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Rapport de synthèse des activités du programme de lutte contre l'onchocercose dans le bassin du Tinkisso en Guinée

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.l :' WORLD H EALTH ORGANIZATION AFRICAN REGION RAPPORT DE q '\ \ DU PROGRAMME DE\LU ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE REGION DE L'AFRIQUE 2 I Fr\I Ii:] @ ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WESTAFRICA PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST B P 549 OUAGADOUGOU, Burkina Faso Télégr.: ONCHO OUAGADOUGOU Té1.. 34 29 53 - 34 29 59 - 34 29 60 Télex: ONCHO 5241 BF Fax: 34 28 75 Eq,E S ACTIVITES c E L'ONCHOCERGOSE DANS LE BASSIN SO EN GUINÉE Par Tokpo Roger LAMA* Sous contrat de service avec I'OCt Le présent rapport a été revu par le Dr Yiriba BISSAN, membre du personnel OCP, avec la collaboration du Directeur du Programme et des Responsables des Unités Techniques N" 003/02rucu/TEc/3.10 * Entomologiste médical, Equipe nationale Oncho/Guinée i V9I§IA! TranÇaise, Décembr 2SOMMAIRE 1. lntroduction 2. Caractéristiques biogéographiques du bassin du Tinkisso 3. Etudes sur I'onchocercose avant !e début des activités du Programme 3. 1 . Etudes entomologiques 3.2. Etudes épidémiologiques 4. Activités du Programme de lutte contre l'onchocercose 4.1. Evaluation entomologique: Points de capture et de prospections 4.2. I raitements larvicides 4.2. 1 . Traitements aéiens 4. 2. 2. Traite ments m an u el s 5. Résultats entomologiques i 5.1. Dynamique saisonnière desespèces du complexe Simulium damnosum 5.2. Rôle vectoriel des espàces du complexe Simulium damnosum sur le bassin du Niandan 5.3. Evolution des principaux indices entomologiques 6. Evaluation épidémiologique et chimiothérapie _ de 6.1. Evolution de la situation épidémiologique sur le bassin du Niandan 1986 à 1999 6.2. Distribution de I'ivermectine 6.2.1. Distribution de l'ivermectine par les équipes mobiles 6.2.2. Distibution de I'ivermectine sous directive communautaire (TIDC) 7. Sensibilisation des communautés 8. Discussions 9. Conclusion 10. Bibliographie 11. Annexes 1. lntroduction Le Tinkisso est I'affluent de la rive gauche le plus important du Niger en Guinée, il forme la limite naturelle des plaines de la Haute Guinée et des hauts plateaux de la Moyenne Guinée. ll constitue également la limite septentrionale de l'aire des traitements larvicides de I'OCP en Guinée. Le bassin du Tinkisso dessert quatre préfectures (Dabola, Kouroussa, Dinguiraye et Siguiri). ll offre dans ses parties hautes et moyennes de grandes potentialités agropastorales, tandis que dans la partie basse, d'importants gisements d'or constituent aujourd'hui un grand pôle d'attraction de nombreuses populations humaines venues d'ailleurs pour l'orpaillage. L'exploitation industrielle de I'or est depuis près d'une décennie effectuée par une société dénommée SAG : Société Aurifère de Guinée, installée à Siguiri. En dehors de la SAG, quatre autres sociétés d'exploitation de I'or évoluent dans !e bassin. Sur le plan de l'épidémiologie de I'onchocercose, le bassin du Tinkisso occupe une zone hyperendémique. Avant I'année 1986 début des activités OCP le bassin était très faiblement peuplé, de nombreux villages avaient été abandonnés à cause des ravages dus à l'onchocercose dont entre autres, Toumanéa, Diala, Fifa pour ne citer que ceux là. Sur le plan entomologique, une étude menée entre 1964 et 1966 dans le cadre de la coopération guinéo-allemande a révélé la présence des simulies dans !e bassin pendant toute I'année. 