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Rapport de mission du Directeur de l’APOC auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD) du 6-8 mars 2002

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,DERAPPORT DUMISSION URDIRECTE LDE APOC UPRESA LADE BANQUE CAINEAFRI DE DEYELOPPEMENT 6-8DU 2002MARS Présenté par : Dr Azodoga SEKETELI Directeur, APOC INFORMATION DE BASE : RAPPEL l. Le soutien (stratégique et financier) du Groupe de la Banque Africaine de Développement(BAD) à la lutte contre l'Onchocercose (cécité des rivières) en Afriqui peut être qualifié de constant et fort. Ce soutien s'est matérialisé à travers les deux Programmes règionaux àe lutte contre cette endémie que sont I'OCP (Programme de lutte contre l'Onchocercose en Af.ique de l'Ouest) lancé en 1974 et qui aura dttré 29 ans (1974-2002) et I'APOC (Programme Airicain de lutte contre l'onchocercose) lancé en 1996 pour une durée estimée à l5 ans (19-96-2010). 2. Les quinze années de vie de I'APOC comprennent deux phases financières de six (6) ans chacune complétées par une demière phase dite de « désengagement progressif » de trois (3) ans. - 3. Pour la Phase I du Programme, (L996-2001), la contribution financière du Groupe de la BAD s'élevait à deux millions d'unités de compte (2 000 000 uc) soir environ 2.500.000 us$. cette contribution provenait précisément du Fonds Africain de Développement (FAD). Vingt six (26) autres donateurs ont contribué financièrement à cette Phase I du Programme en plus de l'àpport en nature etlou en cash des pays africains bénéficiaires eux-mêmes (pays particiiants) ainsi que de leurs partenaires ONGD (Organisations Non Gouvernementales de Développemànt). Cette contribution du FAD durant la Phase I de I'APOC représentait 4,5 %o environ de la contribution totale des 27 donateurs de cette Phase dont le montant total s'élevait à 56.000.000 us$ environ. 4. La Phase I, malgré les conflits qui sévissent dans la sous-Régi on, a été, grâce au partenariat, couronnée d'un succès inespéré : mise en place du TIDC (Traitement par f ivermeàtine sous directives communautaires), slratégie de base de I'APOC, dans plus de 60.000 (soixante mille) communautés avec plus de 22 millions de personnes traitées annuellement dans 14 pays où sont implântés 59 projets TIDC à la date du 3 I décembre 2001 . 5. Fort de ce succès enregistré durant la Phase I du Programme, le Forum d'Action Commune(FAC), I'organe directeur de I'APOC, a approuvé lors de ru ..ptièrnr session annuelle à Washington en décembre 200l,le document définissant les objectifs, les stràtégies ainsi que le plan d'actio, "t d. budget pour la Phase lI (2002-2007) et la Phase de désengagement progressii (200g-2010). La signature, par les pays participants bénéficiaires et un certain nombre de bailleurs de fonds, du Memorandum (d'Accord) de I'APOC couwant ces deux Phases aétél'actequi permit à la phase II du Programme d'entrer en vigueur dès le l"' janvier 2002. 6. La Banque Africaine de Développement par la voix de son représentant, s'est engagée à maintenir son appui au Programme durant sa Phase II et sa Phase de désengagement progressif. Cependant, compte tenu des procédures qui lui sont propres et qu'il convient de ies-pecter, È BAn ,. pouvait pas signer le Memorandum (d'Accord) du Programme durant cette septième session du FAC à Washington' Ma présente mission à Abidjan, s'inscrit donc dans le cadre des mesures à prendrepour permettre à la BAD de signer ce Memorandum dans le strict respect de ses rtgles et procédures. DIR/APOC,G. ap.0 I I 2002 12 mars 2002 2LA MISSION 7. A la lumière de ce qui précède et en accord avec les responsables concemés de la BAD, j'ai effechré du 6 au 8 mars 2002 à Abidjan auprès de cette Institution une mission qui visait à: (i) me faire mieux appréhender les conditions qu'un Programme multinational tel que I'ApOC doit remplir pour pouvoir bénéficier du financement du FAD, (ii) mieux faire ionnaître à mes interlocuteurs, l'Onchocercose et I'APOC et fournir, au nom des pays participants, tout renseignement susceptible d'aider les responsables techniques de la BAD à convaincre leur Conseil d'Administration du bien-fondé de ta poursuite du soutien de leur lnstitution à ce noble combat contre l'une des causes de la misère et de la pauvreté de notre continent. 