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Comité Nationaux de Lutte contre l'Onchocercose, quinzième réunion, Ouagadougou, 28-30 mai 1991 : résumé du rapport

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ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST COMITE NATIONAUX DE LUTTE CONTRE UONCHOCERCOSE Quinzième réunion Ouagadougou, 28-30 mai 199L RESIIME DU RAPPORT 1. OUVERTURE DE LA REUNION La qrinzième session des Comités nationaux de Lutte contre l'onchocercose (CNLO) s'est tenue au siège du Programme de Lutte contre l'Onchocercose (OCP) à Ouagadougou, du 28 an 30 mai 199L. Iæ Directeur du Programme, en souhaitant la bienvenue aux participants, a fait remarquer que cette réunion était d'autant plus importante qu'elle se situe à la veille du démarrage de la quatrième phase financière (1992-1997) du Prograrrme et du début effectif des activités de dévolution. Iæ Directeur du Programme a également indiqué qu'il avait été très encouragé par la décision que venaient de prendre certains pays et organismes donateurs de maintenir ou d'augmenter leurs contributions financières à I'OCP. Il est wai, a-t-il ajouté, que ceux-ci sont impressionnés par la gestion du Programme, qui est le fruit du travail de tous 1es membres du personnel. S'agissant de la Dévolution, il a indiqué qu'une nouvelle unité de cinq personnes a été constituée, répondant ainsi au souhait de la Revue externe approuvée par le Comité Conjoint du Programme (CCP). I-e Directeur du Programme a enfin invité les délégués à tenir des propos qui soient le reflet fidèle de ce qui se fait ou est en train de se passer réellement dans les pays. Il a annoncé la nomination, par le Bureau régional de I'OMS pour l'Afrique, d'un Coordonnateur de la Dévolution. 2.ELE,C"UTON DU BUREAU Sur proposition du Bénin, les délégations du Ghana et du Mali ont été élues la présidence et à la vice-présidence de la quinzième session du CNLO. 3. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR [,a réunion a adopté l'ordre du jour ci-après : 21. Ouverture de la réunion 2. Election du Bureau 3. Adoption de l'ordre du jour 4. Rapport d'activité de I'OCP 5. Dévolution - Rapport d'actiüté du Bénin Burkina Côte d'Ivoire Ghana Mali Niger Togo 6. Rapport d'activité sur l'éducation pour Ia santé en matière d'onchocercose 7. Distribution de l'ivermectine en : Guinée Guinée-Bissau Mali Sénégal Sierra I-eone 8. Inventaire des infrastructures et matériels 9. Questions diverses 10. Date de Ta 16ème réunion 1L. Adoption du rapport 12. Clôture de la réunion 4. RAPPORT D'ACTIVITE DE L'OCP Présentant le rapport d'activité de I'OCP le Directeur du Programme a déclaré que la résistance au( organophosphorés n'est plus une préoccupation. Il a rappelé que I'OCP dispose à présent de six insecticides. I-livermectine, a-t-il dit, est encore plus performante que préw et la firme Merck Sharp and Dohme a respecté son engagement puisque le médicament est toujours offert gratuitement. l-a recherche pour un macrofilaricide se poursuit favorablement : quatre médicaments potentiels ont été sélectionnés et sont en train d'être testés. Les perspectives, a conclu le Directeur de I'OCP, sont brillantes et un effort sera fait pour associer davantage les équipes nationales et le personnel de I'OCP aux activités de lutte. 5. DEVOLUTION En présentant ce point de l'ordre du jour le Chef de l'Unité de Dévolution a rappelé les recommandations de la Rewe externe et a indiqué que le Bureau régional de I'OMS pour l'Afrique a convoqué du 6 au 8 féwier L99L une réunion à Brazzaville 3pour discuter des décisions prises à Conakry au onzième CCP en matière de dévolution. I[ a annoncé la création d'un Groupe de travail appelé à réfléchir sur le processus de la dévolution, la nomination d'un Coordonnateur de la Dévolution et la constitution prochaine d'équipes nationales de prévention et de lutte contre les endémies majeures. L'orateur a indiqué qu'un canevas a été remis aux délégués pour les aider à donner des informations concrètes sur cette question. I-e représentant du Directeur régional de I'OMS pour l'Afrique a fait part de son souhait de recueillir le manimum d'informations à l'issue de la L5ème réunion des CNLO. 5.1. Ranoort d'actiüté du Bénin Læ délégué du Bénin a indiqué que le Plan de dévolution du Bénin a été adopté par la onzième session du CCP, en 1990 à Cona§. S'agissant de la situation du CNL,O-Bénin, il a dit qu'il a été restructuré. L'évaluation épidémiologique a débuté en collaboration avec I'OCP. Elle se poursuiwa en vue de l'établissement de la carte épidémiologique. I.a, distribution de f ivermectine se fait avec I'OCP. I-es ressources mises à la disposition concernent : - Personnel : la cellule de réflexion et de suivi, les infirmiers des équipes locales de traitement et le personnel des formations sanitaires publiques de la zone concernée (Borgou et Atacora). - Moyens logistiques - il n'y a pas de moyens propres à la dévolution, intégration des actiütés de dévolution à celles des formations sanitaires. - Intégration - le dépistage passif se fait dans les centres de santé de Kandi, Gogounou, Banikoara, Segbanan et Malanville qui ont reçu chacun L00 comprimés d'ivermectine. Cinq ONG contribuent au bon fonctionnement des formations sanitaires de la zone concernée. Huit donateurs ont été contactés pour financer la dévolution. 5.2. Rapport d'activité du Burkina Faso I existe au Burkina Faso une équipe nationale chargée de l'évaluation épidémiologique et une autre du traitement à l'ivermectine. Læ CNLO du Burkina n'est pas fonctionnel. Un projet de restructuration a été soumis aux autorités. mais 4Evaluation épidémiologique - l'équipe nationale, en collaboration avec I'OCP, a réalisé en mars L991 une enquête dans 23 villages de première ligne implantés dans six proünces couwant six bassins fluviaux. Cette enquête a donné les résultats suivants : population recensée : 9869 ; population visitée :7592; cas dépistés: 113 (1,5Vo). Traitement à l'ivermectine Traitement de masse - l'équipe nationale a procédé en awil 1991 au traitement de 2700 personnes dans 13 villages du bassin de la Dienkoa. Traitement passif - f ivermectine a été mise à la disposition de certaines formations sanitaires pour le traitement passif des malades. Il n'y a malheureusement pas d'informations retour pour évaluer le nombre de personnes traitées. Formation/Recyclage - Environ 200 agents de santé ont été formés au dépistage, au traitement de l'onchocercose et de la trypanosomiase dans 6 provinces. Ressources mises à disposition . Personnel - 14 infirmiers ont été sélectionnés et formés pour assurer les activités de dévolution. . Infrastructures et logistiques - la lutte contre l'onchocercose étant intégrée aux activités de lutte contre la tryrpanosomiase, le Burkina bénéficie de la logistique acquise par ce programme. . Intégration - la surveillance de la trypanosomiase est l'un des programmes dont les activités sont déjà intégrées à celle de l'onchocercose. . ONG - il n'existe pas d'ONG participant aux activités de dévolution. . Recherche de financement - cinq pays donateurs ont été contactés. L US-AID se propose de financer les activités de dévolution dans 8 provinces. 5.3. Rapport d'actiütés de la Côte d'Ivoire Peu de choses ont été faites en Côte d'Ivoire depuis la précédente réunion des CNLO en 1990. I1 y a tout de même un début d'exécution de la dévolution : un coordonnateur national et son adjoint ont été nommés par arrêté ministériel ; une équipe nationale de traitement et d'évaluation a été formée en juillet 1990. I-e Comité national de lutte contre l'onchocercose existe dans l'organigramme, sans plus. rlen 5 - Evaluation épidémiologique -2269 personnes ont subi une biopsie cutanée dans la zone de forêt (Danané), ce qui a permis de dépister 1424 cas positifs (63Vo). Sa autres évaluations ont été faites par l'équipe nationale avec l'appui de I'OCP de 1989 à awil t99L. . Traitement ivermectine - l'équipe nationale a traité 1849 personnes en novembre L990 dans la région de forêt, à Danané, tandis que 8125 personnes l'ont été dans la région de Touba. Ce travail s'est fait en collaboration avec I'OCP. [æ traitement passif n'est pas encore effectif. I-a lutte contre l'onchocercose fait partie depuis longtemps des programmes de lutte contre les grandes endémies. Aucune ONG n'a encore été associée au progralnme de dévolution. I-e seul contact pris avec le PNUD pour la recherche de financement n'a encore donné. I-es difficultés rencontrées sont les suivantes : difficultés de l'équipe nationale sur le plan structurel; manque de formation des équipes locales pour le diagnostic de l'onchocercose et la distribution de l'ivermectine. 5.4. Rapport d'activité du Ghana Au Ghanq le. Directeur du Secrétariat national de l'onchocercose (NOS) est également le Coordonnateur pour la dévolution. Un Comité multisectoriel pour la dévolution a été créé. Le CNLO du Ghana existe depuis le démarrage des activités de I'OCP avec le NOS comme Secrétariat. I-e CNLO qui est placé sous le supervision du Ministère des Finances, est une structure dynamique qui se réunit une fois par an. L'évaluation épidémiologique n'a pas encore été faite au niveau national. I-e Ghana a reçu un lot de 16.000 comprimés d'ivermectine qui ont été distribués dans les centres de santé de l'aire initiale de I'OCP et en zone de forêt. Le Centre d'expérimentation d'ivermectine qui se trouvait à Tamalé est à présent installé à Hohoe. I-a formation se poursuit activement. Elle concerne essentiellement les membres du personnel de santé spécialisés en entomologie, en parasitologie et en épidémiologie. 6Au chapitre de infrastructures, il y a L5 hôpitaux et 53 centres de santé plus quelques cliniques privées et d'Etat, de même que des maternités où des traitements à I'ivermectine peuvent être effectués. tr y a 24 districts dans la zone de développement qui se partagent 24 véhicules tout-terrain et 200 mobylettes affectés aux 53 centres de santé. Iæ plan de dévolution du Ghana, auquel collaborent six ONG, a prévu l'intégration, dans ses activités l'éradication du ver de Guinée et le contrôle de la lèpre. 5.5. Rapport d'actiüté du Mali L équipe nationale dirigée par un médecin-coordonnateur depuis L985 comprend un médecin épidémiologiste, deux entomologistes, des hydrobiologistes et des techniciens entomologistes et hydrobiologistes. Læ Comité National de Lutte contre l'Onchocercose existe. Une évaluation épidémiologique a été faite dans 23 villages avec 6975 personnes où l'on a noté des taux de prévalence de 5,94Vo etZ,1,Vo respectivement, dans les bassins du Farako et du Banifing IV. Pour l'ivermectine, 41 formations sanitaires effectuent le traitement passif dans l'aire initiale de I'OCP. Sur 6200 comprimés liwés, 1010,5 ont été distribués et 678 sujets traités. I-es ressources mises à disposition sont celles du personnel de l'équipe nationale et des personnels de terrain. I-es véhicules des L9 centres de zone de dévolution sont les moyens logistiques disponibles. Dans le cadre de l'intégration, rien n'a été fait concernant la lutte contre la trypanosomiase et la lutte contre la cécité. Aucune ONG n'est impliquée pour le moment dans la dévolution et la recherche du financement n'a apporté aucune réponse positive. 5.6. Rapoort d'activité du Niger L équipe nationale se compose d'un médecin-coordonnateur, d'un technicien entomologiste, de 5 Infirmiers Diplômés d'Etat (IDE) épidémiologistes. Iæ CNLO est à redynamiser. Læs résultats de l'évaluation épidémiologique confirment l'excellence de la situation. I^a plus forte prévalence n'a été que de 7,2Vo à Bangou-Kouaré alors qu'en 1977, dans ce même üllage, cette prévalence s'élevait à 68,5Vo. 7Chaque formation sanitaire a reçu L00 comprimés d'ivermectine. Iæ personnel des formations sanitaires fixes et les infrastructures étatiques ou privées sont utilisées pour la lutte contre l'onchocercose. Il en est de même des moyens logistiques. Le Programme de Lutte contre l'onchocercose est inlégré dans les progralnmes de Lutte contre la lèpre et le Programme élargi de Vaccination (PEV). Avec la mise à disposition des fonds US-AID, une collaboration s'instaurera entre l'équipe nationale et I'ONG Helen Keller International (HKI). 5.7. Rapport d'actiüté du Togo Une équipe nationale de lutte contre l'onchocercose existe. Elle est dirigée par un Coordonnateur national nommé en novembre 1990. I-a situation du CNLO est instable. Des missions d'évaluation épidémiologique et de distribution d'ivermectine ont été faibles en collaboration avec I'OCP. Dans le cadre de la formatioq 7 médecins et 21, irafirmiers ont été formés. I-a lutte contre l'onchocercose est intégrée aux activités de lutte contre les endémies comme la tuberculose et la lèpre. Aucune ONG ne participe au prograrnme de dévolution et aucune offre de financement n'a encore été obtenue. 6. RAPPORT D'ACTIVITE SUR L'EDUCATION POUR I-A SANTE EN MATIERE D'ONCHOCERCOSE LAdministrateur, chargé de la Communication et des Relations publiques a introduit ce point de I'ordre du jour. Il a invité les participants à procéder à une évaluation des actions et objectifs à atteindre discutés par le CNLO en L990 et à rendre compte de ce qui a pu être fait, de ce qui n'a pas été fait, avant de liwer leurs réflexions sur d'autres actiütés. Le sociologue de l'Office National d'Aménagement des Terroirs (ONAT), auteur d'une étude des populations installées dans les zones libérées du Burkina, a présenté les grandes lignes de son rapport et proposé trois grandes recortmandations. - informer et sensibiliser les populations, les agents responsables des services centraux, en matière d'onchocercose ; I - assurer la formation des responsables et intervenants dans le domaine de la santé, des élèves et étudiants, des enseignants etc... - veiller à une amélioration des rapports entre |OCP, les services nationaux et les populations en place. 6.1. Education pour la santé en matière d'onchocercose au Bénin Au Bénin, un Service Information, Education et Communication (IEC) existe au Ministère de la Santé publique avec un répondant dans chacun des six proünces. Les activités sont menées par les sous-secteurs de I'OCP en matière de sunreillance et d'identification des zones à risques et les Services techniques d'intervention (STI), les ex-Grandes endémies. Lr vecteur de l'onchocercose est enseigné dans les écoles primaires et les collèges d'enseignement général. Le Service IEC participe à l'élaboration de la grille des émissions de la "radio rurale" en langues nationales. Les grands canaux de communication (radios nationale et régionale, langues nationales, autorités politico-administratives, crieurs publics) sont mis à contribution. L'établissement de la carte épidémiologique est en cours. 6.2. Education oour la santé en matière d'onchocercose au Burkina Faso Au Burkina, une Direction chargée de l'Education pour la Santé et l'Assainissement (DESA) existe au Ministère de la Santé et de l'Action sociale. L identification et la surveillance des zones à risques sont entreprises par l'équipe nationale d'évaluation de même que les campagnes de traitement d'ivermectine. Aucune action spécifique d'éducation pour la santé en matière d'onchocercose n'est menée sur le terrain en dehors des informations données aux populations lors des séances d'évaluation et de traitement. L'OCP, en collaboration avec I'ONAT, a entrepris en awil-mai 1991. une campagne de sensibilisation-projection de films des zones assainies qui a touché quelque 10.000 personnes et qui se poursuiwa dans la zorre couverte par I'ONAT. 6.3. Education nour la santé en matière d'onchocercose en Côte d'Ivoire Il existe un Service national d'Education pour la Santé à l'Institut National de Santé publique (INSP) d'Abidjan. Uidentification et la surveillance des zones à risques ont été faites par I'OCP dans I'aire initiale. L équipe nationale participe depuis 20 mois en collaboration avec I'OCP à des campagnes d'évaluation épidémiologique et de traitement de masse. 9En 1991 la télévision ivoirienne a diffusé tous les jours pendant un mois, un élément de cinq minutes (entre 19H30 et 19H35) sur I'onchocercose. 6.4. Education pour la Santé en matière d'onchocercose au Ghana Au Ghana, 1es activités d'éducation pour la santé dans les zones libérées de l'onchocercose concernent essentiellement la formation du personnel, les aptitudes en matière de communication, le planning familial,l'onchocercose, la sida,la lèpre et le ver de Guinée. I-es éducateurs pour la santé utilisent autant que faire se peut l'approche du programme d'intégration pour coordonner toutes les activités des soins de santé primaires avec les structures gouvernementales, les départements ministériels et les ONG. Pour faire passer le message, on se sert des conférences, des discussions de groupes, de la radio, des chants, du théâtre et des films. I-es chefs, les élus locaux, les enseignants, les membres des Comités de défense de la Révolution (CDR) ont été très coopératifs dans l'organisation de campagnes d'éducation pour la santé. En prévision du démarrage prochain du Plan de dévolution, les campagnes d'éducation pour la santé orfi été étendues aux zones de Walewale, du Buissa et du District de Tumu qui furent des zones onchocerquiennes très affectées. 6.5. Education pour la Santé en matière d'onchocercose en Guinée La section Education pour la Santé relève de la Division Promotion pour la Santé. Les zones à risques sont identifiées et sous surveillance d'autant que le traitement antilarvaire continue. I* phénomène des migrations des onchocerquiens n'est pas éüdent. Iæs campagnes de traitement ont lieu. lJesquisse d'un livret sur l'onchocercose est déjà élaborée. I-a formation se fera avec l'appui de I'OCP. Des émissions ont été réalisêes avec les radios rurales de la Moyenne Guinée et de la Haute Guinée et des contacts entrepris avec les représentants de l'information à Conakry. Iæ Chef des Informations de I'OCP a participé à ces actions. A chacune de leurs sorties, les équipes nationales améliorent les connaissances des populations en matière d'onchocercose. 6.6. Education pour Ia santé en matière d'onchocercose en Guinée-Bissau La diffusion des messages en langues nationales et en créole, se poursuit. Iæ recyclage des agents de santé continue. 10 Iæs équipes nationales EPI et entomologiques contribuent à l'amélioration des connaissances des pofulations en matière d'onchocercose. 6.7. Education pour Ia santé en matière d'onchocercose au Mali Un Centre national d'Information, Education, Communication (IEC) a été créé au Ministère de la Santé publique. Les campagnes de traitement de masse ont permis de sensibilisation 307 üllages. Sont prévues : l'élaboration et la distribution de guides pour les agents de santé des zones onchocerquiennes, l'organisation d'ateliers de formation, la réalisation d'émissions radio-diffusées dans la station locale du Kayes, coeur administratif de l'extension ouest-Mali, la production et la diffusion de messages dans d'autres langues nationales parlées en zones onchocerquiennes. 6.8. Education pour la santé en matière d'onchocercose au Niger Il existe au Niger une structure centrale dénommée Direction de la Formation et de l'Education pour la Santé. S'agissant de l'onchocercose, l'antenne régionale d'information et d'éducation pour la Santé (ARIEPS) dispose d'un matériel audio-visuel. l-a carte épidémiologique a été rewe et corrigée. L'antenne régionale d'éducation pour la santé a préparé des liwets scolaires à l'intention des enseignants et des élèves de districts sanitaires situés en zoîe onchocerquienne. Un show télévisé de 20 minutes a été réalisé en novembre 1990 à Niamey avec la collaboration du Chef des Informations de I'OCP. Une émission radiodiffusée a été réalisée en langue nationale sur l'onchocercose et il est prévu que cette pratique soit poursuivie. Une fois par trimestre, I'ARIEPS, en collaboration avec l'équipe nationale, fait des tournées de sensibilisation dans les villages situés dans la zone onchocerquienne et projette à cette occasion des films documentaires sur l'onchocercose. On est entrain de traduire les commentaires de ces films en langue nationale. 6.9. Education pour la santé en matière d'onchocercose au Sénégal Depuis le 14ème CNLO, les activités de développement axées sur I'IEC ont été assignées au Bureau régional de l'Education pour la Santé de Tambacounda. 11 Un plan d'action a êté élaboré en collaboration avec la Région médicale. L objectif principal consiste à amener les populations à prendre conscience de l'onchocercose et de sa gravité que constitue la cécité. Stratégies et activités menées S'agissant de la Radio et de la presse écrite, le Bureau régional de I'EPS bénéficie d'une émission par semaine. Deux interviews (radio) au Coordonnateur délégué à Tambacounda ont été diffusées (en décembre L990 et mars 1991), une interview a été accordée à un correspondant du quotidien sénégalais "Le Soleil" à Tambacounda (en août 1990) et une table ronde a réuni au siège du journal "Le Soleil" à Dakar, en novembre L990, le Directeur du Programme, le Coordonnateur national, le Coordonnateur-délégté et le Chef des Informations de I'OCP. D'autres actiütés ont étê menées : il s'agit notamment de la tenue à Tambacounda (en féwier 1991) d'un Comité régional de Développement (CDR) sur la situation sanitaire de la région avec une note d'information sur l'onchocercose, des projections de films vidéo dans une vingtaine d'établissements scolaires de la région, de l'information-sensibilisation des Infirmiers-chefs de poste etc... 6.10. Education pour la santé en matière d'onchocercose en Sierra læone L'éducation pour la santé en matière d'onchocercose n'est pas une priorité dans les activités de l'Unité Education pour la Santé du Ministère de la Santé de Sierra I-eone. Selon les responsables de ce service, ce manque d'intérêt est lié à un problème de moyens matériels, de logistique, étant donné le maigre budget du département de la Santé. Malgré ces contraintes, l'équipe nationale de Lutte contre l'Onchocercose a mené un certain nombre d'activités en utilisant les canaux suivants : la Radio-diffusion nationale pour informer le public des problèmes liés à l'onchocercose, la diffusion de l'information sur le terrain, la projection de films et la tenue de conférences. 6.1"1. Education pour la santé en matière d'onchocercose au Togo L-e Togo dispose depuis L969 d'un Service National de l'Education pour la Santé. IJéquipe nationale et I'OCP apprennent aux Comités villageois de développement à identifier les simulies. 7. DISTRIBUTON DE L'IVERMECTINE 7.1. Ce chapitre concerne 5 pays de la zone d'extension ouest de I'OCP savoir: la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali, le Sénégal et la Sierra Lpone. t2 Le Chef de .l'Unité d'Evaluation épidémiologique (EPI) a rappelé que le traitement de massdla commencé en 1987 à Asubende (Ghana). Il a assuré la nécessité de répéter le traitement chaque année. I-es bienfaits du traitement à l'ivermectine, c'est- à-dire la regression des lésions oculaires oît êté notées chez les personnes ayant eu régulièrement2 à 3 cycles de traitement. Après le traitement de 260.000 personnes par I'OCP on ne peut plus douter de l'innocuité de f ivermectine. Pour sa part le coordonnateur EPI (Bamako) a précisé qu'en intensifiant la distribution de l'ivermectine par les formations sanitaires fixes on rendait en même temps ce médicament disponible et on maintenait tout en les renforçant les capacités de ces formations sanitaires à assurer une prestation correcte aux onchocerquiens. I1 ressort des exposés faits par les délégués de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Sénégal et de la Sierra l-eone que tout se déroule normalement. [,a situation dans les centres fixes pour chaque pays se présente comme suit: Guinée-Bissau I-es centres n'ont pas encore démarré bien que les comprimés soient mis en place. Ceci est dû aux difficultés de diagnostic par les agents. Guinée Centres fixes concernés Nombre de malades traités Comprimés distribués Mali (Extension ouest) Centres fixes concernés Nombre de malades traités Comprimés distribués Sénégal Centres fixes concernés Nombre de malades traités Comprimés distribués Sierra Iæone Centres fixes concernés Nombre de ;nalades traités Comprimés distribués t26 11839 16998,5 93 Lzt55 19769 29 540 777 49 36954 57925 Dans certains pays, les ONG interviennent dans la distribution. 13 7.2. Discussions Le Directeur du Programme a noté sa satisfaction pour le travail accompli en si peu de temps. Il a souligné qu'un allègement a étê, apporté à la méthodologie de distribution : les biopsies cutanées systématiques avant le traitement ne sont plus nécessaires en raison notamment de la transmission du sida ; l'enregistrement des données va être simplifié ; le paramètre poids (exigence d'une balance) ne doit plus être un obstacle car le médicament n'est pas toxique. Concernant la collaboration avec les ONG, le Directeur de |OCP a notamment souhaité que celles-ci disposent d'un budget conséquent et qu'elles s'engagent à collaborer pendant 5 ans. 8. INVENTAIRE DES INFRASTRUCTURES ET MATERIELS Cet exercice, selon le Chef de l'Unité de Dévolution, permet aux agents de connaitre à tout moment la situation des infrastructures et du matériel mis à disposition. Ce inventaire doit être régulièrement mis à jour. Le Directeur du Programme a insisté sur f importance qu'accordent à cet inventaire les bailleurs de fonds, certains bienfaiteurs, les membres du Comité Consultatif d'Experts et le Bureau régional OMS-AFRO. I-es délégués ont tous indiqué que la standardisation a êté adoptée dans leurs pays respectifs tant en ce qui concerne les infrastructures que les équipements. 9. QUESTIONS DIVERSES I-e Directeur du Programme a donné une importante information sur la consorrmation de f ivermectine depuis 1987 et qui se chiffre à plus de 1.800.000 comprimés, ce qui est une première mondiale dans l'utilisation d'un médicament. L'onchocercose de forêt a été discutée et fera l'objet d'une concertation entre la Côte d'Ivoire, le Ghana et I'OCP. 10. DATE DE I-A 16ème SESSION I-a date de la 16ème session des CNLO a été furée du 1.9 at 21 mal 1991..

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Document type Technical Documents
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Source World Health Organization