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Rapport de la neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé. Bonn, les 9 et 10 décembre 2019

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RAPPORT DE LA REUNION RAPPORT DE LA NEUVIEME REUNION DU GROUPE DE TRAVAIL EUROPEEN ENVIRONNEMENT ET SANTE BONN, LES 9 ET 10 DÉCEMBRE 2019 euro.who.int Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 2 Résumé La neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé (EHTF) s’est tenue au Centre européen de l’environnement et de la santé de l’OMS, à Bonn (Allemagne), les 9 et 10 décembre 2019. L’EHTF a célébré le trentième anniversaire du processus européen Environnement et santé. Il a également adopté son programme de travail pour 2020-2021, une stratégie de communication, ainsi que le champ d’action et les objectifs de son groupe de travail sur la collaboration des autorités sous-nationales et locales (CoLSA), avant d’élire un nouveau coprésident issu du secteur de la santé. En outre, il a examiné attentivement les principales avancées et les problématiques émergentes observées aux niveaux mondial et régional en matière d’environnement et de santé lors d’une série d’ateliers interactifs. Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 3 © Organisation mondiale de la Santé 2020 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BY-NC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo/deed.fr). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué ci-dessous. 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Copenhagen : WHO Regional Office for Europe; 2020. » Toute médiation relative à un différend survenu dans le cadre de la licence sera menée conformément au Règlement de médiation de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. (http://www.wipo.int/amc/en/mediation/rules/) Citation suggérée. Rapport de la neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé. Bonn, les 9 et 10 décembre 2019. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2020. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/ bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir http://www.who.int/about/licensing. Matériel attribué à des tiers. 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La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l’OMS, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. Document numéro : WHO/EURO:2020-1392-41142-55940 Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 4 Sommaire Remerciements ......................................................................................................................................... 5 Sigles et abréviations ............................................................................................................................... 5 Ouverture de la réunion et adoption de l’ordre du jour et du programme ............................................... 6 De Francfort à Ostrava et au-delà : le trentième anniversaire du processus européen Environnement et santé ......................................................................................................................................................... 6 Partage d’expériences dans l’élaboration et la mise en œuvre des portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé ................................................................................................................ 9 Problématiques nouvelles et émergentes en matière d’environnement et de santé ................................ 12 Suivi des progrès accomplis dans la réalisation des ODD et des cibles pertinentes pour l’environnement et la santé : projet de cadre ......................................................................................... 15 Les outils, les mécanismes et les activités devant faciliter l’élaboration des portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé ................................................................................................ 16 Rapports des groupes de travail établis dans le cadre de l’EHTF .......................................................... 20 Groupe de travail sur la collaboration des autorités locales et sous-nationales : champ d’action et objectifs .............................................................................................................................................. 20 Groupe de travail sur la santé face au changement climatique .......................................................... 20 Bilan des principales avancées régionales et mondiales en matière d’environnement et de santé ........ 21 Programme de travail de l’EHTF pour 2020–2021................................................................................ 24 Élection du coprésident de l’EHTF ........................................................................................................ 26 Résumé de la réunion ............................................................................................................................. 26 Annexe 1. Objet de la réunion ............................................................................................................... 27 Annexe 2. Programme de la réunion ...................................................................................................... 29 Annexe 3. Liste des participants ............................................................................................................ 33 Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 5 Remerciements La réunion a bénéficié du généreux appui financier du ministère fédéral allemand de la Santé. Sigles et abréviations 5G technologie sans fil de cinquième génération CEE-ONU Commission économique pour l’Europe des Nations Unies CEHAPE plan d’action pour l’environnement et la santé des enfants en Europe CEM champ électromagnétique CHEST ensemble d’outils pour des solutions d’énergie domestique propres CIRC Centre international de recherche sur le cancer CoLSA Groupe de travail de l’EHTF sur la collaboration des autorités locales et sous- nationales EEHYC Coalition européenne des jeunes pour l’environnement et la santé EHTF Groupe de travail européen Environnement et santé HEAL Alliance pour la santé et l’environnement IPBES Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques ODD objectifs de développement durable PPE-TSE Programme paneuropéen sur les transports, la santé et l’environnement REC Centre régional pour l’environnement (Hongrie) SAICM approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques Treizième PGT Treizième Programme général de travail 2019-2023 UE Union européenne Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 6 Ouverture de la réunion et adoption de l’ordre du jour et du programme 1. La neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé (EHTF) s’est tenue au campus des Nations Unies, à Bonn (Allemagne), les 9 et 10 décembre 2019. La réunion a bénéficié du généreux appui financier du ministère fédéral allemand de la Santé. Veuillez consulter l’annexe 1 pour l’objet de la réunion, l’annexe 2 pour le programme de travail et l’annexe 3 pour la liste des participants. Plusieurs participants y ont assisté par liaison vidéo. 2. La séance est officiellement ouverte par le docteur Nune Bakunts, présidente de l’EHTF, qui souhaite la bienvenue aux représentants de 33 États membres et de huit acteurs institutionnels. L’ordre du jour et le programme de travail corrigés d’amendements mineurs sont adoptés. 3. Le docteur Piroska Östlin, directrice régionale par intérim de l’OMS/Europe, s’adresse aux participants à travers une déclaration vidéo préalablement enregistrée. L’année 2019 est marquée par le trentième anniversaire du processus européen Environnement et santé. Pendant ces trente années, la structure de gouvernance du processus européen a changé à plusieurs reprises. En conséquence, le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe a pris des mesures visant à restructurer son action en matière d’environnement et de santé, en renforçant la convergence des stratégies et des structures techniques depuis la Sixième Conférence ministérielle sur l’environnement et la santé (Ostrava, République tchèque, 13-15 juin 2017) et l’adoption de la Déclaration d’Ostrava. Une série de publications et de logiciels ont été mis au point pour aider les États membres dans la préparation de portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé. De Francfort à Ostrava et au-delà : le trentième anniversaire du processus européen Environnement et santé 4. Le docteur Zsuzsanna Jakab, directrice générale adjointe de l’OMS, s’adresse aux participants dans une déclaration vidéo préalablement enregistrée. De nombreuses questions soulevées lors de la Première Conférence ministérielle sur l’environnement et la santé (Francfort-sur-le-Main, Allemagne, 7-8 décembre 1989), comme le changement climatique, la pollution atmosphérique et la sécurité chimique, restent particulièrement pertinentes aujourd’hui. Les principes établis lors de la première conférence par l’adoption de la Charte européenne de l’environnement et de la santé sont plus que jamais d’actualité : la collaboration internationale et multisectorielle, le partenariat avec les autres organisations internationales, notamment la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies (CEE-ONU) et ONU Environnement, et les partenariats avec la société civile qui laissent une place de choix aux jeunes. De nouveaux instruments stratégiques ont été mis au point pour faciliter l’action dans le domaine de l’environnement et de la santé, notamment le Protocole sur l’eau et la santé à la Convention de 1992 sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux, le premier traité juridiquement contraignant applicable au secteur de la santé, qui a été adopté lors de la Troisième Conférence ministérielle en 1999. 5. Le processus européen Environnement et santé a connu des difficultés à nourrir l’intérêt politique pour des mesures sur l’environnement et la santé, en particulier après la crise économique mondiale de 2008. Néanmoins, l’adoption des objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD) et du treizième Programme général de travail de l’OMS pour 2019-2023 (treizième PGT) ont suscité un nouvel élan favorable au changement et un engagement politique renouvelé. Lors de la Sixième Conférence ministérielle (Ostrava, République tchèque, 13-15 juin 2017), les États membres se sont engagés à élaborer des portefeuilles nationaux de mesures en plaçant l’accent sur leurs propres priorités nationales. L’expérience de la Région européenne de l’OMS a encouragé des actions au-delà de cette Région et un nouveau centre, inspiré du Centre européen de l’environnement et de la santé, a été instauré dans la Région du Pacifique occidental de l’OMS, à Séoul (République de Corée).1 6. Le docteur Michal Krzyzanowski, professeur invité du King’s College de Londres (Royaume-Uni) et ancien chef du Centre européen de l’environnement et de la santé, rend hommage aux fondateurs du 1 Voir https://www.who.int/westernpacific/centreforenvironment. Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 7 processus européen Environnement et santé et précise les principes des politiques publiques et les éléments stratégiques de la Charte européenne de l’environnement et de la santé. Les priorités de la Charte sont aussi pertinentes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient en 1989. 7. Les conférences ministérielles successives sont à l’origine de déclarations politiques et de la création de nouveaux outils et mécanismes :  Première Conférence ministérielle (Francfort-sur-le-Main, Allemagne, 1989) : Charte européenne de l’environnement et de la santé ;  Deuxième Conférence ministérielle (Helsinki, Finlande, 1994) : plans d’action nationaux pour l’environnement et la santé ;  Troisième Conférence ministérielle (Londres, Royaume-Uni, 1999) : Protocole sur l’eau et la santé et Charte sur les transports, l’environnement et la santé (qui a été fusionnée en 2002 avec le Programme commun d’action sur le transport et l’environnement de la CEE-ONU pour créer le Programme paneuropéen sur les transports, la santé et l’environnement (PPE-TSE)) ;  Quatrième Conférence ministérielle (Budapest, Hongrie, 2004) : Plan d’action pour l’environnement et la santé des enfants en Europe (CEHAPE, d’après son sigle en anglais) ;  Cinquième Conférence ministérielle (Parme, Italie, 2010) : Déclaration de Parme sur l’environnement et la santé et Déclaration des jeunes à l’occasion de la Conférence de Parme ;  Sixième Conférence ministérielle (Ostrava, République tchèque, 2017) : Déclaration de la Sixième Conférence ministérielle sur l’environnement et la santé, conforme au Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. 8. La création du Centre européen de l’environnement et de la santé est l’un des résultats concrets de la Première Conférence ministérielle. Le centre collabore avec un large éventail de partenaires, parmi lesquels la Commission européenne, l’Agence européenne pour l’environnement, ONU Environnement et la CEE-ONU. Ses activités techniques et son engagement dans le domaine de la recherche ont permis la création d’une base fiable de données factuelles sur un large éventail de problématiques environnementales et sanitaires, qui est utilisée dans le monde entier. Les travaux du centre sur les effets sanitaires de la pollution atmosphérique ont contribué à l’adoption en 2015 de la résolution WHA68.8 de l’Assemblée mondiale de la santé sur les conséquences sanitaires de la pollution de l’air et à l’organisation de la Première Conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé en 2018. Par ailleurs, le centre dirige les activités normatives de l’OMS en matière de qualité de l’air. Une version actualisée des lignes directrices mondiales de l’OMS relatives à la qualité de l’air doit être publiée en 2021. 9. Le processus européen aura à l’avenir pour priorité de développer la base de données factuelles et la capacité des États membres à agir dans le domaine de l’environnement et de la santé, de continuer à diriger le programme de la Région européenne en matière d’environnement et de santé et d’identifier l’emploi d’arguments sanitaires dans les politiques relatives au changement climatique et dans le programme de développement durable. 10. Une table ronde est organisée avec la participation de jeunes, de représentants de la société civile et d’acteurs institutionnels du processus européen Environnement et santé. Les participants sont : le docteur Roberto Bertollini (conseiller auprès du ministre de la Santé du Qatar, qui s’est adressé aux participants dans une déclaration vidéo préalablement enregistrée), Mme Alina Bezhenar (cofondatrice de la Coalition européenne des jeunes pour l’environnement et la santé (EEHYC)), Mme Génon K. Jensen (directrice exécutive, Alliance pour la santé et l’environnement (HEAL), qui s’est adressée aux participants dans une déclaration vidéo préalablement enregistrée), M. Marco Keiner (directeur, Division de l’environnement, CEE-ONU), le docteur Wilfried Kreisel (ex-directeur exécutif, Santé et environnement au Siège de l’OMS), Mme Brigit Staatsen (coprésidente du processus européen Environnement et santé et chercheuse principale pour l’environnement et la santé, Institut national pour la santé publique et l’environnement, Pays-Bas). Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 8 11. Le processus européen Environnement et santé a modifié le discours en matière d’environnement et de santé en permettant la prise en compte par les citoyens et les responsables politiques du fait que l’environnement constitue un déterminant majeur de la santé, de la mauvaise santé et du bien-être, du fait que les problèmes environnementaux et sanitaires ne sont pas seulement locaux mais nationaux et internationaux et du fait que les mesures visant à les résoudre doivent reposer sur des données scientifiques. Cependant, si au cours des décennies passées le processus avait pour objectif une collaboration internationale visant à régler des problèmes locaux, les problèmes désormais constatés au niveau mondial présentent un impact colossal sur la vie de communautés locales qui ne peuvent pas, d’elles-mêmes, changer leur situation. Ces défis nouveaux exigent de nouveaux instruments, de nouvelles alliances et de nouvelles bases factuelles. Une nouvelle alliance intersectorielle qui permettra de mettre au point la base factuelle nécessaire pour catalyser les changements de politique aux niveaux national et international ainsi qu’une stratégie de communication innovante pour soutenir les nouvelles politiques est indispensable. 