Organisation mondiale de la sante • Bureau regional de l'Europe Copenhague La sante publique en Europe 27 L'inf ormation sanitaire et biomedicale en Europe Paul Weiss ICP/HBI 001/.01 Weiss, Paul L'information sanitaire et biomedicale en Europe/ Paul Weiss Copenhague: OMS. Bureau regional de !'Europe, 1988 La sante publique en Europe ; 27 ISBN 92-890-2163-2 Documentation - Health - Libraries, Medical - Automatic Data Processing- Information Systems - Health Services/Organization and administration - Europe L'Organisation mondiale de la sante (OMS), creee en 1948, est une institution specialisee des Nations Unies l qui incombe, sur le plan international, la responsabilite principale en matiere de questions sanitaires et de sante publique. Au sein de l'OMS, les professionnels de la sante de quelque 160 pays echangent des connaissances et des donnees d'experience en vue de faire acceder, d'ici l'an 2000, tousles habitants du monde l un niveau de sante qui leur permette de mener une vie socialement et economiquement productive. Le Bureau regional de !'Europe est l'un des six Bureaux regionaux de l'OMS repartis dans le monde. Chacun de ces Bureaux a son programme propre dont !'orientation depend des problemes de sante particuliers des pays qu'il dessert. La Region europeenne, qui compte 32 Etats Membres actifs0 , se distingue par le fait qu'elle reunit un grand nombre de pays industrialises disposant de services medicaux tres modernes. Son programme differe done de ceux des autres Regions, car ii vise plus particulierement l resoudre les problemes des societes industrielles. Dans la strategic misc au point par le Bureau regional afin d'atteindre le but de •la sante pour tous en l'an 2000•, les activites se subdivisent en trois grandes categories: promotion de modes de vie favorables l la sante, prevention des maladies et des accidents et organisation de soins adequats, accessibles et acceptables pour tous. Ce qui caracterise aussi la Region, c'est sa grande diversite linguistique et les difficultes qui en resultent sur le plan de la communication et de la diffusion de !'information. Les publications du Bureau regional paraissent en quatre langues (allemand, anglais, fran~is et russe) et les droits de traduction en d'autres langues seront volontiers accordes. 0 Albanie, Allemagne, Republique federale d'. Autriche, Belpque, Bulprie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Gm:e, Honarie, lrlande, lslande, lsra~I. Italic, Luxembourg, Malle, Monaco, Norvege, Pays-Bu, Pologne, Ponupl, Republique ~mocratique allemande, Roumanie, Royaume-Uni de Grande-Bretaane et d'lrlancle du Nord, Saint-Marin, Suede, Suisse, Tchecoslovaquie, Turquie, Union des Republiques socialistes sovietiques, Yougoslavie. L'inf ormation sani taire et biomedicale en Europe Bureau regiona l de !'Europe ~ ~ Organisation mondia le de la sante • Copenhague ~ La sante publ ique en Euro pe 27 L'inforn1ation sanitaire et bion1edicale en Europe Pau l Weiss Directeur de f'In stitut pour /'information scientifique en medecine, Berlin (Repub/ique democrarique allemande) ICP/ HBI 001/s01 ISBN 92 890 2163 2 ISSN 0250-8419 © Organisation mondiale de la sante 1988 Les publications de !'Organisation mondiale de la sante beneficient de la protec- tion prevue par !es dispositions du Protocole N°2 de la Convention universelle pour la Protection du Droit d' Auteur. Pour toute reproduction ou traduction partielle ou integrale, une autorisation doit etre demandee au Bureau regiona l de l'OMS pour l'Europe, 8 Scherfigsvej, DK-2100 Copenhague 0, Danemark. Le Bureau regional sera toujours tres heureux de recevoir des demandes a cet effet. Les appellations employees dans cette publication et la presentation des donnees qui y figurent n'impliquent de la part du Secretariat de !'Organisation mondiale de la sante aucune prise de position quant au statutjuridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorites, ni quant au trace de leurs frontieres ou limites. La mention de firmes et de produits commerciaux n'implique pas que ces firmes et produits commerciaux sont agrees ou recommandes par !'Organisation mondiale de la san te de preference a d'autres. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu'il s'agit d'un nom depose. Ce rapport exprime les vues de !'auteur et ne represente pas necessairement les decisions ou la politique officiellement adoptees par !'Organisation mondiale de la sante. IMPRIME AU DANEMARK SOMMAIRE Page Pref ace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Vll Introduction de !'auteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1x I. L'information scientifique en medecine : situation generale, 2. problemes et tendances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 L'explosion de !'information - . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 La communica tio n scientifique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Les utilisateurs et leurs beso ins d'informat io n en medecine . . . . . . . . I 0 Litterature scienti fique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Bibliotheques d'ouvrages medicaux et sanitaires . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Systemes a utom atises de recherche de !' informat ion . . . . . . . . . . . . . 20 Tendances en matiere d'information et de comm unication . . . . . . . . 23 L'informatio n en economie - l'economie en information . . . . . . . . . 26 La si tuat ion actuelle en Europe Les parti cu larites de la Region europeen nc Le role des bibli ot hequcs medicales (y compris la fourniture des documents Utilisateurs de !'information biomedicale Les autrcs systemes d'information medicale .... ... .. . . .. . .. ... . 29 29 30 33 36 3. Etude de la situa tion dans certains pays . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 Allemagne, Republique federale d ' . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 Bulgarie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Danemark . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 ltalie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 Republique democratique allemande . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 Royaume-Uni . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 Suisse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60 Union des republiques social istes soviet iques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 4. Conclusions et recommandations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67 Particu la rites de la Region europeenne ........ . ............ . . Biblio theques medicales (fourniturc de documents) .. ...... ..... . L'information bibliographique tradition nelle .................. . Utilisateurs de !'information biomedicale ........ . .. ...... ... . Formation des utilisatcurs finals .... . .... . ..... . .. ... .... . . . Litterature de l'OMS ... . . . ..... .' . .. .. . . . .......... . .... . . Formatio n des bibliothecaires ... . . . .... . .................. . Recommandations aux Etats Membres Recommanda1ion au Bureau regio nal . . ........... . ......... . Bibliographie ..... . .... . ... ... .... .. .. .. . ............... . . 67 67 68 68 68 68 69 69 69 71 V Annexe I. Organisation mondiale de la san te . . . . . . . . . . . . . . . . 77 Annexe 2. Organisa tion des Nations Unies pour !'education, la science et la culture (UNESCO) . . . . . . . . . . . . . . . . 85 Annexe 3. Communaute europeenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 Annexe 4. Conseil d'assistance economique mutuelle (CAEM) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93 Annexe 5. Sigles, abreviations et titres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 Annexe 6. Principales bases de donnees concernant la sante . . . . 105 VI PREFACE Dans le secteur de la sante, comme dans la p/upart des secteurs du deve/op- pement, ii est de plus en plus largement admis que /'information est un outil essentie/. L'information sanitaire peut etre statistique, c'est-a-direfournir des donnees sur /es tendances quantitatives dans un pays ou une region; elle peut aussi prendre /aforme d'une integration de statistiques, d'une analyse et d'une description de situation dans un ou plusieurs secteurs, presentee de tel/e maniere que le /ecteur puisse directement en faire usage. Au cours de ces dernieres annees, on a assiste a une progression impres- sionnante du volume d'informations disponibles dans /es domaines de la recherche biomedica/e et de la medecine clinique, et a un progres correspondant dans /'utilisation de cette information par /es cliniciens et chercheurs universi- taires. Dans le domaine de la gestion sanitaire, par cont re, I' accroissement du volume de donnees recueillies n'a pas ere accompagne de progres correspon- dants en ce qui concerne la disponibilite et /'utilite de /'information, ni son utilisation par /es administrateurs sanitaires. Parmi /es buts formu/es en com- mun par /es £tats Membres de la Region europeenne de /'OMS en vue de la realisation de la Sante pour tous, le but 35 est ainsi redige: «Avant 1990, /es £tats Membres devraient s'etre dores de systemes d'information sanitaire pouvant soutenir leur strategie nationa/e de la Sante pour tous. » Dans une publication anterieure du Bureau regional intitulee Information systems for health services (Public Health in Europe N° 13) (en anglais seu- lement), /es systemes d'information statistique dans la Region avaient ere decrits et examines. Le professeur P. Weiss. directeur de /'Jnstitut pour /'infor- mation scientifique en medecine de Berlin (Republique democratique alle- mande). a execute pour le Bureau regional une enquete en vue de rassembla I' autre moitie des informations; ii nous presente dans /es pages qui suivent un bi/an de la situation generate dans la Region et des descriptions des systemes d'information par pays. Cette enquete a deja servi a reorienter /es services de documentation du Bureau regional en vue d'une distribution plus active de /'information . En avril 1985, /'OMS a organise a Berlin une reunion iniria/e des orga- nismes responsab/es de la diffusion de la documentation aupres des autorites de sante, intitulee : «Reunion sur lafourniture d'information et de documentation pour la gestion saniraire» , qui a recommande un effort pour ameliorer /'utilisa- tion des services de documentation exist ant dans la Region. Le fait que cette vii meme question doive etre discutee a la premiere conference europeenne des bibliothecaires medicaux (Bruxelles, octobre 1986) reve/e, et i/faut s'en jelici- ter, que !es services de documentation sanitaire sont de plus en plus conscients qu'une de /eurs taches est defournir spontanement des informations analysees directement utilisab/es par /es decideurs. Notre Va'U est que ce livre permette aux f ournisseurs et utilisateurs de /'information de mieux se comprendre, pour le bien-etre des populations europeennes. Copenhague. avri/ 1986 VIII J.-P. Jardel Directeur de la gestion du programme Introduction de l'auteur J'ai red ige ce livre en qua li te de consultant au pres du Bureau regional de l'OMS pour !'Europe vers la fin de 1983. II definit les besoins actuels d'information biomedicale en Europe et decrit les services et reseaux exis- tants po ur !'information des personnels de sante dans les principales pa rties de la Region. J'ai pu actualiser mon experience anterieure ace sujet grace a des visites faites en Republique federa le d'Allemagne , au Danemark , en France, en I ta li e, au Royaume-U ni et en Suisse. Cette experience est comple- tee par les connaissances que j'ai des problemes de !'information sanitaire dans les pays d'Europe orienta le membres du Conseil d'assistance econo- mique mutuelle (CAEM). L'etude traite des problemes de la diffusion de !'information s'adressant aux personnels de sa nte autres que ceux des sec- teurs de la recherche et hospita liers, e t plus prec isement a deux categories: a) les trava illeurs de soins primaires et b) les adm inistrateurs de programmes et planificateurs sanitaires. Pour pouvoir admin istrer efficacement les services de sante au niveau nationa l ou regional, et po ur la gestion quotidienne des soins primaires, ii faut avoir acces aux informations et documents. L'utilisation croissante des bases de donnees accessibles en ligne, pa r exemple, indique a quel point la recherche clinique et medicale a besoi n de se rvices pou r stocker et extraire !'information. Dans !es secteurs de la gestion et des soi ns primaires, on consta te que !'information et la documentation sont souvent insuffisantes. En general, les ma teriaux di sponibles sont presentes sous une forme mal exploi table par les utilisateurs. Ces derniers se plaignent en o utre frequem- ment d'une absence d'evaluation de la qua lite de !'information . D'autres problemes so nt la mauvaise li sibilite (textes trop longs ou difficiles a com- prendre) , l'i mpossibilite po ur le perso nnel de sa nte de converti r les informa- tions obtenues sous une forme exploitable pour la planification sa nitai re ou dans les soins primaires, ou encore le fait que l'uti li sateur potentiel ne soit pas averti des deficiences de !'information dont ii dispose. L 'a melioration de la qualite des soins et de la gestion de la sante publique necessite un usage efficacc des connaissances existan tes. Cette efficaci te, a son tour , depend de la cooperation des de ux pa rtenaires dans le process us de commu nication et d'utilisa tion de !'information. Alors que les utilisateurs doivent apprendre a mieu x utiliser !es differen tes sources d'i nfo rmation et se rvices de docu mentation, les producteurs et fo urni sseurs, de leur cote, doivent adapter leurs se rvices aux besoi ns d'i nformation des utili sateurs. Ce li vre s'adresse a ceux q ui sont conscients de !' importance d ' une bonne informa tion des responsa bles de la planification et dispensa teurs des so ins, et a pour objec t if ultime, a travers ce tte a meliora tion de l'acccs et de !'utilisa tion de !'i nfo rmatio n, d 'ameliorcr la sa nte des populations europeennes . Pour conclure, je tiens a re mercier ici les nombreuses personnes qu i m'ont apporte leur concours, dans les pays visites, a u Bureau regiona l de l'OMS pour !' Europe, ains i qu 'a l'lnstitut pour l'inf o rmation scie ntifique en medecine de Republique democra tique a llemande. 2 1 L'inf ormation scientifique en medecine : situation generale, problemes et tendances L'explosion de l'information « .. . Faire des livres est un travail sa ns fin ; .. . »« One of the diseases of this age is the multiplicity of books: they doth so overcharge the world that it is not able to digest the abundance of idle matter that is every day hatched and brought forward into the world.» Ces deux citations, qui semblent s'a ppliquer parfai- temen t a la littera ture scie ntifique contemporaine, sont pourtant tres anciennes: la premiere est tiree de la Bibl e (Ecclesiaste 12 : 12) et la seconde est de B. Rich , qui a vecu de 1540 a 161 7. Pres de huit a dix millio ns de d oc uments sc ientifiques et techniques so nt ma in tenant pub lies chaque a n nee, dont 75 000 livres et 300 000 breve ts(], 2), et 6000 a 7000 a rticles scien tifiques sont ecrits chaque jour (3) . Quant a u nombre de periodiques biomedica ux , on a ci te le chiffre de 84 000 a la reunio n du Conseil des cdi teurs de publica tions de biologie a Boston en I 98 I ( 4) . D'a utres chiff res, bien que moins cons iderables, temoignent a ussi d'une progressio n impress ionnante du nombre des publications da ns ce do ma ine (5) : Annee 1910 1920 1950 1970 1980 Nombre de publications I 000 I 500 4 000 14 000 20 000 Alors que le nombre tota l de publications continue de croitre, o n constate qu' il di spa rait un periodique pour tro is qui naissent (6) . 3 - Ces chiffres estimatifs pretent a diverses conjectures pour l'avenir. On a ca lcule par exemple que, si le nombre de publica tions continue de progresser au taux actuel, le flux de livres arrivant dans les bibliotheques, d'ici 200 ans, at teindra la vitesse du son ! Cependant, ii faut se garder de voir dans la proliferation de litterature scien tifique un symptome manifeste de desequi- libre; elle est plutot un indice de progres scientifique (7), dans la mesure ou elle resulte de l'accroisse ment de l'effectif scientifique (8) : Annee Effectif scientifique 1800 I 000 1850 10 000 1900 100 000 1950 I 000 000 1970 3 200 000 Le nombre croissant de publications reflete aussi le developpement des connaissances. Alors que pendant to ute l'annee 1960 ii etait paru cinq publications seulement sur !es prostaglandines, on en comptait cinq par jour sur ce •heme en 1978. A pres la decouverte de la technique des hybridomes en 1975, le nombre de publications sur les anticorps monoclonaux denombrees dans BIOS IS (Biology and bio-sciences data base) est passe de 10 en 1977 a 28 en 1978, a 148 en 1979 et a 267 en 1980 (9). Mais cet afflux de publications n 'est pas sans poser aussi de se rieux problemes aux milieux scientifiques. La surabondance de !'information risque en fait d'entraver l'acces a !'information dont a besoin l'individu; submerge par les informations publiees, ii risque paradoxalement d'etre ma! informe. De fait, ce lui qui cherche des informations sur une question precise a so uvent beaucoup de ma! a !es trouver, car elles sont dispersees dans de nombreuses publications . Ainsi, par exemple , ii est paru 54 496 articles sur l'oncologie dans 1038 periodiques (/0), 10 286 articles sur la schistosomiase dans I 738 periodiques , et 2978 articles sur !es mastocytes dans 587 perio- diques (5) . En l'an 2000 , !es connaissances auront double par rapport a 1950, mais le volume de publications dans lesquelles ii faudra !es rechercher aura ete multiplie par 30 (/ I). L'acces a toute la litterature publiee devient de plus en plus difficile . Les bibliotheques ne sont plus en mesure de recevoir toutes !es publica tions nouvelles, en partie a cause de !'augmentation des prix. Si !'on se refere a la li ste des periodiques essen tiel s etablie pa r Brandon et mise a jo ur reguliere- ment dans les revues professionnelles des bibliothecaires medicaux , le cout moyen par periodique medical , de 11 ,8 1 dollars des Etats-Unis en 1963 , eta it passe a 59,67 dollars en 1983 (/2) . Meme lorsque l'utili sa teur peut acceder aux documents dont ii a besoin, ii est souvent entrave par des obstacles linguistiques. Pres de 60% des publications medicales paraissen t en anglais, et 9% a 11 % en russe. Le reste 4 est pub lie en franc;ais ou en allemand . Dans certains secteurs nouveaux de la science medicale, la proportion d'articles ecrits en anglais est encore plus elevee. Analysant des recherches par ordinateur dans MED LINE, Pfaff(/ 3) a constate que 57, 1 % des documents sur la chirurgie etaient ec rits en anglais, 10,7% en a llemand , 7 ,8% en russe et 7 ,5% en franc;ais, mais que pour !es documents sur !es ant icorps monoclonaux, la proportion de textes angla is atte ignait 95, 1 %. Dans de nombreux pays, les scientifiques ont accepte l'anglais com me langue internat ionale de la medecine. L'inconvenient de cette situation est notamment que !es scientifiques anglais et americains restent dans !'igno- rance des ouvrages publies dans d'autres langues. La terminologie, c'est-a-dire le choix de termes utilises dans certaines disc iplines ou par certains groupes de sc ientifiques, est un autre obstacle a la communication. Contrairement ace qui est constate dans !es branches nouvelles de la science telles que la physique nucleaire, la terminologie medicale, qui evolue depuis plusieurs milliers d'annees, varie beaucoup entre pays. En outre, !es liens etroits qui existent entre la medecine et la biologie, la chimie, la physique ainsi que !es sciences sociales telles que la psychologie, elargissent le vocabulaire medical deja diffici le a manier. Le fait que la medecine ait subi une differenciation non seulement horizon tale ( entre specialites), mais aussi verticale (entre sciences fondamen- tales, sciences cliniques et pratiques medicales), a rendu la communication plus difficile non se ulement entre disciplines mais meme a l'interieur de chacune d'elle. Le secteur le plus penalise par cette tendance est la medecine genera le, al ors meme qu'en principe elle devrait pouvoir tirer le meilleur des decouvertes realisees dans toutes les specialites medicales, pour le bien de l'etre humain, qui est la raison d'etre de toute medecine. La lecture de toutes les publica tions se rapportant a un sujet donne, a supposer qu'elle soi t faisable, serait superflue, car, parmi les innombrables publications, beaucou p ne contiennent aucune information nouvelle utile ou importante. La figure 1 montre sous forme schematique que la quantile d' informations nouvelles progresse moins vite que le volume total d'infor- mations publiees. Lebedev (14) a estime que 70% a 80% de toutes les publications sont depourvues d ' importance pratique . Les resultats obtenus par Warren sont concordants (5): sur 4000 articles traitant de la schistosomiase, 15% seule- ment ont ete retenus pour leur qualite par les experts. Dans le cas d'autres etudes, !es experts on t considere que 13% seulement, sur un total de 4000 articles traitant des soins d'urgence aux maladies cardio-vasculaires et pul- monaires, apportaient des renseigncments indispensables. Out re le fait general que le travail scientifique, en devenant phenomene de masse , a acc ru le nombre de sc ientifiques n'e tant pas particulierement competents, une raison majeure de la forte proportion de publications de qua lite mediocre est !'absence d ' un mecanisme simple mais efficace pour !'evaluation du travail scientifique et des scientifiques eux-memes . Un scien- tifique qui est oblige de publier, s' il ne veut pas voir stagner sa carriere academique, tend malheureusemcnt, dans ses publications, a mettre !'accent sur le nombre plutot que sur la qua lite. En out re, les contributions originales 5 Cl) ~ ..0 :::, a. C .Q ... ftl E ... 0 .... C "C Cl) E -2 0 > Fig . 1. Progress io n relati ve du vo lum e to tal d 'info rm at1o ns pub l1ees. et de la quanti l e d'inform at1 o ns nouve ll es Temps Information totale sont plus estimees que les enquetes. Cette situation incite les sc ientifiques a utili se r un meme resulta t sc ientifique pour de nombreuses publica tions, en les fa isa nt passe r pour o rigina tes pa r modi fica tion du titre et des noms d'a uteurs, et a publier des resulta ts prov iso ires sa ns les verifie r. La ma uva ise qua lite du trava il sc ientifique, et en pa rtic ul ier l' usage inco rrect des stati stiques, rend enco re plus impera tif un tri cri tique des publica tio ns. De no mbreux ra pport s ont pa r exemple demontre que pres de la mo itie de to us les documents publies contiennent des erreurs stati s- tiques (/ 5). L'ex plos ion de l'in for ma tio n est done en fa it surtout une expl osion de la pa perasse, dont le vo lume double tous les quin ze a ns. Le ta ux de progression pour ce qui est des decouve rtes impo rta ntes est lent (16) , et le vo lume de connaissa nces importa ntes ne doub le que tous les 45 a ns environ(/ 7) . Ces problemes de qua ntite et de qua lite ont un result a t nega tif : sur toute la littera ture publiee , la moitie a u moins n'estjama is utilisee. Une etude pa r la British Library fo r Science and Technology a reve le que, sur une duree d'une a nnee, 4 800 periodiques sur 9 120 n 'e ta ient pas consultes ; 80% des demandes de prets po rtaient sur 900 titres , et 50% sur 40 titres (18) . A la Biblio- theque sc ientifique centra le de l'Academie des sc iences d' Ukra ine, 75% des 2 000 peri odiques pri s en co mpte n'o nt pas ete dema ndes penda nt toute une a nnee, et 8% des periodi ques fa isa ient l'objet de 80 % des dema ndes (1 7) . 6 Dans une grande bibliotheque medicate detenant 3 000 periodiques, la moitie de la circulation etait representee par 76 titres (2,5%), et 371 perio- diques seulement ( 12,4%) avaient ete distribues 876 fois au cours d'une duree d'un mois (5). Dans une bibliotheque dentaire de Norvege, comptant 185 pcriodiques, 12,9% des de mandes de pret portaient sur 2 periodiques, et 50,1 % sur 12 periodiques (/9). La non-utilisation des con naissances existantes a plusieurs conse- quences . L'une d'entre elles est la redondance des travaux : aux Eta ts-Unis, deux milliards de dolla rs sont gaspilles chaque an nee du fait que les informa- tions deja publiees ne sont pas connues. Plus d'un tiers des demandes de brevets sont refusees parce que l'invention existe deja (20). L'effort neces- saire pour rechercher une information utile parmi de nombreuses autres inutiles est aussi une perte de temps pour l'utilisateur, le temps ainsi passe a la recherche etant deduit de son travail creatif proprement dit. Les difficul tes qu'il y a a trier les informations importantes dans la masse des informations publiees sont particulierement grandes pour le medecin praticien. Alors qu'il a besoin de se tenir au courant des derniers fa its scientifiques, celui-ci se trouve submerge d'informations qu'il n 'a pas le temps d'assimiler ni meme parfois d'examiner superficiellement. Le resultat, c'est qu ' il n'a pas acces a )'information dont ii a besoin. De nombreuses etudes demontrent que ce groupe professionnel n'est informe des nouvelles decouvertes medicates importantes que tardivement , voire jamais. Ainsi, par exemple, un contr61e execute au pres de 4500 mede- cins americains a demontre un manque de connaissances sur les antibio- tiques modernes (21) . Dans une autre etude, 40% des medecins enquetes ne connaissaient pas les contre-indications des contraceptifs oraux, 30% n'en connaissaient qu ' une , et 20% deux (22). Stross et Harlan (23) ont constate que seulement 38 sur 137 medecins de famille (soit 28%) et 42 sur 91 internes (46%) etaient informes des resultats d'un essai multicentrique de photo- coagulation pour le traitement de la retinopathie diabetique, publies 18 mois auparavant. Seuls 33% des 229 repondants a qui ii etait demande comment prendre en charge deux cas de retinopathie diabetique ont propose la solu- tion correcte pour les deux. Ces lacunes en information nuisent aux patients, rendent plus couteux les soins de sante et, en fin de compte, sont prejudi- ciables a l'economie d'une nation. Quelle que soit la maniere de percevoir la proliferation de la litterature, a savoir comme consequence normale du progres scientifique, ou comme phenomene quasi pathologique, ii demeure imperatif de maitriser l'explo- sion de l'information. Si l'on retient la these d'un phenomene pathologique, ii faut tout d'abord essayer de comprendre la physiologie de la communica- tion scientifique, avant de choisir une therapie. La communication scientifique L'information scientifique est a la fois un produit et une matiere premiere dans le cycle du travail scientifique (Fig. 2), lequel peut etre considere comme se composant de plusieurs operations relatives a l'information : 7 - co llecte des informations deja existantes; - co llecte des donnees primaires provenant de !'experimenta tion; - fusion de ces deux ca tegori es d'info rma tions pour produire les informa tions nouve lles , qui sont diffusees a u pres de la communaute sc ientifique et d'autres utilisa teurs pour acceptation ou ref us. Fi g. 2 . Cyc le du travai l sc ient if iqu e Informatio n ----.,-----1 Info rma t ion ex Istante nouvelle Do nnees pri maIres Cyc le 1 Info rmati on ex istante Do nn ees prim a1res Cyc le 2 Le transfert de l'in fo rmation sc ientifique du producteur a l'utili sateur es t ce que l'o n a ppelle la communica tion scientifique (Fig. 3). Bien que ce so ient les me mes, a savo ir les sc ientifiques, qui jouent tour a to ur le ro le de producteur et ce lui d'utili sa teur, ils ont une preference pour le premier (24), qui se rt mieux leurs interets. Soit dit en passant , ii se rait plus fac ile d'utilise r l' in fo rma ti on sc ientifique si les prod ucteurs de ce lle-c i se renda ient co mpte qu ' un texte es t d'au ta nt plus fac ile a lire qu'on s'est donne du ma l a l'ecrire. Pour la commun ica tion scienti fi que, !' in fo rma ti on suit deux vo ies : Fi g 3 . Com mun 1ca t1o n sc ientifique Communicat on 1nforme ll e I Prod uc teu r .. Utd1 sa teur .. de de l'info rmat1 on Comm un1ca t1on , 0 , .. l 1nforma t1on formelle I ocumen t I a .. • 8 1blio theque. sys teme d '1n fo rma t1 on 8 - la communication orale informelle par rencontre entre communica- teurs et recepteurs; - la communica tion formelle avec usage du texte ec rit pour la diffu- sion de !'information. La communication informelle La communication informelle, historiquement la forme la plus ancienne, a de nombreux avantages : elle est directe, se lective, actuelle; elle repond aux besoins de l'utilisateur , inclut le savoir-faire et permet un dialogue. C'est le type de communication prefere des scientifiques de premier rang qui constituent les colleges «invisibles», qui se tiennent au courant de cette maniere efficace . En medecine, les cliniciens et praticiens recourent souvent aux contacts informels avec leurs collegues. Ma is cette forme de communication n'a pas que des avantages. Elle touche seulement quelques utilisate urs a la fois, elle ne permet pas de memorise r !'information, ni de protege r les droits de propriete sur les nou- velles decouvertes. Les reunions scientifiques constituent une forme orga- nisee de communication. Elles n'offrent cependant d'avantages reels que s' il s'agit de petits symposiu ms ou rencontres de taille modeste ; par contre, les congres geants rassemblant des milliers de participants, et au cours desquels sont presentes de nombreux exposes et projections de diapositives , ne donnent pas le temps de discuter des questions examinees. Comme nous allons le voir plus loin , la technologie moderne , par certaines des possibilites qu 'e lle offre, facilite ce type de communication. La communication formelle Le transfe rt d'information, dans la communication formelle, se base sur les diverses formes de litteratu re sc ientifique, dont le memoire sc ientifique reste le vehicule principal. Ce mode de communication offre plusieurs avantages : - ii permet de toucher de nombreux utilisa teurs; - ii permet de memoriser !'information ; - ii permet de proteger les droits de propriete sur les decouvertes, facte ur important de motivation pour les scientifiques. Ces avan tages expliquent pourquoi c'est le mode de communication scien tifique predominant. II est evident que sa ns !'invent ion de l'imprimerie par G utenberg au XVe siecle, et !'introduction des periodiques scientifiques en 1665, le progres sc ienti fique aurait ete beaucoup plus lent. Les communi- cations forme lles restent la base de la continuite historique et de la coopera- tion rnondia le da ns le domaine scientifique. Mais la communication formelle a aussi engend re !'explosio n de !'in- formation, et c'est la une rai son de mettre en lumiere aussi les inconvenients et lacunes de ce mode d'echange. I. Les flux d' information ne sont pas suffisamment se lectifs, parce que les facteurs economiques inci tent les cditeurs a viser un large public. 9 2. Le memoire scientifique, tres souvent , ne repond pas aux besoins parti- culiers des utilisateurs , etant redondant pour l'un alors qu'il est incomplet po ur l'a utre . 3. Le retour d'in formation depuis le lecteur est faible . 4. La diffusion de !'information est retardee a cause du delai qui s'ecoule entre la presen_tation du ma nuscrit , la publica tion et la consultation. 5. Dans la plupart des cas, les memoires scientifiques ne sont pas direc- tement achemines vers l'uti li sate ur, mais sont d'abord sa isis et stockes en bibliotheque, et traites dans des systemes d'information. La communica- tion formelle depend done de l'efficacite de ces bibliotheques et systemes d'information. Les utilisateurs et leurs besoins d'information en medecine L'utilisation de !'information scientifique n'est pas un processus passif. Elle depend des besoins des individus en information, lesquels dependent a leur tour: - des besoins objectifs d'information relatifs au type de tache ou de probleme a resoudre; - des besoins subjectifs ou personnels d'i nformation determines par les connaissances et !'experience de l'utilisa teur; - de !'aptitude de l'utilisa teur a reconnaitre ses besoins et ales expri- mer soit en langage nature! , soit pour !'utilisation de systemes infor- matiques , en langage de programmation. Souvent, la demande de recherche formulee par l'utilisateur ne reflete pas bien ses besoins. Labin (25) en arrive a la conclusion que ce dernier ne sa it nice qu'il recherche, ni comment le demander. La recherche d ' informa- tion de l'utilisateur (Fig. 4) n 'est pas seulement fonction de ses besoins, mais auss i de son experience du maniement des sources d'information sc ienti- fique, experience souvent insuffisante. Enfin, la disponibilite elle-meme de !' info rmation influe a la fo is sur le besoin et sur la reche rche de cette information . D'apres la loi de Mooers, par exemple, une person ne tend a ne pas utiliser un systeme d'information lorsqu ' il est plus penible ou incommo- dant pour elle d 'obtenir !'information que d 'en etre prive. Les besoins d'information comprennent plusieurs elements : - le sujet sur lequel on a besoin d'information ; - le type d'information necessaire : information actuelle , recherche retrospective, acces aux sources primaires; - la qualite de !'information : completude, precision et nouveaute. Les besoins en information varient suivant la categorie d'utilisateur. Fig . 