2. Caractéristiques biogéographiques du bassin du Tinkisso Situé entre les parallèles 10'35'et 11'21'Nord et les méridiens 9"31'et 11'33'Ouest, Ie Tinkisso prend sa source près du village Kébéya dans la préfecture de Dabola à une altitude de 970 mètres. De direction est-ouest, et avant la confluence avec !e Niger à 6 km en amont de Siguiri, le Tinkisso parcourt 520 kilomètres et il reçoit au total 102 affluents de premier et second ordres. Ces affluents les plus importants sont : le Banié(200km), la Bouka I (125km), la Bouka ll ( 90km ), le Lèlèko ( 90km ), le Yro ( 75km ) et le Nono ( 70km ). En considérant les nombreux petis affluents qui alimentent le bassin, le réseau hydrographique du Tinkisso atteint de 3340 kilomètres environ. A part une faible superficie sur la rive droite située dans la savane arborée, le bassin du Tinkisso se trouve en pleine savane graminée. Le bassin du Tinkisso appartient à la zone de transition guinéo-soudanienne avéc l'alternance de deux saisons: une saison sèche qui dure sept mois, de novembre à mai; et une saison pluvieuse de cinq mois de juin à octobre. La pluviométrie moyenne est comprise entre 1100 et 1700 mm, le maximum étant observé en août et septembre. C'est généralement en mi-juillet à la semaine 28 de l'année que l'écoulement débute dans le Tinkisso principal et les affluents. La décrue 4est amorcée à partir du mois d'octobre; le Tinkisso et ses affluents peuvent enregistrer un très fort étiage allant jusqu'à un arrêt total d'écoulement par endroits, ce phénomène entraîne de très faibles débits au niveau de certaines stations limnimétriques du bassin pendant la saison sèche (Tableaux 1,2,3,4 et figure 1a, 1b ) Dans le tableau 1 il importe de noter que les débits nuls enregistrés jusqu'à la semaine 42 sont le fait d'une panne de la balise hydro- niger pendant cette à l'époque. De sa source à sa confluence avec le Niger, Tinkisso arrose quatre préfectures : Dabola, Kouroussa, Dinguiraye et Siguiri. On y compte environ 23 sous- préfectures dotées chacune d'un centre de santé. La population du bassin est estimée à 318094 habitants (cf. recensement 1996) constituée à 80% d'agriculteurs ; les 20% se répartissant entre l'élevage, l'orpaillage et le commerce. On estime à 10000 hectares la superficie des plaines qui seraient aménageables dans le bassin. L'entomofaune simulidienne du bassin du Tinkisso est caractérisée par la présence d'importantes populations d'espèces savanicoles du complexe S.damnosum, il s'agit essentiellement de S. sirbanum et S. damnosum s.s. dans le moyen et le bas Tinkisso et de quelques forestières (S sguamosum et S.yahense) dans le haut bassin. 3. Etudes sur l'onchocercose avant le début des activités du Programme De nombreuses investigations ont été menée dans le bassin avant le début des activités du Programme, dans le but de faire le point de la situation sur la distribution du vecteur et d'évaluer la faisabilité d'une éventuelle campagne de lutte antivectorielle. 3.1 . Etudes entomologiques Les premières investigations sur le vecteur de I'onchocercose dans le bassin ont été effectuées Entre 1964 et 1966 dans le cadre d'une coopération guinéo- allemande, une mission de chercheurs a trouvé des adultes de S.damnosum s.l. dans certaines localités, notamment à Toumania, Kéniéko, Banora, sur le Tinkisso principal ; Banko, Kébéya, Banikélé, Saraya et Sérifouya sur le Banié. En novembre 1980 et en février 1981 l'équipe nationale a effectué des captures d'adultes de S. damnosum s.l. sur le Tinkisso au niveau des points Kamakan, Manguiti, Ouaran et Toumania : le tableau ci-dessous résume les résultats obtenus. Tableau récapitulatif des captures et dissections dans le bassin du Tinkisso en novembre 1980 et février 1981 En 1965 la mission allemande a prospecté par voie fluviale le Tinkisso et ses principaux affluents. Cette prospection a revelé la présence de nombreux gîtes en amont de Dabola et sur I'affluents Banié. Dans le cadre du projet Séné-Gambie, la première prospection héliportée a été effectuée en saison sèche au mois de mai 1980. Mis à part-une portion du bief en amont de Dabola où de nombreux gîtes fonctionnels ont été rencontrés, le moyen et le bas Tinkisso en étiage n'ont pas révélé la présence de gîtes en cette période. Dans le même cadre et au cours de la n1ême année, une autre prospection effectuée pendant la saison des pluies a confirmé la présence des gîtes de l'amont. 