WORLD HEALTH ORGANIZATION
ORGANISATION MONOIALE DE LA SANTE
UGIONAL OFFICE FOil. THE WESTERN PACIFIC BUII.EAU REGIONAL DU PACifiQUE OCCIDENTAL
COHITE REGIONAL Trente-quatri~me
WPR/RC34/SR/3 6 septembre 1983 session
ManiUe
ORIGINAL: ANGLAIS COMPTE RENDU ANALYTIQUE PROVISO IRE DE LA TROISIEME SEANCE Salle de conf~rence. de l'OMS, Manil1e Mardi 6 septembre 1983, l 9 heures PRESIDENT: Datuk (Dr) Abdul Khalid Sahan (Malaisie) SOMMAIRE
1. 2.
Allocution du D~c1aration
Pr~sident
......................................................................... ..
3 3
du
Pr~sident
du Conseil
eK~cutif
••••••••••.••••••••
3.
Rapport du Directeur
r~gional
(suite) •••••••••••••.••••••••••••
4
Note:
Toute rectification au pr~sent compte rendu analytique devra etre communiqu~e a l' administratrice responsable du programme et des rapports, bureau 326, ou remise au guichet de renseignements situ~
l
l'entr~e
de la salle de conferences dans les 24 heures suivant
sa distribution.
'tlPR/8.C34/SR/3 Page 2 La liste des repr~sentants A 1a trente-quatri~me session est s'par~ment dans 1e document WPR/RC34/DIV/1. donn~e
WPR/RC34/SR/3 Page 3
1.
ALLOCUTION DU PRESIDENT: Point 5 de l'ordre du jour Le PRESIDENT s'adresse au Comite (voir Annexe 1).
2.
DECLARATION DU PRESIDENT DU CONSEIL EXECUTIF
M. HUSSAIN (President du Conseil executif) felicite le ur Nakajima pour sa d~signation en tant que Directeur r~gional pour un deuxieme mandat consecutif.
11 attire l'attention des repr~sentants sur l'allocution du Directeur general qui a mentionne trois points specifiques qui jouent un role essentiel sur Ie chemin que doivent parcourir les pays pour atteindre un niveau de sant~ acceptable pour tous leurs citoyens, a savoir les tensions politiques; leur sort face aux manifes cations de 1a r~cess ion economique) et leur capacit~ a instaurer une infrastructure de sante viable. Ces r~alites s t accompagnent de bien d I autres details. La plupart d I entre eux consid~rent qu'une bonne sante va de soi: la valeur que represente cet etat nlest sauvent bien per~ue que lorsqu'ils souffrent eux-m~mes de 1a maladie. Mais les taches importantes et les services rendus par les m~decins et tous les autres personnels de sante, dans Ie domaine tant de la pr~vention que des soins, sont devenus une r~alite concrete qui leur permet de jouir d' une bonne sante. Peut-etre les secteurs de sante d t un grand nombre de pays se sont-ils vu accorder un rang de priorite faible par leur administration en raison de l'idee bien repandue qu'il vient de d~crire. 11 est par cons~quent extr@mement important que chaque individu se preocccupe de sa pro pre sante, qu'il soit conscient de ce que signifie la bonne sante et des moyens dont il dispose pour l'atteindre. L'approche en fonction des soins de sante primaires requiert une connaissanc(; qui part du principe que la sante doit Iltre abordable pour tout un chacun. Chaque individu doit devenir un partenaire a part enti~re dans cet investissement important, qui est tres rentable tant pour 1 t individu que pour la societe. Sans un corps sain personne ne pourrait avoir un esprit sain ou jouir des plaisirs de la vie. Les gouvernements ont et~ appuyes par les collectivites A leur pro pre avantage. La volonte nationale et l' engagement politique ne peuvent Iltre assures que si les membres des communautes pris individuellement peuvent comprendre leurs besoins fondamentaux et accepter dlen avoir la responsabilite. Mais comment doivent-ils y arriver? Comment doivent-ils g~n~rer une telle comprehension OU elle n'existe pas? L'orateur dit que ce o'est sGrement pas en creant des h6pitaux coQteux, sophistiques et impossibles a gerer ou en fournissant toutes sortes de m~dicaments qui ne font qu' ajouter 'A la confusion. Plus dangereux encore, des confusions de ce genre d~bouchent sur des conflits qui entratnent la mefiance.
Bien qulil n'y ait pas une solution a chaque probleme, des solutions existent pour beaucoup d'entre eux. La communication ou la pr~se de conscience peuvent auss i en resoudre un bon nombre. Cela peut apprendre aux individus A eviter la maladie. Si les individus d' une collectivite peuvent eviter la maladie, i15 peuvent rester sains, aceifs et productifs. Une communaute de ce genre pourrait prendre en charge un developpement positif. L'orateur souligne Ie mot "positif", parce que se developper ne doit pas signifier heriter de probl~mes qui ont ete negliges par d'autres. Toutefois, le concept et la philosophie du developpement que beaucoup defendent tendent A ignorer les elements les plus elementaires de la vie: bonne sante, paix et amour ou l' amour de tous. Le deve loppement devrait par consequent signifier une gestion efficace de la vie sans dependance. De la m@me maniere, le developpement de la sante devrait signifier une gestion efficace d'une vie saine sans dependance vis-A-vis des autres.
WPR/RC34/SR/3 Page 4
3.
RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL: point 9 de l'ordre du jour (Document WPR/RC34/3, Corr.l and Corr.2) (suite de la deuxieme section 2) salubrit~
s~ance,
Chapitre 10: Promotion de la
de l'environnement (pages 71
~
78)
Le Dr XU SHOUREN (Chine) se f~licite des progres realis~s au cours des deux dernieres ann~es pour 1 t alD~~nioration de I' environnement, domaine que son gouvernement consid~re comme de 1a plus haute importance pour 1a pr~vention de la maladie et l'am~lioration de la sante en gen~ral, et qui constitue donc un facteur-cl~ sur la route qui mene ~ la sante pour tous d'ici l'an 2000. Depuis la fondation de la Republique populaire de Chine en 1949, dICS campagnes de masse organisees par le Mouvement patriotique pour 1a 9ant~ ont conduit a 11 ~radication au all contrale de nombreuses
maladies dans les zones urbaines et rurales. Plus r~cemment, ce mouvement a ete implique dans un important projet national s'inscrivant dans le cadre de 1a D~cennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement proclam~e par les Nations Unies, et 1'instauration de meilleures normes morales, spirituelles et materielles. La cooperation entre 1a Chine et l'OMS est encourageante. Une loi sur l'hygiene alimentaire a et~ approuvee par le Congres du peuple et a pris effet il y a deux mois. L'utilite du Centre pour 1a promotion de 1a planification et des etudes appliquees en matiere d'environnement (PEPAS) est reconnue d'une maniere g~n~rale et il espere qlle son action poun"a s 'etendre grlce a l' appui apporte par le Bureau r~gional pour le plus grand profit des pays de la Region.
