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Procès-verbal de la quatrième séance, lundi 21 septembre 1959

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(vTP/M10/Mm/4 Rev.l) PROCES-VERBAL DE LIi. QUATRmlE SEANCE

Hotel de Ville Lundi, 21 septembre 1959 PRESIDZ1'T

a l4h.

Dr;:;. v LErCL'., Vice-President SGIHAIRE

1 2

Eradication du paludisme Assainissement

•••••••..•....••..••.•..•••

148 149

•••••.•••.....•.••...•..•.•.•••••••.•

3

Rapport special Nations et 1240

sur l'etablissement du Fonds par ltAssemblee generale des Unies Lresolutions 1219 (XII) (XIII)J ....................................... •••••••••••.•••••••.•••••••••

154

4 5 6

Participation au Programme elargi dlAssistance technique

155 160 168

Annee internationale de la Sante et de 1a Recherche medicale ••••.••••..••••••••••••••••••• Declarations de representants d'organisations non gouvernementales • . . . .. . • . . . • • . • • . .. .. .. . .. .. .. .. .. . .. .. .. .. •

6.1 Representant de la Societe internationale pour la protection des Invalides • • •• • • • •• • •••• 168 170

6.2 Representante de l'Association internationale des Femmes Medecins •••••••••.••••••••

- 145 -

146

CG'IITE REGICNAL

DIlCIEHE SESSION

Lundi,

Quatrieme seance 21 septembre 1959 PRESENTS

a 14h. 0.

I.

Representants des Etats Nembres AUSTRALIE Dr George d. Redshaw Dr Roy F.R. Scragg Dr Thor-PengrThong Dr Kim-Vien Dr T. Hsiang Wang Dr C.H. Yen Dr H.T. Lin Dr Haji Mohamed Bin-Mohd. Ibrahim Dr iIutsuma Kawakami N. H. Fukada Dr Yung Sung Kim Dr Sang Tae Han Dr G. tJijsmuller Dr G. O. L. Dempster Dr N. Dr Dr Elpidio Valencia Narcelo G. fulgeles Jesus Azurin Fidel Nepomuceno

CAMBOlXlE

CHINE

FEDERATLN DE "1AIAISIE JAP(}f

COOEE

PAYS-BAS NOOVELLE-ZELANDE PHILIPPINES

PORTUGAL ROYAUNE-UNI

Dr Vivaldo Eurico Modesto da Rosa Dr L. J. Glapham Dr R. Dickie Dr P.H. Teng Dr R. L. Cherry Dr Le-Guu-Truong Dr Le-Van-Ngon Dr Truong-Dinh-Vy Secretaire Dr I. G. "'ang Directeur regional

ETATS-UNIS D I Al'iERIQUE VIET-NAN

PRCCES-VERBAL DE LA QUATRIEME SEANCE

147

II.

Representants des Nations Unies et des Institutions sp9cialisees NATIONS UNIES FONDS DES NATIONS UNIES POUR L' ENFANCE BUREAU DE L'ASSISTANCE TECHNIQUE DES NATIONS UNIES

Sir Alexander MacFarquhar No I.C. Chen

Sir Alexander MacFarquhar

III.

Representants d'autres organisations intergouvemementales et non gouverne.mentales SCCIE l'E INTERNATICNALE POUR LA PROTECTION DES INVALIDES ASSCCIATICN INTERNATICNALE DES FEMHES MEDECINS COO'iISSlm DU PACIFIQUE SUD

M. M. O. Ekern

Dr Iung-chen Shih Dr Thos. C. 10nie

148 1

CGlITE REGIOOAL : DIXIEME SESSIOO

ERADICATION DU PALUDISl-JE : Point 14 de l'ordre du jour (documents lfP/RDlO/7 et Add.l) Le Dr KAWAKAi1I (Japon) ouvre la discussion en declarant que Ie

Gouvernement du Japon reconna!t l'importance vitale du prograrmne d'eradication du paludisrne et y apporte son appui. Le Dr SCRAGG (Australie) declare que la delegation australienne se

rallie

a la

plupart des observations faites au sujet de llimportance de l'(Jf~.

lleradication du paludisme et de la coordination des activites de

L'orateur estime qulil devrait exister une sorte d'accord en vertu duquel les gouvernements s'engageaient

a ne

pas entreprendre des operations qu'ils ne

peuvent financer, merne avec l'appui du Compte special pour l'Eradication du Paludisme. Cette affirmation est etayee par les difficultes quleprouvent

a la DEs

fois les Pays-Bas et l'Australie en matiere d'eradication du paludisme. que les operations de lutte antipaludique sont amorcees, et meme s'il

n'est pas possible d'arriver la lutte.

a l'eradication,

il est necessaire de poursuivre

Le Dr Scragg ajoute qulil n'est pas au courant des credits dispo-

nibles au titre du Compte special pour l'Eradication du Paludisme et de ceux mis

a disposition

par les gouvernements, mais il estime qu'il y a lieu de

maintenir un certain equilibre, faute de quoi les fonds du Compte special pour l'Eradication du Paludisme ne pourront pas toujours suffire besoins des gouvernements.

a satisfaire

les

.J._

PROCES-VERBAL DE LA. QUATRmlE SEANCE

,

149

Ie PRESIDENT invite les rapporteurs

a prendre

note des commentaires

presentee et

a rediger

une resolution appropriee.

2.