12. L’EEHYC a été fondée en 2012 et est inscrite au nombre des organisations internationales non gouvernementales depuis 2014. Son siège est situé à Vilnius (Lituanie). Lors de la Sixième Conférence ministérielle en 2017, l’EEHYC a adopté la Déclaration des jeunes à Ostrava et l’Engagement des jeunes à agir, qui visent à promouvoir une plus grande implication des jeunes, à encourager une collaboration stratégique avec l’ensemble des acteurs du processus européen Environnement et santé et à améliorer l’éducation officielle et informelle sur les questions d’environnement et de santé. L’EEHYC coordonne les plateformes nationales des organisations de la jeunesse dans les États membres de la Région européenne de l’OMS et elle a pris part aux activités du PPE-TSE et du Protocole sur l’eau et la santé. En décembre 2019, elle a lancé sa dernière publication en date intitulée Emerging opportunities and challenges in the European Environment and Health Process (« Opportunités et difficultés émergentes dans le processus européen Environnement et santé », en anglais).2 13. En s’inspirant de la Charte européenne de l’environnement et de la santé de 1989, les acteurs du processus européen Environnement et santé, dont l’OMS, la CEE-ONU et ONU Environnement, ont créé des processus supplémentaires dans le cadre du Protocole sur l’eau et la santé, de la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance et du PPE-TSE qui témoignent visiblement de la nature interdépendante des actions sur l’environnement et la santé. L’inclusion de considérations sanitaires dans les politiques et la planification en matière de transports au titre du PPE- TSE a été particulièrement précieuse. Les problématiques environnementales sont désormais systématiquement examinées dans le cadre de la santé humaine et des conditions de vie. 14. Les objectifs ambitieux de la Première Conférence ministérielle sont inspirés de la nécessité de répondre à une série de catastrophes environnementales, d’un tournant politique à l’origine d’une Europe plus unie et de documents stratégiques internationaux tels que le rapport Brundtland, Notre avenir à tous.3 Le processus européen est devenu un modèle de collaboration multisectorielle qui inspire aujourd’hui la Région du Pacifique occidental de l’OMS. Le Centre Asie-Pacifique pour l’environnement et la santé, instauré en 2019, s’intéressera à trois domaines techniques : la qualité de l’air, les énergies et la santé, le changement climatique et la santé, et l’eau et le cadre de vie. La collaboration multisectorielle gagne déjà du terrain dans la Région grâce à des organismes comme le Forum régional pour l’environnement et la santé dans les pays d’Asie du Sud-Est et de l’Est (Forum régional Asie-Pacifique pour l’environnement et la santé). 15. Les priorités du processus européen Environnement et santé pour l’avenir incluent le renforcement de la collaboration sur des aspects interdisciplinaires comme le changement climatique et les villes durables, qui permettra en outre un meilleur usage de maigres ressources. Le processus européen continuera à impliquer les jeunes dans les activités de prise de décisions et de développement des capacités. Une collecte des données et un suivi des activités efficaces sont indispensables pour évaluer si une mesure induit les effets désirés. 2 Voir www.eehyc.org. 3 Commission mondiale de l’environnement et du développement. Notre avenir à tous. Oxford/New York : Oxford University Press ; 1987. Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 9 Partage d’expériences dans l’élaboration et la mise en œuvre des portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé Document EURO/EHTF9/8 16. S’adressant à l’assistance par liaison vidéo, Mme Dovilė Adamonytė, consultante, Centre européen de l’environnement et de la santé, décrit les résultats d’une enquête en ligne dont l’objectif était d’évaluer l’état d’avancée de l’élaboration par les États membres de portefeuilles nationaux de mesures et d’identifier les domaines qui pourraient nécessiter une assistance technique et les capacités requises pour soutenir les activités nationales. 17. L’enquête en ligne semi-structurée a été réalisée en avril-mai 2019 et une deuxième série de données ont été collectées en septembre-novembre 2019. Un total de 40 enquêtes a été reçu de 37 États membres. L’enquête consistait en 23 questions ouvertes et fermées réparties en trois sections : structure institutionnelle pour l’environnement et la santé, élaboration du portefeuille national de mesures et exemples spécifiques de mesures prises dans chaque domaine prioritaire. 18. Les réponses aux questions relatives à la structure institutionnelle indiquent que les points focaux pour l’environnement et la santé constituent le principal canal de communication et de coordination lors des réunions des spécialistes des secteurs de l’environnement et de la santé et la principale source d’informations pour les responsables politiques. D’autres ministères, comme ceux de l’Agriculture, du Développement économique, du Travail, de l’Éducation et des Situations d’urgence, sont aussi impliqués, à l’instar des autorités sous-nationales, de la société civile, des jeunes et du secteur privé. Dans 11 États membres, un mécanisme existant est utilisé pour coordonner les activités dans les secteurs de la santé et de l’environnement, tandis que dans les autres pays ayant répondu à l’enquête, un mécanisme a été créé. 19. Les États membres ont fait état d’obstacles à l’obtention des ressources humaines et financières nécessaires pour élaborer leur portefeuille national et d’un financement limité pour la mise en œuvre du portefeuille. Au total, 68 % des États membres qui n’ont pas encore préparé de portefeuille national ont déclaré avoir l’intention de le faire. Le portefeuille national est un document spécifique dans neuf États membres et il est intégré dans des stratégies ou politiques nationales existantes dans neuf autres. Les priorités des portefeuilles nationaux sont la qualité de l’air, la sécurité chimique et des villes saines et durables. Quelques répondants ont cité un système de santé viable sur le plan environnemental au nombre des priorités. 20. Au total, 63 % des États membres n’ont pas de ressources dédiées à l’élaboration du portefeuille national. Dix États membres disposent d’un système de suivi et d’évaluation ; toutefois, 16 % des répondants restants ignorent si un tel système existe dans leur pays. La mise en œuvre des portefeuilles nationaux sera évaluée en identifiant des indicateurs nationaux et en facilitant le suivi et la notification par l’intermédiaire du cadre des ODD. Les types de mesures rapportées par les États membres incluent des instruments stratégiques, des ateliers, des évaluations d’impact sanitaire, des formations et des projets de collaboration. Les répondants ont signalé plusieurs domaines, comme la qualité de l’air et la sécurité chimique, dans lesquels leur pays pouvait fournir une assistance technique aux autres pays. Le Bureau régional pourrait préparer un document de référence qui mettrait en valeur les expériences positives d’États membres dans l’élaboration de leur portefeuille national, qui soulignerait leurs priorités en matière d’environnement et de santé et qui évoquerait les réussites et les obstacles rencontrés. Cette publication pourrait être lancée à l’occasion de la prochaine évaluation à mi-parcours du processus européen Environnement et santé et servir de contribution à la stratégie de communication du processus européen. 21. Les participants se divisent en sept groupes dédiés chacun à l’un des domaines prioritaires inscrits dans la Déclaration d’Ostrava, afin d’évoquer les principales difficultés rencontrées par les pays et les moyens à disposition de l’OMS et des autres acteurs du processus européen pour aider à les surmonter. Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 10 La qualité de l’air Sous l’égide de la Géorgie et de M. Román Pérez Velasco, conseiller technique, Centre européen de l’environnement et de la santé 22. La promotion de la collaboration intersectorielle et le dialogue entre les parties prenantes constituent les principales difficultés rencontrées par les États membres. Pour y remédier, les États membres soulignent la nécessité de renforcer les cadres juridiques à travers les différents niveaux de gouvernance. En outre, il convient d’agir pour améliorer la qualité de l’air intérieur et pour optimiser les bienfaits collatéraux de l’atténuation des changements climatiques et de la lutte contre la pollution atmosphérique. Le développement des capacités soutenu par l’OMS et par l’Union européenne (UE) en Géorgie, le système d’alerte rapide en présence de poussières provenant du désert appliqué conjointement par Chypre, la Grèce et Israël et l’approche pangouvernementale de la pollution atmosphérique adoptée par les Pays-Bas comptent parmi les bonnes pratiques. Le renforcement des réseaux de suivi de la qualité de l’air et la collecte de données aux fins des évaluations de l’impact sanitaire, ainsi que la promotion d’une mobilité urbaine durable sont d’autres exemples d’activités possibles. L’eau, l’assainissement et la santé Sous l’égide de la Serbie et du Dr Enkhtsetseg Shinee, conseillère technique, Centre européen de l’environnement et de la santé 23. Les États membres ont pour priorité la création d’une législation pour l’adoption de stratégies de gestion de la sécurité de l’eau et de l’assainissement conformes aux lignes directrices de l’OMS et l’élaboration de feuilles de route pour leur mise en œuvre à long terme ; le durcissement des normes de qualité de l’eau, y compris des normes relatives à la surveillance fondée sur les risques de la qualité de l’eau ; l’amélioration de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène dans les services de soins de santé, dans les écoles et dans les autres institutions ; et la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. Le Protocole sur l’eau et la santé fournit une base solide pour l’élaboration de portefeuilles nationaux dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, du fait notamment de son mécanisme de définition des cibles et de mise en œuvre. Toutefois, une coordination efficace entre les différents secteurs est nécessaire pour impliquer l’ensemble des parties prenantes dans le processus de mise en œuvre. Les États membres devraient partager les bonnes pratiques, des données d’expérience et des outils. La progression de la contamination chimique des ressources en eau par des substances comme les composés perfluorés et les résidus pharmaceutiques compte parmi les difficultés émergentes. La sécurité chimique Sous l’égide de la Lituanie et du Dr Irina Zastenskaya, conseillère technique, Centre européen de l’environnement et de la santé 24. Les activités des États membres sont conformes aux priorités régionales en matière de sécurité chimique. Néanmoins, les priorités nationales divergent selon le niveau de développement économique du pays, les structures institutionnelles dont il dispose et les capacités existantes. Les principales préoccupations portent sur les problèmes classiques liés la sécurité chimique, comme l’élaboration et la mise en œuvre de lois innovantes, l’évaluation de l’exposition et des risques, la surveillance sanitaire, le renforcement des centres antipoison, la mise en œuvre de la Convention de Minamata sur le mercure, la promotion d’alternatives plus saines et la suppression de l’amiante et d’autres substances chimiques dangereuses, et l’élimination des déchets dangereux, y compris des déchets médicaux. Par ailleurs, les États membres sont préoccupés par des problèmes émergents, comme l’évaluation des risques liés aux mélanges de substances chimiques, le recyclage des produits dangereux et l’économie circulaire, le développement de la législation relative aux produits chimiques pour couvrir le contrôle des émissions de substances chimiques dangereuses et leur mise sur le marché, et la mesure de l’impact sanitaire des mouvements transfrontières de substances chimiques. La mise en œuvre de programmes de biosurveillance humaine, notamment par le biais d’une collaboration entre les pays de l’UE et les autres pays dans le cadre de l’initiative européenne de biosurveillance humaine, est un domaine qui offre de nombreuses possibilités. Les participants demandent l’appui du Centre européen de l’environnement et Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 11 de la santé pour le développement des capacités et la création d’une base de données scientifiques aux fins d’une action de promotion au niveau national. La gestion des déchets et des sites industriels pollués Sous l’égide de l’Italie et du Dr Julia Nowacki, conseillère technique, Centre européen de l’environnement et de la santé 25. Le développement industriel a toujours présenté et présente encore aujourd’hui de nombreux avantages pour nos sociétés. Cependant, les sites industriels en activité ou fermés sont à l’origine d’une contamination de l’environnement qui a une incidence sur la santé humaine avec différents modes d’exposition et des effets multiples. Ces effets sur la santé affectent souvent de façon injuste les groupes au statut socioéconomique précaire qui vivent près de sites industriels pollués. En Europe, les précédentes définitions des sites industriels pollués mettaient l’accent sur la contamination des sols. Une définition plus large exige de prendre en considération les sols, l’air, l’eau et la chaîne alimentaire, ainsi que la production de déchets et l’exposition sur le lieu de travail. Les sites industriels pollués sont souvent des zones très sensibles qui requièrent une approche multidisciplinaire afin d’intégrer de multiples expositions environnementales et diverses atteintes à la santé humaine. 26. Il faut de toute urgence adopter une approche proactive pour mesurer l’impact sanitaire des sites industriels pollués et agir sur ces impacts. Cela suppose l’élaboration de stratégies intersectorielles qui permettent d’aborder les problèmes environnementaux, sociaux, professionnels, industriels et sanitaires. Les mélanges complexes de substances chimiques dangereux pour la santé se retrouvent souvent dans l’environnement des sites industriels pollués. C’est pourquoi l’action corrective visant à traiter la contamination environnementale due aux sites industriels pollués ne doit pas être retardée sur la base d’une incertitude scientifique, qu’il s’agisse du manque d’études épidémiologiques de haute qualité, de l’absence de données relatives à l’exposition, à la population et à la santé ou de la taille inadaptée des échantillons. Les États membres demandent un appui pour le développement des capacités et la sensibilisation officiels et informels, des stratégies pour l’évaluation des impacts et l’atténuation des risques pour avancer vers une économie circulaire. Le changement climatique Sous l’égide de l’Allemagne, de la Croatie et du Dr Vladimir Kendrovski, conseiller technique, Centre européen de l’environnement et de la santé 27. De nombreux États membres ont instauré des mécanismes de coordination intersectorielle pour identifier les mesures nécessaires à l’atténuation des risques sanitaires liés au changement climatique dans le secteur de la santé et les autres secteurs. La gravité des impacts futurs sera déterminée par les changements qui affecteront le climat et par les changements simultanés qui porteront sur des facteurs non climatiques, ainsi que par les mesures d’adaptation mises en œuvre pour limiter les effets négatifs. Des données relatives aux allergies associées au changement climatique ont été collectées en Allemagne, en Israël et en Slovaquie. 28. La pérennité des systèmes de santé sera mise en péril si les déterminants en amont des maladies ne sont pas abordés avec sérieux. Au vu des rapports très forts qui existent entre ces facteurs, des politiques sanitaires bien conçues qui promeuvent l’atténuation de l’impact sanitaire du changement climatique et l’adaptation face à cet impact représenteraient une réelle opportunité pour la promotion de la santé et la prévention des maladies. Depuis la conférence internationale sur le changement climatique dans la Méditerranée et au Moyen-Orient organisée en 2018, Chypre joue un rôle de coordination des efforts visant à atténuer les effets du changement climatique dans les régions de la Méditerranée orientale et du Moyen-Orient. 29. Néanmoins, plusieurs États membres rencontrent des difficultés dans la mise en œuvre de leur plan d’action. Il est nécessaire d’accroître la sensibilisation aux risques liés aux changements climatiques pour la santé. Les participants appellent le Bureau régional et les autres partenaires à aider à l’élaboration de supports pédagogiques pertinents. Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 12 Les villes Sous l’égide du Dr Miriam Weber, Villes-santé, de la ville d’Utrecht et de M. Matthias Braubach, conseiller technique, Centre européen de l’environnement et de la santé 30. Parmi les défis à relever, il faut garantir que les responsables politiques au niveau sous-national approuvent les priorités environnementales et qu’ils acquièrent les compétences nécessaires pour travailler efficacement en coordination avec les autorités régionales et nationales et les secteurs autres que la santé. Des données sont requises pour avancer des arguments économiques convaincants en faveur d’une action à long terme sur la santé et l’environnement. Par exemple, des laboratoires locaux pourraient être installés pour suivre la qualité de l’air au niveau local. Si la Déclaration d’Ostrava accorde une place majeure aux villes, les problématiques et les considérations spécifiques aux zones rurales (p. ex. l’approvisionnement en eau et l’assainissement) ne doivent pas être oubliées. Le Bureau régional et d’autres acteurs du processus européen Environnement et santé pourraient soutenir les États membres en rassemblant les différents acteurs afin qu’ils partagent les meilleures pratiques, en mettant au point des outils et en recueillant des données pour étayer des arguments économiques et une évaluation avantage/coût ainsi que des données sur les impacts sanitaires afin d’influencer l’urbanisme et la prise de décisions. Ils pourraient également encourager les États membres à inclure les besoins et les considérations sous-nationaux dans leur portefeuille national. Des systèmes de santé viables sur le plan environnemental Sous l’égide des Pays-Bas et du Dr Dorota Jarosińska, cheffe du programme, Environnements de vie et de travail, Centre européen de l’environnement et de la santé 31. Cette question revêt une pertinence particulière pour le secteur de la santé. Aux Pays-Bas, l’initiative Green Deal 2.0, conduite sous les auspices du ministère de la Santé, de la Protection sociale et des Sports, est un programme ascendant animé par le savoir et l’enthousiasme des professionnels de santé, qui engendre des gains rapides pour un coût relativement faible. Elle aborde quatre domaines clés, que d’autres États membres pourraient souhaiter examiner : la réduction des émissions de carbone émanant des établissements de santé, la promotion de transactions circulaires, la réduction des résidus pharmaceutiques dans l’eau et l’action en faveur de milieux de vie sains dans les établissements de santé. Problématiques nouvelles et émergentes en matière d’environnement et de santé Document EURO/EHTF9/9 32. Lors de sa réunion organisée en juin 2019, le bureau de l’EHTF a décidé de consacrer une séance de la neuvième réunion de l’EHTF à un bilan des connaissances disponibles les plus récentes sur un petit nombre de problématiques émergentes liées à l’environnement et à la santé. Trois problèmes ont été identifiés au moyen d’une consultation bilingue en ligne, à laquelle ont répondu 20 États membres, et des spécialistes de ces questions ont été invités à s’adresser à l’EHTF. La biodiversité et la santé humaine Professeure Lora Fleming, Centre européen de l’environnement et de la santé humaine, Faculté de médecine, Université d’Exeter, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, Mme Hien Ngo, Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) 33. Les études menées sur la santé de la planète, comme l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire, révèlent que les écosystèmes et les services qu’ils fournissent (comme l’eau salubre, l’alimentation et la régulation de l’eau) se détériorent progressivement. La biodiversité, qui accroit la résilience de toutes les espèces face aux menaces environnementales, connaît un déclin rapide. L’OMS a conclu un protocole d’accord avec le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique et les deux organismes ont publié conjointement en 2015 un document intitulé : Connecting global priorities: biodiversity and human health: a state of knowledge review (« Connecter des priorités mondiales : la Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 13 biodiversité et la santé humaine - Examen de l’état actuel des connaissances », en anglais). Des actions supplémentaires doivent être entreprises pour sensibiliser à l’importance de la biodiversité pour la santé humaine et à la nécessité de diminuer l’appauvrissement de la biodiversité. Dans cet effort, l’action intersectorielle sera essentielle. 34. Le Centre européen de l’environnement et de la santé humaine, basé à l’Université d’Exeter (Royaume-Uni), a été désigné centre collaborateur de l’OMS pour les milieux naturels et la santé en novembre 2019. Ses activités incluent des travaux de recherche interdisciplinaires sur les infrastructures vertes et bleues (forêts et parcs naturels, et océans, rivières et plans d’eau urbains) et la santé humaine. 35. Lors d’une réunion informelle du groupe de travail, les représentants des États membres évoquent les défis liés à la biodiversité et à la santé au niveau national, notamment la collaboration entre les secteurs et la difficulté de relier directement les résultats sanitaires à l’état de la biodiversité. Les participants soulignent le rôle de la biodiversité dans le renforcement de la résilience : par exemple, l’industrie agroalimentaire entreprend le séquençage du génome de nombreuses plantes, y compris de celles qui ne sont pas utilisées comme source d’aliments, dans un effort pour préserver la biodiversité. Des informations sur les méthodes de mesure de la biodiversité sont disponibles sur la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES, www.ipbes.net). Le principe « Un monde, une santé » promu par l’OMS, par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et par l’Organisation mondiale de la santé animale fournit un cadre utile pour l’intégration de la biodiversité dans les activités telles que l’atténuation des changements climatiques. En outre, les sciences citoyennes sont un bon moyen d’impliquer le grand public, en particulier les jeunes, dans la collecte de données et de sensibiliser les populations. Le Bureau régional peut fournir des capacités aux fins d’études sur la biodiversité dans le cadre des activités du centre collaborateur de l’OMS pour les milieux naturels et la santé. Les facteurs environnementaux de la résistance aux antimicrobiens Dr Gertjan Medema, chercheur principal, Centre de recherche sur le cycle de l’eau KWR, Nieuwegein, Pays-Bas 36. Les médicaments antimicrobiens sont un élément indispensable de nombreuses procédures médicales ; or la résistance aux antimicrobiens progresse rapidement dans le monde entier. Chaque année, dans l’UE et dans l’Espace économique européen, 33 000 personnes décèdent des suites d’une infection causée par une bactérie résistante aux antimicrobiens, soit plus que les victimes de la grippe, du VIH/sida et de la tuberculose réunies. La résistance aux antimicrobiens, qui se limitait à l’origine aux services de santé, est aujourd’hui largement répandue dans les communautés. En 2015, l’OMS a adopté le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens. 37. Les facteurs environnementaux qui contribuent à ce phénomène sont notamment la résistance élevée et croissante des bactéries présentes dans les eaux usées, qui reflète également l’usage intensif des antimicrobiens dans l’agriculture et dans l’élevage, sans compter leur utilisation par les communautés. Les organismes naturellement résistants aux antimicrobiens peuvent se répandre à travers les systèmes d’approvisionnement en eau. La présence de substances polluantes (p. ex. les métaux lourds, le chlore en trop grande quantité ou les herbicides) dans ces systèmes peut favoriser la propagation de gènes résistants chez différentes espèces de bactéries. 38. En attendant des recherches supplémentaires dans ce domaine complexe, deux principales stratégies de lutte contre la résistance aux antimicrobiens peuvent dès à présent être adoptées ou renforcées dans l’ensemble des États membres. La première consiste à améliorer la lutte anti-infectieuse dans les services de santé, qui demeurent la principale source de résistance aux antimicrobiens. La seconde vise à réduire le déversement d’antimicrobiens, d’organismes résistants et de matériel génétique résistant dans l’environnement. 39. Les États membres souhaiteront veiller à ce que les facteurs environnementaux soient pris en compte dans leur plan d’action pour combattre la résistance aux antimicrobiens et à ce que ce phénomène soit pris en considération dans les efforts pour améliorer le traitement des eaux usées et la qualité de l’approvisionnement en eau potable. Ces actions exigent naturellement de trouver un Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 14 compromis entre les risques connus et les risques potentiels, les coûts potentiels et les connaissances limitées sur l’efficacité et le rendement des solutions possibles. 40. Lors d’une réunion informelle du groupe de travail, les participants soulignent la nécessité de connecter les activités de lutte contre la résistance aux antimicrobiens aux activités visant à promouvoir la biodiversité, à atténuer les changements climatiques et à s’adapter à ces derniers. À ce jour, les données indiquent que les facteurs environnementaux jouent un rôle relativement dérisoire dans la propagation de la résistance aux antimicrobiens, comparés à la médecine humaine ou à l’élevage. Néanmoins, un suivi régulier et rentable est indispensable, notamment pour surveiller la prévalence des souches résistantes d’Escherichia coli. Les participants soutiennent les stratégies proposées pour l’amélioration de la lutte anti-infectieuse dans les services de santé et pour la réduction du déversement d’organismes résistants et la libération de leur matériel génétique dans l’environnement. Ils suggèrent que les facteurs environnementaux soient mentionnés de manière plus explicite dans les politiques et les plans d’action relatifs à la résistance aux antimicrobiens concernés. Ils relèvent que la résistance aux antimicrobiens est incluse dans le recueil des mesures possibles pour tenir les engagements pris en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène au titre de la Déclaration d’Ostrava, mais que de multiples organismes sont impliqués dans la lutte contre ce phénomène, au-delà des secteurs de l’environnement et de la santé. La technologie sans fil de cinquième génération Dr Emilie van Deventer, Programme sur les rayonnements, Siège de l’OMS 41. La technologie sans fil de cinquième génération (5G) est progressivement déployée en Europe. Outre son utilisation par les applications de téléphonie mobile et d’Internet, cette technologie devrait contribuer aux services d’e-santé et de santé mobile, à la télémédecine et à la chirurgie à distance, aux transports et à l’automatisation de nombreux équipements domestiques. 42. La 5G fonctionne actuellement et largement sur les mêmes bandes de fréquence que les technologies précédentes. Dans un futur proche, elle devrait être déployée sur des fréquences bien plus élevées que celles actuellement utilisées pour la 4G. Il existe un grand nombre de données, de modèles et de prévisions relatifs à l’exposition aux champs électromagnétiques dans le domaine des radiofréquences. L’effet thermique est la principale répercussion associée à une forte exposition au rayonnement électromagnétique des radiofréquences et il est à la base des directives internationales visant à limiter l’exposition. Au niveau de l’environnement, aucun effet aigu n’a été observé. La plupart des études épidémiologiques se sont concentrées sur le risque de cancer, en particulier sur le risque de tumeurs cérébrales associé à l’utilisation des téléphones portables. L’étude INTERPHONE, une étude internationale cas-témoins dirigée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), a révélé un lien entre les gliomes et les neurinomes de l’acoustique et l’utilisation du téléphone portable, en particulier chez les plus gros utilisateurs. Néanmoins, des biais et des erreurs affaiblissent ces conclusions et empêchent de dégager un lien de cause à effet. Le CIRC a classé les champs électromagnétiques des radiofréquences comme « peut-être cancérigènes pour l’homme » (Groupe 2B). 43. D’autres problèmes de santé potentiels sont à l’étude, comme les retards du développement cognitif chez l’enfant, la fatigue des yeux due à la lumière bleue émise par les appareils électroniques et les accidents de la circulation causés par des conducteurs distraits par leur téléphone. Cependant, peu de données sont actuellement disponibles : l’examen des effets sanitaires potentiels d’une exposition à long terme aux technologies sans fil comme la 5G au moyen d’études prospectives de cohorte réalisées sur plusieurs décennies sera nécessaire pour tirer des conclusions fiables. 44. Les pays ont adopté un large éventail de mesures de gestion des risques visant à prévenir et à atténuer les effets sanitaires potentiels. Néanmoins, les risques associés à la 5G suscitent beaucoup d’anxiété au sein des populations. Aussi est-il indispensable de fournir au public des informations et de communiquer sur ses risques. 45. L’OMS examine actuellement la littérature scientifique consacrée aux effets sanitaires de l’exposition aux radiofréquences. L’Organisation a commandé dix examens systématiques des bilans sanitaires négatifs potentiels, dont le cancer, et elle met à jour ses aide-mémoire portant sur les Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 15 téléphones portables et les stations terrestres. La monographie du CIRC sur les champs électromagnétiques de radiofréquences,4 publiée en 2011, sera mise à jour. 46. Lors d’une réunion informelle du groupe de travail, un participant originaire des Pays-Bas attire l’attention sur les personnes qui souffrent de problèmes de santé réels et graves, qu’ils attribuent à l’exposition aux champs électromagnétiques, y compris à des niveaux inférieurs aux limites recommandées à l’échelle internationale, un phénomène connu sous le nom d’« hypersensibilité électromagnétique ». L’origine de ces plaintes n’a pas encore été identifiée scientifiquement et elles sont difficiles à étudier car leur nature et le contexte dans lequel elles surgissent diffèrent grandement d’un cas à l’autre. D’autres participants proposent que le principe de précaution s’applique à l’utilisation de la 5G jusqu’à ce l’obtention de données fiables sur les risques associés et ils soulignent à nouveau l’importance de campagnes publiques d’information efficaces pour répondre aux préoccupations actuelles largement répandues. Un représentant du Bureau régional fait remarquer que la 5G n’entre pas dans le cadre des engagements pris à Ostrava. Toutefois, le Bureau régional, en collaboration avec le Programme sur les rayonnements du Siège de l’OMS, peut fournir aux États membres des données actualisées, ainsi qu’un soutien bilatéral. Le Projet international CEM de l’unité Rayonnements et santé du Siège de l’OMS met à disposition des États membres une plateforme pour coopérer et tisser des liens autour de sujets associés aux champs électromagnétiques (CEM) et à la santé. Il se réunit une fois par an. Le Projet CEM est ouvert à tous les organismes des États membres de l’OMS concernés. Par ailleurs, le Bureau régional pourrait organiser une série de webinaires qui permettraient un partage d’expertise entre les États membres et un soutien entre pairs. Suivi des progrès accomplis dans la réalisation des ODD et des cibles pertinentes pour l’environnement et la santé : projet de cadre Document EURO/EHTF9/10 Professeur Michał Krzyżanowski, professeur invité, Groupe de recherche sur l’environnement, King´s College, Université de Londres, Royaume-Uni 47. Lors de la Sixième Conférence ministérielle sur l’environnement et la santé, les États membres ont convenu de mesurer les progrès réalisés dans le déploiement des activités menées dans le cadre de la Déclaration d’Ostrava et de les rapporter en s’appuyant sur les mêmes indicateurs que ceux utilisés pour rendre compte de la mise en œuvre des cibles des ODD auxquelles les engagements d’Ostrava sont censés contribuer. Par ailleurs, l’utilisation des indicateurs des ODD pour suivre les progrès réalisés dans leur mise en œuvre est énoncée dans l’objectif stratégique no 6 de la stratégie mondiale de l’OMS sur la santé, l’environnement et les changements climatiques adoptée en 2019. 