Bureau regional de l'OMS
pour la Mediterranee orientale
1968. 69
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE
BUREAU REGIONAL DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE
RAPPORT ANNUEL
du
DIRECTEUR REGIONAL
a la
DIX-NEWIEME SESSION DU COMITE REGIONAL
ler j uillet 1968 - 30 juin 1969
EI.ffi0/69/725
EM/RC19/2
TABLE DES MATIERES
illTROOOCTION • • • • • • • • • • •
COMITE REGI-ONAL DE -LA rv.FDITERRANEE ORIENTALE DIX-HUITIEME SESSION •••••••••
PREMIERE PARTIE - APERCU GENERAL '
I SERVICES CONSULTATIFS -E'l' TECHNIQUES
1. ENSEIGNEMENT ET FORMATION .PROFESSIONNELLE
Enseignement medical •• Bourses d'etudes -•••
2. ERADICATION DU PALUDISME
Etat d 'avancement de l'eradication du paludisme - Evolution generale ••••••••••••••••• Formation professi onnelle et bourses. d ' etudes • . •• Personnel et financement ••••••••••• Probiemes techniques et travaux de recherches Coordination .1:-'erspecti ves d. 'avenir
3. MALADIES TRANSMISS!BLES
. . . . . . . .
EM;RC19/2 page i
3
21
23 28
30 33 35 37 40 43
Ma.iadies a virus · (Variole - Ophtalmies · transmi$sibles - Fievre jaune ). . . . . . . . . . . . • • . . . • • . 46 Ma.iadies ba.cteriennes (Tuberculose - · Lepre - Gastrb- enterite - Meningite cerebro~spinale - Chole~a). 54 Maladies parasi t a.ires (Schistosomiase ) • • • 60 Surveillance epidemiologique. • • • • • • • • • 62 Hygiene des viandes • • • • • • • • • • • • • • • • 63
4. SERVICES DE SANTE PUBLIQUE
Administ ration de la sante publique lGenerali t es - Sante rurale). • • • • • • • ••• iaboratoires de sante publique ••• Soins infirmiers. • • • • • • Education sanitaire • • • • • • •••• • ••• Hygiene de· la inaterni t e et de 1 ' enfance • • • • Pharmacie et depots de fournitures medi<;:ales •••• Statistiques ctemographiques et sanitaires •••••
64 70 74 76 8o 82 84
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5. PROTECTION El' PROMOTION PE LA SANTE
Lutte contre le cancer. Radiations et sante Nutr1.l,1.on Medecine du travail R.ea.dapta ti on •
·•
6. HYGIENE 00 MILIEU ET APPROVISIOONEMFlJT FUBLIC EN EAU •
II
III
mFORMATION.
AI:MINISTRATION ET FINANCES
Generali.tes • . . .• Personne.l • • . • Budget et finances Fournitures et materiel
.• .. . . . .
medicaux
DEUXI™E PARTIE LISTE DES PROJETS
INTRODUCTION.
Chypre Ethiopie Terri tofre fra:n~ais ·ctes Afars et d.es Issas Iran Iraq Isra.e1. J ordanie Kowert Liban. Libye. Pakistan Qatar. Ar abi e Saoudite . Somalie • Republique populaire du Yemen du Sud Soudan Republique Arabe Syrienne . Tunisie. Republique Arabe Unie Republique Arabe du Yemen. Projets Inter~Pays Projet Interregi onal
ANNEXE - Accor ds signes entre l e ler juillet 1968 et le 30 juiu 1969
86 88 92 95 96
102
107 108 110 111
114
115 116 125 126 135 143 147 153 154 158 171 1~6 188 193 200 203 215 223 229 239 243 263
I N T R O D U C T I O N
UJ UUIHUU! m mmuuu
I ffl 1nnnmn m tnmntm
I m nnnnnn r.: nmun,,,
18e SESSION DU COMITE REG IO NAL DE L 'O MS
Ill UiUHUh ! II, tU.Udt.m Ill uuu.uuu '"' Cfl a lJl,~SiilltS
I I f nmnr,,n m nnn.uuu m tililiiitiiiliiil
I -I "-iUUhu m unnntnmn
Un groupe de rcpresencancs a la session du Sous-Cornice A du Corn ice regioral de 1"0:1S ;'i Niccs ie, en compagnie du President de la Rcpub!iq ue . La session eta it pres idee par le Dr V. Vass ilopoulos, Direcceur general de la Sance ( C hy pre ) . Le Dr Morshed, Sous-Secrcta ire d 'Ecac ( Iran ) et le Dr A. Nabilsi, Sous-Se-:recaire d"Etac l]o rdanieJ etaicnc Vice-Presidents.
(A droicc) S.E. le Dr Abdc Sallam, Ministre de la Sani publique (RAU~. a vis iti pro jet di! lutte cen tre schistosomiase mis e n oe1 vre dans la Province de Behera avec le concou de 1·OMS. On le voit i s'en t r etenan t avec Dr A. H. Taba, Directe1 regional de I OMS, et d ive experts .. ffectes au proje
(A gauche) Photographic avec S.M. I. l'Empereur HaY1 Selassie. les participants a Col loque sur les Problem, de l'Alimentation pendar le Sevrage, organise avec I concours de l'OMS a Add Abeba, du 3 au 15 mars 196'
D'eminents ped1at res n ucrition n istes origi na i n de 14 pays ont part1c1~ au colloque d'Addis Abeb:
(A droite ) Un col loque su la Pollution de l'Air s'ei ten u a Teheran du 21 a 29 avr i I 1969, sous le ausp ices de l'OM S. Mede cins , ingenieurs sani tai rc e t special istes de la sant publiq ue de 11 pays y or part ici pe.
)NFERENCES REGIONALES
( 1968/69)
D'eminents ad ministrateurs de sante publique venus de 19 pays one participe au colloque sur les Services de Sance dans les Zones rurales, convoque ,) Tunis du 7 au 16 octcbre 1968. Les part1c1pants fi gurcnt ici avec S E. M. Hedi Khefacha, Ministre tunisien de la Sance.
(A droite) S.E. M. O mar Jaouda, Ministre de la Sance publ ique (Libye), inaugurant !'Ecole de Soins infirmiers de Benghazi.
Les doyens de faculces de me::lccinc d'lr:in. d'lrak, du Libn. de Libye, di.: Pakist~n . du S:,; ucan . de Syrie, de lun is1e, de Turquic et de Re publ iq Jc . .A.rab~ Unie one partic1pc a la Reunion du Groupe special su- l'Enseig r, ement medical. ccnue a Khartoum cu 9 au 13 decen bre 1968, sous lcs 3Uspices de l'OMS. Les part icipan ts sont photo graphies en corr,pagnie du Prcs1dcrt ce la Re pub ii que alors en foncticn ct de l'ancirn Ministre de la Sance.
INTRODUCTION
En iuillet 1969. notre Bureau reaional est arrive au terme de sa
vingtieme annee d'activite~ Le moment semble venu de faire le bila.n
des realisations et des progres accomplis pat< rapport aux obstacles ren
contres. C'est aussi le moment d''evaluer les problemes encore non
resolus - dont beaucoup ont surgi au cours de nos entreprises de toutes
ces annees - sans nous bercer d'illusions quanta l'ampleur des tfches
qui nous attendent.
Les douze pays qui, en juillet 1949, ont cree ensemble notre "co
operative sanitaire" regionale, en ont depuis accJJej)]i neuf autres dans
leurs rangs. portant ainsi a vingt et un le nombre des membres de l'OMS
clans cette Region. !ls ont parcouru une longue route, jalonnee de luttes
epiques contre la. ma.la.die, avant d'atteindre le seuil de la cooperation in-
te rna tionale. Puis ils se sont associes pour lancer des projets de promo-
tion et de formation s,anitaires qui portent en eux la promesse d'elever
cette Region a un degre. superieur de bien-~tre. . En fa.it, les realisations
obtenues au cours d,es vingt dernieres annees .. et dans lesquelles l'OMS.a
bien souvent sa part - temoignent de la. capacite de notre Region a .aller de
l'avant.
* Plus de 600 projets comportant !'application de methodes scienti
fiques et de lutte modernes ont e te lances avec l'aide de l'OMS dans des
endroits percius aussi bien que dans des agglomerations populeuses de la.
Region; 10'2 sont ac:tuellement en cours d'operatie>ns et 119 a.utres au st'ade
de la. pla.nification; ils couvrent \ine large gamme d'activites, depuis la
lutte contre les maladies tra:nsmissibles des leuts premieres manifesta
tions jusqu'A des etudes sur les dangers nouveau~ que !'industrialisation
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fait peser sur la sante.
Les 120 projets inter-pays patronne s par l'OMS ont permis d'im-
menses realisations au cours des vingt dernie res annees. Us se sont re-
veles d'excellents moyens d'obtenir une coordination des activites et une
cooperation etroite e nti-e les services sanitaires nationaux de la Region.
De meme, les 220 projets interregionaux qui consistaient pour la plupart
en cours et seminaires nous ont fourni les donnees necessaires pour
aborder nos divers problemes sanitaires sous une optique plus precise
et selon une demarche mieux construite.
En verite, du fai t de l' evolution des besoins et des priorites dans
les pays qui traversent des periodes de profonds bouleversements sociaux
et economiques, !'Organisation a modifie son programme et l'a peu a peu
oriente dans de multiples directions.
*
Quand il ya vingt ans !'Organisation a commence a aider les pays
membres, certains d I entre eux demarraient pratiquement a· zero, parve'-
nant a peine a Ta.ire fac e a leurs problemes les phis ·pi'essants. D'autres
possedaient deja un heritage d'etablissements de sante publique, ma'is
ceux-ci etaient cependant loin de suffire aux besoins. La plupart ·des
pays etaient aux prises avec quantite de problemes d ' environnement vieux
comme le monde et tout aussi rebelles, qu'il fallait en general attaquer a la rac1ne.
~es m .oyens techniques etaient modestes, le personnel medic.al
rare. et-les co~naissances sur les manifestations locales des maladi.es,
in~l,lffisante s. Nos premiers projets d'action sanita_ire. ont. surtout consis-
teen. un exercice t1ans l'art du possible; on a vu des conseillers de l'OMS
s'efforcer d'introduire un embryon de technologie 13,daptee a cette situation
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deiicate et elaborer des methodes compatibles avec les besoins, les objec
tifs et les ressources loca-µx.
Certains de nos pr6Jets d'avant-garde ont veritablement ete ren
tables en ce qu'ils ont prepare le terrain pour une attaque concertee de la
rnaladie. Mais les projets complexes et de longue haleine qui constituent
aujourd'hui l'essentiel de notre travail, etaient encore au stade de la plani
fication, dans l'attente des donnees gr~ce auxquelles leurs possibilites de
realisation seraient determinees et de la formation d'un personnel suffi ..
sant pour les mener comme il se doit.
A rhesure que le temps passait - et que les pays progressaienf dans
!'edification de leur infrastructure de sante publique - la connaissance
approfondie et la complexite accrue des methodes de sante publique ont
permis de mieux apprecier la valeur d'une planification concomitante et
de preference a long terme des diverses activites. Les premiers efforts
fragmentaires deployes pour repondre aux besoins sanitaires les plus
urgents ont progressivement cede le pas a une demarche de sante publique
coordonnee, etroitemcnt integree dans le developpement socio-economique
general.
Autre t'endance significative a signaler: les planificateurs sani
taires prennent de plus en plus conscience de l'interet primordial que
presente l'investissement en ressources humaines.
L'estiinat1on des besoins en personnel se fonde essentiellement sur
les objectifs economiques et sociaux fixes par les planificateurs et sur les
hypotheses de produ.'ct'ivite sous-jacentes. Ainsi les planificateur~ deter
minent-ils la proj~ction des besoins en personnel sanitaire par section,
categorie profess'ibn.ne'Ile· et niveau d'instructfon •.
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La planification du personnel exige un controle et des ajustements
constants, tenant compte d'un nombre considerable d'hypotheses necessai
res si l'on veut etablir des projections raisonnables a long,_ moyen et court
terme.
Ces ajustements exigeront une comprehension globale de la quantite
et de' la qualite des services sanitaires envisages et du role qu'y joueront
les medecins et autres elements du personnel professionnel. En d'autres
termes, · les plans relatifs a la preparation des medecins et des autres
categories de personnel devraient etre conc;us de maniere a cadrer avec
les objectifs et priorites fix~s pour la solution des problemes sanitaires,
dans le contexte du plan national de developpement socio-economique~
Cette tendance s 'est peu a peu implantee clans la Region et quinze payR ont
elabore des plans dont les aape~ts sanitaires . sont detailles et complets.
* Le bilan des vingt dernieres annees reflate les efforts louabies
deployes, a titre individuel, par ies divers pays pour pallier ieur penurie
de personnel quaiifie. Vers la fin des annees quarante, bien peu posse
daient des ecoles de medecine, la plupart etant tributaires de facultes
etrangeres pour la formation de leurs medecins, Cette dependance a 11 egard d'etablissements etrangers d'enseignement existait -egale:rnent
pour uncertain nombre d'autres categories professionnelles.
Depuis' la situation s I est considerablement amelioree dans la
Region. Les ecoles de medecine sont ;passees de douze a trente-huit,
les ~coles de pharmacie de dix a dix-huit. les instituts dentaires de quatre
a nnzP., les ecoles d'infirmieres de dix a 144 et les ecoles et departements
de genie . sanitaire de deux a sept. Quantite d'a.utres etablisi:;ements de
formation professionnelle ont ete crees .pour preparer des travailleurs
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sanitaires auxiliaires - depui,s les assistants medicaux jusqu'aux sages
femmes de village,
Au cours des deux dernieres decennies, · 11effectif de personnel
medical et sartitaire de cette Region a pratiquement quadruple et en depit
d'une croissance demographique rapide, tous les pays ont reussi a elever
leur rapport medecin/population a 1/4 500 habitants, chiffre aujourd'hui
courant dans la Region, contre 1/10 000 habitants il y a vingt ans.
Ces progres ne nous permettent cependant pas de diminu.er nos
efforts le moins du monde. La plupart des. pays de la Mediterra.nee
orientale ont encore terriblement besoin de medecins - comme en temoigne
la large gamme sur laquelle s I etalent les rapports medecin/populaUon qui
vont, pour chaque medecin, de 400 habitants dans un pays a beaucoup plus
de 10 000, chiffre catastrophique atteint dans des pays qui abritent deux
tiers de la population de la Region. De plus, on note un grave desequi
libre dans la repartition des praticiens de medecine generale et des
specialistes, avec concentration tres nette dans les zones urbaines.
La penurie d'infirmieres qualifiees est tout aussi critique dans la
plupa.rt des pays, ou las rapports varient entre 1 000 et 20 000 habitants
par in£irmiere; de son cote, le manque de travailleurs auxiliaires qui
affecte de nombreuse.s categorie-s· de: personn~l sanitaire n' est pas moins
grave. Nos efforts d ' education, pour fructueux qu'ils aient ete, n'ont
que partiellement comble ces lacunes.
En attendant, la d~rnande de . soins medicaux devient de jour en
jour plus etendue et plus eci'asante, bien .souvent au .detriment de la pre
vention des maladies. Dans ce-:rtai_ns pays, elle e.st stimulee par la
pauvrete et la malnutrition, dans µ Jaut,r,es par, la richesse et le bien-~tre.
Elle augmente partout du fait que plus .nombreµx;.,sont ~es groupes de
EM/RC19/2 page 8
populations rurales longtemps laisses a l'abandon et qui demandent aujour-
d'hui une assistance medicale. Cette demande, encore accentuee par la
poussee demographique acceleree, impose un fardeau harassant aux ser
vices de sante dont la plupart n'ont pas encore suffisamment de personnel.
* Une evaluation de la situation sanitaire telle qu'elle se presente
actuellement dans les pays de la Region de la Mediterranfe orientale fait
ressortir que, meme si leur ampleur est digne d'eloges, les realisations
obtenues sur le plan educatif au cours des vingt derniares annees n'ont
pas ete suffisantes pour repondre aux besoins effectifs en medecins et
travailleurs de la sante publique.
Chaque annee, les trente-huit ecoles de medecine de la Region
produisent 3 200 medecins, mais il faudrait soixante ecoles de plus pour
satisfaire les besoins actuels, si l'on tient compte du rapport generale
ment admis comme minimum - une ecole de medecine par tranche de deux
ou trois millions d 'habitants. En outre, au cours des trente et quelques
annees a venir, il faudrait ajouter 160 autres ecoles a celles qui existent
deja si l'on veut que ce rapport se verifie en l'an 2 000, date a laquelle la
population de notre Region comptera vraisemblablement 500 millions de
personnes - soit exactement le double d'aujourd'hui.
Grace au realisme nouveau qui se fait jour parmi les dirigea.nts
sanitaires, de nouvelles methodes sont elaborees pour remedier a la penu-
rie de medecins. Etant donne que dans la plupart de.s pays de la Mediter-
:ranee . orientale, il faudra attendre au moins 11espace d'une generation
avant de-. pouvoir produire suf!isa.mment de medecins pour s'acquitte~ des
taches qui leur incombent par tradition, ce.s t~ches .doivent ~tre confiees . I •• •' '
a d'autres. J?,~<+_uc;oup d'activites, considerees comme ,relevant.·d~ la
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responlsabilite exclusive des medecins, peuvent fort bien etre menees par
des travailleurs auxiliaires, a condition qu'ils soient correctement formes
et surveilles. Dans bien des . secteurs eloignes, on fait done de plus en
plus-appel a des travailieurs des categories para-professionnelles.
*
Si l'on jette un regard en arriere sur nos efforts les plus notoires
en vue de former comme il convient les auxiliaires necessaires, il faut
reconnattre l'oeuvre considerable -accomplie. par des projets d'avant,.,garde
tels que le Centre de sante et d'enseignement sanitaire de Sana'a ou l'-Ecole
· de' sarite publique et Centre de formation professionnelle de . Gondar. Ces
deux projets ont ete mis en oeuvre pour preparer un noyau de travailleurs
para-professionnels bien formes dans des pays OU la penurie de personnel
sanitaire etait particulierement grave.
En off:ra:rit au Yemen ses premieres promotions d 1infirmieres
auxiliai'res, de techniciens de l'assainissement et de. techniciens .de labora
toire, ·le Centre de Sana'a a deja modifie de fac;on surprenante la vie des
populations locales. De son cote, mais sur une plus vaste ech:elle,
l' Ecole de Gondar a elle aussi apporte une contribution considerable aux
services sanitaires ethiopiens, depuis sa creation il ya quinze ans. Elle
a produi-t plus de 500 agents sanitaires, infirmfores des collectivites et
techniciens de l'assainissement, qui soot maintenant affectes :a quelque
soixante-dix centres de sante couvrant la totalite du pays.
Ce ne sont la que deux des nombreuses tentatives faites avec le
concours de l'OMS pour repondre a un besoin immerise et souvent ecra.sant
de personnel auxiliaire approprie. L'envoi d'assistants medicaux dans ·
les campagnes ethiopiennes et l'apparition d'infirmieres qua.1ifiees 'sur lee
hautes terres du Yemen sont des faits aussi significatifs que la maree
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montante des demandes d'entre e aux facultes de medecine qui deferle en
Iran, au Pakistan et en Republique Arabe Unie. Ils refl~tent les grands
courants nouveaux qui ont penetre les idees et la societe a mesure que les
g ouvernements s I effor~aient d' edifier leurs effectif s medicaux. et sani.
taires.
,:c
Une attention particuliere est actuellement donnee au probleme
clef de la formation medicale, et a ce propos les educateurs medicaux
prennent de plus en plus conscience de ce que les programmes d'enseigne
ment d9ivent etre adaptes aux conditions locales et que la medecine devrait
etre enseignee en fonction de la collectivite clans laquelle les etudiants
sont appeles a servir.
La question de savoir ou les medecins devraie nt etre formes pour
repondre aux besoins actuels est un sujet de grave preoccupation pour les
politiciens sanitaires. La formation a 11 etranger est de plus en plus
consideree comme une medaille a revers puisque de nombreux mededns
formes a 11etranger sont pratiquement perdus pour leurs p:ropres pays.
Cette hemorragie de medecins prend en fait des proportions effrayantes.
Elle ne peut qu'augmenter dans les annees a v enir a mains que les pays
interesses ne prennent des mesures approprie es pour y remedier. · Leurs
dirigeants sanitaires etudient done actuellement les voies et moyens d'ar-
r~ter cet exode des competences. Une partie au mains de la formation
medicale superieure devrait e tre assuree localement, plus pres de la
collectivite qui sera desservie et l'on considere generalement que l'offre
de meilleures possibilites de recherche a !' echelon local et de conditions
d'emploi plus avantageuses r eduirait cette perte de personnel medical.
EM/RC19/Z page 11
Les educateur_s rnedicaux mi_litent done fortement en faveur de la formation
des medecins sur place et notre Organisation encourage cette tendance.
*
La contribution de l'OMS au rnouvernent d 1education qui a anime
ces vir1gt dernieres annees a pris des formes aussi nombreuses que
variees: services consultatifs, affectation de professeurs a des etablisse
ments d'enseignement, formation de personnel enseignant gr~ce a _l'octroi
de bourses d'etudes, I?atronage de cours et de seminaires, etc. L'inter.~t
de l'_OMS pour, l'enseignement et la formation professionnelle 11a entrarbee
a acc,ordel," ,a, c_e , s~ct,eur une assistance plus importante qu'a tou~ autre et
se reflate dans les nombreux projets educatifs qu' elle a sout~n,v,,s a\1 cours
des vingt dernieres annees.
Un projet sur trois porte sur la formation professi'orineUe et tin
certain nombre de projets techniques dont l'objectif direct est autre com-
portent un element educatif important. L'orientation .constante de la
politique de l'OMS dans ce sens apparait clairement dans la liste actuelle
de ses postes d'affectation: sur les 275 elements du personnel sur le ter
rain employes par !'Organisation dans cette Region, il n'y en a pas moins
de 110 qui.occupent des postes d'enseignement.
Gr'A-ce a · s·on programme de bourses d'etudes, l'OMS contribue
aussi act:ivement 'a • donner au personnel enseignant des facultes de mede
cine, des ecoles de soins infirmiers et des ecoles de sante publique une
foi·mation superieure a l'etranger: l'annee derniere, soixante-douze
professeurs et enseignants de douze pays ont ameliore leurs connaissances
dans des domaines specialises grace a des bourses de l'OMS - nouveau
EM/RC19/2 page 12
progres accompli pour doter d'un personnel approprie nos ecoles d 1en
seignem·ent superieur en pleine expansion.
* Lors de la confer ence reunie en 1962 par l' OMS a Teheran - etape
marquante dans les efforts acha:·nes des pays de la Region pour engager
la formation medic ale clans la bonne voie - l' enseignement de la medecine
a ete considei-e sous un angle nouveau a la lumiere de la situation sani
taire telle qu'elle- se presentait alors clans la Region. • Les reunions qui
ont eu lieu par Ta suite a Alexandrie; a Bagdad et a Khartoum ont permis
d' evaluer les nfesures-pratiques prises par chaque pays pour produire des
medecins plus nombreux et rnieux fo!"rr.es, Elles ont aussi servi a la mise
au point de methodes rationnelles pour affronter le dilemme quarttite et
qualite deva_nt lequel les ecoles de medecine _de cette Region sont ~~ abois.
Ces reunions d' experts patronnees par l' OMS ont egalement prepare
la creation de !'Association des ecoles ,de medecine du Moyen-Orient, dont
la constitution a ete signee l'annee derniere a Khartoum par les doyens de .
trente-quatre facultes de m e decine de la Region; On s 'attend que cette
Association contribue b.eaucoup a instaurer une collaboration pl\lsh~troite
et des echanges de vues plus nombreux entre les diverses ecoles d~ mede
cine de ],a Region. Du fait du grand nombre de ses rnembres, el.le ne
manquera pas de stimuler entre experts un vaste mouvement d 'echanges
de vues fructueux sur les structures et les priorites de l'enseig,nement
medical, de prorn,ouvoir les echanges de pers9nnel enseignant et d'entre- . ' . . ' ; .
tenir des liens avec les associations professionnelles similaires du monde
entier.
On prevoit aussi pour plus avant clans l'annee la creation d'une
association d e s ecoles de sante publi".!_Ue de cette Region et des regions
EM/RC19/2 page 13
voisines. Une fois constitute, cet organisme devrait apporter un stimu-
lant considerable a l'enseignement et a !'action de sante publique dans son
sens le plus large, ainsi qu'a son adaptation aux problemes et besoins
sanltaires des collectivites.
* Le programme de bourses d'etudes de l'OMS, destine a grossir
les effectifs encore maigres du personnel des services de sante contribue
pour beaucoup a la progression de ce mouvement d'education. De trente
deux en 1949, le nombre des bourses allouees chaque annee est passe l'an
dernier a 495, ce qui porte a 4 416 le nombre total des bourses deja ac
cordees par l'OMS a des etudiants des .Etats Membres de cette Region.
Au cours des dix dernieres annees, 3 227 bourses d 1etudes ont
ete allouees, soit pres de trois fois autant que pendant la decennie prece-
dente. Partant du chiffre modeste de $113 000 en 1949~ !'Organisation a
augmente son allocation annuelle pour bourses d'etudes a tel point qu'en
1968, elle a depass e - si ·l 1on compte l'allocation au titre des fonds du
PNUD · - $I~ 5' million.
A mesure que le temps passait, les disciplines susceptibles de
faire 11ob.iet de bourses de l'OMS se sont, elles aussi, considerablement
diversifiees, passant d'un petit nombre de domaines fondamentati.Ji ·a toute
une gamme de plus de tre nte matieres differentes allant de 11anesthesio-
logie aux zoonoses. Cette proliferation de domaines d' etudes est sympto-
matique du besoin larg e ment ressenti de trouver des experts a m~me de
promouvoir la sante et les nouvelles branches de la medecine.
Autre tendance interessante - clans une Region ou la carriere attire
lea jeunes femme~· aussi bien que les hommes - le nombre croissant
EM/RC! 9/2 page 14
dJelements Jeminins parmi les boursiers de l'OMS (leur pourcentage est
passe de moins de cinq pour cent au debut des annees cinquante a plus de
vingt pour cent aujourd'hui). Cette entree en scene des femmes est
egalement apparente dans plusieurs facult e s de medecine ou elles repre
sentent maintenant jusqu'a quatorze pour cent de l'effectif total des
etudiants.
*
Les progres realises dans le r~glement des problemes sanitaires
de la Region sont naturelleme nt inegaux et les gains acquis . sont assombris
par les nouveaux dangers sanitaires qui accompagnent le developpement
economique et l' ~volution sociale rapides. Toutefois, alors que le mouve-
ment de cooperation lanc e par l'OMS d:::.ns la Region de la Mediterranee
orientale aborde sa troisieme decennie, la situation d'ensemble denote des
dispositions et des progres suffisants pour relever de nouveaux defis
sanitaires.
L.'eradication du paludisme va de l 'avant, en depit des obstacl.es
techniques et des difficultes administratives rencontrees. Le ,mouvement
d'eradication par etapes, e taye par une force active de 20 000 elements
professionnels et auxiliaires, protege maintenant une population est~mee
a 158 millions de personnes contre tout juste soixante-sept milliOilS il ya
seulement cinq ans. Le Moyen-Orient autrefois ravage par le paludisme
en est virtuellement debarrasse sur une zone qui s'etend de la Mediter-
ranee a Ja Gaspienne. Mais au moment ou elle approche de ses etapes
finales, la campagne d'~radication ne va pas sans a-coups et le paludisme
pourrait fort bien reappara'itre si la vigilance se relachait,
Le personnel epidemiologique experimente est peu nombreux et les
mesures prises pour repe rer les foyers residuels ou les cas importes sont
EM/RC19/2 page 1~
souvent insuffisantes; de plus, le travail d 1eradication est parfois ralenti
par la resistance .du mo\,lstique aux insecticides organochlores. Les
recherches entreprises pour trouver des methodes d.e . ren;1placement -
dont notamm,ent l 1utilisatiQn d I insecticides organophosphores - permettent
neanmoins d 1esperer fortement en la victoire sur les mou~tiques resis
tants des zones difficiles.
* Autre maladie dont 11eradication suscite des efforts coordonnes de
plus en plus importants: la variole. L'assistance de 110MS a ce pro
gramme est assez considerable, d'autant plus que d'importants foyers
d'endemie persistent encore dans certain.es parties de la Region. L'Orga
nisation recommande actuellement 11utilisation exclusive du vacdn lyo
philise et d 1importantes quantites en ont ete envoyees a plusieurs pays,
selon les besoins.
Pour faciliter le diagnostic de la variole en laboratoire - examen
extr~mement important dans les pays ou la maladie n 1est pas endemique -
on prepare en ce moment la crea_tion de laboratoires de reference. Apres
avoir rec;u une formation appropriee, les techniciens de laboratoire pour
ront s •acquitter des epreuves les plus importantes pour le diagnostic de
laboratoire · des cas suspects de variole (exa·men niicroscopique des frottis,
epreuve de precipitation sur gelose ·et identification· precise de la maladie·
par isolement du virus sur membrane chorio:..allantoitle d'embryon de
poulet). Quelques techniciens de laboratoire de pays de cette Region ont
deja ete •formes aces diverses techniques et de nouvea\,lx. cours 4e forma
tion sont envisages.
EM/RC19/2 page 16
Dans la plupart des pays de cette Region, le developpement des
laboratoires· a ~te relativement lent et aurait besoin d'une attention parti-
culiere. Les pr-ogres extraordinaires de la medecine moderne se sont
tradti.its par une demande sans cesse accrue d'epreuves essentielles au
diagnostic et d'un corps de methodes hautement specialisees pour les
enqu~tes de sante publique. Aujourd'hui, les complexites de la science
de laboratoire exigent -:in personnel formtS ayant des connaissances et une
habilete suffisantes pour proceder aux analyses compliquees qui sont
souvent synopymes de vie ou de mort pour les malades. En consequence,
le personnel technique reste naturellement le facteur essentiel du develop
pement des services de laboratoire.
Autre facteur important, la presence du materiel et des fournitures
necessaires. Les nouveaux instruments dont on dispose aujourd 'hui per ..
mettent une automation importante grace a laquelle il est non seulement
possible d'effectuer le travail avec une precision et une minutie egales ou
superieures a celles que l'on obtenait jusqu'ici au moyen des meilleures
techniques courantes, mais aussi d'economiser du personnel. Tout
laboratoire proc~dant a des titrages repetes et nombreux verra son travail
sim:plifie et son personnel libre de se consacrer a d'autres taches.
Il serait bon de souligner l'importance des animaux pour les en-
quetes et la recherche. Bien des etudes exigent aujourd'hui de grands
nombres d'animaux qui, dans certains cas, doivent appartenir a des
especes, des races et des genotypes sp~ciaux • .
La methodolog1e et les techrliques sont egalement essentielles aux
progres des laboratoires et il serait bon d'adopter comme rtormes gane
rales les techniques a la fois les plus simples et les plus sOres. La
methodologie nouvelle adoptee en relation avec les techniques de conserva
tion du sang reduit les risques et permet d'utiliser du sang a d'autres fins;
EM/RC19/Z page 17
on emploie en effet un .seul element du sang complet et les autres peuvent
etre conserves·pour ftre transfuses a des malades chez qui l'element en.
question ne .fait pas defaut,
La rigueur du controle biologique, notamment du conti'Ole des
vaccins, devrait ben~ficier d'une attention particuliere. Toute tentative
visant a 'garantir la qualite du travail d'un laboratoire doit comporter un
systeme· de contrOle de qualite associe a la reglementation administrative
qui permettra d'en corriger les defauts.
11 est fort probable que !'assistance de !'Organisation a la promo
tion des services de laboratoire se· developpera dans les annees a venir.
*
Gr~ce a 11arsenal de ses moyens de contr6le et d'as$istance scien
tifiques, l'OMS a apporte une contribution conside;rable a de nombr.eux
travaux de recherche destines a mieux lutter. cont;re les maladies. Divers
problemes de sante publique qu'il faut aborder a l' echelon international ont
ete,;etudies avec 11appui de l'OMS, qui a deja prSte son concours a. plus de
cinquante activites de recherche menees clans la Region. Dans le domaine
de la nutrition, la recherche appliquee a deja permis de faire des consta
tations fort utiles. Les troubles mentaux font actuellement l'objet d'une
evaluation dans leur contexte local. Les maladies de 11enfa:nce et de la
jeunesse sont combattues avec davantage de succes. La hitte contre les
maladies degene ratives, 'le diabete, Tes adections cardio-vasculaires et
le cancer se developpe progre ssivernerit. . La medecine des radiations va
de !'avant, avec toutes les possibilites qu'elle comporte. ·· Le calcul
electronique fait l'objet de reche rches, car ·n pourrait t'nener a une utili
sation plus efficace des donnees sanitai r es, du personnel et des ressources.
EM/RC19/2 page 18
Les "douleurs de croissance"dont souffrent les pays en proie· a ,un
besoih frenetique de modernisation de leurs structures economiques et
sociales, font egalement l'objet d'enquetes de plus en plus nombreuses
sur le plan medico-:social. Parmi ces lldouleu_rs", on peut citer la pollu-
tioi;i de l'air, du sol et de l'eau; !'industrialisation et les risques profes
sionnels. qu'elle comporte; !'urbanisation, avec la misere, la maladie et
l'inadaptation sociale qu'el,e risque d'entra1ner; l'eclatement de la vie
tribale et ses incidences sur la sante mantale •
. L '. industrialisation deplace des groupes considerables de populations
rur.ales v,ers les fourmilieres urbaines. La rencontre traumatisante de
la jeunesse rurale avec une structure urbaine nouvelle pour elle, ou
l'inadaptation des nomades sedentarises recemment a la vie urbaine et
aux activites industrielles, off rent deja des sujets de preoccupation aux
planificateurs sanitaires. Le rythme de 11 evolution est si rapide que dans
les zones en voie d'industrialisation, la vie de tous les jours a subi au .·
cours des deux dernieres decennies des modifications beaucoup plus pro-
fondes que tout au long des deux siecles precedents. Et 11 et endue de la
notion d'assistance medicale s 1 en est en consequence trouvee transformee.
*
Tandis que leurs problemes s 'accumulent, les pays de la Mediter
ranee orientale doivent ,;1.ussi faire face a une demographie galopante qui,
si elle se poursuit au rythme explosif d 'aujourd'hui, promet d'ajouter dans
les trente annees a venir quelque 250 millions de personnes a leurs multi-
tudes . actuelles. La tache qui les attend au moment ou ils arrivent a.u
terme de vingt ans d'ac.tion sanitaire concertee est ce.rtes tres lourde.
!ls devront continuer a renforcer leu.r potentiel medical pour pouvoir
repondre aux besoins sanitaircs extraordinaires - par le nombre et la
EM/RG19/2 page 19
qualite .:. de cette epoque d'explosion demogra.phique et de progres scienti
fique accelere.
Ces dernieres annees, l'OMS s'est done lancee dan~ de nouveaux
secteu,rs d'activite ou de recherche sanitaires pour lesquels il s .emblait -
et s'est ensuite avere - exister un stimulant approprie. . E:lle a penetre
des domaines jusqu'alors pratiquement inexplores dans cette Region,
procedant sans cesse a des reevaluations de son programme pou_r s'assurer
qu'il correspondait aux besoins du moment et restait suffisamment so~ple
pour pouvoir suivre 11evolution de la situation. Et tout au long des annee s,
!'Organisation a regulierement elargi la portee de son assistance a mesure
que de nouveaux problemes se faisaient jour.
Le programme de seminaires et de cours prevu pour la Region en
1969-1970 embrasse des themes varies, tels que pollution de l'air,
contr8le de la q~lite des substances pharmaceutiques, cytopathologie,
reproduction humaine et aspects sanitaires du "planning familial", viro
logie, planification sanitaire et organisation du personnel, readaptation
m6dicale, enseig~emeµt de la medecine, de la pharmacie et de la medecine
dentaire, ;eardiopathies coronariennes, lutte contre le cancer, . place a donner a la psychiatrie dans 1' enseignement medical et enfin problemes
sanitaires poses par une urbanisation rapide. Tous ces themes indiquent
la determination de l'OMS a faire face aux nouveaux besoins sanitaires qui
surgissent du fait de la progression rapide de ses Etats Membres regionaux
dans le courant de la vie moderne.
*
Dans les lignes qui precedent, j'ai essaye de passer en revue les
principaux traits de !'evolution sanitaire qui se produit clans la Region, en
insistant quelque peu sur la planification et la formation du personnel
EM/RC19/2 page 20
necessaire·. J .1ai aussi abo:rde. brie vement quelques-.unE;, des problemes
sanitaires que nous devrons affronter clans l'avenir.
Ni le temps ni l'espace n e me permette nt de m'etendre sur ces
di verses questions, . mais ce bref aper1ru et le corps du rapport qui. lui
fait suite serviront, je. l'espere, de point de depart pour une etude du
Comite regional et pour les di_scussi ons des representants des Etats
Membres. Je compte sur leurs avis e t leurs directives qui, j'en suis
sG.r, nous seront des plus utiles pour nos activites futures dans la Region.
Apres la mise au point definitive de ce Rapport, la V i ngt-deuxieme
Ass~mblee mondiale de la Sante a accede a la demande presentee par le
Gouvernement de 11Afghanistan en vue de son transfert a la Region OMS
de la Mediterranee orientale. Je tiens a souhaiter chaleureU:setnent la
bienvenue a ce nouveau Membre et suis convaincu que sa contribution a nos activit~s sera hautement profitable au programme d'action sanitaire
de la Region.
ET APES VERS LA SANTE Vingt ans d 'assistance OMS en Mediterranee orientale - une retrospective photographique.
Vers une prompte guerison ( Tunisie ).
Le porte•a-pon e de !:!! sailte: et ude de la siwatlon sat1 it2ire OM$ le m.:tt1n- de Calio l.!lb ( F
LE DIAGNOSTIC DES PROBLEM ES FONDAMENTAUX
Ces photos prises au debut des annees cinquante evo qucnt l'accion de l'OMS dans la phase preliminaire de l'c cude des besoins sanitaires de ses partenaires regio naux. Enqueces epidemiolo giques, examens collectifs et aucres investigations ont ainsi ouvert la voie a une attaq ue coherente cont re la maladie et aux programmP.s a long terme qui sent au- ._f jourd'hui de rcgle. ·-~
Depistage de la tuberculose (RAU).
Diagnostic des affections oculaires ( Soudan ).
De:ermination de l' indlce parasitaire paludeen (Iran ).
J (Iran )
( Tunisie) ( Souc
A, FORMA110N DES ADRES MEDICAUX
D'un cours d'anatom1e [a gauche) au travai I de laboratoi re et au stage :lini9ue (ci-dessous); du "suspens chirurgical" a la p rati9ue de l'obsce tri9ue ... Les futurs me decins de cetce Region doivent se preparer a faire face a toutes les situations en adaptant la moderne technologie med icale aux conditions locales.
--I I -
Cet assistant medical administre une injectrof'f7TT1tirabique dans son modeste dispensaire rural.
Ces assistants medicaux introduisent la rnedecine rnoderne jusque dans les secteurs isoles du Soudan.
L' AVANT-GARDE DES SOINS MEDICAUX
L'affectation, dans les sec teurs isoles et medicalement desheri tes, d'assistants medi caux dotes du bagage essentiel de connaissanccs, constitue une etape importance dans l'octroi de soins medicaux. Bon nombre de dispensaires ruraux sont maintenant con fies a de tels "auxiliaires", qui ont vite gagne la confiance des populations de pays comme l'Ethiopie et le Soudan.
Un assis tant medical propose des comprimes de sulfone au chef des cenobit es de Man daba, sur Jes rives du Lac Tana ( Ethiopie) Cet au tre auxil iai re proci:de a l'enre gistrement des malades venus sollici ter ses soins a l'hopital rural d' EI Obeid (Soudan) .
,,,
Sous le voile de la tradition comme sous le masque antisept ique, les femmes de cette Region apportent une cont, ibution decisive au progres sanltaire dans des domai nes aussi divers que !'hygiene materne lle et infan tile, la recherche medicale et la chirurgie
Introduction au diagnostic de laboratolre a la Faculte de Medecine de Teheran.
Cand idates au diplomc d'infi r miere ( Iran) et de medecin (RAU).
LA M ONT EE DES FEMMES
Symptome posit if la rgement observe dans cette Region: !'accession progressive de la femme aux carricres medicales et paramedi cales. Les registres de ces vingt dernieres annees mettent en evidence un nombre croissant d'etudian tes parmi !es titulaires de bourses OMS. La proper.ion de jeunes femmes , dans leurs rangs, a en effet aug mentc de 5 '/0 dans les annee: cinquante a plus de 2Q l
O aujou rd'h ui. Dans certaines
facultes de medecinc lcs femmes represe n te nt jusqu'i 14 '/o des effect ifs en etudiants.
• • ' .Ii. --
Seance de dissection au laboratoire d 'anatomie de la Facu lte de Medecine de Teheran.
NOUVELLES ARMES CONTRE
LA VARIOLE
La classique lancette est avancageusement rcmplacee par l'a iguille bifurquee, qui redu ic au dixieme les quan tlces de vaccin nccessaires , ou par le pistolet in jecceur, qui per met d' effeccuer 500 :\ 1000 vaccinations a l' heure.
La classique lancette.
L'a iguille bifurquee. Le pisto lec injecceur.
Production du vaccin : !'apparition de pust ules su r la membrane de l'oeuf injecte confirme l'activlte du vaccin.
NOUVEAUX ATOUTS CONTRE
LE TRACHOME
Des premiers essais de traitement collect if a l'au recmycine aux patien tes recherches d'onguents ame liores ou d'un vaccin - la lutte contre le trachome gagne en efficacite et en ampleur .
Les pommades antibiotiques gucrissent desormais d'i nnombrables enfancs.
Des prelevements oculaires sont envoyes par avion au laboratoire
ou les souches de virus isolees sont soumises :'t de patiences epreuves de sensibll ite aux antibio t iques (Tunisie).
Examen au microscope des frotcis de sang prelevcs sur les cas suspects.
Enregis trement des cas done le sang recefe des Farasites paludeens.
-~-------::=-.-::::-··-
Vers le prochain secteur operat ion nel.
PRELUDE AUNE VASTE ACTION
Retrospective des ef fort s de deux pays (I ran et Pakistan) resol ument engages dans l'frad ica tion du pal udisme. De !'identificat ion des para sites incr imi nes aux pa tientes etudes entomo logiq ues e t aux pulve risat ions systematiques d'i nsect1c ides, la metho do logie anti pal ud iq ue a gagne en coherence ct en efficacite.
Prelcvement de frottis sanguins au Pakistan.
risation d'insecc icide a effet remanenc
ontrole d'activite de l'inseccicide.
Migration saison niere dans le Sud-iranien.
LE PROBLEME DES NOMADES Au premier rang des problemes qu'affron tent les paludologues de cette Region figure le mouvement de mil lions de nomades, dent beaucoup echappent aux classiques pulveri ~ations d' insecticides. D'ou le recours a d'au tres methodes comme la dis1ribution de medi caments antipaludiques.
Dist ribution de medicaments anlipaludiques aux nomades somalis .
La premiere conference convoquce par l'OMS dar,s le cadre de son programme regional de rechcrche mcd icale: (Alexandrie, 1966; .
PLE!NS FEUX SUR LA RECHERCHE MEDICALE
Le programme de l'OMS dans cette Region reserve une pla ce croissante ;1 la rccherchc mcdiGle. Des maladies para• sitai res aux affections ~1 virus unc longue gamme de pro• blcmes retienncnt l'atcen tior des laboratoi rcs. Plus de cin quante activitcs de recherchc sont reai'sces avec l'a;:i pui dE l"OMS dans cette Region . Ce: documefltS en ill ustrent quel ques aspects .
Introd uction a IJ rccherche: le laboratoire ou l' tf tud iant acq uiert un espri t d' investigation.
Secteur pilote d'action contre la schistosomiase.
L'ctude de la schistosomiase porte notamment sur ses liens presumes avec le cancer de la vess ie (RAU).
Production de vaccins contre les affections a virus au Labo ratoire d'Agouza (RAU>.
(A droite)Controle des medica ments au Laboratoire de Sance publique de Teheran ( Iran).
.>ous la bombe au cobalt.
Colposcopie d'un cas suspect a l'lnstitut de Recherchc medicale d 'Alexandr ie.
L' ACTION CONT RE LE CANCER
Plusieurs pays de cctte Region se sont dotes d'i nstituts du cancer parfaicement equipes pour assurer le diag nostic et le tra itement d'une maladie, qui fait l'objet d'une attention croissante. C'est ce qu 'i llu, trent ces q uelq ues photos prises dans di vers services ant icancereux de !"Iran , du Soudan et de la Republique Ara be Un ie.
Rad iothcrapie d'un maladc au Ce ntre des Radiations et Isotopes de Khartoum.
(A gauche) Telecobaltotherapie a l' lnstitut du Cancer de Teheran . (Ci-dessus '1 L'autotechnicon est uti lise dans la preparation d 'cchantillons prclevcs sur des malades pour ctre examines au microscope
COMITE REGIONAL DE IJ\. MEDITERRANEE ORIENTALE
DIX-HUITIEME SESSION
EM/RC19/2 page 21
Le Sous-Comite A du Comite regional s'est reuni a Nicosie
(Chypre) du 20 au 23 aout 1968. Le Sous-Comite B n'a pas tenu de reunion,
le Gouvernement d'Israel ayant indique son intention de ne pas y partici~
per et aucun autre membre n'ayant formule le des i r d'y ass ister. 11 ne
restait done qu'a annuler la reunion.
Le Sous-Comite A reunissait les representants de seize Etata
Membres et deux Membres associes. Les Nations Unies, le Programme c1.es
Nations .Unies pour le developpernent , l e Fonds des Nations Unies pour l'En
fance et l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les
Refugies de Palestine etaient egalement representes, ainsi que quatre orga
nisations int ernationales non gouvernementales et intergouvernementales.
Le Projet de Programme et de Budget presente pour 1970 a ete
approuve en vue de sa transmission au Directeur general. Un budget de r ou
lement d 'un montant de 6 900 000 dollars est prevu , auquel il y a l ieu
d'ajouter une somme de plus de 2 500 000 dollars representant la contri
bution du .Programme des Nations Unies pour le devel oppement et celle de
certains gouvernements aux a ctivites amener au titre d 'accords sur l es
fonds en depot.
Lors de la discussion du Rappor t annuel du Directeur regional,
l'accent a porte sur l'impor tance des plans d'action sanitaire a l ong terme,
et la necessite de coordonner les activites sanitaires entre pays et Regions
limi t rophes; la creat i on de nouvelles ecol es de medecine dans la Region;
la constitution d'une Association des ecol es de medecine du Mayen-Orient et
d'une Associat i on des ecoles de sante publique de quatre Regions de l'OMS :
(AFRO, EMRO, SEARO et WPRO); l 'eradication du paludisme et de la variole;
la lutte contre la tuberculose et la va ccinat ion par l e ECG; le role des
services de laboratoire ; la protection contre l es rayonnements ionisants;
EM,IRC19/2 page 22
les problemes de nutrition et enfin les systemes d 1approvisionnement public
en eau. Trois autres ·poirrts· del'ordre du j our ·ont suscite un vif interet:
applications du traitement elect ronique des donnees a la sante publique et
aux services de soins medicaux; examens de sante et method.es utilises
pour le depistage des maladies chroniques non transmissibles et enfin,
l 1alimentation de l'enfant au moment du s evrage.
En collaboration avec l'UNH-JA, l 10MS a pu aider dans une certaine
mesure et selon les besoins, les pays_du Mayen-Orient qui avaient ete di
rectement touches par la crise de 1967 1 allegeant ainsi les problemes sani
taires poses par l es personnes deplacees.
L'attribution du prix de la Fondat ion Dr Shousha au Dr A. M.
Kamal (RAU), premier recipiendaire ,a ete a ccueillie avec satisfaction.
Les "Dangers resultant pour la sante de la contamination de den
rees alimentaires par des pesticides",tel a ete le theme choisi pour les
discussions techniques de la Dix-Septi eme Session a la suite des accidents
survenus en 1967 au Qatar et en Arabie Saoudite et ayant entraine la mart
de vingt-six personnes. Pour l es discussions techniques de 1969, le choix
du theme !'Examen de la formati on theorique et pratique donnee au personnel
infirmier pouy, repondre aux beso1ns de la Region" a et e confirme. I,e Sous
Comi te A a, en out r e , choisi l e theme suivant pour l es discussions techni
ques de 1970 "Problemes poses par l es principales zoonoses dans la Region
de la Medite rranee orientale11 , e t pour celles de 1971 "Les services de
medecine du travail face aux bes oins sanitaires des populations des pays
en voie de developpement".
Le Sous-Comite A a confirme sa deci s ion de tenir la Dix-Neuvieme
Session du Comit e r egional a Alexandr ie e t a a ccepte l es invitati9ns du
Liban et de la Tunisie pour l cs sessions de 1970 et 1971.
PREMIERE PARTIE
APERC U GENERAL '
I SERVICES CONSULTATIFS ET TECHNIQUES
1. ENSEIGN.EIVIENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE
ENSEIGNEMENT MEDICAL
EM/RC19/2 page 23
Les activi tes ues t inees a devel opper et r enforcer l' enseignement
de la medecine demeurent un element i mportant du programme general de
l'OMS en matiere d' enseignement ct de forma t i on prof essionnelle . Elle s
sont la reponse au voeu exprime par tousles pays de la Region de part ici
per a l' emulation engendree par la revolution qui bouleverse a ctuellement
les sciences medicales et les domaines apparentes, e t de s'ada pter aux
imperatifs du progres social pour faire face aux besoins d'une population
en plein essor.
Ces dernieres annees , les pays ont fait preuve d'un interet
croissant d'abord pour l' expansi on des etablissements d' enseignement medi
cal ou la creation de nouvelles ecoles - pleinement conscients des avanta
ges qu'il ya a former l es medecins dans l eur milieu habituel - et ensuite
pour l es moyens d'obtenir plus rapidement un e ffectif plus nombreux de
personnel sanitaire a meme de repondre a l eurs besoins e t de s'adapter aux
derniers progres de la connaissance .
On compte act uellement dans la Regi on trente-huit facultes et
ecoles cte medecine dont une - celle d'Alep - a ete inauguree e t a ouvert
ses portes a un premier groupe d'etudiants en 1968. Deux nouvelles ecoles
doivent etre creees, l'une au Koweit et l'autre en Libye .
L'OMS a prete aces diverses a ctivites une assistance qui a pris
des formes variees: envoi de consultants et d' enseignants, attribution de
bourses d 'etudes po_ur la preparation d ' !1omol.ogues nationaux et expedition
de fournitures et de materiel d'enseignement.
EM/RC19/2 page 24
Au cours de_ .la periode c.onsideree , .vingt consul t an t s a court
terme ont ete envoyes dans divers pays pour donner des avis autorises a propos de domaines vari es , dont notamment l' enseignement de la medecine
(Reunion du Group2 special sur l ' enseignen;ent medical). Un Groupe consul
tatif d.e l 'OMS sur l ' cnseignement □edi cal s ' e s t r endu en Libye - au pr:emier
trimestre de 1968, afin d 'etudier l es possi bi lites Ll 1 y crcer une ecolc de
medecine. De meme , une equip<:: OMS cie consultan t s est allee au Kowei't dans
un but identique au cours du deuxieme semestre de l'annec . Les recommanda
tions fornrulees a la sui t e de ces visit es etaient f a vorables a la creation
d'ecoles de medecine dans ces deux pays.
Des enseignants ont ete mis a la disposition des ecol es deja ou
vertes pour aider a creer· des sections dans les disciplines correspondan
tes, contribuer a l'organisation de 1 1enseignement et de la recherche, et
participer a la preparation et a l' orientation des homologues nationaux.
Onze professeurs sont ainsi restes en fonctions pendant toute l'annee dans
six facultes ou ecoles de medecinc d 'Ethiopie, d 'Iran, du Pakistan , de
Republique Arabe Syrienne , du Soudan et de Tunisie .
Des fourni tures et du materiel d' enseignernent d 'une valeur de
$ EUA 113 306, ont ete procures aux ecoles de medecine de quinze pays.
En outre, certains pays ont eu r ecours au fonds de roulement pour obtenir
- contre remboursemcnt en monnaie l ocale - des fournitures et du materiel
d'enseignernent d'une valeur de$ 333 398.
L'attribution de bourses d 1 etudes des tinees a faciliter la forma
tion a l'etranger de personnel en.seignant pour les diverses ecoles, conti
nue a beneficier d'une large priorite. En 1968, soixantc-douze bourses
ont ainsi ete octroyees pour etudes cl.ans divers domaines, tels ·· que bacte
ri ologie, biochimie, pediatrie, pathologie, physiologie, anatomie, soins
infirmiers et autres sciences ~edicales et apparentees. Ces bourses ont
ete attribuees de la fa~on suivante: Ethiopie 1, Iran 21, Iraq 8, IsrM~ 2 ,
EM/RC19/2 page 25
Li ban 1, 'Pa.kistan 8·, Soudan 7, Republique .Arabe Syrierme 7, Tunisie 3
et Republique Arabe Unie 14.
Le deuxicme s crnestre a ete marque par deux evenements importants
en matiere d'enseignement et de formation professionnelle.
Un symposium a eu lieu a la Faculte de Medecine de Teheran; a
cette occasion, du materiel audio-visuel a ete presente ct les progres
realises par la technologie audio-visuelle et la methodologie de l'ensei
gnement dans leurs rapports avec 1 1enseignement de la medecine ont ete
examines par deux experts du Centre national audio-visuel d'Atlanta (EUA),
dont l'OMS avait pu s'assurcr le concours. Plusieurs professeurs de la
Region ont pris part ace symposium.
Le Groupe special sur l' enseignement medical s'est reuni du
9 au 13 decembre 1968 a Khartoum (Soudan). Cette reunion etai t la suite
logique des reunions precedentes sur l'enseignement medical, organisees
par le fureau regional en 1962, a Teheran, en 1963 et 1966 a Alexandrie,
et en 1967, a Bagdad; son objectif consistait a faire le point de l'evo
lution de l 1enseignement medical dans la Region en vue de son amelioration
et de sa promotion futures. Trente-quatre ecoles de medecine y ont pris
part, representant dix pays: Iran, Iraq, Liban, Libye, Pakistan, Soudan,
Republique Arabe Syricnne, Tunisie , 'fu.rquie et Republique Arabe Unie. Un
groupe special de conseillers ont ete r ecrutes a titre temporaire (consul
ta~ts) pour contribuer aux activites et aux discussions. Cette reunion a
perrnis des discussions inter-pays, la confrontation des idees de tousles
participants sur l'enseignement medical en general, et enfin - point prio
ritaire de 1 1ordre du jour - la creation d 'une Association des ecoles de
medecine du Mayen-Ori ent. La Constitution de l'Association a ete signee
par tousles doyens et representant s des ecoles de medecine qui ont pris
part a la reunion. L'OMS continuera a encourager ~e develop~ment de cette
EM/RC19/2 page 26
Association qui doit aider a det.erminer l es. domaines .auxquels l 'OMS pour
rai t preter assistance et dans l esquels unc a ction opti :nale pourrai t
etre exercee, avec l es ressources limitees inscrites a son budget.
Au cours de l'annee, l'attent i on a egalement porte sur la ques
tio~ de l'echange de prof esseurs entre ecoles de medecine. D'importants
echanges de correspondance ont eu lieu a vec toutes les facultes et ecoles
de medecine, l es ecoles de sante publique ainsi que l es gouvernements des
pays dont dependent ces ecoles, afin qu 'un professeur de chaque ecole soit
designe pour .participer aces echanges, aux frais de l'OMS. Les reponses
rec;ues ont temoi gne du vif interet des ecoles de medecine pour ce projet.
Ia formation de personnel sanitaire auxiliaire de tous niveaux
continue a prendre de l'importance e t a jouer un role construct if dans de
nombreux pays de la Regi on. Elle permet d'obtenir divers es cat egories de
personnel, depuis les simples "travailleurs qualifies", qui pretent l eur
concours a des ~r ocessus de diagnostic, de soins ou de prevention , jus
qu'aux auxiliaires des grades les plus eleves dont la formation prend dans
bien des cas la forme de cours professionnels simplifies et ~breges. Les
auxiliaires rendent des s er'1ices i nestimables dans l e s services sanita.ires
organises, car i l s constituent une source o ' effectifs sanitaires a meme
de developper e t de renforcer l es programmes nationaux d 1a ction sanitaire
tout comme d 'assurer le fonctionnement rle s s ervices, notamment dans l es
zones rurales. Les auxiliaires medi caux sont egal ement utiles en ce sens
qu'ils permettent au medecin diplome d 'elargir son champ d 'act ion et de
consacrer davantage de temps a la recherche et a des taches plus complexes.
Ce type de f ormation a retenu l 1attent ion et beneficie de l 1a ppui
de l'Organisation qui, a·1a ciema.ncle des gouvernements, a envoye des experts
a long et a court terme pour r e pondre aux besoins l es plus urgent s de nom
breux pays. En outre , l e programme de bourses d ' etudes est de plus en
plus largement ouvert aux gouve rnements pour permettre a des candi dats
EM/RC19/2 page 7(
prometteurs - notamment homologues et enseignants nationaux aff.ectes .a
des projets soutenus par l' OMS - de recevoir une formati on plus poussee a l 'etranger.
Un consultant a court terme a ete envoye en 1968 dans quatre
pays (Ethiopie , Libye, Arabie Saoudite et Somalie ) pour visi t er les lieux
des projets beneficiant de l'assistance de l'OMS et evaluer leurs activites.
Ce consultant s'est egalement 'r endu en Republique populaire du Yemen du
Sud. Ila ensuite formule des recomrnandat ions utiles.
L'accent accorde a la formation professionnelle d'auxiliaires
de medecine preventive dans ·1e cadre du projet Somalie 0008 a ete report e
sur la formation d 'auxiliaires de medecine curative.
Les dernieres dispositions ont ete prises en vue d'un nouveau
projet (EMRO 0141) au titre duquel des auxiliaires dentaires seront for
mes au Soudan. Le premier cours - qui porte sur deux ans - a commence en
avril 1969. Outre les etudiants soudanais inscrits a ce cours, on comp
tait cinq boursiers OMS venus du Yemen du Sud et du Yemen.
L'enseignement postuniversi t aire de la sante publique continue
a beneficier de l'assistance et des encouragements de l ' Organisation, dont
les effort s visent surtout a la promotion des ecol es de sante publique.
Celles-ci sont actuellement au nombre de cinq, r cpa.rti es en Iran, au Liban,
au Pakistan e t en Republique Arabe Unie .
Un inter e t croissant se manifeste a l' egard de l 'amenagement de
centres et d 'instituts destines a l'enseignement medical postuniversit aire
specialise dans l es divers domaines de la medecine clinique et destine a former un nombre suffisant de specialist es pour les programmes de s oins
medicaux mis en oeuvre dans ces pays, a insi qu'a preparer des pr of esseurs
et des instructeurs de diverses discipl i nes.
Une assistance a ete pretee aces ecol es sous forme de pers onnel
enseignant - consultants - ainsi que de materiel et de fournitures .
~/RC19/2 page 2.8
BOURSES D'E'TUDES
Il n'est guer e besoin de souligner l'importance du role que les
bourses d'etudes continuent a J ouer en t ant qu' el ements du programme d'en
s e ignement et de forma tion pr of essionnelle applique dans la Regi on. Cela
est du dans une large mesure a l' interet croissant que l e s gouvernements
attachent a leurs programmes e t a la confiance engendree par les succes
de nombreuses bourses d' etudes anterieures , qui ont aide a la mise au
point et au r enf orcemen~ des services nationaux de sante des Etats Membres.
La demande de bourses d 'etudes suit une progression ascendante
dans la Region; au cours de l'annee ecoul ee , l e nombre d 'attributions a
ete de 493, centre 457 en 1967, et l es f onds engages en 1968 ont atteint
la somme de S 1 SG6 901, contre $ 1 314 664 en 1957.
Cette augmentation s pecta culai re revele que de nombreux pays
prennent de plus en plus conscience de la necessite de disposer d 1un per
sonnel sanitaire ,medical e t auxil i aire qualifie pour les aider a resoudre
les problemes que pose la penurie d'effectifs sanitaires. La r epartit ion
generale des bourses par ca t egorie , selon la duree et le l ieu des et udes
apparait en general i dentique a celle des annees anterieur es et l'on s' en
est tenu au principe qui consiste a r ecourir au ma.xirrrum aux possibilites
de formation existant dans la Region. Pres de 38% de ces bourses portent
sur une annee OU plus et s ont destinees a des etudes superieures a 1 1etran-
ger.
Le nombre de bourses accordecs sous l e titre "Organisation et
services sanitaires" figure en tete du programme et represente a lui seul
pres de 44% du t otal des attributions . Les bourses destinees a des etudes
de medecine et de sciences cliniques OU medicales de base Se chiffrent a quatre- vingt- o.ix-neuf; enfin , trente-neuf bourses ont ete octroyees p-::mdant
l'annee pour de~ etudes universita ires .
:· IOUHE l
, . NOMBRE DE BOURSES D'ETUDES ATTRIBUEES PAR L'OMS (EMRO)
1S49 - 1968 (PROLO NG,\'r" :) NS NON COMPRISES )
1949 - 5:3 }.9 54 - 5'3 .t J'YJ-65 - !
TOTAL PAYS MOYENNE HQYEli!-lE l·l•JYEtW:~ l 'i64 1965 19!:6 I 1967 1968 1949 - 196:
ta ;;IH.'TN " - ~ - - - - . - 2 ;,
CHYPRE l - ~ (\ l :1 ..,
11 I 1?. 2/; 124 ETHIOPIE u 5 7~· ') 1-: 9 2·) lo 165 .... -~ IRAN 17 26 ?6 29 •8 54 I 42 40 552 IRAQ a ' n , 7 24 Hl 2 't 41 ~7 325 ISRAEL 8 8 11 7 7 } 'j )5 14 190 J ·:::RDANIE ?. 5 16 l '-. , 19 35 33 29 246 KOWEIT b - - 1 5 2 7 5 14 40 T.T P. i 11 7 12 ' 1 7 , ' 12 16 n 21A
L!BY'E 2 6 7 {, , :" R ;,;, l c; 1 ~ A
PAKISTAN 1c, 8 2H 42 29 35 29 30 398 QATAR C - - - 2 ~ 6 6 5 19 f, SAOUDITE 2 3 12 3 I! 7 20 15 1J8 SQMU,TF. - 4 j 7 16 ] ' JC 24 14 J At;
'?'E""'N DU 'tr - - l 1 2 10 6 26 50 GOUDAN 3 12 25 19 27 ~ 35 'HJ 364
l!u'. SYRIEHNE 7 12 n 15 18 V, 3/J ,6 297 TUNISTF. d - P, lA 8 1 f, 1Q 25 19 216 R. A u 13 2 c; ? ? 51 26 ~c; 54 <;8 'i,7 YEMEN - 4 15 6 18 '59 22 )6 212 T 0 T A L 90 • 148 • 259 • 275 274 1+29 457 493 4416
a MEMBRE DE L' 0MS DEP~IS 1968
400 0 MEMBRE DE L ' Of.IS DEPUIS 1960
• LES cHI?cR::':S E'iANT ARROM:)IS A L'UN!TE, LE TOTAL PEUT NE PAS CORRESPONDRE A
Q
~ 200 ti)
n:: ::, 0 IIl
~ w c:; 100 ~ 0 .c
0
c ME111!3RE DE L'OMS D~F~IS 1964 d RATTACliEE AU BUREAU REG IONAL
DE LA MEDI TERRA!iE!:: ..:ilHNTALE
EN 1956
l91l-9 -l95} *
LA scn-m DE ti; COLO NNE
1959 -1963 4
* MOYENNES ETABLIES f'l..?. ':'RA!:ChE DE CINQ ,;;::o 1964-1968 •
FIG tff:E 2
, , NOMBRE DE BOURSES D' ETUDES AT TRIBUEES OE 1949 A 19 68
I
( PAR DOM AINE D' E TU DES)
0 50 lOC 200 <'50 30() 450 500
I ORGAN ISATION E~ SERVICES S4N!1A! FES - ~ - - . . . --- . . - . . . - . . . . . . . . . . . . . . -. . . . . . . . - . . -. - . . . . . ·~· . . ...............•..................... ·-· -·-·-· -· .. ·-·~·-·. ' ...... ·• ............................ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Soir. s 1nf1~m1e ~s • •n• ■■■ a ■■■■■■■ a ■■■■■■■■■ 8 ■ ■ ■ . ---- - - . - . . . - . . . . . . - . . . . . . . . Assa i n!.sse;nen~
· ·················-·····=·=•:•.•-· -·-·-·.·.······· Hygi ene de l;, mate:-nlte et ::l e l ' en! anc ,: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . St a tl s t1ques san1ta1res
Sante ment a l e . . . . . . - - -. . . . . . . . ~ideclne du t ravai l Educat i on sJnit~lre
?.e:..daptation . . . . . . . . t ••••••• t
~ CuntrOle des med1ca~ents
mKI Hygiene de:1taire
rr SERVI CES '023 MAi.A' J!ES TR ANSMISSIBLES
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Paluu1sme
I,abora :;01rt: . -- . . . . . -. . . . . . - - . . - . . - . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ,:•.•-•-•.················-·=·-· -· -·-·-·-•.·.• T;;t-ercu lose
W"A'YM Mal:ld~es ver,er l ennes et t rep -:i r.e:na toses WM Sch! stc~.,.,m:i. :-~ se
P\Ji.t+-.,. Tr~ cr.,~m~ aal Sante p·Jb l lque veter1n:;1re
I Ch!m1otherap 1e , ant 1b1ct1~ucs
·=·-·-•.···············~--=-:•:•~·~·-·.········· Autres ~a1 ~1tes t r ans~1ss 1bl es
III E?iSEI GNEKEt,'!' DE LA MlWE'.::I NE , SCIENCES CLINIQUES ET ,C.&DICALES DK EASE
• • • • • u • • • • • • • • • . . . . . . . . . . . . . . .-.-.-.-.-.-.-.--~·-·-·-·-·-·-
Ane&t hes 1olcg1e Rad1clog1e
•••• ,., • ■ ' . . . . . . . . Chl rurgle et medec i ne
8MMW ... Ense1gnement d ~ la mec!ecine . . . . . . . . . . • • • • • m • • • ~ Sc i e nces medieales de base
M ■+weew Ht?matolvgie
-· -·-· -· -· -·-•-·.·.·-·········· Autree speo1al1sat1on 5 !!'.edl cales
IV ETUDES L11'I\SRS;TA!P.ES DE BASE
-:•:•~·-·-·.·.·.···········•:•~·-·-·-•.·.•······ ~NA Solns i nflrm!ers
i5 rt.armac1e ! G~n 1e s ~n1tair0 12 0<1ontolrp;1e
Mede-::1ne
AS!'
, BOURSES PAR TYPE D'ETUDES
19L9 - 1968
,oo - . ETUDES POSTUNivt"RSITAIR!S ET AU'l'R!!
- - -- VOYAOES D'ETU'.)ES
•••••••••- BTUDES UNIV!RSITAIRES DE BASE 250
Cl)
!>:I 200 C 0 ,~
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1968 .., H 0 C: :,, t>l
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E-• i:.~- C.
t·:; 0 , . i: i:.'i '-' ~ ::, 0 p.,
POURCENTAGE OE BOURSIERS DE L 'OMS (EMRO) , ,
PAR REGION D'ETUOES
191.9 - 1968
(MOYEtlNES , >:TABLI ES PAR TR AN CHE DE crnQ ANS)
1 00
90
20
70
60 ;{:~ 50
~10
30 1·.:·.0-~~-::.•: ' .• · ·~~·,._:,
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2 0
10
() l ·i•'-P:«:C:C:«:«:I 1-·1 ···W::««:«::«:.- 1~- .-.· •,w:.-::«:«:«:s1111 1,•, ·«:««««Cl
1949 - 1953 195t1 - 19'.> 8
WA r-.;.f_() Q2S8 ;,:uRo ••;•;•., AMR O .!.!-!
1959 - 196.3 1964 - 196e
~ AOTRES REG I ONS
18
16
14
12
ti) Ill en 10 !3 0 m IOI 8 Q
~
I 6 ~
4
2
0
, , BOURSES POUR ETUDES UNIVERSITAIRES DE MEDECINE
. . , ATTRIBUTION ET RESULTATS ANNUELS 1950 - 1968
eRSc, t¢-rii1t
, BOURSES A T'1'R IBIIBRS
i-ruots A cHKViEs
- BOURSBS EN SUSPENS
- - ---- -- --- - -----
19.5·0-1954• 1955-1959* 1960-1964•
* MOYE~'NES E'l'ABLIES PAR TRANCHE DE Cib!Q ANS
1965 1966
m
196'{ 1960 ""'1 H Q ;j ['J
VI
BOURSES ATTRIBUEES , ,
POUR ETUOES UNIVERSITAIRES DE MEDECINE I
, ETAT DES BOURSIERS A LA FIN DE CHAQUE ANNEE
1956 - 1968
240 ETUDES ACHEVEES
f-''!'Gf-ES fl; COUR S
220 Botm:ms EN SUSl'l<'.NS
200 ::,;, •◄ E-4 18 0 < ...:i :::, :£. :::,
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~ 1110
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cc =, 1956 19';7 19')8 1959 1960 1961 1962 1963 1964 19115 • · 1966 1967 1968 t;, H I&.
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NOMBRE OE BOURSIERS DE L ' 0 MS
AVANT SUIVI DES COURS DE FORMATION
SOUS LE PA TRONA GE OE L I ORGANISATION
194 9 - 1968
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19119-1953* 1954-1958• 1959-196,• 1964 1965 1966 1967 1968
* MOYEN'NES ETABLIES PAR TRA?lCHE CE CINQ AtlS
· .El'l/RCl S /2 page 29
L'avenir des bourses d'etudes s'annonce. en general favorable au
developpement de cette activite dans les pays de la Region. Toutefois,
le ma.tn.ti.!;_n ~de cette -tendance ascendante sera _tributaire des $ffqrts sou
tenus que deploieront les. gouvernements pour s e conformer aux principes
et aux usages adoptes par l'OMS et qui se t ra.duiront par une amelio,ration
de la quali te et du rendement des etudes. On me.t en ce moment au point
un projet d'evaluation detaillee du programme de bourses d 1etudes.
Il importe que toutes les demandes d·~ bourses soient en rapport
avec des projets determines ou des domaines specifiques aussi etroitement
lies que possible aux besoins prioritaires du pays en matiere de personnel
et de services sanitaires. I.a selection rationnelle des candidats exige
l'attention et !'appreciation minutieuses d 'un comite national special 'de
selection. Malheureusement, bien peu de pays ont recours a cette proce
dure . Il apparatt aujourd'hui important et urgent de prendre toutes les
mesures necessaires a la creation de comites de ce genre dans tousles
pays membres. On prevoit pour lg-(0 une reunion des responsables nationaux
des bourses d'etudes et l 1on espere que tousles aspects et problemes du
programme de bourses d 1etudes de l'OMS dans cette Region y seront examines.
EM/RC19/2 page 30
2. ERADICATION DU PALUDISME
ETAT D'AVANCEMENT DE L'ERADICATION DU PAWDISfv'.E - EVOLUTION GENERALE
En 1968 , l' evolution des programmes d 1 eradication a ete marquee
par l' entree de vastes zones en phase de consolidation, not a rnment au
Pakistan. A la fin de l'annee, sur une populat ion totale evaluee pour la
Region a 257 millions d'habitant s dont 212 millions vivant dans des zones
originairement impaludees, 7, 6 millions de personnes avaient a tteint la
phase d 'entreti en , tandis quc 154 ,·8 millions resirl.aient dans des zones
couvertes par des programmes d 1eradication. Au total, 6o , 4 millions de
personnes se trouvaient dans des zones protegee.s par des pulverisations
d 'insecticide a effc t remanen:t e t 10, 4 millions clans des· zones ou se
deroulaient l es operat i ons preparatoires au lancement de la phaRe d'attaque .
De plus, 20 ,3 millions de personnes vi vent. daris des zones couver tes pai;
des programmes pre-eradication , t andis que 21, 6 millions sont dans des
pays ou l'on prevoit dans un proche avenir l e lancement de programmes
d ' eradication. Il reste done seul ement 3 ,9 millions d ' habitants pour l es
quels aucun programme d I eradication n •·a encore ete pr epare' cc qui ·repre
s ente 1, 5% de toute la population de la Region. Toutefoi s, l' on s 1efforce
d'encourager les enquetes de base e t l'applicat i on de mesures de pro~ection
pour cette petite fraction de la population de la Region de la Mediterranee
orientale encore exposee au pal udisme sans qu'aient ete prevus, dans l' im
mediat, de programmes d 1 eradicaticn OU de pre- eradication ; de la sorte,
l es operations antipaludiques pourront ensuite demarre r a grande echelle .
Les chiffres indiques plus haut ne refletent evidemment pas la sit uation
de l ' endemici te du paludisme clans la Regi on, puisque 59 , 8 millions de
personnes vi vent encore dans des zones impaludees , encore que l'endemicite
puisse varier considerabl ement d ' une zone a l ' autre et englobe de vastes
secteurs ou le paludisme ne const i 'tue pas un pr obleme de sante publique
grave. Tel est l e cas en Republ ique Arabe Unie (21 , 6 mi llions d 'habitants)
EM/RC19/2 page 31
au, du. fait de .:La; 'combinaison de divers facteurs - regression naturelle,
mesures de lutte, application d'insecticides a grande echelle et a d'autres
fins - l 'incidence du paludisme est deja tombee a un ni veau tres bas.
I.ans certains pays - Jordanie, Liban et Pakistan - l'eradication
a fait des progres en 1968: en effet, les populations ayant desormais
atteint la phase de consolidation ou la phase d 'entretien representent au
total 46,8 millions de personnes.
En Republique Arabe Syrienne, An.sacharovi est devenu resistant
au DDI'. Cette resistance, qu'on soup~onnait deja en 1967 devant les resul
tats des epreuves de sensibilite pratiquee vers la fin de l'annee, a ete
confirmee en 1968. Ce probleme a fait l'objet d'une enquete et l'on a de
cide de changer d'insectiside. La dieldrine a ete appliquee en 1969 dans
les foyers de la zone du Ghab. On a note des indices de resistance de
An.sacharovi au DD!' dans d'autres regions de ce pays et une etude entomolo
gique de contr6le va etre menee pour permett re l'application immediate de
mesures correctives des que cela deviendra necessaire.
Le probleme pose dans le sud de l'Iran et de l'Iraq par la resis
tance de An.stephensi au DDI' et a la dieldrine n'a pas encore ete resolu,
bien que l'on envisage de changer d'insecticide en 1969. Un essai d'OMS-33,
pratique dans le sud de l'Iraq, a donne des resultats des plus encourageants
du point de vue entomologique. Toutefois, il est a noter que le cout eleve
de ce nouvel insecticide a qase de carba.mate en em.peche actuellement l 'em
ploi pour des operations a grande echelle. Le malathion, qui a ete appli
que avec succes dans le sud de l'Iran ou An.stephensi etait resistant au
DD!' et a la dieldrine, sera probablement l'insecticide de choix pour venir
a bout de ce probleme. Un accent particulier a ete ,donne en Iran, en Iraq,
en Jordanie, au Pakistan et em Tunisie a 1 'application des larvicides en
tant que mesure d'attaque complementaire surtout en cas de paludisme urba.in
ou de resistance du vecteur aux insecticides. En Jordanie, la raison
principale de l'application de larvicides est l e cornportement exophile
EM,IRC19/2 page 32
d t An. s e rgenti. Dans aucun de ccs pays on n 'a employe d 'insecticides en
t ant que larvicidEs, bien que des essais e ffectues a vec ABATE en J or danie
et au Pakistan aicnt pernis d ' obt enir des r esultat s encourageants. Les
autre s mesures d'a-c,taquc complementaires ont consi ste en distribut ion de
medic<;1.ments a grande echelle , mais l es result ats obtenus ace jour ne
peuvent etre consideres comme definitifs . En revanche , l'applicat i on du
traitement radical de masse a des groupes de populations nomadcs a donne
en Iran des r esult ats plus encourageants .
L'un des principaux pr obl emcs auxquel s s e heurte l' eradi cation
du paludisme dans la Regi on de la Meciter ranee ori entale tient a la l en
teur du developpement des services fondamentaux de sante. Ce probl eme
revet une grande i mportance dans l es zones ou l' eradication est a chevee .
Au Pakistan, notamm~nt - ou quelqu~ deux millions d 1habitants vivent dans
des zones ou l es condi t i ons epidemi ol ogiques requises pour l a phase d ' entre
ti <c n ont ete realisees, et 44 millions da ns cl.es zones en phase de cons oli
dation - on -a r essenti l es consequencc:s r1.e 1 'absence d ' un r escau d.:: s er vices
de sante rur aux capables de me.mer a bien l es operations de vigi lance . Des
etudes ont e t e entreprises dans ces zones pour voi r s ' i l s erai t poss ible
d 'integr er des campagnes de masse t cll es que l es campagnes d ' eradi cation
de la vari ol c et du paludisme dans les s ervices f ondamentaux de sa nte , ce
qui eviterait la depensc perma nente qu ' implique la cont inuation de la
phase de consolidation. On prevoi t que d ' i ci a la fin de 1969 , l es t rois
zones du .Pakistan qui ant attein~ la phase d ' entretien (Djanpur , Sheikapur
et Sialkot) s er ont i ntegrees dans l es servi ces generaux de sante qui assu
meront la r esponsabirite des a ctivites de vigi lance . Cette integration
n 1est cependant pas exempt e de r i sques , et ant donne l ' afflux constant de
cas posi t ifs venus d 'autres zones du Pakistan ou l a t ransmission persiste .
Les echecs observes aillcurs en r aison de l' insu ffisance des a cti vi t es de
vigilance pourraient bi E:n se produire au Pakista n si 1 ''on ne met l)as en
oeuvr 2 un plan c1.e-~aille d 'integration da ns l c s servi ces fondamentaux de
EM/RC19/2 page 33
sante. Aussi taus les e fforts du personnel de l'OMS en paste dans le pays
et des travailleurs nationaux . engages dans la lutte contrele paludisme
tendent-ils actuellement a l' elabora.t ion ct run plan pratique destine a assu
rer le deroulement d 1operations·cte·vrgilance appropriees.
La situation des programmes d' eradication menes dans la Regi on
apparait au tableau reproduit a ·la page 34 du present document,telle
qu'elle se presentait a la fin de 1968.
FORMATION PROFESSIONNELLE ET :OOURSES D'EruDES
La formation profetrsformelle ·des travailleurs du pa.ludisme- est
assuree dans tousles pays de la Region 0u des programmes d'eradication
sont en cours. L'assistance de l'OMS ace domaine consiste a encourager
!'organisation de cours de formation a 1 1intention des nouvelles recrues
et les cours de perfectionnement avec le concours du personnel du fureau
regional. En outre, dans les programmes de grande envergure , tels que
ceux de l'Ethiopie, du Pakistan et du Soudan, l'OMS a aide l es centres de
preparation a l 1eradication amener des cours de formation aux activites
de routine et des cours de perfectionnement .
On prevoit pour 1969 deux cours d 1 epidemiologie, l'un a Lahore
et 1 1autre a Dacca (Pakistan). En outre, un cours d 'entomologie a ete
organise cette annee a Lahore . Tous ccs cours beneffclent de 1 1·assistance
de l'OMS sur le plan financier aussi bien que technique (envoi de confe~
renciers). Depuis l e debut de ce genre d 1act1vite, quatre cours d 1epide
miologie et un d'entomologie se sont deroules au Pakistan. L'importance
de la formation an ma ti ere cl.' epidemiologie a ete mise en relief dans· le
programme , de meme que l es avantages t e chniques et financiers qui doivent
resulter d'une evaluation epi demiologique appropriee , menee sans inter rup
tion dans le cadre du programme .
EM/RC19/2 page 34
I Type de I
I ! programr.ie i
I I i
Paludisne elirnine OU
1 or1g1naire - ment absent
T 0 TA L
I !
Eradica- tion
I
T 0 T A L
Pre- eradi ca - tion
T O T AL
Pays non engages da ns des proi;rammes d ' e radica - t i on
I I
i T 0 T A L !
SITUATION DES PR OGRAM}IBS D' ERADICATION MENES DANS LES FAYS DE LA MEDIT ERRANEE ORIENTALE - ?IN 1968
(P OPULATION: EN MILLIERS D'HABITANTS)
I E r a d 1 c a t 1 Popul:.i.tion Popul ;:ition Popul ation
o n
tot ale exp osee au pr otegee annee "lnnee Pays risque du par t c,usy' debut fin Type p2- l udisne procedes1 a ttaque consolid .
Chypre y' 620 620 620 T.F.A.I. 81 81 81 Bande de G9.Z['. 487 487 487 Israel 2 803 2 803 2 803 Koweit 581 - - Exempt de paludisme
4 572 3 991 3 991
Ethi opie 24 094 12 047 4 476 1966 198c par e t apes Iran 27 369 23 116 23 116 1957 1976 ll II
Iraq 8 759 5 486 5 486 1957 1976 a l' eche lle du pays
Jordanie 2 279 1 186 1 186 1959 1973 II R
Liban 2 615 883 G83 1957 1969 II II
Libye 1 835 87 87 1959 1973 Tl Tl
Pakistan 110 670 110 670 104 303 1961. 1976 par etapes Syrie 5 900 4 313 4 313 1956 1974 a l'echelle
du pays Tunisie 4 719 3 925 3 9_25 1968 1975 Tl Tl
R,A .U; 32 076 21 651 1 0 237 En preparation
220 316 183 364 158 012
Arabie Saoud . I 7 169 2 567 936 y'Les populations vivant dans
Somalie 2 797 2 797 119 des zones en phase prepara -
Soudan 14 964 14 964 187 t oire a un pr ogramme d ' era -
I dica t i on ne s ont pa s consi -
24 930 20 328 1 242 derees comme protegees.
y' = Terr i toire fran -T. F.A.I.
Bahrein 205 205 205 <;ais des Af ars e t des Issas, M;:isca te et Oman 565 565 - ~ . , Qatar fl4 84 - R. P. Y .s ., = Republiq_ue popu-
R.P .Y.s.2/ 1 209 1 209 271 l a irc du Yemen du Sud .
Etat s/,rf !§ • c.le traite man) l Wi 14-7 -
Yemen I I 5 000 2 000 - ! I ' '1 210 4 210 476
iT I 0 TA L G ENERAL 257 028 I 211 893 I 163 721
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, , SITUATION DE L'ERAOICATION DU PALUDISME DANS LA REGION
, , DE LA MEDITERRANEE ORl~NTALE - FIN 1968
CD
D Pas de palud1sme cu en phase d ' entret1en ou erad1cat1on declar ee .
~En pha5e d ' a tta que ou ~de consol 1dat 1on .
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~ Au sta de d e la plan1f1 .-:a t:1 on ~ ou e~ pha&e prjparatoire.
~ Zen~ l m;i alu.dee san s programme
~ d • er:<~J c- ; t ton.
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100
90
80
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, , REPARTITION PROPORTIONNELLE DE LA POPULATION TOTALE OE LA REGION
tm
SELON L' EXPOSITION AU PALUDISME
1960 - 1968
POPULATION VIVANT DANS DES ZOKES Keil IMPALUDEES OU DES PAYS OU L'KRADICATION KST DECLAflEE ACHfflE.
81~~.~~ POPULATION PROTEOEE DANS LES ZONES IMPALUDEES OU L'ERADICATI ON K'EST PAS ENCORE ACHEVEE .
m ,oPULATION NON PROTEGRE VIVANT DANS DBS ZOKRS IKPALlJDEES.
El\1/RCl~/2 page 3::,
Les cent r es de preparation a l'eradication d'Ethi opie , du
Pakistan et du Soudan ont continue a benefi cier de l'aide de l'OMS.
En 1968, dix-huit bourses pour etudes a l 1 e-r;ranger ont ete
accordees a des t ravailleurs du paludisme qui ont ete pour la plupart
envoyes en stage dans des centres de preparation a l'eradication. Des
voyages d 'et udes ont aussi ete organises a l'intention de medecins. Au
total, onze pa.ludologues , trois i nstructeurs et quatre membres d'autres
categories de personnel ont r e <;u une f ormati on a 1 1etranger. Un plus
grand nombre de bourses s e ront octroyees en 1969.
PERSONNEL ET FlliANCEMENT
Au cours de la periode consideree, la situation du personnel
est demeuree satisfaisante dans la plupart des programmes d'eradication
de la Region.
En Iran, on a note une amelioration s ensible des conditions
d'emploi du personnel des services antipaludiques. En 1968 , environ 4000
employes qui etaient entres au service de l' organisme d'eradication des
avant 1966 en tant que cadres temporaires, ont ete a dmis par l e Gouverne
ment iranien comme employes permanents de la f onction publique ,ce qui leur
oft're davantage d~ s ecuri te et la ga.rantie d 'un cmploi stabl e pour l 'avenir.
On a de nouveau signale que l es journaliers r ecrutes par cer t ains
programmes ne conservaient pas longtemps l eur poste, ce qui a entraine de
frequents changements de personnel e t des difficul tes pour la formation,
tout en compromettant l e maintien de la qualite des operations au niveau
souhaite.
L'assistance consultative de l'Organisation aux programmes anti
paludiques menes dans la Region s ' est maintcnue en 1968 a peu pres au meme
niveau qu' en 1967 . A la fin de 1968 , l e total des pastes r eguliers etait
EM/RClS/2 page 36
de cinquante-sept , dont cinquante au nivcau pays, deux au niveau i nter
pays et cinq au nivcau Bureau regi onal. L' octr oi de cette assist ance est
destine a repondre dans tout e l a ffiesure du possibl e aux bcs oins courant s
des programmes aux divers stadcs cle leur deroul ement . Les s crvi ces des
Conseille~s regi onaux ont ete pleinement utilises pour completer ceux que
l es conseillers en paste sur .l e terrain pretaicnt a divers doma.ines, no
tamment ],.a formati,on professionnelle , l' elaboration des pr ogrammes et leur
evaluation.
Les gouvernements des pays engages dans des programmes d ' eradi
cation ou de pre- e~adication ont maint enu l cur appui financi er a l eurs
programmes respectifs . Les credits inscrits pour 1968 au budget des gou
vernements pour l eurs programmes d ' eradication ou de pre- eradication sem
blent su ffisants e t l es alloca t i ons de f onds surviennent generalement au
moment opportun.
Une somrne de $ 1 3Z7 377 a ete inscrite par l'OMS a son budget
ordinaire et au t itre du PNUD-AT pour l es activites d 'er adication et de
pre- eradication menees en 1969 , ce qui r epresente environ 15 ,85% du budget
total de la Region pour l es a ct i vites sur l e terrain. Une somme comple
mentaire de $ 210 )00 a egalement ete i nocri te au CSEP , en vue d 'achats de
f ournitures. Les fonds du CSEP a yan~ ete t r es limites ces dernieres
annees, l e s credits inscrits au budget ordinaire pour du materiel et des
fourni t ures ont ete de plus en plus utilises pour tirer certains program
mes d ' embarras en l cur procurant lcs produits d 'importa t i on dont ils
a vaient besoin. L€ FISE cont inue de preter aux programmes d'eradica tion
d'Iran et d ' Iraq une assistance materielle qui est estimee pour 1969 a $ 1 402 000. Cett e assist ance e s t a ppreciee e t l 'on eSpere qu' elle s era
maintenue . L'assistance a ccor dee par l ' US AID aux programmes d ' eradica
tion d'Ethiopie , de J ordanie e t du Pakistan et qui prend la forme de prets
pour des services consultatifs , des bourses d ' e t udes e t .des f ournitures,
est ma intenue au titre d 'accords bil ateraux.
PRO.BLEMES TECHNIQUES EI' TRAVAUX: DE RECHERCHES
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D'une maniere generale, l es zones de la Region de la Mediterranee
orientale aux prises avec des problemes techniques sont celles ou vivent
les anopheles vecteurs An.stephensi-mysorensis et An.sacharovi; le premier
en raison tie sa resistance physiologique de longue date aux deux: insecti
cides a base cl.'hydrocarbures chlores, et le deux:ieme en raison de sa resis
tance auDDI', recemment decouverte en Republique Arabe Syrienne.
Dans le sud de l'Iran, des pulverisations de malathion ant ete
appliquees a la fin de 1968 et les resultats semblent encourageants. On
a egalement mis en oeuvre des mesures antilarvaires, surtout dans les zones
urba.ines, en- ! 9.-j-outant a grande echelle l'emploi de Gambusia affinis dans
la plupart des provinces du sud du pays. Parmi les autres mesures adoptees,
on peut citer le traitement r~dical de masse des groupes noma.des.
On ne possede pas encore les resultats de ces mesures combinees,
mais on peut dire que du point de vue entomologique, l'application de
malathion a entrafne une chute brutale de la densite d'An.stephensi. Ia
pretendue efficacite du DDI' pour venir en partie a bout de la resistance
d'An.stephensi n'a pas ete confirmee par l es faits observes dans les zones
du sud de l'Iran qui sont le domaine exclusif d'An.stephensi. En fait,
depuis juillet-aout 1967, apres les pulverisations de DDT, la sensibil1te
d'An.stephensi a encore diminue et il ya eu transmission de paludisme.
Eri revariche, lorsque l'on a applique l e malathion, en aout 1968, la densite
d'An.stephensi a accuse une baisse considerable. En consequence, il a ete
decide de n'ernployer que le malathion a partir de 1969. Une nouvelle
preuve de l'inefficacite du DDI' a ete donnee par la brusque augmentation
de la transmission de P. falc i parum dans c ette zone ou il a ete a l'origine
de 79% des cas observes en 1968.
Dans l e sud de l'Iraq, ou 1,9 million d'habitants vivent dans
des z ones ou An.stephensi est resistant au DDT et a la dieldrine, la
situation epidemiologique n'a f~it aucun progres vers l'eradication si
EM/RC19/2 page 38
l ' on compar2 l es fai t s sur vcnus en 1967 c-t coux de 1;G8. 03.ns ce:;·~te zone ,
OU l e DDT a ete a pplique _::ienclant l es OC:UX a nrnfos CODS i c1~rees , les cas
de9istes s e sont presences commo suit :
Provinces ct Population 1967 1968
Bassora (G87 095) 1 190 1 443
Amara (353 59G) 136 123
Nasiriyya (510 034) so 46
Total l 376 l 612
Ces chi ffres n ' indiquent aucune t endance E· la r eduction de l a
transmission dans ces zones, en depit de l'appl i ca t i on constante de DDT.
En realite , des f lambees epi demiques ont ete enregist rees, par
ticulierement dans la zone de Hart ha. En 1969 , on r emplace le DDT par
du malathion dans le sud de l'Iraq .
Un essai d ' OMS-33 , i nsectici de a base cJe carbamate a ete prat ique
dans un secteur t res limj te du sud. ci.e: l ' Iraq. D'" s precaut :i ons :eigou
reuses ont ete prises pour eviter des effets toxiques eventuels sur l es
operateurs et la population. Quel que 13 000 pers::mnes vi ven t dans la
zone prot egee par l' OMS- 33 e t grace aces precauti ons, les e ffets toxiques
sur l es operateurs et la populat.ion ont ete insigni fiants. Du point de
vue entornol ogique , l es pul vcrisations de cet insecticide ont provoque une
disparition spectaculaire du vecteur , t ant a l' e t at adulte qu' a l'etat
lar vaire . Les r echerches entomologi ques ont consiste en capt~res a la
main, par pul verisations et sur appa ts hurnains ou animaux. On peut done
conclure en toute s ecuri te que l cs techniques entomol oglques courantes
n' ont pas perrni s de decel er An . stephensi dans l es zones t raitees a l 'OMS-33 .
Le nombre des cas de palucli srne suppose inferieur a cel ui ·de l'annee
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precedente, est reste eleve dans la zone en question, mais une enquete
epidemiologique menee sur un echantillon des cas positifs decouverts a
revele qu'il s'agissait en large majorite de r echutes de cas engendres
par la transmission de l'annee precedente. Toutefois, un petit nombre
de ces cas ant dG etre classes comme cas indigenes. Il n'est done pas
encore. possible de formuler une conclusion epidemiologique valable sur
l'efficacite de l'0MS-33. En 1969 , on continuera a proteger la zone avec
l'OMS-33 et l' on espere ainsi obtenir des donnees epidemiologiques plus
sures. Comme on l'a dit plus haut, l e prix eleve de cet insecticide en
interdit l'emploi sur de vastes etendues et si sa capacite a interrompre
la transmission du paludj_sme est confirmee, on ne pourra envisager son
emploi que sur des etendues limitees, ou bien comme mesure d'urgence, mais
pas a grande echelle. Si le prix de l'OMS-33 venait par la suite a bais
ser, on pourrait alors envisager son emploi dans des programmes de grande
envergure. L'experience acquise dans le sud de l'Iraq, · meme si l'on a du prendre cl.es precautions speciales, permet de dire que les effets toxiques
de cet insecticide, apparemment moderes e t de nat ure ephemere, ne sauraient
en interdire l' em9l oi.
Le probleme pose par An.sacharovi en Republi que Arabe Syrienne
s 'est aggrave dans la zone du Ghab, au la +:rsnsmission du paludisme
- accompagnee d'un taux eleve dE: reproduction - est apparuc apres l'appli
cation de DDT au printemps de 1968. Ila done ete decide d'appliquer la
dieldrine a cette zone en 1969. Le meme probleme s e pose dans la zone de
Derik (province de HassctcbO et cl.ans celle de Raqqa (province d 'Alep).
Dans ces zones, des epreuves de sensibilite ant et~ pratiquees
vers la fin de 1968 et il est possible que l eurs resultats aient ete
influences par des changements survenant chez l e vecteur avant l'hiber
nation. Neanmoins, 1.' accroissement des densi tes et la persi stance c.e la
t r ansmission pourraient s i gnifier qu'une r esist ance intervient aussi dans
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ces zones . Il a done ete c1 ecide de rem placer en 1969 le: clouxi ernr~ cycle
c1.e pulverisations de DDI' par un cycl e c.e di eldrine .
COORDINATION
Les Hui -,:,i emcs Congres internati onaux de medecine tropical e et
du paludi sme ont eu lieu a Tehcran (Iran) du 7 au 15 septembre 1968.
En dchors des discussions qui S E: sont d.eroul ees en seances
plenier es 0uvertes a quelque 1 200 participants venus du monde enticr,
des documem:.s techniques portant sur une large gamme des aspects du 'palu
disme ont etc presentes et examines en detail par des groupes de travail
plus reduits. Acc t effet, l e titr e paludisme a ete divise en six rubri
ques generales , s oi "': : parasitologie et biol ogie - entomologie - relations
hat e-parasite - chimiotherapio - epidemiol ogie e t eradication - l utte .
Malheureusement, la presentation c.es documents a pris tellement de temps
qu 'il en est reste fort peu pour la c'liscussion generale . Neanmoins, cela
a permis de mettre en evidence l' enrichisseme:::-it r emarquable des connai s
sances humaines sur le paludisme , survenu en un temps tres court si l' on
considere l'age de cette malaoie .
Tout de suite apres ces Congres, un groupc sci enti f ique reuni
sur invit a t i on du Directcur general de l'OMS a fai t l e point de la parasi
tologie du paludisme . la reunion a eu lieu a Teheran, du 16 au 23 septem
bre 1968.
Des Comites d ' experts du paludisme et des Groupes scientifiques
convoques par l'OMS avaien-t:. precedemment passe en revue toute une gamme
de sujets dont l' entomol og:Le , la chirniotherapie et l' immunologie, mais
c'est lq pr emiere f oi s qu'un groupe cle ce genre s e reunissait pour faire
l e point d.e l' etat act uel des connaissances en matiere de parasitologi e
du paludisme et formul er des suggesti ons quanta l'ordr e de priorit e a
adopter pour l es t ravaux et les recherches dans cet important domaine .
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La Conference interregi onale EMR;EUR sur le paludisme s'est
deroulee a Beyrouth du 5 au 11 decembre 1968 , avec la .participation de
trois Regions OMS. La Mediterranee ori ent ale etait r epresentee par
quatorze pays, l'Europe par t r ois et l'Asie du Sud-Est par un seul. Des
observateurs des Nations Unies, du PNUD, du FISE et de l'US-AID etaient
egalement pres ent s.
Un grand choix de documents de travai l sur des sujets en rapport
avec l'eradication du paludis rne ant ete examines en plus des rapports
d'activite pres entes par l es pays participant s. Ces documents et rapports
refletent un progres general vers l'eradication malgre la presence , dans
certains pays, de problemes t echniques, operat ionnels et administ ratifs.
La Conference interregionale a reconimande- la constitution d 'un
Conseil commun de coor dination pour l'Et hiopie , la Sornalie e t l e Soudan.
Immediat ement aprcs la Conference interregionale sur l e paludisme,
le Conseil commun de coordination s'est reuni a Beyrouth le 12 decembre
1968. Des delegues des pays suivants ont assist e aux discussions: Iraq,
Jordanie , Liban, Republique Arabe Syrienne et 'furquie.
Les questions abordees a vaient trait aux zones diff iciles ou
persistait la transmission du paludisme , a vec un a ccent pa.rticuli er sur
les vecteurs An.stephensi et An.sa0harovi, t aus deux r esist ants au DDT et
-l e premier egalernent a la di el (lrine . DI un accord unanime' il a et e convenu
que le DDT devrait etre r emplace par l e malathion dans les zones du sud de
-l'Iraq ou sevit An.st ephensi.
L'apparition chez An. sacharovi d 'une r es i stance au DDT dans des
foyers residuels de Re publique Arabe Syrienne a et e discutee , mais l es
opinions divergeaient sur la question de savoir s'il fall a i t r emplacer le
DDT par du malat hion ou .de la dieldrine. En Republique Arabe Syrienne,
bien que l e malathi on a it d 'abor d s emble !'ins ecti ci de de choix pour les
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pour l es zones difficil es ou la transmission persistai t par suite de la
resistance d'An.eacharovi au DDI', on en est revcnu par la suite a la
dieldrine que l'on a decide d' utiliser des ormais.
Quelque temps auparavant - du 18 au 20 juin 1968 ~ un Conseil
de coordination analogue s'et a i t r euni a I:amas, Pour la premier e fois,
l'Iraq s'etait joint a la J ordanie , au Liban, a la Re publique Arabe
Syrienne et a la Turquie pour discuter des probl emes qui se posent au
niveau des frontieres communes. C'es t alors que la Turqui e a annonce son
intention de remplacer l e DDI' par la diel drinc dans l e secteur de la
Vallee du Tigre si t ue l e l ong de la frontiere syrienne et ou la t ransmis
sion persist ait. Les r esul t a ts douteux obtenus & la suite des epr euves
de sensibilite d'An.sacharovi au DDT, pratiquees dans la zone du Ghab
(Syrie ) vers la fin de 1967 , ont fait 1 ' obj et de discussions et il a ete
recommande que l' equipe d ' evaluation de l' eradi cation du paludisme
(EMR0-0058) recommence ces tra vaux. Ila egalement ete r ecommande que la
meme equi pe entame des recherches pour determine r si l a pe rsistance de la
transmission dans la zone de Derik (Republique Arabe Syr ienne) e t ait due
a l'exophilie d 'An.sacharovi OU a sa resist ance physiol ogique au DDT.
Enfin, il a ete r ecomrnande que l'assistance internationale accordee a la
Jordanie soit maintenue en raison de l'instabilite a ctuelle de la situation.
La Huitieme Reunion de pays a frontieres communes sur l' eradica
tion du paludisme a eu lieu a Bagdad du 8 au 11 janvier 1968. Des repre
sentants venus d 'Iran, d 'Iraq, de J ordanie , de Republique Arabe Syrienne
et de Turqui e y participaient. Des rapports d'activite ont ete soumis par
l es pays parti cipants pour l'annee 1967 et ont fait l'objet de discussions.
Les autres point s de l' ordr e du Jour ont porte sur l es problemes
lies a la presence c. 'An. stephensi en Iran et en Iraq et d 'An. sacharovi en
Iraq, en Republ i que Arabe Syrienne et en Turquie . La reunion a r ecommande
EM/RClS/2 page 43
de soumettre au plus tot lcs donnees relatives a l'evaluation epidemiolo
gique du malathion utilise en Iran comme nouvelle mesure d'attaque, ainsi
que les donnees resultant des recherches operationnelles e ffectuees au
sujet du carbamate Ot'V!S-33 (Baygon), des mesures antilarvaires et autres
mesures supplementaires.
Apropos de la persistance de la transmission due a An.sacharovi,
la Reunion a recommande d 'instaure:r au plus · -tot les mesures correctives
necessaires pour assurer une interruption totale de la transmission dans
cette zone.
Les autres recommandations formulees avaient trait a l'echange
d'informations, a la distribution des documents de travail destines aux
reunions futures, et a la dimension des services administratifs dans les
zones f'rontalieres.
Ila ete convenu d'accepter pour 1969 l'invitation de l'Iran a tenir a Teheran la Neuvieme Reunion de pays a ,frontieres communes (Iran
Iraq) sur l'eradication du paludisme.
PERSPECTIVES D 'AVENIR
L'avenir de l'eradication dans la Region de la Mediterranee
orientale est essentiellement l ie a la solution de trois sortes de pro
blemes:
problemes techniques poses dans l e sud de l'Iran et de l'Iraq et en Republique Arabe Syrienne par la resi stance d'An.stephensi et d'An.sacharovi au DD'!';
faiblesses organiques des programmes en cours, notamrnent sur le plan de la supervision;
continuation de l'appui financier accor de aux programmes d'era dication par les institutions nationales et internationales.
Pour resoudre les problemes techniques poses par la r esistance
des vecteurs aux insecticides, la politique generale adoptee dans la
EM/RC19/2 page 44
Region de la Mediterranee orientale consiste a encourager l'emploi d'in
secticides efficaces e t a ameliorer l e s services techniques des programmes
d'evaluation epidemiologique et entomologique. Dans ce but, on a r ecom
mande l' emploi du malathion en Iran et en Iraq, ou le vecteur l ocal A~.ste
phensi est resistant au DDT et n la di eldrine; en r evanche, l' emploi de
la dield,rine a ete preconise en Republique Arabe Syrienne pour y venir a bout du probleme pose par An.Bacharovi. En outre, l'application de mesu
res supplementaires - larvicides par exemple - a ete encouragee, surtout
pour combattre les cas de paludisme transmis par An.s t ephensi dans les
zones urbaines.
La deuxieme sorte de problemes est d' ordre interieur et concerne
chacun des programmes de la Region. Elle implique la comprehension d