AS,:,AINI"SEHENT , Point 15 de l'ordre du jour (document WP;RClo/8) En presentant ce point de l'ordre du jour, le SECRETAIRE declare

que les On:&i8me et Douzieme Asse",blees mondiales de la Sante avaient recommande aux Etats Hembres d'cccorder, au sein de leurs programmes nationaux, la priorite

a l'approvisionnsment

des collectivites en eau potable. Le Comite regional souhaite

peut-etre connattre la portee de ces resolutions ainsi que les moyens mis a la disposition des gouvernements ;'iembres par le Bureau rogional pour faciliter ou ameliorer l'anprovisionnement en eau de leurs collectivites et Ie document vJP;RClO!8 a et& redige

a cet

effet. Ce document four nit un resume des differents

aspects du programme futur, du role joue par les autorites de la sante publique ainsi que du genre d'aide e)Ue pourraient fournir l'Oi1S et les autres institutions. Le Dr TENG (Royaume-Uni) d"clare que sa delegation tient a exprimer

l'avis qu'elle no souscrit pas au principe de la cr,:§ation, par des institutions, de fonds speciaux de ce genre sur une base volontaire, surtout si Ie budget or-

•

dinaire de l'institution en question prevoit deja l'execution de projets inclus

150

crnrrE REGIONAL : DIXlEME SESSION

dans ce fonds special. En d 'autres termes, des c omptes finances au moyen de contributions volontaires ne devraient pas servir ~ l'execution de programmes d 1 organisations qui dis))osent d ',ja de budgets independants. On a d!,ja porte a la connaissance du Comite regional que l'appel du Directeur general pourollobtention de fonds pour Ie Compte s!)8cial pour l'Eradication du Paludisme n 'a pas re«u llecho voulu et l'orateur estime que bon nombre de pays ne souhaiteront pas apporter des contributions volontaires a un nouveau fonds. Le Dr CHERRY (Etats-Unis) se refere aux mesures prises par les Onzieme

et Douzieme Assemblees mondiales de la Sante qui ont appele l' attention des gouvernements sur l'importance de l'approvisionnement en eau saine et potable. Le Bureau sanitaire panamericain a, en octobre 1958, e8alement adopte une re-

solution dans ce sens. On assiste a une prise de conscience croissante de l'iroportance de l' a". irovis ionnement en eau saine. L' orateur ajoute que Ie doc\llllBnt presente par Ie Directeur regional indique corrune. t ces resolutions des Onzieme et Douzieme Assemblees mondiales de la Sante peuvent Stre mises en oeuvre. I.e Dr Cherry d~clare

ensui te oue sa delegation s I;.nteresse tout particulierement

a la c:xoference regiopale sur l' a'1 o )rovisionnement en eau pour les collectivites que le Bureau r3gional envisage organiser en 1960. 11 estime qulil y aurait lieu de preciser quel genre de participants prendraient part

a une

telle conference,

a savoir

: des specialistes de la sante publique et des administrateurs des

travaux publics. Au cours d'une telle reunion, conclut l'orateur, on pourrait insister sur Ie role a remplir par de tels spccialistes. I.e Dr AZURIN (Philippines) attire l'attention au Comit5 sur le fait

qu I aux Philippines

des centaines de pui ts artesiens ant

et~

creuses au cours des fonds

des quelques dernieres annees grace

a des

credits

gouvernementa~, b~nevoles

prives et des fonds reunis par des organisations

telles que le

"Liberty Hells" etc. De son cote, ajoute l' orateur, l' rcA a mis

a la

disposition'

PROCES-Vt£RBAL DE LA QUA TRJDIiE SEANCE

151

de ce programri1e des fonds de co"tre-partie pour la construction de pui ts art'3siens destines

a cinquante-cinq

hopitaux repartis sur l'ensemble du pays.

Ie Dr Azurin ajoute que les hopitaux philippins ont toujours manque d'eau et que les puits art8siens creus8s grace aux fonds ('9

l'rCA ont rendu possible

I' approvisionnement en eau potable de cinquante hopi taux. Dans les autres do' 1ement e 't · maines de I' assainissement, des mesures on t ega e ' prJ.ses pour 1" evacuation des ordures. Une usine de compostage d'une capacite de quinze tonnes a Gte construite l i1anille. Si cette capacit6 s'avere 5uffisante, on pense que cette methode d' 'wacuation des ordures sera adoptee pour l'ensemble du pays. Des ameIiora tions ont 3galement etG apportees dans Ie domaine de I' evacuation des dechets en general.

Le Dr YEN (Chine) se r,'ifere

a I' a;)provisionnement

des eaux pour las

collectivit8s et sa delegation appuie fortement la proposition de tenir una conference r,~gionale

a laquelle

participeront des eXperts at des representants de la Region. 11 estime qu'il est toujours

nationaux des divers pays

J~mbres

n8cessaire d' avoir un approvisionnement d' eau saine non seulement en temps de paix mais egalement en cas de cataclyamea tels qU'inondations, etc. C'est

a ae

moment que Ie besoin d'un systeme d'approvisionnement d'eau saine se fait sentir. A Taiwan, 47" de la population totals beneficie J'un systeme d'approvisionnement d'eau tandis que Ie reste s'approvisionne dans des puits ou des petits systemes d'eau. On a actuellement besoin de plus de cent systemes d'anprovisionnement destines

a des

petits villages ou

a des

groupes de villages et des villes. Ces

systemes requierent non seulement des avis technic'ues mais egalement un appui financier. Ie Dr LE-CUU-TRUONG (Viet-Nam) declare Due son pays a quelque peu ameliore l'anprovisionnement en eau des villes. La ville de Sargon-Cholon qui autrefois comptait 1 200 000 habitants en a main tenant 1 800 000. Un projet

152

CCMm REGIONAL

I

DIXmME SESSION

a donc ete lance qui amene l'eau d'une riviere situee metres de Saigon. Grace ble. l'accent a

a environ

trente kilo-

a I' aide

de I' US OM, Saigon pouna avoir de I' eau pota-

e~a1e!ilent

ete ylac8 sur l'evacuation des ordures. On espere

que, vera la nn de l'annee, il sera possible d'envoyer une &quipe de techniciens visiter Ie Japon et Tai"an pour etudier les solutions apportees awe problemes rencontres dans ces deux pays. l ' orateur dellk"nde au Comito Gouvernernent pour (lue les 5

r,~gional

d' aider son

pecialistes participant 11 ce voyage d' etude puissent

etudier les realisations dans ces deux pays.

I.e Dr DA ROSA (Portugal) d:,clare que, en ce qui concerne l'assainissement, Hacao poss.ede actuellelOOnt un systeme d'aoprovisionnement en eau destine

a des

districts qui n'en avaient pas auparavant. Un systeme d'evacuation des

dechets est en voie de construction. On espere egalement construire prochainement une usine de compostage.

Le Dr KIM (Coree) sOllhaite s'associer aux autres orateurs et feliciter Ie Bureau r/gional d '<:voir prevu I' organisation d 'une conference regionale sur l'ap~rovisionnement

public en eau en 1960. La Coree compte environ 130 000 puits

publics et Ie meme nombre de ,mits prives. Depuis la fin de la guerre, environ 30000 nouveaux puits ont ete fores ou repares et des efforts sont deployes tout particulierement dans les regions rurales. I.e Dr Kim ajoute que la construction et la reparation LCe petits puits posent certains problemes en ce sens que la population s'expose a~nsi

facilement aux maladies d'origine hydrique. C'est la

raison pour laquelle un projet pilote a

ete

mis sur pied pour la construction

de puits destines i aDprovisionner des Villages entiers. On prevoit un tel puits pour environ 100 menages dans les regions rurales, ce aui permet de diminuer les freis de construction et d'entretien. 8i ce programme se revele efficace, ce type de puits sera construit dans tout Ie pays. II estime fort appropriee une conference r '~gionale

sur I' aDorovisi onnement public en eau telle qu' elle est proposee -~

par Ie Bureau regi0nal pour 1960.

PROCES-VERBAL DE LA QUATRIEME SEANCE

153

La Dr THOR-PENG-TIIONG (Cambodge) declare que, vu l'importance de

l'assainissement dans tout programme general de sante publique, il est tres heureux de constater aue le Bureau regional envisage de prendre certaines mesures dans le document

a l'etude.

Selon lui, ces mesures seraient des plus

utiles, notamment la proposition visant

a l'organisation

d'une conference

regionale. 11 espere que cette derniere aura lieu et sa delegation est convaincue de l'utilite d'une telle reunion. La S:;:CRETAIRE estime que t.lut le monde est conscient de l'importance

de l'assainissement, plus particulierement en ce qui concerne l'approvisionnement d'eau potable dans les collectivites rurales. Toutef.is, il semble y avoir un leger malentendu au sujet du financement. Bien que le Directeur general ait ete autorise, en vertu d'une resolution de l'Assemblee de la Sante, contributions, ces dernieres sont surtout destinees preparer des plans et

a accepter

des

a aider

les gouvernements

a

a fournir

une assistance techn.cque pour le developpement

d'approvisionnement en eau pour les collectivites. II va sans dire qu'un tel fonds special represente une source de revenus peu sUrs mais le dispositif de la resolution dit clairement aue d'autres sources de fonds entreraient en ligne de compte. Ie Secretaire attire l'attention du Comite sur la Partie II, paragraphes c) et e) de l'Annexe 1 du document WP,mCIO/8 dont i l a donne lecture. II ajoute que l'on n'a ja~ais

estime que des fonds pour l'amelioration de l'ap-

provisionnement en eau de taus les pays du monde devraient etre finances au moyen de comptes speciaux ou de contributions volontaires. Ce n'est probablement que lars du stade preparatoire qu'il faudra faire appel

a des

contributions

volontaires des gouvernements mais la source la plus importante du financement sera un fonds de roulement finance au moyen d'emprunts internationaux. La PRESIDENT demande si le Comite souhaite faire siennes les

154

CCIHTE REGIONi,L

DIXlENE SESSICN

recommandations de la Douzieme assembles mondiale de la Sante ainsi que les principes incorpores dans le rapport du Directeur regional. Las Drs CHERRY at KDi appuient cette proposition. Decision Las recornmandations de la Douzieme Assemblee mondiale de la Sante (voir ri;solution 1'JHA12. 48) et les principes enonces dans Ie rapport du Directeur regional (document 1.JP/RCIO/8) sont ainsi adoptes.

-

3

RAP.'CRT SUR L'ETABLISSEHENT DU FONDS SPECIAL PAR L'ASSEflBlEE GENERAIE DES NATI-:NS UNIES rRESOLUTICNS 1219 (XII) ET 1240 (XIII21 : Point 16 de l'ordre du jour (document WP/RClO/9) Le SECRETilIRE declare que Ie document 'lP/RClv/9 resume les progres

accomplis depuis la creation du Fonds special par l'J\ssemblee generale des Nations Unies en octobre 1958. Ge document contient egalement des renseigne-

ments sur les projets qui, jusqu'a present, ant ete approuves par le Gonseil d'administration; il n'existe actuellement aucun programme se rapportant au domaine de la sante et i l est un peu difficile d' indiquer exactement quels Berent les projets acceptes par Ie rands. l'aide pos~ible

Nalfr8 que I' CM; accord"ra toute

aux gouvernements pour la preparation et la presentation des

requetes, Ie Secretaire tient a faire remarquer qu'il s'agit lA d'essais dont le succes n'est pas garanti. Toutefois, les gouvernements pourraient pre-

....

senter des requetes concernant des projets d'amelioration industrielle au agricole ayant des repercussions directes sur Ie domaine de la sante et l'attention du Comite est attiree sur la necessite de s'assurer de l'aspect sanitaire de ces projets.

PROCES-VEH.B!\L DE LA QUATlUEME SEANCE

155

Sir AIEXAiilDER i'!ACFARr~UHil.R (Nations tJnies) declare que, pour le moment, il recommande que cette question so:tt. etudiee en meme temps que celle de llAssistance technique et le Comite donne son accord •

• 11 en est ainsi decide.

4.

PARTICIPATION AU PRCDIwn'iE EURGI D'ASSISTANCE TECHNIQUE : POint 18 de l'ordre du jour (document ''IP/RC10/ll

La SECRETAIRE attire l'attention du Comite sur le fait que l'Assemblee mondiale de la Sante s'est inquietee, lors de l'etablissement de son programme pour 1960, de la diminution des fonds de l'Assistance technique et des pe~~ssions

repre~

graves sur le developpement normal et les plans

a long

terme

vus pour les activites sanitaires.

La Secretariat a prepare un document qui

indique les montants alloues aux activites sanitaires dans les pays de la Region au cours des quatre dernieres annees. document wr/RClO/ll. Ce document est annexe au

La Comite pourra ainsi se rendre compte que, pour l'en-

semble de la Region, on constate une diminution

a partir

de 1956 at si cette

reduction continue 'les activites se rapportant au domaine de la sante seront serieusement affectees.

La PRESIDENT invite Sir Alexander

a prendre

la parole.

---Sir ALEXANDER exprime en premier lieu sa reconnaissance de pouvoir participer au Comite regional et apporte ensuite les salutations et les meilleurs voeux du Bureau de llAssistance technique dont l'OMS est un membre actif.

156

CG!ITE REGICNAL : DIXIEME SESSICN

La Fonds special peut egalement servir a creer des ecoles superioures modernes

pour llenseignement de diverses sciences techniques.

Bien que Ie Fonds ait

ete recommande a la Region, 11 ne represente nullement un instrument magique et doit etre alimente par des fonds et, comma lla dit Ie Directeur regional, 11 ilIIportance de ces demiers n I est pas sans causer une certaire inquietUde. Les deux fonds - Ie Fonds special et Ie Programme de l'Assistance technique disposent a eux deux dlun montant maximum de US:;,lOO OJO 000. Pour l'instant, En d'autres

les demandes adressees au Fonds special depassent deja ce chiffre.

termes, les realisations possibles dependront des promesses de versements ou des contributions effectives des Etats ~!embres.

Sir Alexander espere qu'au

cours de la pro chaine conference qui aura lieu au debut d'octobre, on atteindra Ie chiffre vise de :;,100 000 ())O en promesses de paiement. Du cote de l'Assistance technique,1\loute-t-il, la situation financiere

est assez delicate.

En fait, les projets de la categorie I ont dU etre re-

duits de 94% cette annee malgre Ie fait que certains credits ont ete transferes du fonds de reserve. de celui de 1959 et cela

En 1960, Ie mont ant maximum sera de 10% au-dessous une situation assez delicate notamment dans Ie

cre~

domaine de la sante OU les projets dont l'execution se poursuit sont fort 1mportants et, malgre la priorite qui leur est accordee, certains d'entre eux devront eventuellement etre reduits. On dispose de fonds moins substantiels pour les projets sanitaires et llorateur estime qu'11 est tres important que Ie Comite regional sache exactement quelle est la situation. passe par deux phases distinctes. Lors de la repartition de ces fonds, on Lors de la fixation des chiffres maximums

PROCES-VERBIlL DE IA QUATRmIE SEANCE

157

pour le pays, chaque institution fait des recommandations au sujet de sa part qui devrait lui revenir dans ce montant global.

en

arrive ainsi au

montant partiel qui sert de directive aux ministeres bien que n'importe quel gouvernement peut ne pas prendre ces chiffres en consideration et le modifier selon ses desire.

La deuxieme phase est representee par la repartition que

fait chaque gouvernement du montant total mis

a sa

disposition pour les di-

verses activites, y compris celles dans le domaine de la sante. maniere d' au~enter la part qui revient

La seule

a la

sante est de convaincre le

gouvernement central de la valeur economique que representent les projets. L'orateur ajoute qulil serait peut-etre rationnel de consacrer quelques credits

a la

presentation statistique ces repercussions economiques de llera-

dication d'une maladie pour prouver aux non specialistes que les projets sanitaires ne disposent pas de fonds suffisants. Toutefois, toutes les 11 cite l'exemple

difficultes ne resident pas dans les questions financieres.

d'un pays de la region dans lequel le comite de coordi-nation s'etait declare pret

a inclure

trois bourses d'etudes pour des etudes dans le domaine de la

sante mais que ces demandes n'ont pas pu etre prises en consideration car on ne disposait pas de candidats ayant les connaissances linguistiques requises.

..

Le

Dr KIM exprime les remerciements de son pays pour l'aide appre-

ciable fournie par le Bureau regional et notamment par le Dr C.Y. Shu, administrateur regional de la sante publique,qui a aide programme de son Gouvernement.

a la

preparation du

11 adresse egalement ses remerciements

a 11

Sir Alexander HacFarquhar pour toute l'assistance fournie par son Bureau.

propose ensuite que le Comite approuve les principes etablis par Ie Directeur general et les mesures prises par le Directeur regional au sujet du Compte special des Nations Unies.

158

CalITE REGICNAL : DIXlEME SESSION

Le Dr YEN rappelle que la question des fonds de l'Assistance technique avait ete discutee lars d'une precedente session et l'on avait constate que, dll au manque de fonds, bon nombre de pro jets dont l'execution avait ete demandee par les gouvernements ant dll etre inscrits

a la

liste supplementaire.

Il demande au Secretariat quelle est la raison de cette insuffisance de fonds necessaires

a la

mise en oeuvre des pro jets sanitaires et souhaite sadiminution generale des fonds au une diminution de cb.!que gouvernement.

voir si cela est dll des credits rois

a une

a disposition

Le SECBETAlBE se refere

a l'iumexe

I du document IVP/RC10/ll au l'on une baisse de :..214 417

peut constater pour le programme total de la Chine en 1956

a

environ ,,144 380 en 1960.

Le mame phenomene est valable pour les ~lll

programmes sanitaires pour lesquels un montant de

517 avait

ete

prevu

en 1956 alors qu'en 1960, ce chiffre n'est que dB ,,60

ow.

Par consequent,

il y a une nette diminution des montants prevus pour les programmes sanitaires et les auto rites sanitaires des divers pays interesses doivent convaincre les organes nationaux charges de la coordination d'allouer des credits plus e1eves pour la sante. SIR ALE" ANDER declare qu' i l a effectue une comparaison entre les chiffres pour la premiere et la derniere annees indiqucs dans le document l'etude. Les six pays dans lesquels le progl~me

a

annuel depassait

~200

000

ant re<;u en 1956 un total de ,,1,23 million et, au cours de cette annee, les fonds de l'Assistance technique mis

a la

disposition de programmes sanitaires

PROCES-VERBAL DE LA. QUATRIEME SEANCE

159

representaient 31,5% des programmes totaux des pays. total sera de ~1,56

En 1960, ce chiffre

million mais le pourcentage consacre aux activites II slagit la toutefois de modifications Sir Alexander estime cependant que pour

sanitaires ne slelevera quia 20%. apportees par les pays eux-memes.

llensemble du monde la proportion des fonds de llAssistance technique mis a la disposition de 11a-IS nla guere change. Le Dr YEN remercie Sir Alexander de sa declaration et ajoute que

les fonds pour Ie programme national et les fonds gene raux alloues a la Chine ont subi une diminution dlenviron 20% et les autorites sanitaires ont tout mis en oeuvre pour l'empecher. Toutefois, les modifications apportees

aux montants mis a la disposition des pro jets de lla-IS meriteraient une explication. SIR ALEXruiDER dit qulil regrette que les montants totaux mis ala disposition de la Chine aient ete diminues mais que, pour les six pays interesses, les montants globaux avaient ete augmentes. Le SECRETAIRE ajoute que la decision portant sur la montant alloue

aux activites sanitaires a et6 prise par Ie Comite national de Coordination. Par consequent, 1 I administration de la sante a eu la responsabilite de slassurer que les Comites nationaux de Coordination ont parfaitement compris llimportance des activites sanitaires et leurs relations avec Ie developpement economique. Le

PRESIDENT rappelle aux representants la motion presentee par

la Coree demandant que Ie Comite approuve les plans prepares par Ie Directeur

160

COOTE REGI0NA.L : DIXlEME SESSIC!I

general de 110MS et que 1e Directeur regional prenne les mesures qui slimposent au sujet du Fonds special. I.e Dr RAJI HORANED (Federation tion. En llabsence de tout teurs '5. co~~entaire,

de

Malaisie) appuie cette proposi-

le PRESIDEifr invite les rappor-

a rediger

une resolution. L!~

RZCHERCHE J1EDICALE :

ANNE£ INTERi'ii.TIO j,m DE LA SANTE ET DE d~clare

Point 17 de l'ordre du jour (document WPjRClO/lO) Le SECRETAIRE jour que cette question a ete inscrite

a l'ordre

du

a la

suite d'une resolution adoptee lors de la vingt-quatrieme session du

Conseil executif. La dis cussion de cette question au Comi te regional offre aux gouvernements Membres la possibilite de passer en revue ce probleme et d' obtenir des clarifications sur les preparatifs des plans nationaux et sur les mesures a prendre par l'OHS. II espere, quIa la suite de ces discussions, le Comite regional sera en mesure de formuler d' impar tants commentaires et des conclusions fermes. I.es problemes les plus importants

a prendre

en consideration lors de

l'organisatlon et de la celebration d'une telle Annee internationale de la Sante et de la Hecherche mGdicale sont les suivants : definition du but d'une telle annee, Ie programme, l'echelonnement chronologique des operations et la question du financement sur une base nationale et internationale. L'attention des representants est attiree sur Ie fait que, pour Ie programme, chaque pays devrait envisager la question sous l'angle de ses propres besoins, des conditions existantes et de ses possibilites. Par consequent, chaque pays devrai t se concentrer sur des questions presentant un interet particulier pour ses propres programmes sanitaires. De plus, chaque pays devrait mettre au point ses ]Topres projets et prendre en consideration les methodes de travail,

PROCES-VERBAL DE LA_ ~Q~UA;;..TR:.:::::IEME~::....=:SE:::A:::N::.::CE:!:,-_ _ _ _ _--=1:;:;6c::::l

Pour clore, Ie Secretaire d3clare que Ie Directeur general serait tres reconnaissant 5i Ie Gomite regional pouvait etudier d'une maniere approf"ndie la proposition de c elebrer une Annee interna tioilale de la Sante e t de la Recherche medicale. Tous commentaires de la part du Gomite et les conclusions auxquelles ce dernier pourrait arriver permettront au Directeur general de preparer un rapport

a 1 'intention

du Gomite executif.

La Dr G~~Y (Etats-Unis d'Amerique) declare que, dans son

pays,

non seulement les organes gouvernementaux, mais

e~alement

des groupements

et organisations privees ont fait preuve d'interet et continuent

a Ie

faire

pour la c81ebration de l'Annee internationale. En 1958, Ie Senat des Etats-Unis a adopte une resolution aux termes de laquelle Ie ?r3sident des Etats-Unis devrait inviter, par l'entremise de l'Organisation mondiale de la Sante, d'autres pays et des institutions interessees

a se

reunir et

a discuter

l'op-

portunite de c81ebrer une telle Annee internationale de la Sante et de 18 Recherche mSdicale des que cela serait materiellement possible. Quelque temps apres, une autre resolution a ete adoptee, enterinant la premiere decision et, lors de la reunion du "lmO Gi tizen I s Gommi ttee on World Heal th", le Dr Burney a egalement fait ressortir l'interet manifestii par Ie Gouvernement des Etats-Unis en faveur d' une telle proposition. Ge IXlint de vue a encore ete dGfendu dans deux declarations faites au debut de la derniere Assemblee mondiale de la sante par les Drs Burney et McGuiness qui ont alors fourni quelques details supp16mentaires. Gomme Ie Secretaire l'8vait indique - et la delegation des Etats-Unis partage cette maniere de voir - chaque pays devrait definir ses propres problemes et quels sont les aspects sur lesquels il conviendrait de placer l'accent. On a d'ailleurs sugger8 oue cette Annee proposee devrait comporter

a la

fois un aspect

international et un aspect national et qulil

162

CuMITE REGIONAL

DIXlEME SESSI0N

est important Que ce dernier soit enti~rement du ressort de chaque pays Hembre interesse. Una autre proposition a ViS3 a le crc,ation, dans chaque pays Membre, d'un comite national .s'occu~nt de la c6lebratian de cette Annee et on a estime que cette manL-re de faire represenkr8it un point de d5part cui permettrait sans dcute de mettre en lumiere d'interessantes idses c~ncernant

Ie concept

genc'iral de l'Annee en question. Quant a l'aspect international, il pourrait se concretiser sous forme cie p'opagande faite par taus les moyens disponibles, pourrait inclure la preparation de documentation de base, l'obtention de l'aide et la participation d'organisations intern€tionales non gouvernementales ayant un statut consultatif, l'assistance aux administrations sanitaires nationales et aux comites nationaux des pays Membres. On pourrait egalement envisager la canvocation d'un con,'res internetional qui se reunirait en meme telaps que I 'Asse,ablee mandiale de la Sante et auquel seralsllt BOUl:1is (jos rn'Jports. GOB reunions seraient precedees de cor~erences

r;gionales tenues dans les six re-

gions de l'OM3. De leur c8te, les r8gians pourraient fixer des buta precis pour ces divers congres ou entreprendre des encuetes ou etudes regionales dont les rGsultats fEraient l' objet de ra"ports presentes au COilgres mondial. Les Etats-Unis d'Amerique portent un vir interet

a l'organisation

d'une telle

Annee internationale et eaperent que cette proposition sera retenue. Le Dr DE/!PSTER (Nouvelle-Zelande) se demande ce qu' une Annee internationale de 1a Sante et de 1a Recherche medicale pourrait accomplir en plus des activites deja entreprises par l'OMS et, 3. son avis, chaque annee est une annee de 1a sante et de la recherche medicale en soi. D1autre part, il exprime certains doutes quant

a la

source de financement d 'un tel projet. Son Gouvernement ne

pourrait certes pas donner son appui

a une

telle Droposition si cela signifie

que des fonds maintenant utilis'3s 0. l'ex eution de programmes doivent l'€!tre pour la celebration de l'Annee. D'ai1leurs, Ie deIegue de son Gouvernement s'est d9ja pronone" contre cette proposition lors de l'Assetilblee mOl,diale de

P;,OCES-VEIi.BAL DE LA qUATRIEME SEANCE

163

Selon Ie Dr WIJSMULLER (Pays -Bas), Ie fait de mettre en relief l'amelioration des soins sanitaires revet un interet general. Clest d'ailleurs la raison pour laquelle les Pays-8as reconnaissent l'importance de la celebration annuelle de la Journee mondiale de la Sante. II se demande toutefois si les sommes requises - non seulement sur Ie plan international, mais egalement national - pour l'Annee internationale proposee ne pourraient pas etre utilisees

a d'autres

fins, surtout si l'on Dense aux credits tres eleves necessaires

a

la mise au point et est une entreprise

a l'execution

de projets sanitaires. La recherche medicale

a long

terme que l'on ne peut guere limiter

a une

periode

donnee, voire d I une annee et demi. Toute comparaison que l' on serait tente de faire avec l'Annee geophysique internationale est vouee

a un

eohec. S'il

est une proposition, une suggestion ou un plan requerant l'appui d'une vaste majorite de pays, d'institutions, etc. clest bien ceux vis ant

..

a l'organisation

de l'Annee internationale de la Sante et de la Recherche medicale. Toutefois, ni la Douzieme Assenblee mondiale de la Sente ni la vingt-huitieme session du

Conseil economique et social n'ont apporte

a cette

proposition leur appui unanime.

Dans llinteret de l'Organisation mondiale de la Sante, l'orateur appuie vivement l'avis exprime par Ie representant de la Nouvelle-Zelande selon lequel il ne faudrait pcs organiser l'Annee internationale de la Sante et de la Recherche mSdicale. Ie Dr THOR-PENG-THONG (Carrbodge) ne se rallie, lui non plus,

a cette

proposition. Avant de creer un comite charge dlorganiser la celebration de cette Annee, il se demande slil ne serait pas plus utile de se pencher sur les repercussions financieres que pourrait avoir la resolution adoptee par llAssem_ blee mondiale de la Sante. II demande que la celebration de cette Annes soit renvoyee pour permettre aux progran~es

de sante publique actuellement en

execution de progresser davantage.

164

CCMITE REGIONAL

I DIXm:.:1E::....:S;::m:::S::;I:.:v~N_ _ _ _ _ _ __

Ie Dr REDSHAW (Australie) declare que Ie representant de

•

l'Australie

a l'Assemblee

mondiale de la Sante et au Conseil executif

avait declare ouvertement que son Gouvernement n'etait pas, pour l'instant, en faveur de l'organisation d'une Annee internationale de la Sante et de la Recherche medicale. Plusieurs raisons militant en faveur de cette attitude. L'aspect financier mentionne par Ie representant du Cambodge en est une. Son Gouvernement estime que Ie montant considerable necessaire d'une telle proposition pourrait ~tre

a la

mise en oeuvre

utilise

a des

fins plus utiles et,

a

l'heure actuelle, i l seraH plus approprie de consacrer ces fonds tion de programmes dont les resultats pourront etre evalues

a l'execuecheance.

a longue

De plus, la recherche medicale et la sante internationale sont les objectifs que l'on ne peut guere esperer atteindre en un bref laps de temps. Oe sont les raisons pour lesquelles il estime qu'il est premature de donner son appui

a une

telle proposition. Ie Dr YEN (Chine) dit que ses preopinants ont fourni de bonnes rai-

sons pour ne pas appuyer la proposition. Une question importante n ' a pourtant pas encore ete soulevee. II est pleinement conscient du fait qu 1 une telle entreprise ne peut pas ~tre

menee

a bon

port en dix-huit mois, en cinq ou me:me

en dix ansj cette constatation est d'ailleurs egalement valable pour tout projet sanitaire approprie qui ne peut pas ~tre

ex3cute dans un bref laps

de temps. Toutefois, Ie manque d'education sanitaire de la population en general est une des difficultes rencontrees. II va sans dire que tout programme sanitaire pourrait progresser plus rapidement, et plus economiquement, si tout Ie pays etait mis au courant des problemes d'education sanitaire. A son &vis, Ie but vise par une telle celebration est de s timuler toutes les phases de l'action sanitaire en gen8ral et la proposition en question devrait ~tre

PROOES-VERBAL DE LA QUATRJEI'lE SEAN.CE _ _ _ _ _ _--'1::.:;6:,::.5

prise en consideration sous son angle educatif. Si une telle Annee devait etre organisee, il faudrait qU'elle le soit dans les limites des ressources financieres actuelles et ne pas empieter sur des programmes que l'on se i.

propose

d'ex~cuter

a l'avenir. a s'associer aux declarations du representant

Le Dr KIM (Coree) tient

de la Chine. Quelques representants ont exprime leur inquietude au vu des montants r roui ts mis

a la

disposition de certains pays par le programme de

l'Assistance technique des Nations Unies. II estime que chaque gouvernement doit determiner la methode de propagande la plus appropriee en faveur de 1a sante publique. Une Annee internationale de la Sante et de la Recherche m8dicale serai t done de grande inrryortc nc~ cnr l.:s h~.bi. t~ nts (~"

c"tte R\,ion T'"urrAient

prendre conscience de la valeur des travaux executes dans le domaine de la science medicale. Il considere egalement qulil serait tres opportun de mettre sur pied un programme etendu de recherche ou tout autre projet qui pourrait etre integre sur une base internationale. Au cours d'une seance anterieure, i1 a propose la reunion d'un seminaire sur l'encephalite japonaise B qui avait re~u

l'appui

des autres representants. Toutefois, une t elle reunion ne fournirai t pas la possibilit€ de resoudre ce grave probleme et il estime qulil serait fort necessaire de disposer d'un programme etendu de recherches mecticales dans 1e domaine de la sante publique. Par consequent, il s 'associe du representant de la Chine. Ie Dr TRUONG (Viet-Nam) declare qu'il a pris part aux discussions

a la

declaration

qui ont eu lieu

a ce

sujet au Consei1 executif et

a 1 ' Assemb1ee

mondiale de

la Sante. Son pays n'est pas bien outille pour la recherche medica1e. Toutetois, si une Annee internationale de 18 Sante et de la Recherche medicale devrait

166

~--.

CCMITE ------

REGIONAL

DIXIEME SES.C: ION

~tre

organisee, son Gouvernement envisagerait eventue1lement une etude et

&

une evaluation des installations disponibles, ce qui pourrait presenter un certain inter~t.

Le Dr Truong comprend parfaitement les reserves exprimees

par certains reprcsentants au sujet des aspects financiers et souligne

a

nouveau qu'en principe son Gouvernement n'est pas contre une telle proposition mais que sa realisation ne devrait en aucun cas s'effectuer au detriment de projets sanitaires executes dans la Region et pour lesquels l'assistance de I' OMS est bien ]:il.us importante que celie fournie la Sante et de la Recherche m~~icale&

a une

Annee internationale de

Selon Ie Dr KAWAKAHI (Japon), Ie besoin d'une etude detaillee des buts vises par l'Annee internationale de la Sante et de la Recherche medica1e et des procedures envisagees motive la decision suivante de la part de son Gouvernement : 1) Duree - Chaque Pays Membre devrait mettre au point un programme indiquant l'importance des r~alisations

attendues au cours d'une annee et, ~tre

a la

lumiere des progres realises, decider si Ie programme doit non. On pourrait envisager une periode d'environ trois ment apres l'Annee, pour proceder

poursuivi ou

a six

mois, immediate-

a l'evaluation

des realisations. 2) Theme

principal - L'administration sanitaire de chaque pays devrait decider, en consultation avec d'autres organisations interessees, quel doit ~re

Ie theme

principal qui s'adapte Ie mieux aux conditions du pays. 3) Financement _ Chaque pays pourrait faire appel

a ses

propres credits sanitaires pour ses

pro jets domestiques. En cas d 'execution de projets internationaux, des dispositions peuvent ~tre

prises pour que des credits soient rendus disponib1es

•

au titre du programme et du budget ordinaires de l'OMS tout en soulignant l'importance que rev~t

la continuation de Drojets deja executes par l'OMS

notamment dans les domaines inciiques dans la resolution des Nations Unies.

PRDCES-V!'~L

DE LA QUATRJ»IE SEANCE

167

Le Dr TENG (Royaume-Uni) declare que lorsque cette question a ete ,di5cutee par l'As5emblee mondiale de la Sante, la reception qui lui avait ete accord6e avait ete quelque peu tiede et certaines d61egations avaient estime qu'un tel programme de ce genre se traduirait pfr l'utilisation

a d'autres

fina

de credits et d'autres ressources materielles de l'OMS. Cela etant, sa delegation tient

a s'associer

aux vues exprimees par les representants de la Nouvelle-

Zelande et de l'Australie et appuie leurs propositions. Le PRESIDENT se refere aux declarations des divers representants et il demande si le Comite peut maintenant decider si l'Annee internationale de la Sante et de la Recherche mBdicale peut etre organisee ou non. 11 invite les representants

a presenter

une motion

a ce

sujet.

Le Dr YEN indique que la celebration de l'Annee internatiolale de la Sante et de la Recherche m9dicale etait souhaitable mais que, comma il l'avait explique anterieurement, cela ne doit pas necessairement constituer un fardeau financier ou mettre en danger d'autres projets sanitaires executes dans le monde.

Le SECRETAIRE explique que le Comit6 regional doit etudier les diverses faces de cette proposition et suggerer des moyens de la mettre en oeuvre.

-

11 propose ensuite que, du fait des opinions diver gentes exprimees par les representants, on ?ourrait se borner

a faire

parvenir le proces-verbal de cette son rapport et cette ma-

reunion au Directeur general pour l'aider

a preparer

niere de faire permettrait d'eviter un vote sur la question. I.e Dr YEN appuie la suggestion du Secretaire et declare que 5i un gou-

vernement souhaite s'etendre davantage sur cette question, il peut fournir les renseignements requis au Directeur regional qui, Siege de l'ONS. Decision: 11 en est ainsi ctecide.

a son

tour, les transmettra au

168 6,

CCMITE REGIONAL

DlXIEME SESSIOn

DEClAHATIGlS DE Hl:.'PHESEETAHTS D I ORGAUSATIOlTS NON GOOVEENEliENTALES

6.1

Representant de ~ Societe internationale pour la Protection des ~nvalides ,,'SIPI) ;IElC':RN (SIn) declare que llam81ioration de la sante des peuples du

•

monde represente la force la plus puissante permettant dlarriver

a un

esprit

de collaboration internationale dans un effort mutuel pour ameliorer les conditions de vie et insuffler am: populations le dcsir dlune existence meilleure. Au CO\U'S

de sa breve existence, l' OHS a demontrei

a des

millions de leur per-

malades et dlinfirmes quela medecil'le curative et preventive moderne met dlameliorer leur etat de santij.

E. Ekern dit qulen decembre 1958 il a

visite Ie Centre national pour la Heeducation des sourds

a Tokyo.

L'0115,

gr~ce

a des

bourses

dletude~

a aide ce Centre et la Societe internationale pour la

Protection des Invalides a cClltribue livres et de documentation.

a cet

effort au moyen de materiel, de

11 s lagit la d'un exemple frappant dlune assis-

tance modeste qui s'est developpee en un projet important et plein de signification.

n

s lagi t

ED

effet du premier Centre C:e ce genre cree au Japon et un

personnel devoue et competent a mis sur pied un programme pour le traitement et Ie diagnostic medicaux, les recherches dans Ie domaine de l'ouie, de la logopathie, llorientation professionnelle at psychologique qui n'a pas son pareil ailleurs dans Ie mGade. Dans les pays en voie de dC'leloppcment, on note souvent un manque dlinitiati'le pour prendre en mains un tel programme et il ya lieu d'entreprendre quelque chose

-

a cet

egard.

L'initiative et Ie desir d'amorcer de tels pro-

grammes nla certes pas manque dans certains pays mais des conditions politiques, sociales et economiques sly sont pru-fois opposees. L'orateur souligne que

PROCES-VERBAL DE LII. QUATRIEME SEANCE

169

le Dr C.K. Chang a, il y a quelque temps, suggere la formation d'une branche tarwanaise de la Societe internationale pour la Protection des Invalides. Cette proposition reflete llinteret que voue un nombre toujours croissant de personnes

a la

sante des individus.

H. Ekern espere que le Dr Chang

et ses collaborateurs se verront recompenses de leur interet et de leur devouement

a l'oeuvre

sanitaire par llaffiliation de la societe tarwanaise

a la societe internationale mettant ainsi des ressources supplementaires a la portee dlhommes, de femmes et dlenfants infirrr.es. Ie succes de la mission consistant a fournir "uX malades et aux

infirmes du monde entier tous les services sanitaires et de reeducation possibles requiert une collaboration

a la

fois intense et reciproque entre Par llentremise de ces

les organisations gouvernementales et benevoles. institutions specialisees, ll~~

110IT, Ie FISE, la Conference des Orga-

nisations mondiales slinteressant aux infirmes, llUnion panamericaine, les Nations Unies et la Societe internationale pour la Protection des Invalides ainsi que dlautres grandes organisations internationales sloccupant de la reeducation, mettent en commun leurs moyens pour deployer Ie premier effort mondial coordonne de lutte contre la maladie et llinfirmite. Le Huitieme Congres international de la Societe internationale

pour la Protection des Invalides se reunira a New York City du 28 aoUt au 3 septembre 1960. Ie theme de cette reunion est Ie suivant : "Reeducation

et paix mondiale - L1aide aux infirmes, base de la cooperation internationale". ii. Ekern estime qulil slagit la dlune preuve des buts vises par toutes les

institutions mentionnees ci-dessus.

170

COMI'lE REGIONAL

D:::XIEME SFSSIGN

Pour conclure, llorateur declare que la societe qulil represente se rejouit de pouvoir continuer

a collaborer

avec des autorites et institu-

tions sani taires et il espere qu I elles se reuniront toutes septembre 1960.

a Hew

York en •

6.2

Representante de l'Association internationale des Femmes Hedecins Le Dr SHIH (;.IF'-r) d 'clnr. que 1 'f,Gs()ciation internationale des Femmes Hede-

cins a et" creee . diale mises dcL~s

a lieu

York en 1919.

Les annees de la deuxieme guerre mon-

a part,

llAssociation a organise des reunions presque chasue annee Parmi les sujets qui ont fait l'objet de debats, l'on compte

divers pays.

la lutte contre la tuberculose chez les femmes enceintes, les femmes chirurgiens rattachees au corps de police, llenucation physique, Ie contr$le des naissances, les repercussions sur I" bien-~tre

physique et :nental de la faLe theme des

mille et de lladolescence des femmes exerc;ant une profession. discussions pour 1960 sera "La femme agee." s I etendent maintenant

Les activites de l'Association membres.

a plus

de trente pays groupant environ 9000 l'As~ociation

Les buts vises par sont les suivants : veiller

internationale des Femmes Nedecins fe~nes

a ]~

collaboration des

meaecins

a llhygiene

internationale; etablir des relations entre les femmes medecj.ns des divers pays; encourager l'inter~t

general des femmes menecins dans Ie monde entier

et leur offrir la possibilit6 de se r-"unir cuter de questions ayant trait

a intervalles bien-~tre

regllliers pour disde l'humanite.

a la

sante et au

L'Association internationale des FemInes Ht§decins tient l'ONS dans sa plus haute estime non seulement pour les buts vises par 1lOrganisation

PROCES-VERBAL DE IA QUATRlEME SEANCE

171

•

mais egalement pour les realisations de cette derniere visant

a ameliorer

la

sante de l'humanite et

a

travailler

a son

bonheur.

•

La seance a ete levee

a 16h •

-

•

,.

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization