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Procès-verbal de la septième séance, jeudi 13 septembre 2007

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WPR/RC58/SR/7

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE (Tamna Hall B, 5ème étage, Centre de conférences international, Jeju, République de Corée Jeudi, 13 septembre 2007 à 14h24)

PRESIDENT : Dr Victor YANO (Palaos) TABLE DES MATIERES

page 1. 2. Initiative pour des soins centrés sur la personne (suite) ......................................... Rapports de suivi sur les maladies non transmissibles : prévention et lutte, la lutte antitabac, la santé mentale et la médecine traditionnelle .................................................................................. 218

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1.

INITIATIVE POUR DES SOINS CENTRES SUR LA PERSONNE : Point 14 de l’ordre du jour (Document WPR/RC58/11) (suite) Le Dr KOH (Singapour) reconnaît l’importance de la qualité des soins fournis et de la

réactivité du système de santé pour améliorer les résultats sanitaires. Son pays met déjà en oeuvre nombre de recommandations figurant dans le document : le Ministère de la Santé a été restructuré pour chercher à intégrer les services de santé et à promouvoir la qualité des soins. Les informations sur les temps d’attente comparés et d’autres indicateurs sur les prestataires de soins sont publiés pour donner aux patients la possibilité d’influer sur l’exercice des soignants afin qu’ils délivrent des soins de meilleure qualité. Il estime que les mesures mises en oeuvre à la suite des recommandations figurant dans le document doivent reposer sur des bases factuelles et être adaptées au contexte socioculturel. Le Dr GAO (Chine) se félicite de l’initiative et du projet de cadre politique. Il y voit une étape importante pour garantir le bien-être des patients. La Chine s’efforce d’élaborer une approche centrée sur la personne pour le développement des systèmes de santé et cela se retrouve dans la relation entre le médecin et le patient. Les autorités ont adopté une série de lois et de règlements dans un certain nombre de domaines, parmi lesquels l’exercice de la médecine, les dons de sang, l’administration des soins de santé et les dons d’organes. Elles mènent également des programmes d’assurance de la qualité et d’amélioration permanente pour renforcer les procédures d’homologation, d'évaluation, d'inspection, de surveillance et d'alerte, ainsi que pour instaurer un programme de couverture des risques pour les médecins. Depuis 2005, la Chine a mené une campagne centrée sur le patient pour améliorer la qualité des soins de base et des soins infirmiers, et pour offrir au patient un environnement convivial. Le programme de développement des soins infirmiers en Chine a également été élaboré et définit des objectifs et des lignes directrices pour 2005-2010. Il demande aux infirmières d’être plus attentives aux besoins des patients, des médecins et de la communauté. Les autorités chinoises sont en train d’élaborer un système de formation et d’agrément pour le développement du personnel médical et introduit une perspective humaniste, centrée sur la sécurité du patient en complément des compétences scientifiques. La sécurité des patients est un domaine important et devrait être une responsabilité partagée par la communauté et la médecine. Le développement des compétences des praticiens, la gestion des applications des nouvelles technologies et le respect des droits des patients constituent d’autres enjeux. La Chine propose qu’en élaborant cette initiative, on prenne en compte comme il se doit les différents niveaux de développement économique, le contexte culturel, les droits et responsabilités des

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diverses parties prenantes, les échanges et la coopération au niveau régional et l’élaboration de politique sanitaires sur la base d’une médecine factuelle. Le Dr KUARTEI (Palaos) déclare qu’il devrait être naturel que la personne soit au centre des soins de santé, mais qu’à l’évidence ce n’est pas le cas. Pour faire des progrès dans ce sans, la transition sera difficile puisqu'il s'agira de s'attacher, entre autres, aux patients plutôt qu'au système de santé et au bien-être plutôt qu'à la maladie. Cette évolution dépendra de qui l’on considère comme le détenteur de la santé : le secteur de la santé ou la communauté. Il faut féliciter l’OMS et ses Etats Membres de leur volonté de débattre de ce sujet. Les situations sanitaires ne sont pas seulement influencées par les individus et leur comportement, mais aussi par la famille, le clan, la culture et les autorités traditionnelles, qui peuvent engendrer des perceptions contradictoires. Le passage à des systèmes de santé centrés sur la personne devrait impliquer des systèmes traditionnels de gouvernance, la société civile et des groupes d’âge, d’hommes ou de femmes, pour veiller à ce que toutes les perspectives soient prises en compte. Le secteur de la santé doit permettre aux personnes et aux communautés d’être véritablement maîtres de leur santé et il doit leur donner les informations nécessaires pour qu’elles fassent des choix en toute connaissance de cause, en n’oubliant pas que les personnels soignants sont aussi des personnes et qu’en tant que telles, ils méritent d'être reconnus. Il attire l’attention sur une anomalie du cadre politique des soins de santé centrés sur la personne. Page 7, il est fait référence à la rencontre entre le soignant et le patient, ce qui semble donner une plus grande importance au soignant. Mme YUAN (Etats-Unis d’Amérique) dit que son Gouvernement souscrit pleinement à l’objectif général et aux recommandations d’améliorer la qualité des soins et de donner aux patients le pouvoir d’améliorer les résultats sanitaires. Dans bien des cas, cela complète les activités déjà mises en oeuvre aux Etats-Unis pour promouvoir l’égalité et l’efficacité des soins de santé. Le cadre politique de l’OMS donne aux Etats Membres des options à étudier lorsqu’ils élaborent leurs politiques pour améliorer les soins de santé et donner davantage d’informations aux patients. Toutefois, à mesure que l’autonomisation du patient et la qualité des soins progressent, l’OMS devrait considérer que son rôle serait plus utile si, plutôt que de mettre elle-même les programmes en oeuvre , elle s'attachait à réunir les parties prenantes pour qu'elles échangent leurs expériences et leurs pratiques avec les Etats Membres. Le Dr JEONG (République de Corée) approuve totalement l’idée que les systèmes et services de santé actuels doivent se centrer sur la personne et reconnaît que les patients sont mécontents des services traditionnels orientés sur le soignant. Elle évoque l’initiative coréenne d’évaluation des

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services hospitaliers depuis 2004 et propose à l’OMS de la prendre comme un modèle efficace pour évaluer les soins centrés sur la personne : les patients sont-ils bien informés de leur maladie et de leur traitement, ont-ils bien compris les procédures et leur intimité a-t-elle été respectée ? La sécurité des patients est également un aspect important à envisager. Les évaluations ont eu lieu par téléphone et l’on a cherché à connaître l’évolution des patients plutôt que celle des services dans lesquels ils ont été traités, afin d'assurer la continuité des soins. Son pays souhaite partager ses expériences avec d’autres Etats Membres et acquérir ainsi des connaissances. M. SAMO (Etats fédérés de Micronésie) remercie l’OMS pour une initiative encore à l'état d'ébauche, mais qui saisit l’essence de ce que les systèmes de santé devraient être, leurs valeurs et ce qui aurait dû être leur orientation depuis de nombreuses années. Il approuve totalement le document, mais estime qu’il serait plus utile aux pays s’il donnait des modèles de ce qui a été proposé. Un changement radical sera nécessaire pour modifier la démarche actuelle des systèmes de santé et il se tourne vers l’OMS et ses partenaires pour obtenir de l’aide dans ce domaine. Le Dr MATHESON (Nouvelle-Zélande) soutient l’initiative et remercie l’OMS ainsi que le Directeur régional pour leur volontarisme sur cette question extrêmement importante. Il fait valoir qu’au cours de leur développement les systèmes de santé se sont perfectionnés, notamment sur le plan technique, avec pour effet indésirable un sentiment d’aliénation de la part de leurs usagers. Comme l’ont dit les représentants de Samoa et des Tonga, cette question a déjà été soulevée à Alma-Ata et à Ottawa, et il est temps de s’en préoccuper de nouveau compte tenu de l'évolution technologique constante des systèmes de santé. Le document énumère un certain nombre d’actions pour corriger les déséquilibres de pouvoir propres aux systèmes de santé. En accord avec le représentant des Etats-Unis d’Amérique, il pense qu’il est important d’impliquer toutes les parties prenantes. Le document propose la valorisation des agents de santé dans les soins centrés sur la personne ; pourtant, toutes les parties prenantes ne sont pas égales dans les systèmes de santé et il est impératif de veiller à ce que l’une d’entre elles, les usagers, soit remise à l’honneur pour que les soins et les traitements se concentrent sur eux et sur leurs inquiétudes. Il est important de veiller à ce que les systèmes de santé soient vus dans une perspective de continuité, allant de la prévention à la réadaptation, en passant par les soins, la principale mission de l’OMS étant plutôt axée sur la prévention. Le Dr PYAKALYIA (Papouasie-Nouvelle-Guinée) approuve le cadre politique et relève que, pour avoir des soins de santé centrés sur la personne, il faut disposer d’effectifs suffisants. Il propose

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d’ajouter, dans les sections 4.2 et 4.3, la nécessité de fixer des normes minimales pour les besoins en personnel. Son pays s’est efforcé de donner aux établissements de soins des effectifs suffisants, notamment dans les maternités et les services de pédiatrie. Il serait utile de disposer de directives sur le nombre nécessaire d'effectifs pour assurer des soins de qualité. Le Dr DANGA (Philippines) soutient avec vigueur le cadre politique, déclarant qu’il est essentiel de trouver un équilibre entre l’offre, les soignants, et la demande, les patients, en s’occupant des besoins et des attentes des patients et des usagers des services de santé pour parvenir à un développement total des soins de santé. Les quatre domaines clés de la réforme dans le cadre politique sont semblables à ceux qui sont apparus dans l’examen et l’évaluation du système et des programmes de santé aux Philippines. Dans leurs efforts pour réformer ce domaine de la santé, les Philippines ont adopté une politique sur la participation des usagers, visant à les éduquer et à les inciter à être des acteurs dans la réforme de la santé et non plus des bénéficiaires passifs des services de santé. Elle demande au Directeur régional comment il prévoit de faire progresser l’initiative, qui révolutionnera les soins de santé dans la Région et dans le monde entier. Le Dr SENILAGAKALI (Iles Fidji) déclare que son pays approuve le document. Il rappelle que l’on a passé la seconde moitié des années 70 à élaborer des politiques sur les soins de santé primaires pour atteindre l’objectif mondial de la santé pour tous en l’an 2000. Pourtant, le programme des soins de santé primaires n’a pas survécu longtemps, faute de volonté politique au sommet. Il exhorte donc ses collègues à continuer à soutenir l'initiative. Il pense qu’il est plus important de rechercher l’intérêt du public que de s’occuper d’un patient en particulier : quand un patient arrive dans un service de soins, c’est un échec de la santé publique. Il est plus important d’améliorer les programmes de santé publique que de construire de grands hôpitaux pour les soins des patients. Il relève un autre point faible : les professionnels de santé s'adressent à leurs patients en employant un langage qu’ils ne comprennent pas et, pour qu’un programme de soins primaires puisse être viable, les gens doivent participer au processus décisionnel et comprendre ce qui se passe, pour apporter leur soutien. Il évoque la grève récente des infirmières aux Fidji comme un exemple des soignants qui pensent diriger le système au lieu de prendre en considération les besoins des personnes pour lesquelles le système a été institué. Le Dr GAFA (Nioué) exprime le soutien total de son pays à l’initiative, mais, en tant que médecin, elle se sent obligée de mentionner un sujet de préoccupation : en s’améliorant, les systèmes de santé conduisent les patients à se montrer plus exigeants, ce qui les incite ensuite à porter plainte, et il en résulte que les médecins pratiquent de plus en plus une médecine défensive. Elle convient qu’il est nécessaire d’adopter des normes minimales de soins et d’effectifs pour garantir des soins sûrs

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et adaptés dans le respect des meilleures pratiques, mais elle demande instamment à l’OMS de prendre en compte le fait que les médecins sont également des personnes et que, si l’on ne prête pas suffisamment attention à eux, ils seront dans l’impossibilité de prêter correctement attention à leurs patients. Le Dr DANIEL (Iles Cook) déclare que l’élaboration du cadre politique arrive à point nommé pour attirer l’attention sur les besoins des populations et des individus. Néanmoins, la définition de la santé dans son sens le plus large est la suivante : « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Lors de réunions passées, on a voulu y inclure le terme de « spirituel » et il propose de l’ajouter à la définition. Le DIRECTEUR, POUR DES COMMUNAUTES EN BONNE SANTE, reconnaît avec les représentants que la question n’est pas nouvelle, notamment dans la Région du Pacifique occidental. Cependant, compte tenu de la vitesse du développement et de la technicité des soins médicaux, le moment est venu de se pencher sur cette question. Comme les représentants de la Chine et des EtatsUnis d’Amérique l’ont fait observer, il devrait y avoir plus d’échanges sur le sujet entre toutes les parties prenantes, et en prenant en considération la diversité des contextes culturels et des stades de développement économique. Il trouve très intéressante la suggestion du représentant du Japon d’utiliser l’expression « centrés sur la personne » plutôt que « centrés sur le patient » et cette idée sera appliquée dans le document définitif. L’OMS donnera des orientations sur la façon de centrer davantage les systèmes de santé sur la personne, mais ne mettra pas elle-même les réformes en oeuvre. Il faut se concentrer sur les patients et leurs familles, ainsi que sur la formation des professionnels de santé en les sensibilisant davantage à la communication et à d’autres aspects des soins psychosociaux. Cela s’applique aussi bien à l’encadrement qu’aux soignants. Il est nécessaire de s’intéresser à la santé des soignants et aux besoins des médecins. Il est un fait acquis que la qualité des soins de santé est influencée par des situations qui touchent les praticiens. C’est pourquoi le cadre politique identifie les situations dans les établissements de soins et plus largement dans les systèmes de santé, telles que les assurances et les mesures d’incitation, qui sont considérées comme des sujets de réforme importants. La continuité des soins, depuis le stade précédant la maladie jusqu’à la réadaptation, est importante. On a demandé davantage de modèles de soins centrés sur la personne et ceux-ci seront donnés, en même temps que des occasions d’échange d’informations, comme lors du symposium de Tokyo (Japon) en novembre 2007, au cours duquel les parties intéressées pourront échanger leurs opinions et leurs expériences. La République de Corée a proposé d’inclure un outil d’évaluation des services hospitaliers. Le Secrétariat étudiera ce point avec ce pays et verra comment mettre les informations à la disposition des Etats Membres. En réponse au commentaire du représentant des Iles Cook sur la définition de la santé, le Directeur fait remarquer que cette question

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n’est pas du ressort de la Région. Elle rappelle que l’ajout du terme « spirituel » dans la définition que l’OMS donne de la santé a déjà été discuté lors de sessions précédentes de l’Assemblée mondiale de la Santé. Aucun accord n’a été trouvé jusqu’à présent et la définition est restée : « un état de complet bien-être physique, mental et social ». Le DIRECTEUR REGIONAL rappelle que, quand il a évoqué le sujet du document six ans auparavant, il a été encouragé à poursuivre ses efforts, bien que certains ministres aient exprimé des doutes au vu de l’ampleur des problèmes posés par la tuberculose, le paludisme et le VIH. Il a donc réfléchi à la raison d’être du projet, concluant qu’il reposait sur trois facteurs : le Pacifique occidental et, dans une certaine mesure, la Région de l’Asie du Sud-Est, ont déjà atteint un certain niveau de développement socio-économique et sanitaire, de sorte que l’on peut discuter de la qualité comme de la quantité ; il y a des preuves solides que, comme la composante biomédicale, les facteurs psychosociaux contribuent à l’amélioration de la santé ; il existe une demande générale des groupes de patients et de la communauté dans son ensemble pour améliorer la qualité des soins. Les personnes sont l’élément le plus important. Tout le monde sera inclus dans la procédure, en commençant par la réunion de Tokyo en novembre, où un livre de sensibilisation sera présenté à l’intention non seulement des professionnels de santé, mais aussi du grand public. Ce sera une première étape. Le PRESIDENT demande aux rapporteurs de préparer un projet de résolution dans ce sens, qui sera examiné ultérieurement au cours de la session. 2. RAPPORTS DE SUIVI SUR LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES : PREVENTION ET LUTTE, LA LUTTE ANTITABAC, LA SANTE MENTALE ET LA MEDECINE TRADITIONNELLE : Point 15 de l’ordre du jour (Document WPR/RC58/12) Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, déclare que les mises à jour sur les quatre programmes ont été présentées au Comité : maladies non transmissibles : prévention et lutte ; lutte antitabac ; santé mentale ; médecine traditionnelle. Dans le domaine de la prévention et de la lutte contre les maladies non transmissibles, le Directeur, Gestion des programmes, relève que, dans la Région du Pacifique occidental, 25 000 personnes environ meurent chaque jour de maladies non transmissibles (MNT). La plupart de ces décès surviennent dans les pays en développement de la Région, à un âge précoce. Ces décès prématurés et ces incapacités ont un impact énorme sur les économies de la Région. Dans ses résolutions WPR/RC51.R5 et WPR/RC57.R4, le Comité avait demandé la préparation d'une action régionale pour lutter contre les MNT et l’élaboration de lignes directrices et de normes régionales pour la mise en oeuvre et l’évaluation des programmes de lutte contre les MNT.

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Les efforts concertés des Etats Membres et des Territoires ont permis de passer plusieurs étapes. Premièrement, des enquêtes sur les MNT, reposant sur l’approche OMS dite STEPwise, ont été conduites dans la plupart des pays insulaires du Pacifique et trois rapports ont été publiés. Un certain nombre d’autres sont en cours de rédaction. Deuxièmement, la majorité des pays insulaires du Pacifique ont adopté un cadre STEPwise pour la prévention des MNT. Troisièmement, les Ministres de la Santé du Pacifique ont approuvé à leur réunion de mars 2007 au Vanuatu une approche portant sur « l’ensemble de la société » plutôt que sur « l’ensemble du Gouvernement » pour la prévention et la lutte contre les MNT. Pour faire suite à la réunion du Vanuatu, des discussions ont eu lieu entre le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et l’OMS sur un cadre de lutte contre les MNT dans le Pacifique. Les deux organismes se sont mis d’accord sur un cadre général et une démarche dite « 2-1-22 », c’est-à-dire deux organismes et une seule équipe travaillant pour 22 pays et territoires du Pacifique. La volonté politique dans le domaine des MNT apparaît clairement dans le nombre croissant d’initiatives nationales et l’OMS continue d’aménager des espaces de dialogue pour actualiser et partager les expériences. Un cadre régional pour le renforcement des systèmes de santé est en cours d’élaboration pour améliorer les programmes de lutte contre les MNT. Le point sur la lutte antitabac décrit à grands traits les progrès de la lutte contre la principale cause de mortalité évitable dans le monde, une épidémie qui tuera un milliard de personnes au cours de ce siècle si les gouvernements des pays riches et pauvres ne prennent pas la prévention au sérieux. Face à cet immense défi, la Région du Pacifique occidental a fait preuve d’un engagement extraordinaire : tous les Etats Membres qualifiés sont devenus parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, le traité qui est entré dans le droit international en 2005. Partout dans le monde, les Parties ont commencé à appliquer la Convention lors de la Première Session de la Conférence des Parties en février 2006. Les Parties se sont à nouveau réunies pour la Deuxième Session de la Conférence des Parties en juillet 2007 à Bangkok (Thaïlande). Cette deuxième session a été un très grand succès. Parmi les décisions qui ont été prises, les Parties ont décidé : • d’adopter officiellement des lignes directrices fortes sur le tabagisme passif et de créer un organe intergouvernemental de négociation afin d’entamer la négociation d’un protocole sur le commerce illicite ; • de commencer à travailler sur plusieurs lignes directrices, notamment celles relatives à l’emballage et à l’étiquetage, à la publicité, à la promotion et au parrainage, dans l’intention d’adopter ces lignes directrices lors de la Troisième Session de la Conférence des Parties ; celles relatives à l’ingérence de l’industrie du tabac et celles

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portant sur l’éducation, la communication, la formation et la sensibilisation du public, de même que sur le sevrage tabagique ; et • de poursuivre les travaux sur l'analyse des produits, les mesures et la révélation de leur contenu, ainsi que sur les produits de remplacement économiquement viables, bien que les Parties aient accordé une moindre importance à ces domaines. La Chine a assuré la Présidence du groupe du Pacifique occidental et la Vice-présidence du Bureau de la Conférence des Parties lors de la première et de la deuxième sessions. Au cours de la deuxième session, la Malaisie a assuré la Vice-présidence du comité des finances et des questions administratives. Le Directeur exprime sa satisfaction à la Chine et à la Malaisie pour leur excellente représentation de la Région, et confirme son appui à la Nouvelle-Zélande qui va assumer la Viceprésidence de la troisième session de la Conférence des Parties prévue en Afrique du Sud fin 2008. Comme indiqué dans la mise à jour sur la lutte antitabac, les efforts ont été concentrés sur le renforcement des capacités des pays, l’assistance technique et le renforcement des systèmes de surveillance régionaux. En outre, un effort à grande échelle a été lancé afin d’appuyer l’Initiative mondiale de Michael Bloomberg, Maire de la Ville de New York, qui accorde une subvention de 125 millions de dollars. Cette initiative a déjà alloué plus de 6 millions de dollars à des gouvernements, des organisations non gouvernementales et à des bureaux de l’OMS de la Région du Pacifique occidental pour diverses activités en rapport avec la politique antitabac. Les Etats Membres sont priés de continuer à accorder la priorité absolue à la mise en oeuvre rapide de la Convention, au-delà même de ses exigences minimales, et de s’efforcer par tous les moyens de maintenir durablement les mesures de lutte antitabac. Passant aux problèmes de santé mentale, le Directeur déclare que les troubles mentaux et neurologiques continuent de progresser dans de nombreux pays de la Région. Si la majeure partie du Comité connaît bien les chiffres de la santé mentale sur le plan de la prévalence, de la charge de morbidité et des incapacités, il attire leur attention sur deux chiffres : • Dans la Région du Pacifique occidental, la dépression a été responsable à elle seule de plus de 6 % de la charge de morbidité en 2002, année la plus récente pour laquelle des chiffres sont disponibles. • Un projet mondial OMS s’est aperçu que, parmi les sujets souffrant de troubles mentaux dans les pays les moins avancés, 76 % à 85 % n’avaient reçu aucun traitement au cours des 12 mois précédant l’étude. Cela confirme les résultats de l’analyse de la situation de la santé mentale qui a été effectuée dans la Région.

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L’OMS a collaboré avec les Etats Membres dans l’élaboration d’une politique et d’une législation propres à la santé mentale, le renforcement de l’éducation et de la formation à la santé mentale et dans l’organisation des services de santé mentale. Pour faire face aux contraintes géographiques et financières rencontrées dans le domaine de la santé mentale dans le Pacifique, le Réseau OMS des Iles du Pacifique sur la santé mentale (PIMHNet) a été officiellement lancé au cours de la réunion des Ministres de la Santé des pays insulaires du Pacifique qui a eu lieu au Vanuatu le 14 mars 2007. Dix-sept pays et territoires sont actuellement membres du PIMHNet. Le suicide pose un grave problème de santé publique dans la Région. Après la première réunion sur la prévention du suicide organisée par le Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, un projet de surveillance des comportements suicidaires et d’intervention a été lancé. On s’attend à ce que cette étude contribue fortement à la mise en place d’un réseau solide de chercheurs dans ce domaine et à une évaluation sérieuse des différentes situations culturelles rencontrées en matière de prévention du suicide. Tous les pays et régions sont encouragés à participer au projet. La santé mentale reste un problème majeur et un domaine largement négligé tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Le Comité régional est invité à prendre note de la tendance à la hausse des troubles mentaux, comportementaux, neurologiques ou liés à une toxicomanie et des besoins non satisfaits de traitement de ces troubles. Il est invité aussi à apporter ses commentaires sur les principaux facteurs qui font obstacle à l’amélioration des services de santé mentale et sur la façon de les éliminer. Concernant la médecine traditionnelle, le Conseiller régional en Médecine traditionnelle va présenter un point de la situation au Comité. Le CONSEILLER REGIONAL, MEDECINE TRADITIONNELLE, déclare qu'à la suite de la Déclaration d’Alma-Ata qui fait mention du rôle des tradipraticiens dans les soins de santé primaires, l’OMS a commencé à accorder davantage d’attention à la médecine traditionnelle. Celle-ci est largement utilisée dans la plupart des pays de la Région du Pacifique occidental et a bénéficié ces dernières années d’un regain d’intérêt bien que les gouvernements ne la reconnaissent pas toujours comme faisant partie du système de santé. Au cours de la cinquante-deuxième session du Comité régional du Pacifique occidental en septembre 2001, le Comité a adopté la résolution WPR/RC52.R4 approuvant la Stratégie régionale pour la médecine traditionnelle dans la Région du Pacifique occidental (2001-2010). Cette Stratégie définit sept objectifs stratégiques :

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élaborer des politiques nationales ; sensibiliser le grand public et favoriser l’accès de ce dernier à cette médecine ; évaluer son potentiel économique ; établir des normes appropriées ; encourager et renforcer la recherche sur les pratiques factuelles ; nourrir le respect de l’intégrité culturelle dans la pratique de la médecine traditionnelle ;

formuler des politiques sur la protection et la conservation des ressources de santé locales.

Pour atteindre les objectifs stratégiques figurant dans la stratégie, le Bureau régional a entrepris un certain nombre d’activités touchant la politique, la réglementation, l’éducation, la recherche et les normes, y compris la terminologie, les points d’acuponcture, et la pratique clinique. Reconnaissant que des normes permettraient d’élever la qualité, l’innocuité, la fiabilité, l’efficacité et l’interchangeabilité, et qu’elles fournissent également ces avantages à un coût peu élevé, les efforts du Bureau régional en matière de médecine traditionnelle ont commencé à se concentrer davantage sur la normalisation, en s'appuyant sur des bases factuelles. Ces activités ont conduit à deux publications importantes : des principes directeurs sur l'assurance qualité de l'enseignement de la médecine traditionnelle dans le Pacifique occidental (Guidelines for Quality Assurance of Traditional Medicine Education in the Western Pacific Region) et une terminologie internationale en médecine traditionnelle (WHO International Standard Terminologies on Traditional Medicine in the Western Pacific Region). Deux autres publications, l'une sur la localisation standard des points d'acupuncture (WHO International Standard Acupuncture Point Locations) et l'autre sur la révision des principes directeurs en recherche clinique sur l'acupuncture (Revised Guidelines for clinical Research on Acupuncture) devraient être disponibles vers la fin 2007 L'OMS s'est par ailleurs fortement intéressée à la normalisation de l’information en médecine traditionnelle. A partir de l'ouvrage intitulé WHO International Standard Terminologies on Traditional Medicine in the Western Pacific Region, l’élaboration d’autres ressources, y compris un dictionnaire des synonymes, une ontologie clinique et la Classification internationale des médicaments traditionnels sont en préparation.

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Il est demandé aux Etats Membres de prendre note des progrès accomplis, afin de tenir leurs engagements pris lors de la cinquante-deuxième session du Comité régional du Pacifique occidental, et de continuer à avancer dans les mesures détaillées dans la Stratégie pour la médecine traditionnelle dans le Pacifique occidental. Il est également demandé aux Etats Membres de poursuivre leur collaboration avec le Bureau régional du Pacifique occidental sur la normalisation de la médecine traditionnelle et de travailler avec lui pour veiller à ce que cette normalisation soit diffusée dans de bonnes conditions à tous les professionnels de santé, instituts universitaires, autorités de réglementation et autres parties intéressées. Le Dr YAN (Chine) parlant des rapports de suivi sur les programmes de lutte contre les maladies non transmissibles, la lutte antitabac, la santé mentale et la médecine traditionnelle, souscrit aux remarques du Secrétariat sur les problèmes en cours. En 2000, le Comité régional s’est engagé dans une série de réformes, facilitant le travail à l’échelle des pays. Mais la portée limitée des projets pilotes sur les MNT ont laissé la Région en deçà de l’objectif mondial de l’OMS, qui vise à réduire de 2 % par an la mortalité liée aux maladies non transmissibles. Il faut faire mieux. De nombreux pays en développement, du fait de la double charge des maladies, ont tendance à négliger les maladies non transmissibles. Dans le contexte d’une prévalence en constante augmentation, la Région doit soutenir la politique de l’OMS sur le sujet en disposant d’un cadre stratégique national, de mesures efficaces, de plans d’action et de tournées d’évaluation. S’agissant des MNT, le Secrétariat doit fournir un appui technique aux Etats Membres pour la planification nationale, le renforcement des capacités, la promotion de la santé et la prévention des maladies. La Chine reconnaît que la Convention-cadre pour la lutte antitabac constitue le fondement à partir duquel on pourra réduire la morbidité et la mortalité liées au tabac, et a soutenu les initiatives de lutte antitabac de l’OMS. Après avoir ratifié la Convention, elle a adopté des mesures pour garantir le respect de ses dispositions. Elle a, en particulier, mis en avant la lutte antitabac pour les Jeux olympiques de 2008 et aucun parrainage des industries du tabac ou liées au tabac ne sera autorisé. Il n’y aura aucune publicité pour le tabac sur les billets ou les souvenirs et il sera interdit de fumer dans l’enceinte des Jeux. La Fondation Bloomberg doit financer un projet pour des Jeux olympiques sans tabac, en mettant à profit les Jeux olympiques de Beijing afin de sensibiliser le grand public et de renforcer la législation antitabac. Pour de nombreux pays en développement, dont la Chine, la santé mentale n’est pas un domaine nouveau et bon nombre d’entre eux ont élaboré de bonnes techniques thérapeutiques. Cependant, sur le plan de la santé publique, les services n’arrivent pas à répondre à la charge croissante des troubles mentaux, comportementaux, neurologiques ou liés à la toxicomanie. Les ressources font défaut et les compétences sont insuffisantes tant sur le terrain que dans les activités de

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réadaptation communautaire. Les pays en développement doivent être assistés pour élaborer des politiques et des mesures, former le personnel et sensibiliser les dirigeants politiques, afin de les encourager à investir davantage dans les soins de santé mentale. Les réussites de certains Etats Membres dans ce domaine doivent être consignées par écrit et diffusées. Il faut réformer le modèle de prestation de service, former le personnel et augmenter la capacité de prise en charge des troubles mentaux sur le terrain. Il faut favoriser les échanges entre Etats Membres. Concernant la médecine traditionnelle, depuis l’adoption de la Stratégie régionale pour la médecine traditionnelle 2001-2010, le Bureau régional a travaillé sur la politique, l’éducation, la recherche, la réglementation et la normalisation et ces avancées sont les bienvenues. La Région dispose d’un atout particulier en médecine traditionnelle, qui est important pour les pays en développement et qui doit être davantage mis en avant. Les résultats doivent recevoir la publicité voulue et la médecine traditionnelle doit être universellement disponible. La Conférence internationale sur la coopération scientifique et technologique en médecine traditionnelle doit avoir lieu à Beijing les 29 et 30 novembre 2007. Des organisations internationales y assisteront. Toutes ont été invitées à y participer, et à réfléchir sur le rôle de la médecine traditionnelle dans la prévention des maladies. Mme BACIGALUPO (Nauru) indique que dans son pays la santé est depuis longtemps mise en péril par les maladies non transmissibles qui créent de nouveaux problèmes dans des services déjà surchargés. Les pays doivent travailler de façon coordonnée, en particulier avec les donateurs, et c’est ce qui a été réalisé à Nauru grâce à l’OMS et au Secrétariat général de la Communauté du Pacifique. Nauru a publié son rapport d’activités sur les facteurs de risque (c’est l’un des seuls pays à l’avoir fait), qui présente des données utiles pour la mise en place de stratégies au profit de ceux qui en ont le plus besoin et une évaluation des initiatives en cours. Avec le soutien continu de l’OMS et de la CPS, la stratégie quinquennale de Nauru contre les maladies non transmissibles, axée sur la prévention des facteurs de risques, l’exercice physique, la nutrition, le tabagisme et l’alcoolisme, a été finalisée. L’ensemble des fonds des donateurs et les travaux effectués auparavant dans l’année pour définir les priorités du Plan d’Action de l’OMS 2008–2009 ont été pris en compte dans la préparation du budget 2007–2008. Il est décevant que ces priorités n’apparaissent pas dans le Projet de Plan stratégique à moyen terme 2008–2013, ni dans le Projet de Budget-Programme 2008–2009, qui montre une réorientation massive, passant des soins curatifs à la santé publique. Le Gouvernement de Nauru a imposé une taxe de 30 % sur le sucre et les produits enrichis en sucre, non pas pour augmenter ses recettes, mais pour décourager la consommation de sucre. Il a reçu un financement de la World Diabetes Foundation pour un programme de renforcement des capacités de prévention primaire des complications du diabète. Un

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financement a également été obtenu auprès de l’Australian Sports Foundation pour un programme d’exercice physique. Le pays met en oeuvre plusieurs projets de ce type à l’aide d’une approche multisectorielle à laquelle participent tous les départements des pouvoirs publics. La « marche du mercredi », une marche de six kilomètres, à laquelle un nombre croissant de personnes prennent part, représente une de ces activités. Les habitants de Nauru sont de plus en plus conscients de l’importance de l’exercice physique, dont le suivi se fait avec l’aide de l’OMS et de la CPS. Les projets portent sur des initiatives en matière de tabac et de cuisine, en faveur des potagers et des activités sans tabac, ainsi que sur l’actualisation de la législation. Toutes ces activités ont des cibles et des échéances. Nauru est peut-être en train de commencer à gagner la bataille contre les maladies non transmissibles et la question figure désormais dans les priorités politiques. Le Dr LAM (Hong Kong, Chine) déclare que Hong Kong (Chine) reste vigilant en ce qui concerne les maladies transmissibles, en particulier s’agissant des nouvelles maladies ou des maladies émergentes, mais attache de plus en plus d'importance à la prévention et à la lutte contre les maladies non transmissibles. Le mouvement « Ville-santé » est un moyen essentiel de veiller à ce que tous les secteurs de la communauté soient impliqués. Le Dr Lam appuie les activités régionales dans le domaine des MNT. Hong Kong (Chine) accueillera une consultation OMS sur la prévention des maladies chroniques prévue en novembre 2007. Le Secrétariat a entrepris un travail intéressant dans le domaine de la médecine traditionnelle. Faisant référence à la stratégie régionale pour la médecine traditionnelle adoptée en 2001, il demande que l’on fasse le point sur la médecine traditionnelle dans la Région et propose que les données soient disponibles sous forme de tableau. Il serait utile de connaître les obstacles rencontrés de façon à déterminer s’il est nécessaire de réviser cette stratégie. Le Dr SUMI (Japon) déclare que l’Institut national japonais de Santé publique a accueilli en avril 2007 le troisième programme international des « visiteurs » entre l’OMS et le Japon qui contribue à renforcer les capacités de lutte contre les maladies non transmissibles. Le Japon continuera de soutenir les activités de lutte contre les maladies non transmissibles dans la Région. Ce n’est pas sans fierté que la Région du Pacifique occidental a été la première des Régions OMS dont tous les Etats Membres sont devenus Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. Si le tabac reste un produit légal, les efforts déployés contre sa consommation devraient permettre d’améliorer la santé pour tous. La maladie mentale est associée à un lourd fardeau physique et mental et au rejet social. Pourtant, on en parle rarement et il y a peu de mesures opportunes dans ce domaine. Le Dr Sumi

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accueille donc avec satisfaction l’inclusion de la santé mentale dans l’ordre du jour. Au Japon, une loi a été promulguée pour faciliter la transition entre une approche orientée sur l’hôpital et une approche à assise communautaire, s’agissant de services de santé mentale. Des objectifs chiffrés ont été fixés et des travaux sont en cours pour réformer et renforcer le système de soins de santé mentale. Une loi visant à entraîner une réduction du nombre de suicides a également été promulguée, l'objectif étant de réduire de 20 % le nombre de cas de suicides au cours des dix prochaines années. Le Japon a créé un centre de prévention du suicide qui participera à l’étude des tendances suicidaires dans les territoires à haut risque de la Région. Le Japon est désireux de partager ses expériences de manière à améliorer les soins de santé mentale et la sensibilisation à ces problèmes dans la Région. Le Japon accueille avec satisfaction les efforts permanents du Secrétariat pour promouvoir et normaliser les médicaments traditionnels et reconnaît l’importance de la recherche factuelle dans l’intégration des médecines traditionnelle et occidentale. Le Dr KUARTEI (Palaos) explique que les projets de recherche menés par différents instituts universitaires aux Etats-Unis d’Amérique, principalement par l’université de l’Utah, ont montré que les cas de schizophrénie aux Palaos sont parmi les plus nombreux au monde et que les symptômes prodromiques ou les personnalités schizoïdes pourraient être identifiés chez les enfants d’âge scolaire, dont certains finiront par devenir schizophrènes. Il est clair désormais que les causes ne sont pas entièrement génétiques et que le stress vécu en cours de grossesse qui se manifeste par un phénomène accru d’oxydation dans le placenta peut déclencher l’apparition des symptômes prodromiques de maladie mentale. Les méthodes traditionnelles de soins prénatals ont peut-être reconnu ce problème. La recherche génétique entreprise par la Kagawa Nutrition University de Tokyo (Japon) a montré que neuf polypeptides pour une seule séquence de nucléotides sont associés à un effet adipogénique chez les Palauans et que chez ces derniers, le processus d’oxydation est généralement supérieur à celui observé chez les ressortissants japonais vivant au Japon et dans d’autres pays. Les cas d’obésité chez les Micronésiens, y compris chez les Palauans, sont anormalement élevés. Il est clair que si les comportements, les choix personnels et l’environnement contribuent à la charge de maladies non transmissibles aux Palaos, les facteurs héréditaires interviennent également. Les Palaos souhaitent remercier les instituts qui ont entrepris ces recherches et demandent une aide de l’OMS et d’autres partenaires spécialisés dans ce domaine pour approfondir les études sur l’expression phénotypique des nouveaux gènes identifiés et sur le processus d’oxydation. Ces recherches pourraient intéresser tous les Micronésiens du Pacifique. Le Dr O (Macao, Chine) dit que Macao (Chine) applique très activement la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac que le Gouvernement chinois a ratifiée. La législation a été revue en conséquence pour redéfinir le terme « antitabac », le gouvernement a augmenté les taxes sur le tabac,

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étendu les zones où il est interdit de fumer et renforcé le contrôle de la publicité, du parrainage, du conditionnement et de l’étiquetage et des ventes liés au tabac. La nouvelle législation est actuellement ouverte à la consultation du public et sera soumise ensuite à l’examen du Conseil de Macao. Différentes mesures sont appliquées pour sensibiliser l’opinion aux méfaits du tabagisme. Une étude a montré que près de 70 % des citoyens approuvent l’interdiction de fumer dans tous les lieux publics et que 60 % considèrent qu’une telle interdiction augmentera la fréquentation de ces lieux. Le projet d’interdire de fumer sur le lieu de travail et dans les restaurants est en bonne voie et les restaurants ont été invités à participer à la Journée mondiale sans tabac. De plus, les citoyens de Macao ont participé à des concours de sevrage tabagique. Macao (Chine) est entrée dans une phase de transition économique rapide, qui génère des niveaux de stress supérieurs, touchant la vie personnelle et familiale. Le comité pour la santé mentale, créé en 2005, a entrepris une étude en 2006 pour évaluer l’état de santé mentale de la population et a conclu que les centres de soins primaires n’ont pas les moyens d’assurer les services de santé mentale. Un certain nombre de projets ont donc été lancés. Conformément aux recommandations de l’OMS, les services passent progressivement d’une démarche hospitalière à une démarche communautaire et des mesures sont mises en place pour encourager une approche holistique, notamment la création de réseaux de soutien familial et la promotion de la coopération entre les différents secteurs du Gouvernement et entre le Gouvernement et les organisations non gouvernementales. De plus, les services de soutien aux patients et à leurs familles ont été étendus. M. MALEFOASI (Iles Salomon) explique que les Iles Salomon ont réalisé une étude sur les maladies non transmissibles en s’appuyant sur la méthode STEPwise de l’OMS mais que l’analyse des résultats n’est pas terminée. Les conclusions d’autres études nationales permettent d’orienter la préparation d’un plan de prévention et de lutte. La stratégie pour la santé mentale a été révisée à la suite de l’étude nationale sur l’état de santé mentale réalisée en 2005–2006 avec l’aide de l’OMS et l’université de la Nouvelle-Galles du Sud (Australie). La nouvelle stratégie prévoit de passer des services de type hospitalier à des services à assise communautaire. Le projet de législation antitabac, conforme à la Convention-cadre de l’OMS, a été approuvé par le Cabinet et sera examiné par le Parlement en novembre 2007. Bien que la médecine traditionnelle soit considérée comme une priorité, les progrès dans ce domaine sont très lents. Toutefois, des plans sont prévus pour revoir la liste actuelle des plantes médicinales, appliquer les mesures de préservation et d’homologation et promouvoir la pratique sans risque de la médecine traditionnelle. Les Iles Salomon poursuivent le suivi et l’évaluation des programmes. Le Dr DUQUE (Philippines) se félicite de la qualité du travail entrepris par l’OMS dans les domaines concernés. Les Philippines ont élaboré un manuel destiné à guider l’exécution d’un

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programme intégré de lutte contre les maladies non transmissibles, au sein des communautés et ont préparé un plan stratégique intégré. Le pays a adopté la démarche progressive de l’OMS (STEPwise) de surveillance des facteurs de risques des MNT. Il accueille favorablement les progrès réalisés dans la Région contre le tabagisme, progrès qui se reflètent dans l’engagement des Etats Membres à l’égard de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. En partenariat avec d’autres Ministères et des organisations non gouvernementales, le Ministère de la Santé s’est conformé aux conditions minimales exigées dans la Convention-cadre. Il a élaboré un programme national de lutte contre la consommation de tabac et a participé en amont aux travaux du comité interinstitutionnel de lutte antitabac, dans lequel il a demandé l’application stricte de l’interdiction de la publicité du tabac à la télévision, au cinéma et à l’extérieur. Une enquête sur les jeunes et le tabac a été menée à l’échelle mondiale et une même enquête chez les adultes est en phase d’expérimentation. Les Philippines ont participé à la deuxième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac qui a eu lieu à Bangkok (Thaïlande) et vont accueillir en novembre 2007 un atelier sur l’élaboration de principes directeurs, au titre de l’article 11 de la Convention (conditionnement et étiquetage des produits du tabac), auquel tous les représentants sont invités. Les activités du Ministère de la Santé liées à l’interdiction de la publicité du tabac ont donné lieu à des poursuites judiciaires de la part des principaux fabricants, comme ce fut le cas pour la promotion de l’allaitement maternel et l’application des règles strictes de commercialisation des substituts du lait maternel. Il espère que les verdicts seront favorables. Tout en approuvant les conclusions du rapport selon lesquelles les troubles mentaux et neurologiques représentent désormais une importante charge de morbidité dans les pays du Pacifique occidental, il explique que le Ministère philippin de la Santé a élaboré des principes directeurs et des procédures portant sur la mise en place d’un programme de santé mentale aux échelons national et local et a constitué à tous les niveaux des comités et des équipes composés des partenaires concernés. Il utilise également l’outil OMS d’évaluation des systèmes de santé mentale en vue de recueillir des informations et de constituer ainsi une base de suivi. Mme GIDLOW (Samoa) dit que l’OMS doit continuer à assurer des missions d’expertise et d’assistance pour promouvoir des actions stratégiques de plus grande ampleur contre les grands groupes multinationaux, notamment les industries du tabac et de l’alcool. Conjointement avec l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), l’OMS doit aussi collaborer avec les pays en développement et les pays les moins développés dans le but de trouver des solutions plus favorables à la santé dans les projets générant des revenus. La nécessité de faire participer la société civile dans tous les aspects de la prévention des MNT mérite aussi d’être soulignée.

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Concernant le tabac, elle défend l’idée d’accorder la priorité à un programme de sensibilisation au tabac dans la Région du Pacifique occidental, notamment au travers d'une aide apportée dans la législation antitabac, des sports sans tabac et du sevrage tabagique. Concernant l’amélioration de la santé mentale, elle déclare que l’impact de la médecine holistique mérite l’attention, de même que les méthodes familiales et communautaires, selon les cas. L’aspect informel de la médecine traditionnelle mérite aussi le respect et un soutien doit être apporté pour renforcer les systèmes d’orientation entre guérisseurs traditionnels et médecins, notamment dans les pays où les guérisseurs sont très présents dans les communautés. Le Dr AKE (Tonga) dit que les programmes des Tonga de lutte contre les MNT et contre le tabac ont été conçus conformément aux principes que l’OMS a édictés au fil des ans. Fondés initialement sur le principe d’éducation sanitaire, les principaux volets de ces programmes ont progressivement évolué jusqu’à intégrer la promotion de la santé, la politique de santé publique, la création d’un environnement favorable à la santé et le concept des îles-santé. L’objectif est de réduire l’impact des facteurs de risque et d’élaborer des politiques et une législation à cette fin. Les Tonga ont entrepris de créer une fondation pour la promotion de la santé dans le but de mobiliser des fonds qui permettront d’étendre les programmes de lutte contre les MNT et contre le tabac, tout en restant conformes aux principes mentionnés. Le Dr RAHMAH (Brunéi Darussalam) explique que son pays a identifié un certain nombre de programmes stratégiques de promotion de la santé, considérés comme prioritaires, compte tenu de l’augmentation rapide de la charge de morbidité due aux MNT. La surveillance des MNT qui permet d’établir des comparaisons entre les pays est particulièrement difficile, dans une large mesure du fait de la diversité régionale. Dans ce contexte, les trois rapports de surveillance progressive (STEPSwise) déjà soumis par la Région ont fortement encouragé le Brunéi Darussalam a envisager la réalisation d’une enquête STEPwise. Elle espère qu’à cet effet, l’OMS continuera d’apporter un soutien technique fortement apprécié. Elle approuve la priorité accordée aux interventions de lutte antitabac, dont la réussite n’est plus à démontrer, et remercie l’OMS de l’aide apportée aux Etats Membres pour la mise en oeuvre de la Convention-cadre pour la lutte antitabac. Son pays a atteint une étape importante en votant une loi qui, entre autres, interdit de fumer dans les lieux publics et de vendre du tabac aux mineurs. Toutefois, l’application de son programme antitabac se heurte à une pénurie de moyens. Une coopération à l’échelle de la Région et le soutien de l’OMS, en particulier un soutien technique, des missions de conseil de courte durée et le partage d’informations, sont extrêmement précieux. Elle demande donc

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leur poursuite, tout comme le partage des expériences et des meilleures pratiques, pour que la Région devienne une région sans tabac. M. KIM (République de Corée) exprime sa sincère gratitude pour les activités qui sont menées pour alléger le poids des MNT dans la Région. Pour sa part, la République de Corée est déterminée à renforcer sa propre stratégie de lutte contre les maladies non transmissibles et leur prévention, ainsi qu’à faire part de son expérience et à transmettre ses connaissances en la matière. Elle accroît aussi sa surveillance des MNT et a dressé divers plans d’action et de promotion sanitaire. Conscient du double fardeau que représentent pour la Région les maladies transmissibles et les MNT, M. Kim invite instamment le Bureau régional à participer davantage aux efforts concertés des Etats Membres dans des domaines tels que la lutte contre les MNT et leur prévention, la formation des professionnels de santé et l’échange d’informations sur les meilleures pratiques. Après l’adoption de la Convention-cadre pour la lutte antitabac, la République de Corée a pris des mesures tarifaires et fiscales très strictes applicables aux produits du tabac, dont la suppression des ventes de produits détaxés, et mène à bien des activités d’aide au sevrage tabagique dans tout le pays. En conséquence, la consommation de tabac a baissé de 13,7 % chez les seuls adultes masculins, au cours des deux dernières années. S’agissant de la santé mentale, le gouvernement coréen a entrepris plusieurs actions destinées à protéger les droits des malades et à permettre un accès durable aux traitements. Des campagnes de sensibilisation du public ont également été menées, en plus de programmes de dépistage et d’interventions précoces chez les enfants et les adolescents. Une grande attention est aussi consacrée à la prévention des suicides et des méfaits de l’alcool. En bref, le représentant coréen exhorte l’OMS à poursuivre son action visant à traiter les troubles de la santé mentale, qui deviennent de plus en plus difficiles à appréhender à mesure que la société évolue. Enfin, consciente du vieillissement rapide de la population, la République de Corée a élaboré plusieurs projets de santé publique recourant à la médecine traditionnelle, au profit de ses concitoyens du troisième âge. Le représentant coréen félicite l’OMS et les Etats Membres pour les progrès majeurs accomplis dans cette branche de la médecine, en particulier en matière de normalisation. Son gouvernement continuera de servir en qualité de partenaire dans cette action. Le Dr SENILAGAKALI (Iles Fidji) dit que le poids que représentent pour son pays les maladies non transmissibles, le tabagisme et les troubles de la santé mentale est bien connu. Les Fidji sont fières, toutefois, d’être le troisième pays au monde et le premier des pays en développement à avoir adopté la Convention-cadre pour la lutte antitabac. Bien qu’elle soit actuellement révisée pour

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être harmonisée avec la Convention, la législation fidjienne sur le tabac est applicable depuis 2000, et il existe un service spécial chargé de la faire appliquer et doté de son propre budget. Un département de promotion de la santé s’emploie également à sensibiliser le public aux méfaits du tabac et à faire en sorte que les lieux publics soient interdits aux fumeurs. En conséquence, la consommation de tabac a diminué dans les différents groupes d’âge. La publicité vantant des produits du tabac, la promotion de tels produits et son parrainage par des entreprises privées, préoccupent au plus haut point les autorités fidjiennes, tout comme le commerce illicite de ces produits. Les Fidji sont donc déterminées à poursuivre le travail en cours lié à la Convention-cadre pour la lutte antitabac, entre autres, et se sont officiellement portées volontaires pour participer à la mise au point de protocoles d’application de la Convention. Vivement encouragées par l’offre de fonds émanant de l’Initiative mondiale Bloomberg visant à réduire la consommation de tabac, les Fidji apprécieraient une aide de l’OMS et son soutien technique pour présenter son projet dans les délais et formuler des demandes de financement. Le Dr GAFA (Nioué) indique que Nioué a établi des plans pour lutter contre les MNT, les problèmes nutritionnels, et pour promouvoir la santé dans les écoles, une alimentation saine et l’exercice physique. Etant donné que l’enseignement de la santé publique est insuffisant, les messages sont maintenant relayés par les Eglises, les autorités villageoises et communautaires, avec l’aide du ministère de la santé. En ce qui concerne la lutte contre le tabagisme, Nioué a élaboré un projet de loi sur le tabac, qui couvre toutes les obligations du pays découlant de la Convention-cadre pour la lutte antitabac et qui doit être présenté sous peu au Parlement pour approbation. Une enquête menée auprès des lycéens du pays a révélé qu’ils sont nombreux à fumer. Une campagne énergique visant à réserver des lieux interdits aux fumeurs a été lancée. Des agents de santé ont été formés pour aider les fumeurs à cesser de fumer. Récemment, un village a déclaré qu’il était désormais interdit de fumer dans son enceinte, et les Eglises suivent son exemple. En ce qui concerne la santé mentale, la représentante de Nioué déclare que son pays aurait besoin d’une aide pour créer des services adaptés, étant donné qu’il souffre d’une pénurie de personnel qualifié et spécialisé. La médecine traditionnelle est largement pratiquée à Nioué sans que des études sur son efficacité aient été réalisées. Elle demande donc à l’OMS de fournir des directives de base sur le recours à la médecine traditionnelle pour que son pays puisse élaborer une stratégie en la matière. M. TUIA (Tokélaou) remercie l’OMS pour l’aide qu’elle a apportée à son pays dans le domaine de la conduite d’une enquête STEPS sur les MNT. Cette enquête a révélé que ces maladies sont aussi répandues à Tokélaou que dans les autres pays insulaires du Pacifique. Le pays souhaite à présent élaborer une politique cadre de lutte contre les MNT, avec une législation à l’appui, et M. Tuia demande à l’OMS une assistance technique et financière à cet égard. Cette politique devra tenter de

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s’attaquer à tous les facteurs de risque de MNT et indiquer des activités de santé publique à mener pour permettre à la population de faire les bons choix. Il suggère que l’OMS conçoive principalement des interventions en milieu communautaire qui inciteront les gens à penser et à se comporter autrement. Il suggère également que le Comité accorde une plus grande attention à la santé mentale lors de ses prochaines sessions. Il fait l’éloge du travail accompli par le Réseau océanien sur la santé mentale, et invite instamment l’OMS à continuer à apporter son soutien à cette action. M. MARAR (Etats fédérés de Micronésie) informe les participants que son pays utilise la méthode STEP pour évaluer les facteurs de risque de MNT, et espère pouvoir conduire une enquête nationale lorsque les enquêtes seront terminées dans tous les Etats. Les enseignements tirés des deux premières enquêtes déjà achevées sont que cette méthode augmente les capacités de recherche et d’investigation, qu’une assistance technique et un soutien sont nécessaires, notamment en matière de gestion et d’analyse des données, que cette méthode réclame beaucoup de temps et de ressources étant donné qu’elle a mobilisé le personnel de santé tout entier, et que les services d’une organisation non gouvernementale ont été essentiels dans la fourniture d’une aide logistique. Avec l’assistance de l’OMS et des Etats-Unis d’Amérique, les Etats fédérés de Micronésie ont pu institutionnaliser l’approche STEP au sein du Ministère de la Santé. M. COURSE (France) indique que sa délégation a remarqué qu'il n'est fait aucune référence à la question de la consommation d’alcool dans l’ordre du jour, bien que cette question ait fait l’objet d’une résolution du Comité lors de sa cinquante-septième session et qu’elle constitue un problème grave de santé publique dans la Région. En Polynésie française, le Gouvernement a intensifié sa lutte contre le tabagisme en créant une commission interministérielle et intersectorielle chargée de faire appliquer sa politique antitabac, notamment en conduisant des campagnes d’information ciblées, en formant les professionnels de santé et en encourageant les fumeurs à se défaire de leur addiction en leur offrant des consultations médicales gratuites. La Nouvelle-Calédonie a été longtemps en retard par rapport au reste de la Région dans le domaine de la lutte antitabac, mais des progrès ont été faits depuis la fin de 2004 en raison de l’engagement personnel des décideurs. Parmi les mesures prises, citons la limitation des lieux publics où il est permis de fumer, des hausses périodiques des taxes sur le tabac, dont une partie est affectée à la prévention et à l’offre de consultations gratuites. Les effets de ces mesures seront évalués dans des études comportementales. Le travail visant à réduire l’alcoolisme a également été important, avec l’offre de consultations gratuites et anonymes, la conduite de campagnes d’information ciblées et l’amélioration

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de la coordination entre les services hospitaliers. Les résultats de ces interventions devraient être évalués prochainement. En ce qui concerne la santé mentale, la Nouvelle-Calédonie a commencé une enquête auprès des jeunes pour mieux comprendre les comportements de ce groupe d’âge et déterminer en particulier les causes des suicides chez les femmes. La Polynésie française connaît des problèmes analogues et estime qu’il faudrait veiller davantage à former des professionnels de santé et à réserver assez de lits à des jeunes, dans des établissements hospitaliers adaptés. La séance est levée à 16 heures 55.

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization