World Health Organization (WHO) · Journal articles

Lassa fever = Fièvre de Lassa

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Lassa fever Sierra Leone (1 May 1997). Lassa fever re-emerged as a public health problem in Kenema in eastern Sierra Leone during 1996.1 From January to 19 April 1996, 799 cases with 148 deaths (case-fatality rate 18.5%) were reported. In the endemic Lassa fever situation an annual average of 40-50 cases normally occurred in this region. An elevated number of Lassa fever cases continued to occur in 1997, with 45 cases reported in January, 75 in February and 147 in March. The increased occurrence is closely related to massive population movements with subsequent crowding, poor sanitation, unsafe food handling and storage practices combined with an increase in the rat population. Furthermore, with the improving political and security situation in Sierra Leone, the populace is moving about more freely to access health care facilities resulting in increased case reporting. The Ministry of Health, WHO, the Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, United States of America and MERLIN, United Kingdom have worked together to monitor the outbreak and to mitigate its impact. Patients are brought to and treated at an isolation ward established in Kenema which has been expanded to accommodate the increase in cases. Several workshops have been held to train health staff and to educate the general public about measures to avoid contact with rodents. Supplies of ribavirin, the antiviral drug used to treat Lassa virus infections, were nearly depleted. The Red Cross was contacted regarding this need and the Chinese Red Cross responded with a donation of 120 000 doses of the drug to the Government of Sierra Leone. WHO is working with the pharmaceutical industry on a long-term solution. (Based on: A report from the WHO Representative in Sierra Leone.) Editorial Note: Transmission of the Lassa virus in the community is mainly due to contact with rats of the genus Mastomys. Infected rats continually shed viruses in their 1

Fièvre de Lassa Sierra Leone (1er mai 1997). En 1996, la fièvre de Lassa est redevenue un problème de santé publique dans le district de Kenema, dans l’est de la Sierra Leone.1 Entre le mois de janvier et le 19 avril 1996, on en a signalé 799 cas, dont 148 mortels (taux de létalité 18,5 %). Dans la situation d’endémicité que connaît cette région, le nombre de cas est habituellement de 40 à 50 par an. En 1997, on a continué à enregistrer un nombre élevé de cas, avec 45 cas en janvier, 75 en février et 147 en mars. Cet accroissement de la morbidité est étroitement lié à des déplacements massifs de population ayant entraîné un surpeuplement, avec un assainissement insuffisant, un manque d’hygiène dans la manipulation et le stockage des aliments et la prolifération des rats. En outre, du fait de l’amélioration de la situation politique et de la sécurité, la population se déplace désormais plus facilement pour se rendre dans les établissements de soins, d’où une augmentation de la notification. Le Ministère de la Santé, l’OMS, les Centers for Disease Control and Prevention d’Atlanta (Etats-Unis d’Amérique), ainsi que MERLIN (Royaume-Uni) unissent leurs efforts pour surveiller cette flambée et en atténuer les effets. La salle d’isolement installée à Kenema pour recevoir et traiter les malades a été agrandie pour faire face à l’augmentation du nombre de cas. Plusieurs ateliers ont été organisés pour former le personnel sanitaire et apprendre à la population à éviter les contacts avec des rongeurs. Les réserves de ribavirine, le médicament antiviral utilisé pour traiter la fièvre de Lassa, étant presque épuisées, on a fait appel à la Croix-Rouge et la Croix-Rouge chinoise a fait don de 120 000 doses de médicament au Gouvernement de la Sierra Leone. L’OMS travaille avec l’industrie pharmaceutique à l’élaboration d’une solution à long terme. (D’après: Un rapport du Représentant de l’OMS en Sierra Leone.) Note de la Rédaction: La transmission intracommunautaire de la fièvre de Lassa est principalement due à des contacts avec des rats du genre Mastomys. Lorsqu’ils sont infectés, les rats excrètent 1

See No. 13, 1997, p. 95.

Voir No 13, 1997, p. 95.

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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 20, 16 MAY 1997 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 20, 16 MAI 1997

urine and humans are infected by ingestion of food contaminated with rat urine or inhalation of virus-containing aerosols. Minimizing contact with rodents by the safe handling and storage of food or restricting access of rats to homes remains therefore the most effective preventive measure. Person-to-person transmission occurs primarily in health care institutions caring for Lassa patients. Nosocomial spread can easily be prevented by managing patients in isolation wards and with appropriate protective measures (barrier nursing). The risk of transmission during international travel is low unless the traveller is in contact with a severely ill and bleeding case. A recent incident involving a virus which causes a similar clinical syndrome occurred in South Africa where a nurse was infected with Ebola virus while caring for a patient from an endemic area.1 This underscores the importance of health care staff awareness and use of special precautions when treating patients who have travelled abroad.

continuellement des virus par la voie urinaire et la contamination humaine peut se produire soit par ingestion d’aliments souillés par l’urine de ces rats, soit par inhalation d’aérosols contenant des virus. La mesure de prévention la plus efficace consiste donc encore à avoir le moins possible de contacts avec les rats en manipulant et en stockant les denrées alimentaires dans des conditions d’hygiène et en empêchant les rongeurs d’accéder aux habitations. La transmission interhumaine se produit le plus souvent dans des établissements où sont soignés des malades atteints de fièvre de Lassa. Il est facile d’éviter la propagation nosocomiale de l’infection en plaçant les malades en isolement et en prenant des mesures de protection appropriées (traitement en chambre stérile). Le risque de transmission à l’occasion de voyages internationaux est faible, sauf en cas de contact avec un malade gravement atteint qui présente des hémorragies. Un incident de ce genre s’est récemment produit en Afrique du Sud où une infirmière qui soignait un malade originaire d’une zone d’endémie a contracté le virus Ebola, qui produit un syndrome analogue à la fièvre de Lassa.1 Cela montre combien il est important que le personnel soignant soit conscient du risque et qu’il prenne des précautions particulières lorsqu’il traite des malades ayant voyagé à l’étranger. 1

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See No. 47, 1996, p. 359.

Voir No 47, 1996, p. 359.

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Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization