Comité régional de la Méditerranée orientale Soixante-huitième session Point 2 d) de l’ordre du jour provisoire EM/RC68/INF.DOC.3 Septembre 2021 Rapport de situation sur le cadre d’action visant à intensifier les soins de santé mentale Introduction 1. En 2015, la soixante-deuxième session du Comité régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale a approuvé, dans la résolution EM/RC62/R.5, le cadre régional visant à intensifier l’action en matière de santé mentale dans la Région de la Méditerranée orientale et a demandé au Directeur régional de rendre compte au Comité régional tous les deux ans, à partir de 2017, de l’avancement de la mise en œuvre du cadre d’action régional. 2. Le cadre d’action régional permet de mettre en œuvre le plan d’action global de l’OMS pour la santé mentale (2013-2020) et constitue une feuille de route régionale qui établit l’ordre de priorité d’un ensemble d’interventions stratégiques dans quatre domaines : gouvernance en santé mentale, soins de santé, promotion et prévention, et surveillance, suivi et recherche. 3. Le présent rapport synthétise les progrès accomplis par les pays dans la mise en œuvre des interventions stratégiques exposées dans le cadre régional, selon les indicateurs convenus, et envisage des moyens pour renforcer l’intensification de l’action dans la Région. Il repose en grande partie sur les résultats préliminaires de l’enquête mondiale réalisée pour l’Atlas de la santé mentale de l’OMS en 2020 et 2021. Situation et progrès Gouvernance 4. Dans la Région de l’OMS pour la Méditerranée orientale, 18 pays (86 %) ont des plans ou des politiques de santé mentale. Il s’agit pour 17 d’entre eux de plans ou de politiques autonomes ; dans un seul pays, ce document est intégré aux plans ou politiques généraux consacrés à la santé ou au handicap. Le pourcentage de pays qui disposent de plans/politiques est de 80 % ou plus dans les trois groupes de pays régionaux 1 (groupe 1 = 83 %, groupe 2 = 90 %, groupe 3 = 80 %). Parmi les 18 pays de la Région ayant indiqué l'année de publication de leur plan/politique de santé mentale, 16 (89 %) avaient publié le leur en 2015 ou après. Des indicateurs ou des cibles spécifiques permettant de suivre la mise en œuvre des plans et politiques sont disponibles pour les plans et politiques de 17 pays (94 % des pays ayant indiqué disposer de plans et politiques). 5. Le nombre de pays de la Région dotés de politiques et/ou de plans de santé mentale conformes aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme est passé de 10 (45 %) en 2013 à 13 (59 %) en 2020. Il s’agit d’une augmentation plus importante que celle observée à l’échelle mondiale, le pourcentage passant de 4 % en dessous du taux mondial en 2017 à 9 % au-dessus de ce taux en 2020. Le pourcentage de 1 Aux fins du présent rapport, les pays de la Région ont été classés en trois grands groupes sur la base de l’état de santé de la population, de la performance du système de santé et du niveau de dépenses de santé. Le groupe 1 comprend des pays dont le développement socio-économique a considérablement progressé au cours des dernières années, soutenu par un revenu élevé ; le groupe 2 comprend en grande partie des pays à revenu intermédiaire qui ont développé d’importantes infrastructures de prestation de services de santé publique, mais doivent faire face à une insuffisance des ressources ; et le groupe 3 comprend des pays qui rencontrent des obstacles majeurs dans l’amélioration de l’état de santé de la population, causés par une pénurie de ressources de santé, une instabilité politique, des conflits et d’autres défis de développement complexes. Les pays du groupe 1 sont l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar. Les pays appartenant au Groupe 2 sont l’Égypte, la République islamique d’Iran, l’Iraq, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, la Palestine, la République arabe syrienne, et la Tunisie. Le Groupe 3 comprend l’Afghanistan, Djibouti, le Pakistan, la Somalie, le Soudan et le Yémen. EM/RC68/INF.DOC.3 2 pays disposant de politiques et/ou de plans de santé mentale conformes aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme dans la Région a augmenté dans les trois groupes de pays et a toujours été le plus élevé dans le groupe 2. 6. Sept pays (32 %) de la Région disposent de politiques et/ou de plans en matière de santé mentale qui sont à la fois conformes aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et mis en œuvre. Les pays de la Région sont plus nombreux (32 %) à disposer de plans et/ou de politiques conformes et mis en œuvre que le reste du monde (20 %). Les pays de la Région mieux dotés en ressources sont plus susceptibles de mettre en œuvre leurs politiques ou leurs plans que les pays moins bien dotés en ressources (50 % des pays du groupe 1, 30 % des pays du groupe 2 et 17 % des pays du groupe 3). 7. Le nombre de pays de la Région dotés d’une législation sur la santé mentale conforme aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme est passé de 8 (36 %) en 2017 à 12 (55 %) en 2020. Il s’agit d’une augmentation en pourcentage plus importante que celle observée à l’échelle mondiale ; le pourcentage de pays de la Région respectant cette conformité est passé de 4 % en dessous du taux mondial en 2017 à 20 % au-dessus de ce taux en 2020. Parmi les pays du groupe 1 de la Région, le pourcentage de ceux dont la législation est conforme aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme a augmenté de 33 % entre 2017 et 2020, passant de 50 à 83 % ; une augmentation plus modeste, de 30 à 50 %, a été enregistrée dans les pays du groupe 2. 8. Six pays de la Région disposent d’une législation sur la santé mentale qui est à la fois conforme aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et mise en œuvre (27 %), soit une proportion similaire à celle observée à l’échelle mondiale (26 %). Dans la Région, 33 % des pays du groupe 1 et 40 % des pays du groupe 2 font état du respect des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et de leur mise en œuvre, tandis que l’application n'est signalée par aucun pays du groupe 3. Soins de santé 9. Si des mesures prometteuses ont été prises pour réorienter et renforcer les systèmes de santé dans certains pays de la Région, le modèle de soins prédominant continue toutefois de reposer sur les institutions et présente relativement peu de services à base communautaire, une intégration inégale des composantes de santé mentale aux soins de santé primaires et une couverture limitée de services. 10. Pour évaluer l'intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires, un indicateur composite a été utilisé. Cet indicateur est basé sur la présence de lignes directrices, d'une formation et d'une supervision pour l'intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires, plus deux éléments évaluant la couverture du traitement pour les interventions pharmacologiques et psychosociales relatives aux troubles de santé mentale dans les soins de santé primaires. Les pays doivent s’efforcer de remplir quatre ou cinq critères pour cet indicateur. 11. Cinq pays (23 %) de la Région ont indiqué qu’ils remplissaient 4 ou 5 de ces critères, contre un taux de 26 % dans le reste du monde. Trois des pays de la Région qui ont intégré la santé mentale dans les soins de santé primaires selon cet indicateur font partie du groupe 1 et deux du groupe 2 ; aucun pays n'est dans le groupe 3. La plupart des pays de tous les groupes disposent de lignes directrices, de formation et de supervision ; parmi ces pays, des lignes directrices et des formations sont disponibles dans tous ou presque tous les pays des groupes 1 et 2. D’après les rapports, des spécialistes de la santé mentale participent à la formation et à la supervision des médecins de soins primaires dans 60 à 70 % des pays appartenant aux trois groupes de pays. 12. Les deux éléments évaluant la couverture du traitement pour les interventions pharmacologiques et psychosociales concernant les troubles de santé mentale dans le cadre des soins de santé primaires exigent qu’ils soient disponibles et fournis dans plus de 75 % des centres de soins de santé primaires. Les cibles n’ont été atteintes que par une minorité de pays de la Région. Dans les pays des groupes 1 et 2, environ 25 % disposent de traitements pharmacologiques et environ 10 % proposent des interventions psychosociales dans plus de 75 % des centres de soins de santé primaires. Aucun des pays du groupe 3 ne dispose d'une intervention thérapeutique dans plus de 75 % des centres de soins de santé primaires. 13. Afin de combler ces lacunes en matière de traitement et de favoriser la prestation de soins communautaires intégrés, l’OMS apporte son soutien à la mise en œuvre du programme d’action intitulé « Combler les lacunes en EM/RC68/INF.DOC.3 3 santé mentale » (mhGAP) dans plusieurs pays de la Région. Au cours de la période examinée, le programme mhGAP a été lancé en Égypte, aux Émirats arabes unis, à Oman et au Pakistan et sa mise en œuvre renforcée en Afghanistan, en Jordanie, au Liban, en Palestine et au Qatar. La mise en œuvre s’est également poursuivie en Iraq, en Libye, en République arabe syrienne et en Somalie. 14. Des orientations sur l’intégration de la santé mentale aux soins de santé primaires sont maintenant en cours de préparation aux fins de leur publication et un cours en ligne fondé sur ces orientations doit être lancé en 2022 pour soutenir davantage les pays dans le processus d’intensification de la santé mentale par son intégration dans les soins de santé primaires. 15. Les besoins en santé mentale et en soutien psychosocial dans la Région ont été amplifiés par les effets de la pandémie de COVID-19, ce qui a aggravé une situation déjà désastreuse en raison des crises humaines graves et prolongées dans certains pays. Les communautés vivant dans des situations d’urgence ont divers besoins en matière de soutien psychosocial. Il est essentiel de répondre à ces besoins en santé mentale en temps de crise et de relèvement. 16. Huit pays (36 %) de la Région présentent des composantes psychosociales et de santé mentale fonctionnelles dans leur programme national de préparation aux catastrophes et de réduction des risques de catastrophe. Ce chiffre est supérieur de 8 % au chiffre mondial correspondant. Le pourcentage de pays dotés de composantes psychosociales et de santé mentale fonctionnelles dans leurs programmes nationaux est similaire dans chacun des trois groupes de pays de la Région. 17. L’OMS, en coordination avec d’autres institutions des Nations Unies et des partenaires internationaux et nationaux, a participé activement à la fourniture de soins de santé mentale et de soutien psychosocial dans les pays touchés par les crises humanitaires dans la Région, à savoir l’Égypte, la Jordanie, l’Iraq, le Liban, la Libye, le Pakistan, la Palestine, la République arabe syrienne et le Yémen. Il s'agit notamment de contribuer directement, en collaboration avec le Siège de l'OMS et les organisations non gouvernementales internationales, au renforcement des capacités et de la résilience communautaires en facilitant la formation aux premiers secours psychologiques, les compétences psychosociales de base, la prestation d’un ensemble d’interventions psychosociales par les agents communautaires dans les situations d’urgence, et la reconnaissance précoce et la prise en charge des problèmes de santé mentale prioritaires par le personnel de soins de santé primaires à l’aide du guide d’intervention humanitaire mhGAP, ainsi que la rénovation des établissements de santé mentale et la mise en place de services communautaires de santé mentale. 18. L’initiative a également permis de soutenir la mise en place de lignes d'assistance pour la santé mentale et le soutien psychosocial, la télépsychiatrie et des plateformes numériques pour la prestation de services de santé mentale dans les pays de la Région, en s'appuyant sur la dynamique et l'intérêt pour la santé mentale et le soutien psychosocial pendant la pandémie de COVID-19. Une plateforme de santé mentale et de soutien psychosocial régionale a été lancée en 2020 au début de la pandémie de COVID-19. Un cours en ligne à l’intention des professionnels de la santé et des services sociaux, basé sur un ensemble de compétences psychosociales de base élaboré par le Groupe de référence du Comité permanent interorganisations sur la santé mentale et le soutien psychosocial dans les situations d'urgence, devrait être lancé en 2022. Promotion et prévention 19. Dans le domaine de la promotion de la santé et de la prévention des maladies, 13 pays de la Région (59 %) disposent de trois programmes opérationnels ou plus pour la promotion ou la prévention de la santé mentale. Ce taux est supérieur à celui observé à l’échelle mondiale (38 %), car une plus grande proportion des pays de la Région possède des programmes de sensibilisation et des programmes scolaires que dans le reste du monde. Les pays des groupes 1 et 2 de la Région sont deux fois plus susceptibles d’avoir deux programmes ou plus que les pays du groupe 3 (80 % contre 40 %, respectivement). 20. Le taux brut de suicide qui est de 5,2 pour 100 000 dans la Région représente environ la moitié du taux de suicide mondial. Il existe des différences considérables entre les taux des différents pays de la Région, qui vont de 1,6 à 9,6, mais tous sont en dessous de la moyenne mondiale. Le taux régional a légèrement baissé (1,9 %) entre 2013 et 2019. Il est important de noter que la méthodologie de calcul des taux bruts de suicide figurant dans les rapports de l’observatoire mondial de la santé de l’OMS pour 2019 était différente EM/RC68/INF.DOC.3 4 de celle utilisée précédemment, et que les taux des années précédentes ont été recalculés. Ceci explique la divergence entre les progrès notifiés dans ce document et les examens régionaux précédents. 21. Un programme scolaire de santé mentale pour la Région est en cours de publication et un cours en ligne sur la base de ce programme sera lancé en 2021. Ce programme est déjà mis en œuvre en Égypte, aux Émirats arabes unis, en République islamique d’Iran, en Jordanie, au Pakistan et en République arabe syrienne, tandis que la Palestine et le Qatar sont en phase de planification pour sa mise en œuvre. 22. Une évaluation des ressources et des capacités pour le diagnostic et la prise en charge des troubles du spectre autistique est en cours d’actualisation. La publication est prévue pour la fin de 2021. Surveillance, suivi et recherche 23. Le nettoyage et l’analyse des données sont en cours pour l’Atlas de la santé mentale 2020, qui sera publié en temps voulu. Cet Atlas recense les ressources et les capacités en matière de santé mentale dans les pays de la Région et permet d’établir des rapports sur les objectifs et les indicateurs convenus dans le cadre régional. 24. L’observatoire mondial de la démence de l’OMS a été étendu à 11 pays de la Région et des données sont collectées sur les indicateurs permettant de suivre les progrès réalisés au titre du Plan d’action mondial de lutte contre la démence (2017-2025) et d’orienter l’élaboration de plans d’action nationaux fondés sur des bases factuelles. 25. Des essais contrôlés randomisés sur la formation aux compétences parentales pour les enfants ayant des déficiences intellectuelles et développementales, l’intervention sur les compétences émotionnelles des jeunes adolescents (Early Adolescent Skills for Emotions-EASE), l’intervention d’auto-assistance intitulée « Technologie durable pour réduire le stress chez les adolescents (Sustainable Technology for Adolescents to Reduce Stress-STARS) » et l’initiative Aide à l'épanouissement des adolescents (Helping Adolescents Thrive- HAT) sont en cours dans différents pays de la Région. Par ailleurs, un projet conjoint avec l’UNICEF pour la santé mentale des enfants et des adolescents est prévu pour une mise en œuvre en 2022. Impact de la pandémie de COVID-19 26. Un rapport sur l’impact de la COVID-19 en matière de services de santé mentale et de soutien psychosocial dans la Région a été publié en 2020. La grande majorité (95 %) des 20 pays ayant répondu ont indiqué que la santé mentale et le soutien psychosocial faisaient partie de leurs plans nationaux de riposte à la COVID-19, plus de la moitié (55 %) signalant l’inclusion des services de santé mentale, neurologiques et liés à l’usage de substances psychoactives dans la liste des services de santé essentiels de leurs plans de riposte. Toutefois, seuls 10 % des pays ayant répondu ont indiqué que ces activités étaient entièrement financées. 27. Les services communautaires étaient plus susceptibles d’être perturbés que ceux des établissements de soins hospitaliers, près de 90 % des pays ayant répondu à l’enquête signalant une interruption totale ou partielle des services communautaires/de proximité pour les troubles mentaux, neurologiques et liés à l’usage de substances psychoactives, et une fermeture complète des services de soins de jour et de soins à domicile signalés dans plus de 40 % des pays. Les services de santé mentale en milieu scolaire ou sur le lieu de travail ont été totalement ou partiellement perturbés dans plus de 70 % des pays ayant transmis un rapport, et moins de 20 % des pays de la Région ont signalé que les services de santé mentale destinés aux enfants et aux adolescents ou aux personnes âgées étaient pleinement opérationnels. Cependant, près des deux tiers des pays ont indiqué que l’approvisionnement en médicaments pour les troubles mentaux, neurologiques et liés à l’usage de substances psychoactives n’était pas perturbé. 28. La majorité (85 %) des pays ont relevé ces défis en mettant en place des lignes d’assistance pour la santé mentale et le soutien psychosocial, en ayant recours à la télémédecine/téléthérapie et à des interventions psychologiques numériques pour remplacer les consultations en présentiel, et en faisant sortir les patients ou en les réorientant vers d’autres établissements. EM/RC68/INF.DOC.3 5 Défis et orientations futures 29. Si la pandémie de COVID-19 a ralenti la mise en œuvre d’une série d’activités stratégiques, elle a également fait porter une attention accrue sur la question de la santé mentale et du soutien psychosocial. Il faut s’appuyer sur la dynamique créée par la pandémie pour intensifier les efforts concertés visant à surmonter la stigmatisation qui persiste en matière de santé mentale, qui entraîne la discrimination, un manque de ressources et des lacunes en matière de traitement. En outre, le moment est venu d'intégrer la santé mentale aux programmes de développement et de sécurité nationaux, à la couverture sanitaire universelle, aux programmes de prestations, et aux plans de préparation aux situations d'urgence, d'organisation des secours et de relèvement afin de garantir la disponibilité de la santé mentale et du soutien psychosocial aux populations qui en ont besoin. 30. Il est notamment nécessaire : • d’améliorer l’affection des ressources de sorte que les ressources humaines et financières disponibles soient proportionnelles aux besoins et d'assurer leur utilisation efficace en mettant l'accent sur une transition des modèles de soins institutionnels aux modèles intégrés de prestation de services pour les troubles de santé mentale dans la communauté ; • de promouvoir et de protéger les droits des personnes atteintes de troubles mentaux et de leurs familles ; • d’institutionnaliser les mécanismes et les processus d'intégration des interventions en matière de santé mentale dans les ensembles de prestations de la couverture sanitaire universelle, dans les domaines de la promotion, de la prévention, de la prise en charge et du rétablissement/réadaptation et sur l'ensemble des plateformes de prestation ; • d’agir sur les vastes déterminants de la santé mentale en coordination avec les programmes concernés au sein du secteur de la santé et d’autres secteurs ; et • de recueillir systématiquement des données sur les indicateurs liés aux troubles de santé mentale dans le cadre de systèmes d’information sanitaire nationaux et d’état civil. 31. L’OMS continuera de collaborer avec les États Membres afin d’apporter des conseils et un soutien technique en vue d’accélérer la mise en œuvre des interventions stratégiques dans les quatre domaines prioritaires du cadre régional pour intensifier l’action en matière de santé mentale dans la Région de la Méditerranée orientale. En outre, le cadre sera revu à la lumière des récentes mises à jour apportées au plan d’action global pour la santé mentale approuvé par la Soixante-Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé dans sa décision WHA74(14) en mai 2021.
Regional Committee for the Eastern Mediterranean Sixty-eighth session Provisional agenda item 2(d) EM/RC68/INF.DOC.3 September 2021 Progress report on scaling up mental health care: a framework for action Introduction 1. In 2015, the 62nd session of the WHO Regional Committee for the Eastern Mediterranean, in resolution EM/RC62/R.5, endorsed the regional framework to scale up action on mental health in the Eastern Mediterranean Region and requested the Regional Director to report to the Regional Committee every two years starting from 2017 on the status of implementation of the regional framework. 2. The regional framework operationalizes the WHO global comprehensive mental health action plan (2013–2020) and constitutes a regional roadmap which prioritizes a set of strategic interventions in four domains: mental health governance; health care; promotion and prevention; and surveillance, monitoring and research. 3. This report summarizes the progress made by countries in implementing the strategic interventions outlined in the regional framework according to agreed indicators and discusses ways to further scale up action in the Region. It is largely based on the preliminary results of the global survey undertaken for WHO’s mental health atlas during 2020–2021. Status and progress Governance 4. In the WHO Eastern Mediterranean Region, 18 (86%) countries have mental health plans/policies; 17 are stand-alone plans/policies and one is integrated into those for general health or disability. The percentage of countries with plans/policies is 80% or higher in all three regional country groupings1 (group 1 = 83%, group 2 = 90%, group 3 = 80%). Among the 18 countries of the Region that reported the year of publication of their mental health plan/policy, 16 (89%) had published theirs in 2015 or later. Specified indicators or targets against which the implementation of plans/policies can be monitored are available for the plans/policies of 17 countries (94% of countries reporting having plans/policies). 5. The number of countries in the Region with mental health policies and/or plans that are compliant with international human rights instruments has risen from 10 (45%) in 2013 to 13 (59%) in 2020. This has been a greater increase than seen globally, with the percentage climbing from being 4% below the global rate in 2017 to 9% above it in 2020. The percentage of countries with mental health policies and/or plans that are compliant with international human rights instruments in the Region has risen in all three country groups and has been consistently highest in group 2. 6. The number of countries in the Region with mental health policies and/or plans that are both compliant with international human rights instruments and implemented is 7 (32%). A greater proportion of countries in the Region (32%) have compliant and implemented plans and/or policies than is seen globally (20%). Better- 1 For the purposes of this paper, the countries of the Region have been categorized into three broad groups based on population health outcomes, health system performance and level of health expenditure. Group 1 comprises countries where socioeconomic development has progressed considerably over the past decades, supported by high income; group 2 comprises largely middle‐income countries which have developed extensive public health service delivery infrastructure but face resource constraints; and group 3 comprises countries which face major constraints in improving population health outcomes as a result of lack of resources for health, political instability, conflicts and other complex development challenges. Group 1 includes Bahrain, Kuwait, Oman, Qatar, Saudi Arabia and United Arab Emirates. Group 2 includes Egypt, Iran (Islamic Republic of), Iraq, Jordan, Lebanon, Libya, Morocco, Palestine, Syrian Arab Republic and Tunisia. Group 3 includes Afghanistan, Djibouti, Pakistan, Somalia, Sudan and Yemen. EM/RC68/INF.DOC.3 2 resourced countries of the Region are more likely to implement their policy/plans than less well-resourced countries (50% of group 1 countries, 30% of group 2 countries and 17% of group 3 countries). 7. The number of countries of the Region with mental health legislation that is compliant with international human rights instruments has risen from 8 (36%) in 2017 to 12 (55%) in 2020. This is a greater percentage increase than that seen globally; the percentage of compliant countries in the Region has climbed from being 4% below the global rate in 2017 to 20% above it in 2020. Among group 1 countries in the Region, the percentage with legislation that is compliant with international human rights instruments rose by 33% between 2017 and 2020, from 50% to 83%; a more modest increase from 30% to 50% occurred in group 2 countries. 8. The number of countries in the Region with mental health legislation that is both compliant with international human rights instruments and implemented is 6 (27%), a similar proportion to that seen globally (26%). Compliance with international human rights instruments and implementation are reported by 33% of group 1 and 40% of group 2 countries in the Region, while implementation is not reported for any group 3 country. Health care 9. While promising steps have been taken to reorient and strengthen health systems in some countries of the Region, the predominant model of care is still institution-based, with a relative paucity of community- based services, patchy integration of mental health components within primary health care and limited service coverage. 10. To evaluate the integration of mental health in primary health care a compound indicator was used. The indicator is based on the presence of guidelines, training and supervision for integration of mental health in primary care, plus two items assessing treatment coverage for pharmacological and psychosocial interventions for mental health conditions in primary health care. Countries should aim to meet 4 or 5 criteria on this indicator. 11. Five (23%) countries in the Region reported that they met 4 or 5 of the criteria, compared to a rate of 26% in the rest of the world. Three of the countries in the Region that have integrated mental health in primary health care according to this indicator are group 1 countries and two are in group 2; none are in group 3. Most countries in all groups have guidelines, training and supervision; among these countries, guidelines and training are available in all or almost all group 1 and 2 countries. Mental health specialists are reported to be involved in the training and supervision of primary care physicians in 60–70% of countries in all three country groups. 12. The two items assessing treatment coverage for pharmacological and psychosocial interventions for mental health conditions in primary health care require them to be available and provided at more than 75% of primary care centres. This was only met by a minority of countries in the Region. Among group 1 and 2 countries, about 25% have pharmacological treatments and about 10% have psychosocial interventions available in more than 75% of primary care centres. No group 3 countries have either treatment intervention available in more than 75% of primary care centres. 13. To bridge this treatment gap and promote the delivery of community-based integrated care, WHO has been supporting the implementation of the Mental Health Gap Action Programme (mhGAP) in several countries of the Region. During the period under review, the mhGAP was initiated in Egypt, Oman, Pakistan and United Arab Emirates and its implementation strengthened in Afghanistan, Jordan, Lebanon, Palestine and Qatar. Implementation also continued in Iraq, Libya, Somalia and the Syrian Arab Republic. 14. Guidance on integration of mental health in primary health care is in the process of publication and an online course based on this guidance is to be launched in 2022 to further support countries in the process of scaling up mental health care through integration in primary health care. 15. The need for mental health and psychosocial support in the Region has been amplified by the effects of the COVID-19 pandemic, compounding an already dire situation due to the acute and protracted human crises in some countries. Communities living in emergency situations have a range of psychosocial support needs. Addressing these mental health needs is critical in times of crisis and recovery. EM/RC68/INF.DOC.3 3 16. Eight (36%) countries in the Region have functional mental health and psychosocial components in their national disaster preparedness and disaster risk reduction programmes. This is 8% higher than the corresponding global figure. The percentage of countries with functional mental health and psychosocial components in their national programmes is similar in each of the three country groups in the Region. 17. WHO, in coordination with other United Nations agencies and international and national partners, has been active in the provision of mental health and psychosocial support in countries impacted by the humanitarian crises in the Region, including Egypt, Iraq, Jordan, Lebanon, Libya, Pakistan, Palestine, Syrian Arab Republic and Yemen. This has included providing direct input, in collaboration with WHO headquarters and international nongovernmental organizations, to building community capacity and resilience by facilitating training in psychological first aid, basic psychosocial skills, delivery of a psychosocial intervention package by community workers in emergencies, and the early recognition and management of priority mental health problems by primary health care staff using the mhGAP humanitarian intervention guide, as well as by the refurbishment of mental health facilities and setting up of community mental health services. 18. It has also included support for the setting up of helplines for mental health and psychosocial support, telepsychiatry and digital platforms for the provision of mental health services in countries of the Region, building on the momentum and interest in mental health and psychosocial support during the COVID-19 pandemic. A regional mental health and psychosocial support platform was launched in 2020 at the start of the COVID-19 pandemic and an online course for health and social care professionals based on a basic psychosocial skills package developed by the IASC Reference Group on Mental Health and Psychosocial Support in Emergency Settings is planned for launch in 2022. Promotion and prevention 19. In the area of promotion of health and prevention of disease, 13 (59%) countries of the Region have three or more functioning programmes for mental health promotion or prevention. This rate is higher than that seen globally (38%), because a greater proportion of countries in the Region have awareness and school- based programmes than in the rest of the world. Countries in groups 1 and 2 in the Region are twice as likely to have two or more programmes than countries in group 3 (80% versus 40%, respectively). 20. The crude suicide rate of 5.2 per 100 000 in the Region is approximately half the global suicide rate. There are substantial differences between rates in different countries in the Region, from 1.6 to 9.6, but all are below the global average. The regional rate marginally reduced between 2013 and 2019 by 1.9%. It is important to note that the methodology for calculation of crude suicide rates reported on the WHO Global Health Observatory for 2019 was different from that used previously and the rates for earlier years have been recalculated. This accounts for the discrepancy between the progress reported here and previous regional reviews. 21. A school mental health package for the Region is being published and an online course is to be launched in 2021 based on this package. The package is already being used in Egypt, Islamic Republic of Iran, Jordan, Pakistan, Syrian Arab Republic and United Arab Emirates, while Palestine and Qatar are in the planning phase for its use. 22. An assessment of resources and capacities for autism spectrum disorder diagnosis and management is being updated and publication is planned for late 2021. Surveillance, monitoring and research 23. Data cleaning and analysis is underway for the mental health atlas 2020, which will be published in due course. The atlas maps resources and capacities for mental health in countries of the Region and enables reporting on the targets and indicators agreed upon in the regional framework. 24. The WHO Global Dementia Observatory has been extended to 11 countries in the Region and data is being collected on indicators for monitoring progress on the global action plan on the public response to dementia (2017–2025) and guiding the development of evidence-informed action plans in countries. EM/RC68/INF.DOC.3 4 25. Randomized controlled trials on parent skills training for children with intellectual and developmental disabilities, the Early Adolescent Skills for Emotions (EASE) intervention, Sustainable Technology for Adolescents to Reduce Stress (STARS) self-help intervention and the Helping Adolescents Thrive (HAT) initiative are underway in different countries of the Region, and a joint project with UNICEF for child and adolescent mental health is planned for implementation in 2022. Impact of the COVID-19 pandemic 26. A report on the impact of COVID-19 on mental health and psychosocial support services in the Region was published in 2020. The vast majority (95%) of the 20 responding countries reported that mental health and psychosocial support was part of their national COVID-19 response plans, with more than half (55%) reporting the inclusion of mental health, neurological and substance use services in the list of essential health services in their response plans. However, only 10% of responding countries reported that these activities were fully funded. 27. Community-based services were more likely to be disrupted compared with inpatient facilities, with almost 90% of responding countries reporting complete or partial disruption of community/outreach services for mental health, neurological and substance use disorders, and full closure of day care and home care services reported in more than 40% of countries. School mental health or workplace mental health services were wholly or partially disrupted in more than 70% of reporting countries, and fewer than 20% of countries in the Region reported mental health services for children and adolescents or older adults being fully operational. However, almost two thirds of countries reported that supplies of medicines for mental health, neurological and substance use disorders were not disrupted. 28. The majority (85%) of countries had responded to these challenges by establishing helplines for mental health and psychosocial support, resorting to telemedicine/teletherapy and digital psychological interventions to replace in-person consultations, and discharging patients or redirecting them to alternative facilities. Challenges and the way forward 29. While the COVID-19 pandemic has slowed down implementation of a range of strategic activities, it has also brought increased attention to the issue of mental health and psychosocial support. There is a need to build on the momentum generated by the pandemic by scaling up concerted efforts to overcome the stigma that persists regarding mental health, leading to discrimination, resource constraints and a treatment gap. Furthermore, the moment is ripe to integrate mental health in national development and security agendas, universal health coverage benefit packages, and emergency preparedness, response and recovery plans, to ensure the availability of mental health and psychosocial support to the population in need. 30. In particular, there is a need to: • enhance allocated resources so that the available human and financial resources are commensurate with needs, and to ensure their efficient use with an emphasis on a shift from institutional care models to community-based integrated models of service delivery for mental health disorders; • promote and protect the rights of persons with mental health disorders and their families; • institutionalize mechanisms and processes for the integration of mental health interventions in universal health coverage benefit packages across the domains of promotion, prevention, management and recovery/rehabilitation, and across all delivery platforms; • address the broad determinants of mental health through coordination with relevant programmes within the health sector and in other sectors; and • routinely collect data on indicators related to mental health disorders as part of national health information and vital registration systems. 31. WHO will continue to work with Member States to provide guidance and technical support for scaling up the implementation of strategic interventions across the four priority areas of the regional framework to scale up action on mental health in the Eastern Mediterranean Region. Furthermore, the framework will be reviewed in light of recent updates to the global comprehensive mental health action plan endorsed by the Seventy-fourth World Health Assembly in decision WHA74(14) in May 2021.
اللجنة الإقليمية لشـرق المتوسط الثامنة والستون الدورة من جدول الأعمال المؤقت (د) 2البند 3.COD.FNI /86CR/ME 3وثيقة إعلامية /86 إ م/ل ش 1202 سبتمبر /أيلول توسيع نطاق العمل في مجال رعاية الصحة النفسية: مرحلي عن تقرير وضع إطاٍر للعمل مقدمة ي دورتها الثانية والستين في اعتمدت اللجنة الإقليمية لمنظمة الصحة العالمية لشرق المتوسط، ف .1 ، الإطار الإقليمي لتوسيع نطاق العمل في مجال رعاية الصحة 5-/ق26، بموجب القرار ش م/ل إ5102 عام النفسية في إقليم شرق المتوسط، وطلبت من المدير الإقليمي رفع تقرير إلى اللجنة الإقليمية كل سنتين، بدًءا ، عن حالة تنفيذ الإطار الإقليمي. 7102من عام ) 0202-3102إلى تفعيل خطة العمل العالمية الشاملة الخاصة بالصحة النفسية ( ويهدف الإطار الإقليمي .2 ِّ ل خر لات الاستراتيجية في أربع يالصادرة عن المنظمة، وُيمث ُّ طة طريق إقليمية تعطي الأولوية لمجموعة من التدخ مة في مجال الصحة النفسية، والرعاية الصحية، وتعزيز الصحة والو َ قاية، والترصُّ د والرصد مجالات هي: الَحْوك والبحوث. لات الاستراتيجية الواردة في إطار .3 ُّ ته البلدان في تنفيذ التدخ َ ِّ م هذا التقرير ملخًصا للتقدُّ م الذي أحرز ويقد ِّ ًما في مواصلة توسيع نطاق العمل في العمل الإقليمي، في ضوء المؤشرات المتفق عليها، ويناقش ُسُبل المض ي ُ د ُ ق جري من أجل النتائج الأولية للمسح العالمي الذي ويستند التقرير في المقام الأول إلى الإقليم. هذا المجال ب ُ أطلس أ .1202و 0202عامي خلال نفسية لصحة المنظمة الصحة العالمية بشأن ا حَرز ُ م الم ُّ الوضع الراهن والتقد َمة َ الحوك سياسات للصحة %) لديها خطط/ 68بلًدا ( 81في إقليم منظمة الصحة العالمية لشرق المتوسط .4 السياسات الخاصة سياسة واحدة مدمجة في الخطط/ سياسة قائمة بذاتها، وخطة/ خطة/ 71النفسية؛ منها % أو أكثر في جميع 08سياسات بالصحة العامة أو الإعاقة. وتبلغ النسبة المئوية للبلدان التي لديها خطط/ %، وتبلغ في المجموعة الثانية 38(تبلغ النسبة المئوية في المجموعة الأولى 1م المجموعات الثلاث لبلدان الإقلي قسَّ م بلدان الإقليم إلى ثلاث 1 ُ م الصحية، ومستوى الإنفاق على في هذه الورقة، ت ُ مجموعات عامة حسب الحصائل الصحية للسكان، وأداء النُّ ظ دعومة الصحة. وتتألف المجموعة الأولى من البلدان التي شهدت التنمية الاجتماعية الاقتصادية بها تقدًما كبيًرا على مدار العقود الماضية، م ت بنية تحتية شاملة لتقديم خدمات بارتفاع الدخل؛ وأما المجموعة الثانية فتتألف في المقام الأول من البلدان ذات الدخل المتوسط التي أعدَّ في الموارد؛ وتتألف المجموعة الثالثة من البلدان التي تواجه عوائق كبيرة في تحسين حصائل صحة السكا ً ن الصحة العامة ولكنها تواجه شحا م الاستقرار السياس ي، والنزاعات، وغيرها من التحديات التنموية المعقدة. وتضم المجموعة الأولى بسبب نقص الموارد المتاحة لقطاع الصحة، وعد سلامية البحرين والكويت وُعمان وقطر والمملكة العربية السعودية والإمارات العربية المتحدة. وتضم المجموعة الثانية مصر وجمهورية إيران الإ 3وثيقة إعلامية /86 إ م/ل ش - 2 - %). ومن بين بلدان الإقليم الثمانية عشر التي أبلغت عن سنة نشر 08%، وتبلغ في المجموعة الثالثة 09 98بلًدا ( 61سياساتها الخاصة بالصحة النفسية، نشرت خططها/ ُ أو 5102سياساتها في عام ططها/ %) خ دة التي يمكن في ضوئها رصد تنفيذ الخطط/ حدَّ ُ فهي متاحة ،السياسات بعده. وأما المؤشرات أو الغايات الم ا/49بلًدا ( 71سياسات لخطط/ ً سياسات). % من البلدان التي أبلغت أن لديها خطط أو خطط للصحة النفسية متوافقة مع صكوك حقوق وارتفع عدد بلدان الإقليم التي لديها سياسات و/ .5 . وكانت هذه الزيادة أكبر 0202%) في عام 95بلًدا ( 31إلى 3102%) في عام 54بلدان ( 01الإنسان الدولية من وهِّ د على الصعيد العالميمما ُ ، 7102% في عام 4، فبعد أن كانت النسبة المئوية أقل من المعدل العالمي بمقدار ش . وارتفعت النسبة المئوية لبلدان الإقليم التي 0202% في عام 9ما يزيد على المعدل العالمي بمقدار قفزت إلى أو خطط للصحة النفسية متوافقة مع صكوك حقوق الإنسان الدولية في مجموعات لديها سياسات و/ البلدان الثلاث جميعها، وظلت في أعلى مستوياتها على الدوام في المجموعة الثانية. أو خطط للصحة النفسية ُمطبَّ قة ومتوافقة مع %) لديها سياسات و/23من بلدان الإقليم ( 7وهناك .6 أو سياسات %) لديها خطط و/ 23صكوك حقوق الإنسان الدولية. وهناك نسبة أكبر من بلدان الإقليم ( ب ً وهِّ د على الصعيد العالمي متوافقة وُمطبَّ قة مقارنة ُ ع بلدان الإقليم ذات الموارد %). وغالًبا ما تضطل02( ما ش % 03% من بلدان المجموعة الأولى، و05خططها مقارنة بالبلدان ذات الموارد الأقل ( بتطبيق سياساتها/ كثرالأ % من بلدان المجموعة الثالثة). 71من بلدان المجموعة الثانية، و النفسية متوافقة مع صكوك حقوق وارتفع عدد بلدان الإقليم التي لديها تشريعات تتعلق بالصحة .7 . كما أن النسبة المئوية لهذه 0202%) في عام 55بلًدا ( 21إلى 7102%) في عام 63بلدان ( 8الإنسان الدولية من وهِّ د على الصعيد العالميالزيادة أكبر م ُ التي لديها تشريعات متوافقة ؛ فبعد أن كانت النسبة المئوية للبلدانما ش ، قفزت إلى ما يزيد عليه بنسبة 7102% في عام 4الإقليم أقل من المعدل العالمي بمقدار فيصكوك تلك المع . وفي بلدان المجموعة الأولى في الإقليم، ارتفعت النسبة المئوية للبلدان التي لديها تشريعات 0202% في عام 02 % إلى 05ذ صعدت من ، إ0202و 7102% بين عامي 33متوافقة مع صكوك حقوق الإنسان الدولية بمقدار أكثر تواضًعا بارتفاع هذه النسبة المئوية فيها من 38 ً % إلى 03%؛ بينما شهدت بلدان المجموعة الثانية زيادة %.05 وهذه التشريعات ُمطبَّ قة ،%) لديها تشريعات تتعلق بالصحة النفسية72من بلدان الإقليم ( 6وهناك .8 على الصعيد العالميهذه النسبة مماثلة للنسبة السائدة ومتوافقة مع صكوك حقوق الإنسان الدولية، و % من بلدان المجموعة الثانية في الإقليم عن امتثالها 04% من بلدان المجموعة الأولى و33%). وقد أبلغ 62( غ عن تنفيذ هذه َ لصكوك حقوق الإنسان الدولية وتنفيذها لتشريعات الصحة النفسية، في حين لم ُيبل من بلدان المجموعة الثالثة. التشريعات في أي الرعاية الصحية م الصحية وتعزيزها في بعض بلدان الإقليم، إلا أن نموذج اتُّ خذت خطوات واعدة لإعادة توجيه النُّ .9 ُ ظ ت في الرعاية السائد لا يزال قائًما على الرعاية المؤسسية، في ظل ندرة نسبية في الخدمات المجتمعية، وتفاو ُ إدماج مكونات الصحة النفسية في الرعاية الصحية الأولية، وتغطية محدودة بالخدمات. غرب وفلسطين والجمهورية العربية السورية وتونس. وتضم المجموعة الثالثة أفغانستان وجيبوتي وباكستان والعراق والأردن ولبنان وليبيا والم والصومال والسودان واليمن. 3وثيقة إعلامية /86 إ م/ل ش - 3 - ولتقييم إدماج الصحة النفسية في الرعاية الصحية الأولية، استُ خدم مؤشر مركب يستند إلى وجود مبادئ .01 إلى وجود بندين لتقييم توجيهية وتدريب وإشراف من أجل إدماج الصحة النفسية في الرعاية الأولية، بالإضافة لات الدوائية والتدخلات النفسية الاجتماعية لحالات الصحة النفسية في الرعاية ُّ التغطية العلاجية للتدخ هذا المؤشر. في معايير 5أو 4استيفاء إلى البلدان نبغي أن تهدف الصحية الأولية. وي بمعدل معايي 5أو 4%) باستيفاء 32وأفادت خمسة من بلدان الإقليم ( .11 ً % في بقية بلدان العالم. 62ر، مقارنة ا لهذا المؤشر ً فهي ثلاثة بلدان ، وأما بلدان الإقليم التي أدمجت الصحة النفسية في الرعاية الصحية الأولية وفق معظم و اثنان من المجموعة الثانية، ولم يدمجها أي من بلدان المجموعة الثالثة. من المجموعة الأولى، وبلدانِّ البلدان في جميع المجموعات بها مبادئ توجيهية وتدريب وإشراف؛ وعلى نطاق هذه البلدان، توجد مبادئ توجيهية ِّ ي الصحة وتدريب في جميع أو معظم بلدان المجموعتين الأولى والثانية. وتشير التقارير إلى مشاركة اختصاصي % من البلدان في المجموعات 07% إلى 06يما يتراوح من النفسية في تدريب أطباء الرعاية الأولية والإشراف عليهم ف الثلاث جميعها. ِّ .21 مان التغطية العلاجية للتدخلات الدوائية والتدخلات النفسية الاجتماعية لحالات كما أن البندين اللذين يقي كز الرعاية % من مرا 57إتاحتهما وتقديمهما في أكثر من شترطان ي الصحة النفسية في الرعاية الصحية الأولية % من بلدان المجموعتين 52الأولية، ولكن لم يستوفِّ هذا الشرط سوى عدد قليل من بلدان الإقليم. وفي نحو % من بلدان هاتين 01% من مراكز الرعاية الأولية، وفي نحو 57دوائية متاحة في أكثر من الأولى والثانية علاجات في المجموعة يس ول % من مراكز الرعاية الأولية. 57أكثر من نفسية اجتماعية متاحة في المجموعتين تدخلات % من مراكز الرعاية الأولية. 57من هذين النوعين من التدخلات العلاجية في أكثر من الثالثة أي بلد به أي تنفيذ وسعًيا إلى سد هذه الفجوة العلاجية وتعزيز تقديم رعاية مجتمعية متكاملة، ما فتئت المنظمة تدعم .31 برنامج عمل المنظمة بشأن سد الفجوات في مجال الصحة النفسية في العديد من بلدان الإقليم. وخلال الفترة المشمولة بهذا التقرير، بدأ تنفيذ هذا البرنامج في مصر وُعمان وباكستان والإمارات العربية المتحدة، وجرى تعزيز استمر التنفيذ في العراق وليبيا والصومال ذلك ك طر. تنفيذه في أفغانستان والأردن ولبنان وفلسطين وق والجمهورية العربية السورية. ا العمل على نشر إرشادات بشأن إدماج الصحة النفسية في الرعاية الصحية الأولية، ومن المقرر ويجري حالي .41 طلق في عام ُ م إلى دورة تدريبية على شبكة الإنترنت تستند إلى هذه الإرشادات بهدف 2202أن ت تعزيز الدعم المقدَّ البلدان في عملية توسيع نطاق رعاية الصحة النفسية من خلال إدماجها في الرعاية الصحية الأولية. وقد زادت الحاجة إلى الدعم الصحي النفس ي والدعم النفس ي الاجتماعي في الإقليم بسبب آثار جائحة .51 طوَّ لة في بعض البلدان. كما أن ، فتفاقم الوضع المأسوي بالفعل نتيجة الأزم 91-كوفيد ُ ات الإنسانية الحادة والم المجتمعات المحلية التي تعيش في أوضاع طارئة لديها طائفة من احتياجات الدعم النفس ي الاجتماعي، وتلبية هذه الاحتياجات الصحية النفسية أمر بالغ الأهمية في أوقات الأزمات والتعافي منها. %) بمكونات وظيفية تتعلق بالصحة النفسية والدعم النفس ي 63بلدان الإقليم (وتستعين ثمانية من .61 % 8الاجتماعي في برامجها الوطنية الخاصة بالتأهُّ ب للكوارث والحد من مخاطر الكوارث، وهو ما يزيد بنسبة تتعلق بالصحة على الرقم العالمي المقابل له. كما أن النسبة المئوية للبلدان التي تستعين بمكونات وظيفية النفسية والدعم النفس ي الاجتماعي في برامجها الوطنية متشابهة في كل مجموعة من مجموعات البلدان الثلاث في الإقليم. 3وثيقة إعلامية /86 إ م/ل ش - 4 - ال، بالتنسيق مع سائر وكالات الأمم المتحدة والشركاء بدور فعَّ الصحة العالمية منظمة توقد اضطلع .71 أثرت النفسية والدعم النفس ي الاجتماعي في البلدان التي ت الدوليين والوطنيين، في توفير خدمات الصحة ، ومنها مصر والعراق والأردن ولبنان وليبيا وباكستان وفلسطين والجمهورية في الإقليم نسانيةالإزمات بالأ العربية السورية واليمن. وقد اشتمل ذلك على تقديم إسهام مباشر، بالتعاون مع مقر منظمة الصحة العالمية س ي ومنظمات دولية غير حكومية، في بناء القدرات المجتمعية والقدرة على الصمود من خلال تيسير الرئي التدريب على الإسعافات الأولية النفسية، والمهارات النفسية الاجتماعية الأساسية، وتقديم العاملين لات النفسية الاجتماعية أثناء الطوارئ، والتعرُّف ُّ المبكر على مشكلات الصحة المجتمعيين لحزمة من التدخ لات ،النفسية ذات الأولوية ومعالجتها من قِّ َبل موظفي الرعاية الصحية الأولية ُّ باستخدام دليل التدخ الإنسانية لبرنامج عمل رأب الفجوة في مجال الصحة النفسية، إلى جانب تجديد مرافق الصحة النفسية وإنشاء خدمات الصحة النفسية المجتمعية. ذلك أيًضا على تقديم الدعم اللازم لإنشاء خطوط هاتفية ُمخصَّ صة لتقديم الدعم الصحي واشتمل .81 النفس ي والدعم النفس ي الاجتماعي، وخدمات الطب النفس ي عن ُبعد، ومنصات رقمية لتقديم خدمات الصحة النفسية والدعم النفسية في بلدان الإقليم، مع الاستفادة من الزخم والاهتمام اللذين يشهدهما مجال الصحة طلقت، في عام 91-النفس ي الاجتماعي أثناء جائحة كوفيد ُ ، منصة إقليمية للصحة النفسية والدعم 0202. وأ ، 2202، ومن المقرر إطلاق دورة تدريبية عبر الإنترنت، في عام 91-النفس ي الاجتماعي في بداية جائحة كوفيد ها ،على حزمة من المهارات النفسية الاجتماعية الأساسيةبناًء ،للعاملين في الرعاية الصحية والاجتماعية أعدَّ الفريق المرجعي المعني بالصحة النفسية والدعم النفس ي الاجتماعي في حالات الطوارئ التابع للجنة الدائمة المشتركة بين الوكالات. تعزيز الصحة والوقاية %) لديها ثلاثة أو أكثر من 95بلًدا ( 31الإقليم في مجال تعزيز الصحة والوقاية من الأمراض، يوجد في .91 ل أعلى مما عتبر هذا المعدَّ البرامج الفعالة لتعزيز الصحة النفسية أو الوقاية من الاضطرابات النفسية. وي ُ وهِّ د على الصعيد العالمي ُ %)، لأن نسبة أكبر من البلدان في الإقليم لديها برامج توعية وبرامج مدرسية 83( ش ببقية العالم. كما أن احتمالية وجود برنامجين أو أكثر لدى بلدان المجموعتين الأولى والثانية في الإقليم ً مقارنة الي).% على التو 04% مقابل 08تبلغ ضِّ عف احتمالية ذلك في بلدان المجموعة الثالثة ( في الإقليم، وهو تقريًبا نصف المعدل العالمي للانتحار. 000001 لكل 2.5ويبلغ المعدل الأولي للانتحار .02 ا كبيًرا، فتتراوح من ً ، إلا أن هذه المعدلات 6.9إلى 6.1وتتفاوت معدلات الانتحار بين مختلف بلدان الإقليم تفاوت ا بنسبة جميعها أقل من المتوسط العالمي. وقد انخفض المع ً 3102% بين عامي 9.1دل الإقليمي انخفاًضا طفيف غ عنها في المرصد الصحي العالمي 9102و َ بل ُ . ومن المهم أن نلاحظ أن منهجية حساب معدلات الانتحار الأولية الم عيد 9102التابع لمنظمة الصحة العالمية لعام ُ ا، وأنه قد أ ً مختلفة عن المنهجية التي كانت ُمستخدمة سابق غ عنه في هذا التقرير والاستعراضات ساب معدلات السنوات السابقة. وهذا يفسر التناقض بين التَّ ح َ بل ُ قدُّ م الم الإقليمية السابقة. طلق في عام ويجري حالي .12 ُ دورة 1202ا نشر حزمة للصحة النفسية المدرسية في الإقليم، ومن المقرَّ ر أن ت هذه الحزمة ُمستخدمة بالفعل في مصر وجمهورية إيران و زمة. تدريبية على الإنترنت تستند إلى هذه الح 3وثيقة إعلامية /86 إ م/ل ش - 5 - الإسلامية والأردن وباكستان والجمهورية العربية السورية والإمارات العربية المتحدة، في حين لا تزال فلسطين وقطر في مرحلة التخطيط لاستخدامها. .22 ُ شخيص اضطرابات طيف التوحد تقدير للموارد والقدرات المتعلقة بت ويجري في الوقت الراهن تحديث . 1202عام أواخرومعالجتها، ومن المقرر نشره في الترصُّ د والرصد والبحوث الذي ،0202ا العمل على تنقية البيانات وتحليلها من أجل إعداد أطلس الصحة النفسية لعام يجري حالي .32 والقدرات الخاصة بالصحة النفسية في بلدان الإقليم، . ويوضح هذه الأطلس الموارد سُينشر في الوقت المناسب تفق عليها في الإطار الإقليمي. ُ ويساعد على إعداد تقارير عن الغايات والمؤشرات الم َرف ليشمل .42 َ ، ويجري جمع بيانات عن في الإقليم بلًدا 11وقد اتسع نطاق مرصد المنظمة العالمي للخ حرز في تنفيذ خط ُ َرف (مؤشرات لرصد التقدم الم َ )، 5202-7102ة العمل العالمية بشأن الاستجابة العامة للخ ِّ نات في البلدان. وتوجيه عملية إعداد خطط عمل مستنيرة بالبي جرى في شتى بلدان الإقليم تجارب عشوائية مضبوطة بشأن تدريب الآباء والأمهات على مهارات التعامل .52 ُ وت والنمائية، والتدخل الخاص بمهارات العواطف في مرحلة المراهقة المبكرة مع الأطفال ذوي الإعاقات الذهنية )، SRATS)، وتدخل المساعدة الذاتية الخاص بالتكنولوجيا المستدامة لتقليل التوتر لدى المراهقين (ESAE( لصحة )، ومن المقرر تنفيذ مشروع مشترك مع اليونيسف بشأن اTAHومبادرة مساعدة المراهقين على الازدهار ( . 2202النفسية للأطفال والمراهقين في عام 91-أثر جائحة كوفيد شر، في عام .62 ُ على خدمات الصحة النفسية والدعم النفس ي 91-، تقرير عن تأثير جائحة كوفيد0202ن %) من البلدان العشرين المجيبة بأن الصحة النفسية 59وأفادت الغالبية العظمى ( الاجتماعي في الإقليم. ، وأفاد أكثر من نصف هذه 91-والدعم النفس ي الاجتماعي جزء من خططها الوطنية للاستجابة لجائحة كوفيد %) بإدراج خدمات الصحة النفسية وتعاطي المواد والخدمات العصبية في قائمة الخدمات 55البلدان ( ن هذه الأنشطة ُمموَّ لة % فقط من البلدان المجيبة بأ01الصحية الأساسية في خطط الاستجابة. ولكن أفاد . ً كاملا ً تمويلا بمرافق المرض ى الداخليين، إذ أبلغ ما يقرب من .72 ً للتوقف مقارنة ً وكانت الخدمات المجتمعية أكثر عرضة % من البلدان المجيبة عن حدوث توقف كلي أو جزئي للخدمات المجتمعية/ خدمات التوعية الخاصة 09 بلغ عن الإغلاق الكامل بالصحة النفسية والاضطرابات العصبية ُ والاضطرابات الناجمة عن تعاطي المواد، وأ وتعطلت خدمات الصحة % من البلدان. 04لخدمات الرعاية النهارية للأطفال والرعاية المنزلية في أكثر من كلي ا أو جزئي ا في أكثر من ً بلغة،07النفسية في المدارس أو في أماكن العمل تعطلا ُ وأفاد أقل من % من البلدان الم % من بلدان الإقليم بأن خدمات الصحة النفسية المقدَّ مة إلى الأطفال والمراهقين أو كبار السن تعمل بكامل 02 . ولكن أفاد ما يقرب من ثلثي البلدان بعدم توقف إمدادات الأدوية الخاصة بالصحة النفسية طاقتها المواد. والاضطرابات العصبية والاضطرابات الناجمة عن تعاطي 3وثيقة إعلامية /86 إ م/ل ش - 6 - %) قد استجابت لهذه التحديات عن طريق إنشاء خطوط هاتفية لتقديم 58وكانت غالبية البلدان ( .82 الدعم الصحي النفس ي والاجتماعي، واللجوء إلى التطبيب عن ُبعد/ العلاج عن ُبعد والتدخلات النفسية الرقمية توجيههم إلى مرافق بديلة.للاستعاضة عن الاستشارة بالحضور الشخص ي، وإخراج المرض ى أو إعادة ًما ُ د ُ ض ي ق ُ ِّ يات وُسُبل الم التحد أيًضا أدت تسببت في إبطاء تنفيذ مجموعة من الأنشطة الاستراتيجية، فإنها 91-رغم أن جائحة كوفيد .92 إلى زيادة الاهتمام بمسألة الصحة النفسية والدعم النفس ي الاجتماعي. وتوجد حاجة إلى الاستفادة من الزخم ب على الَوْصم الذي لا يزال ُّ الذي أحدثته الجائحة من خلال توسيع نطاق الجهود المتضافرة الرامية إلى التغل الذي يؤدي إلى التمييز، ونقص الموارد، وحدوث فجوة علاجية. وعلاوة و ا فيما يتعلق بالصحة النفسية، مستمر وطنية للتنمية والأمن، وحزم المنافع الخاصة على ذلك، قد آن الأوان لإدماج الصحة النفسية في الخطط ال بالتغطية الصحية الشاملة، وخطط التأهُّ ب للطوارئ والاستجابة لها والتعافي منها، لضمان توفر خدمات الصحة النفسية والدعم النفس ي الاجتماعي للسكان المحتاجين. وهناك حاجة، على وجه الخصوص، إلى ما يلي: .03 خصَّ ص تعزيز الموارد • ُ لكي تكون الموارد البشرية والمالية المتاحة متناسبة مع الاحتياجات، ولضمان ةالم الاستفادة منها بكفاءة، مع التركيز على التحول من نماذج الرعاية المؤسسية إلى نماذج مجتمعية متكاملة لتقديم الخدمات الخاصة باضطرابات الصحة النفسية؛ بات الصحية النفسية وأسرهم؛ وتعزيز وحماية حقوق الأشخاص ذوي الاضطرا • وإضفاء الطابع المؤسس ي على آليات وعمليات إدماج تدخلات الصحة النفسية في حزم منافع التغطية • الصحية الشاملة في مجالات تعزيز الصحة والوقاية من الأمراض والتدبير العلاجي لها والتعافي منها/ ت؛ إعادة التأهيل بعدها وفي جميع منصات تقديم الخدما ِّ دات العامة للصحة النفسية من خلال التنسيق مع البرامج • ِّ ي للُمحد داخل قطاع المعنية والتصد الصحة وفي غيره من القطاعات؛ م المعلومات • ُ ظ ُ وجمع بيانات بانتظام عن المؤشرات المتعلقة باضطرابات الصحة النفسية في إطار ن م تسجيل الأحوال ُ ظ ُ المدنية. الصحية الوطنية ون وستواصل المنظمة العمل مع الدول الأعضاء لتقديم التوجيهات والدعم التقني من أجل توسيع نطاق .13 لات استراتيجية في المجالات الأربعة ذات الأولوية الواردة في الإطار الإقليمي لتوسيع نطاق العمل في ُّ تنفيذ تدخ وعلاوة على ذلك، سيخضع الإطار للمراجعة في ضوء مجال رعاية الصحة النفسية في إقليم شرق المتوسط. التحديثات الأخيرة لخطة العمل العالمية الشاملة بشأن الصحة النفسية التي اعتمدتها جمعية الصحة العالمية . 1202مايو ) في أيار/41(47الرابعة والسبعون في المقرر الإجرائي ج ص ع