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Soixante-dixième session du Comité régional de l’Europe : session virtuelle, les 14 et 15 septembre 2020 : rapport de situation sur la mise en oeuvre de la Stratégie sur l’activité physique pour la Région européenne de l’OMS 2016-2025

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ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ • BUREAU RÉGIONAL DE L ´EUROPE UN City, Marmorvej 51, DK-2100 Copenhague Ø, Danemark Téléphone : +45 45 33 70 00 Fax : +45 45 33 70 01 Courriel : eugovernance@who.int Site Web : http://www.euro.who.int/fr/who-we-are/governance Comité régional de l´Europe EUR/RC70/8 (D) 70e session Session virtuelle, 14-15 septembre 2020 3 août 2020 200558 Point 6 de l´ordre du jour provisoire ORIGINAL : ANGLAIS Rapport de situation sur la mise en œuvre de la Stratégie sur l’activité physique pour la Région européenne de l’OMS 2016-2025 Ce projet de rapport présente un aperçu des progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Stratégie sur l’activité physique pour la Région européenne de l’OMS 2016-2025. Il est présenté à la 70e session du Comité régional de l’OMS pour l’Europe de septembre 2020, conformément à la résolution EUR/RC65/R3. EUR/RC70/8 (D) page 2 Contexte général 1. Le présent rapport fait le point sur les progrès réalisés au cours des cinq années écoulées depuis l’adoption, par la 65e session du Comité régional de l’OMS pour l’Europe, de la Stratégie sur l’activité physique pour la Région européenne de l’OMS 2016-2025 dans la résolution EUR/RC65/R3. La stratégie contribue à la mise en œuvre des objectifs de développement durable des Nations Unies et du Programme de travail européen (2020-2025) – « Une unité d’action pour une meilleure santé en Europe ». 2. En adoptant la stratégie, les États membres ont convenu de l’importance de l’activité physique pour la promotion des modes de vie sains, et pour la prévention des principales maladies non transmissibles (MNT), notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète, le cancer et les troubles de la santé mentale, dans la Région européenne de l’OMS. La stratégie présente les principaux domaines prioritaires de l’action politique visant à aider les citoyens de tous les milieux à adopter un mode de vie plus actif. 3. L’activité physique est essentielle à une bonne santé. Ses bienfaits (notamment la réduction du risque de MNT, comme les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer, et des niveaux de stress, d’anxiété et de dépression) sont bien connus. L’OMS conseille aux adultes, et notamment aux personnes âgées, de pratiquer au moins 150 minutes d’activité physique aérobique à intensité modérée par semaine. 4. La stratégie fut élaborée à la lumière des cibles volontaires existantes reprises dans le Plan d’action mondial de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 (document A66/9), lequel a été approuvé en mai 2013 par la Soixante-sixième Assemblée mondiale de la santé (résolution WHA66.10). Pour atteindre la cible mondiale d’une réduction relative de 25 % du risque de mortalité prématurée due aux MNT d’ici 2025, il est essentiel de parvenir à une réduction relative de 10 % de la prévalence de l’activité physique insuffisante. En outre, l’augmentation des niveaux d’activité physique joue un rôle important dans la réalisation de deux autres cibles : une réduction relative de 25 % de la prévalence de l’hypertension artérielle ou une limitation de la prévalence de l’hypertension artérielle, selon la situation nationale, et l’arrêt de la progression du diabète et de l’obésité. 5. Ce rapport présente les dernières informations en ce qui concerne la mise en œuvre de la stratégie. Cette dernière vise à éviter les décès prématurés et à réduire dans une large mesure la charge des maladies et affections évitables et liées à la sédentarité ainsi que les facteurs de risque, comme les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète de type 2, l’hypertension et l’obésité. 6. Dans sa résolution EUR/RC65/R3, adoptée en 2015, le Comité régional a demandé au directeur régional de l’OMS pour l’Europe de faire rapport sur la mise en œuvre de la stratégie lors de la 68e session du Comité régional en 2018 et lors de sa 70e session de 2020. 7. Le présent rapport répond à cette demande en présentant une analyse de la situation en 2020, en rendant compte des progrès accomplis depuis 2015, en mettant l’accent sur les réalisations depuis le précédent rapport présenté en 2018, et en recensant les domaines d’action future. 