4 . Facteurs relatifs aux besoms d' information et a la rec herche d'informat1on BESO INS OBJ ECTIF-S C ara cter1 st1ques du travail • - su1 et de l°informat1on - rec herche-deve loppement (recherche fondamentale. recherche app l1quee): - pratlque BESO IN S SU BJ ECTIFS Caracteri st,ques pe rsonnelles : - form ation - travaux anter1eurs - pos1t1on - mode de commun,cat, on pre fere Besoms d'mformauon Caracteri st1ques de la d1sponi bil1te de 1·intormat1on : - distance - temps - fac il,te d'usage Recherche de /'m format,on Utd,sauon de /'mformar,on Chercheurs Les chercheurs travaillant dans !es domaines de la recherche fondamentale, de la recherche appliquee ou des sciences cliniques sont la categorie qui utilise !'information le plus largement et qui la recherche le plus activement. Ils ont besoin de donnees actuelles Ires precises pour la recherche appliquee, et d'informations de caractere plus general dans la recherche fondamentale; ifs sont souvent interesses par des details methodologiques. Ifs tiennent a acceder a la litterature primaire. L'emploi de l'anglais ne represente pas un obstacle pour eux . Ils utilisent !es bibliotheques et systemes d'information automatises et acceptent les nouvelles techniques informationelles; s'i ls le font sans difficulte , c'est parce que ceux-ci son t adaptes a leurs besoins. Travailleurs de soins de sante primaires (praticiens) Ce groupe, bien qu'il soit le plus nombreux dans la profession medicale , utilise relativement peu !'information scientifique. Les praticiens n'ont ni le temps ni la motivation de lire . La formation medicale permanente s'adressant 11 a eux vise a leur permcttre de se teni r a u courant en acquerant des co nnais- sa nces nouve ll es a leur pratique, o u en rafraichissant les co nna issa nces qu'ils on t deja acquises. D 'au tre part, il s ve ul ent po uvo ir tro uver des repo nses rap ides et fiab les a ux problemes cliniques rencontres. ll s prefe rent avo ir acces a la littera ture dans leur la ngue nationale. ll s so uhait ent di spose r d'unc informa ti o n pe rtinente, li s ible et compre hensible. Ce gro upe ne recourt quc rarement a ux bibliotheques el systemes d'informa tio n sous leur fo rme ac tuelle; pa r co ntre, la co mmunica ti on orale, dans le cad re d'entre- tiens avec des co llegues ou d'une partici pa tion a des co urs, es t po ur lui une source c.l'in for mation importante. Gestionnaires sanitaires L'information scie ntifique, co ntraireme nt a !'info rma tio n sta ti s tique, a rela- ti ve ment peu d'importance po ur les ges ti o nnaires sa nita ires. Alors que les ad mini st rateurs supe ri eurs s'e n remettent a des expert s pour s' informer, ce ux situes a des ec helo ns plus modes tes decla rent manquer de temps po ur lire . Les unset les a utres recourent ra rement aux bibliotheques o u systemes d'information. Po ur les gestio nna ires, !'informatio n ne doit pas se ulement etre per- tinente, mais aussi se lec ti ve, condensee, com prehensible, fia ble et pra tique. Ell e devra it inclure des renseignements sur les tenda nces. Cet te infor- ma ti on, de type co mplexe, dev rait do ne prendre la forme d'une synthese d'obse rvati o ns sc ien tifiques, de sta ti s tiq ues sa nit aires et d ' in fo rma ti o ns de gestio n. Litterature scientifique Le terme litt erature englo be une la rge ga mme de documents imprimes et informatises, dont quelques types sont en umeres ci-apres : - li vre: publica tion imprimce no n periodique d'au mo ins 49 pages; - brochure: publica tio n imprimee non periodique d'au moins 5 pages et d'au plus 48 pages; - serie : co ll ec ti on de documents para issa nt a interva ll es no n perio- diques, mais par numeros et so us un titre commun; - periodique: publica tio n periodique de configuration reguli ere, com- prena nt des a rticles, des notes, etc. Les series, revues et journaux so nt habituell ement regroupes da ns la ca tego ri c des «periodiques» (voir tab lea u I). Les documents peuven t aussi etre classes sc io n le type d'information qu 'i ls co nti ennent. Les documents primaires contienne nt des res ultat s imme- dia ts de la rec he rche sc ientifique. Les doc uments sco nda ires sont des a na- lyses o u sy ntheses de !'informa tion scie ntifique contenue da ns les documents prima ires; ils donnent de !'information sur !'in fo rmatio n (26). 12 Tabl eau 1. Types dive rs de documentation sc1en t1f1qu e Documen tation prima 1re Documentation seconda 1re Oocumems publ,es I class,ques L1vres er brochures M onog rap h1 es Actes de conferences M anuels Penod,ques Series Revues Journaux Publicauons rechn,ques de rype pamcul,er Normes Brevet s Ca talogues tec hniques Documentauon non publ,ee I non class,que Rapports sc1ent1f1ques et techniques M emoires. theses Tr aduct1ons Documen ts de confe rence Documents o ff 1c 1els Descr1pt1on s de pro1ets de recherche L1ttera ture de reference Enquetes Revues de re sumes B1bl1ograph1es. index Index Bul let ins Catalogues de b1bl1otheques F1ch1ers b1bl1ograph1ques Selon l'etape du trava il scient ifique , on se sert de divers types de documents; la diffusion et le transfert de l'information se font done d'apres un certain schema : £tapes du travail scientifique Planificatio n Prepara tio n Recherche Resulta ts Documents correspondants projet de recherche enquete dans la littera ture co mmunication preliminaire ra ppo rt demande de brevet document de conference publica tion prelimina ire these article de revue monographie (manuel) (livre de reference) 13 Sources d'information importantes en medecine Revues Aujourd'hui , !es revues soot la principale source d'information en medecine: pres de 80% de !'information scientifique soot transmis par cette voie. C'est pourquoi la plupart des systemes automatises soot destines au stockage et a !'extraction di, cette categorie d'information. L 'utilite des revues est la transmission vers de nombreuses personnes en un delai relativement court. Les revues se divisent par sujet en plusieurs groupes (on a pris ici comme exe mple des publications anglaises) : - !es revues scientifiques generales (Science, Nature); - !es revues medicales generales (Lancet, New England journal of medicine); - !es revues specialisees (Radiology); - !es revues sur un domaine particulier d'une specialite (Neuroradio- /ogy) ; - !es revues sur une question precise (Atherosclerosis) . Les revues medicales peuvent aussi etre classees d'apres le groupe de lecteurs auxquels elles s'adressent : chercheurs, specialistes cliniques, genera- listes, ou administrateurs hospitaliers. Certaines revues contiennent des informations ne presentant d'interet que pour les lecteurs nationaux ou locaux : c'est le cas du British Medical Journal et de la Nouvelle presse medica/e. Un fait nouveau est la vogue croissante de quotidiens medicaux tels que World Medicine, Health herald et Quotidien du medecin, qui dispensent une intorma- tion facilement assimilable recueillie dans d'autres revues, des rapports de reunions ou par des entrevues. Ces revues diverses, grace aux articles originaux, rapports d'enquete, resumes, lettres, rapports techniques et critiques de livres qui y soot presentes, off rent a la fois des informations de portee tres large et des informations pre- cises. Les lecteurs peuvent !es lire en diagonale pour se tenir au courant, mais aussi y rechercher des informations precises. Les articles qu'elles contiennent peuvent aussi etre diffuses sous la forme de copies ou reimpressions. De nombreuses revues, non pas seulement celles des societes savantes, soot des institutions sociales offrant des possibilites de communication, d'echange d'experience, de debat, de critique, de speculation et d'observa- tion, et de maniere generale soot des moyens de promotion de !'education medicale. Mais ce mode de publication a aussi des inconvenients. Tout d'abord, !es revues soot trop nombreuses: l'abondance devient exces. Chacune s'ef- fon;ant d'attirer un large public, !'information sur un sujet donne est disper- see entre un grand nombre de revues. Cette dissemination des articles sur un theme donne suit la loi de la dispersion de Bradford (26); pour chaque question, on peut identifier un petit groupe de periodiques dans lesquels apparaissent frequemment !es articles s'y rapportant. Ainsi, on a constate que 48 revues sur I 038 contenaient 23% de tous !es articles d'oncologie en une serie (J 0), que 19 revues sur I 738 contenaient 33% de tous les articles 14 sur la schistosomiase, et que 78 titres sur 587 couvraient 50% de tous Jes a rticles sur Jes mastocytes (5). II est evident quc cette loi de repartition doit etre prise en compte dans la politique d'acquisition des bibliotheques . En general, dans chaque revue, seul un petit nombre d 'articles interesse un lecteur particulier ; pour rcprendre le paradoxe de Rossmass ler (27) , «Jes periodiques sont un excellen t moyen pour presenter a u lecteur des connais- sances dont 90% sont inutilisables pour lui ». C'est pourq uoi beaucoup d'entre eux son t plus utiles comme documents de reference que comme source a exploiter directement. Le nivea u de ces periodiques, en ma tiere de style et de qualite des articles, est irregulier. Sou vent , ils manquent d 'actualite. Enfin , etant le plus souvent produ its et !us par des sc ien tifiques, ils ne repondent en general ni par leu r contenu ni par leur style aux besoins particuliers des travailleurs de sante primaire. Cependant, la revue scientifique qui, jusqu'ici, a tres peu change, semble aujourd'hui evoluer dans certaines voies nouve lles. Le nombre de revues medicales continue de croitre. Les nouveaux titres sont pour la plupart specialises, ce qui reflete bien la differenciation de plus en plus poussee de la science medicale . Des quotidiens medicaux tels que Medical tribune, Medical world news et Hospital practice se sont aussi acquis une large audience parce qu 'i ls fournissent des informations faciles a assimiler prove- nant de revues, de memoires presentes a des reunions, d'entretiens, etc. En 1973, Elsevier a lance I' International Research Communication Sys- tem (I RCS) Medical Science, qui est une famille integree de revues sous forme imprimee et sous forme informatisee permettant de publier les donnees de recherche dans un delai de moins de 30 jours et de !es diffuser selectivement. L 'IRCS utilise de courts articles de 1000 mots environ, qui sont diffuses dans le Library compendium de tous !es documents publies chaque mois , dans 32 revues specialisees, par 8 services d'information speciale et, s'ils sont d'interet general, dans 3 revues principales. Depuis 1983 , l'IRCS est acces- sible en ligne et off re meme la possibilite d'une communication rapide entre auteur et lecteur (cf. page 24). En URSS, a l'Institut pour !'information medicate et medico-technique de l'URSS (VNIIMI) a Moscou, le systeme de depot continue de fonctionner efficacement. Conformement au plan Bernal , seuls des resumes des manus- crits sont publies, au vu desquels le lecteur peut decider de demander le texte integral. Ce systeme ne remplace pas !es revues, mais les complete efficacement. L 'acces aux articles est amelio re : Jes systemes informatiques couvrent la plupart des revues importantes et permettent des recherches precises. L'utili- sateur peut aussi se se rvir des revues pour une mise a jour de ses connais- sances. Premierement, ii peut consulter rapidement !es Current contents, publication qui donne Jes sommaires de plusieurs milliers de revues dans un delai d'une semaine apres la publication, avec un index des mots du titre et une liste des actresses d'auteurs. II peut aussi faire une recherche dans Jes revues «de premiere importance», c'est-a-dire celles le plus frequemment citees. La frequence de citation est calculee par une technique appelee «analyse de citation» (28) . On peut se demander a cet egard dans quelle mesure ces revues peuvent assurer un filtrage qualitatif (29). 15 Livres Dans les sc iences de la nature, les livres jouent un role mineur en tant que source d 'i nforma tion . Grace aux procedes modernes d'impress ion, les monographies specialisees tendent a resse mbler de plus en plus aux perio- diques. Par rapport a ces derniers, !es livres sont mains largement repre- sentes dans !es sys temes d ' informa tio n automatises, et done plus difficiles a extraire et a obtenir. On peut prevoi r cependant qu'ils garderont leur importance ac tuelle. Il s sont en effet irremp!ayables comme outils pour !'educa tion et la formation permanente et comme ouvrages de reference dans la pratique medica le . «Li11erature souterraine» On en tend par la les docu ments qui so nt publies de maniere informelle, en vo lume limite, et ne sont pas d is tribues normalement par le reseau de librairie. Il s son t pa r definition difficiles a identifier et a obtenir {ii ex iste encore une a utre ca tego rie de littera ture que !'on pourrait appeler «occulte », qui contient les resultats de recherche confidentiels, et qui est purement et simplement impossible a obtenir). La «litterature souterraine» semb le etre abondante: la British Library Lending Division (BLLD) acquiert chaque annee jusqu'a 200 000 rapports de ce tte ca tegorie , et en URSS, pres de 150 000 rapports de recherche paraissent chaque a nnee (26). Les memoires et theses sont une aut re partie importante de cette forme de littera ture : on en comptait pres de 30 000 en URSS en 1975, 34 000 aux Etats-U nis en 1974/1975, et pres de 8 400 au Royaume-U ni en 1982 (30, 31). Malheureusement, la «litterature so uterraine» , du point de vue biblio- gra phique, est tres incompletement suivie, autre probleme qui la rend diffici le a explo iter. Son importance par rapport a la litterature publiee, co mme source d'information utile, est un sujet tres controverse (32). II existe actuellement plusieurs systemes qui visent a la rendre mieux access ible : 16 - la base de donnees MSIS NIR, dans laquell e !es rapports techniques et memoires des pays du CAEM sont indexes; - le systeme d'information sur la «littera ture souterra ine» en Europe (S IGLE), des Com munautes euro pee nnes, qui sera access ible en ligne ; - le World Transindex, publi e par l'International Translation Centre de Delft (Pays-Bas); - le syste me d'acces aux traductions, du Centre de !'Union pour les traductions de litterature scientifique et technique de Moscou; - le systeme de suivi et de diffusio n de la litterature fugitive sur la recherc he sur les se rvices de sa nte du Service pour la litterature sa nita ire et !' information bib liot hecai re (H ELLIS) du Burea u regio- nal de !'OMS pour l'Asie du Sud-Est. Autres modes de diffusion Actuellement , les autres modes de diffusion ne jouent pas un grand role dans la dissemination de l'information scientifique medicale. Les fi lms et mate- riaux audio-visuels servent surtout pour l'education et la formation perma- nente. Cependant, da ns certains pays , on se sert des medias non seulement pour informer le grand public, mais aussi les medecins. Documentation secondaire Avec l'accroi ssement du volume de la litterature primaire, ii est devenu de plus en plus necessaire de disposer de moyens pour diffuser des informa tions ace suje t. Les index, bibliographies, resumes et ana lyses doivent permettre d'y acceder. Une partie de cette grande documentation secondaire, produite dans les bibliotheques, centres de documentation et cen tres d'information , provient des systemes d'informations act ualisees ou d'extraction manuelle de l'info rmation a l'echelon local OU general. Elle peut se presenter sous forme imprimee et sous forme informatisee. Des exemples connus son t l'lndex medicus, le Current catalogue (de la National Library of Medicine (NLM)), les Excerpta Medica, les Biological abstracts, les Chemical abstracts, les Current contents et le Science citation index, le Bulletin signaletique, les Medicinskij referativnij iurnal et Referativnij i urnal, et le Zentrablii11er und Berichte (33). Bibliotheques d'ouvrages medicaux et sanitaires Roles traditionnels et roles nouveaux des bibliotheques Par le passe, les bibliotheques medicales faisaient seulement fonctio n d'ar- chives, et les bibliothecaires etaient les gard iens de leurs tresors . Les choses ont cha nge ; aujourd ' hui, com me le dit un auteur: «la bibliotheque medicale moderne est l'element de base dans !'infrastructure des systemes d'informa- tion medicale au niveau local, regional et national; c'est a la bibliotheque que la societe s'adresse en premier po ur acceder a l'information» (32). De fait, la grande majorite des documents scientifiques ne peuvent etre obtenus que par l'intermediaire des bibliotheques. La fourniture du document, a savoir sa transmission a la personne qui le cherche, par circulation, par pret ou pa r photocopie, reste une fo nction de base des bibliotheques . Chaque bibliotheque doit se constituer une collec- tion, tache rendue difficile par la necessite de concil ier divers facteurs , tels que besoins de l'utilisateur d'une part, et aspects financiers et budgetaires d'autre part. Les bibliothecaires doivent done, apres analyse des besoins des usagers, selectionner les documents fondamentaux ou importants. Des listes recommandees de documents, telles que la liste Brandon aux Etats- Unis ou la liste de revues reco mmandees pour les bibliotheques medicales regionales en Republique democratique allemande, peuvent aider dans cette select ion. Certaines bibliotheques medicales o nt enrichi leur collect ion par des materiaux audio-visuels. Une fois la collection co nstituee, elle doit etre cata loguee pour etre utili sable. Les catalogues bibli otheca ires demeurent un outil important de gestion des documen ts et des connaissances emmagasinees. A cet egard , 17 ii faut souligner que l'efficacite de la fourniture des documents a plus d'importance pour les bibliothecaires que la mise au point d'un nouveau systeme parfait de classification. En effet , les lacunes d'un systeme de classi- fication peuvent etre wmblees au moyen d'un index par sujet. Outre les problemes generaux poses par l'explosion de l'info rmation, les bibliotheques doivent aussi faire face aux demandes croissantes de four- niture de documents liees a l'usage de plus en plus large des systemes d ' information automatises. On a mis au point des systemes par ordinateurs pour assister et gerer les operations bibliothecaires telles que le controle de la circulation, les commandes, le traitement et le catalogage (34) . Bien que les ordinateurs n'aient pas encore un impact profond sur le fonction- nement de la majorite des bibliotheques, ii est a prevoir que de grands changements apparaitront a l'avenir avec ('introduction des micro- ordinateurs (35) . L'introduction des systemes informatises de recherche de ('information a eu un grand impact sur les bibliotheques medicales. Certes, par le passe, ces dernieres fournissaient deja parfois des services d'information aux lecteurs, mais aujourd'hui l'interrogation en ligne est devenue leur service le plus attrayant et a indirectement renforce le prestige des bibliotheques. Ces dernieres, du fait qu'elles exploitent la plupart des terminaux utilises pour la recherche dans les bases de donnees medicales, sont en effet les mieux placees pour offrir au public l'acces aux systemes d'information. Dans certains pays, ii existe d'autres organes specialises pour Jes services d'infor- mation: l'Institutfiir Wissenschafts-information in der Medizin (IWIM) de la Republique democratique allemande, le Deutsches Institut fiir Medizinische Dokumentation und Information (DIMDI) en Republique federale d'Alle- magne, le Centre d'information medicale (MIC) en Suede, le Service de documentation de l'Academie des sciences medicales de Suisse (DOKDI) et le VNIIMI en URSS. Le role des bibliothecaires s'est lui-meme developpe; ils tendent a devenir des «courtiers en information»; on a aussi essaye, au cours de ces dernieres annees, decreer une fonction de bibliothecaire clinique, travaillant avec les membres de l'equipe clinique pour leur fournir les services des reseaux bibliothecaires et d'information. Com me le dit une elude: «Desor- mais, le bibliothecaire sort de sa bibliotheque» (36). Ces nouvelles tentatives ne pourront reussir cependant que si les attitudes des deux parties en cause evoluent. Cooperation et organisation La plupart des bibliotheques medicales font partie d'etablissements ou d'organismes tels qu'universites, ecoles de medecine, instituts de recherche et hopitaux, qui adaptent leurs services a leur clientele. Une cooperation entre ces bibliotheques est indispensable pour que Jes utilisateurs puissent acceder a leur fonds et a leurs services au niveau national et au niveau international. Par le passe, cet acces se faisait par le biais de prets interbiblio- theques, de catalogues regionaux ou nationaux, ou de lisles collectives de periodiques ou de livres. La structure hierarchique des bibliotheques, et les regles de pret interbibliotheques, favorisaient cette methode. 18 Cependant , la demande accrue de publications (aux Etats-Unis, par exe mple, on estime a 20 millions d'articles le nombre ann uellement de mande dans le cad re des prets interbibliotheques (37)) a re ndu ce systcme di fficile a gere r. Dans la plupa rt des pays, ce pret est non seulement len t , mais au!>si coGteux. Aux Etats- U ms, par exemple, la bi bliothcque pretcuse pen;oit un droit unitaire, en general de l'ordre de 5 a 10 dollars . Une solution p0s~ible est la creation de resea ux de bibliotheques, dans une zone ·geographique ou une organisation donnee, assurant la plani- ficat ion systematique des services, le choix coordonne du fonds, l'etablis- sement de catalogues collectifs, et la commande et !'indexation centra lisees. Le premier resea u assiste par o rd ina teur a etc !'Ohio College Library Cenrer, deve nu !'Online Compurer Library Cenrer (OCLC), auquel se ra ttachent 3 200 bibliotheques (38). L 'OCLC off re des se rvices com muns de catalo- gagc, un catalogue en ligne et un systeme de pret interbibliotheques en ligne a ses membres . Parmi d'autres mesures prises pour ame lio rer la fourniture des documents, on peut citer : - !es services d'appui specialises dans !es bib liotheques telles que la British Library Lending Division, et dans les centres d ' information tels que le Centre national de la recherche scientifique en France, le VINITI en URSS et !'Institute for Scientific Information aux Etats-U nis; - la commande en ligne par l'intermediaire de se rvices tel s que DIMDI , !'Electronic Mai/drop (SOC), Dia/order (Lockheed), et !'Automatic Document Request Services (BLAISE); !es documents commandes depuis un terminal sont envoyes par la poste a l'uti lisateur. En Europe, ii ex iste des projets de systemes de fourniture electro- nique des documents, tel s que ARTEMIS, ADONIS et APOLLO (voir page 31) . Cependant , ces projets ne son t encore pas operationnels, et ii est impossible de dire actuellement quand il s le deviendront ou combien coGteront ces systemes et les services offerts. II ne serait pas sur- prenant que les possibilites nouvelles de la communication electronique, et les perspectives extraordinaires du videodisque comme support de me- moire, modifient profondement le systeme de stockage et de fourniture des documents . Cependant, meme si !es bibliotheques sont appelees a disparaitre sous leur forme traditionnelle , elles continueront d'exister en tant que point de contact entre l' utili sa teur et le systeme d'information; le biblio- theca ire lui-meme, en qua lite de consultant en information, existera encore pendant des decennies. Mais !es nouveaux sys temes d'information exigent de lui de nouvelles competences. A l'avenir , ii devra faire face a la concurrence de nouveaux groupes professionnels : des 1969 , Garfield ( 79) mettait en garde les bibliotheca ires qui , selon lui , risquaient de dispa- raitre, tels !es dinosaures, s'ils ne s'adaptaient pas aux conditions nouvelles. 19 Systemes automatises de recherche de l' info rmation Vcrs Ia fin des a nnees 50 deja, les syste mes traditi o nnels de recherche de !'informa ti o n , tels que bibli ogra phies et index, nc suffi sa ie nt plus a gercr cfficacement le volume cro issant d'information bi o medica le. II fallait do ne crecr un nouveau systcmc, a la fois po ur s tocker de vastes quan- tiles de donnees et pour rcchcrche r les informa ti o ns necessa ires. Les sys- tcmcs a utomatises d 'informa ti on pour la documentation bibliographique ont ete introduit s pour sin~plifier ct accelere r la production des biblio- g raphics et index . Ainsi, en 1964, le sys teme M ED LA RS, prem ier sys teme au tomatique im portant d'information medicale , est cntre e n explo ita ti o n a !'American Na 1ional Library of Medicine; les vo lumes imprimes de l' Jndex m edicus ne suffi sa ient plus pour conten ir le Oux d'information nouve lle. On a do ne decide de stocker tous les docu ments d'importance seco ndaire dans des sys temes a ut oma ti ses. Est venue ensu ite l'utili sa ti o n directe de !' informa ti on stockec sur bandc, to ut d'abord po ur la di sse minatio n selec- tive d'info rma tion, puis po ur des recherches retros pectives e n traitement pa r lo ts, dans lesq ucl s les refe re nces sont groupees chrono logiq ucment. Au co urs de ce tt e periodc, de nombreux centres informatiques , tels que Ies ce ntres M EDL A RS a ux Eta ts- Unis et dans d'autres pays, o nt ete mis en place pour tra ite r ccs ban des pour les utili sa teurs. La diffusion de l' in fo r- matio n est devenue plus cfficace avec !' utili sa tion si multa nee de plusieurs ba ses de donnees: CAN/SD I a O ttawa et E POS/V IR A a Stock ho lm , par exem ple. Les sys temes d'information a utomatises n'ont co nnu une la rge utilisa- ti o n que quand le public a pu les interroger par telepho ne, c'est-a -dire lo rsquc ces systemes sont devcnus acccssibles en li gne: cxe mple, M EDLIN E en 197 1. L'etape suiva nte a etc la crea tion de resea ux de communication te leph o nique tels que TYMNET, TELENET, SCANNET et EU RONET. G race a la transmiss ion par paquet, des gra ndcs qu a ntil es de donnees peuvc nt maintenant ctre transferees a gra nde distance pa r sa tellite, de ma niere rapide, fiable et econom iq ue. Les possibi lites offe rtes par les tele- communications o nt amcne a concentrer les bases de clonnees ex istantes clans des o rd inateurs a grandc puissance. Pa rmi les bases de donnees et sys tcmcs principaux sur o rclina tcur se rveur, o n peut ci t er : DAT ALOG (1 80 bases de donnees) , SOC (67), BRS (65), NLM (37) , ESA- IRS (36), DIMDI (32). QUESTEL (30) , D ATA-STA R (21) et MI C ( 10) (39). En 1983 ii ex ista it pres de 1845 bases de donnecs, dont 762 etai ent des bases de donnees bibli ograp hiques, et 1083 des bases dt: do nnees factuelles; 11 50 d'entre el les eta ie nt interrogeables en ligne ( 40). Hall e t Brow n ( 41) ont cs time a pres de 70 milli ons le nombre de references bibliographiques a insi access ibl es en 198 1. En octobre 1983, la Na1io11a / Library of Medicine offrai t 37 bases de don nees bibli ographiques et fac tue ll es, totalisant 7 milli ons de refere nces. A u cours des dix dern ieres a nrn'.:cs, le nombre de bases de donnees et leur utili sa ti o n ont considerablemcnt progresse. Les annuaires de la Na 1ional Library of Medicine do nne nt les chiffres sui va nt s e n ce qui conce rne les Eta ts-U ni s. 20 Nombre Nombre Annee d'interrogations de terminaux en ligne 1972 6 000 1975 400 000 400 1979 I 000 000 I 500 1982 2 000 000 2 000 De meme, DIMDI a assure 8 200 recherches en ligne en 1975 et 80 000 en 1983. Pour diverses raisons, c'est le systeme MEDLINE qui a la plus large extension mondiale : I. MED LINE est la version automatisee d'Jndex medicus, que l'on trouve dans de nombreuses bibliotheques du monde en tier; les bibliothecaires ainsi que les utilisateurs connaissent done bien les principes de ce systeme. 2. MEDLINE a ete le premier systeme a offrir un service d'information biomedicale accessible en ligne, et les centres MEDLARS existant dans plusieurs pays ont permis son developpement. 3. MEDLINE, qui beneficie du soutien du gouvernement americain, est moins couteux a utiliser que les systemes purement commerciaux. 4. MEDLINE, grace a son fonds bien equilibre d'environ 3 000 perio- diques traitant non seulement de recherche fondamentale, mais aussi de medecine clinique, y compris la stomatologie et les soins infirmiers, est en mesure d'interesser une large clientele. 5. MEDLINE se limite a une gamme plus limitee de periodiques impor- tants (3 000) que les Excerpta Medico (4 000) ou BIOSIS (8 000), ce qui donne a l'utilisateur de meilleures chances d'acceder aux donnees sources de la base. 6. Enfin , MEDLINE a ete constamment ameliore; en permettant des recherches avec des mots de commande de vocabulaire controle du thesau- rus (MeSH), conjointement a la langue naturelle , ii offre les avantages combines des deux techniques. Bien que MED LINE couvre des periodiques de 70 pays environ (dont 60% en langue anglaise) , ii ne s'agit pas reellement d'un systeme internatio- nal, mais d'un systeme americain prolonge a l'echelle mondiale . De ce fait, la litterature medicale americaine y occupe une part disproportionnee. Avantages et limitations des systemes d'information automatises Les possibilites d'interrogation en ligne rendent ces systemes particulie- rement seduisants. Premierement, le fa it d'obtenir une reponse rapide a la demande est un a vantage a la fois objectif et subjectif. Ensuite, la recherche en ligne permet d'etablir de tres vastes bases de donnees, sans renoncer a la fourniture selective de l'informa tion . La souplesse offerte par ces systemes 21 est aussi interessante pour l'utilisateur. Ce dernier peut se servir d'un voca- bulaire contr61e de descripteurs enumeres dans un thesaurus, avec divers degres de perfect ionnement. Dans certaines bases organisees selon une structure arboree. telle que MEDLINE, on peut identifier des termes qui incluent tous ceux figurant sous une rubrique donnee; DEUROPE, par exemple, permet d'extraire (' information relative a tous les pays europecns. L' utili sa teur peut aussi faire des recherches en langage naturel , en utilisant des mots du texte , ou utiliser des termes tronques, y compris unjeu donne de symboles, tels que MEDIC$ pour to utes les expressions commern;:ant par MEDIC. Dans unc telle serie , on trouve par exemple MEDICAID, MEDICAL, MEDICARE, MEDICATION et MEDICINE. En outre, ii est possible d'imprimer une ou plusieurs references cor- respondant au type d'information recherche et d'utili se r les mots cles atta- ches a ces references pour identifier les termes de recherche correspon- dants, qu i peuvent etre utilises pour des recherches ulterieures. Grace a la combinaison des avantages des vocabulaires de recherche interactive avec ('usage de la logique booleenne - c'est-a-dire liaison des termes de recherche entre eux par ET, OU ou NON - la recherche peut etre pro- gressivement ajustee aux besoins de l'utilisateur individuel. Les systemes automatises offrent d'autres avantages. Ainsi , par exemple, on peut avoir acces a de nombreuses bases de donnees differentes, ainsi qu'a des cata- logues bibliothecaires accessibles en ligne, depuis un terminal d'ordina- teur. La commande de documents peut aussi se faire en ligne a partir de ce dernier. Mais les systemes automatises actuels ont aussi leurs inconvenients . Premierement, les utilisateurs ne peuvent pas obtenir tous les docu- ments cites en reference dans leur recherche bibliographique . Le systeme Paperchase, actuellement a l'essai ( 42), grace auquel l'ut ilisateur rec;oit seu- lement la litterature disponible dans une bibliotheque donnee, represente une solution partielle. D 'a utre part, la majorite des systemes existants sont trop complexes pour etre utilises directement par la personne qui souhaite obtenir ('infor- mation. La plupart des recherches sont executees par des analystes spe- cialement formes. Cette delegation de la fonction recherche a des inter- mediaires fait que le potentiel du systeme n'est pas exploite au maximum si l'utilisateur final n'est pas lui aussi present au terminal (43) . D'autre part , pour citer un auteur:« Les bases de donnees informatisees se developpent plus vite que la capacite des utilisateurs a s'en servir» ( 44) . ll y a souvent recoupement entre les fonctions de ces bases de donnees, et done redondance des informations stockees. En fin, les serveurs ainsi que les bases de donnees elles-memes varient du point de vue de la couverture du sujet, de la st ructure d 'enregistrement , des elements d'information incl us et des pratiques de vocabulaire. Les systemes en ligne varient du poin t de vue des ordres de gestio n, des caracteristiques de recherche et des structures de sortie. Ces divergences representent une entra ve serieuse , et meme des specialistes qualifies de la recherche d'informa- tion ont des difficultes a utiliser au mieux des bases de donnees et systemes en ligne differents ( 43). 