ocPf73.r ANNEXE VI-5 CONTROLE DE L' ONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DE I,A VOLTA Rapport préparé pour les Gouvernements de Côte d'Ivoire, Dahomey, Ghana, Haute-Volta, Mali, Niger et Togo AI.INEXE VI-S : METHODOLOGIE EMPLOYEE POUR L'ANALYSE ECONOMIQUE Genève 1973 J t Programme des Nations Untes pour le Développement Organrsatron pour 1'Altmentation et I'Agrrculture des Nattorrs Unles Banque Internattonale pour la Reconstructron et le Développement Organisation Mondrale de la Sarrté L Annexe VI-5 Page i 2 3 METHODOLOGIE EMPLOYEE POUR L'ANALYSE ECONOMIQUE 1. INTRODUCTION LES SOURCES D' INFORMATIONS LES DESEQUILIBRES Eî LEUR LIEN AVEC L'ONCHOCERCOSE .. 3.1 Déséquitibres dans le milieu naturel 3.2 Déséquilibres dans la répartition de Ia population .. 3.3 Déséquilibres dans Ia production .. 3.4 Déséquilibres dans I' infrastructure .... . 3.5 Déséquilibres dans les revenus .... 3.6 RôIe de I'onchocercose dans ces déséquilibres 4, CARACTERISTIQUES DE L'ONCHOCERCOSE EXPLIQUANT L'IMPORÎANCE DE SON ROLE DANS L'ECONOMIE 4.I Transmission et évolution de la maladie 4.2 Très grande prévalence Haut niveau de transmission et gravité de la maladie entraînant une diminution de la capacité productive des individus atteints . Répartition de Ia maladie entraînant le phénomène de désertion .. 4.5 Moyens de lutte contre L'onchocercose . 5. EFFETS SOCIO-ECONOMIQUES DE L'ONCHOCERCOSE 5.1 Diminution de la capacité productive de la population 5.2 Diminution des revenus 5.3 Perte de production potentielle 5.4 Coût de L'onchocercose dans le budget des pays 6 LES EFFETS ECONOMIQUES DE LA LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE . 6.1 Amélioration de Ia rentabitité des proJets en cours 6.2 Possibilrté de mise en oeuvre de nouveaux projets de dévelop- pement économique 6.3 Les effets induits par tes proiets de développement économique Pages I I 2 2 3 4 5 6 6 7 7 7 4.3 4.4 7 I I 9 I 10 T2 L4 15 15 L7 2t Sommaire Annexe VI-S Page ii 7. EVALUATION ECONOMIQUE D'ENSEMBLE 7.I La rentabilité des projets de développement 7.2 Comparaison entre les trois options possibtes 8. CONCLUSIONS 9. BIBLIOGRAPHIE Page-., 22 23 23 28 30 I I Annexe VI-5 Page I ETUDE COUT-BENEFICE DU PROGRAMME DE LUITE- CONÎRE L'ONCHOCERCOSE DAT.IS I,A REGION DU BASSIN DE I.A VOLTA ET DES PROJETS DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ASSOCIES INTRODUCTION Ce document a pour but d'indiquer : a) quelles informations ont été recueillies et dans quels domaines elles ont été utilisées; b) quelles bases et méthodes de calcul ont été employées pour I'évaluation des effets socio-économiques de 1'onchocercose et des bénéfices qui peuvent être envisagés; c) comment a été faite I'analyse méthodologique concernant les alternatives qui se présentent et les choix qui sont à faire en vue drune action économique permettant de maximiser les bénéfices à recueillir drun contrôIe de I t onchocercose. 2. LES SOURCES D'INFORMATIONS 2. Les sources d'informations sont diverses (services administratifs nationaux, agences internationales, sociétés de développement, organismes de recherche scienti- fique, etc.) et les résultats sont obtenus et présentés de façon différente. Aussi le travail de confrontation et d'homogénéisation des données a-t-il demandé une attention particulière dans cette étude. 3. De plus, les données recherchées ne sont pas complètes. Des extrapolations, pour suppléer à leur absence, ont été tentées lorsque cela paraissait possible. Dans le cas inverse, it est indiqué que 1'évaluation ne pouvait être faite. 4. Enfin, alors qu'il y avait un ensemble vaste et complexe de données à recueitlir, certaines enquêtes sectorielles ont été entreprises trop tardivement pour que leurs résultats puissent dès à présent être entièrement exploités. Toutefois, l'orientation de ces travaux (socrologie, géographie humaine par exemple) était suffisamment connue, par des notes provisoires ou des conversations, pour qutil puisse en être tenu compte. 5. Les informations fournies par les consultants et cadres du pro3et ont été obtenues soit sous forme de rapports (cf. notamment les Annexes VI-1 et V1-2), soit sous forme de notes provisorres, soit enfin au cours de réunions de travail. 6. Des spécratistes des différentes disciplines concernant le prograrnme ont été consultés lors de missions dans les capitales des pays intéressés par le programme et lors d'enquêtes sur le terrain (régions de Korhogo et de Niakaramandougou en Côte d'Ivoire - Vatlées de la Bougouriba, de Ia Volta Noire, de Ia Volta Rouge, et régions de Banfora et du Yatenga en Haute-Volta - régions de Sikasso et de Bougouni Annexe VI-5 Page 2 au Mali). La liste de ces spécialistes et la nature des informations obtenues sont données en appendice au présent document (cf. Appendice A), 7. De nombreuses informations ont été extraites de la documentation mise à Ia disposition des consultants et cadres du projet. En complément de la bibliographie, la liste des plus importants documents consultés, et Ia nature des informations extraites sont également données en appendice au présent document (cf. Appendice B). 3. LES DESEQUILIBRES ET LEUR LIEN AVEC L'ONCHOCERCOSE 8. La région concernée par le programme (?OO OOO km2) est comprise entre Le 8ème et le 14ème degré de lâtitude Norcl et Ie 4ème degré de longitude Est et Ie 8ème degré de longitude Ouest. Elle constitue un ensemble clrmatique homogène : climat desavane, compris en gros entre les isohyètes 600 et I4OO. 9. La population est en très grosse majorité rurale : 83 % dans l'ensemble des ? pays (?O%au Chana - 72 % en Côte d'Ivoire - 95 % en Haute-Volta et au Mali 94 % au Niger dont 19 % de nomades). Son taux de croissance est éIevé, partout supérieur à 2 %. 10. L'économie est donc avant tout agricole : - dans I'ensemble 80 % de la population travaille dans le secteur primaire - sauf en Côte d'Ivoire et au Ghana, la part du secteur primaire dans la p. t.8.1 est prépondérante (autour de 5O %), la production de subsistance en représentant la majeure part, et la croissance étant faible - les contraintes climatiques excluent ta plupart des cultures rrches, les cultures de rente possibles ne consistant guère qu'en coton, arachide, sésame (en culture sèche), riz et canne à sucre (irrigation) - sauf en Côte d'Ivoire et au Ghana, le revenu moyen par habitant est très faible. 1I. Lês moyennes nationales ne donnent qu'une r.mage très imparfaite de la situation dans chacun de ces pays qui, à des degrés divers, souffrent de graves déséqurlibres. 3.1 Déséquilibres dans le milieu naturel 12. Le déséquilibre provrent moins cl'une insuffisance de pluviométrr.e que de sa mauvaise répartition. Mais les déséquilibres s'aggravent vers le Nord par la conjugarson des deux. tt faut a;outer les irrégularités d'une année à 1'autre et les variations dans les dates d'arrivée de la salson des pluies. En Haute-Volta, à Caoua, l,écart dans la pluviométrie est de 823 à 1564 mm par an, le début de la saison des pl-uies, qui dure en moyenne 15O jours, pouvant se sltuer de fin mai à début .lLriIlet; à Dori le début de la saison des pluies varle entre les mêmes dates, mais elLe ne dure que 90 3ours et I',écart dans la pluviométrle est de 4o2 à 783 mm. I Production Intérieure Brute. Annexe VI-5 Page 3 13. Ces caractéristiques climatiques posent le problème de I'eau, particulièrement sur les plateaux, et celui du calendrier agricole, soumis à des contraintes étroites et imprévisibles. 14. L,es sols ont des potentialités variables. D'une façon très schématique on peut dire que les vallées contiennent une plus forte proportion de bons solsl que les plateaux où la contexture est plus diversifiée et où la surexploitation a entraîné une dégradation. Car c'est justement dans les régions où les conditions naturelles sont les moins favorables que se trouv€nt les plus fortes densités de population. 3.2 Déséquitibres dans Ia répartition de la popula t ion f5. Les zones de forte densité démographique se trouvent à 1'écart des vallées alors que ceIles-ci sont en règle générale dépeuplées. Quelques exemples caracté- ristiques sont donnés dans le tableau VI-s.1. 16. Ce déséquilibre dans Ia répartition provoque des migrations importantes à partir des zones denses. Ces migrations, qui sont surtout le fait d'hommes Jeunes, entraînent un autre déséquilibre, dans la structure démographique, où la proportion des actifs diminue de plus en p1us. L7. En Côte d'Ivorre, la zone dense de Korhogo voit partir chaque année plus de 2OOO hommes dont trn millier de façon définitive. La moitié d'entre eux a entre 15 et 34 ans et on estima.rt en lg65 que le quart de la génération âgée de 20 à 24 ans était absente. 18. Au Ghana, dans la Haute Région et la partie septentrionale de la Région Nord, des migrations partent vers Ie Sud de tous les districts. Iês émigrants constituent 2,9 % de la populatlon dans le district de Kassena-Nankani et même jusqu'à ? % dans certaines zones du plateau situé entre la Volta RouBe et Ia Volta Blanche, Dans ces districts, on trouve une disproportion très nette entre le nombre des hommes et celui des femmes âgés de 15 à 44 ans : 65 hommes pour IOO femmes à Kassena-Nankani, 66 % à Kusâsl, 5l % à Lawra. 19. En Haute-Volta, le nombre de migrants définitifs à destination de 1'étranger est estimé pour 1971 à 365 OOO; celui des migrants temporaires à 186 OOO. Il s,agit pour la plupart de jeunes gens de f8 à 25 ans. Les perspectives démographiques pour le 2ème Plan prévoient que le pourcentage des actifs, de 50 7o en 1972, tombera à 48,3 7o en 1985. 20. Au Mali on peut observer que Ia classe d,âge de 25 à 30 ans ne compte qu'environ 73 hommes pour IOO femmes. I^ Pour la Haute-Volta, selon le rapport du Ministère de 1'Agriculture et de I'Elevage intituLé "Programme d'études préIiminaires devant permettre Ia mise en valeur des vallées des Volta", il y aurait dans les vallées désertes : 3OOO km2 de sols bruns, vertisols et sols hydromorphes; 5OOO km2 de sols moyens analogues aux terres du plateau Mossi, mais non dégradés pulsque non cultivés; en outre, après aménagement, on pourrait disposer de tO OOO ha de rizières rrriguées. Anrrexe V I-5 Page 4 21. Au Togo, Ies migrâtions partent de Dapango et du pays Kabré surtout vers la région des plateaux mais aussi vers le Ghana. Le flux annuel des migrations saison- nières toucherait de 10 à 20 OOO ieunes gens. 3 .3 Déséqui libres dans Ia production 22, La concentration de Ia population dans des zones où les conditrons naturelles sont peu favorables a des conséquences directes sur la production. 23, La taille des exploitations est plus petite dans les zones très denses, d'où la surexploitation des sols : à Korhogo, 56 7o des exploitations ont moins de 3 ha; au Ghana, dans ta Haute Région, la taille moyenne pour 6,8 personnes est de 1,92 ha, descendânt ;usqu'à L,28 ha dans le district de Bolgatanga; en Haute-Volta dans l,Ouest mossi, Ia ptupart des exploltations (8 à 9 personnes) cultivent moins de :1,5 ha; dans l'Est mossi la moyenne constatée en zone dense est de 3,38 ha (pour Z personnes envrron); dans la zone de Nabrnkissa (cercle de Zorgho), elle est de 2,tJ ha (pour'5r? personnes). A Lâma-Kara (Togo), eIle est de 1,O5 ha (pour environ 5,6 personnes). 24. La baisse des rendements provient de la surexploitation des sols; dans les oRol de ouagadougou et Koudougou, elle serait de l'ordre de US $8oo ooo2 par an. Cette surexploitation tient non seulement à une densité excessive de population, mais aussi au fait que les agriculteurs, faute de moyens et de connaissallces techniques suffisants, cultlvent surtout les sols les plus légers : dans 1'ORD de Ouagadougou 3g,4 4n des sols de la elasse 3 sont exploités alors que les sols hvdromorphes de la classe I ne le sont que dans Ia proportion de 7,4 % (avec une densité moyenne de 5? habitants par km2 sur les sols de classe 3 et de 22,8 sur les sols de classe 1)' N/tais l,irr.égularité de Ia pluviométrie est aussi une cause de l'irrégularité des rendements. Le tableau VI-S.2 en donne un exemple concernant I'ORD de Ouagadougou. Les conséquences de cette situation sont la disette et une orientatlon autarclque des cultures. 25. En t{aute-Volta, le déficit de produits vivriers serait de I'ordre de 50 OOO tonnes par an (en année moyenne). La consommation moyenne de céréales par tête est de lg8 kg par an (et seulement 132 kg dans I'ORD de Ouagadougou; 141 kg au Yatenga; 154 kg à Koudougou) alors qu'iI en faudrait 2OO kg (= 2OOO calories), Ia consom- lnation de v:.ande ne fournissant pas le complément nécessaire :8,? kg par tête: dans I'Est mossi, 12 % d.es chefs de famille assurent Ia soudure avec leur production r|ivrière. Au Ghana, dans Ia Haute Région, en année moyenne, le total de nourriture I 2 Office Régional de Développement. Dollars des Etats-unis pris à leur valeur d'échalrge de.lurllet 1972. Annexe VI-5 Page 5 consommée est environ de LO % inférleur au total nécessaire, selon une étude de la FAO. En Côte d'Ivoire, la ration reste insuffisante en protéines animales et en vitamines ainsi que l'indique le PIan de développement 1971-75. Au Dahomey, il en est de même : la consommation annuelle moyenne n'est que de 7,2 kg de viande par tête et par an. Au Togo, dans la région de Dapango, la ration alimentaire quoti- dienne serait de 160O calories par personne, soit un déficit de 23 % par rapport à Ia ratlon normale (Rapport BDPA). Au Niger, un grave problème d'alimentation du bétail s'ajoute à celui de I'alimentation humaine. [æ Gouvernement envisagerait le transfert à l'Ouest du fleuve d'une partie du troupeau, mais te préalable est 1'assainissement des vallées dans cette zone. 26. Dans ces conditions les paysans concentrent leurs efforts sur 1'agriculture de subsistance et abandonnent certaines cultures jugées insuffisamment rémunératrices; 670 tonnes de coton ont été commercialisées dans I'ORD de Ouagadougou en 1972 contre 3OOO tonnes en 1969, tandis que pour I'ensemble de la Haute-Volta la production tombait de 36 OOO tonnes en 1969 à 23 OOO tonnes en I97O. 3.4 Déséquilibres dans I'infrastructure 27. L'infrastructure est caractérisée par son insuffisance quantitative et quali- tative ainsi que par sa répartition inégale. 28, Dans le domaine routier le réseau primaire a été amélioré mais les réseaux secondaire et tertiaire restent très médiocres. En Haute-Volta i1 existe 44OO km de routes nationales, 4600 km de routes secondaires et SOOO km de chemins ruraux. mais 3() % seulement de ces voles sont praticables en saison des pluies. Dans le Nord Chana la situation est analogue. En Côte d'Ivoire les pistes de catégorie C (d'intérêt local) permettent dans moins de 50 7o des cas le passage dansdesconditions normales de circulation et les routes d'intérêt régional sont fréquemment coupées par suite de dégradations ou des caractéristiques insuffisantes des ouvrages de franchissement (Plan 1971-75). Le Dahomey a un réseau de 6000 km, dont l4O8 km de pistes rurales, avec une insuffisance de 1'entretien et des grosses réparations (PIan intérimaire ) . 29. En matière d'infrastructure commerciale l'insuffisance quantitative et quali- tative des moyens de distribution et de crédit constitue une entrave au peuplement et au développement de certaines zones. La situation en Haute-Volta est décrite dans I'Annexe VI-4. 30. Dans le domaine de I'Enseignement, les effectifs scolarisés sont de IO % en Haute-Volta; au Dahomey ils sont de 12,9 7o dans la circonscription de Kandi et de L3r4 % dans celle de Natitingou contre 68 7o à Cotonou; au Togo la scolarisation touche 6,I % cles enfants à Dapango (63 ,6 % à Lomd, moyenne nationale 45 ,L 7r). Annexe VI-5 Page 6 3I. En matière de santé publique Ia situation se présente comme suit : En Haute- Volta, 1 médecin pour ?9OO habitants en zone urbaine, I pour 188 OOO en zone rurale; en Côte d'Ivoire, I médecin pour 48OO habitants à Abidjan, 1 pour 64 OOO clans la région nord; au Mali, I médecin pour 3365 habitants dans la capitale, I pour 173 OOO dans le reste du pays; au Niger, I pour f765 à Niamey et I pour 123 8OO ailleurs; au Iogo, I pour 2?55 à Lomé et I pour 1OO OOO dans le reste du pays; au Dahomey, I pour 5769 à Cotonou et I pour 36 ?O4 aill.eurs. Dans la Haute Région, au Ghana, il y a à Bolgatanga 22 agents de la santé dont 6 médecins pour 167 3OO habitants; à Bawku, 5 agents de la santé (aucun médecin) pour 219 IOO habitants; à Lawra, 3 agents de la santé (aucun médecin) pour 123 4OO habitants. 3.5 Déséquilibres dans les revenus 32, Tous ces déséquilibres expliquent 1'existence de niveaux de revenus très bas dans l'ensemble de Ia région - ces bas revenus étant eux-mêmes facteurs de désé- quilibre. Certes, le revenu national par tête est retativement élevé en Côted'Ivoire, au Ghana et, dans une moindre mesure au Togo. Cela est clû au fait que ces 3 pays, à cheval sur la zone de savane (concernée par Le Programme de Lutte contre 1'Oncho- cercose) et sur l-a zone tropicale humide, ont pu développer dans cette clernrère une productlon beaucoup plus riche et plus diversifiée. Il y a donc dans ces palrs désé- quilibre régional. Mais il y a aussi dans chacun des 7 pays un déséquilibre sectoriel très marqué. Le tableau VI-5.3 en donne quelques exemples. 3.6 Rôle de I'onchocercose dans ces déséquilibres 33. Le point capital est Ie rôte ;oué par l'onchocercose dans le dépeuplement des vallées. L'évidence du processus a été mise en relief à de nombreuses reprises. 34. læs enquêtes cliniques montrent que les cas de cécité les plus nombreux et les plus gros pourcentages d'jndividus atteints se rencontrent dans les vitlages "de première ligne", c'est-à-dire ceux qui sont les plus près des gîtes Iarvaires. [,es staCistiques nationales, en particulier celles de 1a Haute-Volta, indiquent que les cantons et les villages les plus touchés sont riverains des cours d'eau âbritant des gîtes larvaires. 35. Les études de géographie humaine sur le retrait progressif des populations montrent qu'autrefois, d'autres raisons ont pu Jouer aussi (faits historiques ou socraux, autres endémies). Aujourd'hur. ces raisons ont disparu tnais le retrait contrnue, 1'onchocercose demeurant 1e principal mobile : au Chana la superfrcre clésertée entre les Volta Rouge et Blanche de l94O à f96O représente 600 km2 (60 % au molns de cette zone). Des observations semblabLes sont faites en Haute-Volta (pays Bisa). Selon 1a formule de Sarkies (f952) "onchocercose et dépopulation sont invariablement Irées". Annexe VI-5 Page 7 36. Les expériences de repeuplement spontané dans des zones infestées (Saint-Pierre, Tansila en Haute-Volta) se sont soldées par I'accroissement rapide de Ia prévalence de Ia maladie, le développement de troubles oculaires et de cas de cécité,la désertion. Il en a été de même dans les zones où le contrôle de lreau a entraîné la création de gîtes larvaires (Loumana en Haute-Volta; Boukoura au Mali). 37. A contrario, on peut citer l'exemple du Farako, au MaIi, déserté iI y a lOans. Læ contrôle de 1'onchocercose a permls la réinstallation de 25 villages, la création de 6 plantations (thé, mélina, teck, anacardier, canne à sucre occupant près de 600 ha), d'autres projets étant en cours d'installation. 38. Le tableau VI-5.4 décrit Ie processus par lequel 1'onchocercose provoque des déséquilibres dans la répartition de la population et dans I'affaiblissement de la produc t ion. 4. CARACÎERISTIQUES DE L'ONCHOCERCOSE EXPLIQUANT L,IMPORTANCE DE SON ROLE DANS L'ECONOMIE 4.1 Transml ssion et évolution de Ia maladie 39. On peut distinguer cinq types de transmission correspondant à des caractéris- tiques différentes des cours d'eau. Læ tableau VI-5.5 en donne une description schématlque. 4.2 Trè5 grande prévalence 40. Iæ nombre d'individus atteints dans la zone du projet est de I'ordre du million. Mais d'autres maladies ont elles aussi une forte prévalence. S'il y a 4OO OOO onchocerquiens en Haute-Volta, on y trouve également 2 millions de cas de bilharziose, ?OO OOO trachomes, 134 OOO lépreux. En Côte d'Ivoire, il ÿ a eu, au cours de 19?O, 10 OOO onchocercoses dépistées, mais tt8 OOO pians, 24 OOO dracuncu- loses, 13 OOO bilharzioses. La prévalence n'est donc pas une caractéristique décisive darrs le rôle joué par cette endémie. 4.3 Haut niveau de transmission et sravité de la maladie entraînant une dlminutron de la capacité productive des indrvrdus atteints 4l- . La diminution de capacité peut être : - partielle : prurit, kystes, lésions cutanées graves, "aine pendante" avec hernie associée, troubles oculaires légers; - totale : troubles oculaires graves (cécité économique), cécité. 42. Dans le premier cas il est, dans 1'état actuel des enquêtes, difficile d'évaluer le taux d'incapacité d'autant que celle-ci concerne surtout le monde rural. Mais un fait apparaît avec certitude : 1'onchocercose frappe essentiellement Ia partie active de la population : 65 à 7O 7o des onchocerquiens sont des hommes au-dessus de 20 ans. La plupart d'entre eux sont des travailleurs des champs. Annexe VIjS Page 8 43. Ce fait la distingue des autres maladies génératrices de cécité : le trachome frappe surtout les enfants en bas âge et les femmes; les complications de la rougeole (contre laquelle sont menées des campagnes de vaccination) ou de la variole (en cours d'éradication) touchent les enfants; les glaucomes et cataractes atteignent les vieillards. Il faut ajouter que le nombre d'individus atteints de ces divers cas de cécité est très sensiblement inférieur à celui des individus atteints de troubles oculaires graves causés par l'onchocercose, qui est de 1'ordre de 70 OOO dans la zone du programme si 1'on ne tient compte que des cécrtés économiques. 44. La tèpre, par son caractère délabrant, pourrait aussi être comparée à l'oncho- cercose (en Haute-Volta 25 OOO infirmes sur 134 OOO lépreux). Mais les infirmités qu'eIle provoque sont beaucoup moins concentrées sur la partie active de Ia popu- lation et cette maladie, maintenant en régression, fait, depuis plus de ls ans, I'objet d'une campagne de masse. Dans le cas de I'onchocercose, près de 99 % des aveugles sont des individus âgés de plus de 15 ans avec une proportion d'individus mâIes de 65 %. Ceci représente près de 10 millions de ;ournées de travail perdues chaque année dans la zone du pro.iet.l 45. Sans doute la portée économique résultant des cécités onchocerquiennes est- elle atténuée par un sous-emploi assez général dans Ie monde rural. Il y a tout de même disparition d'activité productrice, même si ceIle-cl ne s'exerçait que partieL- lement et, de plus, cette infirmité met les malades entièrement à la charge de Ia collectivité. 4.4 Répar tirion de lâ maladie entraînant le phénomène de aésertion 46. La répartition de l'onchocercose le long des rivières se présente sous les aspects suivants : les villages d'hyperendémie, où 1a quasi-totatité de la popu- lation adulte est atteinte et où la proportion d'aveugles est éBale ou supérieure à IO %, sont des villages "de première ligne". Leur distance des gîtes larvaires peut varier de quelques centaines de mètres à 10 ou 15 km suivant que le phénomène de désertion est plus ou moins avancé. Quoi qu'il en soit Ie processus se répète dans tous les cas : à partir d'un certain seui.I (proportion de cécités par rapport à I'ensemble de la population), le village est abandonné et ses habitants vont s'installer plus à 1'écart de la rivrère. Si I'endroit choisi est relativement protégé, la situation sanitaire s'améliore et il se produit alors des tentatives de réoccupation des anciens sites. Mais alors, la situation se dégradant de nouveau, Ie processus de désertion recommence. 47. La superficie des vallées désertes dans la zone du projet est estimée à près de 65 OOO *n2 (27 OOO km2 pour la Haute-Volta - 22 OOO km2 pour la Côte d'Ivoire - 10 OOO km2 pour Ie Mali - 5OOO km2 au minimum pour Ie Ghana - 8OO km2 au Dahomey) non compris les forêts classées. C'est cet effet multiplicateur, I - A raison de I7O journées de travail par an; et une femme étant considérée comme consacrant la moitié de son activité aux travaux agricoles. Annexe VI-5 Page 9 qu'aucune autre matadle ne produit, qui donne au problème de I'onchocercose toute sa dimension économique et justifie le choix d'une action contre cette endémie. 4.5 Moyens de lutte contre I'onchocercose 48. tI est possible, au molns sur un plan théorique, d'envisager divers moyens de lutte. Dans 1'état actuel des connaissances certains sont à écarter parce que leur mise au point n'est pas suffisamment avancée (lutte biologique), ou parce qu'iIs présentent des dangers (chimiothérapie de masse), ou bien encore parce qu'ilsseraient d'une efficacité réduite pour un coût très éIevé (lutte contre lesadultesduvecteur). Le tabteau VI-s.6 résume les avantages et les inconvénients de chacun des moyens env isageables. 49. læ coût de l'épandage de larvicides par voie terrestre a été évalué en se basant d,une part sur les dépenses du projet FEDI (régions de Banfora, Sikasso et Korhogo) et d'autre part sur l'estimation qui avait été faite par Ie Dr Ovazza en 1968 dont les coûts ont été actualisés. L'ampleur des besoins logistiques, la lenteur de rotation des équipes d'épandage et des équipes chargées de la mesure des résultats, les problèmes de maintenance, rendent peu réaliste I'utilisation de ce moyen dans un programme d'aussi vastes dimensions que celui qui est envisagé. 50. parmi les moyens techniquement possibles, Ia destruction des larves du vecteur à l,aide d'épandages d'insecticide par voie aérienne apparaît comme celui présentant le meilleur rapport coût/efficacité. 5. EFFETS SOCIO-ECONOMIQUES ACTUELS DE L'ONCHOCERCOSE SI. L'onchocercose a une incidence socio-économique importante. EIle diminue la capacité de travail des individus atteints, elle met des aveugles à la charge de la collectivité, e1Ie éIoigne la population active de bonnes terres de culture, elle implique une action préventive et curative coûteuse. Le bilan en est donné dans le tableau VI-5.?. 5.1 Diminuti on de la ca ité producti ve de la lation 32.Leseffetsdanscedomainesontdifficilem€ntmesurablesencequiconcerneles individus onchocerquiens non attei.nts de 1ésions ocuraires graves ou de cécité parce qu,il s'agit d,une population rurale pour laquelle ne sont pas connus les taux d,absentéisme au travail. La mesure ne peut pas non plus être prise par le niveau de consommation mâlicaIe, très inférieur aux besoins en raison d'une infrastructure sani- taire insuffisamment développée et de l'absence de moyens chimiothérapiques adaptés. Par ailleurs, dans beaucoup de zones existe un sous-emploi plus ou moins déguisé' Dans Ies conditions actuelles, une capacité productive supplémentaire ne pourrait donc être utitisée effectivement dans sa totatité. Enfin, i1 existe probablement d'autres maladies (paludisme, bilharziose' dracunculose, etc.) concourant à la diminution de capacité productive. La part revenant à 1'onchocercose dans cet ensemble de causes est dif ficilement séParable. - r Fonds Européen de Développement. Annexe VI-5 Page 10 53. On peut cependant clter l'observation faite au Nigérra par Bradley, selon laquelle les onchocerquiens, dès qu'ils sont atteints de troubles oculaires, aban- donnent les champs éloignés de leur habitation et les cultures de rente. 54. En ce qui. concerne le nombre des personnes atteintes de troubles oculaires graves (cécité économique) et de cécité, 1'évaluation faite est donnée dans le tableau VI-5.8.1 55. La constatation que cette endémie srattaque essentiellement à la partie active de Ia population est fcndée sur les enquêtes cliniques (notamment Rolland) qui indiquent (tableau VI-5.9) que plus de 98 % des aveugles sont des indivrdus âgés d'au moins 15 ans et que les hommes sont plus frappés que les femmes : sur IOO cas de cécité, la moyenne est drenviron 65 hommes pour 35 femmes. C'est ainsi que les pourcen- tages observés lors des enquêtes locales sont de : - 63 hommes et 37 femmes sur lOO aveugles en pays Bisa (enquêce Rolland et Balay); - sur 218 personnes examinées, 65 % cl'hommes et 35 % de femmes au Togo (enquête Schlitter); - 55 % d'hommes et 45 % de femmes au Dahomey (94741 personnes visitées), dans le rapport de la Direction de Ia Santé; - 68 % d'hommes et 36 % de femmes dans }e nord Ghana (rapport Scheffel); - 70 % d'hommes et 30 % de femmes au nord Ghana (enquête Waddy). 56. Quelques enquêtes, donnant les résultats à la fois par sexe et groupe d'âge confirment ces données. En combinant leurs résultats et en les appliquant au nombre global draveugles dans Ia régron du programme, on obtient la réparti.tion indiquée par le tableau VI-5.1O. Il y aurait ainsi envrron 33 8OO hommes et 18 2OO femmes atteints de cécrté onchocerqutenne dans la zone du projet.l i7. 11 est possible, à partir de ces chiffres, d'évaluer le nombre global de journées potentrelles de travall perdues en prenant comme base de calcul un nombre annuel moyen de 17O journées de travarl.2 C..ro*bre est, pour l'ensemble de la zone du projet régional (Togo non compris) d'environ I 84O OOO journées par an. 58. II faut rappeler que cette perte de travail est théorique en raison notamment du sous-emploi dans les régions rurales. 5.2 Diminution des revenus 5.2.1 Coût de I'entretien des aveuRles 59. En rarson du sous-emploi, I'existence des aveugles onchocerquiens dor.t donc être considérée plus comme une charge pour la collectrt,ité, où elle accroît 1e nombre des inactifs, que cornme une diminution de capacité productive. Si 1'on ajuste ces clonnées assez anciennes en fonctron des enquêtes les plus récentes, le nombre des personnes atteintes de cécité économrque dans 1a régi.on du programme serait de l'ordre de 70 OOO. o 'Normes du Ministère de 1'Agriculture de Haute-Volta, confirmées par -['examen des calendriers agricotes, I 60. Côte d'Ivo Annexe VI-5 Page lI avec un revenu annuel moyen par habitant voisin de $8OI dans Ia zone du projet, an. le poids de 1'entretien des aveugles est évaluable à $8O OOO par 61. Dahomey : le revenu annuel moyen en zone rurale dans la région nord étant compris entre $21 et 23, ce poids est de I'ordre de $38 OOO à 40 OOO par an. 62. Ghana : sur la base des revenus annuels constatés dans les exploltations familiales de Bawku ($168 pour ? personnes) et de Navrongo ($8? pour 6 personnes), Ie cott d'entretien des aveugles est de I'ordre d'environ $f6O OOO par an. 63. Haute-Volta : la charge globale d'entretien des 40 OOO aveugles est de l'ordre de US g640 OOO par an, le revenu moyen annuel par tête dans les zones d'hyperendémie étant de US $16.2 64. MaIi : le revenu moyen annuel par tête en zone rurale est de US $24, soit pour 2OOO aveugles au moins, un poids d'entretien de I'ordre de US $48 OOO. 65. Niger : le revenu moyen annuel par tête en zone rurale est de US $4O, soit pour 2OO aveugles, une charge d'entretien de US $8OOO. 66. logo : les éléments ne sont pas connus. 5.2,2 Sous-emploi 67. L'évaluation de I'importance économique du sous-emploi de ta main-d'oeuvre agricole causé par l'absence de terres cultivables à une distance raisonnable des lieux habités a été faite pour les régions où le problème se pose de la façon Ia plus aigüe et avec le plus d'ampleur. Office Régiona 1 de Développemen t (ORD) de Ouagadougou, Haute-Volta 6g. L€ nombre total d'exploitations agricoles de la région est de 1O4 OOO, repré- sentant 468 OOO personnes actives. La surface cultivée par personne active, qui est d'un hectare dans I'ensemble de la zone du programme, tombe à O,84 ha dans I'ORD de Ouagadougou. La superficie totale cultivée est donc inférieure de 75 OOO ha à la normale. Dans cet ORD la valeur moyenne de la production à I'hectare est de $15,8, ce qui donne une perte gtobale annuelle par sous-emploi ae $t 188 OOO. I ^ L doll.r est pris à son cours de juillet I9?2, équivalent à 25O FCFA. 2 - Un" autre méthode de calcul peut être utilisée. Au lieu de calculer la proportion du revenu global d'une région servant à I'entretien d'un nombre donné d'aveugles, on peut évaluer ce que coûte I'alimentation de chaque aveugle compte tenu des usages alimentaires locaux. tæ résultat est sensiblement le même puisque, sauf dans de très rares exceptions qui se situent en des points où il n'y a prati- quement pas d'aveugles, le revenu dans I'ensemble de la zone ne sert guère qu'à la satisfaction des besoins les plus immédiats. Par exemple, en Haute-Volta Ie coût minimum annuel pourrait consister en 160 kg de céréales diverses à un prix moyen de $O,1 le kg soit $16 par an et par aveugle. Annexe VI-5 Page 12 ORD de Koudougou. Pour 35O OOO actifs Ia superficie globale cultivée est de29OOOOha, soit O,84 ha par actif. Avec la norme de I ha par actif et une producti.on moyenne à l'ha de $15,8, la perte par sous-emptoi est d'environ ggOO OOO par an. District de Navrongo, Ghana 69. Dans le district de Navrongo, il y a 52 OOO exploitations avec en moyenne chacune 2,5 actifs et une surface cultivée de 1,3 ha. La valeur moyenne de la production à I'hectare est de $18,95. En se basant sur la norme de I ha par personne active, Ia perte par sous-emploi est celle correspondant à I'exploitation de624OOha, soit $I I82 OOO. District de Bawku , Ghana 7O, Ce district comprend 29 OOO exploitations, avec pour chacune en moyenne 3,2 personnes actives et 2,8 ha cultivés. La valeur moyenne de la production à l'hectare est de $9,59. Avec les mêmes bases de calcul que précédemment la perte de production par sous-emploi est de $115 OOO. Région de Ia Kara (Togo) 7I. Cette région compte environ 40 OOO exploitations avec en moyenne 2,5 actifs cultivant chacun O,4 ha. La perte annuelle par sous-emploi est de I'ordre de US $5 mrllions (valeur moyenne de la production à I'hectare : US $9O). 5.2.3 Diminution de Ia population active 72. La baisse de proportion des actifs par rapport à 1'ensemble de la population est due à une forte émigration des jeunes, tandis que la natalité reste à un taux éIevé. 73. En Haute-Volta, les perspectives démographiques pour le Deuxième Plan font apparaître une diminution annuelle du pourcentage des actifs de O,16 %. Avec une production intérieure brute (PIB) de$I64,8 millions dans Ie secteur primaire, la diminution en valeur est chaque année de 1'ordre de $260 OOO. 74. Pour les autres pays, Ies données démographiques ne permettent pas de faire cette évaluation. 75. II faudrait tenir compte aussr de la baisse de productivité de cette popu- lation active. En effet, afin de compenser Ie départ d'une grande partie des.leunes, les hommes restants sont obligés de travailler plus longtemps, certains au-delà de 60 ans. Sur le plateau mossi, La moyenne d'âge des hommes actifs est de 40 ans. 76. Les données disponibles ne permettent pas de quantifier cette baisse de procluctivi té. Pe5.3 rte de production potentielle 5.3. I Inexploitation des val1ées 77, 11 s'agit ici de mesurer ce que pourrait produire lrensemble des vallées dans 1'hypothèse d'exploitations familiales traditionnelles. Annexe VI-5 Page 13 ?8. Hautê-Vo1ta : deux approches du problème sont possibles, Itune basée sur la production agrlcole moyenne à I'hectare et sur Ie nombre drhectares cultivables que le programme de lutte contre 1'onchocercose permettrait de mettre en culture, l'autre basée sur la productlon moyenne par exploitation agricole familiale et sur le nombre de ces exploitations qu'il serait possible de créer sur les terres actuellement inoccupées. 79. La PIB du secteur primaire est de $164,8 millions, soit une valeur moyenne de production à l'hectare de $15,84. L'ensemble de la superficie restant disponible pour I'agriculture est estimé à 8OO OOO ha.l La valeur potentielle de la production agricole non faite par suite de I'abandon de ces sols est donc de $12,67 millions par an. 80. La valeur rnoyenne de la production annuelle par exploitation est de $f6O à 18O. Sur les 8OO OOO ha disponibles iI est possibte de créer 70 OOO à 80 OOO exploitations familiales traditionnelles, d'où une production annuelle probable de 1'ordre de $11,2 à $14r4 mitlions. 81. Les deux méthodes conduisent ainsi à des résultats très voisins et, pour les autres pays bénéficiant du programme, I'une ou 1'autre a été employée en fonction de la nature des meilleures données statistiques de base disponibles. 82, côte d'Ivoire avec pour base une production par rural de $84, Ia perte globale annuelle est de $4r8 millions. 83. Dahomey : sur 80 OOO ha, à raison de 1,5 ha par personne, peuvent être installées 50 OOO pêrsonnes. Sur Ia base d'une production par tête de $32, Ia perte potentielle annuelle de production est de $1r6 million. 84. Chana : sur 10 OoO km2, le tiers peut être considéré comme utilisable. 11 est possible d'installer 30 OOO exploitations (15 ha chacune) ayant une production évaluée chacune à $156. L'ensemble représente $4,68 miIlions. 85. Mati : sur 10 OOO kn2, le tiers environ peut être considéré comme utilisable. A raison de lO personnes et de 12 ha par exploitation, iI est possible d'installer 25O OOO personnes ayant chacune une production de $I8 soit, au total, $4,5 millions. 86. Niger et Togo : f insuffisance des données ne permet pas de faire d'évaluation. 5.3.2 Baisses de rendemen t dans les zones denses A7. La plupart des rapports et des études concernant le plateau mossi font état de baisses de rendement. La cause directe est une trop forte concentration de populations dans certaines zones et Ia surexploitation qui en résulte. Des précisions sont données I Estimations faites dans les projets de développement. Annexe VI-S Page 14 à ce sujet pour I,ORD de Ouagadougou dans une étude du SMUH,I datant de 1966 : les sols de la classe 3 (classification Sogetha) sont occupés à 82 % et cuttivés à 3814 % avec une densité de SZ habrtants au km2, donc bien au-delà des possibilités dans les conditions actuelles de Ia culture traditionnelle. Un tel taux d'occupation dénie la possibilité de laisser en jachère une quântlté suffisante de terres, ce qui est impé- ratif dans Ie cas de sols de qualité très noyenne. Si Ia réalité de ces baisses de rendement est établie, leur évaluation n'est pas possible en I'absence de statistiques échelonnées dans Ie temps. I1 existe bien pour I'ORD de Ouagadougou des comparaisons de rendement faites entre 1969 et 19?1 (tableau VI-5'2) mais elles traduisent moins une évolution continue due à ta dégradation des sols qu'un phénomène accidentel dû à I'insuffisance des pluies en 19?1. II est tout de même possible de donner à titre indicatif I'estimation du Ministère de I'Agriculture de Haute-Volta suivant laquelle Ia perte par baisse de rendement serait chaque année de $8oo ooo dans les deux oRD de Koudougou et Ouagadougou. 88. Sur cette base la perte moyenne par ha cultivé serait de us $1,14 ce qui donnerait dans d,autres zones de densité démographique et de surexploitatlon ana- logues, en faisant 1'hypothèse : à sols et densités égaux, dégradation égale' les résultats suivants : au Yatenga (Haute-volta) perte annuelle de us $228 OOO; au Ghana (districts de Bawku et Navrongo), perte annuelle de US $I7O OOO; région de Lama-Kara au Togo, perte annuelle de us $52 OOO. l-es données de base figurent dans le tableau V I-5. 11. 5.4 Coût de I'onchoce!cose dans le budge t des pays gg. La comptabilité budgétaire traditionnelle ne permet pas de mettre en relief ce qui est dépensé annuellement pour l',onchocercose. Des estimations peuvent cependant être faites dans Plusieurs PaYs' 90. En Côte d,Ivoire, d'après une étude sur les services de médecine sociale, qui a tenté de faire un reclassement des dépenses par affections, 1'ensemble desdépenses de dépistage et de traitements en 19702 aurait été de $160 OOO. gl.EnHaute-Volta,lesdépensesdemédicamentsetdepetitmatérielpourle traitementdel,onchocercoseontétédel'ordrede$I2oooenIgTl.I.aproportion desdépensesdecetypeparrapportàl,ensembledesdépensesdesantéestde20%. L,utirisation de cette proportion donne une dépense globare de $60 ooo pour le traitement de 1'onchocercose en 19?1. I1 faudrait y aiouter les dépenses de dépis- tage,maislecadrebudgétaireactuelnepermetpasdelesisoler.Ilconvientde noterparaitleursque,danslecadred.uneopérationinter-paysassistéeparle I S"""étr"iat des Missions pour 1'Urbanisme et I'Habitat' 2 Brdg"t national plus aides extérieures' Annexe VI-S Page 15 Fonds européen de Dévetoppement (FED) de Ia Comnunauté économique européenne et par 1'OCCGE, Ia Côte d'Ivoire, la Haute-Volta et le Mali dépensentconjointement$160OOO par an, auxquels s'ajoutent environ la même somme du FED et une assistance technique non chiffrée de 1'OCCGE,pour une canpagne de lutte contre 1'onchocercose visant à protéger 60 OOO km2 aux confins de ces trois pays. 92. En Côte d'Ivoire et en Hâute-Volta les dépenses consacrées à la lutte contre 1'onchocercose représentent environ O,O2 % du revenu national. L'extrapolation de ce pourcentage donnerait pour les 5 eutres pays une dépense globale de US $38O OOO. 6. LES EFFETS ECONOMIQUES DE tA LUllE CONTRE L',ONCHOCERCOSE 6.1 Amétioration de la rentabilité des pro ts en cours 93. L'évatuatlon de Ia rentabllité des proiets en cours d'exécution ou dont la mise en oeuvre est déjà décldée a été faite en confrontant les données sur la trans- mlssion de Ia maladie dans Ia zone du projet et les caractéristiques techniques et financières du proiet dans les deux hypothèses suivantes : a) absence de lutte contre Itonchocercose; b) lutte contre 1'onchocercose. 94. Iæs conditions générales de ta transmission de 1'onchocercose dans une zone donnée ont été déterminées en se guldant sur les données entomologiques existant pour Ia région du bassin de la Votta dont un résuné flgure dans le tableau VI-s.5. Les caractéristiques parttcullères ont été extraites des rapports d'enquêtes entomo- logiques et cliniques dans les zones des projets pour voir dans quelLe mesure Ia situation décrite correspond à I'un des processus indiqués dans ce tableau. 95. [.ês caractéristlques technlques et économiques particulières à chaque projet comprenaient Ie lieu d'inplantation, les objectlfs de productlon, Ies calendriers des cotts et des bénéfices escomptés, le volume et Ia localisation de la main-d'oeuvre. 96. Il s'aglt évidement 1à d'une prenière approche qui est loin d'avoi.r un degré de précislon satisfaisant. I1 reste à voir dans une étape ultérieure si Ia masse lnportante de données qui a été réunie pernet de mettre au point un nodèIe mathéoatique. 6.1. r Exemple du proJe t sucrier de Ferkessédousou, Côte d'Ivoire 97. Dans le cas du projet sucrier de Ferkessédougou, la conjugaison de ces diverses données laisse apparaître dans la première hypothèse (absence de lutte contre l'oncho- cercose) une probabilité de désertion : lmplantation du projet dans une zoned'hyper- endémie où le pourcentage de troubles oculaires s'élève rapidement pour atteindre dans un délai compris entre 5 et IO ans le seuil critique à partir duquel commencent les désertions. Sur Ia rive droite, au niveau du périmètre sucrier, il y a 5 à 8 % d'aveugles dans les petits villages (60 à 25O habitants) situés à une distance du Annexe VI-5 Page 16 Bandama comprise entre 3 et 5 km; 3 % d'aveugles dans les gros villages (4OO à 15OO habitants) situés à une distance de la rivière allant de 5 à ? km (enquête du Dr Rolland en 19?2). Ici a été faite une autre hypothèse, celle de la désertion de 50 % des travailleurs, pour tenir compte du fait que certains d'entre eux seront arrivés plus récemment ou auront un comportement différent (individus plus sensibles à I'attrait du salaire qu'au risque sanitaire). Cette hypothèse est certainement optimiste, si on se fonde sur les processus habituels, où la désertion devient rapi- dement totale. Mais, même avec cette hypothèse prudente, Ie taux de rentabilité va devenir proche de zéro. 98. Or toutes les implantations envisagées dans le périmètre sucrier se situent à moins de 5 km de Ia ligne de gîtes. II est donc certain qu'une situation symétrique à celle de Ia rive droite se reproduirait dans la zone du périmètre sucrier avec une évolution plus raplde dans la mesure où i1 s'agirait de populations implantées. 99. Pour la deuxième hypothèse (lutte contre 1'onchocercose), 1a comparaison est faite en incorporant le coût de la lutte sanitaire dans les dépenses du proiet. La clef de répartition choisie est Ia longueur des cours d'eau, en tenant compte du fait que sur 14 OOO km environ, SOOO sont des cours d'eau permanents (qui sont affectés du coefficient 1), 6000 des cours d'eau saisonniers (coefficient tfZ1. 1OO. La protection du proJet sucrier nécessite le traitement de 30 km Ie long du Bandama. La fraction du coût du contrôle sanitaire à inclure dans les dépenses annuelles du projet est donc Ie coût global annuel du contrôle multiplié par le nombre de kitomètres correspondant à la protection (relative) du proJet sucrrer, et divisé par le nombre total (normalisé) de kilomètres à traiter dans 1'ensemble de la région du programme, soit 30 (8OOO + 6000) 2 1O1. L'incorporation de ce coût aux dépenses du projet fait passer le taux de rentabilité de ?,3 % à un taux compris entre 6 l/2 et 7 % (tableau VI-s.12). IO2. Encore faut-iI remarquer que ce contrôle sanitaire profiterait aux autres activités (artisanat, commerce, transport, etc.) dont Ie développement serait induit par la réalisation du pro3et sucrier ainsi qu'aux activités qui pourraient se créer sur la rive droite. Mais il n'est pas possible pour le moment de mesurer ces effets induits. 1O3. Toutefois il faut bien préciser que cette hypothèse vaut dans le cas d'un programme régional de lutte contre I'onchocercose. Dans le cas d'un programme isolé de protection du proJet sucrier, il faudrait traiter une longueur triple ouquadruple du Bandama pour limiter le risque de transmission de Ia maladie. Annexe VI-5 Page 17 6.L.2 Autres projets en cours 1O4. La même méthode de calcul pourrait être appliquée pour les autres proiets en cours cités dans le présent document. Ce travail n'a pu être fait pour tous les projets par suite de l'insuffisance des données de base (absence d'enquêtes entomo- Iogiques ou cliniques, manque de précision dans la localisation des implantations et des actions envisagées), mais quelques indications sont données sur un certain nombre de projets de développement dans le tableau 9 du Rapport. 6.2 Possibilités de misê en oeuvre de nouveaux pro.îets de déve t économique 6.2.I La conception du programme et les critères du choix 1O5. Lês dimensions du Programme de Lutte contre l'Onchocercose, celles des vallées désertées qui vont pouvoir être réoccupées, les conséquences que vont avoir sur les économies nationales les migrations à prévoir et les suppléments de production qui vont apparaître constituent autant de motifs pour que soit mise au point une politique économique d'ensemble. 106. Une telle politique d'ensemble paraît indispensable tant au niveau de chacun des pays bénéficiaires, pour tirer Ie meilleur parti des chances qui se présentent et éviter les conséquences économiques et sociales fâcheuses que pourraient avoir des mouvements de population désordonnés, eü'au niveau régional en vue d'harmoniser les productionst et la conduite des projets.2 10?. Cette politique économique devrait avolr pour but de maximiser le bénéfice économique attendu du contrôle de I'onchocercose et de résoudre certains L'. .'Jjns des problèmes sociaux qui constituent un frein au développement : sous-emploi, faiblesse des revenus, malnutrition. 1O8. Il faudra ensuite déterminer quelles sont les activités possibles, compte tenu des sols, des ressources en eau, du climat, des ressources en hommes et des facteurs sociologiques. En plus de ces possibilités et contraintes propres à chacun des pays et à la région du projet, il faudra apprécier les contraintes extérieures, perspectives d'exportation, par exemple. 1O9. Cet ensemble de données doit permettre d'évaluer les résultats qu'iI est possible d'attendre, mais cela dépendra aussi du type d'action envisagé. [,e tableau VI-5.13 indique entre quels types d'action le choix peut être fait. I1 y a manifestement complénentarité entre la zone de savane et la zone tropicale humide, l'une et 1'autre étant suivant les cas producteur ou consommateur. 2 Par exenple, pour échanger les résultats de recherches ou d'expériences; pour éviter le gaspillage des moyens; pour faire Ie point des besoins et définir des orien- tatlons harmonisées; pour évlter aussl des mouvements incontrôtés de populations qui vlderaient certaines zones et en satureraient d'autres. I Annexe VI-5 Page 18 110. L'examen des différ€ntes possibilités fait apparaître qu'une priorité devrait être donnée à I'installation d'exploitations familiales, ce type d'action permettant Ie mieux d'atteindre les buts fixés - action qui pourra être complétée par quelques lnstallations des autres types (grandes exploitations agro-industrielles ou pastorales ) . 11I. Mais d'autres choix sont encore à faire quant à la nature des actions à entre- prendre à I'égard des exploitations familial€s. En partant des activités tradition- nelles de ces exploitations, on peut envisager les différents choix décrits dans le tableau Vt-s.14. Les critères de choix sont développés dans les Annexes VI-1, VI-2 et VI-4. LL2. Enfin, toute une série de choix sont à faire pour la mise en oeuvre des solu- tions retenues : action large ou limitée à un petit nombre de zones, sélection des Eigrants par zone de départ, âge, etc.; action limitée aux mesures d'accueil et lnvestisseEents indispensables ou prévoyant une intervention plus massive, rythme raplde ou lent . . ., les résultats obtenus étant éviderment différents dans chaque cas. 113. Dans le tableau vI-5.15 a été étudié le cas de Ia Haute-Volta parce que c'est le pays où le problème a Ie plus d'anpleur et où les conséquences des choix seront les plus lmportantes. La conjugaison des différents paramètres peut donner un tràs grand nombre de solutions, avec une variété étendue d'avantages et d'inconvénients. 114. Volc1 par exemple quelques-unes des hypothèses envisagées : a) Prélèvement annuel dans l'ensemble des cercles de forte densité (2 mitlions 1d'habltants)- de 40 OOO personnes qui s'inplanteront en 15 ans dans I'ensemble des vallées désertes (capacité d'absorption 600 OOO personnes). Le prélèvement 6quivaut à I'accroissement annuel dans les zones de départ <2 %). S'il se répartit égatement entre actifs et non-actifs, on aboutira à une stabilisation démographique, ce qui rendra possible une anélioration des condltions de production. b) Si Iê prélèvement se fait dans les mêmes conditions, mais comprend unique- ment des actifs, Ia proportion de ceux-ci ne représentera plus dans les zones de départ que 40 % de la population, avec des conséquences défavorables sur la productlon. Ouagadougou (124 OOO habltants), Bousse (94 OOO), Kombissiri (89 OOO), Manga(1o9 ooo), Koupéla (91 ooo), zabré (74 ooo), carango (67 ooo), TrébéIé (52 ooo), Tenkodogo (1Og OOO), Koudougou (293 OOO), Réo (84 OOO), Gourcy (118 OOO), Yako(165 OOO), Ouahlgouya (2tS OOO), DiébouBou (168 oOO), caoua (178 OOO). I Annexe VI-5 Page 19 c) Seu1e zone de peuplenent retenue, celle des Vottas Rouge et Blanche (capacité d'absorptlon 15O OOO personnes). Si te peuplement se fait en 20 ans, iI ne repré- sentera chaque année que t9 7o de t'accroissement des zones denses. S'iI se fait en 10 ans, il en représentera 38 %. d) S'il- y a sélection des zones de départ (Ies I cercles les plus proches comptant ?OO OOO habitants ruraux), une installation en 20 ans dans la zone des Voltas Rouge et Blanche ne représentera que 50 % ae L'accroissement dans les 8 cercles. L'équilibre ne sera assuré que par une installatlon en 10 ans. e) Si deux zones de peuplement sont retenues, des Voltas Rouge et Blanche plus Bougourlba (capacité d'absorption 21O OOO personnes), iI faudra ajouter aux zones de départ sélectionnées les cercles de Diébougou et Gaoua.l O"n" ce cas, il faudrait une installation en lO ans pour neutraliser 1'expansion démogra- phique dans les zones de départ. 115. En déflnitive, six parmi les solutions envisagées dans le tableau VI-5.15 présentent des avantages à Ia fois dans les zones de départ et les zones d'arrlvée : solutions 18 et 20, 7O et 72, 90 et 92. Mais les solutions 18 et 70 supposent une masse considérable d'investissements et de moyens financiers, ce qui est d'une part une perspectlve peu réaliste, et d'autre part, risquerait de perturber 1'économie nationale. La solution 9O peut être préférée pour des raisons techniques, mais ne résoudrait Ie problème que dans certaines zones denses et n'assurerait que partiel- Iement I'exploitatlon des avantages écononiques dans les vatlées assainies. Elle serait aussi, comme la solution 92, d'une exécution difficile en raison des fortes intentions de départ parmi la population des zones denses. Au stade actuel des études, il ne saurait être question de proposer un chor.x définr-tif; mais de dégager les critères de chorx et de farre émerger quelques types de solutions présentant les caractérrstiques les plus favorables. 6.2.2 Bases d'évaluation des projets complémentaires 116. Lês bases d'évaluation concernant les projets complémentaires de mise en valeur ont été les sulvantes : 117. Consommations lnternrédiaires des exploitations traditionnelles Engrais : utilisation de lOO kg à 1'hectare; Insecticides : - insecticides d€ protection du coton : 30 boîtes de 25O cm3 soitTà8kgàI'hectare; - Thioral, un sachet (1 kg) pour 15 kg de semcnces; - Camagrair, uo sachet (35 kg) pour 5OO kg de céréales. I En aucun cas une sélection des zones de départ ne doit ignorer les zones denses voisines où une partle de la population a pu occuper autrefols les vallées, ce serait aIler au-devant de graves difficultés d'ordre sociologique' Annexe VI-S Page 20 I18. Les consommati.ons intermédiaires de I'exploitation traditionnelle type décrite dans Ie rapport représentent une utilisation moyenne de 1'ensemble des exploitations. La proportion des exptoitants utilisant des engrals ou des insecticides est en effet relativement faible dans te système traditionnel. Pour 1'ORD de Dédougou, Ies pour- centages sont les suivants : I à 9 % des exploitants utilisent 1'engrais pour le coton; 5 % utiiisent 1'engrais pour 1'arachide; t6 à 17 % utilisent 1'engrais pour le riz; 1I à 12 % utilisent f insecticide pour Ia production du coton. 119. Infrastructures. L',évaluation a tenu compte de trois éléments : - les infrastructures déjà existantes; - Ia superficie du périmètre; - Ia taille et le nombre des exploitations installées. I2O. Réseau secondaire de routes. La densité prévue est de I kmde route pour 1,5 ,,à 6 kmo (moyenne actuelle pour I'ensemble de la l-taute-Volta : 1 [«n pour 60 km-), ce qui représente une moyenne de I kn pour t3 à 14 exploitations. La proportion la plus faible de routes nouvelles se trouve dans la zone de Ia Volta Noire où existaient déjà 3OO km environ de routes secondaires. Pour Ia zone de Boromo, la densité 1éSè- rement supérieure tient à Ia configuration en doigts de gant de cette zone qui nécessite la couverture d'une plus grande superficie. I2l- . Réseau tertiai.re de pistes, Le but de ce réseau est la desserte de ctraque exploitation. Une exptoitation couvrant en moyenne 15 à 18 ha, ce qui représente une occupation du sol d'une superficie trrple, Ia densité prévue est de 1 km de pistes pour 6 à 7 exploitations. t22, Puits. Le groupement en villages de 1OOO habitants, soit 1OOà lIC)exploita- tions, représente une superficie moyenne de 30 à 40 [on2. L"" points les plus éloignés sont de ce fait à 4 ou 5 km du centre du village. L'aménagement de deux puits à gros débit dans chaque village représente donc Ie minimum nécessaire. 123. Marchés. [,a prévisron d'un marché desservânt 5 villages tlent compte essen- tiellement de Ia distance à parcourir qui n'excédera pas 12 à 15 tsn. L24. Bcoles. La création d'une école par vitlage tient compte, d'une part, de la distance à parcourir qui n'excédera pas 5 km et, d'autre part, du nombre d'enfants scolarisables qui sera de I'ordre de 15o à 2OO par village. L25. Dispensaires et maternités. La création d'un drspensarre pour 1O vrllages permettra de desservir en moyenne 10 OOO personnes, Ia plus grande distance à par- courir étant de l'ordre de 10 km. Chaque maternité desservira 30 à 40 OOO personnes, la distance Ia plus grande à parcourir étant de 20 km. Annexe VI-5 Page 2l 126, Encadreurs. La proportion d'encadreurs prévue dans les autres proiets pendant tes premiàres années est de t pour 25 exploitations. Pour les proiets de Dédougou' Boromo et SissiIi, eIIe est sensiblement inférieure, puisqu'it est envisagé une action moins intensive auprès des exploitants. cette proportion ne peut cependant aller au- delà d'un encadreur pour 40 expLoltations, en raison des fréquents déplacements à faire pour se rendre dans ces exploitations. La proportion a été doublée pour les zones de Pama et ra comoé Léralsa en raison de la configuration plus étarée de ces zones et surtout en rai.son de leur éroignement des points de départ des migrants ' Des mesures d'accueil particutlères devront en effet être probablement envisagées dans ces deux cas. 6.3 Les effets i ts Dar les oroiets de développement économique l-27. La réalisation des divers projets de dévetoppement entraînerait un certain nombre d'effets induits : accroissement de la production industrie[le à partir du coton ou d'autres produits, accroissement du produit national grâce à 1'augmentation de la valeur ajoutée agricole, amélloration de la balance commerciale, soit par accroissement des exportations, soit par dlminution des importations, recettes nouvelles pour les finances publiques, création d'emplois dans les différents secteurs, etc. Au stade actuel, il est difficile d'évaluer l'ensemble de ces effets induits. Une estimâtion a cependant été faite pour certains d'entre eux. 6.3.1 Extension des activités industrielles L28. pour Ia Haute-Volta, I'accroissement de la production de coton-graine, dû à I'ensemble des proJets, serait de 3? 15O t, soit 14 860 t de coton-fibre. LaDirection de I'industrie voltalque estime à 3OO environ Ie nombre d'emplois nécessaires pour Ie traitement de 1OOO t de coton-fibre, soit près de 45OO emplois pour l'ensemble de la production supplémentaire envisagée. Ces emplois se Cécomposent comme indiqué par 1e tableau VI-5.16. I2g. Lê traitement de SOOO t d'arachidel pourrait entraîner la création de 2OO emplois et celui de 20 oOO t de paddy2 la création de 3Oo emplois. l3O. En Côte d'Ivoire, en se basant sur les mêmes proportions, pourraient être créés : - 8OO emplois dans f industrie cotonnière (6 ooo t de coton-graine); - 25O emplois dans les huileries (8 ooo t produites, dont 7 OOO traitées); - 45O emplois dans les rizeries (2? OOO t produites, dont 25 OOO usinées), I la production supplémentaire, environ 3OOO t, est autoconsommé. la production, 13 OOO t, est pilé artisanalement et autoconsommé. Le reste de [.e reste de2 Annexe VI-5 Page 22 Au Ghana, les créations escomptées seraient les suivantes : - 5OO emplois dans I'industrie cotonnière (4 OOo t de coton-graine); - 15O emplois dans les huileries (4 OOO t arachide en coque); - 3OO à 35O emplois dans les rizeries (2O OOO t paddy). 13I. Avec ceux eréés dans les autres secteurs (commerce, artisanat, transports, administration) c'est 19 à 20 OOO emplois qui peuvent être créés. Etant donné les différences de niveaux entre ces revenus et ceux du secteur primaire, on peut estimer que IO à 15 personnes (voir Annexe I-1) pourraient vivre autour de chacun de ces emplois soit au total 2 à 3OO OOO. 132. La valeur ajoutée par t'extension de I'industrie cotonnière en Haute-Volta serait de l'ordre de $8 millions. La valeur a;outée dans l'industrie textile de Haute-Votta en 19?1 avait été en effet ae $3,2 millions avec un traitement de 14 OOO t de coton-fibre. 6.3.2 Commerce extérieur L33. La valeur des importations en Haute-Volta a été de S51 852 mill-rons en l-S)71. Dans I'hypothèse où 1a production supplémentaire serait entièrement utillsée sur place, il y aurait diminution correspondante des importations. Le tableau VI-5.17 montre qu'une pârt non négligeable de ces importatrons pourrait être rempl-acée par La production locale. 6.3.3 Finances publiques 134. La réalisation des projets entraînerait un accroissement des recettes fis- cales : exécution des travaux, accroissement de Ia valeur ajoutée, déveLoppement du commerce et des transports, etc. Pour Ia Côte d'Ivoire, le tableau VI-5.18 donne une estimation des recettes supplémentar'res dues au proJet Bandama-ËIou, pendant Ies 3S années cle sa réallsation. Les recettes fiscales supplémentaires en années de croisr.ère sont données dans le tableau VI-5.19. En contrepartie, Ies dépensessupplé- mentaires que le budget devrait supporter du fait de ce proJet (charges récurrentes) sont données dans le tableau VI-5.20. 135. pour la Haute-Volta, I'estimation des recettes à attendre pendant les 35 années de réalisation du projet est donnée dans Ie tableau VI-5.2I. L'estimation des recettes supplémentaires en années de crorsière est donnée dans le tâb1eau V1-5 '22 et celle des charges récurrentes dans Ie tableau VI-5'23' ?. EVALUATION ECONOMIQUE D'ENSEMBLE 136. Les arguments 3ustifiant sous 1'angle économique Ia lutte contre I'onchocer- cose sont exposés dans les différents chapitres du Rapport d'ensemble "Contrôle de I'onchocercose dans la zone du bassin des Volta". Ce chapitre ne vise <lonc qu'à apporter quelques détai1s complémentaires et préciser les bases de calcul Annexe VI-S Page 23 7.L La rentabiltté des pro.iets de déve loppement I3?. Les critères de choix indiqués dans le Rapport (chapltre VI, par' 25 et sui- vants) permettent draboutir à la sélection de 5 projets de développement. 138. parmi ces projets, celui du nord-est Ghana (Bawku-NavronBo) ne contient pas une évaluatlon chiffrée des investissements et dépenses de fonctionnement nécessaires. II a donc été fait une extrapolation à partir du projet d'aménagement et de mise en valeur des vallées de la Volta Rouge et de la Volta Blanche. C'est celui qui prévoit de la façon la plus massive les moyens de mise en valeur. Ceci permet de considérer que le coût d'aménagement à 1'hectare obtenu ($48,8 millions de dépenses pour 263 OOO ha cultivables) constitue un maximum. I3g. La réalisation des projets Diébougou-Gaoua et Bandama-Bou étant prévue sur 35 ans, le calcul du taux de rentabilité a été fait sur cette période, c'est-à-dire sur une durée minimum. l4O. Dans les investissements ont été inclus les équipements sociaux, parce que d,une part ils constituent un élément des projets, lndispensabte pour assurer Ia stabitité des installations de population, et que, d'autre part, 1ls ne remplacent pas d,autres équipements qui auraient pu être prévus dans les zones de départ et viennent en supplément des programmes nationaux d'investissements. 14t. Dans ces conditions d'évaluation maximale des coûts et minimale des bénéfices,l le taux de rentabilité interne des 5 projets, après incorporation du coût du contrôle sanitaire, serait compris entre 6 et 6 Lf2 7". Iæ détail de cette évaluation est donné dans Ie tableau V1-5.24. I42. La même méthode de calcul est utilisée dans le tableau VI-S.25 pour lecalcu1 du taux de rentabilité de I'ensemble des 5 projets majeurs et des 5 projets complé- mentaires, qui est d'environ 10 %. 7.2 Comparaison entre les 3 options possibles 143. pour essayer de donner une vue plus complète des avantages, on a esquissé ce que pourraient être dans les années à venir les tendances générales de Ia production et on les a comparées à ce qu'elles auraient été dans d'autres hypothèses. Les trois hypothèses envisagées sont : - pas de contrôle de 1'onchocercose; - contrôle de I'onchocercose non accompagné d'un programme de développement économique; - contrôle de l'onchocercose accompagné d'un programme de développementéconomique. I Ca1",.rl fait sur 35 ans alors que la 35ème année sera la première année de croisière de certains projets, et que de plus ces 5 proiets ne représentent qu'une partie des bénéfices possibles, ainsi qu'iI est indiqué dans le Chapitr:e VI du Rapport. Annexe VI-'5 Page 24 L44. Cette comparaison ne peut être qu'incomplète et très approximative car un nombre considérable de données de base font encore défaut. On ignore par exemple : - quelle sera la prévalence et la gravité de la maladie dans les différentes hypothèses; - quels seront en dehors de Ia cécité les effets de la maladie sur la capacité productive de la population; - quelle pourrait être I'influence des différentes hypothèses sur les mouvements de population; - quels seront les besoins en immigration du Ghana et de la Côte d'Ivoire et quels niveaux d'immigration les gouvernements de ces pays jugeront tolérab1es. I45. En I'absence de ces données une évolution sur dix ans a été esquissée en falsant les hypothèses suivantes : - en t'absence de contrôle de 1'onchocercose, la prévalence et Ia gravité cle la maladie resteraient au même niveau; - il n'y aurait pas de modification dans le contenu sociologique quelle que soit 1'hypothèse envisagée ; - dans Ia 3ème hypothèse (contrôle de I'onchocercose avec développement économique) tous les projets de mise en valeur seraient réalisés; - Ies autres facteurs tels que croissance démographique, investissements publics, évolution des techniques agricoles, ne varieraient pas de façon sensible. 146. La valeur actuelle de ta production agricole dans la zone du programme a été estimée en utilisant les bases de calcul données dans le Tableau VI-5.26 tandis que te Tableau VI-5.27 indique quel sera l'apport des proiets au niveau actuel de la prod uc t ion. 14?. Dans la première opti.on, les tentatives de recolonrsation de certaines zones (par exemple ORD de Dédougou en Haute-Volta) vont se poursulvre simultanément avec les phénomènes de désertion qui touchent par exemple Ies valLées des Voltas ftouge et Blanche en Haute-Volta et au Ghana. l,es tenEatives de recolonisation auront peu d'effets posi.tifs, rl'une part du fait que certaines d'entre elIes auront une exis- tence éphémère, d'autre part à cause de t'imposslbilité dans laquelle se trouveront Ies agriculteurs à faire évoluer leurs techniques. On court même le risque, si les repeuplements étaient massifs et durables, de voir réapparaître au bout de quelques années le même aspect Ce surexploitation et de dégradation des sols qui caractérise les régions de plateaux. Ce ri.sque de destruction de capital ne saurait être négligé. 148. Dans cette même option la production va, au taux actuel, diminuer de O,5 % par an par suite de Ia dégradation des sols et de la baisse des rendements dans les Annexe VI-5 Page 25 zones de forte concentration humaln€. Encore fait-on ici I'hypothèse d'une dégra- dation à valeur constante, une certaine accéIération du processus au fil des années étant parfait€Dent envisag€able. Dans le même temps le vieillissem€nt relatif de Ia populatlon dû à 1,émigratlon des jeunes entrainera une baisse cle productivité correspondante (O,16 % Par an). I4g. En falsant jouer ces deux paramètres on passerait ainsi en IO ans d'une production globale agricole de US $2?O nitlions à US $25O millions. Mais, durant ces lO ans, la poputation, ayant crt de 10 à 12 mitlions d'individus (en prenant 2 % comme taux moyen d'accroissement), le revenu moyen annuel par tête serait donc tombé de US $2? à US $2O,8 soit une diminution annuelle du revenu de l'ordre de 2,5 %. cette diminution aura en elte-même un€ influence négative sur : - Ia force de travail humaine dans la mesure où elle a€fgravera la malnutrition; - Ies techniques agricoles en réduisant à p€u près à néant les possibilités de consomnations intermédiaires (sélection et protection des semences, engrais, insecticides, petlt outillage). ISO. En adm€ttant que $16 par individu constituent la dépense minimale d'alimen- tatlon qui permet de maintenir une capacité productive à peu près normale, les US $612 disparus du revenu en 10 ans représentent la quasi-totalité de ce qui est utilisé ên moyenne dans une exploitation tradltionnelle au titre des frais culturaux (voir les Tableaux VI-s.f2 et VI-5.19, le lableau 9 de I'Annexe V1-2.8, et 1'Appendice 4 de I'Annexe VI-2.C). II parait à peu près certain que c'est cette dépense d'environ US $6 portant sur les anéliorations culturales qui disparaîtrait avec la dtninution des revenus, aggravant la dégradation du rendement à 1'hectare, dans une proportion au moins aussi grande (dépassant donc 2 % par an). IS1. Mais une correction doit être falte pour tenir compte de la croissance de la production et des revenus obtenue grtce à Ia réalisation de projets dans certaines régions : nord de la Côte d'Ivoire (taux moyen annuel : + 4 %, portant sur 1 million drhabltants), et dans une molndre mesure, région ouest de la Haute-Volta et nord du Togo. La croissance annuêlle du revenu dans I'ensemble de ces régions représenterait environ L,5 % du revenu global actuel par an de la zone du programme. 1S2. Il faudrait tenlr compte aussi du fait quo d'ici dix ans une partie des sols actuellement cultivés, très médlocres et sur€xploités, seront devenus totalement stériles et auront été âbandonnés. Dans I'immédiat il n'est pas possible dequantifier ce que représentera cet abandon en nombre d'hectares et en valeur de productionmais cettê évaluatlon devralt pouvoir être faite ultérieurem€nt une fois achevées les cartes de capacité d'accueil des sols et celles dec densités de population (voir Annexe I-1). Annexe VI-5 Page 26 I53. Ainsl la production €st destinée à décliner pour trois raisons : affaiblis- sement de la force de travail, diminution des superflcies cultivées, baisse des rendements. II est probable aussi que la dégradation des rev€nus accélérera Ie mouvement d,émigration. Mais on ne saurait dire pour le momentdansquellesproportions ce mouvement s'accéIérera; iI faudrait savoir à partir de quel seull (différent suivant les pays) Ia population cesse d'accepter son sort et préfère partir' ces données devraient être fournies par tes études ultérieures de sociologie et de géographie humaine. Dans I'immédiat il faut se contenter de dire que' compte tenu des éléments indiqués, la valeur globate de la production dans la zone diminuerait suivant une proportion qui ne serait pas inférieure à 2 % par an (à prix constants).1 I54. Dans Ia seconde option (contrôle de I'onchocercose sans programme de dévelop- pement économique), I'évolution se présenterait de Ia même façon que dans lapremière' sauf en ce qui concerne les possibilités de réoccupation des vallées qui seraient plus favorables grâce à Ia disparition des risqu€s d'onchocercose' Mais l'inexis- tence de toute infrastructure dans Ia plupart de ces vallées limiterait les possi- bilités de réoccupation. De plus, sur les 2OO OOO à 3OO OOO ha susceptibles d'être réoccupés,nepourraits,installer,parcequesansmoyensetsansencadrements' qu,une agriculture de caractère traditionnel assurant un revenu moyen inférieur à Us$25partête.Iln,enrésulteraitqu,ungainannueldeproductiondel,ordrede Us $3 millions, avec ici aussi les risques de destruction du capital consécutifs à une réinstallation spontanée' 155. La détérioration de la production ne serait donc que régèrement inférleure à celle de ta première option, cependant que le poids socio-économique diminuerait quelque Peu: -grâceàladisparitionprogressivedunombredesaveuglesparextinction naturelle. I'arrêt de la transmission évitant par ailleurs l',apparition de nouveaux cas de cécité. I.e tableau vI-5.28 donne l,estimation de cette décroissance, Ie nombre d'aveugles ne représentant plus au bout dê IO ans que 60 % de leur nombre actuel. IL a été fait ici 1'hypothèse que I'espérance de vie des aveugles oncho- cerquiens était Ia même que celle du reste de la population, aucune donnée précise ne permettant d'envisager d'hypothèse différente; -grâceaufaitquelessommesdépenséesdanschaquepayspourlaluttecontre I,onchocercose et dont l',efficacité actuelle est faible pourralênt être mieux utirisées. Mais tout ceci serait bien loin de pouvoir contrebarancer Ia dégradation de Ia Production et des revenus' issement de la PoPulation tivité. De nouveaux forages tandis que f installation ,x eaux de sous-sol est(voir Annexe I-l). I 11 f.,rd"ait aussi tenir compte du fait que Iaccro sur les plateâux coûtera de plus en plus cher à Ia collec seront nécessaires et ils seront de plus en plus coûteux' du surcroît de population dans les vallées' où I'accès au facile, ne nécessiterait que des dépenses assêz nodestes Annexe VI-5 Page 27 156. Dans Ia troisième option (programne de lutte contre 1'onchocercose, plus programme de développement économique), 1a reconquête de nouvelles terres dans les vaIIées assainies devrait dès les premières années apporter un supplément substantiel de production et renverser la tendance à Ia dégradation des revenus' L'accroissement du revenu agricole apporté par les divers proiets représenterait 3 ,5 7o eî dixième année et dépasseraLt 12 % au bout de 20 ans, pour I'ensemble de la zone' 15?. 11 faudrait aiouter à cet accroissement de revenus l',ensemble des gains obtenus dans la réalisation des projets entrepris indépendamment du programme de tutte contre I'onchocercose. Des exempres ont été donnés dans Ie Chapitre vr du Rapport (cf. Tableau 9) mais il n'est pas possible de quantifier I'ensemble faute d'un certain nombre de données précises sur la maladie d'une part et sur la locali- sation des opérations, d'autre part. Le fait que les zones d'hyperendémie, où sans action sanitaire les chances de succès de ces projets seraient faibles, cotncident avec des sols de vallées ayant de bonnes potentialités agricoles, permet d'affirmer que la réalisation du Programme de Lutte contre 1'Onchocercose apportera ici aussi un bénéfice très substantiel. I58. Un troisième type de bénéfices peut être obtenu dans les régions de forte densité grâce à la diminution de la pression démographique. D'une part il y aura un allègement grâce au départ vers les nouvelles zones des projets, avec des résultats plus ou moins favorables suivant les choix qui seront faits (voir tableau VI-5'15)' D'autre part les études de géographie humaine (cf. Chapitre I du RapportetAnnexe I-1) ont montré que Ia densité démographique et I'exploitation des zones de forte concen- tration humaine (par exemple Ie plateau mossi) étaient loin d'être homogènes et que certains sols de bonne valeur étaient peu ou pas exploités. Il devrait donc être possible d'étendre et d'amplifier I'opération commencée dans 1'ORD de Ouagadougou' qui vise à redistribuer les exploitations vers les bas de pente en direction de sols plus favorables que ceux actuellement occupés. cette action doit bien entendu s,accompagner de mesures permettant d'assurer une évolution des techniques, condition nécessaire pour que ces sols puissent être exploités. Par exemple t'utilisation des sols hydromorphes, dans les bas de pente, suppose le passage à la culture attelée' Une telle opération est socialement et économiquement indispensable pour éviter que ces zones se vident de toute leur substance active et soient de plus en plus à la charge de la collectivité. I59. It apparaît donc que 1'ampleur des bénéfices à attendre dans Ia troisième option sera directement fonction de la politique de développement retenue' læs grandes orientations proposées pour cette politique figurent dans le chapitre vI du RaPPort. Annexe VI-:5 Page 28 8. CONCLUSIONS t6O. L'évaluation des bénéfices à attendre d'une campagne de lutte contre I'oncho- cercose dont les tendances sont esquissées dans les figures 65 et 66 du Rapport (Chapitre VI) n'a pas pu être faite de façon exhaustive en raison du manque de beaucoup de données qui auraient été indispensables. D'autres données varient suivant la nature des sources utilisées (par exemple évolution démographique), d'autres sont sporadiques ou très approximatives (comme les rendements des diverses cultures, super- ficies cultivées, productions, etc.). Leur utilisation a donc conduit à faire nombre de recoupements et d'extrapolations. Elle a conduit aussi à interpréter très prudemment les chiffres recueillis et, en cas de discordance suivant les sources, à choisir toujours le plus bas. Cela a été le cas notamment pour Ia croissance démo- graphique le taux annuel retenu a été celui de 2 %. La diminution des rendements causée par la surexploitation a aussi été considérée comme devant avoir un caractère linéaire alors qu'eIle serait plus vraisemblablement exponentielle. Enfin lemouvement migratoire a été considéré comme constant alors qu'it risque, Iui aussi, de prendre un caractère exponentiel dans la mesure où le revenu continuera à se dégrader, où la pression démographique se fera plus sévère, et où les difficuttés climatiques actuelles persisteront. 161. L'analyse économique présentée ici repose en effet sur I'hypothèse des conditions climatiques normales, alors que la sécheresse actuelle aura dans les années à venir des répercussions sur les récoltes, donc sur la nourriture des hommes et des animaux, c'est-à-dire sur la capacité productive, et qu'eIIe risque d'accélérer 1es mouvements miBratoires, accentuant encore les déséquilibres évoqués au début de la présente Annexe. II est donc probable que les tendances esquissées dans les deux premières options donnent une vision relativement optimiste et que I'aBgravation des déséquilibres serait sensiblement plus marquée dans les deux premières options, accentuant 1'écart entre celles-ci et la troisième. L62. Ceci ne sera vrai que dans la mesure où une action sera menée à ta fois dans les zones de réinstallation et dans les zones de départ. En effet, suivant que sera retenu un nombre plus ou moins grand de projets, le nombre de personnes réinstallées variera de 3OO OOO à un million. En prenant ce dernier chiffre et en supposant une réinstallation en l5 ans (délai minimum), Ie prélèvement moyen annuel dans les zones denses représenterait 65 OOO personnes, soit Ie tiers de I'accroissement total annuel (sur la base de 2 1o par an). Ainsi, même au cas d'une réinstallation rapide dans I'ensemble des zones de proSets, l'accroissement démographique se poursuivrait sur les plateaux avec une aggravation des déséquilibres actuels : diminution de Ia proportion des actifs, surexploitation et baisse des rendements, acuité du problème Annexe VI-5 Page 29 de I'eau. A la limite on peut estimer que cette population finirait par être tota- lement à la charge de la collectivité, ce qui annulerait en partie les avantages obtenus dans les zones de réinstallation. I1 apparaît donc indispensable de mener, parallèlement à la réinstallatlon, une action sur les plateaux, où toutes les terres ne sont pas également surexploitées et où des sols de capacité convenable peuvent être utitisés à condition qu'une évolution des méthodes culturales le permette. 163. Un dernier point mérite d'être rappelé, c'est la nécessité de penser à 1'ensemble des besoins, économiques et sociaux, si on veut assurer la stabilité des installations et donner les meilleures chances de réussite aux projets. C'est donc tout un ensemble d'études qui doivent être poursuivies (sociologie, géographle humaine, aménagement régional, agriculture, élevage, hydrologie, distribution, etc, ) et qui ne pourront l'être de façon satisfaisante que si leur conduite se fait de façon conjointe et parfaitement coordonnée. Annexe VI:5 Page 30 9. BIBLIOCRAPHIE ANONYME (CIDR) (f97O) Rapport d'activités 1969, CIDR (Compagnie Internationale de Développement Rural) Zone de Bobo-Dioulasso, Zone de Diébougou-Gaoua, Zone VoIta Noire. document miméographié, Ministère de 1'Agriculture et de I'Elevage, Ouagadougou, 60 pp., 3 cartes ANONYME (CIDR) (1971) Opération d'Animatr.on et de Développement Rural dans les Cercles de Diébougou et Gaoua. 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EXEMPLES DE DESEQUILIBRES DANS lA REPARTITION DE l,A POPUIAîION Pays Zones denses Zones désertes ou quasi désertes Dénomination Densitéen krn2 Dénominat ion Densité en km2 Côte d'Ivoire Zone de Korhogo +50 VaItée du Bandama Vallée de la Comoé Vallée du Nzi Rive de Ia Volta Noire -del Dahomey Arrondissement de Boukombé Arrondissement de Nata Arrondissement de Dompago 140 80 52 VaIIée de Ia Mékrou VaIlée de I'AIibori Val1ée de Ia Sota Va1lée de la Pendjarl Vallée de ta ouétné et de ses affluents suPérieurs del Ghana Fra-Fra Kassena-Nankani Kusasi Lawra L16 75 67 44 Va1lée de la Volta Blanche Vallée de la Volta Rouge VaIIée de Ia Morago ValIée de lrAsibelika VaIlée de la Sissili -de1 Hau te-Vo I ta Gourcy Yako Ouahigouya Koudougou Manga Zabré Îiébé1é +de75 +de75 +de50 +de50 +de50 +de5O +de50 Vallée de Ia Volta Blanche Vallée de Ia Volta Rouge Val1ée de Ia Volta Noire Va1lée de la Bougouriba Vatlée de Ia Sissili Vallées de Ia Comoé et de Ia Léraba -de1 -deI deoà5 -deI -de1 -del Niger Canton de Say 32 Val1ée de la laPoaVallée de Ia Sirba -del de1à5 Mali Cercle de Kadiolo 14 pour I'ensemble du cercle, mais 381 par kn2 effect i- vement occupé ValIée du Baoulé, en aval de Bougouni VaIIée de Ia Ouassoulou sur 7 à 8 km de large Portions de la vallée de ta Bagoé de5 I I 2 Togo Dapango Lama-Kara Pagouda 4l to4 80 Vallée de 1'Oti ValIée du Koumongou Vallée de la Kara -1 1à5 5à10 puis I à Sen aval Annexe VI-5 Page 42 TABLEAU VI-5.2. VARIAîIONS DU RENDEMENT A L'HECTARE DE'I'ROIS CULTURES VIVRIERES ET D'UNE CULTURE INDUSTRIBLLE DANS I.A REGION DE OUAGADOUGOU ENTRE 1969 ET 1971 Rendement en Xg/tra Cul tures Années 1969 I97 I Sorgho Arachide Paddy (en culture trad].t ionnel Ie ) Coton 700 400 700 400 400 250 600 150 à 200 Annexe ÿI-5 Page 43 TABLEAU VI-5.3. EXIIvIPLES DE DESEQUILIBRES DES REVENTS DANS r ZONE DU PROGRAMME Pays enUS$ Revenu national par tête Revenu moyen par tête en zone rurale DisPersion constatée (Revenus moyens par région ou pâr catégorie d'esrplois) Revenus les plus bas Revenus les PIus élevés(salaires versés) Côte d'lvoire ( 1970 ) 230 110 50 (région Dabakala) 83 (réglon Korhogo) Secteurpublic:.327O Dahomey ( re67 ) environ 7O 36 21 (moyenne Pour Ia région nord) Ghana ( 1e68 ) de 1'ordre de 240 Bawku : 25 Navrongo : 16 Haute-Vol-ta ( 1970 ) 62 30 16 dans les secteurs Ies plus surpeuplés du plateau mossi Gens de maison ; 267 Secteurpublic: t44O Niger ( 1e66 ) de l'ordre de 72 40 Mal i ( re6e ) 50 24 Secteur publlc t 872 Togo ( 1e70 ) L25 60 Rég1on de la l(ara Région des Savanes 26 33 Secteur privé moderne : Secteur public I ooo I 132 z9 l o ô z = =! zl ô z9 9 = I) I I I -- - 1 I V '----------l I v Él fl9l EI Él 9ô = ? 2 z )z - f l o É f l - z ô z a ô z =êz ô a o ô zo ô o o ô ? ô z=o:: EK =9 f ô z9 6 l = d 2o o êo , 2 9 l o ô zo oo ,o e e '29 a o2 = z o Ë = l o E t-- o zI ô l l z9 z zo ô zI z 29z I z9 zo z9 o lôo ô z9 zo Annoxo Vl-s P.tc 45 TABT.EÀU VI.3.5. INCIDENCE DE LIINTENSITE DE IA TNANSTISSION DE L'ONCIIOCERCI]8E SUR IJ DEVENIR DES PEUPLEMENTfI HIJUÀINS DANS DIFFEREIMS "PAY8AGE8 EPIDETIOI.OGIQIJES.. DE IA REGTON DU BÀ88IN DE IA VOLIA, D'APRES I.E BERRE, ROLIÂIID EÎ PHILIPPON lypes Coura d'êru Nlveeux de tranaolaBlonobservéa S1gne3 cllnlquêa oba6rvés conÉéqucncê! sur 16 p6uplêD6nt l) Cours d'eeu loportenta et pêmanênt3 evec deux gaisons prlnclpâle3 d'inlê3tation : - julllêt à octobre - déceDbrê À Brs llâ11 : Srnkeranl, Ouâa3oulou, Baoulé, Bagoé, Banllhg Côt6 d'Ivoirê : Bandam, CoDoé, Nzl Hautê-Volta : Volta Noire, Comoé, Léraba Ghana : rlvlàre9 au lud du Oanbaga Scarp - 15 OOO larvos lnfec- tantea/nome/an au pont de la Léraba - f6oo à 7 k0 du pont A ? kn du pont de lâ Iérebâ : ?3 % d'onchocêrqulên3 10 % dê léalonr ocu- lalrês travêa 5,5 n d'.vêuglê6 Vâ1lécr déaertées 2) Cours drcau Juvéniles coulant en rellef accentué, permânents avec deux Salsons d'rnfestatron : - Julllet à septenbre - .lanvier à mrs OuêEt de la Haute-Volta: haute3 vallées dê la Volta No1re, Corcé, Iéraba Nord-oueat du Dahonêy : haute8 valIées de la Pendjarl, Mékrou, Aliborr - 42OO lêrvês lnfec- tantes/nome/an À Ouéna (Haute-Volta) - 54OO larv€a lnfec- tantêE/ho@+n à la Faya (i{all) A Cuéna : ?E % d'onchocerqurons 52 % de léslong ocu- lâ1rês ? % d'aveugles Val16e6 déaertées (quelqu€s pêraomes restentàGuémàcause du pont et à la Faya au poatê des eaux et forêts ) 3) Cours d'eau de moyenne lnportance non permnents (en eau de Jutn À novembre ) llgnes de gitea en J u1 I 1et -aoot Volta Rouge et volta Blanche alnsr que lêurs alfluents jusqurâu Gambâga Scarp Sur le Kourounba (atlluent de la Volta Rouge ) 21OO larves lnfectantes/ home/an -à1,?kE:?2O -à3,2km345O -à4,5km:25O -à6kn :160 A 3,2 KE : 57 % d'onchocêrqulens 27 % de léslons ocu- la lres 3,5 % d'aveuglêg A 4,5 kn : 39 % dronchocerquiêna 1l % de léalona oêu- 1a ires 1,6 % d'aveu8les Vallées déaortées avec tentatives de réoccupa- tron Sulvres dê nouveâux retraita 4) Bords de coura d'eau ayant fait 1'obJêt de recolonlaâtion spontanée sans pro tec t aon Exenplea: Salnt-Piêrrê lanslla ( Haute-volta ) 14OO larves lnfectantes/ home/an I % d'onchocêrqulens à l'1nstallat1on 90%aprè8?ans A la 9ènê année : 63 % dê l6sions ocu- larres dont 30 % grâves dans toutes les tranches d'âge Désertlon vers la 10èæ année 5) créatlon de gite3 artrflcrela pâr 1 'anémgemênt de barrages ou de câmux d'irrlgation Exenples: Lounâna (Haute-Volta) Boukoura (Mall) A l-umna : 2 % d'oncho- cêrquiens 1'âmée d I aîénageænts. Au bout dê8êns t2?%de Iéslons oculairea dana 1â populatlon de 10 à 14 ans 53 % de léalons ocu- larrea graves eu-dêâsua de 30 ans 50 % draveugles au-de6aua de 40 ans Au bout de 7 ans, abandon dea aémgerenta et désêrtion clt- o o e h Ê =ô C) ts4 À É ç oa ad o ,ü q o -d o d E o o o o G qÂo cot30 d . O66 q O odq d anEh o p o oq d.o É!do EPoe odE. od., coi!f >o.oqç, od- o o od oL6c.OOqP c u d .og oiE -roÉEo66C68 Cek - O $ d .. .d oÉà d l+ kC e É$ k q o@606>O .ddP,lD>odd cd o È dd @ o c o oc. .o > d o iq o I È oPÉ9eo9K.dPQ€çC o 6- d 6 0 0 dZ êH oÀ(J k Él oo9scca.ocPa d Ekçd f,,dÀ O d O >i o e)e d ooo roÂN E o> -ç.o l Êa>d . O OtO Oà édôp ooS*CO oo --c,o.9c ood&o da k e o (r+koo 9oo + C k O Cd.âdê & 6H OP oÉ o >.O kéc o.d c oO c C É r.o OCJdOeoOv a oÂd o o o @ odq c c o o § oA6 o q o o & o 0)k q o o 5o c o o od 4o rooço o > 6 C lP .o>rrç !6 0@ o k oE o ô) O OtÉ6 0 ü@ o !EGreoxdd o cd r!OO{dtPdÀ ,C>4OpO € O Cf, O O o N oH > Ê od - sÉrd ct riI @ o OlO6 0 x oPPPÀCAh< .o Çp o d aâ - odd d.ddEOcÈopooroo6o ÂOd c occ ÂÀo c o c6 ô E > Oo O âd.d.OECÈ oosok o6ac c!oÊ odo o69.dP.dddo Edtk o!4.O O Eq oo6Oo dE € d !«D o6 d, E90 â >! 6 0 dO d kdio À .oro È t!.S, o É ^P o,lt)ooodo. kPooaP9 'T G' O - (rd oàPdord!6 Eq.d op,6;qdOO-oeq ^flNdlI E€ O c 6 ol L oi rO O d O çË oi aociooN q4Oô66d.À eq EOcerqI OO O I lqsts.oopo{ok O - @ tr e€6 E o!vO OÀrG oocQ+êO!.d ' . @ k Ê,.l- o oE'POKÔPÈL'OCE trPdQOÂ6OPOOeeoE O UO E É O O o oqçoE!oEP.dp -6 6 0 0 0I tr 6ê r q! L k o o.d qG 4.O O À ud  C O .d E OE E.iÈ,6 O O k Ê P I6 0Jd ê, O O O >cc o Eo n . O Od o e .oBehdQc€s(rlPP.acP OGdOCPCOO.d o oo@ o o, q E o .o§p E6dko6.dÂq ooc64. teokE 'Ô! oÔ I Âdô - -oà çÉ oookc 6d €.d Ofl Ooo> t<2 Irl zH àoo2 oo..E ÉKO ,o d ocÀÀ6P! o Âo,O E d qdk,O a Eqd o d d!do o E,(dk oo o o! d cd co ,doà o.dp €dÊ (É.6Hq ! o k da € o, ooo , & OP Ê o d d.d o d o«,Eo€ .qPOOOO kdÊod.a cookk o 6 0.oP,Zo'azqô oo p.o OEP a . o -ooP q eCÊ Ê -o, ooe E. à,o.@! o oe c E.d<oo €6P O O OkdotdPrd ô0EE OOo d Edrdao ,oEd- 'o +l oÀPo.oodocP&co O Ud Oco6 d o ôo d Â.d o ood Ed o L .o 6 ds k rzÊc)éoa qxOd o Éfl odroo.EPqq ooo qq q a .o@ a oq 4tod(lr9 aeéP6P€!.do .ooqo> - qo ÊE pod ec .o o od oP O6rO oookuor60o o+ 0 0oÉo ,o .o oo o k2dooE- 'olPO d c dê d o dO odcd !x od A)k od o oo eÉooo a06 o.p dEd q ocdEdo d d .dd'ad d oo o 'd l- O kqo6( aHÊ A Odo - o6.d o k .6000qC dXÉ&. odddooodd rq.d Uk9 E PtrOO O d O d dd <600kâq O.laosOkq.d .d ,O o O rt cc. &dqÉ qO O Oe O Cs < c rfr c oPqU.oOÂOddÉO d& O floOd À o.d ddà EOCd !oOC OkdO sdE O a ' d o.kCPÉOq op o o k o o1, O .8, O q- o k I o lD6pdP.oP d ÉpoÉPoo.o od E c, d 66 d . kd .oÊco& oor@ôO O k Oq O O O O kd o o o o c,o o r p e r o k Âo.d o Â, c c o .ooE.9-oEd@o.d ZA42d<dOJOq ào 4 0oÊfoE ça!qq ooto, 20.o o ÊPsdoo PP. AH O6ddoE o.oOfcO l.d Ok odaÀAqo €.o ododE d uo Àoood =dÀL q Ho Hz Ê o Gu okÊÀo «rpd6 dodqkcOd EdotfE ooÉ! G PÉ! (o €-d .aocoo. € oé odo. coc oood P EP oo q, of Ê e6&do&k.d.o I .OÇEOÊdré<û {, € o P OOrd 6dOÊ . pkdÊ90uHOÉd(' .odd EPCOP6poc cp oi oOOE Edokko. o q o o Êd o c Âo q6 od d o k!- c Èi oÂd O O @ Pq àd > o , o o d.o d oo=>6q o 6 o d oiEO cqoo pÉÀo kdkkOP Êo HÉ ooco(do d"rdfA oÉ d a <a o po eo odd c- k I od qp oÉqaÀ AO E OOOO .cdoo#&o OCç ck.doOd6000 0rukd .d! Ê d o oH ÈÊod, koou a oo P 0É60 .d.dccox6dH €EOO a d OqodE.Odp po , Ê L O E C O O Ckd oo«r.o6t okkoÂdtPc oaOPO oCàdaCdPP.d.odEkOrHqOHr!ÂâÂÀdÇ HtOoOfddvqd o! ûzE o = I 6 .ooÊ> .a APoÊ oc>o.o dk PÊ dccdoO.d 6d o a5 okÈo kcqq oCPo(o o!o( PÀ oÀo o o !( 6 q o É o E o dÈt- o E ooxoo 6&EO oÉq o Od op(q€ aco €o @. oÉo66e Êodoc> +o66 0dOU 6 d.drÀ! u o o o o j ! oU§ €Ê( Êl o o!k o o o &6À oé o o o o j 6 ou( 6Êl{ o6 o ococooca -.oEO oo@d606>c6&Àd140 eÉâ z o oi xo dé !>À.d99 Àd o q 6h\o I o E Ao o q @ o o I ! F.l o aoo oÀ caoo <E o Ê,oo ooo ,o Jd o o 6 d o o E o o o o o ,t Annexe Vt-5 Pâge 46 o 14J EI oq oÀ z È,o 3 qglI =q E r.l ê q t4J 14ÉÈzE z q Ë 6 ; I =E ,ltr Èr Nature Extension ou nombre Evatuation du cott annuelde I'onchocercose (US$) I - Effets sur Ia population a) Diminution de Ia capacité productive des onchocerquiens(maladie + malnutri. tion) b) Sous-emploi en zones denges c) Poids de l'entretien des aveugles par 1a collectivité d) Baisse de proportion et vieillis- sement relatif de la population actrve causés par 1'émigration e) Dépenses de dépistage et de tra i tement 2 - Effets sur la productron a) Manque à gagner par f inexploitation des va1lées b) Baisses de rendements entralnées par Ia surexploitation des sols et leur dégradation I million d'individus dans toute la zone ORD Ouagadougou et de Koudougou (Haute- Vol ta ) Haute Région (Chana) Haute-Volta 40 OOO Ghana 8 OOO Côte drlvoire f OOO Mali 2 OOO Dahomey f 600 Niger 2OO Togo non connu Haute-Volta: diminu- tion de O,L67o par an autres pays Côte d'Ivoire (197O) Haute-Vol ta autres pays Haute-Vol ta Côte d' I voire Ghana Mal i Dahomey Togo et Niger ORD de Ouagadougou et Koudougou (Haute-VoIta) ORD du Yatenga (Haute-Vot ta ) Districts de Bawku et Navrongo (Gtrana) Régron de Lama-Kara (Togo ) non mesurable 2 roo I 300 640 160 80 48 40 I ooo ooo ooo ooo ooo ooo ooo ooo 260 000 non connu 160 000 60 000 380 000 12 800 000 4 800 000 4 800 000 5 200 000 I 400 000 non connu 800 000 228 o,o,0 170 000 50 000 Annexe VI-5 Page 47 TABLEAU VI-5.? BILAN DES EFFETS DE L'ONCHOCERCOSE1 t rr r.,on tient compte des études les plus récentes, le nombre total des personnes atteintes de cécité économique sereit de l'ordre de 7o ooo. Annexe VI-5 Page 48 TABLEAU VI-s.8. EVALUATIO.I DU NOMBRE DES PERSONNES ATTEINTES DE CECITE ECONOMIQUE ou TotALE D'ORIGINE ONCHOCERQUTENNE VMNT DANS LA REGTOII DU BASSIN DE LA VOLTA1 Si I'on tient compte des études les plus récentes, Ie nombre total des personnes atteintes de cécité économique serait de I'ordre de 70 OOO Pays Nombre d'aveugles Sources Côte d'Ivoire Dahomey tlaute-Volta Ghana Mali Nrger logo I OOO r 600 40 000 8 000 I 200 200 Non connu Evaluation de Ia direction générale de l.a santé publique (in: RaPPort J. Blanc) Enquêtes direction de Ia santé publique Estimations de Ia drrection de la santé rurale(in: I-e Berre: La lutte contre 1'crncho- cercose dans le cadre de l'évolution économique des Etats de 1'Afrique de I 'Ouest ) Rapport J. Blanc Rapport J. Blanc Enquêtes Dr Bru et Dr Chamorrn TOTAL 52 000 Annexe VI-5 Page 49 TABLEAU VI.s.9. DISTRIBUTION DE I,A CECITE ECONOMIQUE EÎ ÎO(ALE D.ORIGTNE OI{CHæERQUIENNE, PAR GROI,IPES DIAGE, DANS T,A REGION DU BASSIN DE LA VOLTA Nombre de personnes examinées Nombre d'aveugles par Sroupes d'âge Sources o-4 5-9 IO.14 15-29 30et+ Total L 264 1I 5I 62 Rolland & Ba1ay - Pays Bisa r89 16 L7 33 Rolland - Banfora 197 2 3 5 Rolland - Banfora r28 4 8 T2 Rolland - Garango 114 4 t5 I9 Rolland - Vo1ta Rouge 95 3 3 Rolland - Volta Rouge L62 5 5 RoIIand - Volta Rouge 509 3 47 50 Rolland - Volta Rouge 433 2 15 L7 Rolland - Volta Rouge r10 2 I 1l I4 Schlitter - Nord Togo r08 I I I6 26 Schtitter - Nord Togo 3 309 o o% 2 o,8 7o I o 4 dt 52 2L,l % 19r 77,7 % 246 100 % TOTAUX PCIJRCENTAGES Annexe VI-5 Page 50 TABLEAU VI-5.1O. D' ORIGINE ONCHOCERQUIENNE, DISTRIBUTION PROBABLE DE I,A CECITE ECONOMIQUE ET TÛTALE PAR GROUPES D'AGE ET PAR SEXE,DANS LA REGION DU BASSIN DE I,A VOLTAI Groupe d'âge Hommes Femmes Totaux O-4 ans 5-9 ans lO-14 ans 15-29 ans 30 et plus o 400 2o,0 7 500 25 700 o o o 2 500 15 700 o 400 2o,0 10 000 41 400 TOTAUX 33 800 18 200 52 000 I Sr |on tient compte des études les plus récentes, le nombre total des personnes atteintes de cécité économique serait de I'ordre de 7o ooo. vr-5 Page 51 q) or{àqlO q+rE E^odqlqr\o{J.c .d > .''{O''.{PÉ .,{ +) ql o) +{F{.ÊvÈaOC' o. @ ss o @ c.) o (o (?) o c-(ÿ) o dôt o tr i{ o o o)l{ «,+roo.oo>§ '.{ EF{ aooliA e oz o @o(7) ooo oo(?) ooo ooN oo @ oo @(o ooo tô§ C)É 0)àONEE ,ÿ\c) P5 ..{ (, 6 Ê oo (o Cî o(ÿ) rO§ t\(o t\ 'ô o(o o +) «l a oÀ oo È- @ oo o e- o o rô |]1 o oNN E oN(7) ooo oÈ-N 4) .'.{ ^oôt .ÉE +{ .:/froÉQOfv(n oo N §r N ooN (o N oo(7) ôt 8(?, (o 8(o rô oo rô sl o o oN o ô0 oEd ô0(, ao o! aÉ o à0 oo o :< q) aÉo q, è0 o +i(! t, aËo xÈ q, Êa 0)É +) o .r{ Êr +) o a o ô0É ol. >6q, à0zÉ «,O+Jo(, b0qA PO ocQ 'êlkO)po q .dPâo (! tr6!( I ql E(ü -l 0)É o ô0 .oÉ o frlÉltr H F]ÀxÊl Ë, Ch (h z HtÉ(, trl14DÈ2 ca= 14H .1 â E-. <?rzzÈ14Êrâoz2 rr1OÊ. c) U) rq Ê.qz <Êlra= fsl14aAZ trl@ÈÊt 144r']ztaZÈ7oâ=o j ,.r; IH p t4J eF o06 o o o o a o oE oç o I c6 o E6A E6 o o ,o oê otÊ o0 oa 3 .P-!o 3.d fl.o ô.3 oo E:Às @oGN§@Oe gO@NO@@NO@NNO r@rro@@a oqod@d@oNro@@ o o9§ a@tsooo@oooooN@dNrôo@odo@oroo dNo@Êooo§oNo@o@ ddv@ôqdOO do@ È@Nor@6@ô@ NOroO OsOo iOro sNdO@ts@@So NOoSOOOOONNNNNN dddddàd N @r o, r N ro o ) oo o d a o d À Q@d ON s oOO n cp @ @ r do F o @ô @ à soN@ §roooN dôOôN §Nô@oo qô6@;ôÈsOd s doON o ô d N @ a O@ oô s ôôsois o r!§9qq O4OOts@@oNd i Oôo@Fr@@@rO§oNNr @ 8 @ o o o o oË NONON@6O@O@@@O@@@OO6@@O oooooss§ss§s§§vv§vgs§s§9d@oN6@@@@@6O@ô@@@@@@@@ @OO§NNNNNNNNNNNNNNNNNNàdddÀÀdd dddd À4À4 o o(q sâ §@ædO âdâàrrrrrrrtsFF oo@os€aoôrNo§€9@@o@@@sNNN 9Qo@§@V$Or OONNr OON@ar@âdd@@d@rao@rrgrÔqC <<@NNNOOCô d@@OtsO@@o@OA@oo @@@@@@@@@@ o u6q É6 o oo o Ç o ! : o o ,oI oo o o E okÀ $*!oo^'g. 6fiq2 9;Ê;à( s@N@@§o@c)N §oso@@§No@@vN§§d@@@@oNo@Noaoo@r@$oNd d.io - dN ds ";- Jd@ "j .jo d@. N dN ao @@No §rdÔooorôd@sd@@Noor@o doo oo voroorr@@@@oor§ @o do §ooN do,@@@@@@@@@@@ @ diàâ o @ o ooN0oo §@@o0s@@@o@o $No@@N §N §O OQ@§OOSO@dOOOO§@d@N ddO 9Fsdo@sts d@§o@roooo@ÔN@NNN ororâN6@ dN oo@Ôoo dFôôoooF§F@oo@dO qoodNr@s$r@$o§adOO doo@@o@rÈFFFr@@@@@@@@@@@@dNN N 6 o @ N o o o& NON@N6@@ÔN s@@q§sg$$§<sv o or ro § q s o (ô c oo N NN NN NN NN N| 9dOON@O@@oa@@q§<q§ss§§§ @ÔoNNNN aO Or@@@9@@@@@@@ adddddd o o c oas NOONON@§OSOON@V§§@@s@§NN§ o g§o@r§oN@@N dd@@NoFÔr@ ddd o@i9rdo@rr@ro§o d$@NNNoooo a@@o§o@@@@Q@@a@@@@@@@@@@@ddN É o stÀ o o o oÉ § oN@N @@@@@@@@@@@@@@@@O@ ooÔrôs$s$s§§$§q$g§§§§qq@ dæcN @@@@@@@@@@@@@@@@oo @OON N NN NNNNNNNNNNNNNN§ àdddââdddddd dddd I 6 o o oa .oâ NOONON@NÔ§OON@§§§@@$@S§NN o§qoorN o§@ oN dd@@Noror@ddd oo d@Fdo @rr@F o§o d§@NNNo ooo d@@oFo@@r@@@@@@@@@@@@@@@@ddN q .o Ç dNo§@@r@ôO dNoq6@r@ôO dNo§6dddiddddddNNNNNN doÊ. Annexe VI-5 Page 52 trai oÉ<'i '.a HE âa FatÉ ES eio 9q a J ciiE= Ea rrE çH9d =;'a9a EE gY El r.r =qEg oFt HO eF ÉYo, orÀ EË:oËoÀ14 <È -.JIe oH ÉÈ ÉË HHaa XE EÉ e6 cB Ê4udâ ;Ë JrÀ -JÉx Ea I Amcra trl-s Prgo 53 1ÂAtt^u vI-5.13 DMRS TYPES o'ACTIOI{ P68t8r,E6 Cholx poa6rblô3 A9ântete6 Inconv6nlent 3 Auêune âctron (hypothàae d'qne réoecupâtron spontaôée) Nê coote rroa Bén6lrêe écooouque rédurt - teutê d'lnlraatiucture, drl!lcu1té ou lopolrlb1l1té de réoccuper certâlnês ænes; - 1ncâpacrté de l'a8rlculture trÂd1tlonnêllê à 6voluer spontrnéDent. Oros traveux d'â!énagetrent du type bârrate de l(oqlbr ( Hau te-vor te ) Econoolques [é berrage de l(oulbt, par exeûple, - dl[rnuerâ1t le êo0t du contrôle sMltalre en nolaant Ies Bltea lÀrvalleB aur plualêura centÀlnea de ko, - loumlrÀrt une trclle quùtlté d'6ner81e (25o !1l1lone kf,h/.n), donc de3 @yêns drlndua- ttlÂ11 aât ron, - petuettralt dtlrrlBu€r 2OO k!2; - À11ænterâ!t en eeu lea t6grons vorarnes, - ouvrlralt uo axê n.vrgÀble itâIl/tlÂute-voll./chÀna' Soclaur : Facrlrcéa de clrculatlon accrueB, créqtlon d'êDplot3 de6 touteB ler brmchog. Econoorqqê3 Tràt Elos lGvestl3aêænt3. Etudê9 longue6 et réellEatron éIolgnée, d'otr aucun rvôocrge à coutt eG ûoyen !ê@. Nê pourralont lntéreaêêr qu'qn oonbrê Irûrté de rétrona. Rentabll rêat1on prcbléutrquo. ggglggl , Créetloni d'etpl'ole lllrtéot et trà. ét.lée8 dans le teops, lar!aÀnt 3ub!1ater lê prcblàûe de surpopulÂtron dos platêsux. Rrsque de trouver une pârtle de3 eoplôceænt3 nécea_ salrei déJà r6occupéô apontuéoêot. Orandes explor tatlons paatorales ( ranchlng ) EconoErquôB : Peut pe@ttre d'a[6llorer l'étÂt sânltalre du trouPêâu et di€nvlaater ên6u1te des expo!tât1ona trèa rérq6rEtrtce6. ggfgg! : Pêut susclter une éeolutron d€6 Eenta- lltés prrsê de conacrence dê l'1ntérêt 6cono- olque du troupeÂu. A êourt tere : Foumlralt MtÂll Pour explol tatlons fulltale6. Ery!. Actlon trè! Iênto oeoes débouché3 À lrexportatlon de6 IO ms, par exeoplê ? Aucqn bdnéî1ce À court et @Yen La sltuallon dâna I'atrrculturê en plqs. 9ggl3g! , Noûbre d'eoplols tràs llmrtd aucune actlon 6ur la gurpopulÀtlon dea plat€âux. À se larre 3êntrr. lza ext€telont-1la en@fe teræ. irÀEBrtvera de plua Crândes exploltatlôna atro-rndu3trlelles Econoolquea Productlon sur rrrlgatton de culturea tndustrlelles et d'exportatlon avec de bon6 progrè3 de productlvrté et donê posslbrlrté de loumrr des prcdulta coopét1t1fs. Produêtlon a36urüt l'1ndqs- trle d'un approvlslonaeænt ré8u1ler en ùatlères preolèaes, d'ori Dêllleures poss1b11!té3 de déuelopper Ies lndustrres de trmafo@tton. §99139! | Créatlon d'erplora pour les Jeunes céll- batarre6 arnsl mlna âttrré3 pâr 1'éoltratlon. Fomatlon à une atatculture [odemlsée. I,a came À sucre pour laquel le 1ê€ gros besolns de ûa1n_d'oeuvre Bont en 6q16on sèche peut fournla qn revenu drÂp@1ot sm6 âb&don des cultures tradl- tlonnelle6. Econoprques i Rrsque dê 6aturatlon raprde du @rché. II n'est pas 30r que la oâltrrBe de I'eaq pqrsBe être îaêrleoent a6surée, d'où nécersrté de fâlre face À des gtoa lnveattaaeoentE. Problèo€s de dÀrectlon et d'encadreoent. §glggl . En niÂttlrant que de6 Jeunes, tlsque d'âccroltre Iea dlffrcultés des plÀtêEux, or) aubÉrs- terâ le problàe de la 3ur@pulatron. Noobre d'etrplo1s créé6 très lnfér1eqr Àux b€9o1na. Rupture avec le oode de vle trâdrtlonoel. Pctltea exploltatlong fulIlale6 Econoùlques : SÀnB trè5 groi ln9eat1asêoênts, posalblllté d'1nataller un 8i&d noobre de ces exploltÂtlonB et de loumrr rôpldehent un rhportÂnt 9uppléDent de Productlon. Alder à résoudre les problè@3 l1és à la Êurexplottât1on des plateaux. §9g]ggl: Très gr4d nodbre d'eoplors et déllo- ratron raprde du déîlcrt alrnôntâlre. Pa3 de rupture avec le oode de vre. Econoplqqês Evolqtlon Àasez lente de Ia prodqctlvlté, d'où ngque d'une certalne statnatlon âprà6 un esso! rÂprde. §ggfggl : Rlsque de coîfl1ts ethnlque3 al le noDbre des DlBrantg eat trop 8red. Instâllatlons au6cepttblê6 d'âttlrer seuloænt lea olgretB oârlés, de 25 À 50 ms, ne résolvant donc pâ6 le problàDe de 1'éolgratlon des Jeune6 êé11batÂ1res. Annexe V, -5 PaBe 54 TABLEÂU VI-5.I4. ORIENTATIOTi DES ACTTONS A E{TREPRENDRE A L'EGAND DES EXPIOITATTONS FAM1LIALES Actlons Contênu et carsctértstlques des actlvttés Résultats Elevate Cu I tures v1vr1ères Cul tures de rente Petr t ,i levage cultuae tradrtronnelle. tron des rcndements, lnsuffisance de Product ron sols, barsse Instabr 11té de la prodrrctron due à la néces- s1té de donner la prrorlte au cul turcs v1cr1èrês. Rendements [É- d 1oc res . Prodult de qua- 11té méd1ocre, débouchés 1rré- gullers et très I lmriés Farble rende- ment économlque du troupeau: problèmes dc santé et d'al1- mentatl0n Aucune acf lon Eflorts lmportants n'entraînant que de lalbles résul- tats d'où retour aux méthodes tradrtlonnelles Marntren de la Drlo11:{i aux cul- trrres vtvrtères et lnstablllté de ta l)roductlon c()nStltuant un frern à son expans loo Pas de solutron au problème des di chds. Peu d'eéIloratron de la qual1té du produrt Progrès extrême- ment Ients ne pouvant déboucher sur une mélrora- tlon des revenus qu'au bout de longues années, d'où manque de motlvatlon des é leveurs Actrons sec torlel I es sé parées Progres très l1m1tÉs suM5 de rctours en a r r1ère Intef-réactlon des opératrons L'actton sur les cultures de rente procure une léjère augmen- tatlon du rêvenu qu1 pcrmet draccepter une actron sur les cultures vrvrtères (utlIrsatlon d'engrals par er. ) . L'ahi.ltoratlon des condl- tlons dê productlon des cultures vrvrtères 11bère des posslbtllt(is en faveur des cultures de.ente (capacttés physlques et capacrtés d'tnvestrssements). Am6l1oratlon de la nouarlture grâcê à I ' accrot ssement de la productton agrt- colê et am.illora- tlon de la q€llti' du prodult 0ébut d'ivolu- tlon des technlqLrês(:ulturales. tégère amélro- ratl(rn du revcnu Prlse de consclence de t' rntérêt éconoolque du bcltaal Actlon stmul- tanée sur les cul tures vlvr1ères, lcs cultures de rente et le petrt éle- va ge De mellleures technlque5 entraînant 1a régd'ni.ratlon des sô1s (ou au norns l'arrêt de leur ddgradatlon) . L'méltoratlon dês condltrons ct,exploltatlon et du ievenu permet un passage à la culture ÀttêlL(e (une des causes maJeures frelnant Jusque-1à l'adot)t10n de cette technlque étant l,tncapa- clti de falre face à I'anvesttssement nd.cessalre). Cette tuélloratton permet aussr de poursutvre le développement du petlt élevage, lravatl fournl par l ' at toLage Revenu paocu ré par la reventc Àm,'lloratton des technlques et d(r revenu. Da'hut d'évo- lutlon des meôtalltL(s Na'cessrté d'entretlen du matrirlel agrlcole et appa.ltron du dés1r d.méllorataon (lc l,habatat(artlsanat de servlces). NÉcesslté d'écouler la productron à des prrx stables ct sufflsaM,ent rémunérateurs. :{écesslté d'ut1l1ser 1e rcvenu monéta1re, solt en petlts lnvestassements, solt en btens de consomnatl Actron su! les autres sêcteurs artlsanat, comerce, créd1t , t ranspor ts Entrée de I 'cxp1o1tat10n fam111a1e dans le clrcult moné t a1 re Désir d'tud.I1orer sa propre vle et celle de ses enfants, né de Ia constatatlon que cette atrélroratton est dêvênue posslble. Consê1ence du servlcc rendu par le monde rural à la collectrvrté natlonale et du devolr qu,a celle-cl drmél1orer les condrtlons de travall ot la "qualtté de la vae". Besolns coLLectrfs Iôcaus de plus en plus lmportants ct drverstftés. Actlon dads le donalne soclaI (santé, enserSnement, v1e collec- trve) DébloquaBe (tu monde rural c-r début de sa partlcapatlon à la vre de la collectrvltd nat lonal e StaÊnat ron ^tl,ræ vr-1 P.a.33 Î^BtrÀu vl-3.r!. IYPEA O'OPTlilS ENVIS^OEAALES ET LIIJRS C!flliEQtEl{CES z îYPÉS 0E SOLmIONS ÊWIS^CmBLES RESULIAÎ8 À AîîEiIDRE ! ê I E o a ; 3 - 'o Dang l6s 2on69 dê déPrrt Oanr lca ænaa d'arrlvéa Su. populâ_ (onll1t3 aahnlquat Inst.l- Irt 1on3 voloa prduêtld Producalulté Ioyan tê@ tn3 o a s'raa- llora I a E 7 a c 6 a eaIo c t c 3 I 2 3 4 6 I 9 lo II t2 I3 l{ l5 t6 r? l8 I9 20 2l 22 23 24 25 26 27 28 29 30 3l 32 34 36 71 38 39 40 4l 42 43 4q 45 46 4? 48 Non .éIêc_ louce3 hJoarré d'Àct r 13 R.pld6 (- dê lO âns) Concmtré Dlllur T Ix I Concên!aé Productlon I I foyon(êntre lO ot 20 ens) 0r llu! x T t II bnc (æ ans et +) Conc6ntré 01 llus I 50% d'âctrf3 R.p1d€ (- dê lO en3) concêîtré lou! aaêtêùg 01 ffus I Prductroniloyen(ênt.e Lo et 20 ans) Conc€ntré lou6 Boctêurg I T D1 lfus xx ProducttonLênt (2O ans et +) Concentré I Drllus I I Productlon I nouge et de lâ MaJo.r té d'actrfs Raprde Concêntré 0r llua I I Moyen Dr flus bnt D1l fus Conêataé 50tr d'act1f9 Rapldê D1 I fus Conc6ntré x Dr f fus x Concentré Lent r D1 lfus r I r T I lous sêct€ua3 __r_ I I I T Productlon x I I x I x x r I I I I u x _l_ Annâxe Yl-S P.8e 56 T^8Hlr Vt-5..1. ÎIPES 9,Omto:is ENvr5{CS1!LES m t_EmS (ONSEQ(IEN(E5 (:ur1e) o z I e E : E Râprde 0r frus ec 20arrs) 0rrtus (U) ans Dr flus 50'. 0r ffus Sé lec- t.oupant ?oo m hebr rânts) Lenc Dr f fus Raprde Or rlus 01ffqs DlfIus faprde orffus so$ Dlffus kn! Tuu5 ,r,j lê§ .,nc5 de dép.r t lnsral- \olumû Ftodu( tr,,n -ü,;:.;--'b;;"t"..* | '.,.' I I ê 2 É {9 so 5l 52 5{ 55 58 s9 60 6r 62 63 6r 65 66 61 6A 6c ?() ?L 72 ?i 14 76 77 1A 79 80 8l 62 83 E{ 85 86 88 89 90 9l 92 93 94 95 96 TYPES OE SoLLTIUxS E\l Is\GE\3ES D1llu5 R[sut_l i1; À amENDtl Dâns les zoûer d ar.^rée É I 5 Toqs sec(eu.s 3r9-d3!I:99_ 1,,,!q.êêrê"r< __!_ Annexe VI-5 Page 57 TABLEAU VI-5.I6. EMPLOIS INDUSTRIELS CREES EN HAUTE-VOLTA PAR UN ACCROISSEMENT DE 3? I5O TONNES DE LA PRODUCTIO{ DE COTON-GRAINE TABLEAU VI-S.I?. LISTE DE QUELQUES DENREES IMPORTEES EN HAUTE-VOLTA EN 1971 AUXQUELLES POURRAIENT ETRE SUBSTITUEES DES PRODUCTIONS LOCALES (VALEURS EN MILLIERS DE US $) Catégorie d'emPlois Fi Iature Ti ssage Annexes Total Ingénieurs Maî t ri se Ouvriers EmpIoyés L2 I45 I 535 l2 l2 193 2 370 r2 l2 108 72 24 350 4 013 96 TotaI 4 483 Bovins . . Ovins, caprins Produits laitiers et oeufs . Viandes et préparations de viandes . Céréales et produits à base de céréales autres Légumes (oignons, aulx, pommes de terre) Sucre et préParations Fibres textiles et déchets . . Papier, carton . . Filés, tissus, textiles façon Huiles, graissesr préparations cire que le froment r o92 t52 855,20 81 r20 687 t2O 42 2 156 342 972 4 030 480 lotal 10 889,60 Annexe VI-5 Page 58 TVA Patentes Taxes carburants, taxes véhicules Di vers TABLEAU VI-5.T8. ESTIMATIOI.I DES RECETTES BUDGETAIRES CREEES EN COTE D.IVOIRE PAR LES PROJETS DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE LIES AU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L.ONCHOCERCOSE, PENDANT LEUR PERIODE DE REALISATION (MILLIERS DE US $) TABLEAU VI-5. I9. ESTIMATION DES RECETTES BUDGETAIRES CREEES EN coTE D.MIRE PAR LES PROJETS DE DEVELOPPEI\IENT ECONOMIQUE LIES AU pRocRAMME DE LUTTE CoNTRE L'ONCHOCERCOSE (MILLIERS DE US $) EN ANI.IEE DE CROISIERE 240 I2ro 80 60 Total 5OO Taxe de t5 % sur les prestations de service (3774, 8 x O, 15 ) I TVA^de 7,5 % sur Ia production commercialisée(27 52O x O,O75) Contribution des patentes (O,O54 x 33OO)(o,24O x 3oO) Droits proportionnels, contribution nationale et taxes additionnelles sur les patentes Taxes sur les carburants et véhicules Divers (taxes forfaitaires, licences, contributions sur les traitements et salaires, etc.) 566,22 2 064 25O t2O 320 52 , 62 480 Total sur les 35 années de mise en oeuvre des proJets 3 742,94 I 1.*. à la valeur aioutée Annexe VI-5 Page 59 TABLEAU VI-s.2O. CHARGES RECURRENTES EIfTRAINEES PAR t,A REALISATION DU PROJET DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DU BANDAMA, EN ANNEE DE CROISIERE (EN MILLIERS DE US $) Entretien des pistes (O,O8O x 600 km) Amortissement des investissements Charges d'encadrement (salaires, etc. ) Services publics (?3 instituteurs, 20 infirmiers ou sages-femmes, 20 agents d'administration ou d'autorité) 48 32 52,40 168 TOTAL 3OO,40 TABLEAU VI-S.2I. ESTIMATION DES RECEÎTES BUDGETAIRES CREEES EN HAUTE-VOLTA PAR LES PROJETS DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE LIES AU PROGRAMME DE LUÎTE COT.ITRE L'ONCHOCERCOSE PENDAT.IT LEUR PERIODE DE REALISATION (MILLIERS DE US $) Taxe sur Ie chiffre d'affaire <I3 % des travaux) Patentes sur les travaux (2 7o) Patentes sur les fournitures (1,5 %) 30 OOO patentes de 4ème classe 2 OOO patentes de lère classe 30 OOO patentes de ?ème classe 10 OOO patentes de 6ème classe (artisans) Transports : patentes, taxes sur les véhicules, taxes sur les carburants Impôts sur bénéfices industriels et commerciaux Impôts sur traitements et salaires impôts forfaitaires sur Ie revenu Hôtels et débits de boissons : patentes, licences, taxes Divers (taxes sur bicyclettes, te bétai1, taxes pour services rendus, etc . ) 6 007,56 924,24 81, 30 r 536 480 320 208 5 600 12 0æ I 400 640 800 Soit au total sur 35 ans 29 997, 10 Annexe VI-5 Page 60 TABLEAU VI-5.22. ESTIMATION DES RECETÎES BUDGETAIRES CREEES EN HAUTE-VOT,TA PAR LES PROJETS DE DEVELOPPEMENT LIES AU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN ANNEE DE CROISTERE (MILLIERS DE US $) Taxes sur chiffre d'affaires, patentes de travaux Patentes drartisan et commerçant Transports (patentes, taxes véhicules et carhurants) Impôt sur bénéfices industriets et commerciaux HôteIs et débits de boissons Revenus, traitements et salaires Di vers r40 26(o 500 t ooo r20 120 360 TOTAL 2 500 TÔBLEAU VI-5.23. CHARGES RECURRENTES ENTRAINEES PAR LA REALISATION EN HAUTE-VOLTA DES PROJETS DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE LIES AU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCTIOCDRCOSE, EN ANNEE DE CROISIERE (MILLIERS DE US $) Entretien des pistes (O, O8O x .13OO km) Charges d'encadrement (salarres, etc, ) Services publics (600 :.nstrtuteurs, 80 infirmrers et sages-fenmes, 2OO agents d'admrnistratr.on et d'autorité ) Amortissement des investlssements 344 792 760 r2ro TOTAL 2 0r.6 vI -5 Page 61 TABLEAU VT-5.24 TAUX DE RENTABILITE INTERNE DES CINQ PROJETS MAJEURS DE DEVELOPPEMENT Actuallsâtion à 6 %Dépenses (miLliers US $) BénéflcesDépenses Bénéfices des proiets(mllliers US $)lotaIContrôl esan i ta ireProje t Années 95 2r7 I O89 1 155 2 519 4 511 7 463 16 398 19 34? 18 ?95 26 765 30 324 33 493 36 ?88 39 466 41 916 44 267 45 2r2 45 767 45 570 44 580 43 961 43 004 41 836 40 489 39 188 3s 536 36 139 34 690 33 047 3t 462 30 054 28 619 27 r34 25 820 57 623 52 381 7r 758 69 776 64 265 66 ?6r 63 03? 57 691 56 779 52 863 49 390 45 405 43 098 40 737 37 6s6 33 673 30 945 21 343 20 245 18 143 4 646 4 131 3 778 3 336 3 024 I O?O 1 001 938 a74 80? 7A2 7L9 679 638 599 L2 ,4 30 L59,2 179,2 414,4 786 I 379,6 3 209,2 4 O14,4 4 t4or8 6 239,6 7 506,4 a 79r,2 LO 2L9,2 Lt 642,4 13 O99,2 14 658,4 15 864,4 17 0r4 r? 94L,2 18 653,2 19 452,4 20 19O,4 20 AI4,4 2t 42316 21 89312 2t 33r,2 22 729,2 23 L27,2 23 434,4 23 656 23 853,2 24 050,4 24 227,6 24 359,2 7 503 7 225,4 10 491,8 10 818 10 57O,4 1r 631 ,6 11 652,8 11 290 11 780,4 11 644 11 513,8 rr 239,8 tr 312,2 11 316,6 ll ro8,2 10 523,8 LO 247 7 449 7 541 7 t43,4 I 944 L a28,4| 774,8 r 660,8 I 600,4 598,8 596 59O,8 583,2 5?3,6 588,4 57L,2 571,6 5?O, I 566,4 5 061 4 999 6 935 6 310 5 352 5 t42 4 838 4 838 4 838 4 838 4 669 4 669 4 669 4 669 4 669 4 669 4 669 4 669 4 669 4 669 1 2 3 4 5 6 7 I 9 10 11 t2 13 L4 15 16 r7 18 I9 20 2t 22 23 24 25 26 27 2A 29 30 31 32 33 34 35 2 442 2 226,4 3 s56,8 4 508 5 2t4,4 6 489,6 6 8r4,8 6 452 6 942,4 6 806 6 844,8 6 570,8 6 643,2 6 647,6 6 439,2 5 854,8 5 578 2 A20 2 872 2 474,4 I 994| 82A,4| 7?4,4 1 660,8 r 600,4 598, 8 596 59O, 8 583,2 573,6 588,4 57I,2 571,6 57O, 8 566,4 997 016980 6314?O 501,6219 036,4too 216r18 82O,4lotaux Annexe VI-5 Page 62 TABLEAU vI-5.25. TAUX DE REI{TABILITE DE LTENSEI,IBLE DES PROJETS. Y COMPRIS LES PROJETS C0MPLEMEi'IIAIRES Années Dépenses (milliers US $) Bénéf ices des proJets (miI I iers us $) Actualisation à 10 % ProJet Cont rô1e sani taire TotaI Dépenses Bénéfices I 2 3 4 5 tl 7 8 I IO I1 I2 13 L4 15 l6 t7 18 19 20 2). 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 4 946 5 474,8 6 902,8 7 334,8 8 146,4 I224,A I 43L,2 8 829,6 I 414,8 8 870,4 I 317,6 I o25,2 I 039,6 7 805,6 7 348,8 6 185,2 6@2 3 244 3 296 2 898,4 2 368 2 252,4 2 198,8 2 c,44,8 2 o24,4 I 022,8 I O20 I Ol4, 8| @7,2 997, 6 I O12,4 995, 2 995, 6 994,8 990, 4 5 4 6 6 5 5 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 06l 999 935 310 352 r42 838 838 838 838 669 669 669 669 669 669 669 66e 669 669 ro oo7 10 4?3,8 13 837,8 13 644,8 13 498,4 14 366,8 14 265,2 r3 66?,6 14 252,8 I 3 708,4 13 056,6 L2 694,2 12 704,6 L2 474,6 12 017,8 ro a54,2 10 67r 7 913 7 965 7 567,4 2 368 2 252,4 2 198,8 2 o84,4 2 o24,4 I o22,A I O20 I 014,8 L OO7 ,2 997,6 r oL2,4 995,2 995,6 994,8 990, 4 L2 ,4 L52 387,2 627,2 I 2t4,4 2 166 3 447,6 6 161,2 7 494,4 I 396,8 r2 1r1,6 I4 518,4 16 983,2 19 599,2 22 250,4 24 927 ,2 27 546,4 29 592,4 31 342 32 749,2 33 46r,2 34 260,8 34 998,4 35 622,4 36 231 ,6 36 70r,2 3? 139,2 37 537,2 37 935,2 38 246,8 38 464 38 661,2 38 858,4 39 O35,6 39 167,2 28r 196 26? 4AO 32r 295 287 888 259 026 250 543 226 242 197 078 186 701 163 262 141 396 r24 904 113 ?1i6 101 538 88 925 ?2 934 65 199 43 917 40 223 34 762 I 874 8 550 7 583 6 633 5 768 2 646 2 397 2 169 I 953 r 764| 629 1 452 I 323 I 202 I O89 348 3 882 I 990 L3 240 23 304 37 775 54 679 88 844 103 416 11r 906 13t 162 r42 457 151 99? r59 535 164 650 16? 509 168 306 164 235 t5A 277 150 31? 139 s32 129 845 L20 743 1r1 496 103 2s8 95 055 87 276 80 329 73 593 67 695 6t 927 56 445 51 68r 47 232 43 083 Totaux L60 7A'? ,2 100 216 26r OO3,2 819 339,6 3 324 285 3 231 146 TABLEAU VI-S.26. VALEUR DE LA PRODUCTION AGRICOLE (SECTEUR TRADITIONNEL) DANS LA REGION DU BASSIN DE LA VOLTA (EN MILLIONS DE US $) Annexe VI-S Page 63 La zone compte 8OO OOO personnes, Ia PIB par tête en zone rurale est estimée à 20 9oo FCFA soit US $83,6 (pran 197r-75). La PIB agricole totale est estimée à 13,7 milliards FCFA(us $54,8 millions) soit 12 mirliards FCFA (Us $4e mlllions) de cultures traditionnelles, 1a valeur des autres productions(café, produits de palme) étant estimée à l,'l milliard FCFA (US $6,8 millions). La PIB agricole par tête (secteur tradi- tionnel) soit 5190 FCFA (Us $2o,?6) est obtenue en divisant le total par 2 312 OOO ruraux. La PIB par tête est multipliée par 533 OOO, nombre de ruraux dans la zone. District de Navrongo : production par exploitation US $86,4, soit pour I'ensemble (52 OOO exploitations) : US $4,5 miIlions. District de Bawku : production par exploitation US $167,7, soit pour 1'ensemble (39 OOO exploitations) : US $6'5 millions. Ce qui donne en moyenne (29I OOO personnes à Navrongo, 261 OOO à Bawku) : (US $4,5 millions + US $6,5 mitlions) -291 OOO + 261 OOO US $2O par tête et pour l'ensemble de la zone (1 600 OOO personnes) : US $32 m111ions. Valeur de la PIB agricole indiquée dans le Plan 1972-76 PIB agricole par habitant rural : 12 OOO FM (US $24) soit pour I 2OO oOO ruraux dans Ia zone : US $28,8 millions. PIB agricole par habitant rural US $4O soit US $3,6 millions pour 90 OOO personnes dans la zone. PIB aBricole US $106 millions moins 12 millions de cultures de rente dans la partie centre et sud (produits de palme, café, cacao, coprah), soit en moyenne US $54 par tête et, pour I'ensemble de la zone (5OO OOO ruraux) : US$27millions. Pays (zone du programme ) Valeur annuelle ac tue I le Bases de calcul Côte d' Ivoire Haute -Vol ta Ghana Mal i Niger Dahomey Togo 66, I 11 32 100 28,8 3,6 27 Total 269,3 e:§iüPbfd 9l ôo I àO-§Ëbt (o o d @ôt §d (o v d oo (rl(n +J olr) P«) co o15 .d {JPol ,ocp À(§ d êl F. d rJ') rJ') (?) æôld @ @ôl (o (?) @ o(7j @ @ CÉ) +)qa oot,po ir6Y(üEü) -. (,} co 2à.ro yoÉo N sl rrj (o co ôt @ '1) c.) *Ë*9?60YÊdI ôO- Eâbt |l) F- o rô d ô t t- d lO CO oo -ÇG(! +)d Éc)oo .d €+)o,ac!.O o À(! rs t-(o co(tr ôt -) c-o æ æN CN æ a t- N æ f- ôt qa oo 'Oâ1oêC ôi'" '-.od :oo) Yo () o @s o F- @ r$ o .. 0) x§ bo o9 âe. C) ,< ..{ o .- Q) +r (C) O àq) o 6a (d E(! (! +JÀ o I o) +J (É ! d d(! = Ê{ o h0 .d z o bI) o F{ (! +) Ê{ Annexe VI-5 Page 64 ,lo ÊdÊ.zo C) zpÊ1 ê ah cil FapeÉ4 -l :EOFc4OÀ^À(+ >a) :trÊ] (/1 - âpd zo@oZZro dÉiHd<'r(rrFl [4HH ,fts]=o<oç42Hdt4(,< <Jr,l zlA@Oê- =Ê.r40ozz =(Jcâ<c)UHT c(=ÀOtsQZ <OÊIJ<= Êt r,l r.l Àâ(/]or Ê( o '-1:l Ê( Ê{Et14>J()Ê{<oê z .or-- NFI tr) Êrlrâ H = ,l ça É{ Annexe VI-5 Page 65 îABLEAU Vt-s.28. ESTIMATION DE I,A DIMINUTION PROGRESSTVE DU NOMBRE DES AVEUGLES oNCHoCERQUIENS DANS L'HYPOT'I{ESE D'UN CONIBOLE DE L'ONCHOCERCoSE a) Hommes b ) Femmes Années Nonbre d'aveugles par Broupes d'âge lotaux - de I5 ans t5 à 60 ans + de 6O ans o 5 10 600 350 o 29 2o,0 23 100 t7 500 4 000 3 350 2 500 33 800 26 800 20 000 Années Nombre d'aveugles par groupes d'âge Totaux - de 15 ans tS à 60 ans + de 60 ans o 5 10 o o o t6 000 L2 700 9 500 2 2o,0 I 800 r 400 18 200 14 500 10 900 Annarê vI -5 P.Aa 66 APPEflOICE A LlmE, PÆ p^y8, ms pER80rm8 rmvtmEs E1 N^mE oEs tf,Foü^lroxs àBTamrEs Prévrlancê céêtté ar Popul.tlon, danrl téa. Donôéatéconôrlqua! Prductl0n ln fra- P.oJea dcdévcIop- !ÉÉn t Ell.ta lndulta cmE o' t voIRE t. Bouttll16, Chet du S..vrêô dc l..ct1on rétlonrl., IlnlatàÉduple fl. Eouequet, Olr.ctêuc du 8q.eâu æu. lê O6v.lopmr.t l. Producrlon .artcot€ (8OP^) t Èaoulrn. sorvlce dâ l..cr1on réttonrla, xtotaaàE du plan Olr6ctôur départoæntal do lâ prducalon .nlarla, KorMao D. l(ma, Or.cctaur da lr ûédec1oâ loclalc. Xlnlrtùra da lr Saoté Fbl1qu.. AbldJrn Illa Lôcoln, SICES t. horttr., vétérln.1ra. flntatàÈ du plrn Or Loz.ch'Xaur, Chal 3êctaur sédêc1nâ 3octrle. l(o.hogo n fénr.d, 8u.cru nârlon.l d étud6s teêMtquos æo. 16 ddvetoppeÉnt (BNEm) t Xont€n6r. Dr éct1on d6s étudê3 du dévelop@nt, tlnr3tàÉ du Plrn {. Xouole.. 01rêêtou. de t'lnstltut dê Céo8râphlê troplcrle il Ndrr, Orrecrou. departaæntrt d€ l,.8rlculturc, f,o.ho8o t Ronb.ut. Cons€tIto. ru XlnrBtèrG de la P.ductton anloâIê i Ro3Éaln. Drrêctcur tachnrque dê ta Socrété Fur le DévêlopF.ont dê l. Cultu.ê du R!2 (SODERIZ) D. Sé.re. 0r.octêq. 8énér.l d6 l. S{nté (, lrouchaud, 0r.êct6ur du Cent.c de l Olfrce dê lr Rechorchê screnrrfique er têchn1qu6 Outr€-Mêr (ORSm). Screnc€s huaalnoÊ, vme ve.n\. châ.Bee des p.oblàres dê sânté publrquê. flrntBtàÉduplan fÀhürEl Chêf du Sô.vlê€ dês 3tatrstlquêg, Coronou 01rôctour génerel do lâ Senté, Cotonou Drroctour adJornt de I'lnstltut d6 lr Rechorcho appllqué€ du Oehoæy (IRm), Po.to Novo ffi. Frure êr vrennot. ORSM. Coronou Dr CanSbo. Drrecrour des statlstlquêsr de la docuoêntrtlon êt dô lâ plânlfrcatron sântter.e, coronou Haut-CoMlssâlre au Plan, Cotonou trtnlstr€ du Développêoênt rural. Porro Novo M. Plug, Cont.ôlour du FondB ôurcpéên d6 ævoloppêænt (FED). Cotonou Rêprés6ntânt d€ lâ FAo, Cotonou Dr Y6kpé, Dr.ectêur du sêrvrce dês crand6s Endéolês, porto Novo dAME.VOLIA U, Bod1n. Secrétarlât des X13r1ons pour ltUrbân1sæ êt l.Hâbttât(SüUH), Parrs t. Bouchâ.d), Conselllêr âu Yrnr3tère du Plân W. Cartler er Schnôrder, ConpaFte lnte.narlonale d6 oéveloppenônr .urâl (CIOR ), Oréoousou Or Coûpaoré, D!rectêur d€ Ia Senté .u.ale m. les Comandants dss cêrcles d€ 8ânfora, Bobo. Bormo Chef du Sê.vlce des gtatlstlquê3 Drroêteur et Conserller têchnrque de l'oRD d€ fuâ8âdouSou D1rôcteur dô la Eanque lnrernatronale d'Afrlquê occldentalê(aI1ô). ouagâd,)ugou o\.e((eur dê la Banque nâtlonÂle dê Pâ.1s (Bm), &.8.dougou leperch6), Consôrllêr technlque du MrnlstÉ deg Flnencos Id.chal. ORSîtr, Ouagâdou8ou d( sect6ur dê santé ruralê. fuâEâdouSou Rény, géographe d6 I'ORSTq Sanon Sallâ, adJolnt au D1r€ctsur du dév6lopp6oftt rural Chabrol, Catarn et (esnll, Socrété d'Ald€ technlque et de Coopérât ron (SATEC), Parls Dr Sasadogo, Dlr6ct6ur Béné.al do Iâ Sânté D. S6ntrlh€s. Conselller à la OrrecCiôn d€ la Santé ruralê Sd11. Dlrêctôu. du dévêlopp6ûônt rural thév€nln, Dlr6ctêur do I'ORD du Déaoupu et lê chêl du x x x r I t I T I t x sêctêur de Solênzo x t I I x hn.r vI-5 P.aa 6, Aodlo A LlùlI. P^l PAIE, Dal llit(rfl(t6 limivtlES 11 r{Allri8 ota tilFCIATIo(8 (tllm,l6 (.ult.) Prlrvala.c. cécrté 0r iopu l. t 1d, d.naltéa, oonoéatéco{1qu.. Produêtlon lnl ra_ ProJ.t dcdév.lop- paÉn t Eltat! lndul t. TALI oléctcur d. l. coæ.8n1ê tr.oçrllc pouf te oév.lopFÉor d.l Lrtllc! (CFm), B...ko L C.t.É, Xlotatàro d. ta Prduêr1on t S.!ÿ C@llbrly, Dt..êt.ur d. l.opa.trloo flrut. V.ll6a Dr Sd. Dl.aêtaur du §aavlca da! Orrndaa Endérla! X. louré. Itnlltàr. d. l. Productlon rcoo l. Mdrrh. Sou.-Olractùr du plan I . bkrt, P^O Or d'Alæld., Ol..ct.ur !6né.rl d. l. S.nré Dlractaua rdJornt dc l'Inatt!ut nart6al pour la Âaêhaacha rcl.ntltrquc ( Ims ) X. hr Xolll, Dlrcctcu. du dée.loplMt ru..l Itnlacac du Plan Dr Prlnce ^aDdJrn, Dlrct.ur d.B Crrnd.. Endthtca X Bloch, Rcprélentant réaldant du pMrO I t I I I I I T I , I I Annêrc Vl-s PrSc 66 APPflDICE B Llall ^rruaaltQuB 086 p8trcrp^n oæuEriÎll comuLEs Eî MltR.E DE8 INFOü^ltONt EXn rlrê Pr{v.l.mâ céc1Cé 6t Popul.t lon, densl tés. éêon61quca Productloo lnlre- ProJGt dodév€lop- @nt Ellccs lndul !r C ^ncey. Explorrrtlon! rg.lcole3 Gn pry! Or.rl. OJtrtnl, mîil, ISS (Côte d'lvolÈ) ^nnu.rrê strrr3trquô du hIr, 1969 BDPA. ævêroppeænt de l. êultu.e du rtz d.n3 Ir ré8ron do SlkrsBo. l9?l (IeIr) BDPA. Erude pour l. orse 6n vrlôur dê l. v.lléâ d6 l'Ott, l9?I (loAo) 8DPA. lê déprrtêÉnt dê ht1oI., l9?2 (Côre d.lvotrc) J 8lenc, Effets écononlquê3 d6 Ir lulto contae l'oæhæêrcora, (El, 196! Bmm, ProJet do a136 en val6sr der r1res de dégrgo-nc & brhoao, AbrdJ.n, 1969 (Côce d'lvorre) Bmm. Proposrtron d'tôplântatlon dês v1llr3ês pour le proJet iucrrêr de Fer\e3sddou8ou, 15.9,I9?2 (Côrê d'(vorrô) BoPA, Lâ ædernrs.rron rqrale d.ns h H.ute-Vâlléê du ilraêr, 1960 Ph. 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'r.iurp-rôlr^. t!68 ()RS lotl r (r ,l \{', qpn( rrn|n .. s(!Is ên Hâutc_\ 1l(a r)Â:. ,rl Ft(.',. û I !t u11ue '1.'(tê-VoItr, 11168_l!6!l Dr (r\r,1n, Pr,rrt (lF lctce..,nlrc l'(,nchocer.ose dtn3 Iâ zono r., ,,fmandé. ?3 lo l(-8 -r ( ,. Pâpr., lnaI,ic ,..(rnoorlae de r5 p.ototyFs de ,eæ3 lrorlrtl63 t r t(, tcrmcs tradlrronnellê§ pnu. I an.,éo IS65, âÿrr1 1966 (fl.uto- .l.c.,r Panp,,, \...ms d.t.tvtrl e! c.l,culs d6s æccnus doi cultures vrv.rèrest tütourf,ôq (3e13 dare) (Hauèê-volta) H Patokr(lcou lês crvrlrsâtrons petrlârc.les des Nab.e lâêe aur fr.,t!am. , n, o.r.,,.§ de développemênt écononrque 6t 3æ1eI. 1969( r.9,,, I,e.rF,.i r(\o, .,Jù,-raphrq(cs pû,r, l(, deu\^èæ plan en Hâutê_VoItâ [)r ri . 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(1.\el()ptx ùr.rrL ..!n(,f,,r(lue p1 5.crâl t9?2_le?6, r R,-llarill. k, 1.,.,(r rr'.,n.lh(er(oce de tâ .é91ôn Ce &nlora ll(1, I,.,,ù -.'én€rrt(s ?L nr.dl\s§ (.,-otonlque srr le 1('go, 6â1 l9?1 Prê5r{|,-nce (1,. ,i('ur(.rn.Jnent â( lia11, l'.o8.À@ê lrlenntl de redroa_ scoe.rr e((1rr!!nr rrrê e( I rnsn( 1êr, rs?o-Iq?2 1 Qr-3nr ( t ,, J R, avrttc, (ir rc(rtêu15 et éleveur3 d6 la É8ron du (!1,nd()_5odr.,u, ( Lk5. tü1n l!69 (Hauèe_VoIta) ûr (r.. r,:n,,(! , r,,qu..t, s pré, rmroarres sur L{q!:gg-!394919 et t , r', --'. r , aL Dnh n€r, 4-,19i-:g--t-oo!.dl(-, N' 4, r(rlleÈ-âott Ie62 Dr ruÈrdn,n\ , r.( t.t d ôrtùnrsdtron de la :ane de contrôle de g:ggf:gg q3llj1jll ilx ,raLl {lâ15 li n(,.d-ôuest 0âhoæy, enquêles 1961 à 1963 dq S NCE Rem\. 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World Health Organization (WHO) · Technical Documents
Contrôle de l'onchocercose dans la région du bassin de la Volta : rapport préparé pour les Gouvernements de Côte d'Ivoire, Dahomey, Ghana, Haute-Volta, Mali, Niger et Togo; annexe VI-5 méthodologie employée pour l’analyse économique
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