8. La stratégie recense cinq domaines prioritaires dans lesquels il est proposé, aux États membres comme au Bureau régional de l’OMS pour l’Europe, un ensemble de mesures EUR/RC70/8 (D) page 3 susceptibles d’aboutir à des résultats tangibles, et d’accomplir des progrès en vue d’atteindre les cibles mondiales. Les domaines d’action prioritaires communs sont décrits ci-dessous. a) Domaine prioritaire n° 1 : assurer le leadership et la coordination pour promouvoir l’activité physique. b) Domaine prioritaire n° 2 : soutenir le développement des enfants et des adolescents. c) Domaine prioritaire n° 3 : promouvoir l’activité physique chez les adultes dans le cadre de leur vie quotidienne, notamment lors des déplacements, pendant les loisirs, sur les lieux de travail et par l’intermédiaire du système de soins de santé. d) Domaine prioritaire n° 4 : promouvoir l’activité physique chez les personnes âgées. e) Domaine prioritaire n° 5 : soutenir l’action moyennant le suivi, la surveillance, la fourniture d’outils, la mise en place de plates-formes et de structures d’appui, l’évaluation et la recherche. 9. Ce rapport décrit et illustre les progrès accomplis entre 2016 et 2020 par les États membres dans chacun des domaines prioritaires, en collaboration avec le Bureau régional. Domaine prioritaire n° 1 : assurer le leadership et la coordination pour promouvoir l’activité physique 10. Selon le Suivi des progrès dans la lutte contre les MNT de l’OMS et l’enquête de l’OMS sur les capacités de lutte des pays contre les MNT, 52 États membres disposaient en 2019 d’un plan d’action national ou d’une stratégie nationale sur l’activité physique, dans le cadre de leur politique nationale intégrée de lutte contre les MNT ou comme politique distincte dans ce domaine, soit deux États membres de plus depuis 2015. Les ministères de la Santé de 45 États membres ont indiqué en 2019 qu’ils disposaient désormais d’unités spécialisées dans les MNT qui consacrent une part importante de leur temps à coordonner la promotion de l’activité physique. 11. Dans leur réponse à l’enquête sur les capacités de lutte des pays contre les MNT, 31 États membres (58,5 %) ont signalé qu’ils avaient élaboré des lignes directrices nationales sur les niveaux d’activité physique recommandés pour des segments spécifiques de la population. Parmi ceux-ci, 18 pays sont membres de l’Union européenne (UE) (66,7 % des États membres de l’UE) et 5 sont membres de la Communauté des États indépendants (CEI) (45,5 % des États membres de la CEI). Le recours aux incitations fiscales pour promouvoir l’activité physique est passé de 5 États membres en 2015 à 9 en 2019, mais ces incitations sont encore peu fréquentes et sont surtout utilisées dans les États membres de l’UE. 12. Les campagnes de sensibilisation du public constituent l’un des meilleurs moyens de promouvoir l’activité physique. En 2019, 50 pays ont fait état de l’organisation de campagnes nationales de sensibilisation à l’activité physique au cours des deux années précédentes, alors que 39 pays avaient fait état de l’organisation de ce genre de campagnes au cours des cinq années précédentes en 2015. De nombreux pays mènent ces campagnes dans le cadre de la Semaine européenne du sport qui vise à promouvoir l’activité physique et le sport en Europe à différents niveaux (national, régional et local). 13. Le Bureau régional apporte un soutien direct aux États membres afin qu’ils instaurent des mécanismes nationaux de coordination pour la promotion de l’activité physique, par exemple en Macédoine du Nord, afin de veiller à ce que les actions multisectorielles de promotion de EUR/RC70/8 (D) page 4 l’activité physique soient coordonnées efficacement au niveau national. Le Bureau régional travaille également avec les centres collaborateurs de l’OMS pour l’activité physique afin de fournir des orientations actualisées et fondées sur des données scientifiques pour l’élaboration de recommandations et d’orientations nationales en la matière. Domaine prioritaire n° 2 : soutenir le développement des enfants et des adolescents 14. L’enquête de l’OMS sur les capacités de lutte des pays contre les MNT révèle que les États membres accordent de plus en plus d’attention particulière au développement des enfants et des adolescents par la promotion de l’activité physique. Des lignes directrices sont plus souvent disponibles pour les enfants et les adolescents (âgés de 5 à 19 ans) que pour les autres groupes de population et, en 2019, 56,6 % des États membres (30 pays) ont indiqué que des lignes directrices nationales étaient en place pour les enfants et les adolescents. 15. Le Bureau régional a collaboré avec le réseau des points focaux de l’Union européenne pour l’activité physique afin de collecter des informations sur la promotion de l’activité physique auprès des jeunes par le biais du secteur de l’éducation et de l’enseignement. Les États membres ont signalé une augmentation des programmes nationaux visant à promouvoir l’activité physique à l’école et le transport actif à destination et en provenance des établissements scolaires. En 2018, un rapport a été publié en anglais et en russe afin de diffuser les bonnes pratiques. 16. Le Bureau régional a facilité l’organisation d’ateliers nationaux réunissant des responsables locaux et régionaux de la promotion de la santé en milieu scolaire afin de soutenir la mise en œuvre de politiques de promotion de l’activité physique à l’école. En 2019, par exemple, un atelier sur les Écoles-santé s’est tenu à Almaty (Kazakhstan), et un atelier de formation sur la nutrition saine et l’activité physique a eu lieu à Oulianovsk (Fédération de Russie). 17. Un rapport publié en 2019 par le Bureau régional cartographie les interventions menées par les systèmes de santé pour lutter contre l’obésité infantile dans la Région. Le Bureau régional collabore désormais avec les États membres à la formulation de feuilles de route nationales et européennes visant à lutter contre l’obésité infantile par la prise de mesures visant notamment à accroître l’activité physique et à réduire la sédentarité. Domaine prioritaire n° 3 : promouvoir l’activité physique chez les adultes dans le cadre de leur vie quotidienne, notamment lors des déplacements, pendant les loisirs, sur les lieux de travail et par l’intermédiaire du système de soins de santé 18. Le Bureau régional a collaboré avec les États membres au renforcement de la capacité des professionnels de santé à promouvoir l’activité physique et à prescrire l’exercice physique à leurs patients. Un ouvrage à ce sujet a été publié dans le but de délivrer des conseils aux personnels des soins de santé primaires. Un atelier de renforcement des capacités sur les interventions brèves en matière de nutrition, d’activité physique et d’obésité dans le cadre des soins de santé primaires a été organisé à Iekaterinbourg (Fédération de Russie) en 2019 et, sur la base de cet atelier, un manuel est en cours d’élaboration pour aider les autres États membres. Un recueil d’exemples de bonnes pratiques de promotion de l’activité physique par EUR/RC70/8 (D) page 5 l’intermédiaire du secteur de la santé a été publié en 2018. Dans l’UE, le nombre d’États membres ayant indiqué avoir mis en place des programme nationaux pour promouvoir les services de conseil en matière d’activité physique dispensés par les professionnels des soins de santé est passé de 13 en 2015 à 22 en 2018. 19. Le lieu de travail s’avère essentiel pour la promotion de l’activité physique auprès des populations adultes de la Région. On observe d’ailleurs une augmentation du nombre de pays faisant état de programmes nationaux visant à soutenir l’activité physique sur le lieu de travail ainsi que les déplacements actifs pour se rendre sur son lieu d’activité professionnelle. Le Bureau régional a mis au point des outils afin de soutenir la promotion de l’activité physique sur le lieu de travail, quelle que soit sa taille. Une enquête menée auprès des États membres a permis de recueillir des exemples de bonnes pratiques d’actions nationales visant à promouvoir l’activité physique sur le lieu de travail. Celles-ci sont actuellement publiées et diffusées afin d’intensifier la prise de mesures efficaces dans ce domaine. Le Bureau régional a également publié un guide et une série de ressources multimédias sur la manière d’organiser des réunions saines et physiquement actives. 20. Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, le Bureau régional a formulé des recommandations sur la manière de rester physiquement actif à la maison, et mis au point du matériel pour la pratique d’exercices physiques à domicile. En outre, les recommandations formulées par une grande majorité de pays ont été collectées par l’intermédiaire des réseaux et des points focaux nationaux. Elles ont été publiées dans un répertoire accessible au public sur le site Web de l’OMS. Le Bureau régional continuera d'aider les États membres à se relever de la COVID-19 en encourageant la mobilité durable des populations, notamment par la pratique de la marche et du vélo, ainsi que par la promotion des transports publics sûrs. Domaine prioritaire n° 4 : promouvoir l’activité physique chez les personnes âgées 21. En 2019, 49,1 % des États membres avaient élaboré des lignes directrices nationales recommandant des niveaux d’activité physique spécifiquement pour les personnes âgées. Le Bureau régional a aidé les États membres à mettre en œuvre les lignes directrices nationales. Plusieurs dialogues politiques ont été en outre organisés dans la Région afin que l’activité physique favorable à la santé à tout âge s’inscrive dans le contexte plus large de la prévention et de la maîtrise efficaces des MNT. Le thème de l’activité physique pour un vieillissement en bonne santé a été abordé lors d’une consultation régionale sur l’innovation politique pour un vieillissement en bonne santé organisée en 2019 par la Fédération de Russie. Un aide-mémoire sur l’activité physique pour un vieillissement en bonne santé a été préparé par le Bureau régional à l’appui des efforts de sensibilisation. 22. Le Bureau régional collabore avec les États membres à la mise en œuvre d’approches innovantes visant à accroître l’activité physique chez les personnes âgées. Par exemple, un programme d’exercice communautaire spécialement conçu pour les femmes est actuellement testé dans une région du Turkménistan. Les résultats seront suivis et mis en œuvre dans les États membres voisins. Un autre programme mené en Slovénie par le ministère de la Santé en collaboration avec des organisations de la société civile a permis d’offrir aux populations âgées de tout le pays des occasions quotidiennes de pratiquer une activité physique. EUR/RC70/8 (D) page 6 Domaine prioritaire n° 5 : soutenir l’action moyennant le suivi, la surveillance, la fourniture d’outils, la mise en place de plates-formes et de structures d’appui, l’évaluation et la recherche 23. La coordination de la recherche sur l’activité physique s’est renforcée dans la Région. Le Bureau régional coordonne le Réseau européen pour la promotion de l’activité physique favorable à la santé (HEPA Europe). Plus de 180 institutions de recherche sont actuellement membres du réseau, et se concentrent principalement sur l’avancement de la recherche, des politiques et des pratiques en matière d’activité physique. Chaque année, la conférence d’HEPA Europe est organisée dans une ville différente de la Région et réunit les membres du réseau, des responsables politiques, des professionnels, des scientifiques et d’autres parties prenantes afin de communiquer de nouvelles données sur les moyens efficaces d’accroître l’activité physique dans divers contextes et chez différentes populations. 24. La surveillance de l’activité physique s’est améliorée dans la Région depuis l’adoption de la stratégie. En 2019, 52 États membres avaient mené une enquête dans la population au cours des cinq années précédentes, contre 48 en 2015. Les données les plus souvent collectées concernent les adultes (51 États membres), puis les adolescents (47) et les enfants (42). Il s’agit dans la plupart des cas de données autodéclarées. L’utilisation de données mesurées objectivement est rare, seuls 13 États membres faisant part d’une évaluation objective de l’activité physique chez les enfants, les adolescents ou les adultes. 25. Plusieurs États membres ont instauré des systèmes de surveillance des facteurs de risque des MNT à l’aide de l’approche STEPwise de la surveillance de l’OMS (STEPS). L’enquête STEPS fournit des données représentatives au niveau national sur l’inactivité physique, les comportements sédentaires et d’autres facteurs de risque des MNT dans les pays de la Région. Quatorze enquêtes ont été menées à ce jour dans 11 pays d’Europe orientale et d’Asie centrale. Dans nombre de ces pays, ce sont les premières données nationales à être collectées sur l’activité physique au niveau de la population. Quatre pays ont maintenant reconduit l’enquête afin d’observer les caractéristiques et les tendances en matière d’activité physique dans la population. Les résultats obtenus permettent de sonder l’efficacité des actions nationales. Plusieurs publications multinationales et nationales sont en cours de préparation pour diffuser ces résultats. En outre, l’enquête européenne par interview sur la santé collecte des informations similaires sur la prévalence de l’activité physique dans les États membres de l’UE. 26. Le Bureau régional a recueilli des données nationales et régionales de qualité grâce au système de surveillance de l’Initiative de l’OMS pour la surveillance de l’obésité infantile en Europe (COSI), notamment des estimations nationales sur la prévalence de l’activité physique, les comportements sédentaires et le sommeil. Cinq cycles de l’enquête ont été désormais accomplis, et le nombre de pays participants est passé de 13 en 2012-2013 à plus de 40 en 2020. Plusieurs rapports et articles de presse ont été publiés. Ils contiennent des données comparables aux niveaux national et régional sur les comportements en matière d’activité physique, collectées par le système de surveillance de l’Initiative