WORLD HEALTH ORGANIZATION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ ETæRAMME DE IUT.E CO}XIRE LIO}DHOCERCOSE DANS I.A. REGIO]{ DU SASST}I DE I VOTTA RET'NION DE CO}ICERTATION UNIIE XE DEIMIOPj)EUE}M ECONOMIQTIE Prernière réunlon ûra;raÀouEou. 15 -16 Octobre 1984 NO1E POM. UNE ETME DE LIIMPACT SæIO-ECONOMIqUE ET SOCTO-CULîUREL DIæP NOTE POIA Ui\T NTüIE DE L' IVIPÂCI SOC IO-ECONOMITIE ET SOC IO.CUI,TUR},'I D I æP 1. Deverm opératiorunel en 7975, ffiP contrôLait, trois ans plus tarcl, tcnrte La superficie initialernent d.éterminée pou:r une lutte efficace contre 1e veoteur d.e lronchocercose dans Ia région du bassin d.e Ia Yo1ta. A cette n6me époque, fin 1977, J19 poJets de développement étaient identifiés sur l,aire du hogra-r"e, totalisant pour les d.ix ans à venir un voluæ g1obal cLtinvestisserBnt d.e quelque 562 nill.iards de francs CFA (1). Beaucorp, parmi ces projets, auralent nr le jorr en ltabsence d,IOCP nais certa:.ns (teI1e 1IA.V.Y, atl Earkina) ntauraient pas été enrrisæést et clrautres auraient cotté oher à 1a santé humaine. On doit arr moins constater que 1a corrélation pr6rue èàs Ie temps d.e PAG entre un vasto effort d.e d.évelopperent socio-économique et 1a lutte contre lronchocercose nta pas tard.é à stavérer. En tout cas, 11 vaudralt Ia peine dtentrelnerdre, à quelque dlx ans d.e d.istance, une appreciation Judicieuse rLes projets recensés en 1977. Cer-uc-oi traduisent une rnrltipliclté d'initiatives nati.o- na1es, plurinationales et internationales, prbliques et lr:l.irées, porrctuelles ou eonoertées i lIs ont nis en jeu d.es irnrestisseænts huûains et monétaires impcrtants, d.es teohnologies ootteuses, des stratégies plus ou moins aBpro- piées et contirnre, A gg! ont-ils cond.ult en terrBs d.e rentabillté écononique, et surtout d.e bien-6üre accru d.es pogrlations vlsées ? Entæer, Etat paæ Etat, région prr région, dans 1e d.étail d.es opérations ajasi d.écid.ees orienterait vers une série d.e réponses à cette g?ave question. Chemln faisant, et grâoe aux trésors d.rinfcrmation accumrlés d.epris bientût d.lx arts par VCU et par EPI, on dlsposerait (f ) Volr les chiJfres d.onnés d.ans Ie document }CP/NO/ï1.67, p. 6-7, -2 aujanrdthui de bons mo1rens pour examiner 1a relation entre 1es résultats bio- sanitaires d.u PrOgramYrp et leurs conséquences Sociales effectives. Lrar.rteur de 1a présente note se trouve mani-festernent dans llinoapa- cité de réaliser, à lui seu1, un teI travail. A partir des clocuments qui 1ui ont été comm.rnlqués, iI peut seulerent (f ) rappeler ltorrl,'e nécessaireirent assJgné, de par 1a nature mêre clu kqgrame, à 1a progression des reche:rches que celui-ol a suscitées ; (Z) insister sur ltactuelle pertinerce dtune recherche concertée qui, d.ès les nois à venir, mobiliserait 1a collaboration d.e plusieurs équipee d.e sociologues, a€ronomes, économistes et géographes expériæntés ; (l) souljerer Irintér6t, à Ia fois théorique et lratique, d'turp reoherche de ce genn3. GENES ET PRæFESSIO}I ]]ES FEC}ilRCIflS2 a fus con équences socio-éccrnomiques de ltonchocercose furent une des justifications majeures (avec 1es conséquences sanitaires) d-e Ia création cLtOCp, d.ont lrobjectif fi:eaI consistait d-tailleurs à '?réduire Itimpact tle ltonchocercose-malad.ie à r..-l nivear,. te1 qutelle ne représente plus ni un poblèæ d.e sa.r:té publique, ni un obstacle au développement socio-économlque, nl qn em;Échenent à 1a récupératj-on de bonnes temes arables actuellerent vaoantestr o Ctest pourquoi, avant Ie d.6but d.es opérations, un oertaln nombre tLtenquêtes, très rapid.es et sornrnairerrent réalisées, avaient été entreprlses par 1es responsables du rapport d.e faisabilité. Dès cette époque, 1es ré;=rcussions socio-économiques de ltonchocercose avaient été perçuas, dtoù lrad.hésion, sinon ltinitiative d-e 1a Banque I'lcnd-iale. Ircrsque 1es opérations comrencèrent, ltimputation d'es tâches à trÊner sur Ie te:raln fut, d.tenblée, tripartite : lutte antivectoriellet 2évaLuation épid.émiologique, d.éveloppement écononique constituaient trois d.omaines respectiverænt couverts, selon ltorganigramnF, par VCU ("Unité d.e lutte antivectæielIe" ), EPI ( "Unité. dtévaluation épidémiologique" ), ECo (uni.te de développeiænt économique" ). 11 est ncrmal que VCU ait tôt conmencé par prendre 1e pas sur les autres, puisque 1a stratégie retenue, 1a seule valid.er passait par 1a d.estruction du vecteur. Dr restel 1es activités scientifiques et techniques tle VCU restent prépond.ér:antes, parce qu'i.l faut mainteni-r 1a ptession initiaJ.e sur 1e vecteur. De p1us, cette ünité "d.e frontircloit périod.ique- ment affronter d.es 1rob1ères à Ia fois trxévisibles et préoccupants i réirnrasion, rési-stance a.ux insecticides. Cepend.ant, ltentreprise visant à suprimer 1a üransmissj.on sur une période égale - cu supérieure - à Ia d-emi-vie d.e Ia filairer a dtones et d-éjà prorvé son efficacité, p.risqurune a^mélioration d.ans 1a santé des pogr- lations est d.ésormais sensible. Pareill-e amélioration a été constat& et est étud.iée par ItUnité d.téval-uation épid.émiologique, laquelle obserrre à inter- va11es réguliers 1e procès d.e recul d,e ltinfestation. Ie travail d.e collecte et d.rana11æe épid.éniolog;iques réaLisés par EPI a donc lris son sens d.ans un a"gIfè*__tgg!Er c,est-à,i.ire à la suite et dans 1e sillage des activités menées par VCU (typiquer par exemple, 1a d.étermination drun:rPÂT 100", reconnu collup ad.rnissible en zone de savane africaine occilentale). Dans Ie cas d.u 'rd.éveloppement économique'r, ltobjectif qutOCP pouvait et d.evait atteind.re ne se présentait pas, an derner.lrant, d.e rnanière aussi. précise que pour VCU et pour EPI. Outre que Ia tâche incombant au Prqgrannrn est de contrôler fronchocercose, et nullernent d.e trrétendre se substituer à d.es instances nationales responsables d.u d.ével-opperrent, Ia seule "mesurerr d.e ltimtrract socio-économique d.tOCP ntéquivaut pas à un objectlf quton prisse alsérrent expliciter. En 1a natière, 1es d.éterninations classioues d.tun itd.évelopperent'? (rapport cott/bénéfice, augmentation de 1a prod.uctivité et d.es revenus, seuils d,e rentabilité, etc.) posent eIles-mêmes autant de -4 problèmes que 1es calculs subséquents paraissent en réso;dre, e'br au bout d'u compte, ceux-ci risquent d-,être inopinément remis en question. Ainsi, avanl d.r6tre entrepris, 1e ba^lrage d.ek.recru avait fait Itobjet dtétudes sophisti- quées dont 1e moins qu'on puisse d.ire est c1ure1]es ne concluaient pas unani-rement à ltopportunité d.tun te1 projet pour 1e développement de Ia Côte-d.tïvoire. Or, 1e barra6e fut construit, 11 fonctionne (arrjourd'Lriri d.oublé par Itinstal-lation d-e Taa,bo), et 1es mêmes techniciens du "déve1op- perent'r consultés, il y a bientôt vingt ans, à ce sujet pourraient mainte- nant recoflrrrpncer tous leurs oalculs à partir de nouveaun paramètres engen- drés par ce qui d.