membres. L'OMS reste persuadee que ces mesures auront un elfet positif sur Ie taux de I'allaitement maternel dans la Region. II ajoute que I'OMS continuera de cooperer avec les autres agences des Nations Unies, telles

que I'UNICEF, avec les gouvemements et avec les organisations non gouvemementales pour appuyer et promouvoir I' allaitement matemel et ameliorer la sante des nourrissons et des jeunes enfants.

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COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION

II faut egalement noter que 22 pays ont adopte, sous une forme ou une autre, Ie Code international de commercialisation des substituts du lait matemel ; des documents officiels sont en preparation dans six autres pays. Cependant, une augmentation des infractions aux articles du Code a ete signalee dans plusieurs pays. Consid<!rant Ie nombre croissant des femmes actives dans la Region, it fait remarquer que I'allaitement matemel ne re~oit pas Ie meme degre de soutien dans les differents pays de la Region. Un conge matemite d'au moins 12 semaines est accorde dans 12 Elats Membres seulement et si Ie conge matemite peut etre de pres d'un an dans certains pays et zones, il n'est pas accord<! du tout dans d 'autres. II insiste sur Ie fait que f'encouragement de I'alfailement matemel necessile Ie soutien mutuel du gouvemement et de la sociele dans son ensemble. II faut metlre I'accent sur la poursuite de I'affaitement matemel excfusif el sur une alimentation de complement et des pratiques de sevrage appropriees. Les mesures prises par les pays pour promouvoir Ie Code international necessitent une mise en application stricte et les gouvemements doivent tenir un rale actif et consacrer davantage de ressources au contrale de la mise en application effective du Code. Des mesures doivent etre mises en place pour que les meres ben<Hicient d'un soutien sur Ie lieu de travail et obtiennent au moins 12 semaines de conge matemite. L'OMS continuera d'appuyer les Etats Membres dans leurs efforts pour ameliorer la nutrition du nourrisson et du jeune enfant dans la Region. Le PRESIDENT invite les representants it s'exprimer sur Ie rapport. Le Dr YUAN Xiaohong (Chine) se felicile du rapport. La mise en oeuvre de la politique d' encouragement de f' alfaitement matemel constitue un moyen de protection important de la sante infantile. Depuis Ie debut de f'initiative des hapitaux amis des bebes par f'OMS et f'UNICEF en 1991, plus de 10 000 hopitaux de ce type ont ete denombres dans Ie monde, dont presque 6000 dans la Region. Parmi ces hapitaux, 4730 se trouvent en Chine, ainsi que 1382 centres de sante amis des bebes. La Declaration mondiale sur la survie de f'enfant a fait de f'alfaitement matemel f'un des droits de I' enfant, Ie recommandant pendant quatre it six mois apres la naissance et demandant it la famille et it la societe d'encourager cette pratique. Le theme de la "Semaine de f'alfaitement

matemel en 1996" etait "L'affaitement matemel: une responsabilite incombant ala communaute".

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

243

Ameliorer Ie taux de I'allaitement matemel et faire en sorte que les meres continuent d'allaiter apres avoir quille I'etablissement sanitaire n'est pas aise. Depuis 1994, la Chine elargit ses activites au niveau communautaire et dans les zones rurales et coordonne I'action du Gouvemement et celie des services techniques. En 1996, la Chine comptait 200 hopitaux amis des bebes au niveau des comtes, des districts et de la communaute. Une evaluation conjointe de I'OMS et de I'UNICEF a montre les realisations exemplaires accomplies par la Chine dans ce domaine. En cinq ans, I'allaitement au biberon n'est plus

predominant apres 50 ans de pratique de cette methode. Le Code intemational de commercialisation des substituts du lait matemel a joue un role primordial dans la promotion des initiatives en faveur de I'allaitement matemel et, en 1995, la Chine a promulgue des reglements que les fabricants et les commerces doivent strictement appliquer. II s'agit de mettre en place des mesures efficaces de mise en oeuvre et de controle du Code. Le Dr DORAISINGAM (Malaisie), felicite egalement Ie Directeur regional de son rapport, et fait siennes les preoccupations de I'OMS en ce qui conceme Ie taux d'augmentation de I'allaitement matemel et des infractions au du Code intemational. La Malaisie poursuit son initiative en faveur des hopitaux amis des bebes, en s'effor,ant de la mettre en place partout, y compris dans les hopitaux prives et en persuadant les organisations benevoles d'aider it I'amelioration des taux de I'allaitement maternel.

Le Dr YAMAMOTO (Japon) dit que Ie Gouvemement japonais a fait la promotion de I'allaitement matemel avec trois slogans depuis I'adoption de la resolution WHA27.43 de I'OMS sur la nutrition du nourrisson et I'allaitement matemel en 1974. Apres I'adoption de la resolution

WHA34.22 sur Ie Code intemational de commercialisation des substituts du lait matemel, iI est devenu obligatoire au Japan de mentionner sur les etiquettes que I'allaitement matemel des nourrissons est recommande et qu'il est conseille de demander conseil it un medecin ou un dieticien avant d'utiliser un produi!. Au cours des demieres annees, Ie nombre de meres allaitant exclusivement au partiellement au sein a augmente au Japan. Selon une enquete nationale en 1990, 44, I % des meres allaitent leurs bebes au sein jusqu'a I'iige d'un mois et 37,5 % jusqu'it I'iige de trois mois. Le gouvemement s'efforcera de continuer II promouvoir l'allBitement au sein conformement BUX directives de I'OMS.

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COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION

Le Professeur WHITWORTH (Australie) dit que I'Australie affirme son appui au Code international et prie instamment les autres Etats Membres de mettre Ie Code en application au tout au mains, la plupart des articles du Code en fonction de la legislation en vigueur en matiere de pratiques commerciales. En 1992, I' Australie a prepare un Accord Sur la commercialisation des preparations pour nourrissons en Australie

a I'intention

des fabricants et des importateurs en conformite avec la

Legislation commerciale en vigueur en Australie. Le suivi de cet accord est assure par un Groupe consultatif pour la commercialisation des preparations pour nourrissons en Australie, dont les membres sont constitues de: un representant de I'industrie, un representant de la societe civile et d'un president independant. Ce groupe consultatif rend compte directement au Ministere des petites entreprises et de la consommation et au Ministere de la sante et de la famille. De tels accords sont efficaces si les parties concemees collaborent en prenant en consideration leurs besoins respectifs. Les activites menees en collaboration contribuent it la pratique durable de I'allaitement matemel et

a une

nutrition saine du nourrisson et du jeune enfant.

La

commercialisation responsable des preparations pour nourrissons constitue une des approches complementaires des mesures de sante pUblique. M. KRIEBLE (Nouvelle-Ulande) dit que la Nouvelle-Ulande se felicite de I'adoption des strategies visant it promouvoir I'allaitement matemel. Toutefois, dans certains pays tels que Ie sien, la legislation commerciale en vigueur empeche de limiter tout it fait I'utilisation des substituts du lait matemel. Dans ces circonstances, la restriction volontaire peut etre necessaire pour mettre les

mesures en pratique comme cela a ete fait par Ie Gouvemement au moyen de son Voluntary Code of Practice.

Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) se dit preoccupe par les statistiques mediocres sur I' allaitement matemel dans la Region. II pense que des actions decisives au niveau des pays peuvent aider it ameliorer la situation. Le concept des h6pitaux amis des bebes devrait egalement comprendre les meres. Le Dr ENOSA (Samoa) exprime son appui aux initiatives de I'OMS et de I'UNICEF en faveur de I'allaitement matemel, et appuie la suggestion du representant de la Papouasie-NouveIleGuinee en ce qui conceme l'elargissement du concept des h6pitaux amis des bebes. Au Samoa, Ie Gouvemement a opte pour un conge matemite de huit semaines avec un maintien du salaire afin de

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

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permettre aux meres d'allaiter au sein ; Ie Dr Enosa note toutefois que ia recommandation de J'OMS est de 12 semaines. Le D1RECTEUR REGIONAL approuve l'elargissement du concept des hopitaux amis des bebes qui comprendrait les meres et dit que cela est une bonne suggestion. Cette question doit toutefois eire examinee avec I'UNICEF qui collabore avec l'OMS II ce programme. En ce qui concerne la duree des conges payes pour maternite, il explique que I'OMS preconise au moins 12 semaines d'allaitement maternel exclusif apres la naissance, et done d'une meme duree de conge maternite avec maintien du salaire. Le president demande aux rapporteurs de preparer un projet de resolution approprie. La seance est levee II 16h45.

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization