WORLD HEALTH ORGANIZATION
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
REGIONAL OFFICE FOR THE WESTERN PACIFIC BUREAU RÉGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
COMITE REGIONAL Quarante-cinquième session Kuala Lumpur 19-23 septembre 1994 Point 9.1 de l'ordre du jour provisoire
WPR/RC45/5 9 août 1994 ORIGINAL : ANGLAIS
RAPPORT ANNUEL SUR LE SIDA ET LES MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES
Dans la Région du Pacifique occidental, l'épidémie d'infection à VIH en est à un stade relativement précoce par rapport à d'autres parties du monde. Le Bureau régional a conçu un programme adapté à l'évolution de l'épidémie. Ce programme est en cours d'exécution. Certains signes indiquent que l'infection à VIH se propage rapidement. Les maladies sexuellement transmissibles demeurent un problème de santé publique majeur. Elles facilitent la transmission du VIH et ont des conséquences graves sur la santé génésique, en particulier chez les femmes. En janvier 1994, dans sa résolution EB93.R5, le Conseil exécutif de l'OMS recommandait l'établissement d'un programme commun coparrainé des Nations Unies sur le VIH et le SIDA administré par l'OMS. Le Comité régional est prié d'examiner le présent document, en particulier les incidences au niveau régional et des pays du nouveau programme commun coparrainé des Nations Unies sur le VIH et le SIDA.
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1. SIDA ET VIH
Au 30 juin 1994, un total cumulé de 34 778 cas d'infection à VIH et 6641 cas de SIDA a été déclaré par les pays et zones de la Région du Pacifique occidental. Quatre-vingt-cinq pour cent des cas d'infections à VIH dans la Région concernent des hommes tandis que le nombre de cas d'infection à VIH chez les enfants demeure faible (0,6 % du total). représentent 0,7 % du nombre total de cas dans le monde. Nouvelle-Zélande. Les taux déclarés d'infection à VIH varient de 102 pour 100 000 habitants en Australie et 62 pour 100 000 en Polynésie française, à 14 pour 100 000 à Macao, 7 pour 100 000 à Hong Kong et 0,1 pour 100 000 en Chine. Un examen des rapports annuels de surveillance révèle d'importants changements dans l'évolution de l'épidémie d'infection à VIH dans la Région. Entre 1985 et 1987, environ 3000 nouveaux cas d'infection à VIH par an ont été notifiés. Au cours de cette même période, l'Australie enregistrait plus de 90 % de l'incidence annuelle déclarée d'infections à VIH dans la Région. La situation a commencé à changer en 1988. Après cette date, le nombre annuel de Par contre, l'incidence annuelle nouveaux cas d'infection déclarés par l'Australie a diminué. déclarée du VIH dans l'ensemble de la Région a augmenté. Les cas déclarés de SIDA Jusqu'à présent, près de 90 % des
déclarations des cas de SIDA ont concerné trois pays, à savoir l'Australie, le Japon et la
Figure 1. Nombre de cas d'infection à VIH et de SIDA déclarés par an, Région du Pacifique occidental, à l'exception de l'Australie 6000 600
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1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
Année
Source : Données de surveillance du Bureau régional du Pacifique occidental d'après les chiffres déclarés par les gouvernements, 1994.
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Les informations disponibles permettent de penser que, dans la plupart des pays de la Région, l'épidémie d'infection à VIH en est un stade relativement précoce par rapport à d'autres parties du monde. D'après les données recueillies (Australie exceptée), il fallait sept mois en 1985 pour que le nombre de cas déclarés d'infection à VIH double. En 1993, il fallait deux ans. Ces résultats montrent que l'épidémie progresse encore. Ils doivent cependant être interprétés avec prudence en raison de la nature des données disponibles : les taux déclarés d'infection ne sont pas représentatifs de la situation réelle. Les taux d'infection à VIH déclarés par les différents pays et zones continuent d'augmenter. Cette augmentation a été spectaculaire au Cambodge, en Malaisie et au Viet Nam (voir tableau ci-dessous). Tableau Comparaison des taux déclarés d'infection à VIH pour 100 000 habitants entre juin 1993 et juin 1994 Juin 1993 Cambodge Malaisie VietNam 1,10 30,84 Juin 1994 4,36 43,81 1,83
0,27
Des enquêtes sérologiques réalisées dans plusieurs pays et zones ont révélé des taux élevés d'infection à VIH chez les donneurs de sang, notamment un taux de prévalence proche de 2 % au Cambodge, et chez les groupes de population ayant un comportement à risque. Dans 11 pays et zones, la majorité des infections à VIH sont transmises par voie hétérosexuelle. Dans cinq pays et zones, la transmission homosexuelle est responsable de la majorité des cas d'infections à VIH tandis que dans trois pays la majorité des cas sont imputables à une toxicomanie par voie parentérale. Dans les autres pays et zones, aucun mode de transmission ne prédomine, ou le nombre de cas déclarés est trop faible pour permettre de déterminer le mode de transmission prédominant. La figure 2 recense les pays et zones dans lesquels le pourcentage d'infections à VIH transmises par voie hétérosexuelle (lorsqu'un facteur de risque est signalé) est nettement supérieur à 50 %. Selon les estimations de 1'OMS, à mesure que l'épidémie progressera, la majorité des nouveaux cas d'infection résultera d'une transmission hétérosexuelle dans un nombre accru de pays et zones. La prostitution est répandue dans de nombreux pays et zones, et joue un rôle important dans la prévalence actuelle de l'infection à VIH.
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Figure 2. Transmission hétérosexuelle du VIH dans certains pays et zones Pourcentage des cas pour lesquels le risque est connu
République démocratique populaire lao Cambodge Papouasie-NouvelleGuinée Macao Philippines République de Corée Brunéi Darussalam Singapour
0
25
50
75
100
Pourcentage Source : Données de surveillance du Bureau régional du Pacifique occidental d'après les chiffres déclarés par les gouvernements, 1994.
Figure 3. Transmission par injection de drogues dans certains pays et zones Pourcentage des cas pour lesquels le risque est connu
VietNam
Malaisie
Chine
Nouvelle-Calédonie
Polynésie française
Australie
0
20
40
60
80
100
Pourcentage Source : Données de surveillance du Bureau régional du Pacifique occidental d'après les chiffres déclarés par les gouvernements, 1994.
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La figure 3 montre que dans quelques pays, le rôle de la toxicomanie par voie parentérale dans la transmission du VIH devient de plus en plus important. En 1993, la Malaisie a déclaré 2522 nouveaux cas d'infection à VIH, soit 42 % du nombre total dans la Région. Plus des troisquarts de ces cas étaient dus à l'injection de drogues. Le VietNam a déclaré 1124 nouveaux cas en 1993 (contre 86 en 1992), venant ainsi en deuxième position dans la Région. Pour plus de 85 % des nouveaux cas d'infection dans ce pays, le mode de transmission déclaré était la toxicomanie par voie parentérale. Il est urgent de mettre en place des activités destinées à lutter contre ces modes de transmission spécifiques que sont 1' injection de drogues et la prostitution.
2. MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSffiLES
Les données disponibles indiquent une stabilisation, voire un déclin des tendances, dans le nombre de cas de gonorrhée et de syphilis dans la Région. Les chiffres déclarés doivent cependant être considérés comme une sous-estimation de la situation réelle. Les autres maladies sexuellement transmissibles comme l'urétrite non spécifique, les verrues vénériennes, l'herpès génital et la donovanose ne sont pas déclarées à l'OMS. Au moins un pays de la Région, la Chine, a enregistré une augmentation spectaculaire du nombre total de cas de maladies sexuellement transmissibles, qui ~st
passé de moins de 100 en 1980 à plus de 400 000 en 1992. D'après les renseignements fournis,
les maladies sexuellement transmissibles progressent également dans d'autres pays comme le Cambodge et le Viet Nam. D'après les études de séroprévalence de la syphilis dans la Région, les taux varient entre moins de 0,1 % à Vanuatu et 1 % à Fidji chez les femmes enceintes, et plus de 15 % chez les employé(e)s des salons de massage au Viet Nam et 19 % chez les donneurs de sang des banques de sang privées aux Philippines. Il est cependant difficile d'interpréter ces résultats, car il n'existe pas de tests standard spécifiques au dépistage de la syphilis.
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3. ACTION CONTRE LE SIDA DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
Les objectifs du Programme mondial de Lutte contre le SIDA (GPA) sont de prévenir l'infection à VIH, de réduire l'impact psycho-social de l'infection et de mobiliser et d'unifier les efforts nationaux et internationaux contre le SIDA. Au début du programme, on s'est concentré sur l'information sanitaire du grand public, la sécurité des dons de sang et l'amélioration des moyens de dépistage du VIH. Aujourd'hui, l'accent est mis sur une prise en charge appropriée des cas de maladies sexuellement transmissibles, l'éducation sanitaire de la jeunesse et la promotion de la santé auprès des groupes à haut risque, notamment les prostitué(e)s et les toxicomanes par voie parentérale.
3.1
Coopération avec les programmes nationaux Les dix pays qui ont fait le bilan de leur plan à moyen terme en 1993 (Chine, Etats fédérés de
Micronésie, Fidji, Kiribati, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, Samoa, Tonga, Vanuatu et VietNam) procèdent à la formulation de plans à moyen terme de deuxième génération. A partir des résultats de leur bilan, ils ont élaboré des stratégies détaillées sur lesquelles s'appuiera leur deuxième plan à moyen terme. L'élaboration de ces plans requiert la contribution de tous les secteurs de la société, y compris des organes gouvernementaux et non gouvernementaux. Chacun de ces pays organise un atelier spécial pour établir les priorités du programme et parvenir à un consensus entre les divers organismes intéressés. L'importance de l'engagement des organisations non gouvernementales est soulignée, car elles sont en contact avec des groupes de population auxquels les gouvernements ont difficilement accès. Pour 1994-1995, 1' examen du plan à moyen terme et les changements nécessaires sont effectués en collaboration avec le Bureau régional et GPA (Siège).
3.2
Interventions prioritaires Les interventions sont principalement axées sur la prévention de la transmission sexuelle du
VIH.
Cette démarche est double : apprendre aux individus à mener un mode de vie sain, Les quatre secteurs prioritaires sont actuellement les
notamment en termes de comportement sexuel ; et faire en sorte que la société ou la communauté aide l'individu à réaliser ses objectifs. femmes et les jeunes. maladies sexuellement transmissibles, les prostitué(e)s, les toxicomanes par voie parentérale, les
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A l'heure actuelle, les activités régionales consistent à intégrer les services de prévention et de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles dans l'infrastructure sanitaire existante et à promouvoir la prise en charge de ces maladies en fonction du syndrome. l'amélioration de la surveillance. Les autres priorités concernant les maladies sexuellement transmissibles sont l'accès aux soins, l'incitation à consulter et
L'introduction de l'éducation sur le SIDA dans les programmes scolaires en est à différents stades dans la Région. Aux Philippines, on a révisé le programme des écoles secondaires pour y inclure l'éducation sur le VIH et le SIDA. Il est prévu de lancer des activités d'éducation sur le SIDA dans l'ensemble du pays en 1994. La Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Viet Nam ont déjà inclus l'instruction sur le VIH et le SIDA dans les programmes d'éducation sanitaire et de sciences des écoles secondaires. Ces deux pays prévoient d'étendre cet enseignement aux classes supérieures de l'école primaire. On développe les démarches pratiques pour réduire les risques de transmission du VIH associés à la toxicomanie par voie parentérale et à la prostitution. Le Cambodge, la Malaisie, la République de Corée et le Viet Nam évaluent des actions ciblées, complètes et faisant intervenir les pairs. Elles seront mises en oeuvre au cours de la période biennale. Si elles se révèlent efficaces, elles seront adaptées à des situations spécifiques et utilisées comme modèles dans d'autres pays. Au vu de l'importance de la qualité des préservatifs et de la nécessité d'un approvisionnement continu, GPA a rédigé un projet de manuel sur l'approvisionnement en préservatifs. distribution des préservatifs, organisé à Manille (Philippines), en février 1994. La gestion des programmes nationaux a été renforcée en 1994 grâce à deux réunions tenues à Guam et aux Philippines. Les indicateurs actuellement utilisés pour mesurer l'efficacité des programmes concernent la prestation des services. Le Bureau régional met actuellement au point des indicateurs permettant de mesurer l'impact réel des interventions sur la propagation de la maladie. transmission de l'infection à VIH. L'analyse de ces indicateurs permettra d'allouer les ressources aux activités les plus susceptibles de réduire la Vingt-deux participants de dix pays et zones de la Région ont assisté à un atelier sur le système d'achat et de
WPR/RC45/5 page 8 3.3 Programme commun coparrainé des Nations Unies sur le VIH et le SIDA En mai 1993, l'Assemblée mondiale de la Santé a adopté la résolution WHA46. 37, priant le Directeur général d'étudier la possibilité théorique et pratique de créer un programme commun coparrainé des Nations Unies sur le VIH et le SIDA. A l'issue du processus de consultation, les chefs de secrétariat du PNUD, de l'UNESCO, du FNUAP, de l'UNICEF, de l'OMS et de la Banque mondiale sont parvenus à un consensus concernant l'établissement d'un programme commun administré par l'OMS. Le Conseil exécutif a approuvé cette option à sa session de janvier 1994 dans sa résolution EB93.R5 (voir Annexe). Ce programme débutera en janvier 1996. Au niveau des pays, le programme reposera sur le mandat de coordination du coordonnateur résident des Nations Unies énoncé dans la résolution 47/199 de l'Assemblée Générale des Nations Unies. Conformément à cette résolution, le coordonnateur résident est chargé de créer un groupe thématique (ou comité) dans les domaines coordonnés par le système des Nations Unies. Le président du groupe thématique sera choisi par consensus entre les membres. On espère que les Représentants de l'OMS seront J'autorité responsable de la coordination des activités du système des Nations Unies en matière de VIH/SIDA, au niveau des pays. Cependant, les détails ne sont pas encore fixés. Le programme soutiendra les activités interpays ou régionales nécessaires pour combattre l'épidémie, au moyen des mécanismes régionaux de coparrainage s'il y a lieu. Toutefois, le rôle des bureaux régionaux de 1'OMS n'est pas clairement défini. La principale tâche des programmes de la Région sera d'assurer une transition en douceur. L'OMS devrait jouer un rôle déterminant dans l'intégration du nouveau programme aux systèmes de collaboration existant déjà entre les pays et les différentes institutions des Nations Unies. Pour ce faire, elle devra renforcer les liens avec les organisations coparrainantes et articuler les nouveaux programmes avec ses autres programmes. L'appui des plans à moyen terme en cours sera déterminant. L'évaluation des besoins nationaux par toutes les organisations des Nations Unies et une consultation fructueuse entre elles requerront également 1' intervention du Bureau régional.
3.4
Collaboration au sein du système des Nations Unies Le PNUD a cherché conseil auprès des bureaux régionaux de 1' OMS pour concevoir la
seconde phase de son projet régional intitulé "Renforcement de l'action multisectorielle et à assise communautaire pour combattre l'épidémie de VIH en Asie et dans le Pacifique". A 1' issue de réunions et consultations, un plan de collaboration a été définitivement arrêté en avril 1994.
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La Banque mondiale, en collaboration avec le PNUD et l'OMS, propose de créer un organisme technique avec la participation de cinq pays de la Région (Cambodge, Malaisie, Philippines, République démocratique populaire lao et Viet Nam) et de deux pays de la Région de l'Asie du Sud-est (Myanmar et Thaïlande). Ses principaux objectifs seraient de renforcer l'analyse de la politique, promouvoir le dialogue de politique générale et soutenir la mise en oeuvre des programmes. Cet organisme serait basé à Bangkok (Thaïlande) et administré par 1'OMS.
4. CONCLUSION
Il ressort des activités de collaboration entreprises depuis 1987 que la propagation de 1' infection à VIH dans la Région aura pour cause principale l'injection de drogues et la prostitution. Il apparaît clairement aussi que les maladies sexuellement transmissibles sont un facteur majeur de transmission de l'infection à VIH.
Les gouvernements doivent continuer à revoir et élaborer leurs politiques en fonction des tendances épidémiologiques dans leurs pays. Les interventions doivent être orientées sur quatre
domaines prioritaires : les maladies sexuellement transmissibles, la prostitution, la toxicomanie par voie parentérale, les jeunes et les femmes. Il est recommandé de prendre les mesures suivantes :
promotion de pratiques réduisant les risques liés à l'utilisation de matériels d'injection, promotion de pratiques sexuelles plus sûres parmi les prostitué(e)s et leurs clients, prise en charge des maladies sexuellement transmissibles, éducation des jeunes et des écoliers sur le SIDA.
Les activités doivent se compléter. Un programme d'éducation sanitaire et de promotion de la santé efficace encourageant un mode de vie sain permet de mieux lutter contre les maladies sexuellement transmissibles. Il faut pour cela responsabiliser les individus concernant leur
comportement sexuel et encourager, sinon la fidélité et l'abstinence, l'adoption de pratiques sexuelles à moindre risque. La société ou la communauté doivent contribuer à cet effort en
fournissant aux individus les moyens indispensables pour atteindre ce but, ce qui supposera sans doute de rendre les préservatifs plus accessibles et d'un prix plus abordable.
Les indicateurs sont indispensables pour mesurer l'efficacité d'activités spécifiques ou de programmes globaux. Ils fournissent une information précieuse grâce à laquelle on pourra utiliser au mieux les ressources existantes.
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Le SIDA et les maladies sexuellement transmissibles demeurent des problèmes de santé publique et la collaboration technique avec les instances sanitaires des gouvernements ne devra pas faiblir. L'objectif du programme commun coparrainé des Nations Unies sur le VIH et le SIDA est de tirer le meilleur parti possible des ressources et d'éviter que les activités ne fassent double emploi. Toutes les institutions des Nations Unies devront donc maintenir et coordonner efficacement leur appui technique et financier afin de réaliser cet objectif. A l'avenir, l'appui technique qu'offre ce programme devra être suffisant pour permettre de répondre à l'augmentation prévue des cas d'infection à VIH dans la Région.
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ANNEXE
Quatre~vingt-tralzième
session
EB93.R5
Point 9 de l'ordre du jour
21 janvier 1994
Programme commun coparrainé des Nations Unies sur le VIH et le SIDA Le Conseil exécutif, Tenant compte de la résolution WHA46.37 par laquelle la Quarante-Sixième Assemblée mondiale de la Santé, en mai 1993, a demandé que soit étudiée la possibilité de créer un programme commun coparrainé des Nations Unies sur le VIH et le SIDA afm d'assurer la coordination mondiale des politiques, des approches et des ressources financières; Ayant examiné l'étude 1 effectuée et les observations du Directeur général sur cette étude; 2 Se félicitant du consensus qui se dessine en faveur d'un programme des Nations Unies sur le VIH et le SIDA conçu conformément à l'option A décrite dans les documents EB93/27 et EB93/INF.DOC./5 (ci-après appelée option consensuelle); Reconnaissant la nécessité d'une meilleure coordination et d'une meilleure utilisation des ressources intérieures et extérieures pour assurer une action à la fois plurisectorielle et unifiée face à la pandémie de SIDA; Réaffirmant que la Constitution de l'OMS lui donne pour mission d'agir en tant qu'autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international; Soulignant l'importance du rôle du gouvernement comme coordonnateur principal de la réponse nationale à l'épidémie du VIH/SIDA, y compris le rôle institutionnel des ministères en charge de la santé dans la programmation, l'exécution et l'évaluation des activités sanitaires; 1. RECOMMANDE l'élaboration puis l'établissement d'un programme commun coparrainé des Nations Unies sur le VIH et le SIDA administré par l'OMS, conformément à l'option consensuelle;
2.
PRIE le Directeur général : 1) d'étudier, avec le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et les chefs de secrétariat du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, du Programme des Nations Unies pour le Développement, du Fonds des Nations Unies pour la Population, de l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture, et de la Banque mondiale, les moyens de faciliter la poursuite de l'élaboration de l'option consensuelle, en faisant activement participer au processus
1 2
Document EB93/INF.DOC./5. Document EB93/27.
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page 12 Annexe EB93.R5
le groupe spécial pour la coordination de la lutte contre le VIH/SIDA créé par le Comité de gestion du programme mondial OMS de lutte contre le SIDA; 2) de porter la présente résolution à l'attention des chefs de secrétariat en les encourageant à inviter leurs organes directeurs, à l'occasion de leurs sessions de 1994, à se joindre au Conseil exécutif de l'OMS pour recommander l'établissement d'un programme commun coparrainé des Nations Unies sur le VIH et le SIDA et à faire coparrainer ce programme par leurs organisations conformément à l'option consensuelle; 3) de faire rapport sur la présente résolution à l'Assemblée mondiale de la Santé en mai 1994;
3. PRIE le Directeur général d'inviter le Secrétaire général à recommander au Conseil économique et social" d'entériner la création de ce programme à sa session de 1994.
Huitième séance, 21 janvier 1994 EB93/SR/8
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