ésormals existe. Pour revenjr à ECO' 11 nty a en soæ rien d.tétoru:ant (fe contraire lterlt été) à ce que cette Un-ité se soi-t trouv&:, de naissance, d.ans un a;rbarra.s structr:re1 qutaucune allocation de ferræ mand'at ni d.e moJrens suffisants nra d.tail-Leurs contribué à ternpérer. Mais, quoi qutil en ait été, depuis 1975, des activités d'ECo, il importe surtout de noter que ctest maintenant, a1rès six-huit ans d'e fonctionnement d.t@P, que d.es effets socio-cuItr:rels - otest-àÆir"e d'es effets d.tordre écologique, dénogfaphi,lue, économique, soci.étal... - comrrpncent à se manj-fester. C test d,onc à partir d.e n'raintenant, soit en troisière temps, qutune unité ECO bien structr:rée est à rnâre d-e jo;er son plein r81e au service d.es Pays participants drffiP. En effet, quand- i1 stagit d.tétud.ier une évolution liée au contrôle d.e ltonchocercose, 1es évènements se déroulent lenterent clans le donaine épid.érniologique, et encole plus lentement d.ans oelu.j- 'eil eha:6prrentl soo|-:x ind.uits. Tout cela explique et justif ie quton o.se ici esquisser les grand.es lignes dtun prograrnrne d,tétud.e globa1e. 1. POUR UNE RECIfiIICI]E SOC TO-ECOI{OT{IC.TIE CONC,ERIEE Le témojenaee que voici. (Z), regu en aorût 7981, ilLustre ltactualité d.ont i1 stagit d.e bien prendre conscience : rrSaroand.énir village siüré a,u croisernent d,e la route Bobo-lÿiopti et d.e 1a Volta Noire, était d.ans (z) n, Dr P. GazLn (cnsrciq Bobo-Dioulasso). 5une zone d. thytrlererrd.émie onchocerquienne et fut fréquerurent présenté ar:x méd.ias coprre typique dtune coruûlnauté bouleveïsée pax cette r:na1adie. (...) Dans le ca.dre du programme OCP, 1a lutte antilarvaire a déma:cré dans cet-be région en 1975. En 1982, lri-ncidence d.e la malad.ie était nulle. Lroncho- cercose, ses rnanj-festations cutanées, ses complications oculaires restent d.arS 1a mémojre de tous les adultes. Ivlais actuell-ercnt 1a peur d'e Ia maladie a complètement d.isparu. DanS nos sonda6es poul connaltre les besoins de santé ressentis par 1a populationr nous nravons jamaj-s entendu d-e d'emand'e de soins ou d.e d.escription d.e llaux rapportés à ItonChoceÏcose. IeS aveugles sont rares, les enfants jouent allègferent dans 1a Vo1ta, 1es pêcheurs sont nornbreu.:r, d.es zones de maratcha€e d-e saison sèche Se sont développées Ie long du cours d-reau. Sanand.éni oublie Ia maIéd.iction d.e Ia cécité des rivièresrr r Certes, Samandénl représente un point sur 1a carte, et 1'amé1io- ration d.ont bénéficie Ia vie d.e cette l-ocalité ne saurait 6tre consiclér& corrrre IepIésentative d.es changernents sociaux en i-nstarr:e sur les 764 000 toÉ maintenant couverts par Ie kograrmle. .Pourtant, m6ræ anecdotique ou parti- culièrenent spectaculajre, ce seul cas manj-feste ce que nous voulons ici. signifier, - à savoir que, pïé\rues ou spo-rtanéesr positives ou non, ferræs tu esquissées, de nombreuses modjJications socio-économiques sont intelsrenu.râs d.eEris l-975 d.ans 1a région du bassin d-e l-a Volta. Comne nous l-'avoits souligné d.ans lrartice précédent, }a phase d.es anticipations planif icatrices srest déjà nettenent estompée devant 1témergence d.e d.ynamiques bien réelles, qutil convj.ent d.e répérer et de comprend.re. Le bemps est venu drobserver rle telles d.l,rea.miques d.ans leur ensemble et dans fe d.étail, car de cette obse::rration surgiront des questions qui Æuye4!. d.ésormais 6tre forrmrlées et traitées non plus à titre hypothétiq-ue (ou pllrement inchoatif ), comme aLparavant, nais en connaissance d-e cause. Dans cette optique, plusi-eurs tlavaux d.éjà effectués par ECO, ainsi que des étud-es scientj-fiques menées depuis 7975 au sein drautres iirstances (command.itées ou non pax OCP) (1), constituent un tremplin à (1) ainsi : CERDI, CP,ED, CRTO, IGT, gRSIOM, CIG.S, etc. voir, à cet égardr- i"'ao"o*nt æp/ECO/AO.6Z-, eui préiente une série de neufs contrats passés pax æP en 1ÿBO pouï un montant d.e quelque !i U0 000. Sept d-e ces contrats(fin ae cette note à 1a P.suivante ) 6partir d,uquel il- est poss-ible de ia.ncer une recherche qui soi-b vraiment concertée, recherche d.ont Ia première f j.nalité serait d-tappnécier et de comprendre ce qui stest passé pendant une décennie d'e lutte anti-onchocer- quienne, en fait d.e changements d.émographiques, économiques - et drune manière généra1e - socio<ul-turels. Sans prétention d.'exhaustivl-té, les de'.:.x sections suivantes (r.t et J.2) voudraient 1réluder à 1télaboration drun lrogramrne d'e cette sorte. Nous nous exprirnerons d'raborc en termes cie champs gé'sggl']g§ : ceu.x-Ci croisent nombre de domaines '?SectrorielS'r correspondant' par eXeml:le' aux 1a9 projets signalés en 1977 (cf. 1.), mais d-erryo:rt dépasser Ia rigid'ité artificielle d.renquâtes qui se borneraient à évaluer tLes opérations plani- fiées par les gouvernenents. Ensuite, il sera question d'e champe thémat ues - d.ont ltapproche derrrait tirer granô profit de feur IecoupelItent avec Ies précédents. 1 "1. 9,::ep:-eÉ9q3!119ts91 _Benrn Unecol]-ected.'infolmationsponctuellesestencou.rs: nouvelles i:oplantations locales, cléplacements farniliar:X, mobilité d-émographique , a-mélioratlons a6ricoles , hyd-rar:liques " sanitai-res ' etc. Pareille colfec-be, prise en charge par 1es chefs des sous- secteurs vcu basés à lbndi, à Natitingo: et à Parakou, présente le plus haut intérêt : elle n'entralne pas d.e lrais spéciaux, tou-t en sropérant au travers d.tagents clui acceptent cl tajouter à ]eurs tâches spécifiques cet'Le mission dtinforme-t.ion, facilitée par leur d-éploiement et leurs nombreux déplacements sur 1e terrain. Ies @inence" cle continui-i. de bgB]re t- an§!r-i--S;-i*ollllË vi-seur spécialisé c ait avec di omatie et réaularité une entre ise aussi éc üêo - Dto:res et déjà, Cuagadougou a' commencé à centraliser les renseignements obtenus paÏ ce canal. (fi-n ae 1a note d-e La page précédente) ànt porté sur des étuciâs-à =érl-i=", clans l-e court terme (1'un.d.tentre eux prévoyant une extension "ur i"âi" ans)" Les résuftats de ces études sont peut-6tre a'ujouldrhul acceSsibles, mais nous n'en a-roils pas eu connaissance. 11 faudrait aussi Savôir si oui, que1" ihè*o" ou cha-mps de recherches socio-économiclues ifs conceÏnent""'' ë-a4d-qlo-gl-@'iuf.-qu:g*s-uEgJ- rf Cela d.it, on srinterroge sur Itéventualité d'e certains mouvements de population vers 1es vallées dans le nord du Bénin (utétccou, Alibori, Sota). C ô t e - d.t I v o i r e BarldamaEl-ano: itud.e multid.isciplinaire incluant l-es modif ications d.e lrhydrologie (barra6es, irrigation), d.u paysaEe végéta1 (savanisa- tion, plantations), 1e d-éve1op1:ement agricole (canne à sucre, kénaf , coton, tiz, cultures maralchères, etc.), ind-ustriel (sucre), Ies transformations d-u peuplement, d-e Ithabitat, du mode de vie - compte tenu des interac tions avec Ie cLéveloppement des vecteurs et 1a lutte antivectori-ell-e. cornparer les mouvenents mj-..ïa.toi-reS d.eS séncnl.f o et des Ta6wana. Bo:, Nzl et }lara'"oué : Etudes de mouvements inigratoires, stil en existe' Les zones cle Sérébou (Komoé), 3orotou (3agUA-loa), Zuénoula (tttaraoué), wtaraUaaiassa (Banaama), telles que remaniées par 1es projets sucriers. Ia pætion ivoj-rienne de }a va]lée de Ia Léraba : revue des mouvements d.e popula-bion dans fa région duirkilonètre lJ',r et d.e Watinoma (ava1 d.e Iéraba-gare ), Ghana Ltinformation manque. Voici tout au moins quelques su88es- tiorrs. Aire \{a - T-el.wta t l,louvenrents d.e popul-ation en région lobi/bi-rüor, d.ans Ie nord-ouest d.u pays, Ie long cle la Volta Noire. BErpansiond.trblocd.émographiqued.eNavrorrg;oetRolga,tangar Va]Iée Ce la Volta Blanche au nord d-e Tanralé : mouverrents d.e population vers cette vallée. (ne)cotonisation éventueLle du bassin d'e 1a' Kulpaxn' Haute-Vo1ta Volta Blanche ({) 2 -AVV:Ie:epeuplementorganiséetsesinductions:, - rei:euplement spontané (régions d-e Niaogho-Béguéd.o et auüres ); - rel-ance d.e villages tyln lliarba ; - cas d.e Yakal-a à clarifier Yolta no"s. (4) z I/érifier 1texistence d.e cas senblables à ceux c-e 1a Volba Bl-anclre . Ba]é : Repeuplement spontané mossi à suivre et situer pa? rapport à Ltaction d.tOCP (cf. enqr,rête d,e J.P. ileruouët sur les migrants mossj- des foyers c-e trypanosomose d.e côte-drlvoire en voie d. t extinction). Bougouriba ; Examiner modif ications éven-buelles d-u peuplerænt en fonc- tion des ethnies riveraines (5). Sarnandéni : A partir d.e ce v111a-3e, suirEe 1es colonisations spontanées et enca.drées de Ia vall-ée de la Volta Noire (6). ) 4 5 6 t) Saint-Fierre i Etude nonographi-ciue de 1a renaissance d.u vil1age. Consulter à cet égard- J,P. Hervouët Cf . l-es travaux d.e F.Parjs Se reporter aux études et/æ parojets d.e M{ R.C. Sawadog:o, Somé, Gazin 9Léraba : Situation actuefle d.e Tiericota.ra, renaissance d-e Da8oulndougou' naissance d-e Léraba'd'ougou, reche::che d t ar-rtres molivements' Zore de Ba.nfora : llrrbulence démoggaphiques récentes' changenents ru::aux et urbains,-comptetenud.'OCPetdel'installationd.upérimètre sucrier. PaYs wara : Voirliaisonentre]adescented.evillagesdanslaplairreet l-tonchocercose (?). Komoé z Cf. le tra:rail- de J'C' Clanet sur bief aval d'e Diarabakoko' Drtrême sud-est du PaYs : Collecte d.tinformations en cours (via VCU). I,Ia1i Vallée du Farako z Etud-e historique dtensenble, puis enqu6te silrilaire à ce11e nentionnée à ProPos du Band'ama' Madina-Diassa : Le cas c1e cet'ie a6:gloméra'tion, d'e son ranch et des villages vois ins . villages nor.lveaux sur Baoul-é, Ba6oé, Banj-fing IÛ, etc' : Colfecte d.tinf orma'tions en cours à VCU' ûrassrulou Ba1é, à Sélineué et en amont (7 )' (7) vot 1'étud.e (aamako) épid.érniologique de base réalisée par Ph' Ranque -10- Niger say : voir si le périnètre d.e d.éveloppement a véritable[rent atteint la zone d t onchocercose. Campenent touristiclue de Ia Tapoa Togo collecte dtinfo::matio:rs en cours, notamment d.ans ]e nord du paÿsr où existent d.e nombreu:r indices divers. Ce tylr d'e coI-lectet réalisée par 1e personnel de [CU, appelle ]e nr6rne connentaj-re que celui ci-dessus fcrr,arl-é à propor; du Bénjrr. 1.2. 9!gry:-!BÉge!:gg:"- ceux-ci, comne nous -l-ti:vons l-aissé entendre, seront fructueu- ser,ent exploités rlans La. m.esul?e oir 1eu:r traiterBnt opérera sur une arnple coll-ecte géqgaphique clont, a.u reste, 1a représentativité ne sera significative d-tun quelconque rrcléveloppernent" que sl les zones étud.iées ne se situent pas serrlenent dans ]es vallées aujourd-rhui protégées d.e llonch6cercose, ;,taJ-S complîennent Certaines zones plus ou moins denses des ''plabeamx environnants. 1) Un premier thèlæ qui sti-npose es'r, cel-ui dr-r repeuplernent, cu, si lron 1réfère, des mouveripnts d.émograpiriqu.es quta permis OCf (B). (e) le ce point d.e r,re, on aimer:ait connaltre la suite donnée au rrprojet d.tétud.e portant sur les possibi.lités d.e uise en place arun observatoire permanent du chan6çei:'rent résrrltant d-es nigra- tions clans l-a zone dtOCP'? (Cr:mf, 19Bo). -11 - Certains dtentre eux ont été vor-rl-us, et pas foïc,5rnent effectués sel-on Ies plans élaborés I dtautresr corlélatifs or-i non des colo- nisations prévLtes, modj-fient plus ou moins Ie paysa4çe halrité d-es val-l-ées . Ia d.ynamique de tels mouvenents postule une cartographie slmthétique. Pour la Côte-d,,Ivojrer lar e,'.eli{)l-e, on dispose i[rl1n excel-lent d.ocumerit (9) q.ur: abtcnd son actualisation. Ie mêr'e trava,il d-evrait dtre réa1isé sur Itensemble d.es territoires i.nclus d.ans ocP (ro). Z) Ia dynamique dejmographique humaine mérite dtôtre mise en ::ela- tion avec celle d.es popr:.lati,rns de vecteurs (ff ), mr dtune rna:rière plus généraIe, avec la Ê:,Tr"*i.gqu.-.Qs--"alrê-æ= j.r-ansqrs§qi[1-e9- (à lthomre et e"ux aniJneux c'l-orresticlucs). Iii-eux connaitre ]e jeu inter- rele.tif d.e cr-.s d.lmamiq'.res peut aider, en pr.,rticuli-er, à la mise en p1a.ce ou aLl con-brô}e d"e strabé,";ies sani+;ajres app:opriées. 1) Dans 1es zones (re)peup1ées, lt..q5ipS-u-nlq]S-ur*k§-bq.gç5-, cles c_olas_q5grl, d"= !,r=_æ., ltexplcitation et les écha.nges commerciaux qutelle en'rralne, 1es comrnrnicartit-rï]s ainsi induibes, etc. corres- ponclent ou non à d.es innovatio.rs (tecitniquesr s@io-cul-ttt::e11es) qu t il importe cl I aaa15.ss1. 4) Plusieur:s 'bypes dt_"rtgo4l^el§.1q[ ont été essayés, tant dans Ie d.on:.ine pïoprenent sani-baire qu'en éducation olt en '?anjratio:L';. Repérer leur présence ou leur absence, étuclier leur éla.sticité --------(g) Àtlas de Côte-dflvoire, 81 nord (localisatiorr de Ia population en t%5), carte au l/1.ooo.Ooo (fO) ainsi que (pour servir de réfé.:ence tle base) sur les extensions d.u ProgpamnB envisa6ées à ltouest et au sud. ( i-f ) et pas seulernent ceux d.e l- t onchocerc ose. D t où. I t inté::êt d.e documents - s t il en existe suff isa,nment - tels que la 'carte généi'ale de répar'uition d.cs glossj.nes dans 1a région d.es savanes'r d.e la Côte-d. rlvoire ( éctiette at lft.o00.OOO), III',fi/Tt 1981. 1cLC ou l-eur iiraptituce en fonction d-e la conjoncture changeante, leu:r inpact - rée1, p-récaj-re ou insignjji.r.n'i; - stll l-a vie des courrnautés rurales (voirc urbaines) en expansion : voi]à qui conC-uirait à une évalua-bion colnpaïative pro'cablt:ment 'f ort utile' 5) Dans les soclébés o,ui se transf crnent, 1e progrès de 1a llsocialité,, ne va p€r,s toujours d.e pair avec celui des techniclues ou d.es revenus fa"l,il-iaux. On sait Ia traclitlonnelle solid'arité afrlcaine d-es'tvi-11ages'' ou d.es':1igna6es". Etanb donné les brassages intra e'b inter-ethniques :r:ésultant de ltactuelle mobili- té socio-démoSraphique, cluten est-il- des entraid.es et convivialités communautajres ? Co:n-o.rent, en.particulier, certaines essais coopérati-fs ont-iIs émer6é, et à quoi ont-iJ-s abouti I 6 ) Thanshumarce inomadisne ) et séd,entarité. Quel-1es modjficatj-'rns d.es rapl:orts paster.ucs/a4ricul-beurs j-,rdr-rits pale Ies cha*erents d.énographio-ues ct éco1ci''';iclrres j-ntervenus depuis d-ix ans ? Comne d-ans ]e cas des "cltanps géogra.phiques'i (.1.t), les six pistes ici mentionnées ntépr.i-sent pe-s ,l-rinventai-Ïe des cheminements possibles. De bels itiné.r:ai-i'es éhaient, du reste, 'bhéorique,rænt pr-,évus à,,moyen tcrireirclès l-c plan d.ta-cticn d.rocP pour 198J. l'xais on est en d-roit de se d.er-ranier sril est bien raisonnable d'e p:évoir que ,ltéla.boration d.e ce pro€Farune à noyen terme seïa confiée à un groupe d-e travail composé d,e nemb-res clu Co[rité consultatjf drexperts eb d.e représenta,-its cLe la Banque ulond-iaIe, ôe la FÂ0 et du plIUD.: (U ).,, Ce gen:ie d.e procéciure, qui cotte cher, risque en effe-L d-e rapport moins qutune é1:.boraLioll conceltée "at the g1ass roots,, en-bre d-es spécialistes reconnug coIÛIP de véritables praticj_ens du ter::ain. A l-a fin c1e 1984, en tout cas, le travail reste à entrelxendre.. . (rz ) Dcc'"r.ment æP 82.1. Plan d.taction cb bud.get 1 981, P.L5 -l3 _ 4. RNSULTATS A,IUT]]DIIS 1) À 1tévirl-ence, 1a pori;ée cie Ia recherche envi-sagée déi:enùra et de la valeur 'cectü:tiotr.e d.es investiga,tions et de lrintelligen coordination qui- en aü.14 rnaltrisé L'ensemble. Si ces dcux cond-j-- tions sont réunies, 1es résul-tats d'une telle 'révaluation'r rejoindrgnt, en qualité et en originalité, ceur que 1es biologistes et les médecins c1,OCP ont d.éjà prod.uits. En effet, pour la prenière fois sans d.oute, devienclrait lisible à travers sept Etats africains, une dynamiciue sociale o.ut on s teff or:ce, p.".:if ois aveu-t'1ément, drorienter veirs le dével-oppenent. Ce d.ern-ier terræ fr-ri-nême pourrait, en lroccu.rrence, bénéf icier drun contenu moins væue que dans Itacception cou::ante où i] est employé. Ltoccupation des soh (champs, habitat, inf::astructures), ]u= variations d-émogra- phiques, Ies aléas économiques ct sanita,j::es, les ,iustes ou perni- cieuses stratégies po] i'biques, les gestions ad.ministratives, les id.iosyncrasi.es culturelles sont a.irtant de re".l-ités dont l-es sociétés vivent ou rteu::ent. I1 iinpo::te beaucoup de rnieux connaltre les interac t irrns cie te ll-es réal ités . 2) Pend.ant son accomplissement, 1tétud.e 3'Iobal-e donb il stagit sera sclid.a-ire d.r i.mplications 'bant passives qutactives. Dtune partr cette rc'cherche sremacine d.rns OCP, et d.ev::ait, de ce fait, prospérer au sein de ce Pro3ramme riui ltimplio*ue. Dtal,.tre Pirrtr e]]e ne sera vrairnent irc.-,ncei:tée" que si elle-mêrire implique , d-ans son élaboratj-on e'1, d-ans sa rée-lisation, l-es trois llnités opération- nell-es cL|OCP (vCU, EI'I, ECO) et la participation effective d.téclulpes naticnales motivées. Nous avcns d.éjà insisté à d.essein ("f. 1" d.ébut d.e J.1.) sur le rôIe de colLectenr dtj.n-forrnations que VCU pouvait remarquablement assuluer, sans que ses activ-ités specifiques soient pour :;uta"nt d.éviées d.e l-eur objet. L'auteur d.e ce rapport sait aussi drexpc<rience clue les nonbreuses visltes d.tEPf dans 1es villages offrent une occasion priv11égiée d.e contacts et d.tobservations auxquels peu d'"experts'' ont habituel- lement accès. ),4 il Quant ar»r appl-Lc_q!.lors consécutives de l-rétud'e' lcs rccenser dtavanceseraitillusoire.Maisi.l-ntestpasillusojredlartnoncel d.ès naintena.nt reur ri_circsse possir:re. Lorsqutune vér:itable pludisciplinaritédevi:ntpr.rJuctive,lesrésuli;atsobtenuscolloel- nent d.ifférentes stll'.tc-,:s de dest:-ria-bai.res. Cles.b clonc à plusieurs catégories de respolsa.bles - i;echniciens de 1a politiquc' de f téconomie, d-e 1a santé, oe 1''' formation' d'e lra'Lninistration"' - q.utiI incombera d-trrutiliser'', au rni'eux de lcur jugement' les données et analyses mises à leur d'isposition (sefon des formes d,e prrblication ad-éqr-''-a.tesr Qui ont 6gande importarlce et restent à d.éter,ain"r ). Ilestclairrnotai:unenteQr-lepourlr"'veni-I(oulasuite)a'OCl' 1es problèrres de,;d.évolution, d.e ''rel-ève'' se font c1e jour en jcur plus pressants. Oï, combien cle fois nra-t-on pas entendu dire par des rnédecins de sectcur, d.otés d.e très pair.vl.es moye115 chez euxt que 1a ]utte contre f ronchocercose étaii; sin,:n un }uxe, du moins une moindreprioritéd.ans1asériedesmauxirunéd.iatsàcombattre? Une bonne méthod-e - peut-être la seul-e - pour faile douter de cet argument consistcrait à inontrer bientôt, en présentant d'es étud.es scpio-éconorn-iques sér:'-euses et l-isiblesr que l-es nillions d.ed.ollarsinves.bisd.ansOCPontserviàbeaucoupp}usqu'à prévenir la cécité d.e quelques dizaines d-e mil-liers clrindivj'dus' si cette d-émonstrati-on peut 6tre faite :rà mo1'en terræ'î , i1 y a fort à pa.rier qurune plus juste appréc-tation d-u fIéau socio"cufturel (et pas seulenent biolog:ic1ue) ae fronchocercose incitera les responsablesnationar'rxàprendrelesmoyensnécessairespourqulun tel f1éau ne risque pas de stabattre subrepticement à nouveau su'r ltexistence collective cles peuples concernés' I1 y a fort à prier, en rÉme temps, clurune large évafuation des d5mar'liques - 15 - sociales en cou.IS servjïe J.es responsables nationaux, en leur fournissant des d.onnées et des analyses o-ui, pour ltheure, font enc ore cruelleircnt ddfau'c. Clause PAIRAULTT Or:a,gadougær f5 Octobre 1934
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Réunion de concertation, Unité de développement économique : première réunion, 15-16 Octobre 1984 : note pour une étude de l’impact socio-économique et socio-culturel d’OCP
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