Onchocerciasis Control Programme in West Africa Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest JOINT PROGRAMME COMMITTEE JPC - CCP COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Office of the Chairman Bureau du Président COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Seizième session Washinqton. 6-8 décembre 1995 tPcL6.2 ORIGINAL : FRANCAIS Septembre 1995 t2 L2 Point 5 de l'ordre du jour provisoire RAPPORT D'ACTTVITES DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POT.IR 1995 (ler septembre 1994 - 31 aotit 1995) Table des matières RESUME LUTTE ANTTVECTORIELLE Conditions climatiques Flotte et opérations aériennes Zones traitées Insecticides et stratégie de lutte Hydrologie et télétransmission . Réseau de surveillance et d'évaluation entomologiçes Surveillance de I'environnement aquatique DISTRIBUTION DE L'MRMECTINE (MECTIZANR) ET ACTMTES EPTDEMTOLOGTQUES . Traitement à I'ivermectine Evaluation épidémiologique . . Evaluations dans I'aire initiale de I'OCP . . . Evaluations dans les zones d'extension Surveillance épidémiologique Evaluations ophtalmologiques BIOSTATISTIQI'E ET INFORMATIQUE RECHERCHES INTERDISCIPLINAIRES Insecticides Recherches sur les vecteurs et les parasites Modélisation épidémiologique Outils de diagnostic . . Projet de chimiothérapie "Macrofil " Composés macrofilaricides potentiels Résistance potentielle à l'ivermectine Poursuite du Projet Macrofil après la fin du financement par Pages 3 6 6 6 8 9 10 10 11 L4 15 15 16 t7 t7 18 18 t9 2L 22 22 22 23 I'OCP en 1997 23 IPCI6.2 Page 2 DEVOLUTION . Formation Effort de sensibilisation et de mobilisation des populations par I'OCP . Réunion d'évaluation et de programrnation des activités de dévolution au niveau des pays Evaluation de la capacité des Pays participants à assurer efficacement la détection et la maîtrise de la recrudescence de I'onchoceræse . . . . ADMIMSTRATION ET SERVICES DE SOUTIEN Objectifs, organisation et fonctionnement des services Corits administratifs Budget et Finances Personnel Approvisionnements et services Transports et communications ACTTVITES DE LIAISON, D'INFORMATION ET DE VALORISATION . Avec I'Organisation mondiale de la Santé Avec les Pays participants Avec les Organismes statutaires Avec les Donateurs Avec la compagnie chargée de l'épandage aérien de larvicides Avec la communauté scientifique . . . Avec le grand public Travaux de valorisation Réunions internes 1 Plan d'opérations de VCU pour 1995 2 Potentiels annuels de transmission (mai 1994-avril 1995) toutes espèces du complexe Simulium dannnosum infectées par Onchocerca volvulus 3 Potentiels annuels de transmission (mai 199,1-avril 195) espèces savanicoles du complexe Simulium dannnosum infectées par Onchocerca volvulus Méthodes de traitement à l'ivermectine dans la zone OCP Nombre de personnes traitées à l'ivermectine dans la zone OCP Couverture du traitement à l'ivermectine selon la méthode de distribution dans la zone OCP . . . . 7 Evolution du Personnel OCP 8 Evolution du Parc automobile de I'OCP 23 24 25 25 25 27 27 27 28 28 29 30 30 30 31 31 31 3l 31 33 33 35 FIGIJRES EN ANNEXE Fig. Fig. Fig- Fig. Fig. Fig. Fig. Fig. 36 37 38 39 40 4t 42 43 4 5 6 I a IJPCL6.2 Page 3 RESIJME a) En l994,les pluies ont été très abondantes dans toute I'aire du Programme, provoqrurnt d'importantes inondations, à I'Est comme à I'Ouest. La décrue s'est amorcée fin 1994 mais s'est prolongée de façon inhabituelle. En raison des pluies précoces qui ont arrosé la plupart des bassins, dès la mi-avril au sud et fin mai dans la partie nord du Programme, la période de basses eaux a été de courte durée. b) La floue aérienne a varié de l0 hélicoptères en fin de saison des pluies 1994 à quatre en période d'étiage. Pour la saison des pluies 1995, il est pré\ru un maximum de huit hélicoptères de traitement en raison de la diminution de la couvernrre larvicide. Pour la période de mai 1994 à avril 1995, on a corsommé 597 heures de vol de moirs qu'en 1993-1994, ce qui se traduit par une économie d'environ US$ 425 000. Cette diminution confirme la tendance inévitable à la baisse amorcée depuis le début des années 90 avec les premiers arrêts des traitements larvicides dans I'aire initiale du Programme. Par contre, la consommation d'insecticides n'a pratiquement pas changé en raison surtout de la diminution de la consommation de téméphos (Abaæa)) au profit de produits dont la dose opérationnelle etlou le coût sont plus élevés. c) Le contrat liant l'OCPr à la compagnie actuellement chargée de l'épandage aérien de larvicides, qui arrive à expiration fin décembre 1995, est renouvelé pour une période de trois ans. d) Entre décembre 1994 et juin 1995, les traitements larvicides ont été définitivement arrêtés sur la Daka, la basse Volta noire, la Bagoé à l'exception de la Kankélaba, le Pampana, la Teye, la Kulpawn, la Mole, la Sota et l'Alibori. e) La stratégie de rotation des insecticides appliquée a êté la même que celle des années précédentes. Les insecticides ont été utilisés en tenant compte des restrictions habituelles liées à leur toxicité, à leur rapport coût/efficacité et aux niveaux de sensibilité des simulies aux différents insecticides chimiques. L'étofenprox (Vectronc)) aété utilisé pour la première fois sur le Sassandra, la Comoé, le bas Bandama et la basse Volta noire, des bassins où le téméphos et le phoxime sont déconseillés, voire proscrits. D Pour la période de mai 19941avrr11995, les Potentiels Annuels de Transmission (PAT) montrent clairement que la transmission résiduelle est due essentiellement aru( simulies forestières. En effet, en ne considérant que la transmission due aux seules espèces savanicoles, sur 146 points de capture suivis régulièrement, seulement trois ont un PAT supérieur à 100 tandis qu'environ 62 Vo ont un PAT égal à zéro. g) Les études entomologiques de post-traitement ont pris fin en avril 1995. Ces études avaient pour but de vérifier que le taux d'infectivité des simulies qui se réinstallent après I'arrêt des épandages larvicides est suffisamment bas pour errpêcher une recrudescence de la transmission. Elles ne seront pas renouvelées compte-tenu de la distribution de l'ivermectine dans tous les bassins encore sor§ traitement larvicide ou à problèmes. Les 18 points étudiés dans l'aire initiale ont donné dans l'ensemble des résultats satisfaisants. h) L'arrêt progressif des traitements larvicides a pour conséquence la fermeture de secteurs et sous-secteurs entomologiques. La periode écoulée n'a pas échappé à la règle-avec la fermeture de deux sous-secteurs, celui de Séguéla en Côte d'Ivoire et celui de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, ramenant ainsi en 1995 le réseau d'évaluation entomologique à sept secteurs, 12 sous-secteurs et 11 bases opérationnelles. OCP : Programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de I'Ouest JPCL6.2 Page 4 i) Outre l'évaluation de l'impact à long tenne de la perméthrine, du carbosulfan et du pyraclofos sur les poissons et les invertébrés, la surveillance de l'environnement aquatique a concerné cette année l'énrde de l'impact à moyen terme de l'étofenprox (Vectron) sur la faune non cible. De plus les équipes nationales ont entrepris des études d'impacts environnementaux sur quelques bassins fluviaux dans le cadre du mandat élargi du Groupe écologiçe. j) Plus de 2,2 millions de personnes dans plus de 11 000 villages et hameaux essentiellement dans les zones d'extension du Programme, ont été traitées à I'ivermectine en 199411995 par les différentes méthodes de distribution. La couverture, c'est-àdire le rapport entre le nombre de personnes traitées et la population recensée, est de 73% en moyenne pour le traitement à grande échelle par les équipes mobiles. La distributionde l'ivermectine par I'auto-traitement conrmunautaire a été poursuivie à des degrés divers de succès avec une couverture d'environ 78%. Aucun effet secondaire grave n'a été notifié. k) Huit organisations non gouvernementales (ONG) sont impliquées dans la distribution de l'ivermectine dans six Pays participants. L'auto-traitement comrunautaire a été la principale méthode de distribution. Les distributions à grande échelle (équipe mobile) et passive ont également été utilisées. l) Des évaluations épidémiologiques ont été effectuées dans certaines zones de l'aire initiale du Programme afin d'évaluer l'impact des épandages larvicides associés au traitement à I'ivermectine et aider dans la prise de décision d'arrêt des épandages larvicides dans certains bassins fluviaux. Les résultats sont excellents dans trois bassins mais peu satisfaisants dans trois autres. m) Dans les zones d'extension soumises à la fois aux épandages lawicides et au traitement à l'ivermectine, plusieurs villages ont été évalués en 1991 en vtre de sélectionner des individus qui n'ont pas reçu d'ivermectine et qui sont négatifs sur le plan parasitologiçe, pour constituer une cohorte à suivre afin de déterminer I'incidence de l'infection dans de telles zones. Treize des villages ainsi retenus en Guinée ont été évalués, soit trois à quatre ans après leur sélection initiale. Le nombre moyen de personnes nouvellement infectées était de 0,5 par village. n) Dans certains bassins fluviaux de I'aire initiale où les épandages larvicides sont arrêtés, la surveillance epidémiologique est effecnrée par les équipes nationales dans le cadre de la dévolution pour détecter toute recrudescence éventuelle de l'infection. Les résultats sont excellents dans la plupart des situations. Dans un village, Zoulo sur la Bougouriba au Burkina Faso, la prévalence et I'incidence de l'infection observées, respectivement de I'ordre de tO,7Vo et l,8Vo, pourraient être une indication d'un début de recrudescence de I'infection. Des investigations détaillées sont en cours. o) Les résultats de l'évduation ophtalmologique et parasitologique des effets à moyen et à long termes du traitement à grande échelle par I'ivermectine après sept ans de traitement annuel sont satisfaisants. l-r. charge microfilarienne dermique a diminué sensiblement et il y a eu des améliorations significatives des lésions du segment antérieur de l'oeil. Dans I'ensemble, les résultas indiçent un effet benéfique du traitement à I'ivermectine sur la maladie oculaire. p) L'Unité biostatistique et informatique @IS) a poursuivi l'analyse intégrée des résultats des évaluations entomologiques et épidémiologiques en utilisant autânt que possible la modélisation épidémiologique, les plus importantes de ses activités ayart été I'analyse des simulatiors de la combinaison de la lutte antivectorielle et de la distribution de I'ivermectine, et la détermination du risque de recrudescence après plusieurs années de distribution d'ivermectine dans les zones soumises uniquement à ce moyen de lutte. Pour préparer les nationaux à I'analyse épidémiologique, l'accent a été mis sur la forrration et le transfert des données OCP. Par ailleurs, BIS a continué à aider les autres unités du Programme dans l'utilisation de l'informatique. JPCL6.2 Page 5 q) Les recherches sur les insecticides ont abouti. Ce qui permet à I'OCP de disposer désormais de sept insecticides opérationnels. Les efforts ont porté sur la finalisation des systèmes et protocoles d'évaluation des insecticides en conditions contrôlées, la recherche et l'essai de formulations plus performantes de B.r. H-14 (souches recombinées, formulations huileuses) et la surveillance de la sensibilité aux insecticides. r) L'identification des parasites par les sondes à ADN et I'identification des vecteurs par la morphologie et la morphométrie se poursuivent. Une nouvelle technique mise au point pour l'identification des femelles adultes des simulies par I'ADN, la technique de l'hétéroduplex, est opérationnelle depuis mai 1995. s) En utilisant la posologie optimisée de trois jours mise au point par la firme Ciba-Geigy dans des centres d'Amérique latine, le Projet de chimiothérapie Macrofil entreprend actuellement des essais cliniques avec l'Amocarzine pour le traitement de I'onchocercose en Afrique de l'Ouest. Les résultats seront disponibles début 1996. Les travaux précliniques se poursuivent avec I'UMF 078 en tant que deuxième macrofilaricide potentiel. Le modèle ONCHOSIM a été adapté pour prédire l'apparition de la résistance à l'ivermectine, en utilisant comme paramètres différents scénarios de traitement par ce médicament et d'autres mécanismes de mutation génétique. Les mécanismes les plus courants de la résitance à I'ivermectine chez les mématodes libres et les nématodes parasites sont analysés afin de générer des sondes pour la détection de la résitance à I'ivermectine applicables à I'onchocercose. t) L'Unité de dévolution continue de jouer son rôle de conseiller et de catalyseur en matière de formation, de sensibilisation des autorités et du public, de surveillance épidémiologique, de traitement des malades à l'ivermectine, de mobilisation des ressources pour la mise en oeuvre des plans de dévolution des pays et de recherche opérationnelle. L'impact de ces actions est présenté dans le document JPC16.6. u) Concernant la formation, le Programme a octroyé 13 bourses d'études entre août 1994 etjuillet 1995, portant ainsi à 436 le nombre des ressortissants des Pays participants du Programme ayant benéficié de bourses d'études OCP entre 1974 et juillet 1995. Par ailleurs, la formation en cours d'emploi et sur le terrain du personnel OCP et du personnel national se poursuit essentiellement dans le domaine de la méthodologie de l'évduation épidémiologique de I'onchocercose, la distribution de l'ivermectine, la surveillance post-thérapeutique, les méthodes d'analyse des données épidémiologiques, les différentes techniques de surveillance des simulies et de lutte contre ces vecteurs, l'informatique et la gestion. v) L'Unité de dévolution a aussi procédé à une première évaluation de la capacité actuelle des Pays participants à maintenir les acquis de I'OCP, c'est-àdire, à détecter à son début toute recrudescence de l'onchocercose et à la maîtriser par une chimiothérapie appropriée. Cette évaluation faite sur la base des dix critères précédemment définis par I'unité, permet de se faire une idée sur l'état d'avancement des pays dans leur effort de préparation à la prise en charge des activités de I'OCP, et met en évidence, les lacunes qui restent à combler dans ce domaine. w) L'Unité d'administration et services de soutien a pour tâche fondamentale d'appuyer l'ensemble des unités et des activités du Programme en gérant, de la façon la plus rationnelle possible et au mieux des intérês du Programme, les ressources humaines, matérielles, financières et informationnelles dont iI dispose. On a particulièrement mis I'accent sur la rêduction du personnel aussi bien de la catégorie des professionnels que de celle des services généraux. La dévaluation de 5O7o du franc CFA en début d'année 1994 continue d'avoir des effets positifs sur le budget. Dans un souci de borne gestion et pour réduire les coûts de manutention et de stockage, le Programme s'est défait d'équipements, de pièces détachées et de matériels obsolètes. rPct6.2 Page 6 x) Le Programme poursuit ses activités de liaison, d'information et de valorisation et continue à tenir régulièrement informés de ses activités, les Donateurs, les Pays participants, les pays non inclus dans I'aire du Programme, la communauté scientifique et le grand public. LT]TIE ANTTVECTORIELLE Conditions climatiques 1. En 1994,les pluies ont été très abondantes dans toute l'aire du Prograrme, provoquant d'importantes inondations, à I'Est comme à I'Ouest. La décrue s'est amorée sans retard fin 1994 mais s'est prolongée de façon inhabituelle. En raison de pluies précoces sur la plupart des bassins, dès la mi-avril 1995 au sud et fin mai dans la partie nord du Programme, l'étiage a été de courte durée. 2. En début de saison des pluies 1995, les pluies, bien qu'abondantes, ont été moins importantes par rapport à I'année préédente en zone Ouest, ce qui a entraîné un déficit hydrique assez net. En zone Est, c'est le phénomène inverse qui s'est produit avec pour conséquence la reprise précoce des écoulements sur la quasi-totalité des rivières sous traitement. Flotte et opérations aérimnes 3. La flotte aérienne a varié de 10 hélicoptères en fin de saison des pluies 1994 (mois de septembre) à quatre en période d'étiage (mois d'avril 1995). Pour la saison des pluies 1995, il est prévu un maximum de huit hélicoptères de traitement, en raison de la diminution de la couverture larvicide. 4. Le contrat liant I'OCP à la compagnie actuellement chargée de l'épandage aérien de larvicides, arrive à expiration fin décembre 1995. La compagnie a donné, au cours de ces trois dernières années, entière satisfaction au niveau du type d'appareils utilisés (Hughes 500 D ou E), des pilotes et des mécaniciens. Un appel d'offre, lancé en décembre 1994, s'est tradüt fin féwier 1995 par une visite sur le terrain des compagnies aériennes présélectionnées par un comité ad hoc de I'OMS. Après délibération du comité et approbationpar le Directeur général de I'OMS, la compaguie qui détient le contrat actuel a été retenue pour la période de 199G1998. Par rapport au préoédent contrat, il convient de signaler les modifications suivantes : - I'OCP garantit à la compagnie, conrme dans le précédent contrat, l'utilisation d'un minimum de quatre hélicoptères en saison sèche et de six en saison des pluies. En retour, la compagnie doit mettre à la dispositionde I'OCP jusqu'à quatre hélicoptères supplémentaires en saison sèche (soit huit au total) et quatre en saison des pluies (soit 10 au totd); - la compagnie doit aussi fournir deux hélicoptères de secours dans I'aire du Programme, l'un basé à Odienné, base des opérations aériennes de la zone Ouest, l'autre basé à Kara, base des opérations aériennes de la zone Est. Avec ces deux appareils supplémentaires, la flotte peut ainsi compter sur un maximum de 12 hélicoptères. 5. De mai 1994 à awil 1995, les hélicoptères ont effectué 5 873 heures de vol contre 6 470 en 199311994 durant la même période, soit 597 heures de vol de moins (tableau 1). Cette diminution de près de 10 % confirme la tendance à la baisse amorcée depuis le début des années 90 avec les premiers arrêts des traitements larvicides dans la zone initiale du Programme. Cependant, le nombre de rivières traitées cette arurée a peu diminué par rapport à la période précédente (voir paragraphe 8). Incrc.2 Page 7 6. En termes de coût, l'économie en heures de vol par rapport à l'année précédente s'élève à US$ 712 x 597 soit environ US$ 425 000 (US$ 712 représentent le coût de I'heure supplémentaire, carburant inclus, les heures garatrties étant payees en priorité). Tableau 1. Consommation d'heures de vol de traitement de mai 1994 à awil 1995 et comparaison avec la peüode pilecédmte. Mois Heures de vol Différence entre 93194 et 94195 Mai 93-Avril94 Mai 94-Awil95 Mai 4tt 3s5 -56 Juin 609 619 +10 Juillet 679 599 -80 Août s88 617 +29 Septembre 620 557 -63 Octobre 553 409 -14r'. Novembre 5U 477 - 107 Décembre 573 562 - 11 Janvier 541 476 -65 Février 588 444 -14.r' Mars 505 507 +2 Awil 219 251 +32 Total 6 740 5 873 - 597 a rPct6.2 Page 8 Tableau 2. Consommation de larricides de mai 1994 à avril 1995 et comlnraison avec la periode préoédente. 7. A la réduction substantielle réalisée au niveau des heures de vol ne correspond pas une économie en insecticides (tableau 2). En effet, par rapport à la periode précédente, pratiçement les mêmes quantités de larvicides ont été utilisées pour un coût sensiblement identique (US$ 60 964 de plus en 199411995 soit 1,5 % de ditrêrence), et la réduction de la couvernre lanricide (aérienne et au sol) a été minime. La baisse de la sensibilité à l'Abate o, constatée fin 1993 sur certains bassins, a eu pour conséquence la réduction de la consommation de ce produit (près de 30 000 litres en moins) qui a alors été remplaé, selon les débits, par le Vectobac @, le pyraclofos et le Vectron @, trois produis dont la dose opérationnelle etlou le coût sont plus élevés. 7,onæ traitées (Fig. 1) 8. Dans I'aire initiale du Programme, à la fin de 1994, les traitements larvicides ont été arrêtés sur la Daka et la basse Volta noire au Ghana (du confluent avec la Kohodio au confluent avec le Fako), sur le Baoulé et la Bagoé au Mali, à l'exception d'un de ses affluents: la Kanlcélaba qui était réenvahie par des simulies infectieuses jusqu'à la mise en place, à partir de 1989, des traitements larvicides en Guinée. Sur la Kulpawn et la Mole au Ghana, sur la Sota et l'Alibori au Bénin, les traitements larvicides au sol ont pris le relais des traitements aériens dès que les conditions hydrologiques ont autorisé l'acês aux gîtes et là où l'écoulement n'a pas été interrompu. A la süte des recomrnandations du Comité consultatif d'experts du Programme lors de sa seizième session enjuin 1995, il a, été décidé de ne pas reprendre les traitements larvicides héliportés de ces rivières en saison des pluies. 9. Dans I'aire initiale, la Dienkoa au Burkina Faso est toujours sous traitement larvicide au sol. A la différence de l'année précédente, l'équipe nationale de ce pays a désormais, depuis janvier 1995, l'entière resporrsabilité des opérations, moyennant le soutien technique et financier de I'OCP. 10. En Sierra Leone, même lorsque la situation sera revenue à la normde on ne reprendra pas les traitements larvicides sur le Pampana, la Teye, la Sewa et la Bagbe arrêtés depuis août 1992 en raison de I'insécurité qui règne dans le pays. En revanche, aucune décision d'arrêt définitif des traitements larrricides n'aétê prise concernant les autres bassins, bien que, pour ces mêmes raisons d'insécurité, le Rokel ne soit plus traité depuis avril 1994 et la Kolente, le Mongo et la Kaba depuis Larvicides Quantité utilisée Différence entre 93194 et 94195 Corit US$ Mai 93-Awil94 Mai 94-Avril95 Abate 72 217 42 314 - 29 903 - 414 t57 Vectobac 2r4 339 228 335 +13 996 + @941 Phoxime 18 843 t7 94 - 899 - 13 350 Perméthrine 20 193 28 995 +8802 + 89 780 Carbosulfan t3w t3 991 + 347 +7tM §raclofos 43 225 47 t95 +3970 + 105 006 Vectron 9 176 +9176 + 221 600 Total 382 461 377 950 -5489 + 60gil aJPCL6.2 Page 9 mars 1995. Cette question a été longuement débatnre pendant la réunion de juin 1995 du Comité consultatif d'Experts dont les conclusions figurent dans le document JPC16.3. 11. Le Niger près de Bamako et certains de ses affluents (Fié, Faya et Dylamba) sont toujours traités au sol ; à partir de 1996, l'équipe nationale du Mali aura l'entière responsabilité des opérations, moyeruurnt le soutien tedhnique et financier de I'OCP. 12. Dans la zone d'extension pud-est et l'extension sud de la Côte d'Ivoire, qui sont traitées de,puis 1988 et 1979 respectivement, il n'y a eu aucune modification de la couvernrre larvicide pour la periode considérée. Toutefois, les affluents de l'Oti, Kéran, Kara et Mo, sont désormais rattachés pour les traitements aux bassins de l'extension sud-est en raison de I'infihrationpermanente, jusqu'en 1988, de simulies infectieuses en proverumce du sud. Insecticides et strategie de lutte 13. La stratégie de rotation deS insecticides, destinée à prévenir la résistance des simulies aux produits, et à limitér les effets des tJaitements sur la faune non cible, a été la même que les années précédentes. Les insecticides ont été utilisés en tenant compte des restrictions habituelles liées à leur toxicité, à leur rapport coûÿefficaclté et aux niveaux de sensibilité des simulies, en particulier à l'Abate@, au phoxime et, dans une moindre mesure, à la perméthrine et au pyraclofos. 14. L'Abate@, dont la consonimation a volontairement été augmentée en 199311994 afin de mieux cerner les limites de son utilisation, a été utilisé de façon parcimonieuse au cours de la periode de mai 94avril95. Il a été remplacé par le Vectobac@ pour les faibles débits et par le pyraclofos, le Vectron @, voire la perméthrine pbur les débits élevés. 15. Malgré la baisse de sensib[ité à la perméthrine constatée dens les zones d'utilisation des pyréthrinoïdes en agriculture, les derhiers résultats obtenus sur le bas-Mono et le bas-Ouérné ont levé le doute qui planait sur cet insecticide. 16. Après l'épisode de 1989 sur la Marahoué, une baisse de sensibilité au pyraclofos a été mise en évidence sur le Niger près de Bamako. Bien qu'il n'ait pas eu de conséquences sur la transmission, ce phénomène incite à la prudence, surtout dans I'utilisation de ce produit pour les traitements au sol réputés propices à la sélection de souches résistantes. 17. Læ VectronB a été utilisé pour la première fois sur le Sassandra, la Comoé, le bas-Bandama et la basse-Volta noire, des bassins où l'emploi du téméphos et du phoxime est décorrseillé, voire proscrit. En autorisant I'utilisation de ce septième insecticide, le Groupe écologique a mis un terme à la recherche de nouveaux composés et orienté les activités d'OCP vers la mise au point de formulations plus perforrrantes de B.r. H-14, l'élaboration de souches recombinées ou encore la recherche de nouvelles espèces entomopathogènes de Bacilhrs sp. Le contrat passé avec la firme Abbott, pour la fourniture de Vectobac@ l2AS et la poursuite des essais pour la mise au point d'une formulation huileuse plus performante, a été reconduit en 1995 pour une durée de trois ans. Il n'y a pas eu de problèmes particuliers avec les lots opérationnels de VectobacR) à l'exception de trois containers arrivés enjanvier 1995 dont l'efficacité ne répond pas aur specifications du contrat. 18. En 1995, la longueur totale des rivières susceptibles d'être traitées est de 13 133 krn. Cette couverture larvicide maximale reste bien entendu théorique. Toutefois, on peut noter que pendant la sernaine du 18 au 24 juillet 1994, periode de montée des eaux et donc de forte productivité larvaire, 12722km de rivières ont été traités (96Vo de la couverture ma:rimale), mobilisant neuf des 11 héticoptères sous contrat. A l'inverse, la semaine du 3 au 9 avril 1995, periode d'étiage et donc de faible productivité larvaire, a connu la plus faible couvernre larvicide avec 3 123 l<rn de rivières tPct6.2 Page 10 traités (24 % de la couverture maximale) et I'utilisation de quatre hélicoptères de traitement. Deux autres semaines méritent également d'être signalées, celle du 2l at 27 novembre 1994, en période de décrue pendant laquelle la productivité larvaire est particulièrement importante (LL 4721«n traités), et celle du 19 au 25 septembre L994, en période de hautes eaux, plus calme du point de vue entomologique (5 128 km traités) et pendant laquelle une suspension totale des traitements a été réalisée en zone Ouest. Hydrologie et télétransmission 19. Le réseau de la surveillance hydrologique comporte actuellement 150 échelles de crue dont 74 sont équipées de bdises hydrologiques pennettant une transmissionpar satellite des hauteurs d'eau. Ce dispositif, couplé à un logiciel de prévisions des débits qui s'appuie sur les données télétransmises, permet d'améliorer considérablement I'efficacité des traitements larvicides grâce à une connaissance en temps réel, et parfois même des prévisions du régime hydrologique des rivières (système PERLES). L'exploitation de l'ensemble des balises est assurée sur la base d'un forfait annuel d'utilisation faisant l'objet d'un contract passé entre OCP et la société chargée de la télétransmission (société Argos). Les stations de réception du satellite sont localisées à Odienné et à Kara, les deux bases des opérations aériennes pour lesquelles ces informations sont indispensables. La coordination des activités de surveillance hydrologique est basée à Odienné. 20. Les hydrologues d'Odienné et de Kara (une brigade dans chaque base) peuvent compter sur I'aide de techniciens des services nationaux travaillant en étroite relation avec le Programme (deux brigades nationales en Guinée et une brigade en Sierra Leone). La maintenance courante de l'ensemble du dispositif est prise en charge par ces équipes qui ont reçu une formation adéquate et qui disposent de matériel approprié fourni par I'OCP (véhicules tout-terrain, bateaux, matériel de rechange, appareils de mesure...). Rêeau de sureillance et d'évaluation entomologiques 2t. Le réseau d'évaluation entomologique comporte actuellement 146 points de capture dont la moitié est visitée chaque semaine (points A) et l'autre tous les quinze jours (points B). En saison sèche, la transmissionpeut être virnrellement interrompue. A la montée des eaux et, dans une moindre mesure, à la décrue, periodes de productivité larvaire intense et de contact homme/vecteur important (sarclage et semis de juin-juillet et récoltes de fin d'année), la situation est plus difficile à maîtriser. 22. Une seule femelle infectieuse a été capturée dans toute l'aire du Programme au cours de la semaine du 6 au 11 mars 1995. Par contre, la transmission a été relativement importante du 11 au 16 juiltet 1,994 (4 femelles infectieuses et 101 larves infectantes). Ces derniers chiffres qui, maintenant peuvent être considérés comme un pic de transmission tout à fait exceptionnel, représentaient jusqu'à la fin des années 80 près de la moyenne hebdomadaire calculée sur l'ensemble de I'année (34 femelles infectieuses capturées avec 109 larves infectantes en moyenne, chaque semaine en 1990). Il faut cependant émettre quelques réserves sur cette comparaison qui ne prend pas en considérationle fait que I'utilisationde I'ivermectineaété intensifiéed'année en année, et généralisée à partir de 1991/1992 à I'ensemble des bassins soumis ar»( traitements larvicides. 23. Toutes les larves infectantes d'Onchocerques récoltées au cours des dissections sont identifiées par I'ADN de façon à exclure les larves d'origine animale et précistir la souche à laquelle appartiennent les onchocerques parasites de I'homme (Onchocerca volvulus souches "forêt" ou "savane"). 24. La comparaison des Potentiels Annuels de Transmission (PAT) de toutes les espèces du complexe S. damnosun infectées par Onchocerca volvulus (Fig. 2) et des PAT des espèces de savane a JPCL6.2 Page 11 du même complexe pour la période de mai l994lavnl 1995 (Fig. 2 et 3) montre clairement que la transmission résiduelle est due essentiellement aux simulies forestières. En effet, si on ne considère que la transmission due aux seules espèces savanicoles, sur les 146 points de capture suivis régulièrement, seulement trois ont un PAT supérieur à 100 tandis qu'environ 62 % ont un PAT égal à zéro. 25. Une technique permettant d'identifier par I'ADN les adultes des espèces du complexe Simulium damnosum est désormais opérationnelle. Cet outil ne remet pas en cause l'identification morphologique qui est utilisée chaque semaine par les techniciens du Programme pour I'ensemble des simulies disséquées. Le recours à I'ADN devra donc être considéré comme une méthode complémentaire appliquée uniquement aur seules simulies infectieuses, et en priorité dans les zones de transition forêt/savane où la validité de l'identification morphologique semble avoir atteint ses limites (par exemple à Kaboua, sur I'Okpara, avec l'existence de simulies savanicoles à soies sombres). 26. Ces outils permettront d'établir dès 1996, trois types de PAT afin de mieux connaître les capacités vectrices de S. damnosum s.l. dans les conditions naturelles. Le premier type de PAT, classique, fera état de la transmission de I'onchocercose humaine sans considération de pathogénicité, toutes souches d'O. volvuhes confondues et toutes espèces de S. dnmnosumconfondues. Le second type, classique également, fera état de la transmission de I'onchocercose humaine par les seules simulies savanicoles. Toutefois, à la différence des années préédentes, les simulies pourront être identifiées par I'ADN, si nécessaire. Le troisième t)rpe ne s'intéressera qu'à la souche "savane" d'O. volvuhts sans tenir compte de l'espèce simulidienne incriminée, ce qui semble a priori plus logique dans la mesure où le PAT est calculé à partir des larves infectantes d'O. volvuhzs et non des simulies. 27 . Les études entomologiques de post-traitement qui avaient pour but d'établir, après la cessation des traitements larvicides, le potentiel vectoriel des populations de S. damnosun s./. dans les foyers onchocerquiens assainis, ont pris fin en avril 1995 et ne seront p:rs renouvelées compte-tenu de la distribution de l'ivermectine dans tous les bassins encore sous traitement larvicide ou à problèmes. Les 18 points étudiés dans l'aire initiale du Programme ont donné dans I'ensemble des résultats satisfaisants. Les taux d'infectivité, qui variaient avant le début des traitements entre 60 et 90 larves infectantes pour 1 000 femelles pares, sont pour la plupart descendus à moins d'une larve infectante pour 1 000 pares, seuil audessous duquel le risque de recrudescence de l'infection onchocerquienne est jugé très improbable. Pour deux points (Badikaha sur le Bandama blanc et Zongoiri Rapids sur la Volta blanche), les taux d'infectivité, bien qu'acceptables, étaient légèrement supérieurs à un en raison de la présence de migrants infectés. Pour éviter toute reprise de la transmission de l'onchocercose, ces derniers ont été traités à l'ivermectine. Dans I'ensemble, les excellents résultats mis en évidence par ces études entomologiques de post-traitement ont conduit à la cessation définitive des épandages larvicides dans plus de 9O % des bassins de l'aire initiale du Programme. 28. Au niveau des structures, l'arrêt progressif des traitements larvicides a pour conséquence la fermeture de secteurs et sous-secteurs entomologiques. La période écoulée n'a pas échappé à la règle avec la fermeture de deux sous-secteurs, celui de Séguéla en Côte d'Ivoire et celui de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, ramenant ainsi en 1995 le réseau d'évaluation entomologique à sept secteurs, 12 sous-secteurs et 11 bases opérationnelles. Sureillance de l'environnemmt aquatique 29. Les activités de surveillance de I'envirormement aquatique continuent d'être effectuées en grande partie par les équipes nationales d'hydrobiologie des Pays participants sous contrats de service passés avec le Programme. La coordination de ces activités de même que certaines évaluations particulières sont assurées par le Service d'Evaluation Hydrobiologique (SEH) du Programme. lPct6.2 Page 12 30. Outre l'évaluation de l'impact à long terme de la perméthrine, du carbosulfan et du pyraclofos sur les poissons et les invertébrés, la surveillance a concerné l'étude de l'impact à moyen terme de l'étofenprox (Vectron) sur la faune non cible. 31. Les données de la surveillance à long terme n'indiquentpas d'impact important et irréversible de I'utilisation de la perméthrine, du carbosulfan et du pyraclofos sur la faune non cible. Des fluctuations inter-annuelles de densités des insectes sont observées en relation avec la pression insecticide globale, elle-même liée aux débits des cours d'eau, donc à I'importance des pluies dans le temps et dans l'espace. 32. En Sierra Leone où l'on assiste à une suspension involontaire de longue durée des traitements, l'influence des activités humaines sur le milieu a$ntique (utilisation d'ichtyotoxiques, activités des chercheurs de minerais, etc.) contribue probablement à empecher la remontée des densités d'insectes. 33. Quant aux poissons, les baisses de captures signalées les années préédentes persistent sur la quasi-totalité des cours d'eau sous surveillance. La même situation prévaut sur les cours d'eau non traités en Côte d'Ivoire. Seule la Guinée semble êue épargnée pour I'instant par ce phénomène en raison, principalement, de la faiblesse des activités humaines sur les cours d'eau au niveau des stations surveillées. 34. Des études d'impacts environnementaux se poursuivent sur quelques bassins fluviaux dans le cadre du mandat élargi du Groupe écologique, sur le modèle de l'étude parrainée par le Comité des Agences parrainantes sur la Léraba en 1993. Ces études sont entreprises par les équipes nationales et visent à une meilleure compréhension du fonctionnement des écosystèmes et à une interprétation plus complète dqs résultats de la surveillance. DISTRIBI.MON DE L'fVE,RMECTINE (MECTIZAI{) ET ACTTVITES EPIDEMTOLOGIQIIES Traitement à l'ivermectine 35. Comme les années précédentes, la distributionde l'ivermectine a été effectuée dans l'aire de I'OCP par les équipes nationales avec l'appui financier et logistique du Programme. En plus de I'OCP, plusieurs organisatiors non gouvernementales (ONG) ont appuyé le traitement en Guinée, au Mali, au Sénégal et en Sierra Leone. La distribution à grande échelle est appliquée essentiellement dans les zones à haut risque de maladie oculaire etlou de écité onchocerquienne, à savoir : les zones ayant une CMFC2 de 10 mf/b3 ou plus. Il s'agit de I'extension sud (Bénin, Côte d'Ivoire, Ghana, Togo) et de la partie sud de I'extension ouest (Guinée et Sierra Læone). Dans le nord de I'extension ouest, dans la zone située au nord du bassin du Tinkisso où l'ivermectine est le seul moyen de lutte, le seuil de la CMFC à partir duquel le traitement à grande échelle à l'ivermectine est effectué a été fixé à 5 mf/b. La distribution à grande échelle de I'ivermectine a été élargie à d'autres villages des zones d'endémie qui remplissent les critères cidessus définis (Fig. a). Par contre, elle a été suspendue en Sierra Leone depuis janvier 1994 pour des raisons d'insécurité dans ce pays. 36. Certaines parties de I'aire initiale du Programme ont bénéficié également de la distribution à grande échelle d'ivermectine. Il s'agit de zones bien définies où les résultats entomo- epiOemiotogiques ne sont pits entièrement satisfaisants après plusieurs années de lutte antivectorielle, à savoir : les bassins de la Kulpawn/Sissili, du Molé et de la Volta noire au Ghana, le bassin de la CMFC : Charge microfilarienne moyenne de la communauté mflb : nombre de microfilaires par biopsie cutanée a 2 3 JPCL6.2 Page 13 Dienkoa au Burkina Faso, les anciennes zones de réinvasion - Baoulé, Bagoé et Kankélaba au Mali, Sota et Koumoungou au Bénin, Kara-Kéran-Mô au Togo et les zones intermédiaires en Côte d'Ivoire. 37. Plus généralement, dans l'aire initiale la distribution d'ivermectine est instinrée lorsque la situation épidémiologique n'est pas satisfaisante au moment de la cessation des traitements larvicides. Cette distributionpeut être renforcée à deux passages par an, cornme c'est le cas de la Kulpawn/Mole où persiste une transmission locale résiduelle, et de la Sota/Alibori soumis à l'infiltration de simulies infectieuses en provenance du Nigéria. Sur la basse Volta noire, l'ivermectine est distribuée jusqu'à quatre fois par an dans certains villages, en prévision de l'arrêt définitif des traitements larvicides en 1996. 38. Toutes les distributions d'ivermectine ont été effectuées entièrement par les équipes nationales, en utilisant principalement la méthode de distribution à grande échelle par les équipes mobiles. Cette méthode représente, comme I'année passée, environ 69Vo de tous les traitements. L'auto-traitement cornmunautaire qui est également assimilé au traitement à grande échelle mais qui en difGre sur le plan opérationnel par la logistique, le financement et le personnel impliqués dans la distribution, représente 26Vo des traitements (Fig. 5). Une petite proportion des traitements (un peu plus de 3%) a été réalisée à travers d'autres méthodes de distribution telles que le traitement passif. 39. L'auto-traitement communautaire qui est déjà bien établi au Mali et en Sierra Leone, cornmence également à être implanté à des dégrés divers en Guinée, au Sénégal, en Côte d'Ivoire et au Bénin. Plus de 78% de la distribution d'ivermectine au Mali ont été effectués à travers l'auto- traitement communautaire. Pour cette forme de distribution, des volontaires qui savent lire et écrire sont choisis par les villageois eux-mêmes, pour entreprendre la distribution sous la supervision du personnel de santé du centre de santé le plus proche. Cette méthode de traitement n'est appliquée dans un bassin fluvial qu'après traitement à I'ivermectine à grande échelle par les équipes nationales mobiles. Le but du traitement initial par ces équipes mobiles est d'abaisser la charge microfilarienne dermique avant l'introduction de I'auto-traitement cornmunautaire afin d'éviter etlou réduire tout éventuel effet secondaire grave. Au Ghana, des volontaires ont pris part à la distribution en même temps que l'équipe nationale. Ceci a permis de réduire le volume de travail des équipes de traitement et le temps passé sur le terrain. L'acceptabilité de I'auto-traitement par les communautés elles-mêmes a été excellente. Jusqu'ici, il n'y a pas eu d'abandons parmi les distributeurs villageois. 40. Durant la periode considérée, huit ONG ont été impliquées dens la distribution de l'ivermectine dans l'aire de I'OCP (Tableau 3). Ces ONG travaillent dans des bassins fluviaux bien délimités, en utilisant les cartes épidémiologiques préparées par I'OCP, et en collaboration avec les coordonnateurs nationaux de la lutte contre l'onchocercose. Le nombre de personnes traitées avec l'appui ou par les organisations non gouvernementales était supérieur à 680 000, ce qui représente environ 3OVo des traitements effectués dans I'aire de I'OCP. JPCI6.2 Page 14 BMRC CBM oPc CFAR Tableau 3. ONG impliquées drns la distribution de I'ivermectine dnns I'aire de I'OCP - 1995ll»6 Bristish Medicd Research Council Christoffel Blindenmission Organisation pour la prévention de la cécité Centre de formation d'animatrices rurales 41. Plus de 2,2 millions de personnes dans plus de 11 000 villages et hameaux ont été traitées à I'ivermectine durant la période considérée, à travers les différents modes de distribution. La plupart de ces villages se trouvent dans les zones d'extension (Fig. 4).[-a couverture moyenne (c'est-àdire le rapport entre le nombre de personnes traitées et la population totale recensée) de la distribution à grande échelle par les équipes nationales mobiles étart de 73%. L'auto-traitement commlrnâutaire âssure une couverture plus élevée, environ 78,6 7o (Fig.6), qui s'explique par le fait que I'ivermectine est disponible durant une période plus longue dans les villages. Ainsi, les individus qui auraient été exclus d'un traitement pour une raison ou une autre et qui deviennent éligibles plus tard reçoivent leur traitement sans avoir à attendre l'année suivante. 42. La surveillance des effets secondaires a été assurée par les équipes mobiles pendant 36 heures après chaque traitement, surtout dans les zones soumises pour la première fois à l'ivermectine. Chaque équipe dispose d'une trousse de médicaments pour le traitement des effets secondaires, si nécessaire. Plusieurs équipes sont supervisées par un médecin durant la periode de distribution. Dans le cas de l'auto-traitement communautaire, I'apparition de tout effet secondaire gfave est rapportée au distributeur qui à son tour la signale au centre de santé le plus proche. 43. Aucun effet secondaire grave n'a étê notifié durant cette saison de traitement. [æs effets secondaires mineurs tels que les maux de tête, les vertiges et les démangeaisons bénignes n'ont Pas nécessité de traitement spécial. Il n'y a pas eu de problème d'accès au médicament dans les zones d'intervention. Evaluation épidémiologtque M. Les évaluations épidémiologiques ont été effectuées dans l'aire de I'OCP avec l'aide des équipes nationales en visant les objectifs suivants : - aider dans la prise de décision d'arrêt des traitemens larvicides dans des bassins fluviaux spécifiques; ORGANISATION PAYS METHODE DE TRAITEMENT BMRC Sierra Leone Equipes mobiles CBM (Lunsar) Sierra Leone Equipes mobiles CFAR Mali Auto-traitement communautaire oPc Sénégal, Mali, Guinée Auto-traitement communautaire PhilAfricaine Suisse Guinée Passif Sight Savers Sierra Leone, Mdi, Ghana, Guinée Auto-traitement communautaire Trop. Inst. Germany Bénin, Togo Passif atPcL6.2 Page 15 - évaluer l'impact des activités de lutte par la mesure de I'incidence dans les zones d'extension ouest et sud et dans d'autres zones spécifiques de l'aire initiale soumises à la fois à la distributiond'ivermectine et au( épandages larvicides. Evaluations dans I'aire initiale de I'OCP 45. Dans six bassins fluviaux de I'aire initiale encore sous épandages larvicides, des évaluations épidémiologiques ont été entreprises pour aider dans la prise de décision d'arrêt des épandages larvicides. Il s'agit des bassins de la Bagoe et du Baoulé au Mali, de la Marahoué en Côte d'Ivoire, de la Kulpawn au Ghana et de l'Alibori/Sota au Bénin. Dans tous ces bassins, des villages indicateurs, c'est-àdire des villages de première ligne qui ont fait I'objet de plusieurs évaluations dans le passé, et des villages nouvellement identifiés ont été examinés. La méthode parasitologique classique de biopsie cutanée a été utilisée pour apprécier la prévalence et I'intensité de l'infection, et détecter la présence de toutes nouvelles infections. Ces dernières sont définies comme des infections chez des enfants nés après le début de la lutte antivectorielle dans lazone, ou des infections chez des individus précédemment trouvés négatifs sur le plan parasitologique, deux fois de suite, et qui n'ont pas reçu de I'ivermectine. Le tableau 4 récapitule les résultats obtenus. Tableau 4. Récapitulatif des résultats des évaluations Bassin Nombre de villages Prévalence de I'infection Présence de nouvelles infections Bagoe/Baoulé 9 0-1,2% Nulle Marahoué 8 o-3,5Vo Nulle Kulpawn/Molé 10 t0-20% Dans un certain nombre de villages Alibori/Sota 8 to-2t1.5% Chez des enfants 46. Les résultats de neuf villages de la Bagoé et du Baoulé au Mali sont excellents : la prévalence la plus élevée était de 1,2% avec une CMFC négligeable. De même, les résultats des huit villages de la Maratroué en Côte d'Ivoire sont très bons : la prévalence la plus élevée était de 3,5%. Cependant ces résultats épidémiologiques doivent être interprétés avec prudence car le taux de participation de la population à ces évaluations était généralement faible avec une moyenne d'environ s0% . 47. Les résultats des dix villages du bassin de la Kulpawn sont peu satisfaisants ; la prévalence la plus élevée était d'environà0%o, mais, plus particulièrement, plusieurs nouvelles infections ont été détectées. La fourchette de la prévalence de l'infection dans les huit villages évalués dans les bassins de I'Alibori/Sota variait de 10 à 24,5% avec la présence de plusieurs nouvelles infections. Ces résultats ne sont pas satisfaisants étant donné que ces bassins ont bénéficié d'au moins 18 ans de traitements larvicides. Evaluations dans les zones d'extension 48. Des évaluations, ou études d'incidence, ont été effectuées dans 13 villages couvrant des bassins fluviaux en Guinée (extension ouest), et dans des villages du Togo et du Bénin (extension sud- est) pour mesurer I'impact de I'association des traitements larvicides-ivermectine. Ces évaluations consistent à sélectionner dans ces villages une cohorte d'individus trouvés négatifs deux fois de suite sur le plan parasitologique, et qu'il faut suivre longitudinalement pour apprécier I'incidence de l'infection. Ces individus ne recevront pas le traitement à I'ivermectine durant les campagnes JPCL6.2 Page 16 annuelles de distribution. Cependant, si par la suite ils devenaient positifs sur le plan parasitologique, ils seront traités à I'ivermectine. Dans ces czrs, les personnes traitées seront retirées de la cohorte suivie. Les cohortes comprennent des adultes ainsi que des enfants. 49. Les résultats disponibles concernent les 13 villages de Guinée. Quatre de ces villages n'ont pas signalé de nouvelles infections depuis l'évaluation effectuée il y a trois ans. Dans les neuf autres villages le nombre moyen de personnes nouvellement infectées était de 1,4 , ce qui est bien inférieur au nombre attendu s'il n'y avait pas eu d'epandages larvicides etlou de traitement à l'ivermectine. 50. Des évaluations ont été effectuées également dans trois autres bassins dans le nord de la z,one d'extension ouest où le traitement à l'ivermectine est le seul moyen de lutte. Il s'agit des bassins de la Ga:nbie au Sénégal, du Bakoye et de la Falémé au Mali soumis au traitement à l'ivermectine depuis au moins cinq ans. Pendant ces évaluations, l'accent a été surtout mis sur l'incidence de l'infection chez les enfants âgés de moins cinq ans qui sont exclus du traitement à I'ivermectine. Dans le bassin de la Gambie où la distribution de l'ivermectine est faite tous les six mois, six villages ont été évalués. Dans les bassirs du Bakoye et de la Falémé où le traitement est effectué sur une base annuelle, huit et six villages ont été respectivement évalués. 5 1 . Les résultats sont présentés dans le tableau 5. On observe une réduction de la prévalence de I'infection de l'ordre de 84% dans le bassin de la Gambie, de 83,2 % dans le bassin de la Falémé et de 87,3% dars celui du Bakoye, et surtout I'absence d'infection chez les enfants de cinq ans et qui n'ont jamais été traités à l'ivermectine. Surveillance épidémiologique 52. Dans certains bassins fluviaux de I'aire initiale où les épandages larvicides sont arrêtés, la surveillance épidémiologique a été effectuée par les équipes nationales dans le cadre des activités de dévolution pour détecter toute recrudescence éventuelle de l'infection. Les résultats sont excellents dans la plupart des situations. Dans un village, Zoulo sur la Bougouriba au Burkina Faso, la prévalence et l'incidence de l'infection observées, respectivement de l'ordre de lO,7% et 1,8%, pourraient être une indication d'un début de recrudescence de l'infection. D'autres investigations détaillées sont en cours. (Voir document JPC16.6). Tableau 5. Résumé des rêultats des évaluations après cinq ans de traitement à l'ivermectine dans les zones non sorrmisss aux épandages larvicides. Bassin Nombre de villages Prévalence avant traitement Prévalence après cinq ans de traitement Réduction de la prévalence % Nouveaux cas Traite- ment par an Ganrbie 6 (52,3-70,5)% (4,3-15,7)% 84,8 Nul 2 Bakoye 8 (43,5-73,2)Vo (1,4-16,3)% 87,3 Nul 1 Falémé 6 (45,8-56,8)7o (2,5-16,0)% 83,2 Nul 1 Evaluations ophtalmologques 53. Des évaluations ophtalmologiques ont été effectuées en octobre 1994 dars trois villages de suivi dans le foyer d'Asubende dans le bassin de la Pru au Ghana qui benéficie des épandages larvicides et du traitement annuel à I'ivermectine. Ces évaluations qui ont lieu après sept ans de traitement annuel à l'ivermectine permettent de déterminer l'évolution à moyen terme de l'onchocercose oculaire. JPCI6.2 Page 17 54. Après sept ans de traitement annuel à l'ivermectine, la charge microfilarienne dans la chambre antérieure de I'oeil a considérablement diminué avec une charge moyenne actuelle de l'ordre de 0,10 microfilaire (maximum 6 m0. 55. En ce qui concerne l'évolution des lésions du segment antérieur de l'oeil, il y a eu une amélioration importante de I'iridocyclite précoce et avancée ainsi que de la kératite sclérosante entre les deux dernières évaluations. Cependant aucun changement n'a êté observé pour les lésions du segment postérieur. Dans I'ensemble, les résultats continuent à indiquer un effet benéfique progressif du traitement à l'ivermectine sur I'oeil. Les charges microfilariennes oculaires sont actuellement si faibles qu'elles ne provoqueront plus de lésions oculaires graves. BToSTATISTIQLIE ET INT'ORMAIIQIIE 56. L'Unité Biostatistique et Informatique (BIS) a continué d'assurer le traitement des données des évaluations entomologiques et épidémiologiques, en mettant l'accent sur la supervision de la saisie et la validation des données effectuées par les agents de l'Unité de Lutte antivectorielle (VCU) et de I'Unité d'Evaluation épidémiologique (EPD. Elle a également joué un rôle prépondérant dans I'assistance informatique au sein du Prograrrme. Cette assistance concerne la formation, la gestion des différentes banques de données et leur sauvegarde, ainsi que la maintenance de routine des différents équipements informatiques installés à I'OCP. 57. Les banques de données de l'administration ont été complètement rewes pendant la période considérée afin d'améliorer la gestion du personnel, des finances, des services et des fournitures. Pour standardiser ces différentes banques de données dans le but de rendre plus autonomes les utilisateurs pendant I'exploitation, la programmation est demeurée une activité non négligeable effectuée par deux consultants informaticiens de la place. Ces consultants ont également formé le personnel des services de l'administration à I'utilisation des programmes. 58. L'utilisation du progiciel dénommé SEPT pour trarsférer les données de I'OCP aux Pays participants a été amorcee en formant certains nationaux à son utilisation. Ce prograrnme informatique permettra aux épidémiologistes des Pays participants d'échanger plus tard avec I'OCP les résultats obtenus et de faire I'analyse de routine des données recueillies après chaque évaluation en les comparant avec celles qui existent déjà. Pour faciliter ce travail, l'accent continue d'être mis sur I'apurement et la mise à jour générale de la banque des données épidémiologiques. BIS élabore avec I'unité DEVO un plan pour concrétiser le transfert effectif des données aux Pays participants. 59. La cartographie informatisée continue d'être utilisée à I'OCP. Le logiciel Map-Info a permis à I'OCP de réaliser de grands progrès. Des fonds de cartes de la zone OCP ont fait l'objet de digitalisationpar le cartographe du Programme. Ainsi, les rivières situées dans la zone du Programme ont été digitalisées de même que les biefs des traitements larvicides, les frontières des pays, les limites des différentes phases opérationnelles et les principales villes. Cette cartographie informatisée a permis au cartographe d'obtenir des résultats tels que les cartes des figures I et 4. L'analyse spatiale des données entomologiques (Fig. 2 et3) et épidémiologiques a été aussi abordée en utilisant les capacités du Système d'Information Géographique (SIG) de Map Info. Les données pourront être visuelisées non seulement au niveau de la zone OCP prise globalement mais aussi en détail au niveau des pays. Des tentatives sont en cours pour introduire cet outil au niveau des coordonnateurs nationaux pour lesquels des séances de formation sont prévues. Pour mieux exploiter les ressôurces de ce système, un effort sera fait en collaboration avec d'autres institutions pour complèter la banque de données sur les villages, répérés par leurs coordonnées (longitude et latitude) pour chaque pays. 60. Les analyses de routine se sont poursuivies au sein de BIS. Ainsi, I'analyse des données ophtalmologiques, celles des études épidémiologiques sur l'ivermectine et celles récoltées lors de JPCI6.2 Page 18 l'étude des nouveaux outils de diagnostic a été effectuée en collaboration avec EPI et I'Unité de Recherche sur les Insecticides (IRU). Les tendances épidémiologiques observées avant la fin de la lutte antivectorielle dans le bassin de la Kulpawn/Molé, les zones réenvahies à I'est sur la Sota, et à l'ouest sur la BaouléÆagoé ont été revues. Dans le cadre du suivi ophtalmologique de I'impact de l'ivermectine sur la morbidité, les données recueillies dans les villages de la zone d'Asubende au Ghana ont été analysées (voir para. 54-56). Plus généralement, les données épidémiologiques observées ont permis de suivre et d'améliorer les tendances prédites en utilisant la modélisation épidémiologique. RECIIERCIIES INTERDISCPLINAIRES Insecticides 61. A la suite des recherches menées par I'unité de lutte antivectorielle au sein de I'unité de recherche sur les insecticides l'OCP dispose désormais de sept insecticides opérationnels. Conformément au plan d'opératiorrs établi en 1994, I'IRU s'est employée à la finalisation des systèmes et protocoles d'évaluation des insecticides en conditions contrôlées. Pour le B.t. H-l4,le système de shaker orbital est totalement opérationnel. Un protocole fait partie intégrante du contrat liant OCP à la firme Abbott pour I'approvisionnement du Prograrnme en B.t. H-14 §ectobacc)). 62. Pour les insecticides chimiques, I'IRU a poursuivi le développement d'un protocole adapté au nouveau système de multi-agitateur. Ce système a permis pour la première fois de mesurer séparément les effets des paramètres tels que la concentration, le temps de contact, la temp,érature, la turbidité et la vitesse de l'eau. De plus, ce système peut être utilisé aussi bien pour la faune non cible que pour les simulies pour des tests avec des insecticides biologiques ou chimiques. Il s'agit donc d'un système universel qui remplacera dorénavant le système des auges (troughs). 63. L'IRU a poursuivi sa collaboration avec le Laboratoire des bactéries entomopathogènes de l'Institut Pasteur de Paris et avec la firme Roussel-Uclaf. Grâce à cette collaboration, il a été possible de tester pour la première fois, en 1995, des formulations de souches recombinées de B.r. H-14. Ces recherches, qui se poursuivent parallèlement au criblage de nouvelles souches de Bacilhu, permettront d'élucider l'effet des différentes toxines bactériennes sur les larves de simulies. Plusieurs formulations candidates puissantes ont été identifiées et les essais en rivière à échelle réduite ont débuté. &. L'IRU a poursuivi son prograrnme de surveillance de la sensibilité des simulies aux insecticides. La priorité est accordée arDr insecticides organophosphorés (téméphos, pyraclofos et phoxime). A la suite des résultats de 1993/1994, qui indiquaient une diminution progressive de la sensibilité des simulies au téméphos (AbateB)) en divers poins de I'aire du Programme, I'utilisation de cet insecticide a été réduite sur certains bassins, comme le Sassandra. D'après les données de l994ll995,cene diminutionde la sensibilité au téméphos est stabilisée, grâce à la stratégie de rotation des insecticides, et régresse même en certains points cornme sur le Niger au niveau de Bamako. La réduction de l'utilisation du téméphos a été compensée en partie par une augmentation de I'utilisation du phoxime, sans que la sensibilité à cet insecticide ait étê affectée de façon significative. 65. Au cours des dernières années, le pyraclofos a pris une importance de plus en plus grande dans la stratégie de rotation des insecticides en raison de I'absence de résistance croisée spontanée avec le téméphos et d'une très grande efficacité opérationnelle. Le pyraclofos'a permis de maîtriser la transmission sur le bas-Bandama depuis 1991, et sur les grandes rivières du plateau guinéen (Niandan, Milo et haut-Niger). Depuis l'introduction du pyraclofos, un seul épisode de résistance à cet insecticide a été observé. Cene résistance, rapidement absorbée, était due à des traitements prolongés à but expérimental (études d'impact sur la faune non cible). En 1995, deux foyers de résistance au pyraclofos ont été détectés. Il s'agit de la basse-Comoe et du Niger à Bamako. Dans les ,JPC16.2 Page 19 deux cas, la résistance résultait d'un usage opérationnel prolongé justifié par la résistance au téméphos. Ces deux foyers font I'objet d'une surveillance particulière et une stratégie alternative, incluant une suspension provisoire de l'utilisation du pyraclofos, a été mise en place. Il est prévu par exemple d'utiliser le Vectron@ sur la basse-Comoé afin de rétablir une sensibilité normale au pyraclofos. 66. L'IRU poursuit également son soutien aux opérations aériennes pour la mise en application de la stratégie de rotation des insecticides. A cet effet, I'IRU a développé un programme de saisie des traitements hebdomadaires à partir des messages radio qui parviennent chaque semaine aux différents centres de décision. Ce programme permet de suivre les séquences de traitement de tous les biefs du Programme en temps réel. L'IRU a apporté une contribution importante aux opérations de lutte antivectorielle par l'établissement de tableaux permettant au personnel des opérations aériennes de déterminer la portée des différents insecticides en fonction des conditions hydrologiques. Ces tableaux sont maintenant bien étalonnés pour l'ensemble des insecticides opérationnels à I'exception du Vectron@ nouvellement introduit. 67. Des échecs partiels de traitement au Vectron@ ont été notés au début de 1995 et I'IRU poursuit ses recherches (tests en multi-agitateur, essais complémentaires de portée en rivière) afin de déterminer les causes de ces échecs. Malgré cela, le VectronG) se montre un insecticide complémentaire très utile, notarnrnent pour le rétablissement de la sensibilité aux organophosphorés. Recherches sur les vecteurs et les parasites. 68. Les recherches sur les vecteurs et les parasites sont effectuées par des équipes de l'unité AREM4. L'identification des parasites proverurnt des simulies infectieuses se poursuit au laboratoire de Bouaké depuis plus de trois ans. Tous les parasites sont identifiés grâce à la méthode de polymérisation en chaîne et l'utilisation des sondes à ADN mises au point par la "Division of Geographic Medicine" de l'université d'Alabama (USA). L'identificationprécise des parasites permet de reconnaître les parasites d'animaux tels que Onchocerca ochengi et de discerner la forme cécitante (forme "savane") de la forme moins cécitante (forme "forêt") d' O. volvulru. Les potentiels annuels de transmission sont corrigés en conséquence et donnent ainsi une estimation beaucoup plus réaliste que par le passé de la transmission de I'onchocercose cécitante sur les différents points du réseau de surveillance. Cet apport du laboratoire de Bouaké est d'une grande importance pour le processus d'arrêt définitif de la lutte antivectorielle dans les bassins traités de longue date, ainsi que pour l'élaboration des stratégies de traitement des bassins encore sous contrôle antivectoriel. 69. Un contrôle de qualité des identifications réalisées au laboratoire de Bouaké est mené annuellement, par l'envoi d'échantillons codés au laboratoire de la "Division of Geographic Medicine" de l'université d'Alabama. Les vérifications effectuées jusqu'à présent montrent une concordance parfaite entre les identifications faites à Bouaké et en Alabama. Ces résultats confortent la fiabilité de la technique et la qualité du travail réalisé à Bouaké. 70. La cytotaxonomie, applicable aux seules larves de simulies, a permis de déterminer les espèces et les formes du complexe §. damnosum présentes en Afrique de I'Ouest. Cette technique relativement simple est largement utilisée par I'OCP pour déterminer la distribution géographique et saisonnière des espèces dans les rivières, et pour évaluer la sensibilité des diverses populations aux insecticides. Cependant, cette technique n'étant pas applicable aux simulies adultes d'autres méthodes ont été mises au point afin d'identifier les femelles. La technique de base consiste à utiliser des critères morphologiques permettant de différencier les espèces ou groupes d'espèces. 4 AREM : Unité de Recherche appliquée et surveillance de l'environnement JPCL6.2 Page 20 71. Des améliorations importantes ont été apportées récemment à la technique d'identification morphologique par les travaux du Dr M. Wilson ancien consultant de I'OCP. Les femelles de simulies peuvent être classées selon les nouveaux critères en trois groupes, i) les simulies savanicoles (SAV), i|) S. yahense (YAH, espèce forestière) et iii) les simulies regroupant les espèces du sous-complexe S. sanuipauli et S. squtmosum (SOU/SQ). Tous les techniciens entomologistes du Programme utilisent ces nouveau( critères pour I'identification des simulies. Les techniciens sont recyclés tous les deux ans afin de garantir la fiabilité des résultats. 72. Le développement d'une méthode d'identificationplus précise des femelles restait une priorité pour I'OCP. Des recherches menées par une équipe de la "Division of Geographic Medicine" de I'Université d'Alabama, en collaboration avec l'équipe AREM, ont abouti cette année à la mise au point d'une nouvelle technique d'identification par I'ADN : la technique de I'hétéroduplex. Cette technique révolutionnaire donne l'identité d'un échantillon en une seule étape, alors que la technique plus classique des sondes à ADN nécessite l'emploi successif de plusieurs sondes specifiques. 73. Un des avantages de l'hétéroduplex, outre sa précision, est de permettre l'identification des simulies à tous les stades du cycle évolutif, depuis l'oeuf jusqu'à l'adulte, et à partir de fragments minuscules tels que les bouts d'antenne, etc. Cette technique est opérationnelle au laboratoire de Bouaké depuis mai 1995. Il est dorénavant possible, pour la première fois, de déterminer le rôle vectoriel de chaque espece du complexe S. damnosum en conditions naturelles. Les priorités de recherche pour l'utilisation de I'hétéroduplex sont pour I'instant la validation croisée des différentes techniques disponibles (cytotaxonomie, morphologie, morphométrie, électrophorèse) et l'identification des femelles infectieuses capturées depuis trois ans dans le cadre de l'évaluation entomologique de routine. 74. En prévision de I'avènement d'une technique ADN, des échantillons de toutes les femelles infectieuses, dont les parasites ont déjà été identifiés par I'ADN, ont été conservés. Les premières analyses par l'hétéroduplex montrent une concordance pratiquement parfaite avec la cytotæronomie. La concordance est également très bonne avec l'identification morphologique bien que sur certains points, au sud de la zone OCP, on ait pu détecter l'existence de simulies dites forestières qui s'avèrent en fait être des simulies savanicoles. Des études sont en cours afin de réviser les critères morphologiques d'identification de ces specimens de simulie. 75. L'améliorationde I'identificationmorphologique et I'avènement de l'identificationpar I'ADN ont considérablement augmenté la valeur des données proverumt du réseau d'évaluation entomologique de VCU. Cette valorisation des données opérationnelles permet des analyses approfondies et homogènes de la bioécologie des espèces du complexe S. damnoswn pour l'ensemble de la zone OCP. Les chercheurs de AREM préparent ainsi, à partir des données de capture, une synthèse de la succession saisonnière des simulies pour l'ensemble des poins du réseau de surveillance entomologique. La retombée pratique de cette synthèse sera la prédiction plus précise des changements saisonniers des espèces et des périodes de risques de transmission. 76. L'identification plus précise des vecteurs et des parasites ouvre la voie à la détermination du rôle vectoriel en conditions naturelles de chacune des espèces du complexe S. dnrnnoszrn pour les deux formes d'onchocercose humaine. Jusqu'à maintenant, I'essentiel des données provenait d'expériences réalisées en conditions artificielles (xénodiagnostic). Les premiers résultats de I'identificationmorphologique améliorée et de l'hétéroduplex, couplés aux identifications des parasites par sondes à ADN, montrent que dans l'aire initiale du Programme, l'onchocercose cécitante est dominante et est surtout transmise par des simulies savanicoles (5. sirbanum et S. damnosum s-s.). Ceci correspond au schéma classique élaboré à partir des premières études entomologiques et épidémiologiques, et des expériences xénodiagnostiques. Au sud, dans les zones d'extension, il apparaît que I'association "simulies savanicoles / onchocercose écitante" et "simulies forestières/ ! JPC[6.2 Page 2l onchocercose moins cécitante" n'est pas aussi étroite que le laissaient supposer les énrdes xénodiagnostiques. AREM donne actuellement la priorité à l'étude de ce phénomène, dans la mesure où il affecte directement la stratégie de lutte antivectorielle. Modélisation épidémiologique 77. Le modèle ONCHOSIM a été utilisé cette année pour déterminer les risques de recrudescence après plusieurs années de distribution de I'ivermectine dans une zone non soumise aux larvicides, et pour étudier le rôle que peut jouer l'ivermectine pour juguler la transmission dans les bassins où les résultats ne sont pas satisfaisants après plusieurs années de traitements larvicides. Le paramètre important dans le modèle ONCHOSIM est la "potentialité" de I'ivermectine qui est mésurée par des effets irréversibles sur les vers adultes. Deux hypothèses sont émises pour expliquer l'effet irreversible probable, en utilisant les données recueillies à Asubende sur la Pru, au Ghana, à savoir: l) la diminution permanente de 26 à 40% de la productivité de tous les vers, ou bien 2) la perte totale de la fécondité de 22 à 35% des vers. L'hlpothèse la plus plausible sur I'effet à long terme de l'ivermectine est que, après chaque traitement à l'ivermectine, les vers se rétablissent au bout de 10 à 11 mois pour atteindre un nouveau niveau de production de microfilaires stable qui est constaûrment réduit de 3O%. Ces estimations ont des implications favorables pour le rapport coût/efficacité des stratégies de lutte contre I'onchocercose basées sur un traitement annuel à I'ivermectine. 78. En tenant compte de ces résultats des effets de I'ivermectine, des simulations ont été effectuées en collaboration avec le département santé publique de I'Université ERASMUS de Rotterdam (Pays-Bas) pour déterminer la durée optimale d'une stratégie basée uniquement sur la distribution de l'ivermectine. D'après les résultats préliminaires, dans les zones où la CMFC avant toute intervention est d'environ 20 microfilaires par biopsie (mf/b), il faut au moins 15 ans de traitement annuel à l'ivermectine pour rirmener le risque de recrudescence à 4Vo, à condition qu'un tau( moyen de couverture de 65% soit garanti. Pour ces mêmes zones ayant une CMFC de pré- traitement égale à 20 lrrrflb où une stratégie de distribution est basée sur deux traitements à I'ivermectine par an, pendant 10 ans, le risque de recrudescence est presque nul. Par contre, le risque de recrudescenæ reste elévé après plus de 20 ans de traitement annuel à l'ivermectine dans les zones où la CMFC de prétraitement est supérieure ou égale à 60 mf/b. Les simulations continueront afin d'arriver à des conclusions plus sûres. 79. La modélisation épidémiologique a été également utilisée pour étudier dans quelle mesure on pourrait substituer progressivement la distribution de l'ivermectine à la lutte antivectorielle dans certains bassins de I'aire initiale qui ont subi plus de 18 ans de lutte antivectorielle et où le risque de recrudescence reste élevé malgré un niveau d'endémicité correspondant généralement à une CMFC presque nulle et une prévalence atteignant environ 30%. L'exemple du bassin de la Kulpawn au Ghana a été étudié. Les simulations ont montré que I'introduction de l'ivermectine quatre ans avant I'arrêt de la lutte antivectorielle et I'intensification du traitement à I'ivermectine pendant les 10 années qui suivent cet arrêt, permettent d'interrompre la transmission de l'onchocercose dans ce bassin. Ces résultats sont encourageants mais leur validation s'impose, en étudiant le risque de recrudescence lié à la mise en place d'une telle stratégie. 80. Des études sont en cours pour utiliser ONCHOSIM, dans le but de déterminer les critères entomologiques à retenir pour guider la détection de la recrudescence. Selon les- prédictions, cinq ans après la fin de la lutte antivectorielle, le niveau d'infectivité des simulies peut être utilisé comme le signal d'un début de recrudescence de l'infection dans les zones soumises à une transmission locale. Un nombre de larves L3s d'O. volvuhu pour 1000 simulies dépassant 3% duniveau de prétraitement 5 L3 : larve infectante a JPCI6.2 Page 22 pourrait être utilisé comme critère pour guider la détection de la recrudescence dans les zones ayant une CMFC de préintervention de 35 mf/b. L'utilisation des techniques de sondes à ADN pour le criblage de I'infection dans un broyat de simulies pourrait être mise en place pour estimer le nombre de L3 pour 1000 simulies. Outils de diagnostic 81. Les études visant la recherche d'outils de diagnostic de I'infection onchocerquienne autres que la méthode de biopsie cutanée classique se sont poursuivies. A cette fin, quatre tests différents ont été évalués. Il s'agit du test immunodiagnostique utilisant l'antigène tri-cocktail (Ov7, Ovl1, Ovl6) et l'antigène unique (C27),le test de pansement à la diéthylcarbamazine (DEC), le test ADN sur grattage de peau et le test ADN utilisant des échantillons dermiques. 82. Mille cinq cens prélèvements de sang ont été effectués sur papier-filtre dans des zones avec ou sans transmission ainsi que dans des zones traitées une seule fois à I'ivermectine pour les tests immunodiagnostiques. Une proportion des individus qui ont fourni les prélèvements de sang a été également sélectionnée pour les autres tests. L'antigène tri-cocktail ainsi que le nouvel antigène C27 testés parallèlement ont discriminé de façon satisfaisante les différents groupes échantillonnés. 83. Le test DEC consiste à appliquer sur les deux crêtes iliaques un pansement de 2Vo de DEC mélangée à une crème. La lecture des réactions cutanées est ensuite effectuée 8 heures, 24h et 48h après I'application. Cette étude a été entreprise dans cinq villages dans la région de Bui sur la Volta noire au Ghana. Ce test a démontré une spécificité élevée à des moments de lecture différents mais une faible sensibilité, sauf à la lecture de 48 heures. 84. L'andyse de la détection d'O. volvulus par I'ADN sur grattage de peau ou sur échantillons dermiques est en cours ; les résultats préliminaires sont prometteurs. hojet de chimiothérapie "MacrofÏI" Composés macrofilaricides potentiels 85. Début 1995, la firme Ciba-Geigy a transféré à I'OMS toutes les informations relatives à I'Amocarzine ainsi que tous les stocks restants du médicament. Elle a réanalysé tous les stocks présentés sous forme de comprimés et a pu en prolonger la date d'utilisation jusqu'à juin 1996. 86. Un consultant en pharmacologie clinique a passé en rewe toutes les dorurées chimiques précliniques et cliniques mises à dispositionpar Ciba-Geigy sur I'Amocarzine. Son rapport ainsi que ceux de trois toxicologues indépendants ont été discutés en profondeur au cours d'une réunion de deux jours sur les essais cliniques de I'Amocarzine pour le traitement de I'onchocercose et la filariose lymphatique. Sur la base de ces discussions, le Comité d'orientation de Macrofil a recomrnandé que deux autres études cliniques soient effectuées. 87. La première étude porte sur la sûreté clinique et la pharmacocinétique chez des volontaires non infectés, et la deuxième sur l'application à des malades onchocerquiens en Afrique, de la posologie optimale d'Amocarzine utilisée dans des études réalisées en Amérique latine sur Î'onchôcercôse (3 mg/kg, deux fois par jour, pendant trois jours). Cette dernière étude est en cours au Centre de Recherche sur la Chimiothérapie de l'Onchocercose au Ghana, et au moins 100 malades onchocerquiens seront traités en 1995. Le rapport sur la sûreté clinique et l'activité macrofilaricide observées dans cette étude sera disponible d'ici février 1996. Des recommandations seront alors faites concernant la poursuite de la mise au point de l'Amocarzine pour le traitement de l'onchocercose. a IJPCI6.2 Page 23 88. Etant donné qu'il a été rapporté que les doses multiples habituelles d'ivermectine (150 pglkg) diminuent la fécondité des vers adultes d'Onchocerca, voire provoquent la mort jusqu'à30% des vers femelles adultes, des études cliniques avec des doses plus élevées d'ivermectine ont été effectuées. Des doses uniques allant jusqu'à 800 pglkg, et dans un c:N deux doses de 800 pglkg, n'ont pas provoqué plus d'effets indésirables ni macrofilaricides que la dose unique habituelle. Des études sur des doses multiples élevées d'ivermectine, en utilisant un nombre accru de patients, sont prévues en 1995. 89. Le développement préclinique de I'UMF 078 (une prodrogue du benzimidazole), colnme macrofilaricide potentiel, est en cours. L'UMF 078 ayant préédemment montré une bonne activité macrofilaricide chez I'animal aussi bien par voie orale que par voie intramusculaire, est testé pour l'efficacité contre Onchocerca ochengi chez les bovins. Bien que les énrdes sur la toxicité et les études préliminaires sur la mutagénicité soient satisfaisantes, d'autres études précliniques sont nécessaires. Le projet a donc concentré ses efforts sur les études cliniques mentionnées plus haut. Les études de phase I de I'UMF 078 chez l'homme ne pourraient avoir lieu avant septembre L996, et cela sous réserve que les résultats des essais précliniques le permettent. Résistance potentielle à l'ivermectine 90. Bien qu'on pense que I'apparition d'une forte résistance à l'ivermectine dans le traitement de l'onchocercose soit peu probable dans I'immédiat, les recherches se poursuivent en vue de mettre au point des techniques de détection d'une telle résistance au niveau génétique, avant qu'elle devienne un problème. Le mode d'action et les mécanismes de développement de la résistance à I'ivermectine chez les nématodes libres et les nématodes parasites ont été étudiés, et les gènes de résistance clonés et mis en séquence. Le modèle ONCHOSIM a été modifié pour simuler I'apparition de gènes de résistance chez une population humaine touchée par l'onchocercose sur une période de 50 ans. D'après les simulations, si les gènes de résistance sont récessifs et peu nombreux, il faudra plusieurs décennies avant que la résistance à l'ivermectine devienne un problème. Toutefois, les travaux continueront pour la mise au point d'outils de diagnostic de la résistance et on accordera une attention particulière à tout échec du traitement. Poursuite du Projet Macrofil après la cessation du financement par I'OCP en 1997 91. A la demande des Directeurs de I'OCP et de TDR6, à la suite du CCP15 en 1994, Macrofil a élaboré un document qui décrit les travaux scientifiques et les besoins budgétaires pour la période de 1996-1999 (quatre ans). En 1995, le document a été revu par le Comité consultatif scientifique et technique de TDR qui a recommandé que, sous réserve de la disponibilité de fonds en 1998, TDR poursuive son appui aux activités du Projet de chimiothérapie "Macrofil' dans le but de mettre au point des médicaments macrofilaricides pour le traitement de l'onchocercose et de la filariose lymphatique. Le plan quadriennal a également été revu par le Comité consultatif d'Experts de I'OCP qui l'a approuvé et recommandé que I'OCP facilite la transition en maintenant des niveaux réalistes de financement de Macrofil jusqu'à fin 1997. DEVOLUTION 92. Le plan d'activité de l'unité pour la période de janvier à décembre 1995 fait ressortir son rôle de conseiller et de catalyseur en matière de formation, de sensibilisation des autorités et du public, de surveillance épidémiologique et de traitement des malades à l'ivermectine, de mobilisation des ressources pour la mise en oeuvre des plans de dévolution, de soutien à la recherche opérationnelle. 6 TDR : Programme spécial de la Banque mondiale/PNUD/OMS de Recherche et Formation concernant les Maladies tropicales IPCL6.2 Page 24 93. Pour exécuter ce plan, l'unité, comme à l'accoutumée, a eu à travailler en étroite collaboration avec les autres unités du Programme et le Bureau régional de I'OMS pour l'Afrique. Par ailleurs, les contacts entre l'unité et les Pays participants se sont poursuivis, notamrnent par le biais des missions et des rencontres organisées périodiquement. 94. L'impact des actions de l'unité en matière de dévolution ne peut se mesurer qu'à travers les activités menées par les Pays participants eux-mêmes et que reflète le document JPCI6.6. Par conséquent, le présent rapport d'activités sur la dévolution se bornera à certains points particuliers tels que la formation, la sensibilisation des populations par I'OCP, les réunions de programmation et d'évaluation organisées par I'OCP ainsi qu'une première tentative d'évaluation de la capacité actuelle des pays à assurer eff,rcacement la détection et la maîtrise de la recrudescence de I'onchocercose. Formation 95. Pour garantir le succès du processus de dévolution, le Programme a poursuivi sa politique de formation en accordant des bourses d'études de specialisation aux ressortissants des Pays participants, dans les principaux domaines suivants : l'épidémiologie, la gestion des services de santé, la santé publique, l'entomologie médicale et les sciences de l'environnement. 96. Le Programme a accordé entre août 1994 etjuillet 1995, 11 bourses d'études reparties par discipline de la façon suivante : - Entomologie - Epidémiologie - Santé publique - Gestion des services de santé - Sciences de I'environnement 11 97. 1995. Ce chiffre porte à 436[e nombre de benéficiaires de bourses d'études OCP de 1974 à juillet 98. Par ailleurs, et comme les années écoulées, la formation en cours d'emploi et sur le terrain se poursuit et concerne essentiellement la méthodologie et l'évaluation épidémiologiçe de l'onchocercose, la distribution de I'ivermectine et la surveillance post-thérapeutique, les différentes techniques de surveillance des simulies et de lutte contre ces vecteurs, et enfin la gestion. Un accent particulier continue d'être mis sur la formation des coordonnateurs nationaux, et d'autres agents des équipes nationales, à la méthodologie OCP d'analyse et d'interprétation des données de la sunreillance épidémiologique active, ainsi que sur l'initiation des agents concernés à la manipulation de l'outil informatique. 99. S'agissant des méthodes de lutte contre les simulies, I'unité accorde de plus en plus d'importance à la formation des techniciens et des villageois à la technique de traitement larvicide au sol en vue de preparer les nationaux à lutter eux-mêmes, en cas de besoin, contre toute nuisance simulidienne prejudiciable arD( activités de développement socioéconomique. A cet effet, plus de 250 personnes ont été formées dans dix Pays participants. 100. Les séminaires de formation organisés par certains Pays participants ont également bénéficié de la participation active de I'unité notiürment à travers les animateurs de dévolution. J 3 3 I I a oJPCL6.2 Page 25 Effort de sensibilisation et de mobilisation des populations par I'OCP (voir également paragraphes 152 à 166) 101. L'unité continue de coordonner, en étroite collaboration avec l'unité de lutte antivectorielle, une vaste campagne d'information menée chaque semaine par les chefs de sous-secteur et de secteur lors de leurs sorties de routine sur le terrain. Les principaux thèmes développés durant ces séances comportent le retour des simulies après I'arrêt des épandages larvicides, le rôle de l'ivermectine dans la prévention de la cécité et dans la lutte contre la morbidité onchocerquienne, la nécessité de la participation de la communauté à toutes les activités destinées à prévenir la recrudescence de l'onchocercose ou à lutter éventuellement contre cette recrudescence. lO2. Comme conséquence de cet effort de sensibilisation, on peut signaler que, contrairement à ce qui s'était passé en 1991, on n'a pratiquement plus enregistré de plaintes de la part des populations à propos de la nuisance simulidienne dans les zones de l'aire initiale du Programme où les opérations larvicides ont été définitivement arrêtées et ce, malgré les densités de simulies restées les mêmes que celles qui prévalaient en 1991. 103. Cependant, la peur des simulies que les populations continuent toujours d'identifier automatiquement comme cause de cecité, ne s'est pas estompée entièrement et I'effort de sensibilisation entrepris par I'OCP doit se poursuivre en même temps que celui déployé par les Etats eux-mêmes dans ce domaine (voir document JPC16.6). Rérmion d'évaluation et de programmation des activités de dévolution auniveau des pays 104. Comme en 1994, une réunion OCP/Coordonnateurs nationaux s'est tenue au siège du Programme à Ouagadougou du 20 au23 mars 1995. Tous les coordonnateurs nationaux des 11 Pays participants ont répondu à I'appel. Cette réunion d'évaluation et de prograrnmation des activités de dévolution menées par les pays a eu à faire le point sur les progrès réalisés depuis la dernière réunion de 1994, à identifier des lacunes et recomrnander des actions à entreprendre pour corriger les insuff,rsances. En outre, elle visait à apporter des éléments de réponse aux questions soulevées au sujet du processus de dévolution par le CCP lors de sa quinzième session de décembre 1994, à Yamoussoukro (Côte d'Ivoire). Le document JPC16.6 rapporte les principales réalisations des pays en matière de dévolution et dont la réunion a eu à débattre longuement. Evaluation de la capacité des Pays participants à assurer elficacement la détection et la maîtrise de la recrudescence de I'onchocercose 105. Le rapport d'activités de 1994 faisait état de dix critères défrnis par l'unité de dévolution pour apprécier la capacité des Pays participants à détecter à temps et à maîtriser par une chimiothérapie appropriée (traitement à l'ivermectine) toute recrudescence de l'onchocercose. L'évaluation faite à ce jour sur la base de ces critères fait ressortir les résultats suivants : 106. Critère no. I : Existence de cadres et techniciens nationauxformés darc les domaines ayaru trait à la dévolution : Critère partiellement rempli : Les demandes de bourses formulées par les pays ne concernent pas toujours les domaines prioritaires en matière de dévolution que sont l'épidémiologie et la santé publique. Par ailleurs, sur les 436 ressortissants des Pays participants ayant bénéficié des bourses d'études OCP, très peu sont aujourd'hui directement impliqués dans les activités de dévolution dans les pays. L'effort entrepris en matière de formation mérite donc d'être poursuivi en mettant un accent particulier sur la formation en cours d'emploi et en dorurant la priorité aux domaines clés de la dévolution tels que l'épidémiologie et la santé publique. Par ailleurs, un redéploiement adéquat des ressources humaines doit s'opérer au niveau des Etats en vtre de placer les bénéficiaires des bourses d'études OCP dans les structures servant directement la cause du processus de dévolution. I IPCL6.2 Page 26 lO7. Critère no. 2 : Extstence d'équtpes mobiles de surtteillnnce épidémiologiqte active et de traitement de l'onchocercose dispontbles tanl au niveau central qu'au niveau régional ou de distria : Critère partiellement rempli : dans chaque pays, il existe présentement au niveau central, une à deux équipes mobiles capables de mener eff,rcacement des enquêtes parasitologiques pour la détection de la recrudescence de I'onchocercose. Aux niveaux intermédiaire et district, il n'existe pratiquement pas d'équipes formées et rendues opérationnelles dans ce domaine. Quant à la capacité de lutter contre toute recrudescence éventuelle de l'onchocercose, tous les pays disposent, en plus des équipes centrales, d'agents formés et expérimentés aux niveaux intermédiaire et district en matière de traitement à l'ivermectine et de surveillance post-thérapeutique de ce traitement. L'accent doit donc être mis sur la formation au niveau intermédiaire et au niveau district, d'agents capables de mener de façon autonome et efficace les enquêtes de surveillance épidémiologique de I'onchocercose. 108. Critère no. 3 : Existence de personnel médical des centres de santéfixes reqclê pour assurer la surveillance passive de l'onchocercose et le traitement des onchocerquiew à I'ivermectine: Critère partiellement rempli : ce recyclage au niveau des centres de santé fxes doit se poursuivre dans chaque pays. 109. Critère no. 4 : Existence de persoruel formé aux méthodes d'arwlyse a d'interprétation des données épiümiologiques recaeilltes lors des enquêtes sur l'onchocercose : Critère partiellement rempli : formation initiée en 1993 et 1994 et s'adressant aux coordonnateurs nationauxdes 11 Pays participants ainsi qu'à certains de leurs collaborateurs. Cette action doit se poursuivre et s'étendre aux niveaux intermédiaire et district, tout en se renforçant au niveau central. 110. Critère no. 5 : Existence d'une structure rwtionnle active de coordinationdes aaiütés de üvolution (comité de dévohuion) : Critère partiellement rempli : bien que chaçe pays ait nommé un coordonnateur national des activités de dévolution, les comités nationaux de dévolution n'ont, officiellement, pas encore w le jour dans quatre pays où les textes off,rciels de création de ces comités sont en cours d'adoption. Par ailleurs, les comités déjà en place ne disposent pas toujours des moyens nécessaires à leur bon fonctionnement. 111. Crttère no. 6 : Existence d'un programme nationnl visant à tntégrer les aaiités liées à I'onchocercose à celles relatives à d'autres endémies (pl.an natioral de dévolution): Critère entièrement rempli : tous les pays ont élaboré etlou revisé leurs plans de dévolution conformément au( prévisions du plan d'opérations de la quatrième Phase financière 1992-1997. ll2. Critère no. 7 : Avoir mené de façon autonome a plusieurs fois avant la fin de I'OCP, les activités de surtteillance de l'onchocercose en les intégrant aux aaiités de surteillance d'autres endémies ("rodage' du système par la mise m oeuvre de tout ou panie du plan natiorul de dévolution) : Critère non rempli faute de moyens nécessaires à la mise en oeuvre des activités prévues dans les plans de dévolution. 113. Critère no. 8: Prise en clarge graduelle de l'essentiel des activitQs de sumeillance de l'onchocercose à partir des ressources propres au pays en vue de garantir la ùtrabilité des actiotu : Critère non rempli : la sensibilisation des autorités et surtout des décideurs politico- administratifs des Pays participants doit se poursuivre. a )JPCI6.2 Page 27 ll4. Critère no. 9 : Communautés rurales préparées pour paniciper activement aux acttvités : Critère partiellement rempli : les comités nationaux de dévolution doivent, avec l'appui de I'OCP, poursuivre leur effort de sensibilisation et de mobilisation des communautés. 115. Citèreno. l0:Eistenced'unréseauopérationneldesurveillanceépidémiologiqueauniveau national: Critère non rempli : aucun Pays participant ne dispose à l'heure actuelle d'un tel réseau. 116. En conclusion, cette première évaluation de la capacité des pays à entreprendre eff,tcacement les activités de détection précoce et de maîtrise de la recrudescence de l'infection onchocerquienne fait ressortir que : a) dans chaque pays, il existe aujourd'hui mais en nombre nettement insuffisant, des ressources humaines utilisables pour les activités de maintien et de renforcement des acquis de I'OCP (critères n" 1 à 4) ; b) les comités nationÂux de dévolution, officiellement créés dans la plupart des pays, ne disposent pas encore de moyens adéquats pour être vraiment opérationnels sur le terrain (critère n" 5); c) malgré I'absence à l'heure actuelle de réseaux opérationnels de surveillance épidémiologique pluripathologique (critère no 10), tous les pays, sans exception, ont élaboré leurs plans nationaux de dévolution conformément aux prévisions du plan d'opérations de Ia quatrième Phase financière de I'OCP ; mais la quasi-totalité de ces plans (10 sur les 11 élaborés) n'ont pas pu être mis en oeuvre faute de moyens, ce qui empêche en grande partie les équipes de mettre en pratique sur le terrain les notions reçues lors de leur formation (critères no 6 à 8) ; d) dans chaque pays, les communautés rurales cornmencent à être impliquées dans les activités de lutte mais cette participation mérite d'être renforée par une sensibilisation plus intense et une plus forte mobilisation de ces populations rurales (critère no 9). ADMIMSTRATION ET SERVICES DE SOUTIEN Objectifs, organisation et fonctionnement des services Ll7 . L'unité d'administration et services de soutien vient en appui aux autres unités opérationnelles, techniques, scientifiques de I'OCP tout en veillant à l'utilisation optimum des ressources humaines, financières, matérielles et informationnelles. Cela exige une sensibilisation continue de l'administration à l'évolution des activités du Programme, des besoins et des moyens disponibles. 118. Pour accomplir sa mission, l'unité doit gérer le budget et les finances, le personnel, la logistique, les infrastructures et les services. En outre, elle doit contribuer à la gestion globale et au fonctionnement le plus rationnel possible du Programme. Dans cette optique, I'unité contribue à étendre le champ des applications informatiques, et à renforcer les capacités de rnnagement du personnel notamment par des séminaires de gestion. Quatre sessions de formation touchant les aspects du changement, de la motivation et du leadership ont eu lieu dans la première moitié de I'année 1995. Coûts administratifs 119. Les coûts administratifs, constituent des frais inhérents à la gestion du Prograrrme. Depuis le début de la quatrième Phase financière l'évolution de ces corits démontre l'effort déployé pour les maintenir à un niveau proportionnellement équivalent aux autres dépenses annuelles du Programme. 120. Les coûts administratifs, essentiellement composés du coût du personnel, des réunions, des services communs et de la politique générale du Programme ont représenté en 1994, 12,75% des dépenses de I'OCP. Malgré les différentes incidences économiques et sociales appliquées à l'exécution de ce budget le pourcentage des coûts administratifs a connu une réduction de 1,11 % comparé à celui de 1993. JPCI6.2 Page 28 l2l. Les dépenses annuelles du Programme au niveau des opérations de lutte étant en décroissance, tous les efforts seront mis en oeuvre pour maintenir les frais généraux d'exploitation à leur plus bas niveau, au vu des objectifs à atteindre, sans diminuer la qualité et l'efficacité du travail administratif nécessaire à l'aboutissement du Programme. Tableau 6. Coûts de l'Administration (en US$) et pourcentage Budget et Finances 122. Les trois premiers budgets (1992,L993,1994) de la quatrième Phase financière ont été préparés à un taux moyen identique de CFA 285 pour 1 dollar. 123. En janvier 1994, le franc CFA, qui constitue la monnaie locale prédominante dans la zone du Programme et dans laquelle plus de 40% des dépenses sont effectuées, a été dévaluée de 50Vo. Cette dévaluation a permis l'exécution du budget 1994 à un taux moyen de CFA 543 pour I dollar donc présentant une incidence positive sur les différents résultats financiers. Le taux de change du dollar a eu durant toute I'année 1994 une tendance décroissante par rapport au taux initial de la dévaluation. Les effets inflationnistes qui ont accompagné cette dévaluation ont été modérés, se situant dans l'ordre de 35Vo sur les coûts des biens et prestations de service, et n'ont pas entraîné une flarnbée des prix. Un bonus de salaire de 25% du salaire de base a été accordé par le système des Nations-Unies à tout le personnel de la catégorie des services généraux durant l'année. Grâce à ce taux favorable, malgré la fluctuation des indicateurs du marché, une diminution substantielle des dépenses a été réalisée par rapport aux dépenses des deux premières années de cette quatrième Phase financière. 124. Le budget 1995 preparé en juin 1994à un taux de 580 CFA pour 1 dollar a été mis en exécution en janvier 1995 à un tarD( de 544 CFA pour un dollar. Le franc CFA qui ne cesse de se consolider par rapport au dollar (taux moyen de 508 CFA pour 1 dollar au ler juin 1995) entraînera éventuellement un manque à gagner sur le budget 1995. Un contrôle serré du budget et la rigueur appliquée dans les dépenses, limitées au strict nécessaire, permettraient de résorber éventuellement ce déficit prejudiciable. Personnel 125. Un des objectifs coruitants'de l'unité d'administration est de mettre à la disposition de I'ensemble du Programme des ressources humaines qualifiées et, dans les limites des budgets autorisés, en quantité suffisante. De ce fait, les responsables de l'administration profitent toujours de I UNITE 1990 199 1 1992 1993 1994 Bureau du Directeur u7 919 948 949 743 M9 585 650 656 831 Administration et Services de soutien - Ouagadougou 2 532 698 2 405 602 2 622 24 2 679 531 I 842 485 Services de soutien - Genève 322 395 359 308 398 577 408 451 451 274 Total 3 703 0t2 3 713 859 3 7@ 270 3 673 632 2 9sO s90 Total des dépenses 30 432 360 32 543 360 3t 7t6 t97 26 503 663 23 150 289 % des coûts d'administration t2 ,2 % Ll,4% ll,9% 13,86% 12,75% )tPct6.2 Page 29 leurs missions sur le terrain pour informer et recycler le personnel de gestion, dans le souci d'améliorer le rendement et pour une gestion saine, efficace et transparente. 126. Les ressources humaines qui représentent la ligne budgétaire la plus importante du budget annuel ont vtr leur nombre diminuer de façon importante en 1994 pour se stabiliser aux environs de 752 postes en début d'année 1995. Tout a été mis en oeuvre pour réduire les effectifs: renouvellement non automatique des postes professionnels qui se libèrent, non renouvellement de contrats pour des postes jugés moins essentiels, révision et regroupement tacite des tâches, partage des services d'appoint entre chefs d'unité, recours à du personnel temporaire plutôt que pennanent, recours à la sous-traitance. 127. Au cours des douze derniers mois, deux postes professionnels ont été supprimés, ce qui réduit le nombre du persormel de cette catégorie à 24, soit 12,7% du personnel sous statut OMS. En outre, le Programme emploie 14 personnes sous le statut de professionnel à court terme, soit 7,4% du personnel sous statut OMS. Dans le même temps, un poste des services généraux a été aboli à la suite du changement de statut de son titulaire, du statut OMS au statut national. Seize autres postes de la même catégorie ont été supprimés dans le cadre de la réduction de postes, portant le total des postes abolis de la catégorie des services généraux à 17. Toutes réductions faites, le nombre total du personnel de la catégorie des services généraux s'élève à 151, soit 80,7Vo de l'effectif sous statut OMS. Le personnel des équipes nationales (toutes catégories confondues) de I'extension ouest du Programme s'élève à 329, ce qui porte l'effectif global du Programme à 737 (Fig.7). 128. La procédure du recrutement pour le poste d'Administrateur du Personnel a été finalisée. Au total 11 candidatures féminines, dont celle de la titulaire actuelle, ont été enregistrées pour ledit poste. Ceci illustre l'effort fait par le Programme pour recruter des femmes, eu égard à leur faible représentativité au sein du Programme en général, et à des postes de responsabilité en particulier. Approvisionnements et services 129. Les actions entreprises en 1994 pour améliorer la gestion des stocks et des magasins ont été poursuivies. Les inventaires dynamiques ont permis d'alléger les stocks. Ainsi, à Bamako, centre de la Zone Ouest du Programme, I'identification des matériels et équipements vétustes ou peu utilisés a abouti à une mise à la réforme. La même opération sera menée prochainement à Kara, Bouaké et Odienné et sera progressivement étendue à tous les secteurs et sous-secteurs possédant des magasins. Tout le matériel informatique du Prograrrme a été inventorié. Les autres équipements de valeur relativement élevée (congélateurs, climatiseurs, photocopieuses) feront l'objet d'inventaires individualisés et informatisés. Dans un souci de bonne gestion et de réduction des coûts liés à la manutention et au stockage, le Programme s'est défait d'équipements, de pièces détachées et de matériels obsolètes. 130. Les dépenses en achat de biers d'équipement, de matériel et autres biens nécessaires au Programme ont été de US$ 8 409 425 : les larvicides comptent pour US$ 5,2 millions; les produits pétroliers pour US$ 530 380; les pièces détachées et les véhicules pour US$ I 353 000; les services d'eau, d'électricité et de télécommunications pour US$ 301 745; l'achat et les dépenses de maintenance des équipements divers pour US$ I MO 142. De ces montants, 82,5Vo ont été traités par le Service central des Achats de I'OMS à Genève, souvent par appels d'offres, et 17,5% représentent les achats locaux. 131. Il n'y a pas eu de nouvelles constructions durant la période en référence. Les interventions se sont limitées à des travaux de réaménagement et d'entretien notarnment à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) et à Bamako (Mali). JPCL6.2 Page 30 Transports et communications 132. A la fin de la période considérée, le Programme utilisait 297 véhicules (Fig.8). Les véhicules réformés ont été poussés au maximum de leur usure, avec une moyenne d'âge de huit ans et un kilométrage moyen de 250 000 l«n. Certains véhicules réformés avaient dépassé de loin les 300 000 l<ln et totalisé une dizaine d'années de service. Dix neuf véhicules neufs, tous de terrain, ont été réceptionnés et destinés au remplacement des véhicules de terrain réformés. t33 . Du l er juillet 1994 at 30 juin 1995 , les véhicules ont parcouru au total 7 il2 498 kilomètres pour une consornmation de carburants de 1 040 662 litres. Le parc automobile est resté opérationnel à94,13% soit l% de moirs par rapport à la période écoulée. Cela s'explique par le vieillissement du matériel roulant et surtout par plusieurs accidents de la circulation avec dégâs importants. 134. Sur l'ensemble du parc automobile, 95 véhicules ont été prêtés au( pays de l'extension ouest pour le déplacement des équipes nationales. L'entretien de ces véhicules est assuré par les équipes nationales, tandis que I'OCP fournit le carburant, les lubrifiants, les pièces détachées et se charge de la supervision technique. Dans le cadre de la formation continue, un séminaire-atelier a été organisé en vtre de l'amélioration des prestations des mécaniciens et magasiniers de ces équipes nationales. 135. La gestion informatique du magasin central se poursuit. La tendance est à l'amélioration des résultats déjà obtenus. Des inventaires ponctuels se font régulièrement. 136. L'ensemble des stations de radio/télétype est en bon état de marche. Les techniciens-radio ont suivi ensemble avec leurs homologues de l'hydrologie, un séminaire-atelier sur le dépannage et l'entretien du système Argos/OCP. L'objectif visé est de réduire le coût du service après-vente. ACTTVITES DE LIAISON, D'INFORMATION ET DE VALORISATION Avec I'Organisation mondiale de la Santé 137. L'ancien Directeur du Programme a assisté à différentes réunions statutaires : le Comité régional (44e session) du 7 au 14 septembre 1994 à Brazzaville (Congo), qui l'a porté, pour cinq ars, pour compter du ler février 1995, à la Direction du Bureau régional de I'OMS pour I'Afrique (OMS- AFRO) ; le Conseil exécutif (95e session), du 16 au 27 janvier 1995 à Genève. 138. Pendant la 48e session de l'Assemblée mondiale de la Santé (1-12 mai 1995), le nouveau Directeur du Programme s'est entretenu avec le Directeur général de I'OMS, et avec plusieurs haus responsables du Siège. 139. Le Représentant de I'OMS au Togo a présidé la séance d'ouverture de la réunion de la Zone Est de I'OCP (qui s'est tenue à Kara (Togo) du 25 au 29 octobre 1994) et a, par ailleurs, rencontré les autorités administratives de Kara. \40. Le Représentant de I'OMS au Mali a présidé les séances d'ouverture et de clôture de la réunion de la Zone Ouest de I'OCP qui s'est tenue à Bamako du 8 au 12 novembre 1994. l4l. Le Directeur du Programme par intérim (a.i.) et Chef de l'unité de dévolution de I'OCP s'est entretenu à Brazzaville, du27 au 31 mars 1995, avec le Directeur régional de I'OMS pour l'Afrique des grandes lignes de la restructuration de I'OCP en vrre de la préparation du Plan d'Action et Budget 1996,1997 et pour la Phase financière allant de 1998 à2002. I aIPCL6.2 Page 31 142. Le Chef de l'unité de dévolution, représentant le Programme a participé aux réunions OCP sur le contrat d'épandage aérien de larvicides, qui ont eu lieu à Genève : le 30 janvier 1995, et du 26 au 30 mai 1995 à laquelle a également participé le Chef de l'unité de lutte antivectorielle. Avec les Pays participants 143. L'ancien Directeur du Programme, élu Directeur régional de I'OMS pour Afrique, a été falit Officier de I'Ordre du Mérite du Burkina le 6 décembre 1994, en présence notamnent, du Ministre de la Santé du Burkina Faso. 14y'.. Les hydrobiologistes des Pays participants ont tenu leur réunion annuelle les 23 et 24 janvier 1995 à Bouaké (Côte d'Ivoire), en présence de responsables de l'unité de lutte antivectorielle de I'OCP, d'experts de I'ORSTOM et du président du Groupe écologique. Une journée a été consacrée à une réunion conjointe avec les membres du Groupe écologique. I45. Du 20 au 23 mars 1995, s'est tenue, au siège du Programme à Ouagadougou, la réunion des Coordonnateurs nationarDr de la dévolution des 11 Pays participants de I'OCP. Avec Ies Organismes stahrtaires 146. Le Groupe écologique a tenu sa seizième session les 26 et 27 janvier 1995 à Bouaké (Côte d'Ivoire) et le Comité consultatif d'Experts (CCE) la sienne (seizième), du 5 au 9 juin 1995 à Ouagadougou. Le rapport du CCE sera présenté au cours de cette session du CCP. 147. Le Comité des Agences parrainantes (CAP) s'est réuni successivement les 29 et 30 septembre 1994 àL Washington, le 2 novembre 1994 à Genève, le 28 novembrc 1994 à Yamoussoukro (Côte d'Ivoire), les 6 et 7 avril 1995 à Rome et les 19 et 20 juillet 1995 à Londres. Avec les Donateurs 148. L'ancien et le nouveau Directeur du Programme ont rencontré des représentants des Pays donateurs à la Banque mondiale, au siège de I'OMS à Genève et dans leurs pays d'origine, au cours de la période couverte par le présent rapport. Avec la compaguie aérimne chârgée des épandages de larvicides I49. Les bonnes relations de travail entre la compagnie aérienne Evergreen, chargée des épandages de larvicides, et I'OCP se maintiennent. La sélection de la même compagnie, en juin 1995, par la Direction générale de I'OMS, pour I'exécution des épandages aériens de larvicides pendant les trois années à venir a été bien accueillie par le personnel de I'OCP et les membres du Comité consultatif d'Experts. Comme les années préédentes, des rencontres ont eu lieu régulièrement entre les responsables d'Evergreen et de I'OCP pour discuter des problèmes et des difFrcultés rencontrées et leur trouver une solution adéquate, satisfaisante pour les deux parties. Avec la communauté scientifique 150. Le Programme a pris part aux réunions mentionnées ci{essous du 21 au 29 octobre 1994, le Chef de l'unité d'évaluation épidémiologique a participé à Kaduna au Nigéria à des Groupes de travail de TDR sur la recherche opérationnelle sur I'onchocercose qui ont communiqué les résultats des études effectuées dans plusieurs pays sur l'importance des manifestations cutanées de l'onchocercose. ) JPCL6.2 Page 32 Du 15 au 18 novembre 1994,le Chef de I'unité de lutte antivectorielle a participé à Paris, à la réunion des sciences biologiques et biochimiques appliquées à I'homme, à I'ORSTOM. Du 3 au 6 décembre 1994,le Chef de l'unité d'évaluation épidémiologique a participé à Accra (Ghana) à des Groupes de travail de TDR sur la recherche opérationnelle sur l'onchocercose pour le développement de protocole pour étudier l'importance des manifestations cutanées de I'onchocercose. Du 16 at 2l janvier 1995, le Chef de l'unité biostatistique et informatique a eu des discussions à Rotterdam, avec une équipe de l'université Erasmus, sur I'utilisation de la modélisation épidémiologique dans le cadre de la dévolution. Du22 avril au ler mai 1995, le Chef de I'unité d'évaluation épidémiologique a participé à Kampala (Ouganda) à trois importantes réunions, à savoir : 1) Atelier de TDR sur une étude élargie à plusieurs pays, sur l'auto-traitement communautaire à I'ivermectine pour la lutte contre l'onchocercose ; 2) Réunion de consultation de la Banque mondiale sur le Programme africain de lutte contre I'onchocercose (APOC) ; 3) Réunion d'un Groupe de travail de TDR sur la Recherche opérationnelle sur l'onchocercose. Du 13 au 19 mai 1995, le Chef de l'unité de lutte antivectorielle a assisté à Paris à une réunion de la commission scientifique de I'ORSTOM. Du 16 au 22 juin 1995, le Chef de l'unité biostatistique et informatique a discuté à Genève, de la sauvegarde des anciennes données OCP qui se trouvent au siège de I'OMS, a eu une séance de travail sur le Système d'Information Géographique (SIG) et discuté du développement du courrier électronique E.Mail à I'OCP. Le Chef de l'unité d'évaluation épidémiologique a participé les 28 et 29 juin à Groton- New London (Connecticut, USA) à une réunion sur la résistance à l'ivermectine dans le traitement de l'onchocercose humaine. 151. Le Programme a reçu la visite de Professeur Jean Louis Jacquemay, de la Faculté de Médecine de I'Université de Poitiers, le 19 octobre 1994. Monsieur Lu, Chef de la Mission agricole chinoise à Bagré (Burkina Faso), qui est venu le 25 novembre L994 pour collecter des données sur les conditions de développement du vecteur de I'onchocercose, s'informer sur la situation épidémiologique de l'onchocercose darrs la région de Bagré et discuter avec le personnel OCP des modifications de I'environnement dans la région de Bagré après la construction du barrage hydroélectrique. Madame Denise Epoté-Durand, chargée des Programmes de la station de Télévision internationale TV5, le 27 fêvrier 1995 (voir paragraphe 158). Monsieur Kazuma Momoi, journaliste-photographe japonais, le 12 avril 1995. En compagnie de techniciens de I'OCP, M. Momoï a effectué une visite de terrain dans la province du Houet (Bobo-Dioulasso), au Burkina Faso. M. Désiré Berckrnans, Journaliste-cinéaste belge, le 20 juin 1995. I rl aJPCL6.2 Page 33 Avec le grand public 152. Le périodique de I'OCP "Oncho Information" qui a maintenu son tirage à 5 000 exemplaires en français et 3 000 en anglais, poursuit son action de sersibilisation du grand public, aussi bien dans les Pays particpants qu'auprès de la communauté des donateurs et des amis de I'OCP. La plupart des articles publiés dans "Oncho Information" sont de plus en plus centrés sur l'évolution du processus de la dévolution. 153. Après sa nomination à la Direction du Bureau régional de I'OMS pour l'Afrique (septembre 1994), l'ancien Directeur de I'OCP a accordé plusieurs interviews à des stations de radio et de télévision et à des journalistes de la presse écrite. 154. Dans son edition du 7 septembre 1994,le quotidien "Sidwaya" du Burkina Faso a publié un important article sur les terres libérées de I'onchocercose au Burkina Faso sous le titre : "Il y a 20 ans, les premiers colons". 155. Pour sa part le quotidien de Lomé "Togo Presse" atraité dans son numéro du 30 septembre 1994, de la campagne de distribution de I'ivermectine dans le bassin du Mono, puis, le 31 octobre 1994, rendait compte des travaux de la réunion de la Zone Est de I'OCP (voir paragraphe 139), réunion également couverte par la radio et la télévision togolaises. 156. Le quotidien de Bamako (Mali) "L'Essor" a publié le 9 novembre 1994, un article sur la réunion de la Zone Ouest de I'OCP (voir paragraphe 140). Ceue réunion a été couverte par la radio et la télévision maliennes. L57 . Le quotidien "Fraternité Matin" d'Abidjan a publié le 7 novembre 1994, une longue interview du Coordonnateur national de la dévolution de Côte d'Ivoire qui soutient, dans cet entretien, que son pays "est en mesure d'assurer la relève" ; le 7 décembre 1994 il a publié un article sur le Programme sous le titre : "L'OCP, un modèle de réussite". 158. La télévision internationale TV5 a consacré à l'onchocercose et à I'OCP une émission de 52 minutes le 24 février 1995. Le Directeur du Programme a.i. était l'invité spécial de ce magazine scientifique qui a été rediffr.rsé sur la grille générale de TV5-Europe le 31 mars 1995. 159. La radio et la télévision du Burkina et l'Agence d'Information du Burkina (AIB) ont assuré à la réunion des Coordonnateurs nationaux (20-23 mars 1995 à Ouagadougou), une couverhrre complète (voir paragraphe 145). 160. Le nouveau Directeur de I'OCP a accordé à la Télévision nationale du Burkina Faso sa première interview le 6 juin 1995, à Ouagadougou. 161. A la demande d'un de ses collaborateurs, I'OCP a fait parvenir à la publication britannique "AFRICA News - The World of Information", un article traitant de l'ivermectine. Travaux de valorisation 162. En étroite collaboration avec les Représentations de I'OMS à Abidjan et à Bamako, et les Equipes nationâles "Oncho" de Côte d'lvoire et du Mali, I'OCP a assuré I'organisation et la coordinationde deux "caravanes de presse" qui ont eu lieu, respectivement, du 2 au8 octobre 1994 et du 14 au 21 avril 1995. L'objectif visé est la sensibilisation "tous azimuts" du public durant une semaine au cours de laquellq quelque 15 à 20 journalistes et techniciens de la communication, de préférence habitués à traiter les questions de santé, sont invités pour une visite de terrain. Les activités entomologiques, épidémiologiques, de recherche, de traitement à l'ivermectine et de dévolution sont a è tPct6.2 Page 34 couvertes par la "caravane". L'impact d'une telle offration médiatique est perceptible immédiatement. Après la Côte d'Ivoire et le Mali, les autres Pays participants de I'OCP se préparent à leur tour à vivre la même opération d'information des populations. A l'instar de ce qui se fait déjà en Côte d'Ivoire, les journalistes du Mali sont en train de s'organiser pour la mise sur pied d'une "Association des Journalistes de santé" comme suggéré par I'OCP. En plus des stations de radio et de télévision, 18 publications de la presse écrite de Côte d'Ivoire et du Mali ont participé aux deux "caravanes". 163. Deux techniciens de I'OCP ont pris part à Bolgatanga (Ghana), du 5 au 7 octobre 1994, à I'invitationdu Gouvernement, à une réunion des Médecins de district qui a rassemblé 72 participants. Cette rencontre avait été organisée pour discuter de la dévolution et du rôle des "District Health Management Teams" dans ce processus. 164. Le 24 octobre 1994, I'OCP était représenté à l'importante exposition de photos et posters organisée à Ouagadougou à l'occasion de la Journée des Nations Unies. S'agissant de la commémoration du 50e anniversaire de I'ONU, cette année, I'OCP participe activement à toutes les activités médiatiques et de publicité (radio, télévision, publications). 165. Le Chef du secteur de I'OCP à Parakou (Bénin) et ses collaborateurs ont donné une conférence sur l'onchocercose au Lycée Mathieu Bouké le 30 novembre 1994.Ils en ont fait autant les 18 et 19 janvier 1995 à I'intention des élèves et des professeurs de biologie du Collège d'Enseignement général de Djougou (Bénin). 166. Le Chef de l'unité de dévolution et trois autres responsables de I'OCP ont participé du 7 au 10 février 1995 à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) au premier Atelier-bilan du Plan de Dévolution du Burkina Faso. "Plans nationaux de dévolution : concepts, mise en oeuvre et perspectives d'avenir" est le thème de l'importante conférence que le Chef de l'unité de dévolution du Programme a donné dès l'ouverfirre de cet atelier présidé par le Ministre de la Santé avec, notamment, la participation du Directeur général de la Santé. Cet atelier a été entièrement couvert par la radio, la télévision et l'Agence d'Information du Burkina (AIB) dont les envoyés spéciaux sont membres du Comité national de dévolution (CND) du Burkina Faso. 167. Les 14 et 15 février et les 2l et22 février 1995, le Chef du secteur OCP de Parakou (Bénin) a participé à un séminaire de formation et de recyclage de 70 agents de santé dans la luffe contre I'onchocercose à Savé, Abomey, Aplatroué et Lokossa. Ce séminaire était organisé par le Ministère de la Santé et la Coordination nationale de la dévolution du Bénin. Des films OCP ont été projetés. 168. Du 5 au 12 mai 1995,la Documentaliste de I'OCP a pris part à Washington à la 95e réunion de la "Medical Library Association" et au 7è Congrès international sur la Bibliothéconomie médicale. Une présentation de I'OCP a été faite au cours de ces deux assises. 169. Le Centre de documentation de I'OCP a reçu durant la période couverte par le présent rapport la visite de 810 personnes, prêté 360 livres, expédié 320 tirés à part et rapports en Afrique et dans le reste du monde, distribué 6 500 dépliants OCP, 300 copies vidéo VHS de films OCP et plus de 6 000 "pins Oncho". 170. Le Centre de documentation a commandé 215 livres, procédé au renouvellement de 27 abonnements à des rewes scientifiques et reçu gracieusement 40 nouveaux-périodiques. l7l. Edité par I'OMS, la version française du livre de E.M. Samba (actuel Directeur de I'OMS- AFRO) intitulé : "Le Prograrnme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest : un modèle de bonne gestion de la Santé publique" a paru en mai 1995. A également paru en français et en anglais le livre-document "L'Onchocercose et la lutte anti-onchocetquienne" (édité par I'OMS dans la série de rapports techniques sous le n" 852). a i a' JPCI6.2 Page 35 172- Deux étudiants en fin de formation de second cycle de l'Ecole des Bibliothécaires, Archivistes et documentalistes de l'université de Dakar (Sénégal) ont bénéficié de trois mois de stage chacun au Centre de documentation de I'OCP à Ouagadougou. Réunions intemes L73. Le Programme a organisé plusieurs réunions internes dont les principales sont la réunion des zones opérationnelles Est et Ouest, respectivement du 25 at 29 octobre 1994 à Kara (Togo) et du 8 au 12 novembre 1994 à Bamako (Mali). Voir paragraphes 139 et 140. la réunion "Recherches opérationnelles et stratégies" à Ouagadougou (Burkina Faso), les 16 et 17 mars 1995. la réunion sur la recherche appliquée et la surveillance de l'environnement (AREM) et la réunion sur les insecticides à Bouaké (Côte d'Ivoire), du ler au 7 mai L995. ) JPCL6.2 Page 36 t o,§)(DII \ § § : q àt .$=§ _6P 9=I =(§p 6a) lY L.E È ËE o) rC! Ëoô 39E (95 )\ oGlcOE oË9BEo EÈ 8'Ëô€ o.E -L :Pe o< o E E(5 cr)oÀ)ï, (D of C)o o :i= E = E o E E E EDI TL c oo EÀ I lO o)(» É.l o TL :) C) lUo azo tr É. TUÈ o ô z È lO o)(» É.o TL az o tr É. lUÈo lJ. o z JÀ f() : .si,lL JPC16.2 Page 37 I T ?$gÇPR§ccoo I ul = =É, ooÉ,ÈJ oÉ,Fz o(, o o 5É,luoo -ozo uloooÉ, tuoo Lozo :J tuÉ,Fz oo lrJFl-3J UJo uJ = =É, c)oÉ,À N .at =l5l >t ElÉt sIEI §l slOI GI -cl ()l9l ôl ôr8tgEl r! 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Rapport d'activités de l'Organisation mondiale de la Santé pour 1995 : 1er septembre 1994 - 31 août 1995
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