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Rapport du Directeur général

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CONSEIL EXÉCUTIF EB146/2 Cent quarante-sixième session 3 février 2020 Point 3 de l’ordre du jour Rapport du Directeur général 1. Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil exécutif, chers collègues, chers amis. Bonjour et bienvenue à nouveau. 2. Je voudrais d’abord vous remercier pour vos hommages poignants à notre collègue et ami, le Dr Pete Salama, comme à tous ceux que nous avons perdus l’an dernier. Ils démontrent que les États Membres témoignaient à Pete la même confiance et le même respect que ses collègues du Secrétariat. J’ai évoqué sa mémoire au Comité du programme, du budget et de l’administration – nombre d’entre vous étaient présents et je crois qu’il est inutile de se répéter. Vous avez tout dit et je suis en complet accord. Les témoignages de tristesse reçus la semaine dernière, comme l’admiration exprimée pour l’homme et son action, se suffisent à eux-mêmes. Pete nous manque aujourd’hui et il nous manquera toujours. 3. Je voudrais aussi évoquer quatre personnes qui sont décédées à Biakato, que je n’avais pas mentionnées dans mon discours au Comité du programme, du budget et de l’administration. Ces collègues ont été tués de sang-froid alors qu’ils sauvaient des vies. Ils combattaient le virus Ebola, et ont dû faire face aux balles. Ce sont ces balles qui les ont tués. 4. Immédiatement après l’attaque, j’ai rendu visite aux blessés – car sept autres collègues avaient été gravement blessés. Ce qu’ils m’ont raconté est terrifiant. Imaginez un instant les conditions dans lesquelles nos collègues travaillent en première ligne – le personnel de l’OMS, mais aussi les intervenants de l’ensemble des organismes mobilisés, notamment les Nations Unies, la société civile, les organisations non gouvernementales et, plus particulièrement, les gouvernements, car seul un solide leadership des gouvernements nous permet d’obtenir des résultats. 5. Travailler dans ces conditions est très difficile et les témoignages sont glaçants. Pourtant, ces agents sont retournés sur le terrain. Le décès de leurs collègues, m’ont-ils expliqué, n’a fait que renforcer leur détermination à mener à bien leur mission. C’est grâce à eux que le nombre de nouveaux cas d’Ebola tend vers zéro ; au cours des 16 derniers jours, l’épidémie a été pratiquement jugulée. Un cas encore a été enregistré hier, mais j’ai bon espoir que la fin de l’épidémie soit proche. Pour en arriver à la situation actuelle, des agents de santé de première ligne ont donné leur vie, et nous devons leur rendre hommage. 6. L’année 2019 a été marquée par des défis, des réalisations et une transformation sans précédent. Elle a été gratifiante autant que difficile : nous avons travaillé sans relâche pour mener à bien la phase de conception de la transformation – qui a concerné chaque maillon de l’Organisation, sans exception – tout en menant des interventions d’urgence, en lançant de nouvelles initiatives et en nous efforçant d’atteindre les cibles du triple milliard. Permettez-moi de résumer quelques-unes de ces grandes réalisations à la lumière de ces cibles. EB146/2 2 7. Tout d’abord, c’est en 2019 qu’a été créée notre nouvelle division Santé des populations, qui témoigne de l’importance que nous accordons désormais à promouvoir la santé et à prévenir les maladies en agissant sur les causes profondes des problèmes de santé. 8. Nous sommes parvenus à un accord historique avec l’International Food and Beverage Association, qui s’est engagée à éliminer les acides gras trans d’origine industrielle de l’alimentation mondiale d’ici à 2023. 9. En collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, nous avons lancé un nouvel outil qui permet aux pays d’analyser les forces et les faiblesses des systèmes nationaux de sécurité sanitaire des aliments et de fixer des priorités entre les interventions. 10. Nous avons publié de nouvelles lignes directrices pour aider les agents de santé de première ligne à identifier les enfants qui ont subi des sévices sexuels et à leur apporter une assistance immédiate fondée sur des bases factuelles. 11. Nous avons collaboré avec la société civile et d’autres partenaires pour améliorer la sécurité routière au Chili, au Kazakhstan, en Malaisie, en Slovénie, à la Trinité-et-Tobago et ailleurs. 12. Nous avons créé un nouveau département sur les déterminants sociaux de la santé, et organisé une réunion d’experts internationaux pour trouver des moyens de renforcer et d’approfondir les travaux de l’OMS dans ce domaine, au cours des quatre prochaines années. 13. Plus de 80 villes de plus de 50 pays se sont engagées à respecter les lignes directrices de l’OMS sur la qualité de l’air. Et nous avons commencé à mettre en œuvre l’initiative sur les changements climatiques et la santé dans les petits États insulaires en développement après qu’elle a été approuvée par l’Assemblée mondiale de la Santé. 14. Notre but est que, d’ici à 2030, chaque île du Pacifique soit dotée d’un système de santé résilient face aux changements climatiques. C’est lors de mon voyage aux Fidji, à Tahiti, aux Tonga et aux Tuvalu, l’an dernier, que j’ai réalisé combien il est urgent de relever ce défi. Aux Tonga, j’ai planté un arbre dans une mangrove qui était autrefois un terrain de rugby où les Tonga et les Fidji s’étaient affrontées en 1924. Cet espace est désormais envahi par l’eau salée, et on peut mesurer la gravité du problème. Le Ministre m’accompagnait – j’ai été accueilli avec une grande hospitalité lors de ces visites. 15. Je voudrais maintenant évoquer les avancées de la couverture sanitaire universelle. Nous avons vu de nombreux pays faire des progrès – les Philippines et l’Afrique du Sud ont adopté de nouvelles lois dans ce domaine, tandis que la Grèce, l’Inde et le Kenya ont lancé des programmes ambitieux pour élargir la couverture. 16. L’édition 2019 de notre rapport mondial de suivi de la protection financière en matière de santé montre que, même si l’accès aux services de santé s’est amélioré dans toutes les régions et à tous les niveaux de revenu, la protection financière est en recul. 17. En 2015, 930 millions de personnes ont consacré 10 % ou plus du revenu de leur ménage aux soins de santé, et nous savons que ce chiffre augmente chaque année. Il est possible d’inverser la tendance. 18. Les dépenses de santé représentent presque 10 % du PIB au niveau mondial. Mais nous pouvons, et devons, employer ces ressources bien plus efficacement. EB146/2 3 19. Trop de pays consacrent une part excessive de leurs budgets sanitaires à la prise en charge des maladies alors que la promotion de la santé et la prévention sont des interventions bien plus rentables. C’est la raison pour laquelle l’OMS appelle tous les pays à augmenter d’au moins un point de PIB les dépenses publiques dans les soins de santé primaires, par de nouveaux investissements, en réaffectant les fonds, ou en associant ces deux méthodes. 20. Vous m’avez entendu le dire très souvent : la santé est un choix politique. Or c’est un choix que font de plus en plus de pays. À l’Assemblée Générale des Nations Unies, l’an dernier, les 193 États membres des Nations Unies ont approuvé la déclaration politique sur la couverture sanitaire universelle, qui est l’accord sanitaire international le plus exhaustif de l’histoire. Merci à tous de vous être battus pour cette résolution historique. 21. Puis, au Congrès de l’Union interparlementaire à Belgrade, les législateurs ont adopté une résolution sur la couverture sanitaire universelle dans laquelle ils se sont engagés à tirer parti du pouvoir des parlements pour traduire les engagements en politiques. 22. L’engagement des parlementaires que j’ai rencontrés là-bas était fort, très fort, et j’espère que nous obtiendrons d’eux tout l’appui dont nous avons besoin – comme j’ai pu le constater moi-même lorsque j’occupais cette fonction, ils jouent un rôle central pour faire avancer la couverture sanitaire universelle. 23. Les pays joignent leurs efforts, et la communauté sanitaire internationale se fédère elle aussi derrière eux. Avec 11 autres institutions mondiales du secteur de la santé, l’OMS a présenté le Plan d’action mondial pour permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous. 24. Les 12 organismes signataires passent maintenant de l’engagement à l’action, jetant les bases de la Décennie d’action des Nations Unies pour atteindre les objectifs de développement durable et indiquant la voie à suivre pour obtenir des résultats dans les pays, de quatre manières : • nous incitons les pays à fixer des priorités – nous collaborons par exemple avec le Mali, qui s’efforce d’offrir un accès gratuit à 100 % de la population moyennant un ensemble de services essentiels ; • nous mettons en place des groupes de travail conjoints afin d’intensifier notre appui aux pays ; par exemple en vue de mobiliser davantage de ressources pour la santé au Ghana, et de les employer plus judicieusement ; • nous harmonisons nos méthodes de travail en veillant à ce que le plan soit systématiquement utilisé par les organismes et en jouant un rôle d’éclaireur pour la réforme des Nations Unies ; et • nous élaborons un cadre commun de suivi pour rendre compte des progrès, le premier rapport à ce titre allant être présenté aux alentours de l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2020. 25. Je voudrais saisir cette occasion pour remercier l’Allemagne, le Ghana et la Norvège, qui ont ouvert la voie et formulé l’idée de ce Plan d’action mondial dont l’aboutissement est la signature par les 12 organismes d’un engagement à œuvrer de concert. 26. Outre ces étapes charnières, l’OMS a également signé un mémorandum d’accord avec l’Union africaine pour créer l’Agence africaine des médicaments et un accord avec la France pour mettre sur pied l’Académie de l’OMS. EB146/2 4 27. Un des aspects les plus importants de l’instauration de la couverture sanitaire universelle consiste à rendre les médicaments plus accessibles et leur prix plus abordable. L’an dernier, pour la première fois, l’OMS a préqualifié un médicament biosimilaire – une version moins coûteuse du trastuzumab contre le cancer du sein – rendant ainsi ce traitement vital plus abordable pour les pays et plus accessible aux femmes qui en ont le plus besoin. Nous nous attendons à pouvoir préqualifier de plus en plus de ces médicaments très efficaces mais aussi très coûteux au cours des années à venir. 28. Nous avons franchi le premier pas et nous poursuivrons nos investissements en faveur de la préqualification de médicaments biosimilaires afin d’améliorer l’accès aux produits à des prix plus abordables. Nous avons lancé une procédure pilote pour la préqualification de l’insuline humaine biosimilaire, publié un rapport sur les prix des anticancéreux et organisé notre deuxième forum pour des prix équitables. Vous pouvez vous imaginer les avantages que représentera l’insuline humaine rendue plus abordable pour ceux qui l’utilisent régulièrement. 29. Comme vous le savez, les agents de santé jouent eux aussi un rôle essentiel en vue de l’instauration de la couverture sanitaire universelle, à commencer par le personnel infirmier et les sages-femmes. L’Année internationale des sages-femmes et du personnel infirmier nous offre la parfaite occasion de souligner leur rôle incroyable mais aussi de mettre l’accent sur les neuf millions de sages-femmes, d’infirmières et d’infirmiers qui manqueront d’ici à 2030. Nous invitons instamment tous les pays à investir pour réduire cette pénurie dans le cadre de leur engagement en faveur de la couverture sanitaire universelle. 30. Cette année, l’OMS publiera son premier rapport sur l’état du personnel infirmier dans le monde qui fournira un précieux « instantané » de la question. Nous espérons que les pays utiliseront les données contenues dans ce rapport pour prendre des décisions fondées sur des bases factuelles afin de déterminer où et comment investir en faveur de ces catégories de personnel. Je vous assure que de nombreux pays sont confrontés à de sérieux problèmes dans ce domaine et j’espère qu’ils pourront s’inspirer du rapport pour trouver des solutions. 31. Sur le front des maladies non transmissibles, il y a beaucoup de bonnes nouvelles. Le nombre d’hommes consommant du tabac commence enfin à diminuer. 32. Parallèlement, il apparaît de plus en plus que la cigarette électronique constitue elle aussi un danger et ce domaine retient l’attention croissante de l’OMS. Douze pays accordent une priorité accrue à la prise en charge de l’hypertension en utilisant le module technique HEARTS de l’OMS et plus de 700 000 hypertendus dans le monde suivent actuellement un traitement fondé sur les protocoles prévus, ce qui a permis d’améliorer la lutte contre l’hypertension dans tous les pays. C’est là pour nous une priorité car le monde compte plus de 1,2 milliard d’hypertendus dont seuls 200 millions sont pris en charge, ce qui signifie qu’un milliard d’êtres humains sont porteurs d’une machine infernale qui pourrait exploser à tout moment. Nous avons commencé à consentir des investissements contre ce grave problème avant qu’il ne soit trop tard et nous vous invitons vivement à vous en occuper sérieusement. 33. Aux côtés de l’Union internationale des télécommunications, nous avons introduit des normes d’écoute sans risque afin de réduire chez les usagers de systèmes audio personnels le risque de perte auditive. Ces normes ont déjà été intégrées à l’application santé sur les iPhones. 34. Nous avons lancé l’Initiative mondiale de lutte contre le cancer de l’enfant dans six pays et élaboré un projet de stratégie pour l’élimination du cancer du col de l’utérus dont vous êtes saisis à cette session du Conseil exécutif. EB146/2 5 35. Nous avons également lancé l’Initiative spéciale de l’OMS pour la santé mentale, afin d’améliorer l’accès à des soins abordables de qualité pour 100 millions de personnes supplémentaires atteintes d’affections de santé mentale. Une consultation a été organisée avec les six premiers pays, à savoir le Bangladesh, la Jordanie, le Paraguay, les Philippines, l’Ukraine et le Zimbabwe. Nous remercions les États-Unis d’Amérique et la Suisse pour le généreux soutien apporté à ce programme. Nous avons assuré une formation en santé mentale à 6000 agents de santé au Ghana grâce à la plateforme de formation en ligne QualityRights et nous avons publié de nouvelles lignes directrices sur la réduction du risque de démence. La Commission de haut niveau sur les maladies non transmissibles a également poursuivi la deuxième phase de ses travaux et j’attends avec intérêt son rapport final et ses recommandations. 36. Les nouvelles sont encourageantes aussi sur le front des maladies infectieuses. Fin 2019, 77 pays s’étaient dotés d’une politique nationale d’appui à l’autodépistage du VIH visant à mieux atteindre les plus exposés au risque d’infection, notamment les plus marginalisés et ceux qui n’ont pas accès aux services de santé. L’Égypte, un des pays où la charge de morbidité due à l’hépatite C est la plus élevée, est désormais en passe d’être un des premiers à éliminer la maladie. Grâce tout d’abord à un engagement politique résolu, l’Égypte a soumis 60 millions de personnes à un dépistage et offert un traitement à 3,7 millions, en grande partie dans le cadre des soins de santé primaires, en assurant aussi un dépistage et des soins concernant des maladies non transmissibles comme l’hypertension et le diabète et une initiative nationale contre le cancer du col de l’utérus et le cancer du sein. Il s’agit là d’un résultat absolument remarquable qui peut servir d’exemple à bien d’autres pays. L’Australie, la France, la Géorgie et la Mongolie se rapprochent elles aussi de l’objectif de l’élimination de l’hépatite C, les réductions spectaculaires des prix des antiviraux à action directe ayant beaucoup contribué aux progrès accomplis. 37. Dans le domaine de la lutte antipaludique, le Groupe consultatif stratégique de l’OMS sur l’éradication du paludisme et la Lancet Commission on Malaria Eradication ont tous deux publié leur rapport sur ce qu’il faut savoir pour concrétiser notre vision commune d’un monde libéré du paludisme. L’Argentine et l’Algérie ont été certifiées exemptes de paludisme et nous avons lancé un programme pilote en vue du premier vaccin antipaludique dans trois pays – le Ghana, le Kenya et le Malawi. Néanmoins, malgré ces progrès, on compte encore chaque année plus de 200 millions de cas et plus de 400 000 décès dus à une maladie évitable qu’il est possible de traiter. 38. Ces dernières années, la diminution du nombre de nouveaux cas a marqué le pas et ce qui est particulièrement préoccupant c’est qu’on assiste à une résurgence dans beaucoup de pays africains à forte charge de morbidité palustre. 39. C’est pourquoi l’OMS et le Partenariat RBM pour mettre fin au paludisme ont lancé une nouvelle approche ciblée intitulée « Pour une action à fort impact dans les pays à forte charge » afin d’accélérer les progrès dans les pays les plus touchés par la maladie – c’est-à-dire les 11 pays qui ensemble font face à 70% de la charge de morbidité palustre mondiale. Avec l’appui de l’OMS, ces pays améliorent l’utilisation des données dont ils disposent ; grâce aux conseils de qualité reçus de l’Organisation, ils pourront ainsi mieux cibler leur riposte. 40. Le nombre de cas de tuberculose diagnostiqués et traités en 2018 a atteint 7 millions contre 6,4 millions en 2017. Notre objectif pour cette année est d’atteindre la barre des 8 millions. Le cadre de responsabilisation multisectoriel de l’OMS en vue de mettre fin à la tuberculose qui a été lancé est déjà adapté et mis en œuvre dans les pays. 41. L’OMS a également élaboré des politiques et lignes directrices nouvelles pour obtenir de meilleurs effets, et notamment pour la première fois des recommandations fermes concernant le traitement par voie exclusivement orale de la tuberculose multirésistante. EB146/2 6 42. Concernant les maladies tropicales négligées, Kiribati et le Yémen ont éliminé la filariose lymphatique et le Mexique la rage. Et pour la première fois, moins de 1000 cas de trypanosomiase humaine africaine ont été signalés dans le monde. 43. Dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, 135 pays se sont désormais dotés d’un plan d’action national multisectoriel et 90 pays ont adhéré au Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens – la plateforme de surveillance mondiale qui fournira les données en vue de l’indicateur des objectifs de développement durable sur la résistance aux antimicrobiens qui vient d’être approuvé – alors que 159 pays ont fourni des données permettant de suivre les progrès de l’application de leur plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens . Nous avons mis sur pied un secrétariat conjoint tripartite permanent pour renforcer la coopération entre l’OMS, la FAO et l’OIE qui facilitera la mise en œuvre des recommandations du Groupe de coordination interorganisations des Nations Unies dont le rapport a été soumis au Secrétaire général en avril dernier. 44. Grâce au soutien des Pays-Bas et de la Suède, nous avons également mis en place le Fonds fiduciaire sur la résistance aux antimicrobiens qui stimulera l’action dans les pays. 45. Un des obstacles majeurs auxquels nous nous heurtons est le manque d’options thérapeutiques nouvelles en cours de mise au point. Le mois dernier, l’OMS a publié un nouveau rapport montrant que les 60 antimicrobiens actuellement en cours de mise au point n’apportent guère d’avantages comparativement aux traitements existants et que rares sont ceux qui ciblent les germes les plus résistants. Pour stimuler la recherche-développement et aboutir aux nouveaux médicaments dont nous avons tant besoin, nous collaborons avec la Banque européenne d’investissement concernant un nouveau fonds d’investissement et nous aurons d’autres informations à ce sujet au cours des prochains mois. Parallèlement, nous nous efforçons de protéger les antibiotiques dont nous disposons en collaborant avec les pays pour renforcer la prévention des infections, la gestion, l’hygiène et l’eau et l’assainissement. 46. L’OMS continue d’accorder la priorité à la santé des plus défavorisés, notamment des femmes, des enfants et des adolescents. L’an dernier, les recommandations concernant l’utilisation de contraceptifs par les femmes courant un risque élevé de contracter le VIH ont été révisées, et nous avons publié de nouvelles estimations mondiales relatives à la mortalité maternelle. Nous avons également publié le rapport Survive and Thrive, qui attire l’attention sur le sort des nouveau-nés vulnérables, et qui met le doigt sur les interventions essentielles pour transformer les soins aux nourrissons malades et de petit poids. 47. Parlons maintenant des situations d’urgence. Comme vous le savez, l’année 2019 a été extrêmement chargée pour le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. Au cours de ces 12 mois, l’OMS est intervenue dans 58 situations d’urgence qui se sont produites dans 50 pays. Vous n’entendez parler que de quelques-unes de ces situations. En toute honnêteté, l’année a été difficile en ce qui concerne la lutte pour l’éradication de la poliomyélite. Le nombre de cas de poliovirus sauvage enregistrés l’an dernier s’est élevé à 173, soit le niveau le plus haut depuis 2014, et de nombreuses flambées de poliovirus dérivé d’une souche vaccinale ont été constatées, surtout en Afrique. Il n’en reste pas moins que nous avons également eu des raisons de nous réjouir. Nous avons certifié l’éradication mondiale du poliovirus sauvage de type 3, et aucun poliovirus sauvage n’a été détecté dans la Région africaine depuis plus de trois ans. Nous avons également lancé la nouvelle stratégie relative à l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, US $2,6 milliards ayant été promis par les donateurs lors du forum « Reaching the Last Mile », qui s’est tenu aux Émirats arabes unis. EB146/2 7 48. En dépit du revers subi l’an dernier, je suis certain que, grâce à une nouvelle stratégie solide, un appui financier substantiel et un engagement politique à toute épreuve au Pakistan et en Afghanistan, nous sommes sur la bonne voie pour faire de notre vision d’un monde exempt de poliomyélite une réalité. 49. En juillet dernier, j’ai déclaré urgence de santé publique de portée internationale la flambée de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo. Depuis le début de la flambée en août 2018, 3421 cas et 2242 décès ont été recensés. Mais grâce aux efforts considérables déployés par des milliers de personnes assurant la riposte en première ligne, à la solidarité de la communauté internationale, mais surtout au rôle moteur joué par le Gouvernement, la flambée est sur la pente descendante. 50. L’homologation et la préqualification du vaccin anti-Ebola après un essai mené sur 250 000 personnes, ainsi que l’avènement de traitements expérimentaux, ont également contribué à sauver des vies. C’est un triomphe incroyable pour la santé publique. Il y a cinq ans, il n’existait aucun vaccin ni aucun traitement contre la maladie à virus Ebola. Maintenant, nous pouvons dire de cette maladie qu’il est possible de la prévenir et de la traiter. 51. La semaine dernière, seuls cinq nouveaux cas ont été enregistrés, soit le plus petit nombre depuis le début de la riposte. C’est une tendance très encourageante. Néanmoins, tant que le nombre de nouveaux cas ne tombe pas à zéro, il existe toujours un risque de résurgence de la flambée. L’insécurité dans la région menace toujours notre capacité à endiguer la flambée. C’est exactement ce qui s’est passé en novembre, lorsque plusieurs incidents de sécurité ont sapé les progrès accomplis auparavant – j’ai déjà évoqué cette terrible histoire. Et ces derniers jours, jeudi en fait, d’autres civils ont été tués par des rebelles armés dans la région de Beni. 52. Actuellement, environ 630 agents de l’OMS sont déployés en République démocratique du Congo pour appuyer la lutte contre la maladie à virus Ebola. Nous continuerons à travailler avec détermination jusqu’à ce que nous puissions célébrer la fin de cette flambée. Mais, même si notre action est centrée sur l’endiguement de la flambée, Ebola ne doit pas être notre seul sujet de préoccupation et il nous faut renforcer le système de santé de la République démocratique du Congo, qui est bien fragile. Nous avons déjà tracé une feuille de route en collaboration avec le Gouvernement et il est prévu que nous rencontrions ce mois-ci le Président et les Ministres d’État afin de déterminer de quelle façon l’OMS et les autres acteurs peuvent appuyer la République démocratique du Congo dans ce processus. Nous devons faire du renforcement des systèmes de santé des États fragiles et touchés par des conflits une priorité si nous voulons atteindre nos objectifs à l’horizon 2030. 53. Comme vous le savez, j’ai déclaré la semaine dernière une autre urgence de santé publique de portée internationale – concernant cette fois-ci la flambée épidémique de nouveau coronavirus (2019-nCoV). Ce matin, on comptabilise en Chine 17 238 cas confirmés et 361 décès. Hors de Chine, les cas confirmés sont au nombre de 151 dans 23 pays, dont un décès, notifié hier par les Philippines. 54. Lors de ma réunion avec le Président Xi à Beijing la semaine dernière, j’ai été très impressionné par sa connaissance approfondie des détails de la flambée, par le rôle moteur qu’il joue à titre personnel, ainsi que par son engagement qui transparaît dans ses mots, que je partage ici avec vous : « Nous prendrons des mesures concrètes à l’épicentre, à la source, afin de protéger notre population, mais également pour éviter la propagation du virus vers d’autres pays. Nous sommes dans l’obligation d’agir ainsi, et nous le ferons. » C’est exactement la stratégie que nous avons évoquée ensemble. EB146/2 8 55. Si nous nous appliquons à lutter à l’épicentre, à la source, la propagation vers d’autres pays sera limitée, mais aussi peu rapide. Si la maladie se propage modérément et lentement, les cas qui se déclarent en dehors du pays peuvent également être facilement maîtrisés. En fait, le nombre de ces cas, 151 à ce jour, est vraiment limité et ne progresse que lentement. 56. Il est donc possible de maîtriser la situation ; cela ne veut pas dire qu’elle ne peut pas s’aggraver. Mais si nous faisons de notre mieux, elle peut aussi s’améliorer. Si cette stratégie n’avait pas été mise en place et si la Chine n’agissait pas ainsi, les cas hors de Chine auraient été beaucoup plus nombreux. Certes, ils pourraient encore le devenir, mais au moins avons-nous maintenant la possibilité de tout mettre en œuvre pour l’éviter. 57. La décision de déclarer une urgence de santé publique de portée internationale a d’abord été prise en raison des signes de transmission interhumaine en dehors de la Chine, et de nos inquiétudes face à ce qui pourrait se produire si le virus se propageait dans un pays dont le système de santé serait moins robuste. 58. L’OMS a émis plusieurs recommandations à l’intention de l’ensemble des pays visant à prévenir et à limiter la poursuite de la propagation du virus. 59. Premièrement, il n’y a pas lieu de prendre des mesures entravant inutilement les voyages et le commerce à l’échelle internationale. Nous appelons tous les pays à appliquer des décisions cohérentes fondées sur des bases factuelles. L’OMS se tient prête à donner des conseils à tous les pays étudiant les mesures à prendre. 60. Deuxièmement, nous devons apporter notre soutien aux pays dont les systèmes de santé sont les moins robustes. 61. Troisièmement, il faut accélérer le développement de vaccins, de médicaments et de produits de diagnostic. Le fait que le monde entier soit connecté est un point faible face à cette flambée, mais c’est également notre meilleur atout. Nous avons besoin d’un solide partenariat entre le secteur public et le secteur privé pour trouver des solutions. 62. Quatrièmement, nous devons lutter contre la propagation de rumeurs et de fausses informations. À cette fin, nous avons collaboré avec Google pour faire en sorte que les personnes cherchant à s’informer sur le coronavirus trouvent les informations de l’OMS en tête de leurs résultats de recherche. Les plateformes de réseaux sociaux, notamment Twitter, Facebook, Tencent et Tiktok, ont également pris des mesures visant à limiter la propagation des fausses informations. 63. Cinquièmement, il faut passer en revue les plans de préparation, repérer les lacunes et évaluer les ressources nécessaires pour identifier, isoler et prendre en charge les cas, ainsi que pour prévenir la transmission. 64. Sixièmement, nous appelons tous les pays à partager les données, les séquences, les connaissances et l’expérience dont ils disposent avec l’OMS et avec le reste du monde. 65. Et septièmement, pour vaincre cette flambée épidémique, tous les pays doivent travailler ensemble dans un esprit de solidarité et de coopération, il n’y a pas d’autre moyen. Nous sommes tous sur le même bateau, et ce n’est qu’ensemble que nous arriverons à arrêter cette épidémie. Les règles du jeu sont simples : solidarité, solidarité, solidarité. Malheureusement, elle fait souvent défaut, et il faut remédier à cette situation. EB146/2 9 66. Outre le Comité d’urgence, je consulte un grand nombre d’experts de ce domaine afin d’avoir la certitude d’appréhender correctement l’évolution de la flambée et d’organiser la riposte en conséquence. Les flambées de nouveau coronavirus et de maladie à virus Ebola montrent encore une fois combien il est important pour tous les pays d’investir dans la préparation au lieu d’agir sous le coup de la panique. 67. À ce jour, on a dépensé plus de US $1 milliard pour tenter d’endiguer la flambée de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo. En comparaison, US $18 millions ont été consacrés à la préparation en Ouganda. Mais lorsque le virus Ebola a effectivement traversé la frontière et est entré sur son territoire, le pays était prêt et a endigué la flambée. Tout le monde doit en tirer les enseignements. 68. L’an dernier, le Conseil mondial de suivi de la préparation a publié son premier rapport, dont la conclusion est que le monde manque dangereusement de préparation face à une pandémie mondiale. Pendant trop longtemps, la communauté internationale s’est laissé guider par le cycle de la panique et du désintérêt. Les fonds affluent en cas de flambée et, lorsque celle-ci prend fin, le sujet est oublié et nous ne faisons rien pour prévenir la flambée suivante. 69. Même dans le contexte de la flambée actuelle de maladie à virus Ebola, si nous disposons maintenant de fonds suffisants pour la riposte, le financement de la préparation des pays limitrophes est resté largement insuffisant depuis le début. C’est là une attitude dangereuse à courte vue et, en toute franchise, c’est difficile à comprendre. Sans préparation, nous courons à l’échec. 70. C’est précisément pour cela que l’OMS a créé une nouvelle division chargée de la préparation aux situations d’urgence. En mars, les ministres de la santé, des finances et des affaires étrangères se rencontreront à l’occasion de la réunion sur la diplomatie pour la santé, qui se tiendra à Marrakech (Maroc) et dont l’objectif est d’évoquer la manière d’améliorer la préparation aux situations d’urgence à l’échelle mondiale. 71. La maladie à virus Ebola et le nouveau coronavirus illustrent également le fait que le système binaire actuel, qui distingue les urgences de santé publique de portée internationale de celles qui n’en sont pas, est un outil trop rudimentaire pour faire face aux situations d’urgence complexes. L’indicateur est soit vert, soit rouge, mais il n’y a rien entre les deux. Il faudrait un indicateur orange, ou peut-être d’autres mécanismes, mais ce système binaire ne convient pas vraiment aux situations d’urgence. Il est trop restrictif, trop simpliste, et n’est pas adapté. Nous devons donc l’améliorer. 72. Par conséquent, nous envisageons actuellement quels pourraient être les outils qui nous permettraient d’indiquer un niveau d’alerte intermédiaire, sans qu’il faille reprendre les négociations sur le texte du Règlement sanitaire international. Et nous aurons besoin de votre soutien. 73. Comme vous pouvez le constater, 2019 a été une année très éprouvante et néanmoins productive. Il devrait en être de même pour 2020. En vue d’exploiter au maximum les possibilités et de relever les défis qui s’offrent à lui, le monde nécessite une OMS souple et réactive, qui réponde à ses besoins. À l’heure des fausses nouvelles et de la désinformation, plus que jamais, le monde a besoin d’une OMS qui partage des données scientifiques et factuelles fiables pour peser sur les décisions que nous prenons en matière de santé. Pour chacune des cibles du triple milliard, nous devons miser sur les activités essentielles, les normes et les critères de l’OMS. 74. Notre nouvelle Division scientifique, au Siège, témoigne de notre engagement à nous placer à la pointe de la science et à élaborer les normes et les critères d’excellence fondés sur des bases factuelles que le monde attend de nous. Au cours de l’année écoulée, cette nouvelle division a organisé des comités consultatifs d’experts pour l’édition du génome humain et la santé numérique. EB146/2 10 75. Dans le cadre de notre nouveau processus visant à garantir la qualité, la rapidité d’application et l’efficience des normes et des critères, nous avons mis sur pied un nouveau département chargé de l’assurance de la qualité, afin de normaliser et d’optimiser la planification, les méthodes, la conception et la diffusion de 180 produits normatifs. 76. Afin de nous porter garants de la mise en œuvre du treizième programme général de travail, 2019-2023, nous travaillons actuellement à la création d’une nouvelle unité de résultologie, qui assurera le suivi des progrès accomplis vers les cibles du triple milliard. Ainsi, nous serons mieux à même de vous rendre compte de notre action. 77. Comme je l’ai dit lors de la séance d’information aux États Membres de la semaine dernière, la transformation est un voyage. Nous arrivons à la fin de la première étape – celle de la conception. Mais la route est encore longue. La voie à suivre est désormais celle de la mise en œuvre et nous devons garder en ligne de mire l’obtention de résultats dans les pays. Comme vous le savez, la transformation porte sur cinq grands domaines d’activité : • une nouvelle stratégie ; • de nouveaux processus ; • un nouveau modèle de fonctionnement ; • une nouvelle approche des partenariats ; et • une nouvelle culture. 78. En outre, il existe deux domaines d’activités transversaux qui rendent possible les cinq éléments précédents : le financement durable et la mise en place d’un personnel adapté aux besoins/le renforcement des capacités. 79. En tant qu’États Membres, vous avez été étroitement associés à la définition du premier grand domaine d’activité – notre nouvelle stratégie – qui est le fondement de tout le reste. Vous avez également participé à la conception du budget programme et du cadre de résultats, lesquels sont essentiels à sa mise en œuvre. 80. De toute l’histoire de l’OMS, c’est le premier programme général de travail à être fondé sur l’impact et les résultats. Les autres domaines d’activité découlent de la stratégie et reflètent les travaux internes que nous devons mener, en tant que Secrétariat, pour concrétiser nos priorités. 81. Notre nouveau processus de planification en est un parfait exemple. À l’issue de celui-ci, l’OMS a élaboré son premier ensemble de plans d’appui aux pays et sa première liste de biens de santé publique mondiaux. L’ensemble se compose de plus de 300 produits techniques, définis à partir de plus de 1000 propositions, que l’OMS élaborera cette année et l’année prochaine, sur la base des besoins exprimés par les pays. 82. À l’heure actuelle, nous avons déjà entamé notre nouveau processus de mobilisation des ressources, qui fait fond sur le lancement du premier argumentaire d’investissement de l’OMS, le premier forum des partenaires en Suède et notre nouvelle stratégie de mobilisation des ressources. À maintes reprises, vous nous avez demandé d’élargir la base de financement de l’Organisation et nous mettons tout en œuvre pour y parvenir. EB146/2 11 83. De nombreux autres processus sont déployés actuellement, y compris pour ce qui a trait à la gestion des services du personnel, aux normes et aux critères, aux communications, aux données, à la recherche, etc. 84. Notre nouveau modèle de fonctionnement a pris pleinement effet au premier janvier de cette année. Il définit plus clairement les rôles de chacun des niveaux de l’Organisation, permet une meilleure harmonisation de nos structures et établit de nouvelles méthodes de travail qui contribueront à l’unité d’action. 85. Nous avons, en outre, mis au point des équipes transversales afin d’éliminer les cloisonnements et de favoriser l’obtention de résultats intégrée dans des domaines majeurs tels que les soins de santé primaires et la résistance aux antimicrobiens. Nous avons renforcé les domaines prioritaires à vos yeux : les données, la préparation aux situations d’urgence, les normes et les critères et les travaux scientifiques. 86. Nos Régions ont également annoncé de nouvelles structures qui reflètent les quatre piliers du modèle de fonctionnement. Des examens fonctionnels approfondis ont été entrepris dans 81 pays de quatre régions. 87. L’année dernière, nous avons vraiment progressé dans la mise en œuvre de notre nouvelle approche des partenariats. Premièrement, nous avons renforcé nos relations avec nos partenaires traditionnels grâce au Plan d’action mondial pour permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous, ainsi que notre collaboration avec la société civile. 88. Deuxièmement, nous avons adopté une nouvelle approche en vue de renforcer l’engagement politique de haut niveau aux échelons international et national, par exemple par l’intermédiaire de l’Assemblée générale des Nations Unies ainsi que du G20 et du G7. 89. Troisièmement, nous avons noué des partenariats innovants qui pourront nous aider à atteindre des groupes que nous n’avions jamais atteints jusqu’à présent, par exemple un partenariat avec la Fédération internationale de football association (FIFA) ou encore GoogleFit. Nous collaborons également avec Facebook et Pinterest afin de faire en sorte que les milliards d’utilisateurs qui utilisent ces applications aient accès à des informations fiables concernant la vaccination et d’autres questions de santé. 90. Pour finir, nous avons lancé notre nouvelle Charte des valeurs, laquelle définit cinq valeurs qui sous-tendent et orientent nos activités quotidiennes : la confiance, le professionnalisme, l’intégrité, la collaboration et le souci de l’autre. Nous œuvrons actuellement à l’intégration de ces valeurs dans l’ensemble de nos actions. 91. En tant qu’États Membres, vous continuerez à être étroitement impliqués dans la transformation car nous serons responsables devant vous des résultats auxquels nous nous engageons. Merci d’avoir travaillé dur en vue de l’élaboration du cadre de résultats. Le tableau de bord prospectif offre un modèle novateur au sein du système des Nations Unies. Nous avons été très exigeants envers vous tout simplement parce que nous le sommes envers nous-mêmes. Nous nous fixons des normes de haut niveau en essayant d’accomplir des choses encore inédites à l’OMS. Nous nous sommes engagés à une transparence constante et nous n’avons de cesse de rendre compte de notre action alors que nous travaillons de concert, les Directeurs régionaux et moi-même, pour atteindre l’objectif ambitieux des cibles du triple milliard. EB146/2 12 92. Vous avez un emploi du temps chargé cette semaine ; je vais donc m’en tenir là et vous laisser à vos activités. Je serais ravi de répondre à vos questions. Toutes les questions soumises à votre considération nous permettront d’avancer ensemble vers les cibles du triple milliard et les objectifs de développement durable. 93. Je tiens à remercier l’ensemble des États Membres ainsi que tous nos autres partenaires pour le soutien qu’ils apportent à l’OMS et pour le travail que nous accomplissons ensemble afin de promouvoir la santé, préserver la sécurité mondiale et servir les populations vulnérables. Le plus important, surtout en ces temps difficiles, est la solidarité, la solidarité encore et toujours. Merci beaucoup. Shukraan jazeelan. Xie xie. Muchas gracias. Spasiba. Arigato. = = =

Key facts
Adoption date
Source World Health Organization