Wkly Epidem. Rec. - No. 34 - 27 August 1982
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Relevé èpidém. hebd. N° 34 - 27 août 1982
TRICHINOSIS SURVEILLANCE U n i t e d S t a t e s o f A m e r ic a . —Forty-six cases of trichinosis includ ing one death were diagnosed in the period November-December 1981 in three common-source outbreaks reported from New York City and Rhode Island State. All three outbreaks were associated with eating pork from hogs purchased directly from farms and prepared in ethnic dishes calling for raw or partially cooked pork. In New York City, eight cases of trichinosis were reported to the Department of Health from two local hospitals on 16 November 1981. The patients were members of three related families from the same ethnic group. A ninth case was subsequently diagnosed in the course of the investigation. One patient died. The outbreak appeared to be associated with homemade, dried pork sausage. E d i t o r i a l N o t e : Trichinosis remains a public health problem in the United States primarily because the infection is enzootic among domestic swine. Surveillance indicates that in 75% of cases for which a probable source is identified, a pork product is incriminated as the source of infection and that ground beef—probably adulterated with pork—accounts for some of the other 25%. Since 1947, when the Public Health Service began collecting data on cases reported from all the states, the annual incidence of reported human cases has declined from 300-400 cases/year to < 150. Since 1966, the annual number of reported cases appears to have stabilized at 100-150, with an average of 1 death/year. Factors that accounted for the decline in the number of humans infected include: 1) state laws that (although directed at preventing other diseases by prohibiting the feein g of raw garbage to swine) have reduced trichinosis in swine; 2) widespread commercial and home freezing o f pork, which kills trichinae ; 3) consumer aware ness of the need to cook pork products adequately; and 4) a national trend to consume more beef than pork.
SURVEILLANCE DE LA TRICHINOSE E t a t s - U n i s d ’A m é r i q u e . — Quarante-six cas de trichinose, dont un mortel, ont été enregistrés en novembre-décembre 1981 à New York et dans l'Etat de Rhode Island au cours de trois épidémies de même origine: la cause en était l’ingestion de viande de porc provenant d’animaux achetés directement à la ferme et préparée selon des recet tes traditionnelles utilisant le porc cru ou partiellement cuit. A New York, huit cas ont été signalés le 16 novembre 1981 au Department o f Health par deux hôpitaux locaux. Les malades étaient membres de trois familles apparentées, appartenant au même groupe ethnique. Un neuvième cas a été ultérieurement diagnostiqué lors de l’enquête. Un décès a été enregistré. Il est apparu que cette épidémie était liée à l’ingestion de saucisson de porc préparé à domicile. N o t e d e l a R é d a c t i o n : La trichinose demeure un problème de santé publique aux Etats-Unis parce que l’infection est enzoobque parmi les porcs domestiques. D’après les données de surveillance, 75% des cas pour lesquels une source probable a été découverte étaient imputables à un produit porcin, une partie des 25% restants étant associée à l’ingestion de bœuf haché — probablement frelaté par adjonction de porc. Depuis 1947, année où le Public Health Service a commencé à recueillir des données sur les cas notifiés dans tous les Etats, l’incidence annuelle des cas humains enregistrés est tombée de 300-400 cas par an à moins de 150. Depuis 1966, le nombre annuel de cas notifiés semble s’être stabilisé à 100-150, avec un décès par an, en moyenne. Parmi les fréteurs qui expliquent la diminution du nombre de cas humains figurent: 1) les lois des Etats qui, bien qu’ayant pour objet de prévenir d’autres maladies en interdisant de nourrir les porcs de déchets crus, ont réduit la trichinose porcine; 2) la pratique très répandue de la congélation du porc, commerciale et domestique, qui tue les trichines; 3) le frit que les consommateurs savent que les produits porcins doivent être convenablement cuits ; et 4) la tendance nationale à consommer plus de bœuf que de porc. La trichinose a plus fréquemment atteint les membres de groupes ethniques qui apprécient le porc cru. On a constaté que certaines épidémies s’étaient produites chez de nouveaux immigrants qui igno raient manifestement la nécessité de cuire, congeler, fumer, etc. à fond le porc américain pour tuer les larves de Trichinella. Certains groupes de réfugiés d’Asie du Sud-Est, de cultures diverses, doivent être inclus dans les groupes à haut risque. Sachant que les citoyens d’origine européenne et les immigrants récents qui appartiennent à des groupes ethniques consommant traditionnellement du porc cru sont des grou pes à haut risque, il conviendrait de leur dispenser une éducation sanitaire spéciale pour tenter de réduire le risque potentiel de nouvel les épidémies. Pour les deux tiers environ des cas notifiés de trichinose d’origine porcine, l’aliment incriminé est un produit porcin inspecté par le US Department o f Agriculture (\JSDA) et acheté au supermarché local ou chez le boucher. Les épidémies signalées ici ont ceci d’inhabituel que le porc a été acheté directement à la ferme. D’après les données les plus récentes sur la prévalence de la trichinose chez les porcs débités dans le commerce, une carcasse sur 1 000 environ est infectée. Toutefois, l’ingestion par les porcs de déchets crus — pratique interdite par la loi dans la plupart des Etats mais difficile à imposer concrètement — et certaines autres pratiques d’élevage peuvent entraîner des taux d'in fection plus élevés. Le taux d’infection des porcs achetés directement à la ferme peut donc être considérablement plus élevé que celui des 70 à 80 millions de porcs qui sont écoulés chaque année sur le marché. Actuellement, le Animal Parasitology Institute du USDA procède, avec des chercheurs du Pathobiology Department de l’Umversité de Pensylvanie, à des études de prévalence chez des porcs nourris de déchets et des porcs nourris de grain dans les Etats de l’EsL
Trichmosis has occurred most frequently among members of ethnic groups who enjoy eating raw pork. It has been observed that some outbreaks have occurred among new immigrants who apparently did not understand the need to cook, freeze, or otherwise treat American pork thoroughly in order to kill Trichinella larvae. Certain groups among the culturally diverse refugees from Southeast Asia must be included in the group at high risk of acquiring trichinosis. Identifying citizens of European ancestry and recent immigrants who belong to ethnic groups that traditionally eat raw pork as “high-risk groups” suggests these groups as targets for special health education as an effort to reduce the potential for further outbreaks. For approximately two-thirds of the reported cases o f pork-asso ciated trichinosis, the incriminated item is a US Department of Agri culture inspected pork product purchased at a local supermarket or butcher shop. The outbreaks reported here are unusual in that the pork was acquired directly from a farm. The most recent data on the prevalence of trichinosis among commercially slaughtered swine indi cate that approximately 1/1,000 carcasses is infected. However, feed ing raw garbage to swine, a practice prohibited by law in most States but difficult to enforce, and certain other swine-management practices may result in higher infection rates. Therefore, the rate o f infection among hogs purchased directly from farms may be considerably higher than among the 70-80 million hogs that pass through commer cial channels each year. Currently, the Animal Parasitology Institute, USDA, m collabora tion with investigators from the Pathobiology Department, Univer sity of Pennsylvania, are conducting prevalence studies on hogs in garbage-fed and grain-fed operations m the eastern United States.
(Based on/D’après: Morbidity and Mortality, 1 2,31, No. 13; US Centers for Disease Control.)