22 Bien que les systemes access ibles en ligne so ient indispensa bles pour les recherches co mplexes, et que !'inter rogation en ligne dans ce cas so il d'un cout avan tageux par rapport a la recherche man uell e, ces sys temes n'on t pas sup pla nte les syste mcs tradit ion nels de recherche de !' in for ma tion, ce pour deux raiso ns: d ' une part , les sys temes en ligne ne couvrent pas les o uvrages a nciens et sources a ut res 4uc les a rticl es de periodiques; d 'a utre pa rt , les recherches manuelles simples restent mo ins couteuses, et demeurent pos- sibles meme la' ou ii n 'existe pas de termina l. Act uell ement , seuls un petit no mbre d'ut ili sateurs font usage des sys- temes automatises, bic n que ce ta ux tende a augmente r. Aux Etats-Unis meme, de nom breux medecins ignore nt jusqu'a !'ex istence de MED LARS 0 . De fa it , les sys temes d'acces en li gne restent excl usiveme nt utili ses dans les pays en devel oppement et par les sc ien tifiques, ce qui ri sq ue d'elargir encore le fosse en tre pays deve loppes et pays en deve lo ppement , ains i que ce lui entre scie nce medica le et so ins de sa nte. Jusq u' ici !es syste mes d'information automatises relat ifs a la litterature et ceux a usa ge stati sti que se sont deve loppes se parement. Mais la techno- logie moderne permet deso rmais d'etablir des sys temes na tio naux d'infor- ma ti o n sa nitaire qui fo urni sse nt a la fo is des sta ti stiques nationa les sur la sa nte et des in for ma ti o ns sur la littera ture sa nita ire. Les problemes que pose la mi se en place de sys temes de ce ge nre ne sont manifes tement pas d'o rdre technique ma is pluto t orga nisat io nnel. Enfi n, !es sys temes au to ma ti ses, to ut en permettant d'acceder a la littera ture recherchee, ne peuvcnt eva luer la qua lite des docu ments a insi obtenus. C'est a l'homme qu'il inco mbera d 'eva luer !es refe rences pour retenir les 10% a 15% d ' in fo rmations utiles et impo rtantes. Tendances en matiere d'information et de communication JI n'est pas ques tio n ici de peindre un ta blea u de !'«e re de !'informa ti on» ve rs laque lle nous a llons, mais se ulement de mentio nner brievement quelques idees et princi pes qui po urraient jouer un ro le impo rta nt a l' ave nir. L'evolutio n commencee a u co urs des annees 70 se poursui vra. Les systemes au to ma ti ses d' in format io n bibliogra phique se multiplieront ct s'etendront a presque to ute la littera ture sc ientifique, y compris !es li vres et la «littera ture souterra ine» . L'usage des micro-ordinateurs favori se ra la crea- tion de bases de donnees locales et faci litera le traitement de !' in fo rmation a ce nivea u , ainsi que l'a uto mati sa tion des o perat ions de gestion interne des bibli o theques. On en arrivera a insi a des systemes integres information nel s et bibliothecaires. Les pro jets actuels concernant M ED LA RS III ( 45) sont des pro to types de systemes de ce ge nre. De nouveaux types de sys temes informatises se developperont. Ain si, par exe mple , des sys temes de recherche de donnees fac tuelles, permettant l'acces direc t a ce ll es-ci , completeront d'abord, puis remplacero nt , les a Colaainni , L.A. Mcmo ire presen tc a !"A telier inte rnati o na l MEOLA RS. Berne. 25-27 oc tobre 1983. 23 systemes actuels de recherche des documents. Certains systemes d'informa- tions factuelles, tels que TDB et RTECS, son t deja utilises en medecine. Les bases de co nna issa nces deviendront une forme p ra tique d'acces aux connaissa nces mises en memoire. La base de connaissances sur l'hepa tite de la National Library of Medicine peut etre utilisee en ligne . Ell e est hiera rchi- quement struct uree par sujet avec plusieurs nivea ux de deta il , et les connais- sances sur l'hepa tite a presenter sous forme condensee sont se lectionnees et actuali sees par des experts ( 46) . D'autres bases de connaissances sur les ulceres peptiques et la genetique huma ine commencent a etre deve lo ppees ( 45). Les sys temes experts, prem iers resultats des travaux sur !'intelligence art ificielle, representent une tenta tive po ur tra nsferer des connaissances spec ia li sees dans un progra mme, de maniere q ue l'o rdinateur puisse effica- cement utilise r !'information pour resoudre un probleme (47-49). Les sys- temes tels que MYCIN et INTERNIST-I doivent aider les medec ins a trancher des questions de diagnostic et de therapie. ll s sont destines a aider les medecins, sans etre a ppeles a les suppla nter. Alors que le volume de !'information continuera de croitre, la propor- ti o n d ' informatio n so us forme imprimee aura tendance a diminuer (50). La publication e lec tronique s'imposera grace a ses ava ntages : cout de plus en plus ra isonnable, transmission a gra nde vitesse et se lective de !'information. Co mme le dit un auteur en termes pittoresques : «II est moins cou teux d'envoyer un rayon lumineux da ns une fibre de verre que de tra nspo rter des to nnes de cellulose d'un po int a l'autre de la planete ; contrairement a u bois et a u petrole, la lumiere et le sable son t inepuisables» (51). Les premiers essais de revues elec troniques sont en co urs. Depuis I 983 , le periodique /R CS Medical Science, o utre sa version imprimee, est acces- sible en ligne sur BRS, et depuis 1984 su r DIMDI ; ii permet non seulement l'acces en ligne a u texte co mplet, ma is auss i !'ex tractio n de !'information. En li a nt directement les observa tio ns du lecteur a !'article d'origine, ii facilite a uss i la communication en tre a uteur et lecteur. Les revues access ibles en ligne s'adresseront ava nt tout aux scien tifiques. Po ur les autres lecteurs, tels que les medcc ins praticiens, la revue sur papier gardera encore lo ngtemps son interet. Les nouve ll es techn iques de telecommunication a·u ro nt un grand impact sur la diffusion de !' in format io n (52). Le co urrier elec tronique, les teleconferences (communications en tre individus avec traitement et recherche d'information a ides par ordi na teur, transmissio n de documents a gra nde vi tesse, projections graphiques, etc.), la television par cable, le tel e- tex te, la telecopie, les co mmunica ti o ns par sa tellite et d 'a utres techniques nouvelles, ame lioreront Jes communica tio ns informelles, tant entre Jes scien- tifiq ues eux-memes, qu'entre ce groupe et le reste de la societe . La technique du disque op tiq ue comprend a la fois le stockage et I 'extrac tio n de donnees graph iques sur videodi sque et le stockage d'informa- tions numeriques sur disque optique numerique. Ell e permettra d'ameliorer les systemcs d'acces en ligne en completant par des donnees graphiques les informations transmises en ligne. En outre, grace a la haute densite de stockage du disq ue ( I 00 000 pages environ sur les deux faces) ( 45), et 24 a ux poss ibi lites de transmiss ion elec tronique et de conve rsio n a d'autres suppo rts, ell e po urra it revo lutio nner le systeme de stockage et de fourniture des documents (53). Avec les no uve lles tec hniques de d isseminat io n, de stockage et d'ex trac- tion de !' informa ti o n , co mmunica ti o n scientifique deviendra sy no nyme de co mmunica tio n elec troniqu e (Fig. 5). Donnees p ri ma1res Producteur/ u t1l1sateur de l'rnfo r rna t1on sc1en t1f1que Fig 5 . Commun1cat1on electron 1que Stoc kage du doc ument (d1sque) Serveu r : ba ses Revue electron1que Serveur : bases Donnees prima1 res Producteur / util1sateur de l'rnfo rma t1on sc1en t1f1que Serveur cata logues de donnees factu elles de donnees b1 bl 109 ra ph1ques Bien que la tec hno logie a it le po tentiel de tra nsfo rmer la soc iete, «l'une des plus gra ves erreurs sera it de to mber da ns le «determinisme techno- logique", en d' a utres tcrmes de pa rti r du principe que !'evo lutio n future du mo nde se ra inexorablemcnt d ictec pa r la d yna mique toujo urs acce leree de !' innova tio n techno logiq ue,, (54). Le deve lo ppement econo miq ue, en fai t , est in se pa rable des facteu rs econom iques, po litiques, sociaux et a utres. La cro issa nce da ns le sec teur de !'i nfo rma tio n et de la commu nica ti o n a l'avenir dependra do ne de l'instau rat ion de conditions favora b les . « Les gouverne mcnts", demandc Anderla (cite da ns la refe rence 54), «pe uve nt-ils to lerer que des syste mes et reseaux automatises se deve loppent de ma niere a na rchique, sa ns a utre regle q ue ce lle de l' interet commercia l ? ... 25 Les ordinateurs ne remplaceront ce rtes pas , comme fournisseu rs d'in- formation, Jes etres humains, mais ceux-ci auront desormais de nouvelles taches. Il s gereront Jes techn iques nouvelles, extrairo nt et eva lueront Jes donnees et !'information et en fe ront des syntheses; on verra ainsi apparai tre de nouveaux groupes de professionnels de !'information. On peut se demander dans quelle mesure l'utilisa teur final peut recher- cher lui-meme son informa tion. Les vendeurs de systemes en ligne ont elabore un logicie l special qui facilite cette recherche a leur client. - Le Knowledge index de DIALOG/ Lockheed off re l'acces a 16 bases de d onnees, y compris MEDLIN E, au moyen de dix ordres, pour ordinateurs domestiques . - BRS/ After Dark est un systeme de recherche sur ordina teur domes- tique guide par menu , comprenant MEDLI NE , BIOSIS et HEAL TH, dans lequel l'utili sateur choisit dans un menu de programmes. - BRS/ Colleague Medical est un systeme guide par menu off rant aux abonnes une bibliotheque bibliographique biomedicale comprenant MED LINE, PRE-Med et HEAL TH, et une bibliotheque de textes complets de revues et ouvrages de reference biomedicaux. Ainsi par exemple, la bibliotheque medicale sur Jes soins critiques contient le texte complet de pres de 30 manuels majeurs traitant de cette ques- tion. Le texte complet de plusieurs revues medicales importantes telles que Lancet et New England Journal of Medicine sera aussi disponible . Un service particulierement novateur projete par le BRS est de transmettre illustrations et graphiques grace a un raccorde- ment videodisque. - BIOSIS a developpe le B-1-T-S (BIOSIS Information Transfer); Jes abonnes re9oivent Jes resultats des profits de diffusion selective d'information sur di sque ou sur bande pour creer leur propre base de donnees . II ya evidemment des personnes qui apprendront facilement a utiliser les systemes informatises. La majorite des utilisateurs cependant auront besoin de recevoir une formation pour pouvoir effectuer des recherches informatisees. L'information en economie - l'economie en information L ' importance croissante de !'information dans la societe moderne n 'est contestee par personne. La proportion de la population occupee a produire, a saisir, a stocker, a extraire , a gerer, a diffuser, a €:valuer et a commer- cialiser !' information, croit rapidement. Selon une elude, des 1970, plus de 50% de la population active aux Etats-Unis avait un travail se rapportant 26 a !'information (54); d'apres Denison ,« La croissance economique est impu- table pour pres des deux tiers a l'accroissement de la population active ainsi qu'a l'amelioration de sa competence et de son information» (3). L'information est une ressource qui, a la difference des au tres, est renouvelable et autoproduite, et gagne en valeur a etre consom mee. Elle est en fait une ressource strategique pour les pays developpes, car elle n ·est pas seulement une arme dans la concurrence economique, mais auss i dans la competition politique. Ainsi par exemple, dans des pays, ii existe des regles d'embargo interdisant de transmettre !'information a certains autres pays. Enfin, !'information est une source de profit et, dans Jes pays occidentaux, Jes groupes d'affaires s'interessent beaucoup au commerce de )'information . Par contre, les avantages apportes par l'information sont difficiles a quantifier. Ainsi , Dobrov (55) dit ace sujet : « Tres sou vent, ii est difficile de dire avec precision ce que nous apporte telle ou telle information; tout ce que nous savons c'est que nous perdons beaucoup a ne pas la recevoir a temps» . Utilisee efficacement, )' information permet une economie d'autres res- sources; ainsi par exemple, le fait de detenir une information sous la forme d'un resultat scientifique evite d'avoir a refaire l'experience. Le temps ainsi gagne peut etre consacre au travail d'innovation . L'information permet aussi de reduire le delai entre l'apparition d'une invention et sa mise en application pratique . Weiske (56) signale que 51 % des scientifiques ayant acces a des informations se lectives communiquees par ordinateur ont pu realiser des economies en temps de plus de 50% grace ace service; pour les 49% restants, cette economie de temps etait probable, mais plus difficilement demontrable. Dobrov (17) estime qu 'une economie de la moitie du temps actuellement passe a rechercher la litterature reviendrait a augmenter de 100 000 personnes l'effectif scientifique en URSS. Outre Jes economies ainsi realisees, !'information ameliore la qualite de la recherche, de la gestion et des soins de sante. En effet, dans ce domaine, la qualite des resultats depend de celle du personnel, laquelle est elle-meme fonction de leur education , de leur experience et de leurs connaissances. L'incidence d'une bonne information sur la qualite et les couts de la distribution des soins de sante a ete demon tree dans plusieurs etudes. Scura et Davidoff (57) ont constate que dans un echantillon aleatoire de 50 recherches de litterature (comprenant la fourniture de documents) liees a des cas, effec- tuees pour des medecins dans un h6pital universitaire , la prise en charge du patient avait ete modifiee dans 20% des cas. C'est la un taux eleve par rapport a celui ressortant d'autres etudes, lesquelles indiquaient que les tests en labo- ratoire n 'apportaient qu'un gain de 0, I% a 5%. Les medecins ont aussi declare que 86% de la litterature fournie contenaient des informations nouvelles . Par comparaison, on estimait que Jes examens radiographiques modifiaient le diagnostic du medecin dans les services d'urgence dans 90% des cas. Or, compare au cout d'un examen radiographique, le cout total des recherches informatisees, du temps de bibliothecaire et des photocopies etait bien infe- rieur. Ce resultat est confirme par d 'autres evaluations de programmes de bibliotheques medicates cliniques. Garfield (58) ci te la declaration d'un medecin : «J'ai constate que le fait d'acceder a !'article cle sur la question est tout aussi important que de disposer du rapport sur les tests de laboratoire». 27 D'autres etudes ont demontre que les info rma ti ons nouve lles, no ta mment ce lles re~ ues dans le cadre des progra mmes de fo rma tion perma nente, a me- lio rent la decisio n en ch imiot hera pie (59. 60) et la pra tique de tra nsfusio n (61), bien que !' im pac t de la for mat io n perma nente ne puisse pas to ujo urs etre de termine avec prec ision (62). Les methodcs de rec herche et de fo urniture de !'info rma ti on do ive nt etre efficaces si l'on ve ut que le b ilan cou t/avan tage de !' usage de !' infor ma- tio n so it avantageux. Ainsi , par exemple, l'au toma tisa tion des opera tions re la tives a !'informatio n et bib liotheca ires permet de fa ire des econo mies de ma in-d'a:uv re, de temps et d 'argen t, to ut en a meli o ra nt la qua lite des services. L'efficaci te de !'utilisa tion de !'i nform ation peut a uss i etre a melio- ree pa r la coopera ti on et le pa rtage des ressou rces. 28 2 La situation actuelle en Europe Les particularites de la Region europeenne Dans toute eva luatio n de la si tua tio n actuell e en matiere d'information sa nitaire et bio medica le en Europe , ii impo rte de so uligner certaines particu- larites de cette Region. I . Dans la plupart des pays europee ns, les biblio theques et systemes d'information sont bien deve loppes . Da ns plusieurs de ces pays, ii existe une so lide tradition nat io nale dans le domaine bibliothecaire, laquelle d'ailleurs peu t etre une entrave a la cooperation internat io na le. 2. L 'Eu ro pe peut et re divisee en plus ieurs groupes de nations: les pays industrialises a economie de marchc du nord et de l'oues t, les pays socia li stes industria lises de !'est, et les pays ma ins deve loppes du sud . II convient de note r en outre quc !es groupements econo miques tels que la Com mu nau te europeenne ct le Consei l d'assista nce economique mutuelle (CA EM) se sont dotes de reseaux et serv ices d'information propres (voir !es annexes 3 et 4) . 3. A l'interi eur de !'Europe, !'existence de plus de vingt la ngues diffe- rentes es t un obstacle a la communication scient ifiq ue. C'es t l'une des ra isons de !'absence Jc tout systeme d'information non a nglophone d' im- portancc internationale en Europe. Actue ll emen t, Jes docu ments en anglais son t bien sur en proport ion predominante dans la li ttcrature bi o medicale, mais des effo rts sont faits pour elargir la pa rt des aut res lang ues telles que le franc;:a is, et le russe, cc dernier eta nt la langue de tra vai l du CAEM . 4. Ma lgre son ni veau de devcloppemen t scie ntifique et industriel , )'Europe est en retard dans le secteu r de la technologie de !'information , surto ut dans son applicati o n , par rappo rt aux Eta ts-U nis. Ainsi, alors que !' utili sa tion des systemes en ligne aux Eta ts-Unis a progresse de 1500% entrc 1978 et 1982, le taux co rrespondant n'a ete que de 200% en Europe pour la meme periode (20). L'Europe est en fait dependa nte de !'utilisation des bases de donnecs biomed ica les bibliographiques america ines. 29 Le role des bibliotheques medicates (y compris la fourniture des documents) L' Europe est bien pourvue en bib liotheques medicalcs et en perso nne l bibliothecaire medica l qua lifi e. II n'y a en genera l pas de lacu nc en ce qu i concerne la fo urn itu re de documents. Presq ue to us les periodi ques peuvent etre o btenus, ma is !'acq uisit ion des livres no uvea ux et de la «litte rature souterra ine» pose certains problemes. Les fo urnit ures de documents se font surto ut a l' interieur d' un P?YS. La litterature des pays d'Europe orientale, par exe mple, es t d iffic ile a obtenir po ur un pays de l'o uest. Lorsqu ' une certa ine litterature n'est pas di spo nib le da ns un pays , des copies peuvent etre obtenues da ns un a utre pays par l' intermediai re d u se rvice in ternational de pret interbibliotheques. La British library Lending Division, par exemple, fo urn it 18% de ses copies a des bibliotheques d'a utres pays (63). II exis te des fo nds co nside- rab les de littera ture medicale a la Bibliotheque cent ra le de medecine de Cologne, a la Bibl iotheque medica le sc ient ifique cent ra le d 'Eta t de Mosco u, a u Centre biblio theca ire et de !'in fo rmatio n de l'lnstitut Ka rolinska de Stockh olm , a la Bibl io theque un ive rsitaire de Copenhague et a l' Institut superi eur de la sante de Ro me. Des exemples de cent res de fo urniture de documents sont le Centre natio na l de la recherche sc ientifique et l' Institut na tional de la sa nte et de la rec herche medica le (INS ERM ) en Fra nce, et Jes cent res VINITI et VNIIMI de Moscou . En Europe, les comma ndes de littera ture medica le peuvent se faire en ligne pa r l' in te rmedia ire d u se rvice au to ma ti se de dema nde de d ocuments de la British library Lending Division, du Cent re d'in fo rmation medica le de l'Institut Ka rolinska de Stockho lm, et du cen tre DIMDI de Cologne. Une cooperatio n internatio na le bibliotheca ire s'est insta uree entre les pays scan- d inaves sous la form e d u ca ta logue co llectif des periodiques, et entre les pays du CAEM avec le syste me MEDPERIODIK. L'orga nisa tion des services bibliothecaires medica ux va rie se lo n les pays , en fo nctio n de leur n iveau de developpement economique et d 'a utres fac teurs : 30 - po lit ique de !' informat io n pro mue pa r l' Eta t en France, en Repu- blique federa le d' Allemagne et da ns les pays d u CAEM (63); - bibli otheq ues med ica les centrales en Repu bliq ue federa le d ' Alle- magne, en Bulgarie, en Ho ngrie, en Po logne, en Tchecoslovaquie et en URSS, les memes fo ncti o ns eta nt assurees par les centres de documenta tion en Fra nce; - bibli otheques medica les regio nales ex istant en Republi q ue de mocra- tique a llema nde et en URSS , ou pa r endro its a u Royau me-Uni , et prev ues en F rance; - o rga nisa tio n des bi blio theques medica les en un resea u reponda nt a la structu re d u sys teme de sa nte publique et di rige pa r le ministere de la sante , comme dans les pays du CAEM et au Royaume- Uni (National Health Service); - developpemenl de la rnoperation entre bibliothequcs, comme po ur les lisles collec tive · de periodiques utilisees en I ta lie, en Scandinavic, en Suisse et da ns les pa ys du CAEM; li ste collect ive en lignc existant en Republique tcderale d' Allemagne et actuellement mise a u point en Fra'nce, en Suede et en Suisse. La qualite des bibliotheques medicales dans les pays europeens varie elle aussi. Alors que les bibli otheques cen t rales, les bibliotheques medicales des universites et ce ll es de grands insti tu ts de recherche son t richement dotees, les biblio theques des pet its hopitaux, lorsqu'elles existent, sont sou- vent tres mal pourvues. Dans ces petites bibliotheques, le manque de bibliothecaires est un prob le me serieux, car sa ns leur aide le medecin util isateur n 'est pas en mesure de beneficier de services tels q ue le pret interbibliotheques. C'est surtout en URSS et dans les autres pays du CAEM que les etablissements de soins ambulatoires sont equipes de leur propre bibliotheque. L'automatisat ion des opera tions bibliothecaires ne fait que commen- cer. La majorite des bibliotheques medicales reste du type classique, mais on y trouve souvent un personnel bibliothecaire particul ierement desireux d 'aider le personnel medical. II es t difficile d'eva luer dans quelle mesure les bibliotheques medicales on t aujourd'hui une politique active. Un nombre croissan t d'entre elles ont pu developper leur activite et sc va loriser en insta llant des terminau x informatiques. Dans les pays du CAEM, la fourn iture active d'information est une tache importa nte des centres d'information medicale qui, avec les biblio- theques med icales, forment un sys teme integre d'information sc ientifique en medec ine. Grace aux systemes automati ses qui ont rendu les docu- ments plus accessibles, la demande de fournit ures de documents a aug- mente en Europe ces dernieres annees. Les contraintes economiques obligent les bibliothecaires a reorganiser leurs se rvices a cette fin. L'eta- blissement de listes collectives et l'instauration d'une cooperation entre bibliothecaires illustrent la tendance actuelle au partage des ressources . Les bibliotheq ues doivent a ussi cooperer pour !'acquisition de litterature nouvelle et pour la constitu ti on des co llections les plus completes et les plus utiles. Les bibliotheques centrales ou centres de documentation se chargeront du service annexe important consistant a fournir des copies de la litterature qui existe seulement dans un pays a que lques exemplaires . Des plans ambitieux sont actuellement elabores pour la fourniture electro- nique de documents , mais les systemes de ce genre tels qu'ARTEMIS, ADONIS et APOLLO n'ont pas encore fait leur apparition dans les biblio- theques medicales europeennes. On trouvera ci-apres une liste des bases de donnees importantes en matiere de sa nte accessibles sur des se rveurs si tues en Europe, ou pouvant etre atte ints facilement depuis !'Europe : 31 Base de donnees MEDLARS/ MEDLINE EM BASE BIOSIS PASCAL ISi CA NC ER LIT CANCERNET TOXLINE HEALTH H EC LINET RES H US BIOETHICSLINE BIRD Serveur DIMDI (Republique fed era le d'Allemagne) DATA-STAR (Suisse), MIC (Suede) , NLM (directement ou par l'intermediaire de la lia ison BLAISE, Royaume-Uni), DIALOG et BRS (Etats-Unis) DIMDI, DATA-STAR, DIALOG DIMDI , DATA-START, ESA- IRS (ltalie), BRS, SDC, DIALOG T ELESYSTEMES QUESTEL (France), ESA-IRS DIMDI DIMDI , MIC, DATA-STAR , NLM QUESTEL DIMDI , MIC, NLM DIMDI, MIC, NLM DIMDI QUESTEL MIC, NLM G-CAM (France) L'acces aces systemes automatises se fait par des terminaux installes dans les bibliotheques medicales et ce ntres d'information tel s qu'IMA en France , DIMDI en Republique federal e d'Allemagne, DOKDI en Suisse, ou des terminaux de courtiers commerciau x en information . On peut estimer a 2 000 au moins le nombre de termina ux utili ses pour la recherche d'informa- tion biomedicale en Europe. La plupa rt des recherches sont executees par des intermediaires tels que bibliotheca ires, specialistes de !'information, biologistes et medecins, et no n pas par les utili sa teurs memes de !'informa- tio n. Le sys teme MIC off re aces dern iers, principalement !es internes hospi- ta liers , la possibilite de faire des recherches de nuit entre 19 heures et 7 heures du matin , grace a un systeme a ppele «MEDLINE by night». L'acces aux divers se rveurs ne pose pas de problemes techniques. Cependant , un utilisa- teur cffectuant une recherche rencontrera des problemes du fait des couts et des langages de commande differents entre systemes. L'utilisation des sys- temes bases dans la Communaute europeenne est faci litee par l'emploi d'un langage de commande commun . Actuellement, ce sont les bases de donnees bibliogra phiques america ines qu i sont !es plus largement uti li sees en medecine. Les grands systemes d' in for- mation auto matises europeens, Excerpta Mcdica et PASCAL, ne sont pas ac tuell ement des concurrents serieux; Excerpta Medica joue cependant un ro le important dans la fo urniture d ' in for matio n sur !es medicaments, a lors que PASCAL traite de litterature impo rtante en langue fra nc;:aise. Plusieurs bases de do nnees europeennes son t recemment devenues accessibles en ligne: PSYND EX, H EC LIN ET et ABDA sur DIMDI , CAN CERN ET sur QUESTEL, BIRD surG-CA M. En outre,SWEMED. PRIMLIN Eet TEDAB 32 sont actuellement essayes sur MIC. L'acces en ligne est prevu pour les bases de donnees du Department of Health and Social Security du Royaume-Uni. Parmi les systemes d'information automatises europeens hors ligne, on peut citer les systemes sovietiques ASSISTENT et OASNMI, et le systeme MEDIK sur MEDINFORM (CAEM). Certains pays ont de petits systemes d'information automatises hors ligne qui se limitent a un ou plusieurs themes precis et sont seulement deportee nationale. Dans !'ensemble, la litterature medicale en Europe n 'est pas aussi completement couverte par les systemes d'information automatises que celle des Etats-Unis. En effet, les grands systemes d'information automatises europeens visent soit le marche ameri- cain (Excerpta Medica), soit un marche exclusivement national (PASCAL). Les bases de donnees americaines ne repondent pas toujours aux besoins des systemes de sante europeens dans certains domaines : la base de donnees HEAL TH illustre ce probleme. La litterature medicale europeenne est seu- lement couverte systematiquement dans MEDIK et PSYNDEK. Le premier de ces systemes automatises traite des periodiques des pays du CAEM, et le second complete PSYCIN FO pour !es periodiques en langue allemande. La creation d'un nouveau grand systeme automatise qui concurrence !es systemes existants n 'est pas serieusement envisageable a l'heure actuelle. II est certes souhaitable que la litterature europeenne soit mieux representee dans Ies systemes americains, mais !'elaboration de systemes europeens a acces en ligne pour certains sujets serait une meilleure solution. Un premier objectif interessant pourrait etre decreer une base de donnees europeennes sur la sante publique. Elle devrait comprendre !es periodiques, la «litterature souterraine» liee a la sante et les projets de recherche en cours sur les services de sante. Information bibliographique traditionnelle sur la Iitterature L'information bibliographique traditionnelle reste tres importante pour de nombreux utilisateurs europeens. Com me sources imprimees, on peut citer: Current contents, Index medicus, Excerpta medica, Referativnij zurnal, Medi- cinskij refera tivnij furnal (MRZ), Bulletin signaletique, and the Zentralbliitter (Springer Verlag). Plusieurs de ces bibliographies ou revues de resumes ont pour les lecteurs l' interet d'etre redigees dans la langue nationale. Des sources secondaires d'information de ce genre, de portee nationale, regio- nale ou locale, existent dans de nombreux pays. Des specia listes de !'infor- mation, comprenant des medecins en URSS et dans !es autres pays socia- li stes, assurent la fourniture d'information non automatisee . Ces personnes font la syn these du contenu de la litterature, non seulement pour des enquetes, mais aussi pour !'usage de categories d'utilisateurs telles que gestionnaires et travailleurs de soins primaires . Utilisateurs de ('information biomedicale Chercheurs Les chercheurs sont en mesure d 'obtenir !'information dont ils ont besoin s'ils travaillent dans des universites medicales ou de grands instituts de recherche; ils ont alors acces a la litterature primaire telle que !es periodiques, 33 ainsi qu'aux systemes d'information automatises. II existe neanmoins des differences quanti tatives entre pays, liees au niveau de developpement relatif. Travailleurs de soins primaires Cette ca tegorie joue un role indispensable pour la realisa tion de la Sante pour tous. Actuellemcnt, elle ne m;oit pas l'i nforma tio n dont elle a besoin, tout en etant souvent submergee par d'innombrables publications, entre autres celles provenant de l'industri e pharmaceutique. Les systemes biblio- thecaires et d'information actue ls ne fournissent pas le genre d'information necessaire aux travailleurs de soins primaires. C'est ce qui explique que ces systemes soien t mal connus et peu utilises par eux . Des etudes fai tes dans plusieurs pays europeens indiquent que Jes travailleurs de soins de sante ne lisent regulierement que trois a six periodiques nationaux. En general, par com pa raison avec les scien tifiques, it s consomment peu de litterature scienti- fiq ue ( Fig. 6 ). Fig . 6 . Rapport inverse ent re l'utili sa tion de !'information scien t1fique et la respon sabil 1te en matiere de so1ns de sante. par ca tegories profess1onnelles Scientifiques Cliniciens Travailleurs de soins primaires Par cont re, les contacts entre co llegues et la participa tion a des reunions scientifiques, particulierement au niveau local, sont des sources d'informa- tion tres importantes pour cette categoric. En URSS et au Royaume-Uni, on donne beaucoup d'impo rtance a l'information qui lui es t destinee. Plusieurs etudes a ce sujet ont permis de tirer les conclusions ci-apres. 34 I. Etant donne !'importance de la formation medicate permanente pour la qualite des soins medicaux, elle ne peut etre simplement laissee a !'initiative individuelle du medecin. 2. Les travai lleu rs de soins primaires ont besoin d'avoir acces a une litterature scientifique adaptee specifiquement a leur cas. Ils doivent aussi obtenir les connaissances qu'ils recherchent sous une forme comprehensible. 3. Etant donne que les tra va illeurs de soins primaires ne vont pas jusqu'a la bibliotheque, c'est la bibliotheque qui doit veni r a leur rencontre. 4. La formation permanente qui , comme on l'a dit , es t indispensable pour ce groupe de medecins , doit etre presentee sous une formc adaptee a la personne a laquelle elle est destinee. Des efforts dans ce sens sont actuelle- ment menes en Republique federated' Allemagne , en France, en Republique democratique allemande, en Suisse et dans d'autres pays. 5. Les travailleurs de soins primaires ont besoin d'avoir des contacts avec leurs collegues d'autres secteurs. Le fosse existant entre les soins ambu- latoires et les soins hospitaliers doit etre comble. En Republique democra- tique allemande, on organise, pour entretenir ces contacts, des activites telles que les visites regulieres de groupe a des cliniques de formation medicate permanen te. Gestionnaires sanitaires L 'acquisition d'informations scientifiques est consideree com me d'interet mineur pour ce groupe , qui a par contre un grand besoin de statistiques sanitaires et d'informations de gestion. Cette categorie n 'uti lise pratique- ment pas !es bibliotheques et systemes d'information automatises, lesquels ne repondent d'ailleurs pas a leurs besoins particuliers. Actuellement, les services d'information sanitaire nationale existants ne fournissent pas la vaste gamme d'informations sanitaires et biomedicales necessaires; ils ne tiennent pas non plus suffisamment compte de la litterature scientifique. On a obtenu de bons resultats avec des services d'information specialisee pour les gestionnaires en Republique democratique allemande, en URSS et au Royaume-Uni. En Republique federate d'Allemagne , !es systemes IDIS et HECLINET diffusent aussi des informations utiles pour la gestion . Personnels paramedicaux L'information et la documentation accessibles a cette categorie 0 , qui joue un role important dans l'equipe de soins de sante , proviennent souvent d'autres sources que celles destinees aux medecins (bibliotheques d'ecoles d'infirmieres et de sages-femmes, ou revues specialisees par exemple), et sont dans beaucoup de cas nettement moins developpees. On ne saurait trop insister cependant sur !'importance d'une formation permanente reguliere et a Les i: tudes limiti:es faites dans lcs pays visiti:s n'incluaient pas d'enquete particuliere sur les problemes de documentation et d'in fo rmation du personnel paramedical. 35 specifique pour ces groupes, et sur la necessite de les encourager a rechercher et a utiliser eux-memes !'infor mation. Tout en reconnaissant que les medecins ont un role a jouer dans cette tache , ii faut souligner que les dirigeants de ces groupes ont aussi pour responsabilite de veiller ace qu'ils puissent acceder a !'information et l'utiliser. Les informations specialisees provenant des congres sur les soins infirmiers ou sur des aspects connexes des soins de sante ne concernent pas seulement les infirmieres , mais aussi les autres groupes, y compris les medecins, et ii faudrait veiller ace qu'elles soient mieux exploitees. Les autres systemes d'information medicale Information sanitaire L'information sanitaire sous la forme de statistiques sanitaires et !'informa- tion sur la litterature sont deux domaines dist incts dans les pays europeens. La litterature medicale n'est done pas actuellement prise en compte dans !es systemes nationaux d'information sanitaire. Ces systemes sont relativement developpes dans la plupart des pays europeens. Etant donne qu'ils sont examines dans d'autres publications (64- 69), seuls quelques points seront brievement mentionnes ici . Materiaux audiovisuels et films Ceux-ci ont une place incontestable et inconstee, particulierement dans la formation des etudiants en medecine et la formation de troisieme cycle de jeunes medecins. Ils ne remplacent pas, mais completent la litterature scienti- fique. Ils sont aussi tres utiles pour dispenser !'education sanitaire au pres du grand public . Le fait qu'ils soient catalogues au niveau central dans des pays tels que la France, la Republique democrat ique allemande, la Republique federale d'Allemagne et le Royaume-Uni, evite les travaux redondants et facilite leur large utili sation , laquelle , compte tenu des obstacles linguis- tiques , est cependant limitee a la sphere nationale . Ces materiaux devraient etre catalogues et utili ses dans les bibliotheques medicales . Medias Les medias, s'ils sont utilises pour diffuse r !'information medicale s'adressant au grand public, le son t tres peu pour la dissemination d'informations scienti- fiques aupres de la profession medicale en Europe. Des quotidiens medico- scientifiques existent en France, en Republique federale d' Allemagne et en Italie. Bien que le British Medical Journal soit appele journal, ii s'agit en fait d'une revue technique. Jusqu'ici, la television a ete peu utilisee pour la formation medicale permanente, sauf en France et en lta lie. L' utilisation des recepteurs domes- tiques a cette fin pourrait se repandre avec les systemes de teletexte et d'ordi- nateurs domestiques qui acheminent !'information specialisee a domicile. Information sur les medicaments L'usage correct des med icaments est evidemment tres important pour Ia medecine et les soi ns de sante. Cct aspect a en outre des incidences sur le cout des systemes de sante publique. Dans les pays ou les medicaments sont 36 produits par l'industrie privee , les medecins sont submerges de documenta- tion pharmaceutique. Outre la publicite qu'elle fait dans les publications sc ientifiques, l'industrie pharmaceutique produit une quantite enorme de «litterature souterraine» et envoie des representants aupres des medecins. Le medecin individue l ne peut pas fai re face a cette surabondance d'informa- tion; les systemes d'extraction de l'infor mation ne lui sont pas d'une grande utilite s' ils ne comportent pas un filtrage de qualite. Au Royaume-Uni, ii existe des comi tes de pharmacologie et de therapeu- tique , et des centres d'information regionaux sur les medica ments, qui conseillent les medecins a ce sujet. En France, !'Union nationale des asso- ciations de for mation medicate conti nue (UNAFORMEC), dans le cadre de la formation medica te permanente, effec tue des eva lua tio ns critiques des medica ments, independan tes de l'industrie pha rmaceutique. La mesure de la consommation de medicaments est aussi importante pour la politique de so ins de sa nte . En ltali e, ii est prevu de mesurer cette consommation par lecture automatique du code a barres sur les emballages de medicaments . Au Ro ya ume-Uni , les ordinateu rs so nt utilises pour ana lyser les pratiques de presc riptio ns dans differentes regions. L'information ra pide sur les reac- tions defavorables est un as pect ca pital du contr6le des med ica ments . Au Royaume-U ni, cependant, les medecins sont censes signale r volontairement les cas de reactions defavorables, mais montrent peu d'empressement a le faire. 37 3 Etude de la situation dans certains pays Republique f ederale d' Allemagne Bibliotheques medicales La Republique federale d' Allemagne compte un grand nombre de biblio- theques medicales, dont la plus importante est la Bibliotheque centrale de medecine de Cologne. Etant integrees au systeme bibliothecaire national, elles ne forment pas un reseau distinct administre centralement. Cependant, le groupe de travail des bibliotheques medicales a pour tache de promouvoir la cooperation entre elles. II existe deux categories de bibliotheques qui ont des structures diffe- rentes ( 70, 71) . D'un cote, le systeme bibliothecaire general est decentralise . Les bibliotheques des universites et hopitaux sont autonomes. Ces der- nieres varient considerablement de par leur importance et leur taille, mais chaque hopital universitaire doit en avoir une. Les ressources des biblio- theques decentralisees sont utilisees efficacement grace a un service de pret rigoureusement reglemente aux niveaux regional , interregional et inter- national. Ce service exploite notamment sept catalogues regionaux centraux, ainsi que la banque de donnees des periodiques (ZDB) de la Staatsbibliothek Preussischer Kulturbesitz de Berlin (Ouest). La ZDB permet de localiser plus de 340 000 articles dans tous !es domaines disponibles, sur microfiches ou accessib les en ligne. Les bibliotheques cooperent lorsqu'il s'agit d'acquerir de la litterature sur des sujets tres importants ou specialises. De l'autre cote, !es bibliotheques specialisees sont organisees de maniere centralisee . Ces bibliotheques, telles que la Bibliotheque centrale de medecine de Cologne, jouent un role croissant, particulierement dans le cadre des systemes documentaires . La Senckebergische Bibliothek de Francfort-sur-le- Main, pour la litterature biologique, occupe egalement une position impor- tante . Contrairement aux bibliotheques du systeme genera l, celles du secteur specia lise n'ont pas jusqu'ici souffert des coupes budgetaires. Bib/iotheque centra/e de medecine (ZBM), Cologne Cette bibliotheque a un fonds de 600 000 volumes et 6 600 periodiques en cours. Elle rassemble diverses categories de litterature monographique : 39 - toute la litterature medicale en langue allemande; - la litterature importante en langue angla ise; - des ouvrages faisant reference dans d'autres langues europeennes; - des memoires; - des rapports; - toute la litterature de l'OMS. La Bibliotheque centrale collecte les periodiques les plus souvent cites par les systemes automat ises MED LARS et Excerpta Medica . En 1983, cette bibliotheque a rei;u 205 163 demandes de prets locaux (dont 2, I% d'inexecu- tes) et 269 714 demandes de prets interbibliotheques (dont 8,0% d'inexecu- tes). Les prets interbibliotheques se subdivisaien t comme suit : - 160 064 demandes par l'intermediaire du service national de pret gratuit; - 13 528 demandes par l'intermediaire du service de pret international; - 96 122 demandes directes contre retribution . La Bibliotheque centrale applique le systeme de classification NLM. Un terminal appartenant a la bibliotheque est utilise pour quelque I 100 recherches annue lles sur DIMDI, et souvent aussi pour des demandes biblio- graph iques. Niedersiichsische Staats- und Universitiitsbib/iothek, Gottingen Cette bibliotheque a pl usieurs fonctions. Elle gere le cata logue cen tral de Basse-Saxe, a insi que les catalogues de la Bibliotheque universitaire centra le et de la bibliotheque de l'Academie des sciences. Ces catalogues sont acces- sib les sur microfiches ou en ligne. La Bibliotheque departementale de medecine a un fonds de 120 000 ouvrages et I 100 periodiques en cours de litterature medicale recente . Mais une au tre partie de la documentation medicate (II 8 000 ouvrages et I 073 periodiques en cours) est detenue dans d'autres endroits; etant acquis sepa- rement, ii est administre par d'autres personnels. En ce qui concerne les materiaux audiovisuels et microfiches, ils sont rarement utilises pour com- muniquer !'information . La Bibliotheque departementale de medecine effectue des interroga- tions en ligne sur DIMDI. En 1982, ii ya eu 1091 recherches, dont 9% faites par des professeurs, 44% par du personnel scientifique, 38% par des etu- diants et 9% par d'autres utilisateurs. Par ordre de frequence decroissante, les systemes les plus utilises sont MED LARS , Excerpta Medica et BIOS IS. Gesamthochschulbib/iothek, Essen Cette bibliotheque moderne se compose d'un bureau central et de cinq biblio- theques specialisees. La bibliotheque specialisee de medecine reside dans la clinique universita ire et a un fonds de 1200 periodiques medica ux en cours. Le bureau central acquiert la litterature et la catalogue sur microfiche . La litte- rature de l'OMS et les memoires ne sont que rarement consultes. La biblio- theque specialisee de medecine effectue environ 300 recherches en ligne par an sur DIMDI , dont 40% environ pour des utilisateurs exterieurs a la clinique. 40 Informat ion bibliographique Conformement au programme gouvernementa l pour !'information et la documentation , !'infor mation scientifique en Republique fed erale d' Alle- magne a ete o rganisee dans le cadre de systemes d'information specia li ses . Le systeme d 'i nfo rma tion specia lise I couvre la medecine, la biologie, la mede- cine socia le, la medecine du sport , l'oncologie et la medecine veterinaire ; le Centre d'in fo rma tion special ise est DIMDI (Cologne), qui a ete cree en 1969 et es t de ve nu access ible en ligne en 1974. Chaque sec teur dispose d'autres ce ntres d ' info rmatio n. DIM DI comprend ac tuellement 32 bases de donnees, ce qui en fait le plus impo rtant se rveur po ur !'info rmation biomedica le da ns !es pa ys de la Communaute euro peenne. En 1983, ii a ete execute envi ro n 80 000 interrogations en ligne, so it 20% de plus qu'en 1982. Di x pour cent de ces recherches etaie nt fa ites a u Centre DIM DI meme. La base de donnees la plus couramment interrogee est MEDLIN E. Les utili sa teurs, pour 60%, viennent de Republique federale d ' Allemagne; il s accedent au systeme pa r plusieurs centa ines de terminaux. Le systeme d'in for mation speciali se vise a integrer !es differents types d'activites d'info rma tion en appliquant des techniques d'exploitation uni- fo rme pour tous les systemes info rmatiques: le logiciel GRIPS, mis au point et exploite pa r DIMDI. Le systeme PSYND EX, qui scrute et evalue 150 perio- diques dans !es pays germanophones, vient completer le systeme PSYCINFO. II est prevu d 'etablir un complement semblable pour BIOSIS. D'autres systemes importants d'info rma tion biomedica le en Republique federale d' Allemagne sont passes en revue ci-apres. HECLINET La base de donnees H EC LIN ET fourni t des info rmations sur la litterature concernant la sante publique, !es so ins de sante et la gestion des h6pitau x. Ce systeme a ete elabore par plusieurs o rga nismes : l'Institut hospitalier a llemand (OKI) a Di.isse ldorf, l'I nstitut pour la construction hospita liere (IFK)a Berlin (Ouest) , le OSI a Copenhague, !'BIG a Vienne, le SKI a Aarau, le SPR I a Stockholm, et le CMW a Va rsovie. Environ 400 periodiques et autres documents sont indexes, y compris la litterature de !'OMS et des periodiques d'architecture et d 'economie. La littera ture clinique indexee pour MEDLARS n'est pas comprise dans ce systeme. C haque a nnee, plus de 4 500 a rticles sont indexes. Les o rganismes part icipants, a savoir surtout le OKI et l' IFK , fo urnissent !es a rticles; ceux en langues ang la ise et all emande sont acceptes tels quels, ce ux rediges dans d'autres langues sont traduits en a llemand . Chaque article est indexe confor- mement aux termes fi gurant da ns le thesaurus Hospital Care, qui compte I 100 descripteurs et 3 000 termes apparentes. Ce thesaurus se ra auss i publie en angla is et en fran~a is. Trente pour cent des a rt icles indexes sont resumes, ce rta ins en angla is. Tous !es a rticles indexes sont co llectes et mis sur bande magnetique a l'institut I FK. Les info rmations recueillies dans le systeme HECLIN ET sont utili sees de plusieurs ma nieres. Une pa rtie est publiee bimensuellement dans le bulletin Informationsdienst Krankenhauswesen. La base de donnees H ECLIN ET est uti lisee po ur !es recherches informa tiques. En 1982, I 240 recherches ont ete 41 fa ites sur l'o rdina teur a D usse ldo rf et a Berlin (Ouest). Les 55 000 references mises en memoire depu is 1969 sont maintena nt accessibles en ligne sur D IMDI. Les o rganismes cooperants d'Aara u et de Copen hague, cependa nt, re9oivent H EC LIN ET sur bande magnetique pour l'utilise r sur leurs propres ordina teurs. H ECLIN ET sert aussi pour la fo urniture des docu ments. C haque a rticle indexe peut etre ob tenu sur microfiches pa r les orga nismes cooperants. En principe, to us les documents indexes sont d isponib les. l nstitut de documentation et d'information sur la medecine socia/e et /es services de sante publique (I DIS), Bielefe ld C haque a nnee, l'IDIS sc ru te, indexe ou abrege 20 000 a rticles de 800 perio- diques a insi que I 500 refe rences de monogra phies, de publicat ions de l'OMS et de «litterature so uterra ine», en vue de re pertorier !' in fo rmatio n re lative a la medec ine socia le, a la medecine du trava il et a ux services de sante publique. La desc ript ion bibliogra phique de chaque a rticle dans le ca ta logue est donnee da ns la la ngue d'o rigine. Le ca ta logue a son pro pre thesaurus de termes d ' indexage en a llemand , avec 3 800 desc ripteurs et 2 500 termes a ppa rentes. Si x a douze desc ripteurs so nt a ttribues a chaque a rticle. Po ur pres de 50% des documents du cata- logue, ii exi ste un resume, qui a ete redige par !'auteur. Quarante-cinq pour cent des resumes sont en la ngue a llema nde, 50% en anglais et 5% en fra n9a is. Les donnees stockees sur ba nde magnetique sont transferees sur micro- fi ches po ur le cata logue IDIS-MICRODOC. Ce ca talogue imprime es t des tine aux recherches manuelles. Un sys teme de permutation circula ire de termes d'index tel que K WOC (Keys-words Out of Content) , da ns lequel les mots cles appa raissen t a di ffe rents endroits et sous differentes fo rmes dans le titre, co mbine avec !es principa ux descripteurs, permet de lier entre eux plusieurs termes de recherche. A l'a venir , la base de donnees de l'IDIS sera accessible sur le se rve ur DIMDI. Une pa rti e de cette base de donnees bibliographiques peut ma intena nt etre obtenue so us le nom de IDIS-SOM ED-A a l'IDIS . Le fo nds de base, acheve en I 983, comptc 33 000 publica tions des a nnees 1978-1 982 sur la medecine du travail et Jes discip lines appa rentees. Depuis 1984. on ajo ute a nnuellement quelque 5 500 refe rences pour mettre a jour la base de donnees. 42 Le sys teme !DIS prod uit actuellement les bulletins de resumes ci-a pres: - Dokumentation Arbeitzmedizin (Documenta tio n sur la medecine du trava il ) : enviro n 2 000 resumes sur la medecine du trava il par an ; - Dokumentation Gefiihrdung durch Alkoho/, Rauchen, Drogen, Arznei- millel: 800 resumes sur Jes problemes de dependa nce par a n; - Dokumentation lmpfschiiden lmpfe rfo lge: enviro n 200 resumes sur les problemes de vaccination pa r an; - Dokumentation Medizin im Umweltschutz: enviro n 800 resumes sur !'hygiene du milieu par an; - Dokumentation Sozialmedizin, offentlicher Gesundheitsdienst, Arbeits- medizin : enviro n I 600 resumes sur la medecine sociale, les so ins de sa nte publique et la medecine du travail par a n. En out re, l'IDIS publie a titre irregulier des informations sur des questions particulieres. Le systeme d'information IDIS fou rnit aussi des copies de toutes lcs sources primaires referencees. CANCERNET, Centre al/emand de recherche sur le cancer (DK FZ), Heidelberg Le syste me d'information CAN CE RN ET a ete etab li en 1969 par le DKFZ en cooperation· avec l'lnstitut franyais Gustave Roussy. Jusq u'en 1976, ii etait appe le SABIR-C. Le nouveau nom qu i lui a ete attribue sou ligne le caractere interna ti onal de la base de donnees, et le fa it que des centres de recherche oncologique de Hongrie, d'Italie, du Japon, de Pologne et de Yougoslavie sont desormais associes au systeme. Chaque institut participant indexe la littera ture oncologiq ue de son pays pour la base de donnees. Actuellement , CANCERNET co mpte 180 000 references, dont 70% en anglais. Chaque annee, ii est ajoute 12 000 articles de I 100 periodiques biomedicaux; 5% des rubriques proviennent de livres et de theses . L'o rigine des a rticles de periodiques indexes se repartit comme suit: Etats-Unis 43%, France I 2%, Republique federale d'Allemagne 11 % et Roya ume-Uni 7%. Le thesaurus de termes d'index es t red ige en anglais, en franyais et en allemand. II compte 5 700 termes princi paux et 15 000 termes secondaires. Recemment, des versions dans d'autres langues en ont ete publiees. Les pays participants reyoivent la base de don nees sur bande magnetique. CANCERNETest aussi accessible pour des recherches en ligne sur TELESYSTEMES-QUESTEL a Paris. Le Centre a ll emand de recherche sur le cancer execute des recherches en ligne sur son propre o rdinateur, bien que des bandes magnetiques de CAN CERN ET puissent aussi etre exploitees sur le se rveur DIMDI. D'autres bases de donnees de DIM DI sont aussi interrogees en ligne. En 1982, I 182 recherches automatisees ont ete faites, dont 320 dans MEDLINE sur DI MDI, 161 dans CANCERNET et 126 dans CANCERLIT sur DIMDI. Le systeme de resumes Springer Les edit ions Springer publient des revues de resumes, sur les principales disciplines cliniques . Chaque an nee paraissent environ I 00 000 resumes tires de 2 000 periodiques. Chaque volume contient des index par auteur et par sujet en allemand . Bien que par le passe ces resumes aient ete exclusivement rediges en allemand, un nombre de plus en plus grand est desormais publie en angla is. Utilisateurs de !'information biomedicale En general, les travai ll eurs de recherche se servent des sys temes d'informa- tion existants pour trouver !'information dont ils ont besoin . Comme dans les autres pays, les travai ll eurs de soins de sante primaires, pour leur part , font un usage beauco up plus restreint de la litterature, des bibliotheques et des systemes documenta ires automatises. Malgre !'importance , demontree par des etudes recentes, de la litterature com me source d'information pour la formation medicale permanente , les travailleurs n'appartena nt pas aux milieux universitaires se Ii mi tent aux publications specialisees en a llemand, pour des raisons d'ordre linguistique. 43 Tout en etant consideree com me un devoir impose par l'ethique profes- sionnelle, la formation medicale permanente n 'est ni obligatoire, ni controlee. Les organisations professionnelles medicales off rent des activites de cette nature, telles que cours , reunions scientifiques et congres; elles s'efforcent en outre d'ameliorer cette formation en perfectionnant les methodes d'en- seignement. Les aides audiovisuelles, les films et videodisques et autres methodes, jouent par contre un role mineur. L' Association nationale des medecins allemands (Bundesiirztekammer) a un cata logue de films medi- caux. Ence qui concerne les administrateurs de services de soins de sante, ii n'a pas ete possible d'obtenir de renseignements sur leurs besoins d'in- format io n; ii semble cependant que les services d'information de l'IDIS et de l'lnstitut hospitalier allemand soient en mesure d'y repondre dans une large mesure. En tant que service special, l'lnstitut hospitalier allemand publie une liste mensuelle des sommaires des revues sur la gestion des services de sante. Les infirmieres, quanta elles, ont acces a leurs propres sources de litterature. Enfin, ii n'existe pas de formation systematique des utilisateurs finals. Bulgarie Bibliotheques medicates Le systeme de bibliotheques medicales de la Republique populaire de Bulgarie en comprend une centaine, coiffees par la Bibliotheque medicale centrale de I' Academie de medecine . Les plus importantes sont situees dans les cinq facultes de medecine, les vingt-deux instituts de recherche de I' Academie de medecine et !es dix-neuf hopitaux de district. Ce reseau detient au total plus de 650 000 ouvrages et 3 467 periodiques; a elle seule, la Bibliotheque medicale centrale a un fonds d'environ 200 000 ouvrages et I 340 periodiques en cours. La Bibliotheque medicale centrale gere et coordonne !es travaux des bibliotheques decentrali sees, importe la litterature etrangere et localise !es livres et revues medicaux dans le pays . Les utilisateurs peuvent obtenir la litterature par le service de pret interbibliotheques et sous forme de copies. La Bibliotheque medicale centrale rassemble aussi des rapports sur les voyages d'etudes et congres, les memoires, la documentation de !'OMS et !es traductions. De la litterature medicale est aussi disponible a la Bibliotheque nationale de Sofia, qui pub lie le catalogue central de monographies et periodiques. Information bibliographique L'uti li sation des systemes automat ises tend a se repandre depuis quelques annees. L'lnstitut central pour !'information scientifique et technique de Sofia rer;oit des bandes magnetiques provenant des grandes bases de donnees internationales. Ces bandes sont utilisees pour la diffusion selective de !'information et pour les recherches en ligne. II est prevu de mettre en place un reseau de terminaux informatiques. Les bases de donnees importantes dans le domaine medical sont : 44 - BIOSIS , utili see pour environ 220 profils de diffusion se lective et 400 recherches retrospectives en 1982; - INIS , utili see pour 160 profils de diffusion se lective et environ 20 recherches en 1982; - COMPENDEX, utilisee pour 17 profils de diffusion selective et 2 recherches en 1982; - INSPEC , CIS, AGRIS , CPI, MSIS et NIR . Les recherches sont faites avec !'aide de la base de donnees MEDIK sur MED IN FORM. Les methodes tradition nelles de diffusion de l'informat ion jouent aussi un role important dans !'informa tion des scientifiques et medecins . Elles ont notamment l'avantage, dans ce rtains cas, de resoudre le probleme linguistique. Le Centre d'information medicale scientifique (CNI MZ) de I' Academie de medecine fournit des informations sur la medecine et la sante publique. II publie: - des bulletins generaux contenant des resumes de la litterature inter- nationale , et d'enquetes et de rapports, a !'intention des medecins, dentistes, pharmaciens et autres travailleurs de sa nte ; - des bulletins speciaux contenant principalement des resumes de la litterature internati ona le dans 18 di sciplines medica les ; - des enquetes en tant que publications originales. Des «resumes de la litterat ure medicale scientifique bulgare » sont pro- duits pour Jes utilisateurs etrangers. En outre, le CNIMZ resume lcs rapports de litterature internationale, et d 'autres types de documents, a !'intention des administrateurs superieurs du service de sante. Le centre publie ces resumes dans un document d'informa- tion condensee des tinee aux gestionnaires, ainsi que des etudes et enquetes sur Jes systemes de soins de sa nte des autres pays et des informations detaillees sur les statistiques concernant ces sys temes . Des informations sont egalement fournies a ce groupe par l'intermediaire de plusieurs systemes automatises : - ESKOM, qui donne des rense ignements sur Jes voyages d'etudes a l'etranger et leur evaluation; - AIS HORIZONT, qui con tient des donnees sur le developpement, sur les programmes et sur les operations de gestion dans les pays en developpement, et 7 500 resumes en langue bulgarc, utilises pour la diffusion selective d'information et les recherches; - AIS SIRENA, qui sui t les projets de recherche med icate prevus et realises en Bulgarie , et utilise ('information pour la diffusion selec- tive d'information et les recherches. 45 Utilisateurs de l'information biomedicale Les chercheurs, en general, obtiennent !' infor ma tion dont its o nt besoin . En ce qu i conce rne les travai lleurs de soi ns pri ma ires, a cause d'obs1acles linguistiques, ils const iltent tres pe u la li tterature in ternat io na !e sous sa forme o rigina te, mais il s ont acces a des info rmations sur cette littera ture pa r l' intermedia ire des nom bre uses publica ti ons de resumes en la ngue bulgare. Ces pub lica tions sont adaptees a leurs besoins et peuvent servi r a la fo is pour les cours o rganises et pour la for mation medica le pe rmanen te. Les publica tions de resumes sont ega lement utiles pour les gestionna ires sa nitai res . Le CNIM Z a mis au po in t des services d 'in fo rma tion specifique- ment ada ptes a leurs besoins. En genera l, les personnels paramedica ux rec;:o ivent leur infor mation d'a utres sources , ma is le CNIMZ publie a ussi un bulletin special d ' in fo rmation s'adressa nt a eux . Certa ins medeci ns peuvent apprendre a utili ser tes systemes d' info rmat ion en sui va nt des cours, et peuvent recevoir le titre de medecins specia li ses pour l'informatio n et la documentation medica te a pres avoir rec;:u une fo rmation pa rti culi ere. Les publ ica tions de l'OMS sont frequemment util isees en Republique po pula ire de Bulga rie. Cette littera tu re est deposee a la Biblio theque med i- ca te ce ntra le, ou les interesses peuvent en obtenir des copies . En o utre, la littera ture de l'OMS es t regulierement indexee et resumee, et divers bulletins d 'info rmation rense ignent les lecteurs sur son contenu . Les bibliothecaires etra nge rs peuvent recevoir une fo rma tion a la Biblio- theque medicate cent ra le. Danemark Bibliotheques medicates II n'exi ste pas a u Da nema rk de systeme bi bliothecaire medical unifi e; la bibliotheque de l'Universite, Departement 2 (UB2), fait fonction de biblio- theque medica te centra le ( 72). La seule fo rme de cooperation entre tes biblio- theques est le pret interbibliotheques. Les nouve lles acqu is itions en littera ture etra nge re sont refe rencees pa r la Bibl io theque roya le O U par le systeme suedois LIBRIS . Bio-Med, li ste collective de periodiques de Scandi na vie, est produite pa r le Centre bibliothecaire et d ' info rma tion de l'lnstitut Karolinska de Stockholm. Les biblio theques medica tes principales du pays sont la biblio- theque universita ire de Copenhague, la biblio theque d'Etat d'Aa rhus et la bibliotheque uni ve rsita ire d 'Odense. Ces bibliotheques co uvrent ce rtaines regions du Danema rk pour tes interroga tions en ligne. II existe a ussi des bibliotheques medica tes dans les h6pitaux, dont 25 environ fo nctionnent a plein temps; tous les hopita ux ce penda nt n'on t pas leur bibliotheque. Ces bib liotheques sont tres va ria bles du po int de vue de leur effi cacite. Le Da ne- ma rk eta nt un petit pays, l'acces des trois gra ndes bibliotheques medicates est ouve rt a toute personne. Les instituts de recherche et societes pha rmaceu- tiques di sposent aussi de bibliotheques bien dotees . Le Conse il consultati f national pour les bibliotheques de recherche au Danema rk est un o rga ne pla nificateur, consulta tif et coordonna teur pour ces bibliotheques. II existe un groupe special qui entreprend d'etablir des contacts entre bibliothecaires. 46 Les coupes budgetaires , probleme qui se pose pour toutes !es biblio- thequ es, tendent a limiter les acquisitions de litterature et entra inen t des compressions de personnel. Bibliotheque universitaire de Copenhague (Departement scien tifique et medical) Cette bibliotheque a un fo nds d'environ 500 000 ou vrages, et de 8 500 publications peri odiques , y compris 5 000 a 6 000 periodiques bio medicaux . On y t rouve au·ssi des theses, quelques volumes de «litterature souterraine », des rapports commandes aupres du BLLD, des matcriaux audiovisuels en petite quantite; la bibliotheque ne detient pas, par contre , de microfiches. Quarante po ur cent des utilisateurs de cette bibliot heque appart iennent a l'U ni vers ite de Cope nh ague , un au tre groupe de 40% vien t d'autres bib li o- theques. Quatre-vingts pour cent des commandes ont trait a des periodiques. Les deux tiers de ces commandes peuvent etre satisfa ites loca lement ; pour le ti ers restant, o n fait a ppel a d'autres bibliotheques scand inaves, ou au BLLD O U a la Bibliotheque du Congres. Pres de 2 500 periodiques sont acquis par echa nge. La bib liotheq ue a deux terminaux d'ordinateurs pou r !es recherches en ligne su r des serveurs tels que MI C et DIMDI. MEDLINE est utili se pour 800 recherches par an, et Excerpta Medica, BIOSI S, SC I et CAS pour environ 400. Quelques profi ls de diffusion selecti ve d'info rma tion (SD I) provenant d'EPOS/VIRA et 100 p rofi ls de MED LARS sont a ussi compi les sur ces terminaux . Qua tre-vi ngt-d ix pour cent des periodiques de MED- LARS sont dispo nibles sur pl ace, et les utilisa teurs peuvent done o btenir les periodiques reperto ries par l' o rdinateur. Par cont re, cet acces est bea ucoup plus difficile po ur les periodiques couverts par CANCE RLIT ou BIOSI S. Bibliotheque de la Direction nationale de la sante du Danemark Cette biblio theq ue rassemble la litte ra ture sur Jes sta ti stiques de sante publique. Elle compte 27 000 o uvrages et 330 periodiques, et re~oit toutes les publications de !'OMS, qui son t regulierement utilisees . Les se rvices d'in- fo rmatio n offerts sont les su iva nts : - circulation de period iques; - liste mensuelle des nouve lles acquisitio ns; - se rvice d ' informatio n ac tuali see avec co pies de periodiques en cours; - recherches manuelles ; - recherches MEDLIN E (dans la bibliotheque universitaire, quatre par mois). Information bibliographique Les utili sa teurs recherchent leurs info rmations dans les grands systemes intern a tio naux exis tan ts, a savoir pa r o rdre d'importance decroissante MED LARS, Excerpta Medica, BIOSIS , etc . Les term inaux , souven t utilises par des medeci ns, sont insta ll es dans les troi s bibliotheques universita ires et da ns des instituts appartenant a l'industrie pharmaceutique. Les te rminaux da nois sont relies aux serveurs MIC a Stockholm, DIMDI a Cologne et quelquefois NLM (pa r l'intermed ia ire de BLAIS E). II n'existe pas de systeme 47 d'information sur la litterature medicale danoise, l'ancien Index Medicus Danicus aya nt ete supprime. La bibliograp hie nationale co mprend se ule- ment les monographies, et ne couvre pas les articles de revues. L'lnstitut dano is des h6pi ta ux (OSI), o ut re qu'il participe a HECLI N ET, dispose de sa propre base de donnees, avec 11 000 references en sa nte publique, en economie de la sante, en gestio n hospita liere et en architecture des h6pitaux, tirees de 800 revues et 800 livres. Cette littera ture, dont 39% est en danois, est indexee a !'aide J'un thesaurus. Les personnes interessees peuvent faire des recherches en ligne dans la base de donnees OSI et da ns H EC LINET (sur le serveur DIMDI). Utilisateurs de !'information biomedicale Les travai lleurs de recherche sont ceux qui ut ili sent le plus !es bibli o theques medicales. Les moyens ex istan ts permettent ge neralement de repo ndre a leurs besoin s. Pa r co ntre, ii se mble que les travailleurs de so ins primaires reco urent peu aux bibliotheques et systemes bibliographiques sur la littera- ture, et que dans leur grande majorite ils s'en tiennent a lire certaines revues danoises. La fo rmat io n medicale permanente pour les medecins n'etant pas obliga to ire, la plupa rt d'entre eux preferent apparemment s' informer par des contacts avec leurs co llegues et en participant a des reunions ou a d'au tres ma nifes tations. Quatre-vi ngts pour cent des generalistes pren nent pa rt au moins une fois par a n a des ac ti vites de ce genre. Plusieurs evenements et fa its semblen t temoigner d ' une a meli ora tion du nivea u sc ientifique en medeci ne generale et d'un plus grand interet pour la littera ture sc ientifique. Ainsi par exemple, on a reconnu la medecine gene- rale co mme di sc iplin e academique, et commence la recherche sur cette discipline. Les instituts loca ux d'etudes medicales ont execu te des «a udits» medicaux. Le fait que 75% des generalistes exe rcent en cabinet de groupe est un autre fait sign ifica ti f. Le personnel de la Direction nationale de la sante fait regulierement usage de la litterat ure scientifique, en particulier a propos des questions et stat istiques concernant la santc publique. Les bibliotheques des ecoles d' infirmieres sont la sou rce la plus impor- tante de litterature pour !es travai ll eurs paramedicaux. De la litteratu re sur les soi ns infirmicrs est aussi rassemblee a Aarhus. L'obstacle linguistique, tou t au moins en ce qui concerne la langue ang laise, ne joue pas beaucoup au Danemark . II n'existe pas de fo rmation systematique pour l'utilisateur. II n'est pas non plus offert de formation aux bibliotheca ires etrangers dans les bibliotheques. France Bibliotheques medicales Des bibliotheques medicales existent dans !es universites, h6pitaux et instituts de recherche, dont les plus importantes son t les bib liotheques medicalcs inter- universitaires de Paris et de Lyon , et celle du Centre na tiona l de la recherche scien tifique (CN RS ). Le service de microfiches de l'lnstitut national de la sante et de la recherche medicalc (INS ERM) off re l'acces a 500 periodiques. 