48. Le Bureau régional a préparé un projet de cadre de suivi basé sur l’identification des indicateurs des ODD les plus pertinents pour mesurer les progrès accomplis dans le respect des priorités de la Déclaration d’Ostrava. Le projet de cadre de suivi compte 34 indicateurs, dont neuf qui ne concernent pas spécifiquement la Déclaration, mais qui pourraient néanmoins transmettre des informations utiles. 49. Certains, voire l’ensemble des États membres de la Région européenne disposent déjà de données complètes et de bonne qualité pour 19 des indicateurs. Quant aux autres indicateurs, les données disponibles sont de qualité médiocre ou les définitions de l’indicateur ou les méthodes de collecte des données présentent des lacunes et des travaux sont actuellement en cours pour les développer. Dix des indicateurs sont les mêmes que ceux visés dans la stratégie mondiale et des données concernant neuf d’entre eux sont disponibles dans au moins quelques pays. 4 Groupe de travail du CIRC sur l’évaluation des risques cancérogènes pour l’homme. Rayonnements non ionisants, Partie II : champs électromagnétiques de radiofréquences (Monographies du CIRC sur l’évaluation des risques cancérogènes pour l’homme, vol. 102). Lyon : Centre International de Recherche sur le Cancer ; 2011 (https://publications.iarc.fr/Book-And-Report-Series/Iarc-Monographs-On-The-Identification-Of- Carcinogenic-Hazards-To-Humans/Non-ionizing-Radiation-Part-2-Radiofrequency-Electromagnetic-Fields- 2013, consulté le 31 décembre 2019). Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 16 50. Les commentaires reçus de la part des États membres pendant la consultation en ligne sur le projet de cadre ont permis de soulever trois questions majeures. Premièrement, les répondants ont renouvelé leur crainte que la Déclaration d’Ostrava n’augmente les contraintes liées à la notification pesant sur les États membres. Deuxièmement, des répondants ont mis en doute la pertinence de certains indicateurs dans le contexte européen, comme la « proportion de la population urbaine vivant dans des quartiers de taudis », bien que ce même indicateur fasse référence aux « problèmes de logement » qui restent persistants d’un point à l’autre de la Région. Troisièmement, les États membres de l’UE, en particulier, disposent souvent d’indicateurs plus pertinents que ceux utilisés pour rendre compte des cibles des ODD. 51. Le Bureau régional propose que l’EHTF approuve l’ensemble des 34 indicateurs comme cadre de suivi de base des engagements d’Ostrava et invite les États membres à compléter la collecte de données pour les 18 indicateurs clés à l’aide d’un ensemble de données le plus complet possible. En outre, il propose que les États membres encouragent leurs autorités nationales à garantir la finalisation rapide des indicateurs restants du cadre de suivi. Le Bureau régional mettra en place un portail d’échange d’informations sur les neuf indicateurs supplémentaires utilisés par un sous-groupe d’États membres et produira un rapport d’évaluation d’ici un à deux ans. 52. Certains participants craignent que les efforts déployés spécialement pour développer l’ensemble complet d’indicateurs dans le projet de cadre de suivi ne monopolisent les ressources et les efforts et ils estiment qu’ils seraient plus utiles s’ils servaient au développement des capacités, à la création de réseaux et à l’identification des obstacles à la réussite, activités qu’ils considèrent comme la véritable valeur ajoutée du processus européen Environnement et santé. Un membre du Bureau souligne que de nombreux participants qui avaient répondu à la consultation en ligne sur le projet de cadre de suivi avaient noté l’intérêt réel du suivi et de l’évaluation : la question était de trouver des moyens de mener ces activités de manière efficace. Un représentant du Bureau régional déclare que, d’après les commentaires reçus, le cadre de suivi présenté dans le document de référence concerné, qui reflète le mandat de la Déclaration d’Ostrava, sera maintenu. Toutefois, il faut admettre que le système actuel fournit un ensemble minimal de données et qu’il n’offre pas une représentation complète de la situation, au vu de l’avancée actuelle de l’élaboration des indicateurs. De ce fait, les États membres qui recueillent des données plus détaillées ou plus pertinentes vis-à-vis des engagements d’Ostrava sont libres d’utiliser ces données pour les actions de mise en œuvre et de partager leurs indicateurs nationaux avec d’autres si tel est leur souhait. L’Agence européenne pour l’environnement collecte un grand nombre de données pertinentes, bien qu’en provenance uniquement d’États membres de l’UE. 53. Le Bureau régional procèdera à un examen documentaire de l’ensemble des données actuellement soumises par les États membres et à l’évaluation de l’état d’avancement de la mise en œuvre des engagements d’Ostrava pour son examen lors de la prochaine évaluation à mi-parcours du processus européen Environnement et santé ou à tout autre moment convenu par l’EHTF. Les outils, les mécanismes et les activités devant faciliter l’élaboration des portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé 54. Un événement consacré aux marchés de l’environnement et de la santé a été organisé. Les participants ont pu visiter un certain nombre de stands animés par des représentants du Centre européen de l’environnement et de la santé et par d’autres acteurs, et ainsi recueillir des supports et poser des questions sur les divers outils, ressources, mécanismes et activités potentiellement utiles à l’élaboration et à la mise en œuvre des portefeuilles nationaux, à l’identification de domaines prioritaires et au renforcement de la coordination nationale. L’outil AirQ+ version 2.0 55. La version actualisée du logiciel AirQ+5, lancée lors de la neuvième réunion de l’EHTF, permet de quantifier les effets sanitaires de l’exposition à la pollution atmosphérique, en proposant notamment 5 AirQ+ : logiciel permettant d’évaluer les risques sanitaires de la pollution de l’air. Dans : Bureau régional de l’Europe de l’Organisation mondiale de la santé [site Web]. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 17 une estimation de la réduction de l’espérance de vie. Cette nouvelle version bénéficie d’une interface plus intuitive et s’accompagne de nouveaux manuels. Elle permet aux utilisateurs d’analyser des ensembles de données multiples, d’évaluer le risque de cancer et de calculer la charge de la maladie, ainsi que les impacts de la pollution atmosphérique sur la santé. La sécurité chimique 56. Le Centre européen de l’environnement et de la santé a publié plusieurs documents sur la biosurveillance humaine du mercure, notamment des procédures opératoires standardisées et un protocole d’enquête pour l’évaluation de l’exposition prénatale au mercure.6 Le gouvernement néerlandais met en place des mesures qui inciteront l’industrie chimique à réduire les émissions de substances chimiques dangereuses et il prévoit d’organiser une conférence à ce sujet en 2021. L’économie circulaire 57. Le concept d’économie circulaire ouvre la voie à la croissance durable, à la bonne santé et à des emplois décents, tout en réduisant la pression qui pèse sur l’environnement et les ressources naturelles. Les activités de l’OMS dans ce domaine visent à faciliter et à encourager l’intégration des effets positifs et négatifs sur la santé dans le débat politique et à favoriser une implication proactive du secteur de la santé dans les discussions car jusqu’à présent, les spécialistes de la santé étaient rarement invités à s’exprimer. Ainsi, deux publications récentes78 proposent un examen de l’impact sanitaire des mesures prises en faveur de l’économie circulaire et de l’utilisation des instruments existants (p. ex. ceux utilisés pour les évaluations d’impact sanitaire ou les évaluations environnementales obligatoires) pour quantifier les effets sanitaires de l’économie circulaire. Le changement climatique 58. En 2018, le Centre européen de l’environnement et de la santé a publié un manuel sur l’outil de calcul CaRBonH (pour Carbon Reduction Benefits on Health, soit les bienfaits de la réduction des émissions de carbone sur la santé en anglais), qui permet de quantifier les conséquences physiques et économiques positives pour la santé humaine induites par l’amélioration de la qualité de l’air au niveau national en réduisant les émissions de carbone. Lors de la vingt-cinquième session de la Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (Madrid, Espagne, 2-13 décembre 2019), l’OMS a rendu publics le dernier rapport de l’enquête sur la santé et les changements climatiques9 et les profils de pays. Les inégalités en matière d’environnement et de santé 59. En juin 2019, le Centre européen de l’environnement et de la santé a publié le deuxième rapport d’évaluation sur les inégalités en matière d’environnement et de santé en Europe10, ainsi que plusieurs l’Europe ; 2020 (https://www.euro.who.int/fr/health-topics/environment-and-health/air-quality/activities/airq- software-tool-for-health-risk-assessment-of-air-pollution, consulté le 5 janvier 2020). 6 Évaluation de l’exposition prénatale au mercure : procédures opératoires standardisées. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2018 (https://www.euro.who.int/fr/health-topics/environment-and- health/chemical-safety/publications/2018/assessment-of-prenatal-exposure-to-mercury-standard-operating- procedures-2018, consulté le 10 janvier 2020). 7 Économie circulaire et santé : les opportunités et les risques. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2018 (https://www.euro.who.int/fr/publications/abstracts/circular-economy-and-health-opportunities- and-risks-2018, consulté le 10 janvier 2020). 8 Assessing the health impacts of a circular economy. (« Évaluation des impacts sanitaires d’une économie circulaire. ») Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2019 (http://www.euro.who.int/en/health- topics/environment-and-health/health-impact-assessment/publications/2019/assessing-the-health-impacts-of-a- circular-economy-2019, consulté le 10 janvier 2020). 9 2018 WHO health and climate change survey report: tracking global progress. Genève : Organisation mondiale de la santé ; 2019 (WHO/HPR/AHE/19.11). Licence : CC BY-NC-SA 3.0IGO (https://www.who.int/globalchange/publications/country-profiles-global-report-2019/en/, consulté le 5 janvier 2020). 10 Inégalités en matière d’environnement et de santé en Europe. Deuxième rapport d’évaluation. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2019 Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 18 profils de pays sur ce sujet.11 Le dispositif de ressources sur les inégalités en matière d’environnement et de santé,12 lancé à l’occasion de la neuvième réunion de l’EHFT, a pour objectif de soutenir l’action aux niveaux national et sous-national en présentant des méthodes et des stratégies pertinentes pour le suivi et l’évaluation, en proposant des moyens de mettre les données factuelles au service de l’action et en fournissant des informations sur une variété d’outils, ainsi que des documents de référence en soutien aux acteurs nationaux et locaux. Des systèmes de santé viables sur le plan environnemental 60. Le système de santé des Pays-Bas est semi-collectif. Dans ce système, le gouvernement ne dispose que d’un champ d’action directe limité. En vertu de la politique du « Green Deal » pour des soins de santé durables au nom d’un avenir en bonne santé, le gouvernement s’efforce avec les partenaires du système de santé de réduire les émissions de dioxyde de carbone, de soutenir l’économie circulaire et des achats durables, de limiter la quantité de résidus pharmaceutiques dans l’approvisionnement en eau et de promouvoir des milieux de vie sains. Le ministère de la Santé, de la Protection sociale et des Sports mène des activités de sensibilisation, produit des compétences et promeut la collaboration au sein du réseau de partenaires, et consolide et protège les mesures prises.13 L’Agence européenne pour l’environnement : L’environnement en Europe : état et perspectives 2020 61. En décembre 2019, l’Agence européenne pour l’environnement a publié son dernier rapport en date sur l’environnement dans les États membres de l’UE, intitulé The European environment – state and outlook 2020 (en anglais).14 Ce rapport décrit les tendances observées au cours des 5 à 10 années passées en adoptant une approche systémique qui couvre les systèmes de production d’énergie et de mobilité et les systèmes alimentaires, assortie de projections jusqu’en 2030. La Coalition européenne des jeunes pour l’environnement et la santé 62. L’EEHYC s’efforce de porter la voix collective et représentative des jeunes sur la scène internationale en recueillant des données nationales issues des projets et des activités qu’elle mène à bien et en dressant des rapports sur ces données, en participant aux événements internationaux et en prenant part aux forums intergouvernementaux. Au niveau national, l’EEHYC contacte les acteurs et monte des projets orientés sur la jeunesse dans le domaine de l’environnement et de la santé, conformément à la Déclaration des jeunes à Ostrava et l’Engagement des jeunes à agir adoptés lors de la Sixième Conférence ministérielle. Le bruit 63. En 2018, le Centre européen de l’environnement et de la santé a publié des lignes directrices relatives au bruit dans l’environnement dans la Région européenne qui prouvent largement que le bruit (https://www.euro.who.int/fr/publications/abstracts/environmental-health-inequalities-in-europe.-second- assessment-report-2019, consulté le 5 janvier 2020). 11 Country profiles on environmental health inequality. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2019 (http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0018/412128/Country-profiles-on-environmental-health- inequality.pdf?ua=1, consulté le 10 janvier 2020). 12 Environmental health inequalities resource package. A tool for understanding and reducing inequalities in environmental risk. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2019. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO (http://www.euro.who.int/en/health-topics/environment-and-health/health-impact- assessment/publications/2019/environmental-health-inequalities-resource-package, consulté le 5 janvier 2020). 13 Pour plus d’informations, veuillez consulter le lien suivant : https://www.government.nl/topics/sustainable- healthcare. 14 Agence européenne pour l’environnement. The European environment – state and outlook 2020: knowledge for transition to a sustainable Europe. Luxembourg : Office des publications de l’Union européenne ; 2019 (https://www.eubusiness.com/topics/environ/eea-2020, consulté le 5 janvier 2020). Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 19 est l’un des principaux facteurs environnementaux qui met en péril à la fois la santé physique et mentale et le bien-être dans la Région.15 Le Centre régional pour l’environnement 64. Le Centre régional pour l’environnement (REC), en Hongrie, est engagé dans des projets internationaux portant sur la qualité de l’air, les changements climatiques et la santé des enfants et des enseignants. En Europe centrale et orientale, il est difficile de mettre à jour les normes nationales en matière de qualité de l’air et les politiques de gestion de la qualité de l’air car il n’existe aucun mécanisme efficace permettant d’influencer les responsables politiques (comme le gouvernement ou les autorités locales) : il serait utile que l’EHTF et le REC mettent au point des mécanismes et instaurent une collaboration en la matière. Les États membres doivent suivre les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air lors de la prise de décisions et lors de l’élaboration ou de la mise à jour des normes et des politiques de gestion. L’eau, l’assainissement et la santé 65. Le Centre européen de l’environnement et de la santé a élaboré plusieurs instruments visant à améliorer l’eau, l’assainissement et l’hygiène dans les établissements scolaires, à savoir un outil de surveillance à l’intention des autorités de la santé et de l’enseignement et un dossier d’informations pratiques à l’intention des gestionnaires de ces établissements. D’autres outils ont pour objectif l’adoption de stratégies de surveillance de la qualité de l’eau potable basée sur les risques, ainsi que la surveillance des maladies d’origine hydrique et la réaction aux flambées épidémiques. Par ailleurs, le centre a lancé un instrument politique visant à soutenir la définition de cibles relatives à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène conformes aux ODD.16 Tous les outils mentionnés au préalable ont été rendus publics lors de la cinquième réunion des parties au Protocole sur l’eau et la santé en novembre 2019. Le Réseau des Villes-santé de l’OMS, la ville d’Utrecht et le Réseau des Régions-santé de l’OMS 66. Le Réseau des Villes-santé de l’OMS17 compte environ 100 villes phares et une trentaine de réseaux nationaux. Leur objectif commun est d’impliquer les pouvoirs publics locaux dans l’action politique, dans le changement des institutions, dans le développement des capacités, dans une planification fondée sur des partenariats et dans l’innovation. Utrecht a rejoint le réseau en 2016 avec pour intention de promouvoir l’action au niveau des villes en vue de rassembler le secteur de la santé et les autres secteurs, comme l’aménagement du territoire, les transports et l’éducation. Le Réseau des Régions-santé de l’OMS18 vise à renforcer la coopération entre les acteurs régionaux et locaux et les institutions de santé internationales, à promouvoir la contribution des autorités de santé au processus de prise de décisions au niveau international et à améliorer la compréhension des systèmes de santé régionaux et locaux. 15 Lignes directrices relatives au bruit dans l’environnement dans la Région européenne. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2018 (https://www.euro.who.int/fr/health-topics/environment-and- health/noise/publications/2018/environmental-noise-guidelines-for-the-european-region-2018, consulté le 10 janvier 2020). 16 Protocol on water and health and the 2030 agenda: a practical guide for joint implementation. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2019 (https://apps.who.int/iris/handle/10665/329547, consulté le 18 février 2020). 17 Réseau européen des Villes-santé de l’OMS (en anglais seulement). Dans : Bureau régional de l’Europe de l’Organisation mondiale de la santé [site Web]. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2020 (http://www.euro.who.int/en/health-topics/environment-and-health/urban-health/who-european-healthy-cities- network, consulté le 5 janvier 2020). 18 Réseau des Régions-santé (en anglais seulement). Dans : Bureau régional de l’Europe de l’Organisation mondiale de la santé [site Web]. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2020 (http://www.euro.who.int/en/about-us/networks/regions-for-health-network-rhn, consulté le 5 janvier 2020). Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 20 Rapports des groupes de travail établis dans le cadre de l’EHTF Groupe de travail sur la collaboration des autorités locales et sous-nationales : champ d’action et objectifs Document EURO/EHTF9/11 M. Matthias Braubach, conseiller technique, Santé urbaine et équité, Centre européen de l’environnement et de la santé 67. Le groupe de travail sur la collaboration des autorités locales et sous-nationales (CoLSA, d’après son sigle en anglais) a été créé par l’EHTF en sa Sixième Conférence ministérielle. Un groupe de rédaction composé des parties intéressées et présidé par Mme Brigit Staatsen, originaire des Pays-Bas, a organisé deux réunions virtuelles en 2019 afin de proposer un champ d’action et des objectifs pour le groupe, ainsi qu’un projet de programme de travail. Les principaux objectifs du groupe sont de favoriser le dialogue, le partage de connaissances et la coopération entre les acteurs sous-nationaux, nationaux et internationaux dans la Région européenne de l’OMS, de promouvoir la conformité et la cohérence des politiques aux différents niveaux de la gouvernance et d’agir comme un catalyseur et de soutenir le réseau aux fins de l’action et du leadership au niveau sous-national. Le groupe sera financé par des contributions volontaires et devrait se réunir une fois par an, virtuellement ou consécutivement à d’autres réunions. 68. L’EHTF approuve le champ d’action et les objectifs du groupe de travail, ainsi que le programme de travail proposé. Mme Staatsen demeurera présidente jusqu’à la tenue de la première réunion officielle du groupe de travail. Groupe de travail sur la santé face au changement climatique Dr Inge Heim et Dr Jutta Litvinovitch, co-présidentes du groupe de travail sur la santé face au changement climatique 69. Lors de sa sixième réunion (Bonn, 12-13 juin 2018), le groupe de travail sur la santé face au changement climatique a fait observer que la plupart des États membres de la Région ont adopté un plan d’adaptation face au changement climatique. Pourtant, leur mise en œuvre prend du retard et tous les pays n’ont pas réalisé d’évaluation de l’impact sanitaire. Le secteur de la santé devrait jouer le rôle d’exemple, notamment en œuvrant pour que les hôpitaux aient un impact moindre sur le climat et pour qu’ils soient plus résilients. L’atténuation des changements climatiques est très rentable en raison de son impact positif sur la santé et ce message doit être énergiquement diffusé. 70. Lors de sa septième réunion (Bonn, 11-12 septembre 2019), le groupe de travail sur la santé face au changement climatique a noté l’intérêt croissant que suscite l’impact sanitaire des changements climatiques parmi les États membres. L’objectif de cette réunion était de leur apporter un soutien supplémentaire et de les orienter dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur portefeuille national de mesures sur le changement climatique et la santé et d’assurer le suivi des stratégies mises au point et des progrès réalisés en matière de changement climatique et de santé aux niveaux international et régional. 71. Le secteur de la santé doit jouer un rôle plus important dans les discussions plus larges sur le changement climatique, traditionnellement menées par le secteur de l’environnement. Alors que le secteur de la santé peut compter sur la confiance d’une grande partie de la population, il hésite à faire entendre sa voix sur les questions liées aux changements climatiques. Les agents de santé auront besoin d’une formation adéquate pour évaluer les risques sanitaires et diriger la planification de la réduction des risques de catastrophes naturelles et de l’atténuation des vagues de chaleur. En outre, il est nécessaire de modifier les systèmes de surveillance et d’instaurer des plans de gestion de la sécurité sanitaire de l’eau capables de faire face aux aléas du climat. Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 21 Bilan des principales avancées régionales et mondiales en matière d’environnement et de santé 72. L’université de l’environnement et de la santé : L’édition pilote de l’université de l’environnement et de la santé de l’OMS s’est tenue à Bonn du 29 octobre au 1er novembre 2019. Elle a attiré 61 participants venus de 30 États membres. L’événement a permis d’aborder un grand nombre de sujets relatifs à l’environnement et à la santé allant de la pollution atmosphérique au changement climatique et aux systèmes de santé viables sur le plan environnemental, en passant par la communication des risques et la réutilisation des eaux usées. L’évaluation de l’université a révélé que les trois problématiques que les participants ont considéré les plus utiles sont la qualité de l’air, les liens entre environnement et santé et la communication des risques. 73. Les participants ont proposé qu’un plus petit nombre de sujets (dont la charge environnementale des maladies, les sites contaminés, l’évaluation des risques et le changement climatique et la santé) soient examinés, mais qu’ils soient traités plus en profondeur, que davantage de temps soit imparti aux discussions en groupes, que des exemples concrets soient fournis et que tous les participants disposent approximativement du même niveau d’expérience. L’université de 2019 a bénéficié d’un généreux appui financier du ministère fédéral allemand de l’Environnement, de la Conservation de la nature et de la Sécurité nucléaire, mais des sources de financement nouvelles/supplémentaires seront étudiées. 74. La restructuration du Siège de l’OMS : Suite à l’adoption du Treizième PGT, la structure du Secrétariat au Siège a été modifiée pour refléter les trois principales priorités (la couverture sanitaire universelle, la prévention des situations d’urgence et la réaction face à ces situations, et l’amélioration de la santé et du bien-être) et l’objectif ambitieux du « triple milliard » qui leur est associé. Les questions relatives à l’environnement et à la santé entrent principalement dans le cadre de la troisième priorité. 75. La stratégie mondiale de l’OMS sur la santé, l’environnement et les changements climatiques : La stratégie mondiale19 a été adoptée en mai 2019. Son adoption traduit le fait que 24 % de la charge mondiale de morbidité est associée à des facteurs environnementaux, notamment aux changements climatiques et aux risques environnementaux émergents. Les fonds disproportionnellement modestes alloués à la prévention et le manque de prise en considération des questions sanitaires dans les transitions énergétiques à tous les niveaux sont au nombre des défis à relever. Les ministères de l’Environnement et de la Santé doivent sensibiliser les autres secteurs et promouvoir une action conjointe afin d’améliorer la viabilité à long terme et de gérer les déterminants de la santé. Les activités de l’OMS incluent notamment la promotion, le développement dans le secteur de la santé des compétences de leadership et de sensibilisation des autres secteurs et l’élaboration d’une base factuelle solide. 76. En 2019, l’OMS a publié son rapport d’enquête sur la santé et les changements climatiques, ainsi qu’un ensemble de profils de pays, parmi lesquels 20 pays de la Région européenne.20 Par ailleurs, l’Organisation a mis au point dernièrement un cours de formation en ligne sur les négociations en matière de climat à l’intention des professionnels de la santé, lancé à l’approche de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (Madrid, Espagne, 2-13 décembre 2019), des outils permettant de mesurer la pollution atmosphérique, comme l’ensemble d’outils pour des solutions d’énergie domestique propres (CHEST, d’après son sigle en anglais), des études systématiques des polluants atmosphériques et la campagne de communication « BreatheLife » sur la pollution de l’air en ville. Une publication récente21 et plusieurs infographies abordent les facteurs de risque et les 19 Stratégie mondiale de l’OMS sur la santé, l’environnement et les changements climatiques. Dans : Santé publique, environnement et déterminants sociaux de la santé [site Web]. Genève : Organisation mondiale de la santé ; 2020 (https://www.who.int/phe/publications/global-strategy/en/, consulté le 10 janvier 2020). 20 WHO health and climate change survey report: tracking global progress. Genève : Organisation mondiale de la santé ; 2019 (https://www.who.int/globalchange/publications/country-profiles-global-report-2019/en/, consulté le 10 janvier 2020). 21 Healthy environments for healthier populations: why do they matter, and what can we do? Genève : Organisation mondiale de la santé ; 2019 (WHO/CED/PHE/DO/19.01). Licence : CC BYNC-SA 3.0 IGO (https://www.who.int/phe/publications/healthy-environments/en/, consulté le 18 février 2020). Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 22 établissements associés à des risques sanitaires d’origine environnementale et proposent des mesures à prendre à l’OMS et aux États membres. 77. Protocole sur l’eau et la santé : La cinquième session de la Réunion des parties au Protocole s’est tenue du 19 au 21 novembre 2019 à Belgrade (Serbie) et a accueilli plus de 200 représentants de 40 pays, de partenaires des Nations Unies, d’agences de développement, d’universités et du secteur privé. Comme l’a souligné le secrétaire général des Nations Unies dans son allocution d’ouverture, le Protocole aide les pays à concrétiser les aspirations du Programme 2030. Les Parties ont examiné les réussites et les progrès obtenus dans la mise en œuvre du Protocole avant d’aborder des questions stratégiques liées au programme paneuropéen sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène. La réunion de haut niveau sur la stimulation du développement durable dans la région paneuropéenne a mis en lumière le rôle que joue le Protocole dans la concrétisation des engagements des ODD et de la Déclaration d’Ostrava liés à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, ainsi qu’à la santé. En outre, cette réunion a permis d’évoquer les difficultés émergentes qui nécessiteront de nouveaux raisonnements et une attention accrue, comme la résistance aux antimicrobiens, la prolifération des bactéries Legionella et l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes. Les priorités adoptées pour la période 2020-2022 sont les suivantes : soutenir une gouvernance efficace dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, garantir les droits de la personne humaine à l’eau et à l’assainissement, assurer un accès équitable à tous, prévenir et réduire les maladies d’origine hydrique en améliorant la surveillance et la gestion des flambées, veiller à ce que tous les établissements de santé et à ce que tous les établissements scolaires disposent de bons systèmes d’eau, d’assainissement et d’hygiène, gérer les systèmes d’approvisionnement en eau et d’hygiène d’une manière sûre et efficace, améliorer l’approvisionnement en eau et l’assainissement dans les communautés rurales et accroître la résilience face au climat des services d’eau et d’assainissement. 78. L’approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques (SAICM) : L’objectif général de la SAICM est de garantir que les produits chimiques sont produits et utilisés de manière à ce que les effets néfastes graves qu’ils ont sur l’environnement et sur la santé humaine soient réduits au minimum. Cet objectif ne sera pas totalement atteint en 2020. Les prochaines étapes seront examinées lors de la cinquième Conférence internationale sur la gestion des produits chimiques (Bonn, 5-9 octobre 2020). Celle-ci comprendra un débat de haut niveau le 9 octobre qui devrait donner lieu à une déclaration ministérielle conjointe. Les secteurs de la santé et de l’environnement sont invités à participer à la définition de cibles et d’indicateurs pour un usage ultérieur. Un événement de haut niveau sera organisé le 18 mai 2020 pendant la Soixante-treizième Assemblée mondiale de la santé : les participants renouvelleront leur engagement en faveur d’une gestion plus sûre des produits chimiques. 79. Le Programme paneuropéen sur les transports, la santé et l’environnement (PPE-TSE) : La cinquième réunion de haut niveau du PPE-TSE se tiendra à Vienne les 26 et 27 novembre 2020. Elle sera précédée d’une séance spéciale de haut niveau organisée le 25 novembre qui devrait voir l’adoption de la Déclaration de Vienne et du Plan directeur paneuropéen pour la promotion de la pratique du vélo. 80. Le Comité des politiques de l’environnement de la CEE-ONU : Le comité s’est réuni en novembre 2019 pour discuter des études de performance environnementale qui peuvent inclure un volet santé à la demande de l’État concerné. La Neuvième Conférence ministérielle « Un environnement pour l’Europe » se tiendra à Chypre du 3 au 5 novembre 2021, consécutivement à une réunion de haut niveau des ministres de l’Éducation et de l’Environnement. Les principaux sujets abordés seront (1) la prise en compte de l’écologie dans l’économie dans la région paneuropéenne pour des infrastructures durables, et (2) l’application des principes de l’économie circulaire au tourisme durable. 81. L’ONU Environnement : Lors de sa quatrième session (Nairobi, Kenya, 11-15 mars 2019), l’Assemblée générale des Nations Unies pour l’environnement a adopté 23 résolutions qui auront de nombreuses implications pour la santé et le bien-être. L’ONU Environnement travaillera en étroite collaboration avec l’OMS et les autres partenaires sur des questions qui suscitent une préoccupation commune, comme son rapport sur la résistance aux antimicrobiens, prévu en 2021, la mise en œuvre du plan pour une planète sans pollution mandaté par l’Assemblée générale pour l’environnement en sa troisième session et les évaluations de la qualité de l’eau au niveau mondial. Aujourd’hui, seuls 23 % des ODD liés à l’environnement sont en passe de se concrétiser, bien que les 11 indicateurs liés à Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 23 l’environnement qui concernent des processus politiques, financiers ou institutionnels aient enregistré des avancées. Le rapport sur le développement mondial durable de 2019 (Global sustainable development report 2019, en anglais uniquement)22 témoigne des nombreux obstacles qui subsistent dans la mise en œuvre des ODD liés à l’environnement. Des coalitions thématiques sur l’environnement et les problèmes urbains seront bientôt formées. Elles comporteront un volet santé. 82. L’Union européenne : Les questions environnementales et sanitaires, en particulier le changement climatique, font partie des préoccupations premières de la nouvelle Commission européenne. Elles occupent une place proéminente dans les nouvelles priorités politiques pour la période 2019-2024 et dans le Pacte vert qui vise à atteindre la neutralité climatique en Europe d’ici 2050. Même les personnes qui étaient sceptiques à l’origine sont désormais convaincues de l’impact du changement climatique sur la santé du fait de l’augmentation de la mortalité et de la morbidité due aux inondations, aux incendies de forêt, aux phénomènes de températures extrêmes et à la propagation des vecteurs de maladies. Le changement climatique nous affecte tous, mais pas de la même façon : les enfants, les personnes âgées et les sans-abri en souffrent de manière disproportionnée. Les priorités de la nouvelle commissaire à la santé, Stella Kyriakides, incluent la stratégie « de la ferme à l’assiette » pour une alimentation durable, l’élaboration d’un plan d’action européen sur le cancer, dans lequel la pollution atmosphérique, par exemple, sera considérée comme un facteur, et la résistance aux antimicrobiens, y compris les facteurs environnementaux qui influencent ce phénomène. 83. La conférence L’Europe qui protège : préserver notre planète, préserver notre santé (Helsinki, Finlande, 3-4 décembre 2019), organisée sous les auspices de la présidence finlandaise du Conseil de l’UE, a placé l’accent sur la santé de la planète. Un événement parallèle auquel a pris part l’OMS était consacré à un rapport sur le projet HERA qui a pour objectif d’établir des priorités pour le programme de recherche de l’UE sur l’environnement, le climat et la santé. La publication d’un document intérimaire sur le programme de recherche est prévue début 2020. La conférence a conclu que suffisamment de données probantes sont disponibles pour justifier une action immédiate visant à préserver la santé de la planète. Elle s’est achevée avec l’adoption de la Déclaration d’Helsinki pour la protection de la santé humaine et planétaire dans les années 2020. 84. Le Réseau européen de l’exposome humain étudiera la façon dont les facteurs auxquels sont exposés les personnes à travers leur régime alimentaire, leur style de vie et leur environnement de travail affectent leur santé : par exemple, les expositions sur le lieu de travail, les expositions dues au milieu urbain, la pollution atmosphérique, le bruit, etc. Le Réseau devrait être lancé à l’occasion d’un événement organisé à Bruxelles (Belgique) le 11 février 2020. 85. Pendant les prises de parole de l’assemblée, les participants soulignent la nécessité de veiller à ce que l’accent placé sur un air pur, une eau salubre et la sécurité chimique dans le Pacte vert soit étendu en pratique à la protection des groupes vulnérables. Par ailleurs, ils font observer que les niveaux élevés persistants de tabagisme en Europe sont possiblement le principal facteur à l’origine des pourcentages élevés de cancer enregistrés dans la Région. 86. L’Agence européenne pour l’environnement : Le rapport The European environment – state and outlook 2020 (« L’environnement en Europe : état et perspectives 2020 », en anglais),14 publié en décembre 2019, décrit les pressions exercées sur l’environnement en Europe et les moteurs de ces pressions situés en amont, notamment la production, la consommation et les exigences en termes d’énergie. L’impact de la pollution atmosphérique sur la santé et le bien-être humains a connu un fort recul depuis 1990. Tous les États membres de l’Agence disposent aujourd’hui d’une stratégie et/ou d’un plan d’action national(e) pour l’adaptation face aux changements climatiques. Toutefois, le nombre de phénomènes climatiques extrêmes (p. ex. vagues de chaleur, inondations, périodes de froid intense) sont en augmentation constante et le nombre des personnes exposées à un bruit excessif n’a pas diminué malgré l’introduction de la directive de l’Union européenne relative au bruit dans l’environnement en 2002. Il existe peu de données qui témoignent des niveaux de produits chimiques et de mélanges de 22 Groupe indépendant de scientifiques nommés par le secrétaire général. Global sustainable development report 2019: the future is now – science for achieving sustainable development. New York : Nations Unies ; 2019 (https://sustainabledevelopment.un.org/content/documents/1579SDGs%20Proposal.pdf, consulté le 10 février 2020). Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 24 substances chimiques nouveaux et potentiellement nocifs présents dans l’eau potable, quoique les polluants chimiques classiques font l’objet d’un meilleur suivi. Les prédictions pour 2030 indiquent que la pollution atmosphérique et le bruit augmenteront, principalement en raison de l’utilisation intensive des véhicules dans les villes, et que la pollution d’origine chimique et les risques associés aux changements climatiques continueront de progresser. 87. Le rapport constate que l’impact des facteurs environnementaux sur la santé humaine est inégalement réparti entre le nord de l’Europe et le sud et l’est du continent, ainsi qu’entre les différents pays et villes. Les progrès accomplis jusqu’à ce jour sont le fruit de changements légers et progressifs : pour induire un réel changement, il faudrait une transition systémique qui réduirait radicalement l’utilisation des véhicules et des avions, les émissions issues du transport et l’utilisation des combustibles fossiles et qui augmenteraient la durabilité et la résilience des systèmes alimentaires. Une aide financière peut être fournie par le Fonds de cohésion de l’UE qui vise à aplanir les disparités sociales et économiques entre les États membres de l’UE. 88. La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques : En mai 2019, l’IPBES a publié à l’intention des responsables politiques une synthèse du rapport d’évaluation mondial sur la biodiversité et les services écosystémiques,23 préparé par 500 scientifiques pendant trois ans. Le document présente en détail la dégradation des ressources naturelles dans le monde entier et le danger croissant d’extinction de nombreuses espèces de plantes et d’animaux. Quatorze des 18 catégories signalées de contributions de la nature aux sociétés introduites par l’IPBES témoignent d’un déclin significatif immédiatement lié aux changements dans l’utilisation des terres et des océans, à l’exploitation directe des ressources naturelles, comme la pêche, aux changements climatiques et à la propagation des espèces invasives. Le secrétariat de l’IPBES prévoit actuellement une évaluation connexe des liens entre la biodiversité, l’eau, l’alimentation et la santé et les ODD associés. Cette proposition sera présentée pour examen par les parties prenantes, dont le processus européen Environnement et santé, en juin 2020. En cas d’approbation, l’évaluation débutera immédiatement après la huitième plénière de l’IPBES qui se tiendra en février 2021. Programme de travail de l’EHTF pour 2020–2021 Documents EURO/EHTF9/9 et EURO/EHTF9/12 89. Mme Racioppi présente le projet de programme de travail biennal de l’EHTF et de son bureau pour la période 2020-2021, le premier aligné sur le Treizième PGT et sur le cycle de fonctionnement biennal de l’OMS. Le coût du programme de travail est partiellement évalué, mais de nombreuses activités dépendront de la disponibilité de ressources volontaires qu’il reste à mobiliser. Il couvre cinq domaines majeurs. 90. Collaboration entre les secteurs, les partenaires et les parties prenantes et suggestion d’orientations stratégiques : L’EHTF s’engage à tenir plusieurs réunions statutaires du Groupe de travail en lui-même, de son bureau et de ses groupes de travail, mais les hôtes et les fonds nécessaires à ces réunions restent encore à trouver. Par ailleurs, le Bureau régional a établi des connexions précieuses avec des réseaux sous-régionaux et des groupes d’États membres dans des domaines comme le développement des capacités, la qualité de l’air et les sites contaminés. 91. Établissement de rapports sur la mise en œuvre des engagements pris à Ostrava : L’EHTF s’engage à rendre compte une fois par an des progrès et des réussites du processus européen Environnement et santé devant le Comité régional de l’OMS pour l’Europe et devant le Comité des politiques de l’environnement de la CEE-ONU. L’introduction d’un cadre de suivi s’appuyant sur les indicateurs des ODD, comme le prescrit la Déclaration d’Ostrava, reposera sur un ensemble minimum 23 Report of the Plenary of the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services on the work of its seventh session. Addendum: Summary for policymakers of the global assessment report on biodiversity and ecosystem services of the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services. Bonn : Nations Unies ; 2019 (https://sustainabledevelopment.un.org/content/documents/1579SDGs%20Proposal.pdf, consulté le 9 février 2020). Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 25 de données de base qui sera complété par des données déjà disponibles. Une version d’essai pourra être préparée pour la prochaine réunion d’évaluation à mi-parcours. 92. Coopération et coordination avec d’autres plateformes des Nations Unies et accords multilatéraux sur l’environnement : L’EHTF travaille en collaboration étroite avec le processus « Un environnement pour l’Europe » de la CEE-ONU et avec ONU Environnement. Il contribuera dans une large mesure aux négociations sur le document final de la prochaine réunion du PPE-TSE. 93. Soutien aux États membres dans le développement des capacités pour aborder les problématiques environnementales et sanitaires, expertise technique et connaissances : Le Bureau régional espère organiser plus d’universités de l’environnement et de la santé pour compléter le programme en cours d’ateliers et d’activités de formation sous-régionaux et les nombreuses activités bilatérales menées individuellement avec les États membres au titre des accords biennaux de collaboration conclus avec l’OMS. 94. Sensibilisation et communication, mise en œuvre d’une stratégie de communication pour le processus européen Environnement et santé pour l’après-Ostrava : Ce domaine regroupe à la fois les efforts déployés par le Bureau régional pour maximiser la visibilité politique des problématiques environnementales et sanitaires aux yeux de la communauté internationale et son soutien aux activités de communication sur les risques menées dans les États membres. 95. Projet de stratégie de communication du processus européen Environnement et santé 2020- 2021 (Document EURO/EHTF9/13) : Le projet de stratégie de communication demandé par l’EHTF en sa huitième réunion a pour objectif d’accroître la visibilité et la reconnaissance du processus européen Environnement et santé en tant que processus unique au niveau européen. Le projet de stratégie a cinq objectifs majeurs. Les trois objectifs de communication externe visent à fournir les informations techniques et l’élan dont ont besoin les États membres pour tenir les engagements pris au titre de la Déclaration d’Ostrava, sans suivre de manière officielle les progrès qu’ils accomplissent ; à accroître la visibilité du processus européen Environnement et santé aux yeux des gouvernements des États membres, ainsi que sa reconnaissance par ces derniers pour favoriser une participation et une représentation internationales dans le processus ; et à montrer les progrès réalisés par le processus européen et les possibilités qu’il offre aux nouveaux acteurs et donateurs potentiels. Les deux objectifs de communication interne consistent à fournir en temps utile des informations précises sur les événements à venir (p. ex. réunions, conférences et ateliers) pour encourager une participation accrue et une meilleure représentation des États membres et des partenaires ; et à mettre à disposition une plateforme pour l’échange de données d’expérience et de bonnes pratiques entre les membres du processus européen Environnement et santé. Le Bureau régional peut recueillir des données d’expérience et des anecdotes auprès de chaque État membre pour leur publication sur le site du processus européen et pour leur présentation, potentiellement sous la forme d’une publication, lors de la prochaine réunion d’évaluation à mi-parcours du processus. 96. Le Bureau régional propose que le groupe de travail sur la communication de l’EHTF reprenne ses activités avec la contribution de spécialistes en communication nommés par les États membres sur la base du volontariat, qui travailleront à distance pour collecter et combiner des matériels et des bonnes pratiques provenant de chaque pays. Ces supports pourront ensuite être partagés avec d’autres pays et/ou transmis au grand public et aux responsables politiques.24 97. En réponse aux observations de l’assemblée sur le projet de programme de travail, des représentants du Bureau régional relèvent qu’un niveau minimum de ressources doit provenir de dons volontaires aux fins des missions statutaires comme les réunions annuelles de l’EHTF et du bureau. Par le passé, ces réunions ont bénéficié du généreux financement d’un petit nombre d’États membres, mais il ne faut pas s’attendre à ce que cette situation perdure indéfiniment. Les activités menées en collaboration avec le Protocole sur l’eau et la santé ou le PPE-TSE sont souvent moins coûteuses pour le processus européen Environnement et santé car elles tirent profit de réunions qui sont déjà organisées, par exemple. Un soutien aux réunions du CoLSA peut être trouvé en cherchant des synergies avec les événements organisés par le Réseau des Régions-santé et le Réseau des Villes-santé de l’OMS. D’autres activités 24 Pour consulter le projet de mandat du groupe de travail, voir l’annexe 1 du document EURO/EHTF9/13. Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 26 inscrites dans le programme de travail peuvent être financées en partie par d’autres lignes budgétaires, comme les accords de collaboration biennaux ou les bourses de recherche. 98. Un participant, qui louait les innovations du Bureau régional en termes de communication ces dernières années, fait observer que le groupe de travail sur la communication n’a pas été une réussite lors de ses précédents mandats. Il peut s’avérer difficile pour les États membres d’identifier un expert en communication à nommer devant le groupe. En outre, un groupe qui ne se réunit qu’à distance aura des difficultés à établir des relations de travail optimales. 99. L’EHTF adopte à l’unanimité le programme de travail du processus européen Environnement et santé pour 2020-2021 et la stratégie de communication, complétés de quelques éléments proposés par les participants (ajout de réunions de l’EHTF et du bureau, collaboration avec le processus « Un environnement pour l’Europe » et clarification de la portée de la stratégie de communication). Par ailleurs, l’EHTF a convenu que le Bureau régional devrait lancer un appel à nomination auprès du groupe de travail sur la communication et combiner des matériels, des données d’expérience et des bonnes pratiques fournis par les États membres en vue d’informer les autres partenaires du processus européen et, éventuellement, de préparer une publication sur ce sujet pour son examen lors de la prochaine réunion d’évaluation à mi-parcours du processus européen Environnement et santé. Élection du coprésident de l’EHTF Document EURO/EHTF9/7 100. L’EHTF a élu à l’unanimité M. Tamás Pándics (Hongrie) nouveau coprésident représentant le secteur de la santé. Résumé de la réunion 101. Mme Racioppi résume brièvement les résultats de la réunion. Les participants remercient chaleureusement Mme Bakunts pour son remarquable leadership et son soutien à l’EHTF tout au long de son mandat. Mme Bakunts remercie les participants pour leur contribution active et le secrétariat pour la préparation de la réunion. Elle transmet officiellement la présidence de l’EHTF à Mme Brigit Staatsen (Pays-Bas) et à Mme Biljana Filipovic (Serbie) et déclare la réunion close à 15 h 35 le 10 décembre 2019. Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 27 Annexe 1. Objet de la réunion La neuvième réunion de l’EHTF est organisée pour soutenir les États membres dans la tenue des engagements pris au titre de la Déclaration de la Sixième Conférence ministérielle sur l’environnement et la santé (Ostrava, République tchèque, 13-15 juin 2017). Contexte La Déclaration d’Ostrava25 repose essentiellement sur l’engagement des États membres à réaliser des progrès visibles, mesurables et équitables en matière d’environnement et de santé dans la Région européenne de l’OMS en renforçant la mise en œuvre et l’action au niveau national, une condition sine qua non à l’accomplissement d’avancées efficaces en matière de santé et d’environnement. Pour ce faire, les États membres se sont engagés à élaborer des portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé pour la fin 2018. Le principal objectif de ces portefeuilles, qui devraient refléter les spécificités, les priorités, les moyens et les capacités des différents pays de par leur choix d’objectifs et d’activités, est de veiller à ce que les États membres adoptent une approche globale, cohérente et bien coordonnée pour lutter contre la charge persistante des maladies imputables aux déterminants environnementaux (annexe 1 de la Déclaration d’Ostrava).26 Les points focaux des ministères de la Santé et de l’Environnement sont chargés d’engager et de coordonner des mesures nationales aux fins de l’établissement et/ou de l’amélioration des portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé (annexe 2 de la Déclaration d’Ostrava).27 Plus de 25 États membres prévoient d’inclure la santé et l’environnement et le suivi de la Déclaration d’Ostrava dans les accords de collaboration biennaux conclus avec l’OMS pour la période 2020-2021 et cette réunion apportera par ailleurs un soutien direct aux actions engagées pendant la prochaine période biennale au niveau national. Objectif La réunion de l’EHTF vise à appuyer et à suivre l’action des États membres aux fins de l’élaboration et de la mise en œuvre de portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé, et à offrir une plateforme pour l’échange de données d’expérience, des difficultés rencontrées et des solutions identifiées au moyen de ce processus. Objectifs spécifiques et résultats La réunion servira de forum pour l’échange d’informations, de connaissances et de données d’expérience associées à la concrétisation des engagements d’Ostrava. En outre, elle sera l’occasion de célébrer le trentième anniversaire de la création du processus européen Environnement et santé, fruit de la Première Conférence ministérielle sur l’environnement et la santé, organisée à Francfort les 7 et 8 décembre 1989. Elle permettra aussi d’aborder les problématiques environnementales et sanitaires nouvelles et émergentes qui revêtent un intérêt pour les États membres. La réunion permettra en 25 Déclaration de la Sixième Conférence ministérielle sur l’environnement et la santé. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2017 (https://www.euro.who.int/fr/media-centre/events/events/2017/06/sixth-ministerial-conference- on-environment-and-health/documentation/declaration-of-the-sixth-ministerial-conference-on-environment-and-health, consulté le 30 septembre 2019). 26 Annexe 1. Recueil de mesures possibles pour faire avancer la mise en œuvre de la Déclaration d’Ostrava. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2017 (https://www.euro.who.int/fr/media-centre/events/events/2017/06/sixth- ministerial-conference-on-environment-and-health/documentation/declaration-of-the-sixth-ministerial-conference-on- environment-and-health/annex-1.-compendium-of-possible-actions-to-advance-the-implementation-of-the-ostrava- declaration, consulté le 30 septembre 2019). 27 Annexe 2. Dispositions institutionnelles relatives au processus européen Environnement et santé. Copenhague : Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ; 2017 (https://www.euro.who.int/fr/media-centre/events/events/2017/06/sixth-ministerial- conference-on-environment-and-health/documentation/declaration-of-the-sixth-ministerial-conference-on-environment-and- health/annex-2.-institutional-arrangements-for-the-european-environment-and-health-process, consulté le 30 septembre 2019). Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 28 particulier :  de réfléchir à l’expérience acquise par le processus européen Environnement et santé en 30 ans ;  d’examiner l’expérience acquise par les États membres dans la tenue des engagements pris à Ostrava en promouvant un échange par les pairs de données d’expérience et de connaissances, issues notamment de l’élaboration de portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé ;  d’aborder les problématiques environnementales et sanitaires nouvelles et émergentes en fournissant des bilans de l’état de l’art dans ces domaines et en facilitant un échange entre les représentants des États membres confrontés à des difficultés similaires qui suscitent une préoccupation émergente du monde politique ;  de convenir du suivi des avancées réalisées en vue d’atteindre les ODD et les cibles relatifs à l’environnement et à la santé ;  de présenter de nouveaux outils et de nouvelles bases factuelles pour appuyer les États membres dans l’élaboration de portefeuilles et pour renforcer la coordination nationale en matière d’environnement et de santé ;  de présenter des bilans sur les principales évolutions liées à l’environnement et à la santé aux niveaux mondial et régional, y compris les résultats de la cinquième réunion des parties au Protocole sur l’eau et la santé ;  de dresser le bilan des activités menées par les groupes de travail créés au titre de l’EHTF : (a) activités du groupe de travail sur la santé face au changement climatique ; et (b) champ d’action et objectifs du groupe de travail sur la collaboration des autorités locales et sous- nationales (CoLSA) ;  de présenter et d’approuver le programme de travail du processus européen Environnement et santé pour 2020-2021. Cette réunion devrait aboutir à une meilleure compréhension des priorités des pays, des activités qu’ils mènent et des progrès accomplis dans la tenue des engagements pris au titre de la Déclaration d’Ostrava et à une diffusion des connaissances issues des bases factuelles les plus récentes sur l’environnement et la santé. Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 29 Annexe 2. Programme de la réunion Lundi 9 décembre 2019 09 h 00-09 h 30 Inscriptions 09 h 30-10 h 00 Séance no 1 – Ouverture de la réunion La réunion sera ouverte par le docteur Nune Bakunts, présidente de l’EHTF, et par le docteur Piroska Östlin, directrice régionale par intérim de l’OMS/Europe. L’objet de la réunion sera présenté par Mme Francesca Racioppi, directrice du Centre européen de l’environnement et de la santé. L’EHTF adoptera l’ordre du jour et le programme de la réunion. Les candidatures au poste de coprésident de l’EHTF seront brièvement présentées. Ces dernières feront l’objet d’un débat lors de la dernière séance de la réunion. Liste des participants. Documents correspondants : EURO/EHTF9/1 Liste des documents EURO/EHTF9/2 Objet de la réunion EURO/EHTF9/3 Ordre du jour provisoire EURO/EHTF9/4 Programme provisoire EURO/EHTF9/7 Candidatures au poste de coprésident de l’EHTF EURO/EHTF9/14 Déclaration d’Ostrava EURO/EHTF/20 Rapport de la huitième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé (Bonn, Allemagne, 20-21 mars 2018) 10 h 00-11 h 00 Séance no 2 – Le trentième anniversaire du processus européen Environnement et santé La séance sera l’occasion de célébrer le trentième anniversaire du processus européen Environnement et santé de l’OMS, qui fut créé lors de la Première Conférence ministérielle sur l’environnement et la santé, organisée à Francfort (Allemagne), en 1989. Discours-programmes :  Dr Zsuzsanna Jakab, directrice générale adjointe l’OMS  Professeur Michal Krzyżanowski, Groupe de recherche sur l’environnement, King’s College de Londres Table ronde. Le processus européen Environnement et santé de Francfort à Ostrava et au-delà : enseignements tirés et marche à suivre. Modérateur : M. James Creswick, conseiller technique (en communication), Centre européen de l’environnement et de la santé de l’OMS. Participants à la table ronde :  Mme Brigit Staatsen, chercheuse principale, conseillère Milieux de vie sains, Institut national pour la santé publique et l’environnement  Dr Wilfried Kreisel, ex-directeur exécutif Santé et environnement, Siège de l’OMS, Genève, Suisse  M. Marco Keiner, directeur de la Division de l’environnement, Commission économique pour l’Europe des Nations Unies  Mme Genon K. Jensen, directrice exécutive, Alliance pour la santé et l’environnement (participe à distance)  Mme Alina Bezhenar, cofondatrice de la Coalition européenne des jeunes pour l’environnement et la santé Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 30  Dr Roberto Bertollini, conseiller auprès du ministre de la Santé publique du Qatar (participe à distance) Documents correspondants : EURO/EHTF9/15 Charte européenne de l’environnement et de la santé, 1989 11 h 00-11 h 30 Rafraîchissements 11 h 30-13 h 00 Séance no 3 – Café du monde sur l’expérience des États membres de l’élaboration et de la mise en œuvre des portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé L’EHTF communiquera les résultats de l’enquête sur les progrès accomplis dans l’élaboration des portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé. Lors de cette séance, différents types de procédures et des données d’expérience relatives à l’élaboration des portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé seront présentés aux États membres et feront l’objet de discussions qui promouvront l’échange de données d’expérience et de connaissances par les pairs. Par ailleurs, cette séance permettra d’aborder un large éventail d’options et d’opportunités à travers différents projets, partenariats et coopérations, y compris au niveau sous-régional. Veuillez consulter le document « Informations sur les séances » (EURO/EHTF9/6) pour plus de détails sur le café du monde. Documents correspondants : EURO/EHTF9/8 Rapport sur les résultats de l’enquête sur les progrès accomplis dans l’élaboration des portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé 13 h 00-14 h 30 Déjeuner 14 h 30-16 h 00 Séance n° 4 – Problématiques nouvelles ou émergentes dans les domaines de l’environnement et de la santé Les membres de l’EHTF seront informés des résultats d’un sondage recueillant des avis sur les problématiques nouvelles ou émergentes en matière d’environnement et de santé, complété par les États membres de la Région européenne de l’OMS sur la base du volontariat. Action du groupe. Lors de cette séance, les problématiques nouvelles ou émergentes en matière d’environnement et de santé seront abordées en fournissant des bilans de l’état de l’art dans ces domaines et en facilitant un échange entre les représentants des États membres confrontés à des difficultés similaires qui suscitent une préoccupation émergente du monde politique Veuillez consulter le document « Informations sur les séances » (EURO/EHTF9/6) pour plus de détails sur l’action du groupe. Documents correspondants : EURO/EHTF9/9 Aperçu des résultats du sondage sur l’avis des États membres en ce qui concerne les problématiques nouvelles ou émergentes dans les domaines de l’environnement et de la santé EURO/EHTF9/16 Rapport de la quatrième réunion du Bureau de l’EHTF (Webex, 11 octobre 2019) 16 h 00-16 h 30 Rafraîchissements 16 h 30-17 h 30 Séance n° 5 – Suivi des progrès accomplis dans la réalisation des ODD et des cibles relatives à l’environnement et à la santé Comme convenu dans la Déclaration d’Ostrava, le processus européen Environnement et santé s’appuiera sur le cadre mondial d’indicateurs créé en vertu du Programme de développement durable à l’horizon 2030, notamment sur les examens nationaux volontaires, première source d’informations pour le suivi des progrès accomplis dans la tenue des engagements de la Déclaration d’Ostrava, et sur les systèmes internationaux de notification existants. Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 31 Durant cette séance, le secrétariat présentera un récapitulatif complet des indicateurs des ODD et des mécanismes de notification de l’Union européenne qui concernent la Déclaration d’Ostrava, et il invitera les États membres à débattre et à convenir des progrès accomplis dans la réalisation des ODD et des cibles liés à l’environnement et à la santé. Documents correspondants : EURO/EHTF9/10 Cadre de suivi des engagements d’Ostrava basé sur les indicateurs des ODD 17 h 30-18 h 00 Séance n° 6 – Rapport des groupes de travail créés dans le cadre de l’EHTF Cette séance permettra de faire le point sur les activités menées par les groupes de travail créés dans le cadre de l’EHTF : (a) champ d’action et objectifs du groupe de travail sur la collaboration des autorités locales et sous-nationales (CoLSA) et (b) activités du groupe de travail sur la santé face au changement climatique. Documents correspondants : EURO/EHTF9/11 Champ d’action et objectifs du CoLSA 19 h 00-21 h 00 Dîner organisé au restaurant du Centro Hotel Bristol (Prinz-Albert-Straße 2) Mardi 10 décembre 2019 09 h 30-11 h 00 Séance n° 7 – Outils, mécanismes et activités qui soutiennent les portefeuilles nationaux de mesures sur l’environnement et la santé L’objectif de cette séance est de présenter différents outils, mécanismes et activités qui peuvent être utilisés pour l’élaboration et la mise en œuvre de portefeuilles nationaux de mesures, pour l’identification de domaines prioritaires et pour le renforcement de la coordination nationale dans les domaines de l’environnement et de la santé. Veuillez consulter le document « Informations sur les séances » (EURO/EHTF9/6) pour plus de détails sur le marché de l’environnement et de la santé. 