8. Pour atteindre ces objectifs, j'ai d'abord eu à rencontrer certains responsables concernés de la Banque ; il s'agit notamment de : (i) Mme Zeinab EL BAKRI, Directrice de Département; OCSD (Opérations CentreÆÿest, Social Development) ;(ii) Dr Richard WANJI assurant f intérim de Mr Nadji SAFIR, Chef de division, OCSD3 en mission à Kinshasa lors de ma visite ;(iiD Dr Moshen CHAKRO{.IN, Expert en Santé, OCSD3 (nohe point focal technique direct) ;(i") Mme Alice HAMER, Chef de division, ONSD (Operations, North, EasÿSouth, Social Development);(v) Mme Patience KURUNERI, Expert en matière de « Politique et procédures »(Operations, Policies and procedures) ;("i) Mme Amabel ORRACA-NDIAYE, Chef de division, « Partenariat et Coopération ». Ces rencontres ont donné lieu à des échanges fructueux d'informations et de points de rue enhe les responsables sus-cités et moi-même; elles furent par ailleurs entre-coupées de multiples séances de travail entre le Dr M. CHAKROTIN, I'expert en Santé (OCSD3) et le Dirècteur de l,ApOC. Ces séances de travail m'ont permis de voir et de comprendre les différentes étapes qui doivent être franchies avant la signature par la BAD du Memorandum de I'APOC pour la Phàse Ii et la phase de désengagement progressif et avant le décaissement de la première tranche des fonds que le FAD se serait engagé à verser dans le Fonds fiduciaire de I'APOC. Elles m'ont également donné l,occasion de donner des éclaircissements sur I'Onchocercose et sa transmission; sri l. p.ogramme ApOC et la notion de « projets » telle que pratiquée dans ce Programme ; sur certains points particuliers du plan d'Action et de Budget de la Phase II et la Phase de désengagement p.ogr".rif ; surce qui est entrepris au niveau des pays pour assurer la durabilité des projets TIDC; .,r, "" qui est entrepris pour évaiuer cette durabilité et préparer des plans d'action post-APOC ; sur le sens des activiiés d'éradicationponctuelle des vecteurs, etc...etc... De ces rencontres et séances spéciales de travail, il ressort ce qui suit : 9. Le Groupe de la Banque Africaine de Développement confirme son engagement à soutenir financièrement la Phase II et la Phase de désengagement progressif de I'ApOC. Ce fînancement proviendra du 9è* Fonds Africain de Dévelopf,eàent. Touteiois, aucun montant ne saurait être avancé avant I'aboutissement des procédures propres à la BAD. 10. S'agissant des procédures, deux rapports sont nécessaires: un premier rapport dit de << préparation de Projet », et un deuxième dit « d'Evaluation de Projet ». Mà présente mission entre dans le cadre de la <<préparation du Projet ». Elle pourrait être suivie d'autres missions des experts de la Banque au siège de I'APOC à Ouagadougou etlou dans les pays APOC. Il est réconfortant de noter que la Diüsion OCSD3 de la Banque met tout en Guvre pour tenir ce << rapport de Préparation de Projet » près pour le 14t05t2002, DIR/APOC/Rap.0ll2002 12 mars 2002 31l. Entre temps, les pays africains membres de I'APOC devront adresser à la BAD une requête de financement de la Phase II et de la Phase de désengagement progressif. Ces requêtes devront être signées par les Ministres de la Santé ou des Finances. La Direction de l,ApOC est donc chargée d'adresser des correspondances aux pays concernés pour leur rappeler ce devoir. 12. La phase « d'Evaluation du Projet » qui pourrait aussi comporter une mission des experts de la BAD à Ouagadougou etlou dans les pays APOC, débutera le 1810512002 et s'achèverale 0611012002 au plus tard avec le « rapport d'évaluation » finalisé dans les deux langues (français et anglais). Ce rapport sera présentéle 1611012002 au Conseil d'Administration de la BAD pour considération 13. La Banque a soulevé un certain nombre de questions toutes relatives à la pérennisation du TIDC après la cessation du financement extérieur à savoir : (i) comment les paÿs, après Apoc, accèderont-ils au Mectizan?(ii) Quelle garantie avons-nous que le Mectizan continuera à être fourni gratuitement ?(iii) Que[ est présentement et quel sera le degré d'implication des pays dans la mise en Guvre du TIDC ? (iv) (v) comment les pays comptent-ils financer les activités TIDC après Apoc ? Les pays, disposeront-ils de ressources humaines et financières suffisantes pour mener efficacement après APOC, les activités de monitorage et de surveillance ? Qu'adviendra ril au cas où l'agent causal de l'onchocercose (o._rslvulus) développait une résistance au Mectizan ? Quelles sont les chances de survenue de cette résistance ? Comment la Direction de I'APOC organise t-elle une évaluation de la qualité du travail effectué au niveau des pays ? (vi) (vii) 14. Nous avons apporté les réponses appropriées à ces questions en tenant compte des données et de nos connaissances actuelles. Toutefois, nous avons insisté sur le fait que les étuàes présentement en cours sur la durabilité des premiers projets TIDC qui sont dans leur cinquième année definancement en 2002, apporteront plus d'éléments objectifs de réponse à ces importantes questions soulevées. A ce propos, nous avons porté à la connaissance à" nos interlocutèurs de Ia Banque qu'une rencontre entre représentants des Groupes de Travail Nationaux de lutte contre I'Onchocercose (GTNO) de 13 pays participants est prévue au Nigéria du 17 au 22 juin 2002 ; cette rencontre aura précisément à se pencher sur les résultats des études sur la durabilité àes projets TIDC et élaborera les grandes lignes des plans nationaux de mise en ceuwe du TIDC durant la période post- APOC' La Banque étudiera la possibilité d'envoyer un de ses experts assister à cette rencontre. 15. Les séances spécifiques de travail avec le Dr Chakroun nous ont également fourni l,occasionde faire une revue critique du « cadre logique » du Prograrlme ApOÔ (phase II et phase de désengagement progressif) que les experts de la Banque élabôrent selon les norïnes de leur Institution. Ce « cadre logique >r comprend 4 niveaux : un premier niveau qui définit « l'objectif sectoriel » du Programme en précisant les indicateurs vérifiables et les moyens di vérification de ces indicateurs ; les3 auües niveaux sont, dans l'ordre : « l'objectif du Prograîlme ; les « Réalisations » et les « Activités >> ; chacun de ces trois niveaux précisent ses « indicateurs vérifiables » ; les << moyens de vérification de ces indicateurs » ainsi que les « hypothèses » de travail et les « risques )) encourus. 16. Ces séances de travail permirent également de passer en revue tout le processus d'élaboration par les pays, d'examen par le Comité Consultatif Technique, d'approbatio, puil" Comité des Agences Parrainantes et de financement à travers le Fonds fiduciaire APOC, dès projets APOC ftIOC,élimination des vecteurs, renforcement des secrétariats centraux des GTNO). Ùn accent particulier a été mis sur le circuit financier depuis le Fonds fiduciaire APOC à Washington jusqu,au niveau des pays par la mise en Guvre des projets approuvés. 11. Les procédures actuelles d'acquisition des biens du Programme APOC (véhicules, matériel informatique etc...) ont été également discutées et sont conformes aux nornes de la BAD à savoir que ces biens proviement des pays membres (régionaux et non régionaux) de cette Institgtion. DIR/APOC/Rap.0l12002 l2 mars 2002 4 18' De nos discussions, il est clairement apparu que des efforts doivent être faits tant du côté de I'APOC que de la BAD afin de mieux valoriser le soutien de cette dernière à la lutte contre l'Onchocercose en Afrique. Un premier pas aurait déjà pu être franchi dans ce sens si I'idée lancée en 2000 d'admettre la BAD au sein du Comité des Agences Parrainantes (CSA) de l'ApOC/OCp avait été suivie d'effet. Pour cela, il faudrait d'abord avoir l'assurance que Ia structure actuelle de la BAD et la charge de travail de ses responsables et experts permettent à cette Institution de dégager 3 à 4 fois par an un représentant pour d'une part participer aux sessions du CSA à raison de a â 5 jours par session (temps de voyage compris) et d'autre part assurer de temps en temps la présidence de ce Comité pour une durée d'un an renouvelable. De toutes façons, nous sommes tous dravis que des initiatives doivent être désormais prises pour assurer une meilleure visibilité et une meilleure reconnaissance de la BAD pour sa contribution appréciable à ce combat contre la cécité des rivières. 19. S'agissant du financement des activités APOC, nous avons appris de la Division « partenariat et Coopération >», qu'en dehors du circuit classique de financement duPrograrnme ApOC tel qu,il est suivi présentement par la BAD, d'autres voies de mobilisation de ,àrsor."", complémèntaires pourraient être également explorées ; il s'agirait de ressources bilatérales qui pounaient êhe mobilisées avec l'aide de la Division « Partenariat et Coopération », sur la bâse àe projets bien struchués préparés et soumis par les pays ApOC eux-mêmes. 20. Ma mission 1 Abidjan a débuté par une visite le O5lO3l2O02 du Bureau de la Représentationde I'OMS en Côte d'Ivoire où nous avons eu des entretiens avec le Représentant de I,OM^S lui-même, le Dr Mame Thierno_Aby Sy sur les objectifs de la mission. A la fin de la mission le 0gll3l02,le Représentant de I'OMS-, qui a mis à ma disposition un véhicule et un chauffeur durant tout mon séjour, m'a reçu à nouveau dans ses bureaux, ce qui m'a donné l'occasion de lui faire le point sur le déroulement de la mission. 21. Conclusion Comme on peut le constater, ma mission auprès de la Banque Africaine de Développement a été riche d'enseignements' Nous mettrons donc tout en æuwe, de côncert avec les experts àà tu eunq.re, pour que les dispositions techniques nécessaires soient prises le plus rapidement pôssible pour permettre au Président de cette Institution de signer le Memorandum d'Acco.d a. l'ApdC pour à pnu.. ll (ZOO2- 2007) et la Phase de désengagement progressif (2008-2010) ; ceci, dès que possible, permettra à IaBAD d'arrêter le montant de sa contribution ainsi que les procédures de son déèaissement. REMERCIEMENTS 22. Mes sincères remerciements vont d'abord à Mme Zeinab EL BAKzu, Directrice de Département, OCSD ; à Mr Nadji SAFIR, Chef de division, OCSD3 ; au Dr M. CHAKROI-IN, Expert en Santé, OCSD3, pour avoir tour à tour autorisé, organisé et encadré cette mission si frucfueur. pou. nous. 23. La mission n'aurait pas atteint ses objectifs sans la disponibilité du Dr Richard WANJI, de Mesdames Alice HAMER; Patience KURIINERI et Amabet ORRaCe-NDIAYE. eu,ils accepienttous ici l'expression de ma profonde gratitude. 21. Mes remerciements vont enfin au Dr Mame Thierno Aby Sy, Représentant de I,OMS en Côted'Ivoire ainsi qu'à ses collaborateurs, pour toutes les facilités qu;ils-ont rnises à ma disposition tout au long de cette mission. DIR/APOCiRap.0t/2002 l2 mars 2002

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Document type Technical Documents
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Source World Health Organization