COSI. 27. Le Bureau régional a coordonné l’Enquête sur le comportement des enfants d’âge scolaire en matière de santé (HBSC) qui est désormais réalisée dans la plupart des pays de la Région. Des rapports sur les tendances observées au fil du temps en matière d’activité physique, d’inactivité physique et de comportements sédentaires chez les adolescents âgés de 11, 13 et 15 ans ont été publiés en 2017 et en 2020. EUR/RC70/8 (D) page 7 28. Le suivi et la surveillance de l’activité physique continuent de donner lieu à des innovations. Le Bureau régional, et il s’agit là d’une première, incorpore actuellement une mesure objective de l’activité physique à l’enquête STEPS, ce qui améliorera la qualité des données collectées. En outre, un protocole de mesure de l’activité physique incorporant une évaluation objective est en cours d’expérimentation pour les enfants âgés de moins de 5 ans. Les États membres et le Bureau régional ont aussi œuvré ensemble à la validation des outils et instruments utilisés pour évaluer les niveaux d’activité physique. La mesure objective de l’activité physique est désormais intégrée à des études et des projets visant principalement à normaliser le suivi et la surveillance de l’activité physique et sportive dans la Région. Les centres collaborateurs 29. Les centres collaborateurs de l’OMS en Allemagne, en Fédération de Russie, au Kazakhstan, aux Pays-Bas et en Suisse ont apporté un soutien concret à la mise en œuvre de la stratégie. Conclusions et perspectives 30. D’importants progrès ont été réalisés dans la mise en œuvre de la stratégie. Or, ce rapport de situation montre que si de nombreux États membres ont intensifié leurs efforts pour promouvoir l’activité physique au niveau national, les progrès sont inégaux entre les pays et les régions au sein des pays. La promotion de l’activité physique n’est pas encore considérée comme prioritaire dans beaucoup d’États membres. Le Bureau régional continuera à s’efforcer d’obtenir une collaboration et un engagement politique de haut niveau pour mettre en œuvre la stratégie. 31. La surveillance des tendances, des déterminants et des politiques en matière d’activité physique doit être élargie, en particulier dans la partie orientale de la Région européenne de l’OMS. Le Bureau régional continuera à encadrer les efforts de surveillance et à collaborer avec des experts pour améliorer et normaliser la mesure de l’activité physique et des comportements sédentaires dans la Région. Des données sur l’inactivité physique et les effets sanitaires associés ainsi que sur les coûts estimés pour les systèmes de santé sont nécessaires pour recenser les politiques et les interventions spécifiques efficaces et susceptibles d’être étendues à l’ensemble de la Région. 32. Le Bureau régional continuera à encourager l’innovation par la promotion d’HEPA Europe et en réunissant des experts de divers secteurs pour élaborer de nouvelles approches et renforcer la mise en œuvre de la stratégie. En ce qui concerne les activités à venir, il convient notamment de mentionner, parmi les principaux domaines clés, la promotion des environnements et des contextes physiques favorisant l’activité physique, le développement et le renforcement de la collaboration intersectorielle, ainsi que l’intensification des approches innovantes pour accroître l’activité physique chez les populations les plus inactives. Le Bureau régional continuera à aider les États membres en élaborant des outils et en diffusant des données probantes et des exemples de bonnes pratiques (par exemple, des aide-mémoire nationaux sur l’activité physique et des publications scientifiques dans des revues à comité de lecture), en particulier dans les secteurs où la collaboration multisectorielle est essentielle, comme dans les domaines du sport ou de l'environnement urbain. 33. Le Bureau régional continuera à mettre en œuvre la stratégie sous l’égide des États membres et en collaboration avec ceux-ci, en s’alignant pleinement sur les priorités du EUR/RC70/8 (D) page 8 Programme de travail européen, et en s’inspirant du Treizième Programme général de travail 2019-2023 et du Plan d’action mondial pour promouvoir l’activité physique 2018-2030. La stratégie est conforme à la vision du directeur régional d’une unité d’action pour une meilleure santé, et à l’aspiration des objectifs de développement durable des Nations Unies de ne laisser personne de côté. Après la présentation de ce rapport au Comité régional en sa 70e session, le prochain rapport de situation sera soumis au Comité régional lors de sa 72e session de 2022. = = =

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Source World Health Organization