48 Les bibliotheques frarn;a ises n 'ont pas de structure uniforme; ii n 'ya pas de hierarchie entre elles, ni de biblio theque medica le centrale. Cependant, la Bibliotheque medicale interuniversitaire de Paris est un centre de documen- tation (CA DIST) pour la medecine, et celle de Lyon a la meme fonction pour la pha rmacie. II existe des plans visa nt a creer une organisation regionale des bibliotheques medica les adaptee a la structure des services de sa nte . U ne li ste co llective des periodiques est actuellement etablie au DBMIST de Grenoble . Les interrogations en ligne sont poss ibles. Un cata logue regional de ce type existe dans le departement du Rhone. Un probleme commun a toutes les bibliotheques est la penurie de ressources fina ncieres. Bib/iotheque du Ministere de la sante et de la Jami/le Cette bibliotheque fait partie de la division de la documentation , des publi- cations et de !'information du ministere et a un fonds de 80 000 volumes et 800 periodiques en co urs. Elle detient des documents sur !es questions generales, socia les et de soins de sante, ainsi que des statistiques et des documents officiel s. On y trouve ega lement des documents de !'OMS, qui toutefois sont peu utili ses . Les gestionnai res ne font qu'un usage tres li mite de !'information detenue par la bibliotheque. Cette derniere fait paraitre de nombreuses publica tions: des bibliographies se lectives, des documents sta- tistiques et des bullet ins du Ministere. Bib/iotheque medicate centra/e des hopitaux de Paris Cette bibliotheque est soutenue par un o rganisme prive, l'«Associa tion pour le developpement de la docu menta tion dans !es hopitaux de Paris» . Elle di spose de 20 000 volumes et de plus de 500 periodiq ues en cours. Ce sont les medecin s des hopita ux de Paris qui y recourent le plus frequemment. Des copies de documents sont faites pour d'autres utili sa teurs. La litterature de l'OMS yest peu consultee . Les utili sateurs peuvent demander des recherches en ligne dans MEDLIN E (DATA-STA R), PASCAL (TELESYSTEMES- QUESTEL) et, moins souvent , dans d'a utres bases de donnees telles que BIOSIS et Excerpta Medica. La base PASCA L sert pour la litterature franc;aise. Des recherches manuelles rapides de resumes peuvent etre faites au moyen du cata logue traditionnel de documentat ion de la bibliotheque medicale centrale. Ce catalogue comprend des articles des 100 periodiques de premiere impor- tance , classes selon le systeme franc;ais CANDO. Bib/iotheque de la Faculte de medecine de Lyon Cette bibliotheque comprend un ce ntre de documentation (CA DIST) pour la pharmacie, detenant 300 000 volumes et environ 900 periodiques en cours, utilises par !es medecins et les etudiants . Les documents qui y manquent sont obten us par prets interbibliotheques aupres d'autres bibliotheques du departement du Rh one, de France en general O U de Suisse, OU au pres de la BLLD. Cette bibliotheque a une large co llect ion de theses qui sont souvent consu ltees. Les utili sateurs peuvent apprend re a effectuer cux-memes leur recherche manuelle grace a des bandes video. II est fait peu d'usage de la littera ture de l'OMS. Chaque annee , 400 a 500 recherches en ligne sont 49 executees, dont 80% dans MEDLINE, sur le serveur local. Les autres sont faites dans NLM, Excerpta Medica et BIOSIS, ou PASCAL sur le serveur ESA-IRS (Agence spatiale europeenne); PASCAL est utilise pour la recherche d'information sur la litterature fran9aise ou sur certa ines specia- lites telles que la psychiatrie et l'anatomie. Information bibliographique Les utilisateurs de F rance peuvent acceder aux grandes bases de donnees bib liographiques. Quatre-vingts pour cent des interrogations sont traitees sur MEDLIN E. Cent soixante-quinze terminaux ont un acces en ligne au NLM ou a d'autres serveurs tels que DIALOG, DATA-STAR et ESA-IRS. La majorite des recherches sont faites dans la base de donnees IMA (Infor- mation medicate automatisee) de l'INSERM. L'INSERM a aussi pour tache de form er les utilisateurs a effectuer eux-memes les recherches. La grande base de donnees multidisciplinaires fran9aises PASCAL, qui couvre 500 000 articles par an (dont environ 40% de litterature biomedicale), et le systeme CANCERN ET sont accessibles sur QUESTEL. D'autres bases de donnees fran9aises , telles que RES HUS , comprenant 3 000 documents par an sur les sciences humaines de la sante, n'ont pas encore ete beaucoup utilisees. La Mission interministerielle pour l'information scientifique et technique (Ml DIST) estime que les grandes bases de donnees bibliographiques exis- tantes peuvent satisfaire au besoin d'information et que la creation de nouvelles bases de donnees concurrentes ne se justifierait pas. On estime toutefois necessaire que la litterature fran9aise soit plus largement prise en compte dans ces bases de donnees . En outre, ii faudrait trouver des moyens de combler les lacunes en information. C'est pourquoi l'on prevoit d'etablir des bases de donnees pour la sante publique (comme extension de RESH US) et pour la medecine tropicale. II existe aussi un projet interessant en vue de mettre au point une liste des sommaires de periodiques semblable a Current contents sur videotexte. Centre international de /'enfance (CIE), Paris Le Centre international de l'enfance a ete fonde en 1949; ii est finance conjointement par le gouvernement fran9ais et l'UNICEF. Outre ses activi- tes d'education, de formation et de recherche, le Centre s'occupe de docu- mentation et de distribution de l'information. Depuis 1950, la litterature traitant de tous les aspects, medicaux, sociaux, educatifs, nutritionnels, relatifs a la jeunesse et a l'adolescence, a ete compilee et indexee. La biblio- theque comprend IO 000 volumes et 850 periodiques en cours, y compris de la litterature OMS. L'evaluation de la litterature produit 15 000 references par an, habituellement avec resumes en anglais et en fran9ais. Cinquante pour cent des sources soot dans la premiere de ces langues et 30% dans la seconde. Le catalogue de documentation contient environ un demi-mill ion de references et est utilise pour 300 recherches manuelles par annee . II est prevu d'inclure des centres de documentation associes dans !es pays en developpement pour !'evaluation de la litterature. Outre des rapports et etudes techniques, le Centre international de l'enfance publie des bulletins 50 bibliographiques sur la nutrition, la vaccination et la planifica tion fami li a le, ainsi que le period ique intitu le Courrier qui contient des contributions d'au teurs ainsi qu'une bibliographie medicale, sociale ct de sante publique. Cette b ibliographie est maintenant produite par ordinateur. La base de donnees du Cen tre international de l'enfance (Banque d'informatio n Robert Debre, BIRD) traite des problcmes relatifs a ux enfants. y co mpri s dans !cs pays en developpement. BIRD utilise auss i !es documen ts de !'OMS. Le ca ta logue de documentat ion du Cent re comprend 30 000 refe rences mises a jour chaque mois, 15 000 references nouvelles etant ajoutees chaque annee. On peut maintenant y effectuer des recherches en ligne sur le se rveur frarn;:ais G-CAM. Les tit res, resumes et descriptions sont donnes da ns !es troi s langues de travai l : a nglais, fran<;:ais, espagnol. Un thesa urus da ns ces trois langues es t prevu pour la recherche en ligne. Le mini-ord ina teur du C I E indexe en outre la litterature. Ce sys teme d ' informa tio n presente un interet part iculi er, non seulement parce qu'il couvre une large gam me de suj ets, mais aussi parce qu 'i l fournit !es sources primai res. Comite interministeriel ( Audiovisuel Sante), Paris Cet organisme est un centre de references national pour les materiaux audio- visuels medicaux tels que fi lms, bandes videos et diapositives. Depuis 1973, ii tient un fichier central de reference sur 5000 a ides a udiovisuelles classees alphabetiquement, selo n les no ms d'auteurs, les doma ines pa rticuliers et !es di stributeurs. Outre des donnees techniques sur !es materiaux audiovisuels, le fichier donne un bref resume, une eva luatio n qualitative, des informations sur !es utilisa teurs potentiels et l'adresse du distributeur. Les personnes interes- sees peuvent aussi obtenir des listes de titres sur les aides audiovisuelles disponibles. Les materi aux nouveaux produits seront €:va lues selo n un sys- te me fixe dans environ trente centres situes dans les h6pitaux. Ces do nnees se rviront de base po ur le fichier central. En outre, des diapositives son t produites et rassemblees au College des medecins pour les h6pi taux de Paris. Medias Jusqu ' ici, les medias ont ete peu utili ses po ur fournir des informations aux medecins fran<;:ai s. En dehors d'un programme de television leur etant desti- ne , ii existe se ulement un journal, le Quotidien du medecin, qui a 40 000 a bonnes et une circulation de 57 000 . II s'adresse a tous !es medeci ns de France, tant generalistes que specialistes. Outre des info rma tions sur la politique professionnell e et des questions generales telles que l'environnemen t et la planification fa milia le, ii contient des informations scientifiques med i- ca les prove nant de rapports sur des congres o u de revues medicales etra n- geres. Les au teurs des contributions sont princ ipalement des medecins. Le Quotidien se considere com me un supplement aux revues professionnelles specialisees. Utilisateurs de !'information biomedicale Les chercheurs disposent de !'information qui leu r est necessaire, dans la mesure ou il s o nt acces a ux bases de do nnees bibliogra ph iq ues et aux so urces 51 primaires. Ence qui concernc les travailleurs de soins primaires, ils font apparemment tres peu usage de la litterature et des bibliotheques, mais re<;:oivent par contre regulierement de nombreuses publications de l'indus- trie pharmaceutique . Pour cette categorie, !'obstacle linguistique joue un role important. La litterature medicale et le systeme d'information actue l ne sont pas adaptes aux besoins des ge neralistes, et ii est prevu, dans le cadre du systeme MI DIST, d'etudier ces besoins. Les contacts ent re collegues, y compris avec les specialistes hospitaliers, sont les sources d'information !es plus importantes pour ce groupe. A cet egard , la pratique de la lettre d 'accompagnement, so igneusement redigee par le medecin hospitalier, lorsqu'un patient sort d'hopital, a !'intention de son medecin personnel, n'a pas seulement l'avantage d'ameliorer la communica tion entre la medecine hospitaliere et la medecine de ville , mais a ussi cel ui de contribuer a la formation medicate permanente, vo lontaire en France. En ce qui concerne cette derniere, !'Union nationale des associations de formation medicate continue (UNAFORMEC), federation d'environ 800 assoc iations locales et regionales representant quelq ue 40 000 medecins de ville, mene une action de promotion dans ce domaine ainsi qu'en vue du troisieme cycle ob liga toire pour !es generalistes; e lle tient des seminaires et cours, elle forme des enseignants pour des activites locales de formation medicale permanente, elle favor ise !es methodes modernes de communi- cation et elle publie la revue Prescrire, qui s'adresse exclusivement aux medecins. Les gestionnaires sanitaires, comme dans les autres pays, font appa- remment tres peu usage de la litterature medicate. Les infirmieres et autres travailleurs paramedicaux ont acces a des sources de litterature et d'information separees. Jusqu'ici, cette question n'a pas re<;:u suffisamment d'attention, et !'information produite pour ces categor ies est insuffisamment utilisee . Un projet de recherche MIDIST prevoit d'etudier ce probleme . Enfin, bien qu'il n'existe pratiquement pas de forma tion systematique pour !es utilisateurs vou lant rechercher eux- memes !'information, l'I MA a entrepris cependa nt d'enseigner aux mede- cins !'usage des systemes documentaires automatises. Italie Bibliotheques medicales En ltalie , ii existe des bibliotheques medicales dans !es universites, dans !es instituts de recherche et, sous une forme tres differente , dans les hopitaux. Chaque organisme determine lui-meme sa politique d'acquisition des documents. II n'existe ni structure uniforme, ni hierarchie, ni bibli otheque medicate cen trale. Parmi les bibliotheques importantes, ii convient de citer la biblio- theque de l'lnstitut superieur de la sante (ISS) et celle de l'Universite catho lique, toutes deux situees a Rome . L'activite cooperative la plus importante est le catalogue collectif des periodiques couvrant tous les doma in es, auquel participent I 500 bibliotheques, dont 300 bibliotheques 52 medicates. Ce catalogue peut maintenant etre obtenu sous forme imprimee et sur microfiches . Le service de pret interbibliotheques n'a pas de regle- ment officiel. L'Associa ti on des bibli otheca ires medica ux , formee en 1982, s'occupe de promouvoir les contacts entre bibliotheques. Les difficultes rencontrees par !es bibliotheques sont surtout liees a la penurie financiere et aux insuffisances d'organisation . Bibliotheque de /'ISS, Rome Cette bibliotheque a un fonds de plus de 140 000 ouvrages et 3 500 perio- diques en cours, avec cependant peu de documentation clinique. Elle detient aussi une collect ion complete de la litterature de l'OMS , laquelle est fre- quemment utilisee. Un catalogue accessible en ligne utilisant !es bases de donnees DOBIS et LIBRIS est en cours de preparation . L'ISS accueille le centre de reference MEDLARS pour l'Italie. Pres de 4 000 recherches en ligne ont ete faites et 400 profits de diffusion selec- tive etablis en 1983. La base de donnees MEDLIN E ainsi que d'autres telles que CAS, BIOSIS et PASCAL sont utilisees par acces direct. La fourniture de documents po ur !es citations MEDLIN E ne pose pas de difficultes particulieres, 80% des periodiques en question etant disponibles a l'ISS . Information bibliographique Cinquante terminaux d'ordinateurs en Italie ont une liaison directe avec le NLM. Apparemment, !es terminaux de l'industrie pharmaceutique utilisent des serveurs europeens a utres que DIMDI. II a ete impossible d'obtenir des informations generates sur la situa ti on a cet egard. Un sys teme nationa l d'information medica te n'existe pas dans le pays. Utilisateurs de l'information biomedicale Dans )'ensemble, les travai lleu rs de recherche des universites et grands instituts ont acces aux references bibliographiques et a la litterature pri- maire. Les travailleurs de soins de sa nte primaires recourent tres rare- ment a la litterature scien tifique, et, en general , its se limitent aux perio- diques en langue italienne pour des raisons linguistiques. En Italie, la formati on medicale permanente es t obligatoire, mais elle n'est pas contr61ee. Elle prend le plus souvent la forme de cours et de reunions. L 'industrie pharmaceutique joue un ro le act if dans ce domaine, et !'on experimente actuellement des programmes televises educat ifs sur !es reseaux regionaux. La littera ture scientifique n'est que tres peu consultee par les gestion- naires de services de san te, ceux des echelo ns subalternes invoquant le manque de temps et ceux des echelons superieurs s'adressant a des experts pour obtenir !es renseignements desires. Les autres groupes de travailleurs de san te ne semblent pas faire un grand usage des services d'information. II n'existe pas enfin de mesures sys tematiques d'education des utilisateurs. 53 Republique democratique allemande Bibliotheques medicates Le systeme d'information scientifique medicale de la Republique demo- cratique allemande comprend 430 bibliotheques et centres d'information situes dans les universites, instituts de recherche et hopitau x. II n'existe pas de bibliotheque medicale centrale, bien qu'il ait ete prevu d'en creer une. Les organismes decentralises sont guides et coordonnes par l'Institut pour !'information scientifique en medecine (IWIM). L'I WIM fait fonction de registre central des ressources bibliothecaires. II tient : - un repertoire des organismes documentaires; - un repertoire des bulletins d'informations bibliographiques et de resumes; - une Jiste collective des periodiques biomedicaux; - une liste centrale d'acquisitions recentes dans une li ste collective de monographies. En outre, la Bibliotheque allemande d'Etat de Berlin a un catalogue national central de monographies et de periodiques. L'IWIM organise aussi la cooperation entre organismes d'information, notamment: - en decidant des politiques d'acquisition des bibliotheques medicales; - en planifiant les activites d'information conformement aux besoins regionaux et specialises; - en fixant des normes pour les structures et operations dans les bibliotheques et centres d'information; - en etablissant un systeme de classification unifie pour les documents . L'IWIM offre auss i une formation permanente au personnel biblio- thecaire , sous la forme par exemple de cours sur la terminologie medicale , et un enseignement aux personnes souhaitant utiliser elles-memes les res- sources des bibliotheques. L'IWIM entretient enfin des relations avec des organismes situes a l'etranger, principalement dans le cadre de la coopera- tion avec les pays socialistes. Une bibliotheque medicale regionale dans chacune des quinze regions organise et coordonne les activites des bibliotheques dans cette region. Une de ces activites est le catalogue de la litterature medicale regionale. Les bibliotheques specialisees et centres d'information sont responsables pour certains domaines et problemes medicaux tels que diabete, oncologie et medecine du travail. La litterature primaire peut etre obtenue par les utilisateurs de trois manieres : soit directement au pres des bibliotheques decentralisees, soit par le service organise de prets interbibliotheques, soit encore sous forme de copies ou de prets demandes a la Bibliotheque d'Etat allemande qui a un vaste fonds de litterature medicale. Enfin, l'IWIM peut fournir des articles extraits de 200 periodiques sur microfiches. 54 Les bibliotheques medicales detiennent au total pres de 2300 perio- diques etrangers. Pour !es autres periodiques etrangers, on s'efforce d 'obte- nir autant que poss ible des copies aupres des bibliotheques de pa y~ socia- li stes, plut6t que de recourir aux services de prct international toujours couteux. L 'IWIM est en train d 'etablir une nouvelle bibliotheque qui recevra environ 500 periodiques et qui rassemblera aussi de la «littcra ture soute r- raine». Dans son stock, l' IWIM detient aussi toures les publicati ons de !'OMS , rapports sur des voyages d'etudes et rapports techniques. Information bibliographique Les utili sateurs obtiennent cette information de nombreuses manieres (73), notamment par des interrogations en ligne. Depuis 1981, l'IWIM a effectue I 000 interrogations en ligne chaque annee sur le serveur Medical Informa- tion Centre (MIC) de Stockholm, en majorite dans MED LINE. Le Bureau d'Etat pour la surete nucleaire et la radioprotection a Berlin fait usage de la base de donnees INIS a Vienne pour la diffusion selective d'informations et les interrogations en ligne. La base de donnees ASS I STENT est utilisee pour la diffusion selective d'informations au Centre d'information scientifique de I' Academie des sciences . L'IWIM indexe egalement des articles de 4 000 periodiques medicaux nationaux par an pour le systeme MEDINFORM. Ce systeme est destine dans un premier temps a la diffusion selective d'in- formations et par la suite aux recherches en ligne. II existe des systemes documentaires automatises dans de nombreux secteurs de la medecine, en particulier pour !es recherches bibliographiques et !es fiches de diffusion selective d'informations sur le diabete sucre, la nutrition, la medecine des sports, le don et la transfusion du sang, l'equipe- ment medical, Ia pharmacie et la protection de l'environnement. II existe aussi des bibliographies et resumes imprimes traditionnels four- nissant des informations sur la medecine du travail, les diagnostics de labora- toire, l'oncologie, !'education sanitaire, la chimie toxicologique, la rhumato- . logie et !es autres. Les publications de reference telles que I' Index medicus et !es volumes de resumes d'Excerpta Medica, Current contents et Medicinsklj referativnlj zurnal sont aussi utilisees pour !es activites traditionnelles. L'IWIM publie un document s'adressant specialement aux adminis- trateurs superieurs des services de sante publique, et intitule Information a /'intention des gestionnaires sanitaires, dans lequel la litterature inter- nationale et !es autres sources d'information sont evaluees, puis resumees de maniere claire et complete, ce qui dispense de lire le document original. On trouve aussi dans cette publication des etudes, de la documentation et des traductions repondant aux besoins d'information particuliers des admi- nistrateurs. La plupart de cette information est diffusee selectivement. L 'information de cette nature est axee sur !es questions d'organisation et de gestion du systeme de sante publique, ainsi que sur !'evolution et !es tendances de la science et de la pratique medicales. Cette publication donne aussi des informations tirees des donnees imprimees de l'IWIM, en particulier sur la science medicale et les systemes de sante publique des pays etrangers. Une base de donnees sur !es projets de recherche medicale en cours en Republique democratique allemande est actuellement en preparation. 55 Utilisateurs de l'information biomedicale En general, les chercheurs accedent aux informations et aux sources pri- maires dont ils ont besoin. En ce qui concerne les travailleurs de sante primaire, its etudient la litterature medicate dans le cadre de leur education obligatoire de troisieme cycle. A pres cette periode cependant, a cause d'obs- tacles linguistiques, ils consultent uniquement la litterature medicate natio- nale. Ils lisent aussi des periodiques specialement destines a la formation medicale permanente. Tout en etant obligatoire, cette education n'est sou- mise a aucun controle. Generalement , les medecins , a cette fin, suivent des cours ou participent a des stages cliniques. Ils y trouvent des bibliotheques contenant Jes informations utiles. Les gestionnaires sanitaires, pour leur part, ne consultent pas sou vent la litterature primaire; une partie des infor- mations dont ils ont besoin leur sont donnees par la publication mentionnee plus haut. Les travailleurs paramedicaux accedent par d'autres moyens a une litterature et a une information qui ont ete elaborees specialement pour eux. Bien que le Ministere de l'enseignement superieur et technique ait pro- mulgue un decret relatif a la formation des etudiants a cet egard, les mesures d'education a l'utilisation des systemes d'information restent tres insuffi- santes. Au cours de ces dernieres annees, l'IWIM a publie des documents pedagogiques tels que des principes directeurs a l'intention des etudiants en medecine et des instructions s'adressant aux medecins , et a organise des cours de formation permanente pour la profession medicate. En Republique democratique allemande, ii est possible de recevoir une education de troi- sieme cycle en information scientifique medicate. Royaume-Uni Bibliotheques medicates Le Royaume-Uni compte de nombreuses bibliotheques medicates, qui sont rattachees a divers organismes : - universites et ecoles de medecine; - Royal Colleges; - associations privees telles que la Royal Society of Medicine; - hopitaux et centres de formation medicate de troisieme cycle; - instituts de recherche tels que le National Institute for Medical Research (NIMR); - Department of Health and Social Security (DHSS); - industrie pharmaceutique. En premier lieu , chaque bibliotheque est geree en tant qu'element de l'organisme auquel elle se rattache. II n'existe ni plan national instaurant un systeme unifie de bibliotheques medicales, ni bibliotheque medicate centrale. Cependant, les bibliotheques medicates peuvent emprunter la litterature qui leur manque aupres d'un organisme interdisciplinaire : la British Library Lending Division (BLLD). Celle-ci pen;:oit un droit pour le pret de chacun 56 des 57 000 periodiques qu'elle detient. Pour certaines sources, Jes biblio- theques richement dotees de la Royal Society of Medicine et de la British Medical Association apportent leu r assistance a la BLLD. II n'existe pas de catalogue collectif pour Jes ouvrages en fonds dans toutes les bibliotheques medicales. Cependant, la British Library publie le catalogue Serials in the British Library, qui enumere Jes periodiques qu'elle detient elle-meme, ainsi que dix-sept autres bibliotheques importantes, dans tous les secteurs. II existe aussi des listes collectives regionales d'ouvrages detenus dans plusieurs regions, qui visent a favoriser le pret et la coordination interbibliotheques. De tels systemes de cooperation existent aussi entre les bibliotheques de I' University of London. Depuis plusieurs annees, on s'efforce d'organiser Jes bibliotheques du National Health Service (NHS) en fonction de sa structure regionale, ce qui a ete en partie realise dans la region d'Oxford. L'Oxford Regional Library System comprend : - la Cairns Library; - les bibliotheques des centres de formation de troisieme cycle dans les hopitaux generaux de district; - les bibliotheques de branches dans !es autres hopitaux; - Jes bibliotheques des ecoles d'infirmieres . Les bibliotheques medicates des universites ne sont cependant pas rattachees a ce systeme. Le bibliothecaire regional est sous la tutelle de la Regional Health Authority et s'appuie sur un comite bibliothecaire. Ses taches sont de conseil- ler et d'aider Jes bibliotheques, de former le personnel , de suivre Jes activites, et d'organiser la cooperation dans le cadre du systeme de bibliotheques. II doit aussi etablir une liste informatisee de periodiques regionaux. Cette liste ne comprend cependant que les ouvrages detenus dans Jes librairies du NHS . Elle sert de base pour le pret interbibliotheques regional, et 50% des demandes sont satisfaites immediatement et gratuitement dans la region. En outre, le bibliothecaire regional organise le service d'interrogations en ligne. Actuellement , la region d'Oxford a a sa disposition quatre terminaux. II est prevu d'installer un terminal dans chaque district. C'est le NHS qui paie Jes interroga tions; celles-ci se font en majorite sur DAT A-ST AR, alors que le systeme BLAISE est surtout utilise pour la diffusion selective d'information . La Cairns Library fonctionne com me centre de documentation pour la region d'Oxford. II n 'existe pas de bibliotheque regionale centrale corres- pondante dans Jes autres regions. En outre, ce systeme regional n 'est encore qu'incompletement developpe; actuellement , ii y a seulement six biblio- thecaires regionaux a plein temps. Ces derniers cooperent dans le cadre d'un groupe de bibliothecaircs regionaux du NHS. Sans avoir de fonctions de direction centrale, ce groupe joue un role important pour le developpement du systeme bibliothecaire medical. Le Medical, Health and Welfare Libraries Group of the Library Association est aussi un organisme de premier plan, qui publie notamment une liste des bibliotheques medicales (74). 57 Les contraintes economiques actuelles ont pour effet d'inciter les diverses bibliotheques a une cooperation active. Bibliotheque du DHSS Elle comprend la librairie principale et quatre filiales, et a un vaste fonds de 200 000 ouvrages et I 800 periodiques en cours. Outre la litterature scienti- fique, elle a des collections de documents du DHSS, du NHS et des textes officiels; elle est egalement bibliotheque depositaire pour les publications de l'OMS. Cette bibliotheque ne fourn it pas seulement des sources, mais aussi des informations bibliographiques, les interrogations en ligne etant faites sur les systemes BLAISE, DATA-STAR et DIALOG. La bibliotheque publie de nombreux bulletins d'information actualisee etablis par scrutation et indexation de la litterature nouvelle. II s'agit notamment de listes de titres publiees mensuellement telles que Current literature on health services, Current literature on general medical practice, Health buildings library bulletin, ou de bulletins de resumes tels qu'Hospital abstracts, dans lesquels sont publies 150 resumes par mois, le bulletin men- suel Social service abstracts et les bulletins trimestriels Nursing research abstracts et Selected abstracts on occupational diseases . Depuis 1983, la bibliotheque dispose de son propre calculateur perfor- mant : un mini-ordinateur PRIME, qui utilise le logiciel STATUS. Elle a automatise ses operations et elle produit actuellement des bases de donnees telles qu'Hospital Abstracts et Social Service Abstracts. Depuis 1985, les bases de donnees du DHSS sont accessibles en ligne sur des serveurs du Royaume-Uni et d'Europe continentale (DAT A-ST AR). Bi'·!iotheque de la British Medical Association (BMA) Cette bibliotheque detient plus de JOO 000 ouvrages et I JOO periodiques en cours, ainsi que des brochures, rapports et publications de l'OMS. La plupart des livres sont acquis gratuitement comme specimens envoyes pour examen au British medical journal. Cette bibliotheque est principalement utilisee par les membres de la BMA , mais d'autres bibliotheques font usage de ses services. Actuellement, on a entrepris d'organiser le catalogue selon le systeme de classement NLM et de l'informatiser en meme temps. La biblio- theque execute aussi 200 recherches d'information annuellement, dont 120 sont automatisees. Les interrogations en ligne se font habituellement sur le systeme DAT A-ST AR. Les recherches manuelles dans l'/ndex medicus sont effectuees gratuitement. Charing Cross Hospital Medical School Library Cette bibliotheque detient IO 000 ouvrages, dont 350 periodiques en cours, et environ 600 articles audiovisuels. Elle dessert 2 000 personnes, dont 800 sont des etudiants en medecine. Le catalogue est base sur le systeme de classification NLM et sera accessible en ligne dans un avenir proche. II est possible de consulte r les documents dans la bibliotheque meme, ou d'en obtenir des copies. La litterature qui n'est pas disponible a la bibliotheque meme est obtenue a l'exterieur, principalement de la BLLD. Chaque mois , 20 a 25 interrogations en ligne sont executees, habituellement sur le systeme 58 DAT A-ST AR, plus une dizaine de recherches manuelles. Des seminaires bibliothecaires sont organises pour les etudiants. II existe aussi des cours a !'intention des secretaires, car celles-ci sont souvent envoyees a la biblio- theque par leur chef de service. Les personnes interessees peu vcnt faire elles-memes des rechercht.:s dans Index medicus et Science Citation Index. Le fonds comprend certai ns documents de !'OMS, qui sont toutefois ra rement utilises. La bibliothequc tient beaucoup a etre en contact etroit avec !es usagers. Elle reste ouverte jusqu'a 21 heures, ce qui est une caracteristique tres commode pour les medecins. Bibliotheque et centre d'information du King's Fund Centre Le King's Fund Centre est un organisme independant finance par des dons. II promeut le developpement des soins de sante et la gestion du service de sante en lan~ant des projets de recherche, en organisant des conferences et en ayant d'autres rencontres. Sa bibliotheque prend part aces activites. II a un fonds de 13 000 livres de reference et d'environ 300 periodiques en cours pour !es problemes de gestion des soins de sante. Les bibliothecaires scrutent la litterature entrante, et des copies des articles utiles sont stockees dans !es dossiers, classees dans un systeme BLISS modifie, par pays. On peut ainsi acceder rapidement aux faits et donnees utiles. Ces dossiers peuvent seule- ment etre consultes en salle de lecture. En outre, la bibliotheque repond aux questions ecrites et demandes telephoniques. Information bibliographique Cette information est com pi lee a partir des bases de donnees NLM telles que MED LARS, ainsi qu'a partir d'autres grands systemes d'information medi- cate automatises tels qu'Excerpta Medico et BIOS IS. Des serveurs europeens tels que DAT A-ST AR sont aussi utilises . BLAISE permet d'acceder a !'information sur les livres des bases de donnees MARC (UK) et LC/MARC, et sur !es rapports de conference du Conference Papers Index. Les systemes d'information nationaux ne fournissent que tres peu d'informations bibliographiques, sauf la base de donnees du DHSS. La publication British medicine du British Council est un service d'information actualisee sur la litterature medicate britannique recente. Utilisateurs de l'information biomedicale Les tra vailleurs de recherche peuvent acceder aux informations necessaires en faisant usage du systeme bibliothecaire existant et des systemes documen- taires automatises. Par contre, les travailleurs de soins de sante primaires, comme dans les autres pays, utilisent beaucoup moins la litterature et !es bibliotheques; ii existe pourtant dans certaines de ces dernieres des services speciaux a leur intention . Les centres de formation medicate du troisieme cycle ont des bibliotheques destinees a soutenir !es activites de formation medicate permanente, laquelle est volontaire au Royaume-Uni. Compte tenu du grand interet de cette question, on a execute des enquetes sur !es caracteristiques particulieres de ce groupe d'utilisateurs, qui ont notam- ment fait ressortir plusieurs facteurs jouant un role dans leur utilisation insuffisante de !'information : manque d'interet et de connaissances en ce 59 qui concerne les besoins d'information, mauvaise connaissance du systeme bibliothecaire et de la litterature, manque de temps, eloignement de la bibliotheque (75-77). D'autres etudes sont en cours, notamment un projet de recherche dans la region du Wessex, pour etudier les besoins d'informa- tion des medecins de ville. Pour remedier aux insuffisances actuelles, ii faudra plusieurs types de mesures: - developpement de formes appropriees de litterature; - role plus actif des bibliotheques; - formation des utilisateurs; - emploi des techniques modernes. Au Royaume-Uni comme dans d'autres pays, ii semble que !'impor- tance de la litterature pour les gestionnaires de services de sante soit sous- estimee. Les systemes d'information du DHSS et du King's Fund Centre pourraient cependant etre adaptes a cet usage . Dans le Cambridgeshire Area Information Research Project, on conclut que les bibliotheques medicales pourraient utilement fournir des informations aux administrateurs de dis- trict du NHS (78). • En ce qui concerne les personnels paramedicaux, ii apparait que la litterature qui leur est destinee est stockee separement de celle s'adres- sant aux medecins dans les bibliotheques des ecoles d'infirmieres; !es Nursing research abstracts, cependant, sont detenus par la bibliotheque du DHSS. En fin, a quelques exceptions pres , ii n 'existe pas de mesures systematiques de formation des utilisateurs finals a l'emploi des systemes d'information. Suisse Bibliotheques medicates La Suisse est bien dotee en bibliotheques medicales. On en compte environ 300 reparties entre les universites, l'industrie pharmaceutique et !es hopi- taux, ces derniers n 'etant ad mis a dispenser une formation de troisieme cycle que si leurs bibliotheques repondent a certaines normes . Le Siege de !'OMS a Geneve a aussi une bibliotheque importante. Dans le systeme biblio- thecaire public, la Bibliotheque nationale suisse est situee a Berne; elle detient une bibliographie de la litterature nationale et un catalogue central des monographies en langue etrangere. Dans chaque canton, ii y a une bibliotheque cantonale servant de depot pour la litterature ace niveau, et de centre pour le service de pret intercantonal. Par cont re , ii n 'existe ni hierar- ch ie des bibliotheques medicales, ni bibliotheque medicale centrale. Alors que des copies des documents peuvent etre obtenues directement aupres de toute bibliotheque, le service de pret interbibliotheques repose sur cinq bibliotheques biomedicales regionales. Un important outil pour !'utilisation de la litterature disponible est BIOMED, lisle collective de periodiques biomedicaux, etablie par la Commission pour les bibliotheques 60 biomedicales du Departement de l'interieur. La deuxieme edition de cette liste, parue en 1983, recense 12 000 periodiques biomedicaux situes dans 300 bibliotheques suisses . Ce systeme est base sur les informations commu- niquees par les bibliotheques participantes a la Bibliotheque universitaire de Lausanne, ou les donnees sont stockees sur ordinateur. Des interroga- tions en ligne peuvent etre faites. Une version sur microfiches mise a jour de BIO MED est publiee tousles six mois. Les bibliotheques univer- sitaires coordonnent sur une base volontaire leurs acquisitions de perio- diques. L' Association des bibliothecaires suisses, par l'intermediaire de sa section des bibliotheques medicales, fournit des conseils techniques. La litterature medicate non disponible en Suisse est obtenue en Republique federale d' Allemagne ou au pres du BLLD. En Suisse com me ailleurs, les bibliotheques medicates sont touchees par les mesures d'austerite . Un probleme general qui se pose est la fourniture de rapports et d'actes de congres. Information bibliographique Le service de documentation de I' Academie des sciences medicates de Suisse (DOKDI) de Berne joue un role capital dans ('utilisation des systemes d'information medicate . Par le passe, ii etait exclusivement raccorde au NLM mais, depuis 1982, c'est sur DATA-STAR qu'ont ete faites 80% des recherches, les 20% restants etant repartis entre le NLM et d'autres serveurs europeens. En 1983, DOKDI et ses filiales a Geneve et a Zurich ont execute 7 000 recherches, dont 62% sur MED LINE et 11 % sur Excerpta Medica, et etabli 350 profils de diffusion selective, au moyen d'un micro-ordinateur appartenant a DOKDI. Bien que DOKDI ait eu par le passe un monopole sur les services informatises en Suisse, ii existe aujourd'hui plus de 20 ter- minaux dans les bibliotheques medicales et dans l'industrie pharmaceutique. Le service DOKDI continue de former des utilisateurs a ('interrogation des bases de donnees du NLM. Les travailleurs de recherche et medecins hospi- taliers sont ceux qui recourent le plus aces services; les praticiens, par contre, les utilisent a peine. Enfin, ii n'existe pas de bases de donnees biomedicales nationales. Utilisateurs de !'information biomedicale Les besoins d'information des travailleurs de recherche sont dans ('ensemble couverts. Par contre, les travailleurs de soins de sante primaires utilisent peu la litterature medicale. La formation medicale permanente est volontaire, mais les hopitaux et associations professionnelles medicales se chargent d 'organiser des activites tres di verses dans ce domaine. II n'existe pas cepen- dant de planification nationale des themes, ni meme de coordination. Outre les associations professionnelles, les facultes de medecine des universites jouent un role actif dans la formation medicate permanente. L'industrie pharmaceutique ainsi que l'armee, ou chaque medecin doit regulierement effectuer une periode de service, ont aussi des activites de cette nature; la Federation medicale helvetique, pour sa part, s'occupe d'ameliorer les methodes d'enseignement. 61 En ce qui concerne les besoins d'information des gestionnaires de se rvices de sante , ii n 'a pas ete rec;:u de renseignements. Les administrateurs hospitaliers peuvent sui vre les cours de formation de VESKA et faire usage d'un service d'information four ni par l'Institut hospitalier suisse . Les personnels paramedicaux rec;:oivent leur information par d' a utres voies que les medecins. Les infirmieres peuvent en outre prendre part aux congres annuels o rganises par les associations professionnelles. Union des Republiques socialistes sovietiques Bibliotheques medicales Le systeme d'information medico-scientifique sovietique comprend environ 4 500 bibliotheques medicales et 400 centres d'information . L'Institut pour l'information medica:le et medico-technique de l'URSS (VNIIMI) coordonne la structure hierarchique de ce systeme integre en fonction de l'emplacement geographique et de la specialite professionnelle. La Bibliotheque scientifique medicale centrale d'Etat (GCNMB) regit les activites des bibliotheques. La figure 7 est l'organigramme simplifie de la structure du systeme d'information . Fig . 7. Structure du sys teme d'in formation medica le en UR SS VNIIMI I I~ Centres d'1nformat1on des republ1ques 62 Centres d'1nformat1on d'autres organ1smes Cen tres d'1nformat1on des princ1paux instituts de recherche Centres d 'informat1on des 1nst1tuts de recherche GCNZ B1bl1otheques med1cales des republ1ques B1bl1 otheques des inst1tuts de rec herc he med1ca le Bibl1otheques des universites medicales B1bl1otheques medicales de d1str1c t B1bl1otheques des h6p1taux et polyc lin1ques B1bl1otneques des autres ecoles de medec1ne Le GCNMB, qui detient plus de 2 millions d'ouvrages et pres de 2 000 periodiques en cours , est l'une des plus grandes bibliotheques medicales du monde . Son fonds comprend des theses, des rapports techniques et de la litterature de !'OMS. La bibliotheque a des catalogues alphabet iques, par sujet et systematiques. Elle pa rticipe a l'etablissement de li stes collect ives informatisees de periodiques etrangers et de livres et rangers. La collection de la biblio theque est ut il isee soi t sur place, par plus de 55 000 lecteurs, soit par l'intermediaire du se rvice de pret interbibliotheques. Le nombre de docu- men ts fou rnis par le GCNMB est d'environ I 700 000 unites par an, y compris !es copies . Les individus ou organismes qui sont abonnes aux bulletins de li stes de sommaires peuvent demander au VNIIMI des copies d'articles mentionnes dans ces bulletins. Des copies peuvent aussi etre com- mandees par telex . Les documents fournis par l'Institut pour !'information scientifique et technique de l'URSS (VINITI) sont importants pour la recherche medicale, car il s donnent aux chercheurs acces aux sources primaires qui sont seule- ment resumees dans le Referativnij zurnal (RZ). Le GCNMB assure une large gamme de services d'information : - publication de fiches bibliographiques mensuelles actuelles en 41 se ries, a raison de pres de 2 millions de cartes par an; - publication de bibliographies speciales actuelles et retrospectives, et de listes d 'acquisitions recentes sur !es themes «ouvrages nouveaux en medecine» et «litterature pour le praticien », avec des recomman- dations annotees; - recherches retrospectives manuelles dans la litterature, a raison de 400 par an; - pres de 4500 heures par an de traduction orale d'articles etrangers en russe , en presence d'un utili sa teur. On s'efforce egalement en URSS de gerer la «litterature souterraine». Les bibliotheques medicales de la RSS d'Ukraine a Kiev et a Kharkov publient, par exemple, des registres de documents de conferences et de rapports techniques d ' instituts , qui ne sont pas di sponibles dans les librairies. Une forme speciale de distribution de la litterature est le systeme du depot. Au total , 6 500 manuscrits, publies dans le Medicinskij referativnij zurnal (MRZ), ont ete deposes a l'Inst itut VNIIMI et dans d'autres centres d'information, ce qui permet d'acceder au manuscrit lui-meme. Information bibliographique Les activites documentaires sur la litterature medicale font partie des taches du Systeme national d'information sc ientifico-technique (GSNTI). Ceder- nier comprend : 63 IO instituts de l'U nion, parmi lesquels : VJNITI (information sur les sciences naturelles et la techno- logie), VNT!Centre (rapports techniques), CNIIPI (brevets) , INION (information en sciences sociales), VCP (traductions); - 86 centres principaux de branche; - des centres d'information locaux, y compris 109 centres locaux interbranches et 243 centres rattaches; - 11 000 centres d ' information dans !es etablissements. Le GSNTI a une gestion centrale, applique des methodes uniformes et une repartition coordonnee du travail. L'information sur la litterature medi- cale etrangere est acheminee vers l'utilisateur par le canal des organismes decentralises sous plusieurs formes : bibliographies, resumes et enquetes, apres avoir ete scrutes et indexes dans les instituts de !'Union pour eviter les travaux redondants. Par contre, !'information sur la litterature nationale est recueillie dans les organismes decentralises et agregee dans ces instituts. Une caracteristique du systeme documentaire sovietique est le haut degre de qualification professionnelle du personnel : 20% du personnel dans les centres d'information medicale sont des medecins. Les services utilises pour la diffusion selective sont un element important dans les organismes d'information decentralises. Les systemes d'information automatises jouent un role de plus en plus grand pour ces services depuis une dizaine d'annees, et un reseau de centres d'information automatises est en train de s'etablir en Union sovietique. Ce reseau inclut le systeme OASNMI (Systeme automatise d'information en medecine) sur l'ordinateur du VNIIMI, pour lequel des articles des periodiques en langues etrangeres et de l'Union sovietique sont indexes au VNIIMI , au GCNMB et dans les grands instituts de recherche . L'OASNMI est utilise pour la diffusion selective, les recherches retrospectives n'ayant eu jusqu'ici qu'une importance mineure. Les bases de donnees MEDIK de MEDINFORM et ASSISTENT de l'Institut VINITI sont utilisees pour la diffusion selective. Pres de 6 000 perio- diques biomedicaux sont indexes pour la partie biomedicale d ' ASSISTENT, qui couvre les domaines suivants : virologie, morphologie , pathologie, phy- siologie , genetique, oncologie, immunologie, biophysique , biologie molecu- laire, pharmacologie, toxicologie et bionique. Environ 75% des sources sont en langue anglaise, 14% en russe. Les mots du titre, descripteurs et termes de classification sont utilises dans les interrogations sur ordinateur. Le systeme automatise !TOG! produit des enquetes dans les domaines precites pour le compte du VINITJ. L'Institut VNIIMI se sert des bases de donnees du Centre international d'information scientifico-technique de Moscou (index des documents de conference, index des citations scientifiques, MSIS NIR) pour la diffusion selective. Les recherches en ligne sont faites dans la base de donnees JNIS, ainsi que dans les bases DAT A-ST AR, Excerpta Medica , BIOS JS et PREMED. 64 Le VNIIMI fournit une proportion importante d'informations dans le cadre des services traditionnels ci-apres. I . Le fichier bibliographique sur le theme« La medecine a l'etranger», qui couvre I 00 000 titres annuellement, en 66 series. Ces cartes sont utilisees non seulement par les individus, mais aussi pour la constitution de bases de donnees decentralisees. Le VNIIMI utilise ce systeme pour environ I 200 recherches retrospectives manuelles par a n. 2. Le MRZ, qui est une revue de res umes en 22 se ri es comprenant au total plus de 40 000 resumes par an. Cette revue est axee sur la medecine clinique et les resumes d'articles qu'elle contient proviennent pour I 6,3% de periodiques d'URSS, pour I 1,9% de periodiques des pays socialistes et pour 71,8% de periodiques d'autres pays. Des specia li stes redigent en russe les resumes qui ont une haute va leur d'information. 3. Information Express, publication paraissant en 16 series, qui pre- sente des resumes et enquetes sur la medecine clinique. Elle est destinee aux praticiens medicaux. 4. Obzory (Tour d'horizon), qui est une publication comprenant ahnuellement environ 40 enquetes completes redigees par des specialistes et faisa nt le point des connaissances dans divers domaines. 5. Le Registre de /'information sur la medecine et la sante publique, publication mensuelle dans laquelle sont enregistres les bibliographies pro- duites dans les bibliotheques medicales et centres d'information sovietiques, les traductions de litterature medicale, les manuscrits recemment deposes et les documents recents decriva nt les methodes et fixant les normes pour les soins de san te publique en Union sovietique. 6. Le Registre des documents deposes, publication couvrant les docu- ments deposes. Les utili sa teurs apprec ient aussi le service d'information actualisee, terme qui designe la d iffusio n selective des pages de sommaires des periodiques, tres util e pour la commande de copies d'articles. Les centres d'informati on decentralises utilisent a la fois ('information provenant des services centraux et les resultats de leurs propres activites pour fournir aux utilisateurs des donnees bibliographiques, resumees ou factuelles. Des se rvices specialises d'information selective s'adressent aux adminis- trateurs superieurs des services de sante publique. L'un d'entre eux, offert par le VNIIMI est DOR (information selective de gestion): ii fournit aux gestion- naires des services de san te des resumes de periodiques internationaux repon- dant a leurs beso ins. Les gestionnaires re<;oivent un rapport annuel sur les fai ts recents en medecine dans le pays et a l'etranger. !ls peuvent aussi demander eux-memes individuellement des renseignements, en faisant usage notamment des sys- temes automatises d'information factuclle, par exemple pour des recherches dans les registres de projets de recherche en cours, ou sur les resultats de la recherche medica le . 65 Utilisateurs de !'information biomedicale Les travailleurs de recherche ont acces a toute !'information dont ils ont besoin, et la barriere linguistique n'est pas un grand obstacle pour ce grou pe. Les travailleurs de so ins de sante primaires, pour leur part, preferent la litterature redigee en russe. Outre les periodiques nationaux et la litterature nationale publies specialement a !'intention de ce groupe, tell e que les monographies et documents decrivant les methodes et fixant les normes relatives au systeme de sante publique, des publications telles que MRZ et Express information fournissent aux praticiens des informations en russe sur les progres medicaux dans le monde. Le GCNMB publie une bibliographie speciale pour ce groupe sur le theme « Litterature pour le praticien». Les praticiens sont ten us de pour- suivre leur formation medicale en participant a des cours obligatoires gene- raux ou sur des sujets particuliers, qui sont pour la plupart organises par l'lnstitut pour la formation medicale de troisieme cycle. La litterature medi- cale est un element tres important de formation medicale permanente, et les bibliotheques medicales sont tres actives a cet egard. De nombreux orga- nismes de sante publique t iennent regulierement des journees d'information et autres rencontres. Les personnels paramedicaux accedent a la litterature professionnelle par les bibliotheques des ecoles d'infirmieres et bibliotheques locales. Ces groupes sont aussi ten us de poursuivre leur formation en suivant des cours ou seminaires dans les organismes ou ils travaillent, auxquels les medecins prennent une part active. L'education a la recherche et a l'exploitation des informations est un element traditionnel de ('education medicale et de la formation permanente. Cependant, la propagande d'information active des bibliotheques et centres de documentation pourrait desormais jouer un role important a cet egard. De nombreux organismes ont dans leur personnel des medecins specialistes de ('information medicale, qui sont responsables de l'usage de la litterature. 66 4 Conclusions et recommandations Particularites de la Region europeenne Toute etude visant a eva luer et ameliorer la disponibilite de l'information biomedicale en Europe doit tenir compte de certaines particularites de la Region. La cooperation entre nations europeennes, condition necessaire au progres dans ce domaine , rencontre divers obstacles : traditions bibliothe- caires, conditions politiques, sociales et economiques, sous-developpement en matiere de technologie de l'information. Bibliotheques medicales (fourniture de documents) L'Europe dispose de nombreuses bibliotheques medicales et d'un corps de bibliothecaires medicaux tres qualifie . La fourniture des documents , en particulier des periodiques , fonctionne generalement sans lacune , bien qu'il soit plus difficile d'avoir acces aux livres nouveaux et a la «litterature souterraine». Les fournitures de documents se font le plus souvent dans les Ii mites du territoire national. La ou la litterature d'un pays est incomplete , ii est possible d'acceder a celle detenue dans les autres pays par le moyen du reseau international de pret interbibliotheques. L'automatisation des operations bibliothecaires n 'en est qu'a ses debuts. La fourniture active d'information commence a devenir une tache impor- tante des centres d'information medicale ; ces derniers , avec les bibliotheques medicales, forment aujourd'hui un systeme integre d'information scienti- fique en medecine. Grace au developpement des systemes automatises, les demandes de fournitures de documents ont augmente en Europe au cours de ces dernieres annees. Dans ('ense mble , on observe une tendance croissante au partage des ressources et a la coordination entre services d ' information. Toutes les bases de donnees biomedicales internationales importantes sont interrogeables en ligne en Europe. Leur usage s'est constamment deve- loppe au cours des dernieres annees. Actuellement, les bases de donnees bibliographiques americaines sont de loin les plus utilisees en medecine, plusieurs bases de donnees europeennes plus petites sont recemment deve- nues accessibles en ligne. Enfin, en Europe de l'Est , ii existe des systemes 67 d'information automatises hors ligne. Certains pays disposent egalement de petits systemes de ce genre jouant seulement un role national. Dans l'ensemble la litterature medicale d'Europe est moins completement cou- verte par les systemes d'information autormatises que celle des Etats-Unis. La creation d'un nouveau systeme d'information automatise a grande echelle qui concurrencerait les systemes existants ne semble pas actuellement une proposition viable. II faudrait par contre developper les systemes euro- peens en ligne pour certaines questions, telles que la sante publique. L' information bibliographique traditionnelle L'information bibliographique traditionnelle reste tres importante pour de nombreux utilisateurs europeens d'information biomedicale. A cet egard, ii existe dans de nombreux pays au niveau national, regional ou local des sources ou peut etre obtenue cette information secondaire. En URSS et dans d'autres pays, les specialistes de l'information fournissent des services non automatises. II est ainsi possible d'analyser et d'evaluer le contenu de la litterature, non seulement pour les enquetes generales, mais aussi pour des services adaptes aux besoins de groupes particuliers tels que les administra- teurs et travailleurs de soins de sante primaires. Utilisateurs de l'information biomedicale Dans la plupart des pays d'Europe, les travailleurs de recherche peuvent obtenir l'information dont ils ont besoin s'ils travaillent dans les universites medicales et les grands instituts de recherche, ou ils ont acces a la litterature primaire et aux systemes d'information automatises. II existe a cet egard des ecarts quantitatifs, dus au niveau de developpement variable des pays en Europe. Les systemes bibliothecaires et d'information existants, par contre, ne repondent pas aux besoins d'information des travailleurs de soins de sante primaires, des administrateurs et du personnel paramedical. Ces groupes les connaissent mal, et ne s'en servent pratiquement pas. Formation des utilisateurs finals Aucun pays europeen ne dispose de moyens suffisants de formation systema- tique des utilisateurs. II existe a cet egard des activites locales, dues a !'initiative des bibliothecaires locaux (en particulier au Royaume-Uni). Litterature de l'OMS La litterature de l'OMS semble etre regulierement utilisee en Europe par differents groupes selon le type de documents: les publications scientifiques et techniques par les chercheurs et experts, les publications statistiques et se rapportant a la politique de sante par les fonctionnaires des ministeres 68 de Ia sante et autres responsables des politiques. On constate, cependant, qu'un usage moins large est fait de cette litterature dans les pays d'Europe occidentale que dans les Etats Membres du CAEM. Cela pourrait s'expli- quer par une mauvaise distributio n de la litterature de !'OMS dans certains pays, empechant les groupes potentiellement interesses d'en connaitre I'exis- tence ou d' y acceder . II est possible aussi qu'elle soit jugee moins pertinente dans Jes pays developpes d'Europe. Un autre obstacle pourrait etre le pro- bleme Iinguistique dans certains cas. Formation des bibliothecaires Tous les pays visites acceptent de former des bibliothecaires de I'etranger a l'utilisation des nouveaux types d'information. Recommandations aux Etats Membres I. Les pays devraient donner a leurs services de san te publique des respon- sabilites accrues en ce qui concerne le developpement des bibliotheques medicales et centres de documentation, et l'organisation du service de Iittera- ture sanitaire dans le cadre des services nationaux d'information sanitaire. 2. Les pays devraient ameliorer la fourniture de litterature et d'informa- tion aux travailleurs de soins de sante primaires et au personnel paramedical. 3. Les pays devraient etabli r des se rvices d'information specia lises pour Jes administrateurs superieurs de Ia sante. 4. Les pays devraient promouvoir Jes mesures visant a former les utilisa- teurs a )'usage des systemes d'information, et a Jes inciter a utiliser Jes ressources existantes. 5. Les pays devraient ameliorer la qualite des systemes d'identification, de stockage, d'utilisation et de diffusion de la litterature medicate europeenne. 6. Les pays devra ient ameliorer le suivi bibliographique de la li tterature medicale europeenne, en particulier la litterature sur la sante publique et Ia «li ttcrature souterraine». 7. Les pays devraient promouvoir )'utilisation des publications de I'OMS . 8. Les pays devraient aider ceux d'entre eux qui sont les moins dcveloppes en leur offrant des services et des possibilitcs de formation de personnel. Recommandation au Bureau regional Le Bureau regional pour !'Europe pourrait aider les Eta ts Membres dans ces activ ites en donnant plus d'importance aux programmes relatifs a la li ttera- ture sanita ire, en promouvant la formatio n et les contacts professionnels in terna tionaux entre bibliothecaires medicaux, en promouvant l'education 69 et la sensibilisation des utilisateurs , en publiant des renseignements sur les experiences et problemes en matiere d'information biomedicale , de biblio- theques medicales, et de formation permanente. Dans une premiere etape, on pourrait etablir des groupes ayant pour taches de developper la fourni- ture d'information aux travailleurs du secteur primaire et aux adminis- trateurs sanitaires, d'ameliorer le suivi bibliographique de la litterature europeenne sur la sante publique, et enfin d'analyser l'usage qui est fait des publications de l'OMS. 70 References I. Projet de plan a moyen terme (1984-1989), 2eme partie. VII. 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Proceedings of the II/rd International Congress of Medical Librarians, Amsterdam, 3-9 May 1969. Amsterdam, Excerpta Medica, 1970, pp. 187-204. 75 Annexe 1 Organisation mondiale de la sante Services de documentation sanitaire Les services de documentation sanitaire ont pour fonction principale de mettre !'information scientifique, technique et administrative sur la sante et les questions apparentees a la disposition des Eta ts Membres de !'OMS. Ace titre, leurs taches particulieres sont notamment : - de developper et de renforcer les services de documentation sanitaire dans les Etats Membres; - d'etablir des reseaux regionaux pour promouvoir la cooperation et le partage des ressources; - de favoriser l'echange d'information sur les questions sanitaires importantes entre pays; - d'ameliorer les ressources humaines grace a la formation du person- nel bibliothecaire et des utilisa teurs de services d'information ; - d'apporter un soutien aux pays en developpement sous la forme d'information bibliographique et de litterature primaire. Ce programme met !'accent sur !'education et la formation de personnel pour !es bibliotheques et centres d'information , compte tenu de !'importance determinante de ces facteurs pour la qualite et l'efficacite des services de documentation sanitaire. Dans les pays en developpement, une tache parti- cu lierement importante est d'ameliorer !es techniques de gestion et les quali- fications du personnel pour la cooperation entre bibliotheques. Dans les pays developpes egalement, ii faut renforcer les connaissances des biblio- thecaires sur I'emploi des techniques modernes et des systemes documen- taires automatises et sur !'application des normes internationales . Cette categorie doit apprendre a se considerer com me un element act if de I'equipe de soins de sante. Ces services ont aussi pour role de promouvoir la cooperation entre bibliothecaires aux niveaux national et regional. Le partage des ressources est une condition indispensable, particulierement dans les pays en deve- loppement. Un element principal de la cooperation est le catalogage des ressources existantes, sous la forme par exemple de listes collectives. 77 Cinq bibliotheques de la Region de Mediterranee orientale ont etabli une liste collective de publications, et sept bibliotheques medicales de la Region africaine en ont fait de meme. La Region de l'Asie du Sud-Est a mis au poin t un important outil de cooperation : le systeme HELLIS (Health Literature and Library Information Service) qui a commence a fonctionner en I 979. Le stade de developpement le plus avance dans la Region des Ameriques a ete atteint par le centre regional d'information BIREME. L'une des activites des services de documentation sanitaire est le suivi bibliographique de la litterature periodique biomedicale et parasanitaire non couverte par !es systemes d'information existants. Cette information peut etre rassemblee dans un Index Medicus regional; deux index de ce genre ont ete etablis pour l'Amerique latine et pour l'Asie du Sud-Est; d'autres sont en preparation dans la Region africaine et dans la Region de Mediterra- nee orientale. La «litterature souterraine», qui n'est pas couverte par !es systemes documentaires existants mais qui peut contenir des informations impor- tantes, doit aussi faire l'objet d'un contr6le bibliographique; !'information ainsi obtenue est diffusee apres evaluation critique. Un projet pour la col- lecte, le contr6le bibliographique et la diffusion de la «litterature souter- raine » a ete lance par !es Eta ts Membres de la Region de l'Asie du Sud-Est en 1983. Un autre est en preparation dans la Region du Pacifique occidental. Le Siege de !'OMS participe aces activites en formulant des principes directeurs en ce qui concerne !es methodes et en produisant WHODOC : Index des documents techniques de !'OMS. Ce dernier est une publication bimestrielle du Siege qui enumere !es documents OMS d'interet general provenant du Siege et des Bureaux regionaux . Les titres des documents, avec indication de la localisation, de la langue et avec des termes d'indexage principalement tires de MeSH, sont presentes dans l'ordre des programmes de !'OMS. Pres de I 000 documents seront repertories chaque annee. Sous cette forme manuelle, WHODOC est a considerer comme un service d'information actualisee plut6t qu'un outil de recherche retrospective. Un autre role de ces services est d'apporter un soutien direct aux pays en developpement pour !'utilisation des systemes d'information automatises tels que MEDLINE, PASCAL ou d'autres, et en fournissant des copies d'articles de periodiques. En dehors des services qu'elle fournit elle-meme, !'OMS s'efforce d'obtenir ceux d'organismes tiers pouvant executer des interrogations dans MEDLARS et fournir des services connexes de photo- copie. Cette tache est assuree par exemple par I' Australie pour la Region du Pacifique occidental, par la Suede pour la Region de l'Asie du Sud-Est et par l'Italie pour plusieurs pays africains. Le developpement d'infrastructures nationales de services d'informa- tion est aussi considere comme une solution aux problemes de cooperation. En dehors de !'aide visant a ameliorer !'organisation, ii s'agit surtout de susciter une prise de conscience, chez !es administrateurs superieurs de la sante publique, de la necessite d'une politique nationale pour le renforce- ment des bibliotheques medicales et du systeme d'information. II faut aussi faire en sorte que !es ministeres de la sante publique se sentent responsables du developpement du systeme de documentation sanitaire. La mise en place 78 de systemes d'information nationaux est en effet une condition prealable essentielle a toute cooperation internationale efficace; cela implique que tous se rendent pleinement compte de !'importance des services bibliothecaires et documentaires pour la sante. II faudra done notamment considerer le biblio- thecaire medical comme un membre a part entiere de l'equipe de sante. Le cloisonnement actuel entre les divers systemes d'information sanitaire devra aussi etre elimine. Ces systemes doivent etre per~us comme des sys- temes coordonnes d' information de gestion, de statistiques sanitaires et de documentation sanitaire, repondant aux besoins d'information de diffe- rentes categories d'utilisateurs 0 . Une fois atteint ce stade, !'information pourra etre diffusee plus efficacement et plus largement grace a une coopera- tion internationale. Le Siege de !'OMS et !es Bureaux regionaux doivent donner forme concrete aces services. Outre les activites d'etuqe et de planification, le Siege joue deja un role direct en fournissant des services, des consultants, de la formation, des normes et un bulletin sur le programme concernant les services de documentation sanitaire. L'OMS a en outre etabli une liste de base des periodiques dans le domaine sanitaire et biomedical, et fait des essais sur la possibilite d'utiliser les micro-ordinateurs dans !es bibliotheques medicates. Les services de documentation sanitaire de !'OMS comprennent aussi la bibliotheque du Siege, importante bibliotheque medicale ayant un stock considerable: 2 500 periodiques en cours, 40 000 ouvrages et plus de 250 000 documents et publications de !'OMS, des Nations Unies et des Etats Membres. La bibliotheque offre des services tels que la circulation des periodiques pour le personnel , une salle d'information actualisee, et le pret et la copie de litterature pour le personnel du Siege, des Bureaux regionaux et d'autres bibliotheques . Pres de 33 000 copies sont fournies chaque mois, dont 300 copies d'articles pour les pays en developpement. Elle fournit aussi la litterature d'autres bibliotheques, obtenue par exemple par la BLLD. II existe une liste des acquisitions recentes et une liste des series de la biblio- theque du Siege, qui sont des sources additionnelles d'information. La bibliotheque produit en outre environ 100 profits de diffusion selective et recherches retrospectives sur systemes informatiques, le plus souvent sur MEDLINE. Chaque mois, pres de 60 recherches sont faites pour du per- sonnel de l'OMS et 90 a 100 pour des pays en developpement. Des informa- tions bibliographiques et factuelles sont communiquees sur demande, en plus de WHO DOC. Un micro-ordinateur a ete installe en I 986. Les services de documentation sanitaire de l'OMS s'efforcent de deve- lopper les services correspondants dans les pays en developpement, en particulier ceux ou ii existe de serieuses insuffisances en matiere de docu- mentation, de technologie , de personnel qualifie et de systemes d'informa- tion modernes. a Sysremes nationaux d'information sanitaire: principes directeurs. Geneve, OMS, 1980 (document NHIS/80.1 Rev . I) . 79 II a ete tres peu question de la recherche en sante aux sessions du sous-co mite de l'information du Comite consultatif. Compte tenu de la qualite relativement bonne du systeme bibliothecaire medical dans la plu- part des pays europeens, on n'a pas encore etabli de services regionaux de documentation sanitaire , bien que des recherches informatisees aient ete executees pour certains paysa. Publications de l'OMS Les publications OMS provenant du Siege, des Bureaux regionaux et du Centre international de recherche pour le cancer sont un element important de la litterature biomedica le mondiaJeb. Toutes les publications de l'OMS sont envoyees gratuitement aux ministeres ou administrations nationales de la sante et aux bibliotheques depositaires officielles de l'OMS dans chaque pays. Certaines publications sont aussi envoyees gratuitement a des orga- nismes medicaux, des centres de sante et des experts, conformement a une li ste d'adresses indiquant les questions interessant chacun d'entre eux. Les publications de l'OMS peuvent aussi etre obtenues directement du Siege ou par l'intermediaire des librairies depositaires designees par l'OMS dans pi-esque tous les Etats Mem bres. On ne dispose mal heureusement d'aucune information precise sur la maniere dont ces publications sont utilisees en Europe, et on connait mat la reponse de la part des lecteurs. Dans la partie qui suit, on s'efforcera de decrire et d 'evaluer l'u tilisation de la documentation de l'OMS en Europe en se fondant sur les opinions qui on t ete recueillies aupres des lecteurs et des bibliothecaires que l'auteur a rencontres tors de ses visites dans plusieurs pays. Pour commencer par une bonne nouvelle : la litterature de l'OMS est regulierement utilisee en Europe. Les scientifiques et experts s'interessent aux publications scientifiques et techniques, les ministeres de la sante et ad ministrations aux publications sur les statistiques et la politique sanitaire. Les publications de l'OMS sont aussi utilisees dans des systemes d'informa- tion sur la sante publique tels que DHSS, IDIS et H ECLINET. Par contre, on estime en genera l que la litterature de l'OMS n'est pas aussi largement exploitee qu'elle devrait l'etre, que de nombreuses publica- tions n'atteignent pas les lecteurs qu'elles visent , et enfin que les lecteurs eux-memes ont du mat a bien les comprendre. En ce qui concerne les publications du Bureau regional pour l'Europe, elles sont plus mat connues encore que celles du Siege. a Programme OMS des services de documentation sanitaire. Gencve, OMS, 1983 (docu- ment non publie). a Rhee, H. et Sicat, F.C. The publications of the World Health Organization: their storage. accessibility and retrieval in small libraries. Geneve, OMS, I 983 (document H LT / 83.3) . 80 Bien entendu, les probli:mes qui se posent apropos des publications de l'OMS sont communs a d'autres formes de litterature : etroitesse du groupe- cible, manque d'interet des travai lleurs de soins primaires et administrateurs sanitaires. Les raisons de cette sous-utilisation sont multiples. L'une des premieres est le fait que le lecteur ignore l'existence des publications de l'OMS ou ne sait pas comment se les procurer. Les cata logues et bibliographies se rvent aux bibliothecaires, et non aux administrateurs et travailleurs de soins primaires. Cependant, dans certains pays , comme la Republique democra- tique a llemande et la Suisse, les publications recentes de l'OMS sont regulii:- rement annoncees dans les revues medicates; les medecins ont done la poss ibilite de les demander. Autre lacune, la litterature de l'OMS est insuffi- sam ment representee dans les systi:mes documentaires en ligne: les publica- tions du Bureau regional de l'Europe, par exemple, n'y figurent pratique- ment pas . Actuellement, ii n 'existe pas d'autre possibilite de faire des recherches retrospectives sur la litterature de l'OMS par acci:s en ligne. La scrutation directe des publications de l'OMS prend trop de temps. Ces publications sou ff rent aussi d'une mauvaise disponibilite : sou vent, l'utilisa- teur a du mal a obtenir celles qu'il recherche. Enfin, les publications en serie traitent de nombreuses questions differentes, alors que des livres sur un meme theme peuvent paraitre dans differentes series. Les difficultes d'acci:s a la litterature de l'OMS font que certains biblio- thecaires la considi:rent meme comme de la «litterature souterraine». Dans la plupart des pays, a l'exclusion des pays du CAEM, elle n'est pas systema- tiquement recueillie , mais diffusee au hasard. Les bibliothi:ques depositaires jouent tri:s souvent le role d 'a rchives, plut6t que de services d'acci:s et de copie. Paradoxalement , dans certa ins pays occidentaux, la diffusion des publications de l'OMS par le circuit de librairies commerciales est entravee par leur prix trop bas, tandis que dans d'autres pays defavorises le nombre d'exemplaires distribues gratuitement est insuffisant, ce qui oblige a acheter en devises fortes les exemplaires supplementaires. Les probli:mes linguistiques sont un autre obstacle pour les lecteurs ne connaissant pas une langue officielle de l'OMS , et notamment l'anglais; cette limitation affecte surtout les travailleurs de soins de sa nte primaires. Sur un autre plan, le style des publications de l'OMS est parfois critique; on leur reproche leu r position trop generate ou trop vague, typique d'une organisation devant prendre en compte les interets de tous ses Etats Membres. Certains declarent que la litterature de l'OMS presente moins d'interet pour les pays developpes d'Europe; cet argument ne saurait cependant s'appliquer aux publications du Bu reau regional de l'OMS pour l'Europe. En dehors des efforts pour obtenir regulii:rement une reponse des lec- teurs , les moyens les plus efficaces d'ameliorer !'utilisation de la documenta- tion de !'OMS seront de corriger son caracti:re marginal en tant que litterature scientifique, et de promouvoir son utilisation effective de la meme manii: re qu 'on le fait pour le reste de la litterature scientifique. Ainsi par exe mple, ii faudrait etablir des systi:mes d'informations actualisees. Des li stes classees de titres, ou des resumes de publications nouvelles, ces derniers etant plus utiles, devraient etre presentees dans les revues medicates nationales, ou dans 81 une publication ou par un service a grande diffusion de l'OMS. Cette informa- tion permettrait aux utilisateurs de commander ce dont ils ont besoin . Un systeme de recherche automat ise pour les publications et les documents de l'OMS devrait aussi etre cree. II faciliterait les recherches retrospectives en ligne, ainsi que la diffusion se lective d'information. Ce systeme aurait en outre des a vantages de nature subjective : les recherches en ligne ne sont pas seulement efficaces et faciles, elles conferent auss i uncertain prestige. L'exis- tence d'une telle base de donnees non commerciale pourrait faciliter l'intro- duction des techniques d'information modernes dans certains pays. Enfin, on devrait ameliorer la disponibilite des publications de l'OMS en faisant usage du systeme des bibliotheques medicales. Les bibliotheques depositaires devraient fournir des services connexes, et des collections de litterature de l'OMS devraient etre detenues par de nombreuses biblio- theques medicales, particulierement celles d'importance regionale. L 'action decrite plus haul rel eve en partie de l'OMS, et en partie de ses Eta ts Membres. Ces derniers devraient etre incites a fournir aux utili sateurs de leur pays des traductions, resumes et analyses de la litterature de !'OMS. Documents de l'OMS Au Siege et dans les Bureaux reg10naux, les documents techniques sont produits en petit volume, en general dans certaines langues seulement , ou pour un petit nombre de destinataires , comme moyen de communication entre le personnel, les experts et les organismes collaborateurs. Or, bien qu'ils soient consideres comme documents de travail internes, ils contiennent sou vent des renseignements importants qui sera ient utiles aussi a des utilisa- teurs exterieurs a !'OMS. On a meme fait valoir parfois que ce sontjustement ces documents qui contiennent !es donnees importantes. Certes, le systeme WHODOC permet maintenant aces utilisateurs de rechercher et d'utiliser un choix limite de ces documents, mais ii semble malheureusement tres mal connu dans la Region europeenne. Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), Lyon Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) produit et diffuse des.informations utiles pour la prevention primaire du cancer. II a etabli des programmes pour identifier les facteurs causatifs du cancer chez l'etre humain, et les individus ou groupes a risque0 . Le Centre tire la plupart de ses informations de deux sources, dont la premiere est la litterature scientifique. La bibliotheque du CIRC detient 200 periodiques en cours et a acces aux bases de donnees oncologiques. En 1982, ces dernieres ont servi pour 312 interrogations en ligne et 23 profils de diffusion selective. Les experts scientifiques sont une autre source. Le Centre soumet toutes ces informations a une analyse et a une evaluation critique, ce qui transforme Jes donnees brutes en informations utiles . 0 Rapport annuel. 1982. Lyon, CIRC, 1983 (document SC/ 19/ 2; CC /24/2). 82 Une contribution majeure du CIRC en information biomedicale est la serie Monographs on the Evaluation of the Carcinogenic Risk of Chemicals to Humans . Elles ont pour objet d'identifier les risques cancerogt:nes potentiels dus a !'exposition aux substances chi miques ou a des melanges complexes de substances presentes dans l'environnement, et de rassembler et d'evaluer les connaissances existantes sur les substances chimiques connues ou repu- tees comme potentiellement cancerogenes pour l'etre humain . Ces mono- graphies sont etablies par des groupes d'experts qui examinent toutes les donnees publiees se rapporta nt a !'evaluation du risque cancerogene des substances chimiques discutees, a differents egards : production chimique, presence des substances, cancerogenese experimentale, toxicologie, muta- genicite et epidemiologie. En une session de dix jours, les experts font un examen critique de toutes les donnees disponibles et redigent un texte pour publication. Cet examen critique, qui permet d'evaluer l'eventuel caractere cancero- gene, doit aider les autorites nationales et les autorites de sante publique et de medecine du travail a prendre des decisions sur les mesures preventives de reduction de !'exposition. En 1984, 32 monographies traitant de plus de 680 su bstances chimiques et melanges complexes avaient ete publiees : 7 procedes industriels et 23 substances ou groupes de substances chimiques ava ient ete identifies comme associes causalement au cancer humain , et quatorze juges comme facteurs causatifs probables du cancer humain. Le Centre public aussi periodiquement un Information Bulletin on the Survey of Chemicals Being Tested for Carcinogenicity. Cette information est rassemblee au moyen d'une enquete postale. Le dernier bulletin, dixieme de la serie , fournit des donnees provenant de I 03 instituts et 16 pays diffe- rents, portant sur I 043 substances chimiques. Les Scientific Publications du CIRC, dont le nombre total est actuel- lement de 55, comprennent des actes de reunions, des manuels sur la patho- logic experimentale des tumeurs, des manuels sur les methodes statistiques applicables en recherche sur le cancer et une compilation des statistiques mondiales du cancer : Cancer incidence in five continents, publiee tous les cinq ans. La diffusion moyenne des Scientific Publications est de l'ordre de 2 500. Les destinataires sont pour la plupart des individus et organismes s'occupant de recherches sur le cancer dans presque toutes les parties du monde. Quant aux monographies du CrRC, elles ont une diffusion de l'ordre de 4 500, dont une proportion notable va directement aux organismes officie ls s'occupant de reglementation. Ces publications atteignent certainement les oncologistes de premier plan dans le monde, mais on peut douter par contre qu'elles touchent tousles utilisateurs potentiels. II est difficile d'evaluer avec precision le role que cette information, pour importante qu'elle soit en matiere de politique sanitaire, peut avoir pour les administrateurs sanitaires. A cet egard, les problemes rencontres par les publications du CI RC sont les me mes que pour !es autres publications de l'OMS. Le CIRC traite les informations et complete les systemes documentaires traditionnels en jouant le role de centre de tri pour la recherche en cours en matiere de cancer et d'epidemiologie. II ecrit annuellement a pres de 83 3 000 chercheurs pour leur demander de signale r les pro jets de recherche en cours dans le do maine de l'epidemiologie du cance r. Les donnees rec;ues sont contr61ees et traitees par o rdina teur au Centre a ll emand de recherche sur le ca ncer de Heidelberg, et serve nt a etabli r chaque annee le Directory of on-going research in cancer epidemiology. Les info rma tions sur les projets de recherche sont presentees dans l'o rdre des pays ou il s sont executes . Des registres deta illes faci litent la recherche se lecti ve des info rmations sous di fferents angles : chercheurs, mots d es, loca lisa tions, substances chimiques, types de cancer, ca tegories profess ionnelles et li ste des registres du cancer. Ce tte fon ction de tri est un element du programme ICRDBP; apres la publica tion du Directo ry, les informa tions sont introduites dans le sys teme CA NC ERPROJ . Cette info rmation sur les projets de recherche en cours es t plus actuelle que la littera ture sc ientifique, et elle fa vo rise do ne une communica tion en temps ree l entre sc ientifiques. Pour 1983, le Directo ry comprend 1302 pro- jets dans 64 pays. Malheureusement , ce document ne peut donner une image exacte de la situation dans le monde, les pays n 'etant pas couverts de maniere complete. 84 Annexe 2 Organisation des Nations Unies pour I' education, la science et la culture (UNESCO) Apres la Conference intergouvernementale pour l'etablissement d'un sys- teme mondial d'information scientifique en 1971, !'UNESCO a commence a jouer un role plus actif dans !es activites mondiales pour ameliorer les services d'information . En 1973, le programme UNISIST a ete lance, qui avait pour objet de creer un reseau mondial de systemes d'information, avec la cooperation volontaire des systemes d'information nationaux exis- tants et prevus. Ce programme vise a etablir des infrastructures nationales d'information (NA TIS) com me base prealable pour la cooperation internationale. Les travaux scientifiques et methodologiques dans ce domaine ont notamment abouti a la formulation de principes directeurs pour ces infrastructures (1 - 6). L'un des objectifs du programme UNISIST est d'etablir et de mettre en application des normes et criteres d'information et de documentation, pour la liaison entre systemes d'information (7- JO) . Un autre est de promouvoir la technologie moderne; un exemple est le developpement du progiciel CDS/ ISIS (11) pour le traitement de la collection documentaire du programme et pour )'utilisation dans les Etats Membres, y compris des versions pour les ordinateurs centraux IBM utilisant les systemes d'exploitation DOS et VM. Ce logiciel est actuellement utilise par 79 organismes situes dans 29 pays, ainsi que par 10 organismes des Nations Unies et 5 autres organisations internationales. Une version de CDS/ISIS pour mini/micro-ordinateur, redigee en PASCAL, est en voie d'achevement. Cette version sera exploi- table avec toutes les caracteristiques de la version centrale de CDS/ISIS et permettra aux utilisateurs dans les Etats Membres de passer d'un petit systeme multiposte a un ordinateur central , avec compatibilite complete des fichiers au niveau des enregistrements et des zones, sans nouvelle formation. Actuellement, on met un progiciel pour micro-ordinateurs a l'IMD, a Graz (Autriche). Un autre systeme est destine a la gestion generate des bases de donnees, tant bibliographiques que factuelles II ameliorera, surtout dans Jes pays en developpement , Jes possibilites d'etablir des systemes docu- mentaires automatises nationaux. II est actuellement a l'essai a Nairobi . 85 Pour aider !es pays en developpement a choisir un materiel pour !es biblio- theques et !es taches informationnelles, !'UNESCO soutient le Centre inter- national pour le materiel de traitement de !' information de Zagreb. Le programme UNISIST comprend des activites de formation des utilisateurs, qui a leur tour pourront en former d'autres. A cette fin, ii organise des seminaires et des cours, mais fournit aussi des materiaux educatifs et des publications (/ 2- I 7). II apporte une aide aux pays en developpement sous forme de methodes, de personnel et de technologie. II a egalement etabli ses propres systemes d'information specialises : - systeme d'echange d'information sur les politiques scientifiques et technologiques (SPINES); - systeme d'information sur la science du developpement (DEVSIS); - systeme d'information international sur la recherche en documenta- tion (ISORID); - systeme d'extraction des donnees pour les sciences sociales et !es sciences humaines (DARE). Le concept d'UNISIST est maintenant integre au programme general pour !'information. Plusieurs programmes precis ont ete adoptes a cette fin a la conference generale de 1982 pour la periode 1984- 1989. L'UNISIST ameliorera l'acces a !'information au moyen des techniques modernes, de la normalisation et de l'interconnexion des systemes d'information, les objec- tifs etant : - de developper des normes, regles et methodes et autres instruments pour le traitement et le transfert d' information specialisee et la creation de systemes compatibles; - de permettre aux pays en developpement, individuellement ou regionalement, d'etablir leur propre base de donnees et d'acceder aux autres bases de donnees; - de promouvoir le developpement de reseaux d'information regio- naux specialises; - de contribuer au developpement harmonieux de systemes d'infor- • mation internationaux compatibles entre les organismes de la famille des Nations Unies. Une autre activite d'UNISIST sera de contribuer a developper !es infrastructures politiques et moyens de formation necessaires pour le traite- ment et la diffusion de !'information specialisee en aidant les Eta ts Membres a mettre sur pied des systemes nationaux, a ameliorer les divers elements de ces systemes, tels que bibliotheques et centres de documentation, et a former des specialistes en information pour qu'ils puissent a leur tour jouer le role d'instructeurs. Enfin, une tache sera d'ameliorer les services documentaires et systemes d'information de !'UNESCO. Les objectifs du programme sont de veiller 86 au developpement harmon ieux de ces services, d'encourager une participa- tion accrue des Etats Membres a leur utilisation, et d'ameliorer le flux de !'information et de la documentation au sei n de !'UNESCO. Parmi ces activites , un sous-progra mme prevoi t la mi se sur ord ina teur de !'information produite par !'UNESCO, la circulation des documents so us forme de microfiches et l'entre tien des progiciels CDS/ISi-CAN/SDI ainsi que leu r introduction dans Jes Etats Membres et dans Jes organisa tio ns internationales (/8). Bibliographie I . UN IS/ST : Principes directeurs pour la planification des systemes natio- naux d'information scientifique et technologique. Paris, UNESCO, 1975 (SC/75/WS/ 39). 2. Vilentchuk, L. Principes directeurs pour la realisation d'un inventaire national des services d'information scientifique el technologique. Paris, UNESCO , 1975 (SC/75/ WS/28) . 3. Agence bibliographique nationale et bibliographie nationale : principes directeurs. Paris, UNESCO, 1986 (PGl/79/WS/ 18). 4. UNESCO, IFLA. Principes directeurs pour /'etablissement de catalogues collect ifs de publications en serie. Paris, UN ESCO, 1982 (PG 1/83/ WS/ I) . 5. Dulong, A. 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Pa ri s, UN ESCO, 1978 ( PG 1/78/ WS/29) . 16. de Grolier, E. !11 ventaire des activites de formation clans le domaine de la bibliotheconomie, des sciences de /'information et de /' archivistique. Paris, UNESCO, 1982. 17. Atherton, P. Manuel pour /es services et systemes d'i11formatio11. Paris, UNESCO, 1977. 18. Projet de plan a moyen terme ( 1984- 1989), 2eme partie . VII. Systemes d'information et acces i1 la connaissance. Paris, UNESCO, 1982 . 88 Annexe 3 Communaute europeenne Les Etats Membres de la Communaute europeenne sont la Republique federate d'Allemagne, la Belgique, le Danemark , l'Espagne, la France, la Grece, l'Irlande, l'ltalie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-U ni. La Commission des communautes europeennes, conseillee par le Comite de l'information et de la documentation scientifiques et techniques (CIDST), encourage et soutient le developpement des services d'information par des programmes et plans d'action. Les trois plans d'action, executes entre 1975 et 1983, ont abouti a diverses realisations. I. Le reseau de telecommunications appele EURONET a ete cree pour la Communaute europeenne. EURONET a ete utilise par 2 500 orga- nisations pendant plus de 100 000 heures au cours de 1985. II utilise la technique de commutation de paquets qui off re les avantages d'usage effi- cace des lignes disponibles , de services de haute qualite et de faible cot1t (pour les terminaux asynchrones , les vitesses de transmission sont 110-1 200 bit/s, pour les terminaux synchrones, 2 400- 9 600 bit/s). Depuis 1985, EURO NET a ete remplace par un reseau public national interconnecte. 2. Un reseau de services d'information appele DIANE (Direct Infor- mation Access Network for Europe) a ete lance. DIANE, qui a commence avec 70 bases de donnees sur 12 serveurs en 1980, comprenait plus de 600 bases de donnees sur une soixantaine de serveurs en 1985. Les systemes les plus importants pour la medecine sont les serveurs BLAISE, DAT A-ST AR, DIMDI, ESA-IRS et TELESYSTEMES QUESTEL. Pres de 85% des bases de donnees bibliographiques peuvent etre interrogees en langage de com- mande DIANE. 3. Une serie de systemes d'information sectoriels, couvrant l'agricul- ture, l'environnement, les questions biomedicales et sanitaires, ont ete elabo- res et mis en utilisation; dans le domaine de la biomedecine, Jes ·projets ci-apres ont ete mis au point : 89 - un jeu de donnees de base minimal pour la Co mmuna ute euro- peenne, co mmenc;:a nt pa r les donnees medicales essentiell es relatives aux h6pita ux ; - l'inventai re pilote des projets de recherche biomedicale (MED REP); - un inventaire des syste mes d 'inform ation exis tants da ns le domaine biomed ical et des soins de sante; - des systemes d'info rmat ion sur les aides techniques aux ha ndicapes (HANDYNET), comprena nt unjeu de modules tels HANDY AIDS, inventaire des aides techniques; HANDIWHO, inventaire des profes- sionnels et autres groupes s'occupant d'une maniere ou d'une autre des techniques, et HANDYSEA RCH , un inventaire des recherches en cours. II est aussi prevu des projets dans le domaine de la biotechnologie , tels que: - la creation d'une banque de donnees europeenne sur les sequences d'acide nucleique au Laborato ire europeen de biologie moleculaire de Heidelberg; - la creation d' un Centre europeen d'information et de consultation en biotechnologie a la Science Reference Library du Royaume-Uni ; - une etude sur !'evaluation preliminaire de la faisabilite et des besoins en ressources d'un systeme d'info rmation auto matise des communau- tes europeennes pour !es collections de cultures de micro-organismes; - une etude sur les besoins des utilisateurs en information sur les enzymes et systemes apparentes; - la creat ion d'un po int focal europeen a Nice pour la banque ?e donnees sur les hybridomes. Le 27 nove mbre 1984, le Conseil a approuve un programme quinquen- nal ( 1984-198 8) pour le developpement d'un ma rche de !'information specia- li see, qui avail deux objectifs. L'un, qui avait trait a !'ameliora tion de l'environnement et des condi- tions de marche en matiere d'informa tion, etai t defini comme suit : 90 « II s'agit ava nt to ut d'a melio rer !'utilisation des produits et serv ices in for- mationnels d'origine europeenne, en vue d'assurer a utant que possible leur via bilite economique. Pour parvenir a ce resultat, o n devra prendre des mesures pour eliminer les obstacles exis tants, et de maniere ge nerale faci liter !'uti li satio n de !'info rm a ti on et ame liorer la transpa rence du marche dans ce domaine0 .» a Journal ofjiciel des commu11aures europeen11es. N°L.3 14. 1984. L'autre, relatif au renforcement de l'offre et de la qualite des produits et services europeens, etait ainsi formule : «II s'agit decreer des produits et services d'information specialises d'ori- gine europeenne ayant un caractere novateur et specifique, et off rant un gain de valeur, afin d 'ameliorer la competitivite des fournisseurs euro- peens sur les marches d'Europe et du monde, ainsi que leur reponse aux besoins d'une large gamme d'usagers, avec pour objectif ultime de donner a ('Europe une autonomic relative dans ce domainea. » Dans le cadre de ce programme, les travaux sont axes sur sept domaines prioritaires : information sur les brevets, information biotechnologique, banques de donnees sur les materiaux, information pour l'industrie, publica- tion electronique et banques d'images, reduction des disparites regionales et aide a la modernisation et au maillage des systemes bibliothecaires. La Communaute europeenne soutiendra et encouragera les efforts en vue d'etablir des systemes d'information evolues, notamment pour la fourni- ture et la publication electronique des documentsb. Comme suite a un appel de propositions lance en 1982, la Commission a cofinance dix projets, devant demarrer en 1984 : - trois experiences a grande echelle de fourniture electronique de documents, utilisant differentes methodes de stockage telles que disque magnet ique, microfiche et disque numerique optique, trans- mission par courrier postal, fac-simile, cable a large bande, reseau a commutation de paquets et transmission par satellite, et demande d'informations, notamment demande en ligne, et techniques video; - sept projets experimentaux a petite et a moyenne echelle en publica- tion electronique, dont quatre revues electroniques, un projet de publication a demande et un projet de college invisible electronique reunissant un groupe d'experts par l'intermediaire d'un micro- ordinateur sur ligne telephonique. Les tiiches linguistiques restent l'un des elements-des du programme; ii est prevu a ce titre de developper et de perfectionner des instruments multi- lingues : thesaurus, services d'orientation et d'acces a !'information multi- lingue et services de traduction automatique. Dans le cadre d'un autre appel de propositions lance en 1985, la Com- mission cofinancera vingt-cinq projets environ relatifs a !'application de nouvelles techniques d'information dans le domaine de la publication elec- tronique, et de !'information pour l'industrie et pour la biotechnologie. a Journal ofjiciel des Communautes europeennes, N°L. 314, 1984. b Vernimb, C. et Mastroddi, F. The CEC experiments on electronic document delivery and electronic publishing. In : International On-line Information Meeting, London, 68-December 1983. Oxford , Learned Information. I 983, pp. 119-130. 91 Annexe 4 Conseil d' assistance economique mutuelle (CAEM) Les membres du CAEM sont Jes pays suivants : Bulgarie, Cuba, Hongrie, Mongolie, Pologne, Republique democratique allemande, Roumanie, Tchecoslovaquie, URSS et Viet-nam. La creation du Systeme international d'information scientifico-technique (SIIST) s'insere dans le programme complexe du CAEM. Son objet est d'offrir aux populations des pays participants I'acces complet a )'information scientifique et technique disponible dans le monde. A cette fin, le SIIST encourage Ia cooperation entre systemes d'information nationaux, le deve- loppement de systemes internationaux d'information par branche (MOSNTI) et de systemes internationaux d'information specialisee pour les differents types de documents (MSIS), et les activites du Centre international d'infor- mation scientifico-technique de Moscou. Le SIIST fonctionne selon le principe de la division internationale du travail. Des normes garantissent ('application de methodes et techniques uniformes par les pays participants. La transition vers l'automatisation des operations s'effectue par etape. Certains sous-systemes ont deja ete automati- ses. Au cours des annees a venir, ii sera etabli un reseau de communication qui permettra l'acces en ligne a toutes les bases de donnees des pays du CAEM. Le Centre international d'information scientifico-technique de Moscou, place sous la tutelle du Comite de representants autorises des dix pays membres, mene diverses tiiches scientifiques en dehors du developpement du SIIST. II fournit notamment des informations scientifiques. Ainsi, par exem- ple, ii est responsable de la base de donnees MSIS NIR, sur Jes rapports techniques et memoires rediges dans les pays membres. Les informations de cette base de donnees sont enregistrees sur bande et presentees dans une revue de resumes. Les bandes de bases de donnees internationales telles que Science Citation Index, Conference Paper Index et INIS sont egalement accessibles sur l'ordinateur du Centre. Les systemes internationaux d'information speciali- see recueillent, indexent et diffusent )'information provenant d'un type de document. Les services offerts comprennent : service de bandes, diffusion selective d'information, recherche retrospective, bibliographies, resumes et fourniture de copies. 93 Actuellement , dans le cadre du MSIS, les sys temes suivants sont opera- tio nnels: - rapports tech niques MSIS; - systeme international d'information pour les documents publies (MISOD), identique au systeme ASSISTENT; - systeme MSIS pour les ca talogues d'entreprises; - systeme in ternational d'information sur les brevets des pays membres du CAEM; - systeme interna tiona l d'information pour les traductions scienti- fiques et techniques; - sys teme international d'information pour les films cinematogra- phiques, scientifiques et techniques; - systeme international automatise pour l'enregistrement des series. Les systemes internationaux d'information par branche recueillent, indexent et diffusent des informations sur tous les types de documents selon le principe de la division pa r discipline ou par branche. Il s diffusent des informations complexes aux utilisateurs . Outre les se rvices de bandes, la diffusion se lective, la recherche retrospective, la fourniture de copies, et la fourniture d'informations de synthese et factuelles so nt appelees a se deve- lopper. Actuellement, vingt-trois de ces systemes (MOSNTI) sont en cours d'elaboration, notamment le Systeme international pour !'information scie ntifique medicale (MED IN FORM). Celui-ci di spose de son propre sys- teme de classement, et d' un thesaurus d'environ 11 000 descripteurs hierar- chiquement classes a cette fin. Les termes de classement et le thesaurus sont rediges et peuvent etre utilises en russe, langue de travail du SIIST, et dans !es langues nationales du CAEM. La litterature biomedicale est indexee et resumee dans les differents pays membres. Les bandes produites sont ras- semblees dans un centre informatique a Sofia et renvoyees aux centres nati onaux d'information ou elles sont utilisees pour la fourniture de services a l' echelle nationale. 94 Les services actuellement offerts par MEDINFORM sont les suivants: - la base de donnees MEDIK avec 40 000 articles recueillis annuelle- ment de periodiques des pays membres, dont !es bandes sont utilisees principalement pour la diffusion selective d'information; un acces en ligne est cependant prevu; - !'Index Medico Juridicus , traitant de la litterature nationale des pays du CAEM en matiere de legislation medicale , d'arretes et de normes pour les systemes de sante publique; - la base de donnees MEDPERIODIK, qui contient les enregistre- ments sur les revues biomedicales nationales et internationales et leur localisation dans les pays membres; - ('utilisation de systemes d'information internationaux automatises tels que MED LINE en Tchecoslovaquie, en Republique democra- tique allemande, en Hongrie et en Pologne, Excerpta Medica en Tchecoslovaquie et en URSS, BIOS IS en Bulgarie et en URSS, ainsi que Science Citation Index, Conference Paper Index, INIS, etc. 95 Annexe 5 Sigles, abreviations et titres Cette liste comprend seulement les rubriques apparaissant plus d'une fois dans le texte. Les signes d'organismes des Nations Unies tels qu'OMS, OIT et UNESCO ont ete omis. Pour des informations plus precises sur Jes bases de donnees , on consultera I' Annexe 6. ABDA ADONIS ADRS AGRIS AIS AIS SIRENA APOLLO ARTEMIS ASSISTENT AVLINE BIOETHICSLINE BIOMED Data base on drugs, Bundesvereinigung Deut- scher Apothekerverbande Article Delivery over Network Information Systems Automatic Document Request Service International information system for the agricul- tural sciences and technology Automated information systems AIS, CNIMZ Fourniture d'article avec demande en ligne (CCE) Recherche automatisee de textes des services d'in- formation multinationaux europeens (CCE) Avtomatizirovannaja spravocno-informacionnaja sistema po nauke i tehnike [Systeme automatise d'informations de reference pour la science et la technique], base de donnees VINITI Audovisuals on-line data base Data base on ethics, NLM Voir LIST-BIOMED - Liste collective de perio- diques en Scandinavie 97 BIOSIS BIRD BITS BLAISE BLLD BMA BRS CADIST Biology and biosciences data base Base d' information Robert Debn': (Centre interna- tional pour l'enfance, France) BJOSIS Information Transfer British Library Automated Information Service British Library Lending Division British Medical Association Bibliographic Retrieval Services, Inc. (systeme ser- veur) Centre automatise de documentation et d'infor- mation scientifique et technique, France CAEM Conseil d'assistance economique mutuelle CAN/SDI Canadian Selective Dissemination of Information CANCEREXPRESS Data base on cancer research, National Cancer Institute, Etats-Unis CANCERLIT Data base on cancer literature, National Cancer Institute, Etats-Unis CANCERNET Base de donnees sur la recherche en matiere de cancer, Institut Gustave Roussy, France et DKFZ CANCERPROJ Data base on cancer research, National Cancer Ins- titute, Etats-Unis CANDO Classification alphanumerique pour la documen- tation medicale CAS Chemical Abstract Service and data base CCE Commission des communautes europeennes CIRC Centre international de recherche sur le cancer, Lyon, France CIS Congressional Information Service CLINPROT Data base on clinical cancer protocols, National Cancer Institute, Etats-Unis CMW Centrum Medyczne Ksztalcenia [Centre medical pour la formation], Varsovie (sur HECLINET) CNIMZ Centr za naucna Informacii pa Medicina i Zdra- zeopazvane [Centre pour !'information scientifique en medecine et en sante publique), Sofia, Bulgarie 98 CNRS Centre national de la recherche scientifique, France COMPENDEX Data base on engineering, Etats-Unis CONFINDEX/CPI Data base on Conference Papers Index, Etats-Unis DARE Systeme de depistage automatique pour les sciences sociales et les sciences humaines (UNESCO) DATA-STAR Serveur base en Suisse DBMIST Division des bibliotheques et musees et de !'in- formation scientifique et technique DEVSIS Systeme international d'information pour les sciences du developpement (UNESCO) DHSS Department of Health and Social Security, Royaume-Uni DIALOG Dialog Information Services, Inc. DIANE Direct Information Access Network for Europe, voir EURONET DIMDI Deutsches Institut fur medizinische Dokumenta- tion und Information, Cologne, Republique fede- rate d' Allemagne DKFZ Deutsches Krebsforschungszentrum Heidelberg, Republique federate d' Allemagne OKI Deutsches Krankenhausinstitut, Oi.isseldorf, Repu- blique federate d' Allemagne DOBIS/LIBIS Base de donnees de l'ISS, Italie DOR Differencirovannoje Obespecenije Rukovad'vo [Ser- vice d'information selective de gestion], VINITI OSI Danske Sygehus Institut [Institut hospitalier danois], Copenhague, Danemark EMBASE Excerpta Medica data base EPOS/VIRA Serveur base en Suede ERI Educational Resources Information Center data base ESA/IRS ESKOM Systeme de recherche de !'information de I' Agence spatiale europeenne Edina Sistema za Kommandiroviskite [Systeme unifie de demande d'information], VINITI 99 EURONET FRANCIS FSTA G-CAM GCNMB GRIPS GSNTI HEALTH HECLINET HELLIS HISTLINE HORIZONT HSELINE ICRD-BP !DIS ID IS-SO MED IFK IMA IMD JOO Reseau de communication de la Communaute europeenne (a cesse de porter ce nom en 1985) Fichier de recherches automatisees sur Jes nou- veautes, la communication et ('information en sciences sociales et humaines (base de donnees TELESYSTEMES QUESTEL) Foods Science and Technology Abstracts and data base Systeme serveur frarn;:ais Gosudarstvennaja Central'naja Naucnaja Medi- cinskaja Biblioteka [Bibliotheque scientifique et medicale centrale d'Etat] , Moscou, URSS General Relation-based Information Processing System, voir DIMDI Gosudarstvennaja Sistema Naucno-Tehniceskoj In- formacii [Systeme d'Etat pour ('information scien- tifique et technique], Moscou, URSS Data base on health planning and administration, NLM, Etats-Unis Health Care Literature Information Network (et base de donnees) Health Literature and Library Information Services (OMS) Data base on history of medicine, NLM, Etats-Unis Data base in CNIMZ Data base on Health and Safety Executive on-line, Royaume-Uni International Cancer Research Data Bank Program, CIRC Institut fiir Dokumentation und Information iiber Sozialmedizin und offentliches Gesundheitswesen, Bielefeld, Republique federale d' Allemagne IDIS-Sozial Medizin (base de donnees d'IDIS sur la medecine sociale) lnstitut fiir Krankenhausbau, Berlin (Quest) Information medicale automatisee Institut fiir maschinelle Dokumentation, Graz, Autriche INION INIS INSERM INSPEC INTERNIST IPA !RCS ISi ISI/BIOMED ISORID ISS ISSTI ITOGI IWIM KIBIC LIBRIS MARC MEDIK MEDIN FORM MEDLARS Institut Naucnoj lnformacii po Obscestvennym Naukam [Institut d'information scientifique pour les sciences sociales] , Moscou, URSS Base de donnees du systeme international d'infor- mation nucleaire, Agence internationale de l'ener- gie atomique Institut national de la sante et de la recherche medi- cate, Paris, France Information Services for the Physics and Engineering Communities (base de donnees), Royaume-Uni Base de donnees du VINITI Internationa l Pharmaceutical Abstracts , Royaume- Uni International Research Communications System Institute for Scientific Information, Philadelphie , Etats-Unis Base de donnees de l'ISI International Information System of Research m Documentation Institut superieur de la sante, Rome, Italie Systeme international d'information sc ientifico- technique (CAEM) Systeme d ' information automatise du VINITI sur la recherche Inst itut fi.ir Wissenschaftsinformation in der Medi- zin, Berlin , Republique democratique allemande Karolinska Inst itutets Bibliotek og lnformations- centralen [Bibliotheque et centre d'information de l'Institut Karolinska), Stockholm, Suede Systeme d'information bibliothecaire (ltalie) -Catalogage li sible par machine Med icinskaja informacij a [Information medicate], base de donnees du systeme MEDINFORM Systeme d'information medicate (CAEM) Medical Literature Analysis and Retrieval Sys tem (et base de donnees) IOI MEDLINE MEDPERIODIK MeSH MIC MIDIST MISOD MOSNTI MSIS MSIS NIR NATIS NHS NIRM NLM OASNMI BIG OCLC PASCAL !02 MEDLARS on-line Medicinskaja periodika [Periodiques medicaux], base de donnees situee au VINITI Medical subject headings (thesaurus MEDLINE) Medicinska Information Centralen [Centre d'in- formation medical], Stockholm, Suede Mission interministerielle de l'information scienti- fique et technique, France Mezdunarodnaja Informacionnaja Sistema po Opublikovannym Dokumentam [Systeme d'infor- mation international pour les documents publies - voir ASSISTENT] Mezdunarodnaja Otraslevaja Sistema Naucno- Tehniceskoj Informacii [Systeme international d'in- formation medico-technique de branche], VINITI Mezdunarodnaja Specializirovannaja Informacion- naja Sistema [Systeme international d'information specialisee], base de donnees d'informations primai- res du CAEM Mezdunarodnaja Specializirovannaja lnformacion- naja Sistema po Naucno-Issledovatelskim Rabodam [Systeme international d'information specialisee sur !es travaux de recherche scientifique] Systemes nationaux d'information (UNESCO) National Health Service (Royaume-Uni) National Institute for Medical Research (Royaume- Uni) National Library of Medicine, Etats-Unis Otraslevaja A vtomatizirovannaja Sistema Nauc- noj Medicinskoj Informacii [Systeme automatise de branche pour l'information medicate scientifique], Moscou, URSS Osterreichisches Bundesinstitut fur Gesundheits- wesen, Vienne, Autriche On-line Computer Library Center Programme applique a la selection et a la compila- tion automatique de la litterature, base de donnees, France PESTDOC POPLINE PRE-MED PRIME PSYCINFO PSYNDEX QUESTEL RESHUS RINGDOC RTECS SCANNET SCI SCICON SDI SIGLE SIRENA SKI SPINES SPRI STATUS TDB TELEGENLINE TELENET TOXLINE TRANS INDEX Pesticidal literature documentation data base Population problems data base, NLM Base de donnees du serveur BRS Miniordinateurs utilises au DHSS Psychological Abstracts information service (et base de donnees) Psychologischer Index (TELESYSTEMES), serveur base en France Reseau d'information en sc iences humaines de la sante, France Base de donnees sur la litterature pharmaceutique Registry of Toxic Effects of Chemical Substances {base de donnees) , Etats-Unis Reseau scandinave Science Citation Index Serveur base au Royaume-Uni Diffusion selective de !'information Systeme d'information sur la « litterature souter- raine» (CCE) AIS developpe par le CNIMZ Schweizerisches Krankenhausinstitut, Aarau, Suisse Systemes d'echange d'informations sur Jes poli- tiques scientifiques et technologiques (UNESCO) Sjukvardens och Socialvardens Planerings- och Rationaliseringinstitut [lnstitut pour la planifica- tion et la rationalisation en matiere de soins de sante et d'assistance sociale], Stockholm, Suede Logiciel utilise sur PRIME Toxicology Data Bank Genetic technology data base Telephone communication network Toxicology information on-line data base Scientific and technical translation data base l03 TYMNET UNAFORMEC UNISIST VCP VESKA VINITI VNIIMI VNIIPI VNTICENTR WHODOC WPI ZBM ZDB 104 Reseau international de communication telepho- nique Union nationale des associations de formation me- dicale continue Universal system for information in science and tech- nology Vsesojuzny Centr Perevodov [Centre de l'Union pour !es traductions], Moscou, URSS Verband Schweizerischer Krankenhausanstalten, Suisse Vsesojuzny Institut Naucnoj i Tehniceskoj lnfor- macii [Institut de I'Union pour !'information scien- tifique et technique], Moscou, URSS Vsesojuzny Naucno-Issledovatel'skij Institut Medi- cinskoj i Mediko-Tehniceskoj I nformacci [Institut scientifico-technique de !'Union pour !'information medicale et technique), Moscou, URSS Vsejojuznij Naucno-Issledovatel'skij lnstitut Patent- noj lnformacij [Institut scientifique et technique de !'Union pour !'information sur !es brevets], Mos- cou, URSS Vsesojuznij Naucnoj-Tehniceskij lnformacionnij Centr [Centre de !'Union pour !'information scien- tifique et technique], Moscou, URSS Documents de !'OMS (selection) World Patents Index data base Zentralbibliothek der Medizin, Cologne, Repu- blique federale d' Allemagne Zeitschrift Databank , Berlin (Ouest) ABDA ASSISTENT AVLINE Annexe 6 Principales bases de donnees concernant la sante Donnees factuelles sur Jes ingredients actifs des medicaments; 10 000 medicaments enregistres en Republique federale d' Allemagne; interactions medicamenteuses Origine: ABDA/DIMDI Acces en ligne : 1966- Bases de donnees multidisciplinaires; 16 000 revues (5 000 sur Jes biosciences); 1,5 million de citations par an (300 000 sur Jes biosciences) Origine : VINITI Version imprimee : Referativnij iurnal Materiaux audiovisuels : environ 11 000 citations Origine: NLM Acces en ligne : 1975- BIOETHICSLINE Ethique et politique publique en matiere de soins de sante et de recherche; environ 62 000 citations, plus 4 500 par an BIOSIS Origine : NLM Acces en ligne: 1973- Biologie et biosciences; 8 500 revues; 3,5 millions de citations, plus 300 000 par an Origine : Biosciences Information Service, Etats-Unis Acces en ligne : 1970- Version imprimee : Biological abstracts 105 BIRD Base d ' in fo rmatio ns Ro bert Debre - fa mille et enfa nce (0- 20 a ns) ; enviro n 60 000 cita tio ns, plus 15 000 pa r a n Origine : Centre interna tiona l de l'enfa nce, Fra nce Acces en ligne : 198 1- Version imprimee : Courrier de /' enfance CA NCE REXPR ESS Articl es majeurs recents sur la recherche conce rna nt le ca nce r; 10 000 cita ti o ns CA NCE RLI T CANCE RN ET CANCERPROJ CAS CLINPROT COM PEND EX 106 Origine : Natio na l Ca nce r Institute, Etats-Unis Acces en ligne : 1984- Litterature sur le ca nce r; 450 000 cita tions, plus 50 000 pa r a n Origine : Natio na l Ca nce r Institute, Etats-Unis Acces en ligne : 1963- Recherche sur le cance r; I I 00 revues; 30 000 cita ti o ns, plus 12 000 pa r an Origine : lnstitut G ustave Ro ussy, France et DK FZ Acces en ligne : 1968- Projets de recherche sur le ca nce r (no n publies ); Eta ts-Unis (principa lement), plus 50 a utres pays; 21 000 desc riptio ns Origine : Na tio na l Cance r Institute, Eta ts- Unis Acces en ligne : 1978 - I 98 1 Chimie et biochimie; 14 000 revues; enviro n 5,5 millio ns de cita tio ns, plus 500 000 pa r an Origine : C hemica l Abstracts Services, Eta ts-U nis Acces en ligne : 1969 Version imprimee : Chemical abstracts Protocoles cliniques sur le ca nce r; environ 4 300 protoco les Origine : Natio na l Cance r Institute, Etats-Unis Acces en ligne : 1977 - lngenieri e et d o ma ines connexes; I millio n de cita ti o ns, plus 10 000 pa r a n Origine : Enginee ring Index, Inc., Eta ts-Unis Acces en ligne : 1969- Version imprimee : Engineering index CON FIN DEX/ CPI EMBASE ERIC FSTA HEALTH HECLIN ET Conference Papers Index : articles presentes a des reunions techniques et scientifiques; I million de citat ions, plus 100 000 par an Origine : Data Courier, Etats-Unis Acces en ligne : 1973- Version imprimee : Conference papers index Base de donnees d' Excerpta Medica pour la biomedecine en general ; meilleure couverture de )'Europe par rapport a M EDLARS; 4000 revues; environ 2,2 millions de citations, plus 250 000 par an ; Origine : Excerpta Medica, Pays-Bas Acces en ligne : 1974- Version imprimee : Excerpta Medica Educational Resources Information Center; 470 000 cita tions, plus 38 000 par a n Origine : National Institute of Education , Etats-Unis Acces en ligne : 1966- Version imprimee : Resources in education Food science and technology; 250 000 cita tions, plus 20 000 par a n Origine : Internationa l Food Information Services, Reading University, Roya ume-Uni Acces en ligne : 1969- Version imprimee : Food science and technology abstracts Planification et administration sanita ires, et aspects non cliniques de la distribution des soins; y compris !' Hospital Literature index, le Nursing index; environ 300 000 cita tions, plus 25 000 pa r a n Origine : N LM Acces en ligne : 1975- Administration hospitaliere, as pects non cliniques de la distribution des soins de sante et de la gestion hospita liere; Danema rk , Republique federa le d'Allemagne, Suede, Suisse; pres de 60 000 cita- tions, plus 4 500 par an Origine : IFK et OKI Acces en ligne : 1969- Version imprimee : Hospital literature index 107 HISTLINE HSELINE INIS INSPEC IPA MEDIK MEDLARS 108 Histoire de la medecine; environ 75 000 citations, plus IO 000 par an Origine: NLM Acces en ligne : 1970- Sante et securite (environnement et travail); environ 40 000 citations, plus 7000 par an Origine : Health and Safety Executive, Royaume-Un i Acces en ligne : 1977- Science nucleaire ; environ 300 000 citations, plus 75 000 par an Origine : Agence internationale de l'energie atomique Acces en ligne : 1970- Version imprimee : INIS atomindex Nouveautes en physique, en electro-techn ique et en electronique, ainsi qu'en informatique; environ 2 millions de citations, plus 160 000 par an Origine : Inst itution of Electrica l Engineers Acces en ligne : 1971 - Version imprimee : Physics abstracts, Electrical abstracts, Computer and control abstracts International Pharmaceutical Abstracts; 700 revues; environ 70 000 citations, plus 7 000 par a n Origine : American Society of Hospital Pharmacists Acces en ligne : 1970- Version imprimee : International pharmaceutical abstracts Medicinskaja lnformacija , biomedecine en general; litterature des pays du CAEM; 320 revues; environ JOO 000 citat io ns, plus 35 000 par an Origine : MEDINFORM Medical Literature Ana lysis and Retrieval System ; biomedicine; 3200 revues; environ 4,5 millions de citations Origine : N LM Acces en ligne : 1964- Version imprimee : Index Medicus PASCAL PESTDOC POPLINE PSYCINFO RINGDOC RTECS TELEG ENLIN E Programme applique a la se lection et a la compila tion automatique de la litterature; 13 000 revues; environ 5 millions de cita tions, plus 500 000 par an Origine : C NRS Acces en ligne : 1979- Version imprimee : Bulletin signaletique Littera ture sur les pesticides; environ 130 000 citatio ns, plus IO 000 pa r an Origine : Derwent , Royaume-Uni Acces en ligne : 1968- Version imprimee : Pestdoc abstracts journal Problemes concernant la popula tion et la planifi- cation fa milia le, y compris les questions legales et de politique; environ 130 000 citations, plus 12 000 pa r an Origine : N LM Acces en ligne : 1970- Psychologie; environ 2,2 millions de citations, plus 250 000 pa r an Origine : American Psychologica l Association Acces en ligne : 1967- Version imprimee : Psychological abstracts Documentation sur la littera ture pha rmaceutique Origine : Derwent , Royaume- Uni Acces en ligne : 1976- Version imprimee : Ringdoc abstracts journal Registry of Toxic Effects of Chemical Substances; 67 000 subs tances Origine : Nationa l Institute of Occupa tiona l Safety and Health, Etats-Unis Acces en ligne : 1979- Technologie genetique; enviro n 15 000 citations, plus 3500 par an Origine: Enviro nmental Info rmation Center, Etats- Un is Acces en ligne : 1973- Version imprimee : Telegen reporter 109 TOXLIN E Info rmation toxicologique; etudes toxicologiques, analyse des substances chimiques Origine: NLM Acces en ligne : I 965- Version imprimee : Chemical biological activities abstracts on health efec ts of environmental pollutants, International pharmaceutical abstracts, Toxicity bibliography, Pesticides abstracts TRANSIND EX/ WTI Index des traductions scientifiques et techniques; environ 150 000, plus 30 000 pa r an WPI I JO Origine : CNRS, France, et Internationa l Transla- tions Centre, Delft , Pays-Bas Acces en ligne : 1978- Version imprimee : World transindex Index des brevets pour 24 pays et pour !'ensemble de !' Europe; plus d'un million de brevets, plus de 245 000 par an Origine : Derwent , Royaume-Uni Acces en ligne : 1963- Version imprimee : World patent index, Central patent index LN publlc:atioMdel'OMSpeuventltntc:ommandNs, aoitdirectement, aoit parl'interm6diaired'un libraire, aux edrNNseuivantn : AnlQU& DU IUD: Aolmon--a.r 11/nmn ,,;~ 41.GDR: Ea._;. ......... H.,,..(ENAL~ 3 bd Zin,ut YOIIClf', Al.OD ALLDIAGNI, DPUalQUE nDaAU D': Govi-Vertoa Omlllt, Oiaelll~:Z0.,_,...53'0,62J6~-a.Mwt-= AJauder Hon.~ ll. ,_,... 3340, 6200 WIDaA- A&YR IAOI/Drn: Wodd ol~ ro, l'ublilllillaud Diluibu- lio11, P.O. lloa 576, JEDOAH AIIGINTINS: Carlol Hindi Sill, Florida 165, Oalerlal OGemn. Elcri· IOrio 4531465, IUl!NOII AIUS AUll'l'ULU:: Huater Plllllica.-_ 51A OiPPI Slnel. COUJNOWOOO. VIC J066 AUTalCHS: Omold A CO., Orllbell 31, 1011 VIENNE I ILUlblN: Ulliled Scllooll 1-QOIIIII, Anb ...... Ollce, P.O. lloa 726, IAHaAl!t. IANGI.ADIIH: Le ........... OMS, O.P.O. lloa 250, DHAKA 5 HLGIIQUS:,,__.__......,___, , oace111--. na1 • Lilniric ..... •- Manlia 30, 1050 auxELLES. A...,_ - : <>ace ·-ioul des Nriodiq,oel. --- Louile 415, 1 o,o aux ELLES. IHOI/TAN: ,o;, lade, a.-,..,_. dt roMS IIIIMANR: ,o;, lade, .,._ ,..,..a dt l'OMS IIOTSWANA: lloualo lloob(Pty) Lid .. P.O. lloa 1532, OA-ON£ nt&IL: C.1111 LIi~ dt lllfonnacAo.., Cicncill dt Wdt (IIREME~ 0..-~ 1'1-,icaaa dt !Wdt, 5ector dt l'ulllial- ~ C.P. 20311 • RMI IOI-• 162, 04023 5"° PAULO, SP CAMIIIOUN: C- loot c ....... P.O. lloa 123, Soudl w .. Pro- vince. VICTORIA CANADA:__, - d"Hyplae pul,llqooc, 1335 Cutiaa A-, 5ooile 210. OTTAWA. Ont. IUZ INI. (T4.: (613) 72~3769. T .. : 21~.J..3141} CHINE: ClliM Nllioul ~ 1_. A Eapon ~. P.O. lloa U, IEUINO (PBUNI DANDIAU: M~ Eapon ud ~ Service, N..., Sopdc 35, I 370 COPENHAOUE K (Tfl: + 45 I 12 U 70) ISP.AGNI: C-A- 5.A., c..,.;o dt Cia110 130-IJ6, OIOl 5 IIARCEI..ONE: Oalaal .._._ 29, MADRID 20 - Ubreria Diaz dt Sutoo, P.O. lloa 6050, 2I006 MADlllD; llalftWl 417 y 419, OI022 IIAaCEI..ONE 11:rATIM!NIS D'AMUIQIJ&: ,,__,__,,....,.,._; WHO l'lllllicltiooll C..... USA, 49 Slleridu Affllut, ALaANY, NY 12110. Ln ._,,., ,1•___, ,.;,,,;~ ,:::asp •- ,__,n.,._ax,lf"Mm#P•t ••ion- • la Sud, DillribolliollCI V-, 1211 OENM 7, S.-. Ln ,,,,,,;. c,uiolu-1~"'-lbln_.s•UllitedNa1ioM lloobhop, NEW YOlllt, NY 10017 (-•ti/Mil~ non: Le RopnwalMI OMS. P.O. lloa 113, SUVA nNIANN: .U..-.... Ki~ Kall_...• 2, 00101 HELSINKI 10 t'IIANCI: Anene, 2. rue Caoimir-Ddavipe, 75006 PARIS GRm:G. C. ~iaS.A., Libnirit.-1ioulo, rue Nikia 4, 105-63 ATHtNES HONG IONG: "-Kana ao.cr.-.1 l11f'oml1ion Services, Publica- tion (SIies) Olla, I.........._ Servic:a [)epanftWIII, No. I, Battery Padl, c .. 1r11. HONG KONO HONGRJI: Kuhura. P.0 .1. 149, IIUDAPEST 62 IND!:..,._ ..... dtl'OMSpoarrAlicdol Sud-Ell. Wodd Hallll Hou., I ........... &late, - o-lli load. NEW 0£1.HI 110002 la.AN caD'UllJQllt IISLAMIQllt D'): lru U11i-.ni1y ....._ U Part A-•· P.O. 11oa wm. TDitv.N IIUANDt: TDC Publ~ 12 Nonll FNdtrict Slftet, OUIUN I (TB : 74413~749677) IIILANDE: Sucbjon, ,_ A Co .. llll'unuacli 9, P.O. lloa 1131 , IS.IOI IEVIUAVllt ISL4IL: Hcililff A Co., 3 Nalllu S.- Sllffl, JllUSALEM 94227 ITAi.it: Edizioni MilletVI Media, C- ._..te U-15, 10126 JAPON: Mlnatl Co. Lid. P.O. lloa 5050, TOKYO lntem111ional, 100-31 JOal>AND: Joodla loot Cfttn Co. Lid., Uni-.nily SI,..., P.O. lloa 301 (AI-Jlllleilla~ AMMAN &SNYA: Tai loot Calft Lid. P.O. lloa 47540, NAIROII &owdr, nc Kanit 1ootaopo eo. Lid. n-,.. Al-0- llldl, P.O. loa 2942. ltOWEl'r UJXDDOVIIG: Lltnirit du Calft, 49 bd loyal, LUXEMIOURG MAIAISR:l.e ........ lMtOMS, 1-1004, IOlllfloor, WillnaUm Foo Y.,..('°""""1 Fi._.,;ck'1 llllildilll). JIU a., Cb .... KUALA LUMPUR ~10; P.O. loa 2550. KUALA LUMPUR 01-02 - Pany'1 loot Cater, 124-1 JIU T• Sounblallw,, P.O. lloa 10960, 50730 KUALA LUMPUR MALDIVIS: ,oi, lade,.__.,.._.. dt l'OMS MAa0C: EditioM LI ""'1r, 211 •-• Mollammed V, ll.UA T MDJQUS: Ulftrfa lr-n 1 ia ~A., Av. Sonora 206. 06I00- MDJCO, D.F. MO!IIGOLII:: ,o;, lade,.._ ........ de roMS NU'AL: ..,;, lndt, .,_ ........ dt roMS NCJRvtGt: T- - Karl Jollaa A.S., P.O. lloa 1177, Sentnam, N- 0107 0ILO I ~. New z.lalld Clownmal Pri111i11 Olla. l'lllllilllillaAllllliailUalio Private .... WULINGTON: WllherSI,..., WELUNOTON : Wodd Tndt ll,oildiaa. Cullecade, Cuba SI,..., WEL,. UN010N. ~ tloolulitl,, . , llluaad lurlOII luildi,._ lllllud Sllffl, PriVIIIC .... AUCKLAND: I 59 Hadord Slftet. Private ... CHIISTCIIUICH :AlaudnSlreet. P.O. lloa 157, HAMILTON: T A O 1■ildi,._ Pri- Street. P.O. lloa 1104, DUNEDIN - I. Hil A Soi,, Lid. Ideal Hou., Cnr GiUia AWllut A Eden SI., New- martet. AUCKLAND I PillSTAN: Mini loot Alffley. 65 5111111•-E..qu.id-E- Awn. P.O. ••72', LAltoaE] PAPOUASl&-NOtlVIULGUINU: Le llepmen11111 OMS. P.O. b 646, KONEDOIU PA'Wl-&\S: Medial lloob Eun,po IV, - 31, 7241 IL LOCHEN PHILIPPINIS: ..,_u ,..,_. dt l'OMS pour le Paa6quc occidcnlll, P.O. lloa 2932, MANILLE: Nllional loot Sloft Inc., 70 I R1ul A venue, P.O. lloa 1934, MANILLE PORTUGAL: Uvruia ltodripn, 116 1111 do Oun,, USIIONNE 2 WUIIIJQUl DI coatl: Le leprnen11111 OMS. Cmual P.O. lloa 540, stouL WUIUQUI DDIOCaATIQUI AU.IMANDI: Buchhlu1 Leipzia, Pt.ar..:11 140, 701 LEIPZJO WUIUQUI DDKICRATIQUE POPI/LAIU LAO: u Repmen- 11•1 OMS, P.O. lloa 343, VIENTIANE lltPUIIJQtll l'OPULAIU DDIOCaATIQUI DE COlltt: ,o;, lade,..,_ ........ dt l'OMS M>\'AUM&-UNI: H.M.Slllionery Olla : 49 Hiall Holbom. l.ONDllES WCI V 6HI: 71 Lodliu load. EDIMIOURG EH] 9AZ; IO Chicllnter Street. IIEU'ASI' ITI 4JY: ...,._ Street. MANCHESTER M60 IA$ : 251-Slnel. llRMINGHAM II 2HE: Southey Hou.. Wine Street. llalSTOL ISi 21Q. T-, /n """-lttln ,-1oJn ""'""'' lfrr ,,.,...,. • i.Jaro,, ,.,,_, HMSO Publicatiooll Cen,,., jJ Nine £11111 Linc, LONDllES SWI 5Dlt SINGAPOtlll: Le llepmenlMI OMS, 144 Moulmcin Rood, SINGA· l'UUR 1130 : Newlon P.O. lloa ]I , SINOAl'OUR 9122 UI LANI.A: ,o;, lndt, Burau ftlioaa( dt l'OMS SUtDt: ,._ IOIII# .__,,. .... .,. _ _. Akliellolllel C.E. Fritm Ku..,. Hov1loklwldtl, 1-.,iapplM 12, 103 27 SToclt- HC:>LM. ~,. .. w .. _...william1 Al, loa 30004, 104 25 Sll>CIUIOl.M !llll98t: Medizinilcher Vertas Han■ Huber, ...__,_ 76, ~I2 lerne 9 111AllANDt: ,o;, lndt, lura• ,.._.. dt rOMS lJIIS8: ,,_ In l«tnn tl'U/lSS 4'li tlhurrtl In Hillolu nusn : "- rnollltij P'-'<I II. Medici-. Kaila, MOSC'OU-'-/n /«tn,n kn tl'U/lSS flli tlhmrtl In ltlillolu nusn : K..-ij 111011 11, Md· ....,_. Kllial, MOSCOU 0-200 vtNUl/ELA: Li-.ia .udia Paril, Apenldo 60.611. CARACAS 1(6 YOllGOSLAVO:: J .............. Kcljila, Tenzije 27/11, 11000 BEL- GRADE TURIN : Via Llmannon ], 20100 MILAN: Via Spellanani 9, 00161 ZIMIIAaWE: Tnbook Sain (PVT) Lid, I Norwicb UnlOII ea, ... IOME Ml/TARE On condhlona ~--. pour IN pays en d6wloppe,nent aurdemendeadrNaM a,x Reprjaent-1 del'OMS oua,x....,.,6alonauxdel'OMS.,.,.,.._cl-deMu,oublen61'ClrganiM1ionmondleledellSentj,ServicedeDl1tribution•t de Vente, 1211 dan6ve 27, SuiaM. Dena INpayaou un cMpoeltalre n·• puencoretttdnign6, INcommandn peuwnt ltr• adrflMH taelement 6 Genhe, rneis le paie,Mnt doit alora lln eff9ctut en francs auiaNI, en llvrn 1terling ou en dollar• dn Eml-Unia. On pet,t tgaleinent utiher IN bone de llvrn de l'UnNco. Prix : Fr.1. 10.- Prix IUjetl i modification IMll pl'uvil. C/1/88 Dans le domaine de la sante, comme dans la plupart des secteurs de developpement, on se rend compte de plus en plus du caractere indispensable de !'information. L'information sanitaire peut etre statistique : donnees sur les tendances quantitatives dans un pays ou une region; elle peut aussi prendre la forme d'une integration de statistiques, d'une analyse ou d'une description de situations dans un ou plusieurs domaines, presentees de maniere a etre directement exploitables. Au cours de ces dernieres annees, on a assiste a une progression impressionnante du volume de !'information disponible dans les domaines de la recherche biomedicale et de la medecine clinique, et de son utilisation par les cliniciens et les chercheurs academiques. Dans le domaine de la gestion sanitaire, cependant, cette explosion de !'information n'a pas ete accompagnee de progres comparables dans la disponibilite et l'utilite de cette derniere, ni dans son utilisation par les administrateurs. Pour rediger le present livre, !'auteur a puise dans sa large experience de la situation et des tendances en matiere d'information sanitaire, en particulier en Europe de l'Est, et l'a completee par les renseignements recueillis lors de visites faites dans uncertain nombre de pays d'Europe occidentale. II evoque les besoins actuels dans le domaine biomedical et decrit les services et reseaux disponibles pour !'information des personnels de sante. Ce livre s'adresse a tous ceux qui estiment indispensable d'informer correctement les responsables de la planification et de !'exploitation des services de sante, et qui considerent qu'en ameliorant l'acces et !'utilisation de !'information on contribuera a ameliorer l'etat de sante des populations d'Europe.
World Health Organization (WHO) · Publications
L’information sanitaire et biomédicale en Europe
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