Le Dr TAPA (Tonga) fHicite le Directeur regional pour 1 'excellente du chapitre 10 du rapport. Se referant ~ la section 10.2 "Mesures d' assainissemellt de base", i1 dit que son gouvernement a accord~ un tres haut niveau de priorit~ A 1a salubrit~ de I' environnement depuis 1958, epoque ~ laquelle le premier projet de coop~ration a ete mis en oeuvre avec Ie FISE et I'OMS. Au titre d'un accord tripartite, 1 ' OMS a apporte sa coop~ration technique; le FISE a pris en charge un tiers des frais d'equipement; un tiers des frais avait ete supporte par les villages et un tiers par 1e gouvernement J qui avait egalement apport~ son appui local et encourage la partlclpation des collectivites. Tout succes rencontre au titre de la Decennie de l'eau potable est en realite dO a la solidite dec bases posees pour la reussite de ce projet. pr~sentation
En cooperation avec I I OMS et d'autres institutions des Nations Unies en janvier 1983, l' orateur indique que son pays a atteint une couverture par le syst~me d' adduction d' eau de 90% des zones urbaines et de 80% des zones rurales, et une couverture par les installations d'assainissement de 90.% et 63% dans les memes zones. En zones urbaines, aucun probl~me majeur ne devrait survenir en ce qui cone erne l'adduction d'eau; le d~veloppement des adductions d'eau en zones rurales en est au stade terminal requis pour repondre aux objectifs de la Decennie; les degats important a occasionnes par 1'ouragan de mars 1982 sont en voie de reparation. 11 est n~cessaire d'instruire les comites de village pour l'eau dans les domaines de l' entre tien de base t de 1a manu tent ion et des r6parat ions. Son gouvernement a l'intention de rencontrer les objectifs de la D~cennie en matiere d'approvisionnement en eau potable d'ici 1985. Toutefois, un effort important est n~cessaire en ce qui concerne les projets d I asssainissement en zones urbaines et rurales. L' assainissement urbain est ~ l'etude dans la ville principale de Nukll'alofa: lea problemes essentiels touchent aux zones de faible altitude et a la m~diocrit~ du drainage. Un effort important est necessaire en mati~re d I assainissement en zones ruraies si on veut installer des installations convenables pour II~vacuation des dechets humains; Ie gouvernement fournira Ie mat~riel qui sera installe par la colleccivite.
WPR!RC34!SR!3 Page 5 Le Minist~re de la Sant~, en coop~ration avec l'OMS a trace les grandes lignes d 1 un Programme national d I assainissement qu~ attend I'approbation du gouvernement; toutefois, 1a mise en oeuvre de ce programme d~pendra dlun financement exterieur. Un accord a ete sign~ avec l'OMS en vue de la realisation d'une etude de cas en deux parties portant sur l'approvisionnement en eau et l'assainissement, ainsi que d'un projet pilote relatif a la lutte contre
qui, une fois menee a terme, ne manquera pas d'etre utile a d'autres pays de la R~gion, a et~ rendue possible gr~ce a la construction du laboratoire realisee avec la genereuse assistance du Gouvernement japonais et la collaboration de 1 'OMS. Les activit~s de ce laboratoire sont axees sur I' approvisionnement en eau, I 'hygi~ne alimentaire et la surveillance du milieu. II pr1e instamment IIOMS et les autres institutions des Nations Unies de continuer Ii apporter leur appui a l' important secteur que constitue 11 assainissement de base et demande aux gouvernements d I insister aupr~s des organismes donateurs afin que ces derniers r~pondent favorablement aux demandes de ces pays dans ce domaine. Le Dr LIU GUO-'BIN (Directeur du Service de la politique pharmaceutique, de 1a salubrit~ de 1 'environnement et de la technologie pour la sant~) remercie les repr~sentants et leur gouvernement pour l'appui coh~rent qu'ils apportent aux programmes de salubrite de l'environnement et notamment a la D~cennie internationale de l'eau potable et de l l assainissement. De pr~cieuses le~ons pourraient etre tir~es de 1 'exp~rience d~crite par les reprhentants de la Chine et des Tonga. Les representants ont la possibilite de consulter la documentation de base et les rapports disponibles au Secr~tariat. Le Dr SIALIS (Papouasie-Nouvelle-Guin~e) d~clare que son pays ~prouve actuellement des difficultes a atteindre les objectifs qu' il s' est fix~s dans Ie domaine de la salubrit~ de l' environnement notamment parmi les communautes insulaires et montagnardes. Des trois millions d'habitants de ce pays, 12% disposent d'eau salubre et 12% de moyens d'assainissement. Le gouvernement a mis sur pied un programme national dans Ie cadre de La D~cennie. L'OMS, Ie FISE et le PNUD, en collaboration avec l'Australie et la R~publique fed~rale d' Allemagne, ont apport~ une aide precieuse et la Banque mondiale a octroy~ un prllt destine a financer les programmes de la D~cennie dans plusieurs provinces. Le DIRECTEUR REGIONAL d~clare que la r~alisation des objectifs de la Decennie d~pend de la participation a la fois des gouvernements et des populations. L'OM:l a mi. au point des techniques tout a fait appropriees dans ce domaine telles que Ie recours au ferro-ciment dans la construction des r~servoirs et des toilettes de fabrication locale; il s'agit en effet d 'un materi.lu durable et raisonnablement peu onereux utilisable par les populations elles-memes en recourant h un minimum de conseils. II estime que l'utilisation dans ce sens de 1a technologie appropri~e mise au point dans les pays eux-m@mes constitue un grand pas en avant. Chapitre 11: D~veloppement
les parasites au moyen de mesures concernant l'environnement.
Cette ~tude
des personnels de sante (pages 79 (R~publique
a
101) declarant des deux
Le Dr SOUNG WOO LEE sat is fait du programme de
bourses
de Cor~e), tout en se d'etudes r~alise au cours
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dernieres ann~es, demande neanmoins au Secretariat de lui faire connattre la raison pour laquelle la r~partition des bourses a ete si peu conforme aUK besoins respectifs compte tenu des criteres d~mographiques. Le Dr XU SHOUREN (Chine) d~clare que le developpement des personnels de sante est une composante capitale de la realisation de l'ohjectif de la sante pour tous d'ici l'an 2000 par Ie biais des soins de sante primaires et signale que son gouvernement deploie a l'heure actuelle tous les efforts necessaires, agissant en cooperation avec l'OMS pour developper les personnels de sante en Chine. 11 ajoute que l'envoi d'etudiants a l'etranger dans le cadre de bourses d'etudes octroyees aux termes d'accords cancius avec d'autres pays all organisations internationales constitue desormais un element important du developpement des personnels de sante et donne d'excellents resultats. 11 importe neanmoins que le programme d'~tudes Bait conforme aux beaoins du pays dtorigine du boursier et qu'une fois rentre dans son pays, le boursier soit a meme de mettre en application les connaissances qulil a acquises en les adaptant aux conditions, aux besoins et aux possibilites memes de son pays. A Cet egacd, i1 est d'avis que la reunion qui devrait se tenir avant la fin de l'annee sur la gestion et 11 organisation du programme des bourses d I etudes revetira une grande importance. Le Dr TAPA (Tonga) d~clare que la seule possibilite d'atteindre l'objectif de la sant~ pour tous d'ici l'an 2000 est de former convenablement les individus cnarg~s de la realisation de cet objectif. Tonga a re~u une aide non negligeable de l'OMS dans le domaine du d~veloppement des personnels de sante, notamment en ce qui concerne Ie Centre de formation sanitaire des Tonga. Des consultants ont examine Ie progrannne et evalll~ les resultats de la formation. Les personnels formes au Centre seront a l' avenir affect~s a des postes de responsables de la sante, eeei afin de mettre l'aceent sur 1a primaute de 1a eomposante sante publique sur la medecine purement curative. Son Gouvernement se fHicite au plus haut point de la collaboration apport~e par l'OMS a la creation du Centre et de son appui a 1 t Ecole de soins infirmiers, qui est un des ~tablissements de formation des Tonga en matiere de personnels de sant~. Les progres r~alises par les Tonga au cours des 25 dernieres annees dans le domaine de la sant~ et de la medecine auraient ete impensables sans l'existence de ce programme de bourses d'etudes; en outre, Ie Direeteur de la ~ant~ du pays participera a la reunion de Manille deja mentionnee.
M. BOYER (Etats-Unis d'Amerique) estirne que le tableau "Profession des boursiers" ne fait pas clairement apparattre 1a concordance des divers types d'etudes avec les besoins des progrannnes de soins de sante primaires. 11 conviendrait, lars de 1a redaction des rapports h venir, d'y faire figurer l'information pertinente de fa~on a bien montrer cette compatibilite. M. NGUYEN DUY CUONG (Viet Nam) se felicite et des graphiques relatifs aux bourses d'etudes dans le rapport au developpement des personnels obtenir de plus amples renseignements sur les de la qualit~ des tableaux et de l'importance accordee de sante. 11 souhaiterait raisons qui ant pouss~ a
repartir les bourses de maniere inegale en fonction des criteres demographiques4 Le tableau montrant 1a repartition des boursiers par domaines d' ~tudes fait apparattre que 100ins de 10% des beneficiaires de bourses etudient des matieres en rapport avec la salubrite de l'environnemenr. II estime qulil s'agie III dlun pourcentage insuffisant, tout particuli~rement si 1 'on consid~re les beaoins des programmes de 1a D~cennie deJ Nations Unies de l' eau potable et de l' assainissement. II serait extr@mement utile que les resultat:s obtenus grace a 1 'octroi de bourses d'~tudes puissent etre eva lues et communiques aux Etats Membres.
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Le Dr SPOONER (Vanuatu) signale que son Gouvernement attache une importance particuliere au d~veloppement des personnels de sante; en effet, apres l'independance, Vanuatu a dG faire face A une grave p~nurie de personnels ~e sant~ et notamment de m~decins. Son pays se f~licite au plus haut point de 1 'aide apportee par l'OMS et les autres institutions des Nations Unies ainsi que par les Gouvernements d' Aus eral ie, de Fidj i, de Nouvelle-Zelande et de Papouasie-Nouvelle-Guin~e qui ont offert des moyens de formation A des ressortissants de Vanuatu. Vanuatu s I est quant a lui lan~~ dans la formation de praticiens de soins infirmiers, cat~gorie qui se situe entre celle des infirmiers et celle des medecins et a organise a l'intention des infirmiers et des infirmieres des stages de recyclage de trois mois. 11 a et~ demande A l'OMS de collaborer A la formation d'agents de la salubrite de l'environnement. Un projet pilote sur les soins de sante primaires a ete lance et des colloques et des ateliers de travail sur les soins de sante primaires devraient etre organises au debut de 1984. Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Z~lande) declare qu'en raison de l'isolement geographique de son pays, ce dernier s'est toujours hautement felicite de ce que le programme de bourses d'etudes de l'OMS offrait de tres precieuses possibilites de contacts avec les populations d' autres pays. En ce qui concerne Ie chaix. des boursiers, son Gouvernement estime que Ie mieux est de selectionner des animateurs potentiels de fa~on que l'experience acquise par ces boursiers puisse etre transferee directement ou indirectement A d' autres, une fois les interesses rentres dans leur pays. 11 n' es t pas pratique d'envoyer des agents de S01ns de sant~ primaires sUlvre une formation 11 l'etranger. Si l'evaluation des resultats du programme de formation souleve des problemes, la demarche theorique qu' elle permet aux boursiers d'adopter dans la perspective de leur future activite, les idees novatrices qu'ils emettent et leur entnousiasme montrent bien les avantages qulils en retirent. II importe de faire en sorte que les boursiers mettent bien en application les connaissances qulils ont acquises une fois rentres dans leur pays d' origine. 11 felicite le Secretariat sur la presentation remarquablement claire de toutes les donn~es pertinentes ayant trait au developpement des personnels de sante. Le Dr HANZON (Philippines) declare que des 1980, le Gouvernement des Philippines a mis sur pied un programme de formation destine A cent medecins de campagne en vue de la real isation d' un programme de soins de 8ant~ primaires. En 1982, 9 000 accoucheuses traditionnelles ont re<;u, dans le domaine de l' organisation et du developpement communautaires, une formation susceptible de leur permettre de lancer et de developper des activites sanitaires dans les villages qulelles desservent. La merne annee, les sages-femmes de sante publique et les medecins de campagne appeles 11 superviser Ie travail des sages-femmes, ont re~u une formation sur Ie concept de so ins de sant~ primaires et sur la gestion des activites de soins de sant~ primaires. Les services de sante rurale ont ~te integres dans les h6pitaux de district. En 1983, les bureaux de sante des provinces ont ete integres dans les h6pitaux provinciaux afin de mettre un terme A la compartimentation des services de soins curatifs et pr~ventifs. Les agents provinciaux et les agents auxiliaires provinciaux de la sante ant ete selectionnes sur la base de tests ayant trait 11 leur qualite de gestionnaires, avant de recevoir une formation a la gestion. Entre-temps, on a poursuivi la formation destinee aux agents de sante des villages et aux autres personnels de soins de sante primaires. En plus de la nouvelle Ecole de medecine du Mindanao Occidental, i l convient de mentionner l l Institut des sciences medicales de Tacloban qui, cre~ anteriaurement, a une vocation communautaire et qui a dispense une
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formation 11 des el1!ves de villages ~loignes ains1 qu'a des agents de sante de villages, des sages-femmes, des agents de sante coromunautaire et des infirmiers et infirmi1!res qui ont ~te ulterieurement diriges sur un coll~ge de ~decine. En ce qu~ concerne 1a formation des agents de soins de sa[lte primaires, le pays a beneficie de la collaboration de l'OMS, du FISE, de la 8anque mondiale, de l'USAID, et de plusieurs organisations [lOn gouvernementales. Mr LAVEA LIO (Samoa), en reponse 11 une question soulevee par le reprl!sentant de la Republique de Coree, fait observer que le nombre relativement important de bourses attribuees 11 ::iamoa, tient sans aucun doute au fait que son pays compte parmi les mains avanc~s .. Le Dr SIALIS (Papouasie-Nouvelle-Guinee) remercie l'OMS et les pays donateurs pour avoir fourni des fonds destin~s A l'organisation de conferences-ateliers dans Ie domaine du developpement des so ins de sante primaires dans son pays. II se mantre n~anmoins preoccupe de ce que Ie secteur de 1a sante ne se de.veloppe pas au merne rythme que les autres secteurs du d~veloppement. Pour que cet ~cart ne s'elargisse pas davantage, il conviendrait de mettre a 1a disposition du secteur de ia sant~ de plus amples ressources et des effectifs superieurs. De plus, si l'on assure certes une formation a du personnel appele a offrir des services de sant~ a la population, on ne s'attache que trop peu a apprendre a la communaute a apprecier les efforts d~ployes et a assumer ses propres responsabilites dans le domaine de la sante. C'est la un autre domaine dans lequel des dispositions complementaires devraient ~tre prises. Le Dr BIUMAIWAI (Fidji) souhaite s'associer aUK representants des autres pays insulaires en remerciant avec eUK l'OMS pour l'aide appr~ciable que l'Organisation apporte dans le domaine du developpement des personnels. Fidji a d~sormais atteint le stade auquel ce pays entend mettre un frein au recrutement de m~decins d'outre-mer etant donne que son ~cole de medecine, cr~ee i l y a 90 ans, prepare aujourd'hui les etudiants au grade de ~decin pleinement qualifie. En 1986, les ~tudiants de l'Ecole de medecine de Fidji ne seront desormais plus automatiquement absorbes dans la fonction publique; en effet, d' ici la le pays sera autosuffisant en mati1!re de personnels de sante. C'est dans les disciplines d'appui que les besoins de Fidji se font surtout sentir; c'est l'Institut de technologie qU1 devrait desormais r~pondre aces besoins. Du fait du coat excessivement elev~ qu' entraine 1a formation dentaire, un accord a ete conc1u avec le Gouvernement australien aux termes duquel des etudiants en dentisterie de Fidji seront envoyes en Australie 11 partir de 1984. 8ien que le pays continue d'avoir besoin de personnel pour son ecole de IEdecine, on s'attend que Fidji sera en mesure de repondre a ses besoins futurs en personnels. Le Dr CHANG (Conseiller r~gional pour le develOPPluent des personnels de sante), en reponse 11 une question posee par le repr~sentant de La Repub1ique de Coree, explique qulun certain nombre de facteurs sont pris en compte dans la repartition des bourses d I ~tudes. Parmi ces facteurs, i1 convient de re lever llordre de priorite que chaque pays at tribue a son programme de sante, l'existence sur place des moyens de formation et - tout particuli1!rement dans le cas des pays du Pacifique Sud - l' amp leur de la p~nurie de personnel de sant~ professionnel ayant les qualifications n~cessaires. Dans Ie Pacifique sud, 1 1 0MS a concentre ses activit~s sur l'octroi de bourses d'etudes A long terme dans le domaine de la formation
\oIPR/RC34/SR/3 Page 9 m~dicale de base, ce qui explique Ie grand nombre actriou~ 1I ces pays. Du point de vue du coat, particuli~rement ~conomique puisque La plupart des
de bourses actuellement crest lA une politique bourses sont attribu~es 1 des etudiants recevant une formation ~ Fidji, dans les domaines de l'enseignement m~dical, des soins dentaires et de La pharmacie. Autre facteur important dont i1 convient de cenir compte dans l'attribution des
bourses, Ie rythme de mise en oeuvre dans chaque pays. Pour ce qui est de 1a question de La r~partition des bourses par profession, soulev~e par Ie repr~sentant des Etats-Unis d 'Amerique , il signale que les soins de sant~ primaires ont un caractere interseccoriel, qulils font partie integrante de l'ensemble des activites de sante et que, si le nombre de bourses d'~tudes de medecine est relativement eleve, la formation est essentiellernent dispens~e dans Ie domaine des soins de sante primaires. Le schema figurant 11 la page 90 du rapport donne une idee plus juste du secteur d' etude des beneficiaires de bourses. En ce qui concerne i'evaluation des bourses, question evoqu~e
par
Ie
representant
du
Viet
Nam,
une
etude
menee
a
l'intention de 1a trente-deuxieme session du Cornite r~gional tenue en 1981, fait apparaitre que 92% des boursiees iutercoges estimeut que leur formation a ~t~ indispensable ou utile 11 leurs activit~s du moment. Quelque 83' sont rentres dans leur pays d'origine et travailleat actuellement dans la discipline dans laquelle ils ont re~u une formation; pour 1e res~e, 9Z poursuivent leurs ~tudes nors de leur pays d'origine, 2% ont quitt~ le secteur de la sant~ et 6% n'ont pas r~pondu au questionnaire. Trence-deux pour cent environ ont entrepris des etudes a. court terme, (de trois 11 six mois) , 31% des ~tudes de six 11 douze mois et 37% des etudes de douze mois ou plus. Soixante-neuf pour cent des boursiers ont ~tudie dans des pays de la r~gion du Pacifique occidental. Comme l' a signale le representant de la Chine, une reunion regionale des responsables nationaux de 1 'octroi des bourses d'~tudes de la r~gion du Pacifique occidental doit avoir lieu en octobre 1983; 1 'un des principaux themes ~tudi~s 11 cette r~union portera sur l'utilisation des bourses. L'organisation de cetce reunion, associee a la mise en place d'un nouveau service de surveillance informatise, mantre que Ie processus d I evaluation sera 11 l'avenir bien plus efficace. Dans 1e meme temps, le Conseil executif de 1 'OMS a adopt~, en ce qui concerne le programme de bourses d'etudes, une nouvelle politique qui, on l'esp~re, debauchera sur une meilleure utilisation des bourses (dont le nombre est passe d' environ 350 par an en 1979 11 530/560), ce programme faisant partie integrante du programme de developpement des personnels de sante de chaque pays. Le DIRECTEUR REGIONAL reconnait qu'il existe d'enormes differences entre Etats Membres de la Region dans l' attribution des bourses d' etudes par habitant. Ainsi, les petits pays du Pacifique sud re'ioivent proportionnellement davantage de bourses d'~tudes que lea grands pays. La Region compte un tiers de la population de tous les pays en developpement du monde, alors que la part regionale du budget de l'OMS est beaucoup plus faible; aussi les criteres fondes sur 1e rapport bourses d' etudes/nombre d'habitants sont-ils inapplicables. Les petits pays insulaires ayant r~cemment a;cede 11 l' independance ont particulierement besoin de bourses d· t!tudes car ils manquent serieusement de personnels de sante qualifi~s. Les medecins, qui rellroivent des bourses de 1 ·OMS, se voient donner les moyens de prendre la direction des activites sanitaires sur la base des Bains de sante priiUaires, tant au gouvernement que dans le pays. La proportion de boursiers qui ne retournent pas dans leur pays est tres faible.
WPR/RC34/SR/3 Page 10 L'OMS surveille de tres pres et evalue son programme de bourses d' I!tudes, en collaboration avec les pays. Le role des bourses varie d I un pays h l'autre. CrE!er des ecoles de medecine, voire des E!coles de Boins
infirmiers, coate cher et, pour certains pays, il est plus rentable d'envoyer les etudiants a l'~tranger. Neanmoins, lorsque Ie dE!veloppement des personnels de sante est integre dans la planification ~ long terme des services de sante, bien des pays sont en mesure de satisfaire localement une grande partie de leurs besoins en formation. Les coordonnateurs des programmes OMS doivent ~tre prets a travailler avec les gouvernements pour planifier le developpement general des personnels de sante, dont Ie programme de bourses d'etudes est une composante. Le PRESIDENT fait observer que ce programme donne resultats. Beaucoup depend bien sar des pays et des boursiers Chapitre 12: Information pour la sant~
d'excellents eux-m~mes.
(pages 102
a
109)
Le Dr XU SHOUREN (Chine) dit que ce chapitre concerne une question importante sur laquelle la Region a fait un travail considerable ces derni~res ann~es. L'information bioml!dicale est importanCe 9i 1 'on veut determiner l'etat de sante de la population ainsi qu'elaborer et suivre les programmes de sante destin~s ~ l'ameliorer. Le Dr Xu Shouren est reconnaissant l'OMS de la cooperation qui s'est instauree avec son pays dans Ie domaine de l'information pour la sante et souhaiterai t que I' on multiplie les echanges d'experience sanitaire entre pays de la Region.
a
Le PRESIDENT, prenant la parole en sa qualite de representant de la Malaisie, dit que dans le pass~ son pays pronait 1'information pour la sante sur une base individue11e. Or, avec l'adoption de la strategie de la sante pour tous, il devient plus important d'obtenir l'appui de la collectivitt. Le Ministere de la Sante a lance un programme afin d 'utiliser davantage les media. Bien des aspects de la strategie de la sante pour tous d~pendent de la participation de la collectivite et d' une ~volution radicale des moeurs et des attitudes. On utilise beaucoup la radio en milieu rural, car la presse ~crite n'atteint et ne represente que ceux qui beneficient dej~ des services. M. HUSSAIN (President du Conseil executif) souligne que le concept de systeme d' information sanitaire va de pair avec la strategie de la sante pour tous fond~e sur les soins de sante primaires. Tout systeme d'information sanitaire a un role important ~ jouer tant pour les prestateurs, qui doivent repondre aux beaoins de la population, que pour les prestataires, qui doivent exprimer ces beaoins. Aux Maldives, une enqu@te a montr~ que bien des gens ne savaient merne pas qulil existait des services de sante censes etre a leur service. Les decideurs ont eux aussi besoin de connaitre les besoins exprimes lorsqu'ils planifient les services. M. NGUYEN DUY CUONG (Viet Nam) dit, ~ propos de I' adoption de la strategie regionaie de la sante pour tous, que son pays a revu la structure de ses services de sante. Au cours de ce bilan, pour lequel il a fallu une information considerable, il a mis au point certains indicateurs; M. Nguyen Duy Cuong aimerait avoir des prl!cisions sur la fac;on dont les indicateurs sanitaires sont utilises dans d ' autres pays. Le Dr DE SOUZA (Australie), se referant ~ la section 12.2.1 du rapport qui a trait aUK services de documentation medicale et sanitaire, rappelle qu1en avril 1982 l'Australie a commence A assurer A titre gratuit un service de recherches MEDLARS et de photocopies aUK pays en deve loppement de la Region du Pacifique occidental dans Ie cadre d'un protocole d'accord
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pass~ entre la Bibliotheque nationale australienne, le Ministere australien de la sante et l'OMS. 11 s'est en effet avere que la Region avait besoin d I un systeme d' information biom~dicale pour aider dans leur action les chercheurs, 1es planificaceurs, les enseignants et les praticiens qui travai11ent dans Ie domaine sanitaire et biomedical. L'accord a ete signe pour une p~riode initiale de trois ans.