11 h 00-11 h 30 Rafraîchissements 11 h 30-12 h 30 Séance n° 8 – Bilan des principales évolutions liées à l’environnement et à la santé aux niveaux mondial et régional Lors de cette séance, le secrétariat du processus européen, les acteurs et les partenaires présenteront les principales évolutions liées à l’environnement et à la santé aux niveaux mondial et régional, notamment les résultats de la cinquième réunion des parties du Protocole sur l’eau et la santé. Documents correspondants : EURO/EHTF9/18 WHO/A72/15 Stratégie mondiale de l’OMS sur la santé, l’environnement et les changements climatiques : les transformations nécessaires pour améliorer la vie et le bien-être de manière durable au moyen d’environnements sains EURO/EHTF9/19 WHO Treizième programme général de travail 2019-2023 12 h 30-14 h 00 Déjeuner 14 h 00-15 h 00 Séance n° 9 – Projet de programme de travail de l’EHTF pour 2020-2021 et ressources nécessaires L’EHTF examinera et adoptera le programme de travail du processus Environnement et santé pour la période 2020-2021. Il examinera également les besoins associés en termes de ressources. Documents correspondants : EURO/EHTF9/12 Projet de programme de travail de l’EHTF pour 2020-2021 EURO/EHTF9/13 Projet de stratégie de communication du processus européen Environnement et santé pour 2020-2021 Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 32 15 h 00-15 h 30 Séance n° 10 – Élection du coprésident de l’EHTF L’EHTF examinera la liste des candidats nommés pour le poste de coprésident de l’EHTF avant de procéder à l’élection. Documents correspondants : EURO/EHTF9/7 Candidatures au poste de coprésident de l’EHTF 15 h 30-16 h 00 Séance n° 11 – Autres points à l’ordre du jour, résumé des décisions et clôture de la réunion 16 h 00-16 h 30 Rafraîchissements de clôture Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 33 Annexe 3. Liste des participants États membres Albanie Eralda Mariani Conseillère en épidémiologie Ministère de la Santé et de la Protection sociale Blv. Bajram Curri, No.1 Tirana Alida Mici Directrice, Intégration européenne Ministère de la Santé et de la Protection sociale Blv. Bajram Curri, No.1 Tirana Arménie Anahit Aleksandryan Cheffe, Division des politiques relatives aux substances dangereuses et aux déchets Ministère de la Protection de la nature Government Building 3, Republic Square 0010 Erevan Nune Bakunts Directrice général adjoint Centre national pour le contrôle et la prévention des maladies Ministère de la Santé 12, Mkhitar Heraci Str Erevan Autriche Sonja Spiegel Cheffe de service adjointe Ministère fédérale du Travail, des Affaires sociales, de la Santé et de la Protection des consommateurs Radetzkystraße 2 Vienne Azerbaïdjan Ismayil Afandiyev Conseiller Ministère de la Santé Mirgasimov 1 Bakou Bélarus Alena Drazdova Directrice adjointe pour les sciences Centre républicain scientifique et pratique pour l’hygiène 8 Academicheskya str. Minsk Belgique Sofie Willems Coordinatrice Cellule Environnement et santé, Service public fédéral, Santé publique, sécurité de la chaîne alimentaire et environnement Victor Horta-plein, 40/10 Bruxelles Bosnie-Herzégovine Jasna Dzemic Directrice du secteur de l’intégration européenne et de la coopération internationale dans le secteur de la santé Ministère des Affaires civiles Trg BiH 1 71000 Sarajevo Vanda Medic Conseillère principale pour la protection de l’environnement et la coopération internationale, ministère du Commerce extérieur et des Relations économiques Musala 9 71000 Sarajevo Croatie Krunoslav Capak Directeur Institut croate de santé publique Rockefellerova 7 Zagreb Chypre Charitini Frenaritou Chimiste principale Laboratoire général de l’État Ministère de la Santé 44 Kimonos str. Nicosie Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 34 République tchèque Marcela Kubiková Cheffe, Unité de la coopération bilatérale et des organisations internationales Ministère de la Santé Palackeho namesti 4 Prague 2 František Mudroňka Officier ministériel Service des affaires internationales et de l’Union européenne Ministère de la Santé Palackeho namesti 4 Prague 2 Lukaš Pokorný Chef, Unité des organisations internationales Ministère de l’Environnement Vršovická 65 Prague Finlande Mikko Paunio Conseiller médical Ministère des Affaires sociales et de la Santé Meritullinkatu 8 00023 Valtioneuvosto/Statsrådet Helsinki France Caroline Paul (via WebEx) Cheffe, bureau Environnement extérieur et produits chimiques Ministère de la Santé 14 avenue Duquesne Paris Géorgie Nana Gabriadze Cheffe, Division de la santé de l’environnement Département des maladies non transmissibles Ministère des Personnes déplacées des territoires occupés, du Travail, de la Santé et des Affaires sociales 144, Ak. Tsereteli Ave. Tbilissi Nino Giuashvili Conseiller, Centre national pour la lutte contre les maladies et la santé publique, Ministère des Personnes déplacées des territoires occupés, du Travail, de la Santé et des Affaires sociales 99 Kakheti Highway Tbilissi Allemagne Karin Höppner Conseillère scientifique principale Ministère fédéral de la Santé Rochusstr. 1 Bonn Vassilios Karavezyris Chargé principal Ministère fédéral de l’Environnement, de la Protection de la nature et de la Sûreté nucléaire Jutta Litvinovitch Cheffe de la division IG II 7, « La santé face au changement climatique » Ministère fédéral de l’Environnement, de la Protection de la nature et de la Sûreté nucléaire Robert-Schumann-Platz 3 Bonn Gudrun Petzold Spécialiste de la santé publique environnementale pour le Land Schleswig- Holstein Ministère des Affaires sociales, de la Santé, de la Jeunesse, de la Famille et des Personnes âgées Adolf-Westphal Str. 4 Kiel Ute Winkler Cheffe de division Ministère fédéral de la Santé Friedrichstr. 108 Berlin Barbara Werschkun Consultante Wissenschaftsbüro Monumentenstr. 31a Berlin Birgit Wolz Cheffe de la division IG II Ministère fédéral de l’Environnement, de la Conservation de la nature, de la Construction et de la Sécurité nucléaire Robert-Schuman-Platz 3 Bonn Hongrie Tamás Pándics Chef de département Institut national de santé publique Albert F. u. 2-6 Budapest Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 35 Israël Isabella Karakis Cheffe, Département d’épidémiologie environnementale Ministère de la Santé Yermiyahu 39 Jérusalem Italie Aldo Di Benedetto Directeur médical Ministère de la Santé Via Giorgio Ribotta 5 Rome Massimo Cozzone Chargé principal Ministère de l’Environnement, du Territoire et de la Mer Via Cristoforo Colombo 44 Rome Kirghizistan Asylbek Sydykanov Directeur adjointe Département de prévention des maladies et de surveillance sanitaire et épidémiologique de l’État Ministère de la Santé 535 Frunze street Bichkek Lettonie Dace Bumane Haut responsable, Division de la santé environnementale Département de la santé publique Ministère de la Santé 72 Brivibas Str. LV-1011 Riga Lituanie Romualdas Sabaliauskas Directeur Centre de l’éducation à la santé et de la prévention des maladies Kalvariju str. 153 Vilnius Malte Roberto Debono Spécialiste résident de la médecine de santé publique Bureau du surintendant de la santé publique Gwardamangia Monaco Hervé Raps Directeur adjoint du Centre collaborateur de l’OMS pour le développement durable et la santé Centre Scientifique de Monaco 8, Quai Antoine Premier Monaco Monténégro Borko Bajić Directeur du département pour l’hygiène Institut de santé publique Podgorica Pays-Bas Brigitte Dessing-Peerbooms Conseillère stratégique Ministère des Infrastructures et de la Gestion de l’eau Rijnstraat 8 La Haye Esther Putman Conseillère principale en matière de politique Ministère de la Santé, de la Protection sociale et des Sports Parnassusplein 5 La Haye Brigit Staatsen Chercheuse principale pour l’environnement et la santé Institut national pour la santé publique et l’environnement A V Leeuwenhoeklaan 1 Bilthoven Sam van de Snepscheut Spécialiste des politiques Ministère des Infrastructures et de la Gestion de l’eau Rijnstraat 8 La Haye Pologne Karolina Konarzewska Experte principale Service de la coopération internationale Ministère de la Santé Miodowa 15 Varsovie Portugal Anabela Santiago Chargée principale Direction générale de la santé Alamada D. Afonso Henriques Lisbonne Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 36 Serbie Ljiljana Jovanovic Cheffe, Service des technologies de la santé Ministère de la Santé Nemanjina 22-26 Belgrade Slovaquie Zuzana Fejdiova Conseillère d’État principale Ministère de l’Environnement Namestie L. Stura 1 Bratislava Michal Jajcaj Chef, Département de la santé environnementale Autorité de la santé publique Trnavská 52 Bratislava Suède Marie-Louise Heikensten Conseillère principale Agence suédoise de protection de l’environnement Virkesvagen 2 Stockholm Karin Ljung Björklund Analyste et experte en santé environnementale Agence suédoise de santé publique Solna Suisse Selena Lopreno Spécialiste des affaires scientifiques et sanitaires Département fédéral des affaires étrangères Bundesgasse 28 Berne Tadjikistan Samardin Aliev Directeur Ministère de la Santé et de la Protection sociale Institut tadjik de recherche en médecine préventive Douchanbé Abdulkadyrkhon Maskaev Chef, Département du contrôle d’État pour la protection de la flore et de la faune Comité de la protection de l’environnement 5/1 Shamsi str Douchanbé Ukraine Mykhailo Slyzhuk Spécialiste en chef, Département de la mise en œuvre des politiques dans le secteur de la santé publique Ministère de la Santé 7, M. Hrushevskoho str. Kiev Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord Haydn Cole Scientifique chargé de la protection de la santé Public Health England Chilton, Didcot Oxfordshire Conseillers temporaires Roberto Bertollini (par vidéo) Conseiller auprès du ministre de la Santé du Qatar Professeur invité, Université de Lisbonne Via Basilio Bricci 39 Rome (Italie) Lora E Fleming Professeure, présidente, directrice Centre européen de l’environnement et de la santé humaine, Faculté de médecine, Université d’Exeter c/o Knowledge Spa RCHT Truro (Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord) Inge Heim Cheffe, Commission du changement climatique et de la santé, Académie croate des sciences médicales Praška 2 Zagreb (Croatie) Ivano Iavarone Centre collaborateur de l’OMS pour la salubrité environnementale dans les sites contaminés, Chef, Istituto Superiore di Sanità (Institut italien de la santé) Viale Regina Elena 299 Rome (Italie) Wilfried Kreisel Ancien directeur exécutif Santé et environnement Siège de l’OMS, Genève (Suisse) Auf dem Esch 9, Bielefeld (Allemagne) Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 37 Michał Krzyżanowski Professeur invité Groupe de recherche sur l’environnement King’s College de Londres Varsovie (Pologne) Gertjan Medema Chercheur principal Centre de recherche sur le cycle de l’eau KWR Groningenhaven 7 Nieuwegein Claudia Traidl-Hoffmann Directrice Institut de médecine environnementale Neusässerstr. 47 Augsburg (Allemagne) Miriam Weber Coordinateur des Villes-santé Ville d’Utrecht Utrecht (Pays-Bas) Observateurs Kathrin Happe Cheffe de service adjointe Académie nationale des sciences Leopoldina Jaegerberg 1 Halle (Allemagne) Elizabet Paunovic (via WebEx) Ex-cheffe, Centre européen de l’environnement et de la santé de l’OMS Belgrade (Serbie) Luzie Verbeek Coordinatrice Institut Robert Koch Berlin (Allemagne) Parties prenantes Centre régional pour l’environnement en Asie centrale (CAREC) Heinrich Wyes Directeur exécutif adjoint Centre régional pour l’environnement en Asie centrale Kablukova 270 Almaty (Kazakhstan) Commission européenne Ove Caspersen Chef de projet Agence européenne pour l’environnement (AEE) Kablukova Kongens Nytorv 6 Copenhague (Danemark) Giulio Gallo Chef d’unité adjoint DG Santé et sécurité alimentaire Commission européenne 11, rue Eugène Ruppert Luxembourg Catherine Ganzleben Cheffe du Groupe sur la pollution atmosphérique, l’environnement et la santé Agence européenne pour l’environnement Kongens Nytorv 6 Copenhague (Danemark) Tuomo Karjalainen Expert principal, Environnement et santé, Commission européenne, DG Recherche et innovation, Répertoire Rue du Champs de Mars 21 Bruxelles (Belgique) Coalition européenne des jeunes pour l’environnement et la santé (EEHYC) Alina Bezhenar Cofondatrice Coalition européenne des jeunes pour l’environnement et la santé (EEHYC) Moscou (Fédération de Russie) Alliance pour la santé et l’environnement Génon K. Jensen (par vidéo) Directrice exécutive Alliance pour la santé et l’environnement (HEAL) Boulevard Charlemagne 28 Bruxelles (Belgique) Sophie Perroud Coordinatrice des politiques de l’Alliance pour la santé et l’environnement Alliance pour la santé et l’environnement (HEAL) Boulevard Charlemagne 28 Bruxelles (Belgique) Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 38 Centre régional pour l’environnement (REC) Eva Csobod (via WebEx) Experte en environnement et en santé Centre régional pour l’environnement Ady Endre St 9-11 Szentendre (Hongrie) Commission économique pour l’Europe des Nations Unies (CEE-ONU) Marco Keiner Directeur, Division de l’environnement Palais des Nations, 8-14 avenue de la Paix Genève (Suisse) ONU Environnement Wondwosen Asnake Kibret (via WebEx) Chef par intérim, Unité de coordination des politiques NOF2, Level 3, North Wing UN Avenue, Gigiri Nairobi (Kenya) Organisation mondiale de la santé Bureau régional de l’Europe Dovilė Adamonytė (via WebEx) Consultante Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Fahad M A M Alfahad Conseiller technique Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Philip Baumann Spécialiste de l’informatique Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Yvonne Bengesi Stagiaire Évaluation d’impact en matière d’environnement et de santé Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Matthias Braubach Conseiller technique Santé urbaine et équité Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) James Creswick Conseiller technique Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Dorota Jarosińska Chef de programme, Environnements de vie et de travail Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Vladimir Kendrovski Conseiller technique Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Edith Kimotho Assistante de programme Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Bettina Menne Coordinatrice, Développement durable et santé Bureau régional de l’OMS pour l’Europe UN City Marmorvej 51 DK-2100 Copenhague Ø (Danemark) Pierpaolo Mudu Conseiller technique Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Julia Nowacki Conseillère technique Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Neuvième réunion du Groupe de travail européen Environnement et santé, 9 et 10 décembre 2019 page 39 Piroska Östlin (par vidéo) Directrice régionale par intérim Marmorvej 51 Copenhague (Danemark) Cristina Palii Secrétaire Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Román Pérez Velasco Conseiller technique Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Francesca Racioppi Cheffe de bureau Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Oliver Schmoll Chef de programme, Eau et climat Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Nino Sharashidze Consultante Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Enkhtsetseg Shinee Conseillère technique Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Wendy Williams Assistante de programme Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Irina Zastenskaya Conseillère technique Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 Bonn (Allemagne) Siège Emilie van Deventer Cheffe d’équipe, Programme sur les rayonnements Organisation mondiale de la santé 20 Avenue Appia Genève (Suisse) Pacifique occidental Dr Rok Ho Kim (via WebEx) Chef d’équipe Santé et environnement Rapporteur Teresa Lander Rédactrice Bureau régional de l’OMS pour l’Europe Copenhague (Danemark) Interprètes Vladimir Ilyukhin Interprète Université de l’État Ostozhenka 38 Moscou (Fédération de Russie) Georgy Pignastyy Interprète Traducteur/interprète freelance 152, Leninsky Prosp., Apt. 41 Moscou (Fédération de Russie) LE BUREAU REGIONAL DE L’OMS POUR L’EUROPE L’Organisation mondiale de la santé (OMS), créée en 1948, est une institution spécialisée des Nations Unies à qui incombe, sur le plan international, la responsabilité principale en matière de questions sanitaires et de santé publique. Le Bureau régional de l’Europe est l’un des six bureaux régionaux de l’OMS répartis dans le monde. Chacun d’entre eux a son programme propre, dont l’orientation dépend des problèmes de santé particuliers des pays qu’il dessert. ÉTATS MEMBRES Albanie Allemagne Andorre Arménie Autriche Azerbaïdjan Bélarus Belgique Bosnie-Herzégovine Bulgarie Chypre Croatie Danemark Espagne Estonie Fédération de Russie Finlande France Géorgie Grèce Hongrie Irlande Islande Israël Italie Kazakhstan Kirghizistan Lettonie Lituanie Luxembourg Macédoine du Nord Malte Monaco Monténégro Norvège Ouzbékistan Pays-Bas Pologne Portugal République de Moldova Roumanie Royaume-Uni Saint-Marin Serbie Slovaquie Slovénie Suède Suisse Tadjikistan Tchéquie Turkménistan Turquie Ukraine Organisation mondiale de la santé Centre européen de l’environnement et de la santé Platz der Vereinten Nationen 1 D-53113 Bonn, Allemagne Tél.: +49 228 815 0400 • Fax: +49 228 815 0440 Courriel: euroeceh@who.int • Site web: www.euro.who.int WHO/EURO:2020-1392-41142-55940

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