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Développement socio-économique des zones exemptes d'onchocercose

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Onchocerciasis Control Programme in the Volta River Basin area Programme de Lutte contre I'Onchocercose dans la Région du Bassin de la Volta JOINT PROGRAMME COMMITTEE Office of the Chairman JPC.CCP COMITÉ CONJOINT DU PROGRAMME Bureau du Président JPC2.4 B. octobre 1981 I I COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Deuxième session Genève 1-4 décembre 1981 Point 6 de ltordre du jour provisoire REPUBLIQUE DU GHANA DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE DES ZONES E(M{PTES D'ONCHOCERCOSE Le présent raPPorE exPose en déÈai1 les activités entreprises jusqu'ici pour atteindre les objectifs du Programe de lutte conÈre 1'onchocercose, sur le plan médical par la réduction etle traiteoent de 1'onchocercose et sur Ie plan socio-économique par le développeoenË des zoneslibérées de 1'onchocercose. INTRODUCTION A la suite des réunions sur le Prograume de lutte contre 1'onchocercose organisées en 1968 sous les auspices de l'oMS, de I'USAID, etc. (auxquelles il a éÈé jugé possible de réduire1'onchocercose), un Progra[IlDe de déveloPPenenE économique des zones exenptes d'onchocercose aété esquissé et exaoiné. En L974, une réunion commune du pNUD, de la BIRD et de la FAO a été tenue à t{ashington et une méÈhodologie de planificaEion de base a été recomandée. CetÈe métho-dologie a ensuite été affinée et élaborée en détail par la FAO et la BIRD et présentée au Gouver- neEent du Ghana dans un document de pays officiel en 1975. Le document de projet relatif au déve-loppenent économique des zones libérées de 1'onchocercose a été signé en 1978 et le projet estdevenu opérationnel en juillet 1978. A 1'originer les objectifs du projet avaient très peu changé en ce qui concerne le finan- ceoent estimatif, la dotation en personnel et Ie mandat. Après plusieurs modifications, Ie projet a finalenent éÈé divisé en trois parties (que nous analyserons plus 1oin) qui recouvrent plus ou moi-ns le mandat et la méthodologie de planification initialement exposés dans le document depays. De nombreuses difficultés et pressions ont été rencontrées en ce qui concerne les moyensde financeDent et de réalisation du projet. Dans une lettre du mois de décembre 198o, Ie Gouver- nenent de la République du Ghana a informé le PNLJD de sa décision de poursuivre les opérationsdu projet dans le cadre du chiffre de planificaÈion indicatif (CpI). Dans le document de projet,le GouverneEent a proposé d'errployer le CPI du pays jusqu'à concurrence de 2 millions de dollarsdes Etats-Unis. A la suiEe d'une réunion d'examen tripartite à laquelle ont participé tout,es 1es institutions intéressées, un document préliminaire révisé concernant un nouveau projet(cue/ggfg2l) a été transmis au PNLD en juin 1981,avec la mention d'un rang de priorité élevé.Les opéraÈions prévues au titre du projet CHA/\o/OZL étaient les suivantes : - installation du siège et de la base opérationnelle du projet à Taoalé dès que possible; - constitution d'un Parc de véhicules suffisant pour les opéraEions sur le terrain, avec un stock de pièces de rechange; - création d'un réseau d'approvisionnement en carburants adéquaÈs; - fourniÈure d'un matériel de camping complet pour les 70 personnes qui travailleront dansles zones prioritaires. I JPCZ.4 B. Page 2 Sur la base de ces opérations, le Gouvernement devrait lancer des études de faisabilité pour metEre au point des projets bancables en vue d'un financement par des institutions nulEi- latéra1es ou autres. Le coordonnateur de la planification du développementr(CPD) a dû partir pour une autre affectaÈion avant que les opérations au titre du projet GHA/80/OZL puissent être poursuivies. L'expert agricole de la FÀO affecté au projet a aussi été rappelé au Bureau régional. EnÈre-tempsr la FAO a été invitée à réintégrer le CPD pour assurer Ia continuaEion du projeÈ. Les trois sous-projets mentionnés plus haut sont les suivants. Sous-proiet I. Inventaire des ressources naturelles (étude Landsat) Ce projet visait à recenser les ressources naturelles (sol, eau et minerais) à partir de clichés de télédétection et, au moyen de ces sources cooplétées par des données d'origine terrestre, à établir un inventaire des établissenents humains, des densités de populatlon eÈ de la présence d'infrastructures physiquês priuaires. Les données devaient être condensées en cartes et calques de carEes susceptibles d'être directement utilisables pour 1a planification du développement et devaient égalenenE servir à orienter d'autres recherches approfondies sur quelques aspects particuliers tels que les sols des lieux de peuplement et des ouvrages d'irrigation, f implantation des réseaux routiers et d'autres infrastructures, etê. Les données devaient âtre représentées à deux niveaux d'échelle cartographique : a) des cartes au 1:25O OOO couvrant toute la partie septentrionale du Ghana (Région haute et Région septen- trionale) et b) des cartes au 1:5O OOO pour un certain nombre de sous-zones où 1'élaboration des projets et la planification à longue échéance nécessiteraient davantage de détails. Ces données devaient servir à 1'établissement de cartes et à des analyses et devaienE être nises à la disposition de la banque informatisée de données dont le groupe de planification régionale entreprendrait la constitution à Accra. Ce projet a êtê financé par I'USAID, exécuté par TÆG/EARTHSAT et géré par la Banque africaine de DéveloppemenÈ. Les Eravaux ont été achevés eÈ 1es rapports ont été remis. Sous-projeÈ 2, Projet d'enquêtes et de planification agricoles Dans ce projetr l'Agence canadienne pour 1e Développement international (ACDI) devaiÈ fournir au Gouvernement du Ghana une aide à la planification du développenent en vue d'une mise en valeur rurale intégrée dans la Région sept,entrionale à partir de 1980. Dans f intervalle(1978-1980), on a jugé nécessaire de procéder à une définition du projet et il a été proposé que 1e Ministère briÈannique du Développement d'Outre-Mer se charge de I'analyse et de la collecte de données eE de Ia définition du projeE dans le secteur agricole. Une équipe de consultanEs à court terme devait recueillir et rassembler pour Ia banque de données toutes les informations disponibles ou susceptibles d'être réunies concernant les ressources naturelles et agricoles, de mâme qu'humaines et instit.utionnelles, dans Ia partie sepEentrionale du Ghana, et utiliser les données et Ie matériel de 1'étude Landsat. Sous-proiet 3, Plans d'investissement oarEiculiers (PNIID. FAo. ntt/ t+/oOSl I1 s'agissait de planifier le développement rural intégré de territoires ruraux fonc- tionnels dans les zones exempÈes d'onchocercose, avec pour objectif final la réutilisation et le repeuplement de 1'aire Oncho et 1'amélioration de la situation économique et sociale de la population indigène qui avait été expulsée ou tenue à 1'écart par la cécité des rivières. Un groupe de planification pluridisciplinaire devait âtre constitué pour élaborer un plan de déve- loppernent complet et détail1é de chaque territoire fonctionnel. Cette planification intégrée appelle une réorientaÈion fondamentale de toute la conception du développement en vue de la mise en place d'institutions, du renforcement des liens entre les différents groupes sociaux et les différentes activités économiques, de 1'accroissement de 1'offre et de I'amélioration de la répartition des ressources et de f identification des interactions et des roultiplicateurs enÈre les différents secteurs, par un échelonnement méticuleux, dans le temps eÈ 1'espace, des différenÈes actions prévues dans le plan décennal du développenent de la zone. I , ) i t JPCZ.4 B. Page 3 Le groupe de planification devait coordonner et utiliser les propositions de Projets fournies par l'étude LANDSAT et par les équipes de planification agricole. Ce groupe devait âtre en liaison constante avec 1e Gouvernement du Ghana par l'intermédiaire du Comité naEional de 1'onchocercose et du Ministère des Finances et de Ia Planification économique. RESI]ME DES OBJECTIFS Les objectifs imédiats du sous-projet sont notalunent a) la créat,ion d'un groupe de planification du développement régional; b) la constitution d'une vaste banque informatisée de données de base pour tout,es les sous-régions du Ghana septentrional comprenant des zones d'onchocercose; c) le choix de deux sous-régions corme terriEoires de planification pilotes; d) 1'élaboration d'un prograrune de développement décennal pour les sous-régions retenues; e) 1a définition, fondée sur le progranme de développement et sur les informations fournies par 1a banque de données, de projets bancables en vue d'un financenent national ou international éÈalé sur une dizaine d'années environ pour chacune des sous-régions retenue pour 1'exercice de planification pilote. RESULTATS Le groupe de planification du développement régional a êté mis en placei il se compose d'un certain nombre de spécialistes débutants et intermédiaires qui ont été engagés en mars Pour une durée de trois mois afin de recueillir toutes les données brutes disponibles et d'examiner toute la docLrnentation sur 1e sujet en vue de leur introduction dans la banque de données. Cette activité auraiÈ dû être achevée pour la fin de juiltet 1979 mais le projet a été interrompu en juin 1979. Les données desÈinées au projet devaient êt.re recueillies par des consultants, par le SrouPe de planification et Par des enquêteurs. Les informations relatives aux ressorlrces natu- relles devaient être fournies par l'étude de télédétection IÀNDSAT. Les consultants chargés de la collecte des données ont corruencé à rassembler les informations existantes dans les domaines qui leur avaient été confiés et à rédiger des rapports analytiques. Un inventaire des données de base sur les villages, prévu pour 485 villages représentant les zones de planificationprioritaires, a été réa1isé en 1979. Au total, 471 questionnai.res ont été distribués dans différents villages. Cet inventairedevait faire parÈie d'un système permanent de données de base pour la planification régionaledu développemenÈ rural et êÈre mis à jour après une ou plusieurs années. Une deuxième enquête, f inventaire des données de base sur les ménages, n'a pas dépasséle stade de la planification. Les fonds et le matériel disponibles pour le projet n'étaient pas suffisants Pour que 1'on puisse combiner les deux activités. Un système de codage a été mis aupoint et défini au cours de plusieurs réunions de travail et les spécialistes engagés devaient recueillir Èoutes les données brutes disponibles et. examiner touÈe 1a documentation sur le sujet en vue de leur introduction dans la banque de données. Sur la base des résu1taÈs de l'étude LANDSAT, on a choisi en 1979 deux zones de planifi- caEion pilotes en Prenant soin qu'elles soient très différenEes sur 1e plan des ressources etdes contraintes de planification de façon à représenter les deux types d'environnements carac-téristiques des zones de développemenÈ de la partie nord du Ghana. t JPC2.4 B Page 4 Ces zones sont 1) Ie district de Bawku, à 1'extrême nord-est du Ghana; 2) la plaine alluviale située au confluent de la Volt.a Blanche, du Sissili et du Kulpawn. La première de ces zones est t.rès peuplée sur les plateaux situés à une certaine dlstance des rivières alors que les parties situées près des rivières, notamment dans Ies vallées de la Volta Blanche et de la Volta Rouge, ont été désertées et sont presque dépeuplées, très proba- blement à cause de 1'onchocercose. La deuxième zone est très peu peuplée et dans 1'ensemble ne possède presque pas de routes ni d'infrastructures. L'analyse des données et la définition du projet dans le secteur agricole, qui devaient être menées mais ont été abandonnées par le Ministère britannique duDéveloppemenÈd'Outre-Mer, ont été intégrées au projet WS/t+fOOl sans qu'il soit nécessaire de réviser officiellement le projet. Les opérations locales ét,aient en cours depuis quelques mois quand 1e coordonnateur de la planification du développemenE a dû quitter le pays en juin 1979. Les données de l'étude LANDSAT concernant cette zone étant disponibles, une des princi- pales conditions préalables de I'inventaire des ressources naturelles des zones exemptes d'onchocercose du Ghana est remplie. Le cadre de planification du développement des zones libérées de 1'onchocercose devrait être prât en 1982. L'administration régionale, avec le concours du Programe rural intégré de la Région septentrionale (NORRIP), soutenu par le Canada, dans la Région sepÈentrionale et du Programne de dévelopPement agricole de la Région haute (URADEP), soutenu par Ia Banque mondiale, dans la Région haute, est chargée de définir les directives et les politiques d'ensemble du développement sur Ia base desquelles on pourra préparer des plans dét.aillés concernant les zones exemptes d'onchocercose. AUTRES R-ESULTATS D'autres activités onÈ été entreprises, et notamenÈ a) une étude des structures, du fonct.ionnement et de 1'efficacité de 1'administration dans Ia Région haute et dans la Région septenÈrionale; b) deux estimations de coût devant servir à I'examen de l'avenir des projets, l'une fondée sur 1'hypothèse d'une contribution importante de 1'Etat et I'autre postulant un engagement moins rapide des ressources publiques; c) un recensement des firmes de consultants désireuses de travailler pour le projet. La consÈruction de 1a base opérationnelle à Tamalé a comnencé. Trois bungalows sont déjà en chantier et devraient être achevés à la fin de 1981, un quatrième sera consÈruit en 1982. IMRASTRUCTURES SAI{I TAIRES L'objectif ultime du développement national est d'améliorer 1a qualité de la vie pour chacun des membres de la société. Cela passe nécessairement par 1'amélioration de la santé. La zote possède deux grandes catégories de services de santé : i) les soins et ii) la prévention. En ce qui concerne les soi-ns, La zote possède 12 hôpitaux (relevant de 1'Etat ou d'insti- tutions), huit cenEres de santé et 2L dispensaires. D'autres dispensaires sont en construction à Han, Gwollu et ailleurs. Pour 1e traiÈement de 1'onchocercose chez I'horune, il est prévu de mettre en place des équipes relevant de 1'unité d'Epidémiologie et d'installer des centres de traitement dans les villages 1es plus atteints. Le médecin spécialiste affecté au Progrartrne, actuellement basé à Tamalé, fait des visites dans les régions touchées Pour traiter les Personnes atteintes. ) , I JPC? 4B 5 I Page La prévention comprend notanunent les services suivants i) Santé maternelle et infantile - Nutrition. ii) Unité de Prévention régionale - Léproserie. iii) Services de 1'Hygiène du Milieu. La Division de la Santé maternelle et infantile gère des cliniques pour enfanÈs, faiÈ des visites à domicile dans les foyers d'enfants à problèmes, effecÈue des vaccinations, surveilleI'hygiène scolaire et aide les cliniques prénatales. L'unité de prévention régionale exécute un Prograûtre de lutte contre les maladies transmissibles dans toute Ia région. Les campagnesde vaccination visent.la fièvre jaune, la rougeole, le pian, etc. Les services de léproserie 8èrenÈ 35 cenEres fixes dans la Région haute de la zone, qui comprend notamtrent 1es disÈrictsde Bolgatanga, Navrongo, Bawju, Tumu, Lawra et IrIa. En outre, 10 centres ambulatoires opèrentdans 178 secteurs. Les services de 1'hygiène du milieu travaillent en collaboration avec les conseils dedistrlcts et s'occuPent de 1'assainissement, de l'évacuation des ordures, etc. La pénurie de moyens logistiques, de médicaments et de personnel médical est le principal obstacle au fonctionnement du prograrme sanitaire dans la région. Le Gouvernement de la République du Ghana a lancé un Programme de soins de santé primaires pour résoudre les nombreux problèmes que posela mise en place d'un système sanitaire efficace dans la région. Jusqu'ici, le Programme de soins de santé primaires a été mis en place dans les districtsdu Dagomba occidental et de Bole dans la Région septentrionale et dans les districts de Lawra et de Bawku dans 1a Région haute. La politique du Gouvernement est d'étendre le champ d'actiondu prograrune à raison d'un nouveau district par an. Le prograrme de lutte contre le pian, lafièvre jaune, la rougeole, la tuberculose, Ia poliomyé1ite, 1a diphtérie, 1a coqueluche et le tétanos a été lancé au Ghana en janvier 1981 et i1 vise aussi les zones libérées de l,oncho- cercose. Dans cette action, le Gouvernement bénéficie des concours de I'USAID, de la Conmu- nauté économique européenne et de 1'UNICEF. Pour atteindre ses objectifs, le Gouvernement aurabesoin d'une aide extéri,eure considérable éLant donné les grandes difficultés économiques que connaît le pays. Importance des zones exemptes d' onchocercose Le Gouvernement de 1a République du Ghana a accordé un rang de priorité élevé au dévelop- Pement économique des zones libérées de l'onchocercose et est décidé à apptiquer la méÈhodo-logie évoquée au début du présent rapport avec l'aide active du pNUD et de Ia FAO. Le fait quele Ministre des Finances et de la Planification économique ait signé en personne le documentde projet CWIeO/OZt, plelnement conscient de toutes les conséquences de ce gesre, montref importance que le Gouvernement du Ghana attache à ceÈte méthodologie. Les zones frappées par 1'onchocercose sont le grenier du pays mais elles ont malheureusement été abandonnées àepuisdes années. Elles constituent une réserve de terres de bonne qualité. Les grands secteursdélimités par 1'étude LANDSAT sont très promeÈteurs sur les plans de f implantation humaine etde la mise en valeur des ressources. Le développement socio-économique des zones libérées de1'onchocercose Peut être considéré soit corme un touÈ dans le cadre du développement régiona1, soit corune un élément du prograrrne de développement national. Dans le premier cas, la planifi- cation régionale relève de 1'administration régionale, aidée par le prograrune rural intégréde la Région sePtentrionale (NORRIP) et le Progranrne de développement agricole de la Régionhaute (URADEP). Le Gouvernement du Ghana a proposé une méthodologie pour la mise au point de projets dedéveloppement privilégiant 1es activités à faible intensité capitalistique de manière à encou- rager la population locale et les nouveaux installés à résoudre les problèmes que pose le déve-loppement agrlcole et rural des zones exemptes d'onchocercose. I1 a fallu pour-cela intégrer l:_l:tç::: présenté par 1a réunion triparÈiÈe (Gouvernement ghanéen, FAO er pNIrD) sur 1e projerRAF/74/063 (développement économique des zones exemptes d'onchocercose) dans Ie récent plan dedéveloppement quinquennal du Ghana (198O-1985). i t JPC2.4 B. Page 6 Dans la plupart des zones libérées de 1'onchocercose, Ia densité de population est très faible. Ainsi, dans La zone prioritaire retenue, le dernier recensement fait apparaltre une populatlon de 12 OOO habitants pour une superficie de 23OO km2. La région manque dtinfrastruc- tures eÈ le réseau routier est dans un état lamentable. Cependant, ces zones, de rnême que d'autres parties du Ghana septentrional fournissent une proportion remarquablement élevée de la productlon nationale de rLz, de manioc, de mil, de milleE, de bovins, d'ovins et de caprins. Le projet onchocercose a attiré 1'attentlon de divers organisroes travaillant dans cette partie du pays, comme le NORRIP, et ils ont exprimé leur intérêt pour les activiËés du projet, qui constitueront une très utile expérience de planification du développement au niveau 1ocal, intéressant toute 1a partie septentrionale du Ghana. Outre 1es activités financées par 1e PNIJD, La zorte pilote sert notâmment à 1'expérimenta- tion de la culture ds rLz à grande échelle à l'aide de nachines modernes. Le sol est composé d'un excellent mé1ange de limon et de Èerreau qui peuE être très productif une fois irrigué, moyennant certaines techniques culturales particulières. L'URADEP, parrainé par la Banque mon- dia1e, a lancé un prograrme intéressant le secteur agricole dans 1a partie nord de la zone. I1 est prévu de consÈruire 120 digues nouvelles afin de fournir de 1'eau pour le maralchage en saison sèche, pour les utilisations ménagères et pour d'autres activités agricoles. D'auEres mesures seront également étudiées corme 1'amélioraEion des techniques de conservation du sol, en vue de la protection de 1OO OOO hectares au moins de terres cultivables, Ie forage d'environ 14OO puits, la constructiond'usinesd'égrenage du coton, la multiplication et 1a sélection de sepences, etc. Dans le donaine de 1'eau, 1'Agence canadienne du Développennent international (ACDI) exécute un programne de travaux hydrauliques ruraux et urbains et le forage des puits sera bientôt terminé. Ces travaux fourniront de 1'eau à la population urbaine et 1070 puits pour 22L villages ou davantage. Dans Ia partie sud des zones intéressées, 1e NORRIP peuE aussijouer un rô1e dans Ie développement socio-économique des régions exelnptes d'onchocercose. Le prograrme onchocercose vise à compléter les activités de ces organismes et du NORRIP. Grâce aux carÈes de ressources LANDSÀT au 1:5O OOO, combinées avec les données agricoles et socio-culturelles recueillies pour 1a banque de données du projet, il sera possible de pré- ciser les différentes formes d'agriculture applicables au niveau local. On fera aussi un effort de préinvestissement au niveau de la collecte de données destinée à la planification et à la conception des grands investissements à réaliser dans la région. Le régime foncier en vigueur dans la région risque de faire obstacle à 1'application des études socio-économiques. Les activités des étrangers sont mal vues par la population locale. Ce problème s'est posé en juillet 1981 et a provoqué des émeutes entre les Nanumbas et les Konkobas pour des questions d'acquisition de Èerres aux alentours de Wulensi et de Bimbilia. Selon un article du "Daily Graphic" (20 août 1981) , Ie Gouvernement a accordé aux victimes }OOO sacs de mais et de rlz eL 600 sacs de sucre à titre d'aide alimentaire. La Croix-Rouge internationale leur a aussi donné 20 sacs de vâtements usagés. La production agricole est liée à ]a terre, et I'accès à la Eerre est crucial. 11 est donc indispensable d'entreprendre une réforme agraire pour intéresser les petits exploitants et les Paysans sans terre au Processus de production agricole. Les droits des fermiers en matière d'utilisation du sol devraient être fermement établis de rranière à leur permeÈtre d'exercer leur pouvoir de décision Pour toutes 1es questions d'exploitation qui 1es intéressent directement. RECOMI,IANDATIONS La pluparÈ des problèmes rencontrés dans le projet sont dus à f insuffisance des moyens logistiques et de f infrastructure. Les fonds al1oués ont été épuisés sans que soient atteints Ies résultats aEÈendus. La crise économique actuelle et les très sérieux problèmes de balance des paiernents du Ghana exigent une approche praguraÈique de la conception et du financement des projets. La preroière étape d'un développernent ordonné des zones 1ibérées de 1'onchocercose est la planificalion et e1le devraiÈ aboutir le plus vite possible à la production de projets bancables. I1 faut adapter 1e processus de planification à la réalité ghanéenne. L'accent devraiÈ être mis sur un repeuplement et une colonisation effectifs et maîtrisés et sur le déve- loppement éconmrique des vallées fertiles situées dans la ceinture de savane du bassin de la l ) ) aJPC2.4 B Page 7 Volta qui sont en friche ou ont été abandonnées en raison d'une forte infestatlon par l'oncho- cercose. Cela demande des investissements très inportants et il faudrait que 1e PNllD, puisqu'iI a partlcipé à la conception de la méthodologie d'ortgine et a été choisi corrrne institution financière pour 1'éIénent externe du budget du projetrverseune contribution majeure pour faire face aux besoins réels découlant du projet. Si le PNIJD n'est pas en mesure ou n'a pas la volonté de 1e faire, les condltions de 1a réussite du projet, qui ne sont pas réunies actuellement, ne le seront pas davantage dans 1'avenlr. Jusqu'ici, le PNIJD a refusé de verser des fonds en devises étrangères à des enÈreprtses ghanéennes mandatées pour des études sur 1es sols et lrirrlgation alors que d'autres institu- tions inÈernatlonales 1'ont falt. 11 convient que 1e Gouvernement ghanéen et le PNIID réexaminent cette questlon eÈ recherchent des modalités de palenent qui rendront le proJet intéressant pour les bureaux d'étude ghanéens. Tous les coûts en devises devraient pouvolr être inputés à la contribuÈlon du PNITD, y cotrprls 1'achat d'essence, de fournltures de bureau et de matériaux de cons Èruc tion. Une fois ces obstacles surmontés,1'aspect technique du projet sera entlèremenE pris en charge par f intermédlaire de deux importants organismes d'appui,:,le Bureau régional de la FAO et le Centre d'investlssenent de la FAO. Le projet proposé (@NAO/OZl) pourrait être Èrès urile si le Centre d'investissement de la FAO y participait dès 1'étape de Ia conception. Ainsi, les très grandes zones où 1'étude LAI{DSAT a permis de déceler dtimportantes possibilités de repeu- plement et de mise en valeur des ressources, et dont d'irnportantes parties ne sont pas à propre- Dent Parler des zonesOncho,pourralent bénéficter d'une stratégie de développement intégré. Le CoordonnaEeur de la planificaEion du développetrent a fortement recommandé cette dénarche. 11 est reconmandé que le proJet eue/AO/oZt soit concentré sur les 23oo kr2 d., bassin situé au confluent de la Volta Blanche, du Sisstli eÈ du Kulpawn pour lequel on dispose d'un inven-taire des ressources naturelles LANDSAT au 1:50 OOO. Pendant un certain temps encore, f infra- structure du projet ne sera pas sufftsante pour qu'iI soit possible de travailler si.nultanénenÈ de manlère intensive dans les deux zones prtoritaires cholsies. On aura de mellleures chancesd'obtenir des résultats rapides sous La forne de projets bancables en concenÈrant les efforts sur une des deux zones. 11 est posstble d'entreprendre parallèlenent à 1'exercice de planifica-tion régionale 1'étude pédologique et la mise à jour et le conplètement des données VBDI, con-jointenenÈ avec une version sinplifiée des données IiBDI, de manière à permettre au personnel du projet d'établtr des relations étroites avec la population locale pour 1a faire participer dlrectement au processus de planification. Après avoi-r dûment examiné Ia questlon, 1e Gouvernement de la République du Gtrana a décidéde repousser la linrite sud de 1'aLre Oncho pour y lnclure la région Brong Ahafo, la régionAshantt, la région orienÈale eÈ Ia région de Ia Volta. La population intéressée est de1389 287 habitants, d'après 1e recensement de 1970, et il est recomandé, à long temre, defaire bénéficier ces régions également du projeÈ de développement socio-économlque. Dans 1e cadre de la politique nationale d'ensernble consistant à répartir également les projets de déve- loppement sur tous les secteurs de 1téconoroie tout en restant dans les limites des ressources du pays' un certaln nonbre de projets de développement sont actuellement en cours et drautres sont prévus pour la réglon visée. / { I \

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Document type Technical Documents
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Source World Health Organization