Le Dr de Souza est heureux d'annoncer que cet accord sur les serV1ces MEDLARS va E!tre prolonge par le Gouvernement australien pour une duree de deux ans. Ceci signifie que Ie service se maintiendra jusqu'au 31 mars 1986. Le Dr de Souza approuve les mesures prises par l'OMS pour etudier la possibilite d'elargir Ie champ de l'accord afin de creer un reseau regional d'information biomedicale. A u'en pas douter, des progr~s seront faits dans ce domaine nouveau et important de la cooperation r~gionale. Le DIRECTEUR REGIONAL exprime sa gratitude au Gouvernement australien pour ce pr~cieux service qulil assure, et qui est maintenant prolonge pour deux annees encore. L'OMS s'efforcera de mettre sur pied un reseau d'information biom~dicale dans Ie cadre du processus de gestion sanitaire. R~pondant au representant du Viet Nam, Ie Directeur regional propose que la question des indicateurs soit examinee au titre du point 13.l. L'etat actuel des indicateurs dans la Region est precise dans Ie document pertinent (WPR/RC34/7).
Le Dr TAPA (Tonga) s'associe aux autres orateurs pour sou1igner l'importance des syst~mes d'information sanitaire. S'agissant de l' information du public en matiere de sante, il est quelqlle peu gene par l'aspect bizarre des gens repr~sentes dans la brochure de l'OMS intitulee "Sante pour tous un bue: commun". La sante pour tous est une belle realisation humaine et il faut la depeindre comme quelque chose de beau. Peut-etre 1 'OMS pourrait-elle eva1uer l' impact de cette brochure et celui d'autres publications du m~me type. Le PRESIDENT rappe11e que les discussions techniques qui auront lieu Ie vendredi 9 septembre porteront sur Ie "developpement d'un systeme d'information pour la gestion sanitaire". Chapitre 13: Developpement et formation continue du personnel (pages 110 112) Chapitre 14: Comite regional (pages 113 a 117)
a
II nly a pas d'observations. Chapitre 15: Structure regionale (pages 118 A 124) M. BOYER (Etats-Unis d'Amerique) est surpris par l'absence de chiffres sur 1es engagements de depenses au-delA de 1981 dans un rapport qui couvre une periode se terminant en juin 1983. Puisque le budget de 1982-1983 a deja ete examine par les organes directeurs de 1 'OMS, i l pense qlle des chiffres auraient ega1ement pu E!tre donnes pour cette periode biennale. Le rapport aurait pu s'~tendre un peu plus sur 1a question des res sources de l'OMS et la fa~on dont el1es sont depensees dans la Region. M. KAKAR (Directeur du programme d' appuiJ pense que Ie representant des Etats-Unis d' Amerique comprendra que seuls des chiffres authentifies, c 'est-A-dire de. chiffres fond~s sur 1es rapports comptables verifies de 1 'Organisation, aient et~ cites. II pourrait etre trompeur de donner les chiffres d'engagements de depenses jusqu'A la fin de 1983 comme s'ils ref1etaient la mise en oeuvre reel1e des programmes.
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M. BOYER (Ecacs-Unis d' Amerique) souligne qu' on aurait peut-@tre pu. par exemple. ajouter une ligne pour 1982-1983 et meme pour L984-l985 dans Ie tableau de la page 123 du rapport au sont presentes les engagements de depenses. pour aut ant qu'il soit bien precise qu'il s'agissait d'estimations. Le chiffre du budget ordinaire pour la Region a des chances d'@tre exact m@me pour la periode biennale la plus lointaine. Le Dr TAPA (Tonga) constate que Ie tableau de La section 15.1.4 fait apparattre un total de 33 postes vacants pour Ie personnel de projets. U aimerait savoir pourquoi ces postes n'out pas ~t~ pourvus et 5i ceci a eu un effet sur Ie programme de cooperation technique dans la Region. Le DIRECTEUR 1 'OMS en matiere quant au nambre recrutes; d'autre de pays ne sont REGIONAL repond que la politique et les directives de de recrutement imposent certaines limites, par exemple de ressortissants d'un pays donne qu~ peuvent etre part, les competences disponibles dans un certain groupe pas toujours aisement conciliables avec les besoins des
pays recipiendaires, c'est-h-dire ceux pour lesquels Ie personnel recrute. 11 se dresse en outre des obstacles d'ordre linguistique.
est
Le Bureau regional fait tout son possible pour pourvoir les postes en IJ personnel competent et en utilisant les personnes disponibles pour de plus breves periodes, mais les conditions sur Ie terrain ne sont pas toujours attrayantes et les nationaux pr~ts a travailler pour l'OMS sur Ie terrain sont moins nombreux qu'il y a quelques annees. Entre-temps, il apparatt pr~f~rable de jouer sur la mobilite d'un personnel moins nombreux que de pourvoir un poste vacant avec des gens insuffisamment qualifi~s. depla~ant
Le Dr TAPA (Tonga) est preoccupe par la situation concernant Ie personnel des projets compte tenu de la proximit~ de I' an 2000 et des objectifs que l'OMS s'est fixils. Ne pourrait-on reUlcher quelque peu les imperatifs?
DEUXIEME PARTIE: Examen de certains programmes (pages 125 1. Lutte antipaludique
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143)
Le Dr SUNG WOO LEE (Republique de Coree) Msire savoir queUes sont les perspectives de l'eradication du paludisme ou de la lutte antipaludique dans la Region. Le Dr SIALIS (Papouasie-Nouvelle-Guinee) dit que Ie paludisme pose un probleme dans son pays. tout comme l'usage du DDT contre les vecteurs. Quelles milthodes nouvelles de lutte l'OMS peut-elle recommander et comment integrer les mesures dans les soins de sant~ primaires? Le Dr XU SHOUREN (Chine) souligne que Ie paludisme est un probleme urgent, cO...J.pte tenu notamment de 11 apparition d' une resistance de Plasmodium falciparum a la Chloroquine.
Le paludisme affecte encore serieusement 1a population dans certaines zones de Chine. La situation ilpidemiologique n'est pas stable. Ii y a environ deux millions de cas chaque annee et il serait souhaitable que s'instaure une cooperation technique, notammenc pour 1a recherche sur de nouveaux ~dicaments. Le Dr Xu Shouren tient a mentionner a cet egard un compose chinois prometteur, Ching hao su.
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Le Dr OGATUTI (Iles Salomon) dit que, dans son pays, la situatLon du paiudisrne est fluctuante et qulil est difficile d'assurer Ull approvisionnement et un usage r~guliers des substances qui pertnettent de combattre La maiadie. 5i La chloroquine n'est plus efficace, quel autre m~dicamenc peue-on recornmander et dans queis d~lais peue-on esperer voir m~s
au point un vaccin utilisable dans La pratique? Le PRESIDENT
souligne que son pays La Malaisie en depit des faits contre Ie paludisme, a enregistr~ une augmentation de la morbidite et de la mortalite dans la peninsule proprement dite; i1 se pose egalement un probleme au Sabah malS au Sarawak Ie paludislDe est mattrise. efforts concert~s
Une resistance a La chloroquine est apparue dans certaines zones et La pulverisation de DDT dans les habitations n' est pas toujours acceptable pour la population. Le President s'inqui~te de la disparition des qualifications de paludologue; i1 faut un programme si lion veut conserver les aptitudes et. l' interet nekessaires pour Ie paludisme. Les soins de sante primaires ne suffiront pas :1t combattre le paludisme dans les pays endemiques, et Ie rapport fait etat d'une recrudescence en bien des endroits de la Region.
DUY CUONG (viet Nam) pense que la situation actuelle du paludisme exige une association des mesures preventives et de 1a participation de la population locale, une cooperation internationale pour resoudre le probl~me de la resistance aux medicaments et une cooperation technique pour aider les pays :1t mener la lutte antipaludique. d'end~micit~
M.
NGU~EN
Le Dr ROMUALDEZ (Philippines) declare que la structure mise en place il y a vingt ans aux Philippines s'est montree sans effet du point de vue de l'~radication du paludisme; on est donc passe A une structure decentralisee comportant des centres regionaux et slappuyant sur les soins de sante prima ires . La recherche 5 'oriente maintenant vers de nouve 11es formes de lutte, notamment biologique, et la population participe aux mesures communautaires de lutte antipaludique.
La seance eat levee :1t midi.
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ANNEXE 1
ALLOCUTION DU PRESIDENT
Mesdames et Messieurs les repr~sentants au Comit~ regional, Monsieur le Directeur g~n~ral de l'Organisation mondiale de la Sante, Monsieur le Directeur r~gional du Bureau r~gional du Pacifique occidental, Mesdames et Messieurs les reprt§sentants des organisations non gouvernementales et des Institutions 9p~cialis~es du syst~me des Nations Unies, Mesdames et Messieurs les membres du secretariat de l'Organisation mondiale de 1a ~ante, Mesdames et Messieurs,
Je voudrais saisir cette occasion pour souhaiter la bienvenue ~ M. Hussain, Ministre de la Sant~ des Maldives et actuel President du Conseil executif de l'Organisation mondiale de la ~ante, a cette session du Comit~ regional~ NallS sammes heureux de compter M. Hussain parmi naus. Je me sens tres honor~ et je remercie le Comite de m'avoir porte a la de cette trente-quatrieme session du Comite regional du Pacifique occidental. En m'.Hisant a la presidence, vous avez assurement fait un grand honneur a mon pays. Mais vous m'avez aussi confie une tache lourde et difficile. Je ferai de mon mieux pour ~tre a la hauteur de vos espoirs et pour mener les debats de cette session avec la meme competence que mes predecesseurs. pr~sidence
En tant que President nouvellement elu, Je voudrais exprtmer rna gratitude a mon predecesseur immediat, le Dr Tapa, des Tonga, qU1 a su pr~sider avec autorit~ et compr~hension 1a trente-troisi~me session du Comite. J'aimerais egalement feliciter le nouveau Vice-President, le Dr Ogatuti, ainsi que le Rapporteur de langue anglaise, le Dr Monteiro, et le Rapporteur de langue fran,.aise, le Dr Da Paz. Je suis sur que nous saurons travailler etroitement ensemble et que nous ferons de notre mieux pour nous acquitter de nos devoirs. La pr~sidence d 'une reunion internationale comme celle-ci n'est pas chose aisee. Neanmoins, je su~s convaincu qu'avec vatre aimable cooperation et vatre comprehension, avec l'aide et l'appui du Directeur regional et de ses collaborateurs, et avec la precieuse collaboration du Vice-President et des Rapporteurs, nous pourrons mener a bien la tache qui nous attend. En septembre 1981, a sa trente-deuKieme session, le Comite s'est tres justement fixe une strategie regionale de la sant~ pour tous d'ici l'an 2000. Cette strategie expose les moyens qui permettront de parvenir a cet objectif et les principes fondamentaux qu I i1 met en jeu. II ne sera pas facile d' instaurer la sante pour tous. Outre l' engagement politique qu'elle suppose, 1a strategie demande une ouverture d'esprit dans Ie choix des approches, une reevaluation de la situation actuelle du point de vue des programmes, des structures, des methodologies, de i'utilisation des ressources et du developpement des personnels, aiusi qui une aptitude a rechercher, au-dell!. des techniques medicales, des solutions aux probl~mes qui se posent aujourd'hui ou vont se poser dans Ie domaine de la sante au sens large du terme. Ce sont les circonstances et les moyens de chaque pays qui vont d~terminer la fa~on dont nous procederons et les meilleurs points d'application de ces changements. Une chose est certaine, c'est que le compte a rebours a commenc~ et que la tache se fait maintenant pressante.
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Page 16 Annexe 1
Ce que je ne sais pas vraiment J clest si 1e message a vraiment atteint sa cible tant a l'interieur quia l'exterieur des milieux m~dicaux. Dans Ie corps medical lui-merne, Ie souci de perfection professionnelle, de performance et de r~sultats rapides face a une attente croissante du public souci encourage par de puissants groupes de pression representant des techniques de pointe coGteuses rendra plus difficile le choix des options. Je ne veux pas dire pour autant qu'une medecine de pointe chere nlait pas sa place dans notre strategie ni que les soins de sant~ primaires soient bon marche. Ce qu'il nous faut savoir, clest ceci: "Compte Cenll des ressources et des morens dont nous disposons, comment assurer Ie maximum a toUS?" 11 me semble que nous devons faire preuve diaudace et d 1 esprit d'innovation dans Ie chaix de notre approche; nous devons naus d~gager de concepts, d'habitudes et de va leurs solidement ancres; il nous faut aL1ssi pouvoir faire un travail de persuaslon sans relache et exercer les pressions necessaires en vue des changements souhait~s.
L' etiologie multiple de bien des maladies et l' importance accrue des affections liees au comportement, au mode de vle, ainsi quia llenvironnement physique et chimique, face ~ l'absence de techniques medica1es efficaces pour leur traitement au leur prevention, appellent une approche interdisciplinaire ou intersectorie lie, d I oil 1a necess i te d I etre capable d'aller jusqu'a nos limites, de reconnaitre les interfaces et d'etablir une relation aux autres, chaque fois que c'est necessaire. 11 se peut que le point d' application d' une mesure permettant de resoudre ou d'attenuer un probleme de sante ne soit pas Ie secteur' sanitaire 1ui-meme. Peut-etre faut-il passer par le systeme educatif, peut-etre faut-il mettre en place les programmes anti-pauvrete, peut-etre encore faut-il un mouvement communautaire concerte - autant d'actions oil les institutions et administrations de la sante joueront un role d'appui ou de catalyseur. Le terme "opportunistell s I emploie generalement dans un sens pejoratif. Pourtant, si nous voulons atteindre l'objectif de la sante pour tous d'ici l'an 2000, c'est peut-etre une telle attitude qu'il no us faut adopter, autrement dit chercher A d~couvrir toutes les occasions qui se presentent, les saisir et les exploiter pleinement dans Ie sens de 1a realisation de notre objectif global. Ames yeux, la tache 1a plus importante qui nous incombe d~sormais est de 5avoir conunent faire pour que notre strategie soit encore davant age appuyee, conunent "de-medicaliser" certains domaines jusqu I ici consideres comme ressortissant exc1usivement A 1a medecine, comment etablir 1a liaison avec d'autres disciplines et d'autres secteur5, comment reorganiser au restructurer les programmes et les services, et par-des sus tout, comment influencer les d~cideurs. Dans bien des cas, 51 Ie contenu est clair, la marche a suivre est bien plus complexe. Peut-etre faudrait-il placer encore davantage l'accent sur ces aspects de notre tache dans les programmes ou les projets ayant trait a l'amelioration de la gestion. Dans cette perspective, les pouvoirs publics de nombceux pays, de plus en plus conscients du fosse qui separe les realisations des resultats escomptes, le coat et les benefices, partagent les preoccupations et l'interet qui se manifestent a l'egard de la gestion. Llun dJS problemes les plus graves que rencontrent de nombreux pays, tels que Ie mien d' ailleurs, en matiere d' abaissement des coGts, tient a. l'augmentation du prlx qu'il faut payer pour ce que lion appelle les
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Annexe 1
technologies nouvelles ou ameliorees, que ce so it sous 1a forme de competences qu'il nous faut acquerir, de medicaments, de materiel ou d' equipement qu~ nous font defaut. S' i 1 est poss ib le de determiner sur place Ie coat de 1a main-d'oeuvre, nambreux sont les pays qui nlont ni La capacit~ ni Ie temps necessaires pour ~yaluer 1a technologie; clest ce qui explique qulils slen tiennent dans une large mesure h 1a description que leur en font fabricants et vendeurs. Etant donne que le coat de la technologie represente une proportion non negligeable de la facture de sante, je p:esume que tout effort visant a aider les pays 11 faire le bon choix ne peut ~tre que tout 1l fait opportun et bien venu. De telles initiatives pourraient par exemple prendre la forme d'un echange regulier, soutenu et global d'informations et de donnees d'experiences, de la creation d' une veritable banque de compensation technologique, de l'authentification par les services competents des pays d'origine, du renforcement de l'aide au developpement et de l'utilisation des techniques appropri~es, entre autres initiatives susceptibles de permettre aux pays de tirer Ie meilleur parti possible de leurs investissements. Je suis parfaitement conscient que des ~n~tiatives de ce genre ont deja ete prises. Toutefois, etant donne que le compte a rebours pour la sante pour tous d' ici l' an 2000 a commence, il m' apparait que la necess ite de ces mesures est de plus en plus manifeste et imp~rative. En septembre 1981, le Comite a adopt/! une Strategie regionale de la pour tous d' ic i l' an 2000. L' un des points inscrits a l' ordre du jour de 1a pr~sente session a trait A 1a IIsurveillance continue des progr~s realises dans la mise en oeuvre des strategies". Je suis convaincu que l' examen de ce point de l' ordre du jour donnera lieu 11 d' interessants debats. Et puis, nous avans aussi devant nous 1e rapport du Directeur regional pour l'exercice 1981-1983. Sans vouloir aucunement influencer outre mesure 11examen de ces deux questions au Ie vider de son contenu, i1 m'apparait juste de dire que la strategie regionale a peu a peu des incidences sur les activites menees aux plans tant international que national. Que nous ayons ete ~ merne dly parvenir en ce court interva11e de deux ans est a la mesure de notre attachement a cette cause; clest aussi un hommage au Directeur regional et a son personnel auxquels je me permettrai d'exprimer ua plus profonde gratitude et mes plus chaleureux remerciements. sant~
Je manquerais h mes devoirs 81 je ne faisais pas reference au Dr Mahler, aujourd'hui present parmi nous. Comme vous le savez, 1e Dr Manler est le v~ritable animateur de notre strategie mondiale pour la sant~ pour tous d' ici l' an 2000; a l' ecouter, a l' entendre reagir aux observations des participants 11 la recente Assemblee mondiale de 1a Sante ou encore a suivre les activites qulil deploie dans Ie monde entier, je ne puis qui admirer sa force de caractere, son dyna..nisme et son inalterable attachement a la poursuite de notre but. Mais i1 nous reste encore beaucoup a faire. La presente reunion est un des elements d'un dialogue 1n1nterrompu. Je souhaite vivement que s'instaure un fructueux echange de vues et de donnees d'exp~rience au cours de cette semaine de fa~on que nous puissions etre tenus informes des divers problemes auxquels nous sommes confront~s. Sans doute certains de ces probl~mes ont-ils de profondes incidences sur 1a mise en oeuvre de 1a strategie. Pourtant, sachant votre sagesse et votre compr~hension et avec votre coop~ration, je n'ai aucun doute que nous serons en mesure d'y apporter 1a solution qui s'impose. Permettez-mai de vous adresser taus mes voeux pour le succes de vos d~lib~rations.