3.2. Etudes épidémiologiques Les enquêtes épidémiotogiques menées dans certains villages du bassin du Tinkisso par la mission allemande de 1964 à 1965 ont montré que I'onchocercose a depuis longtemps existé dans le bassin du Tinkisso à l'état endémique. De nombreux villages avaient à l'époque été identifiés comme villages hyper endémiques avec des indices parasitaires se situant entre 65% et 83% de porteurs de micro filaires. A Bendougou sur le Tinkisso principal, l'indice parasitaire était de 77,5o/o avec un taux de cécité de 1 1 ,44o/o. A Toumania, l'indice parasitaire enregistré était de 70,0o/o àyèc un taux de cécité de 11 ,11o/o; sur l'affluent Banié, dans les villages Tourou et Saraya les indices parasitaires étaient respectivement de 83,2o/o et 7O,Oo/o tandis que les taux de cécité étaient de 10,0% et4,670/o. Plusieurs autres villages dans le bassin ont été identifiés comme villages mésoendémiques (Tableau 12). En 1975, une étude effectuée dans le cadre d'un mémoire de fin d'études supérieures par T.R. Lama, dans cinq villages du bassin, a donné les résultats suivants : Date Lieu Jours de capture Femelles capturées "/o lnfectées "/o lnfectantes Moyenne laryes infectantes Nov 1980 Kamakan 2 4 0 0 0 Nov 1980 Manguiti 2 209 0,53 0,53 2 Nov.1980 Ouaran 2 20 12,5 0 0 Fev 1981 Toumania 2 460 5,64 2,56 2,40 Tableau récapitulatif des résultats de I'enquête parasitologique menée dans le bassin du Banié en 1975 Villages Cours d'eau Prévalences Taux de cécité % Sanquiana Banié 35,0 0,9 Saraya Banié 91,4 2,8 Fono Banié- 77,8 6,6 Sérifouya -Banié 92,0 5,8 Lorombo Niémé 66,6 0,8 Les résultats de ces études antérieures menées dans le bassin confirment que l'onchocercose avait déjà constitué une préoccupation majeure des chercheurs en vue de trouver des moyens de lutte appropriés contre cette affection. 4. Activités du Programme de lutte contre l'onchocercose En 1986, une étude spéciale dénommée (Task-Force) a été entreprise par l'OCP en vue d'étudier la dynamique des populations simulidiennes et la transmission des onchocerques par le vecteur sur certains points du bassin et les résultats suivants ont été obtenus : Tableau récapitulatif des résultas des études spéciales Task-Force-1986. 4.1. Evaluation entomologique : Points de capture et de prospections Comme les épandages larvicides, les activités d'évaluation entomologique sont menées selon un rythme hebdomadaire. Elles sont planifiées dans chaque base opérationnelle suivant un circuit établi à I'avance. Généralement deux à trois points de capture sont visités pendant la même semaine et sur le même circuit. combinés pour constituer un même circuit d'évaluation au cours duquel les équipes procèdent à la lecture des échelles de crue et contrôle des dépôts d'insecticides et de kérosène. Les équipes de capture sont composées chacune de quatre membres un technicien entomologiste chef d'équipe, deux captureurs et un chauffeur et dotée Points de capture Nbre de iour Capturées Disséquées olIO Pares lnfectées lnfectantes Nbre L3T Pont- Tinkisso 18 976 436 83,1 15 6 8 Tiankoun wei 18 1141 616 89,8 33 11 18 Sidakélé 16 305 103 91,3 6 3 4 Bassi 7 1343 227 54,2 4 1 1 7d'un véhicule tout terrain pour le suivi des différents points. Les simulies capturées sont identifiées par la technique de la morphologie et disséquées sur place au fur et à mesure de leur capture. En plus des captures et dissections, les équipes assurent la prospection des gîtes pré imaginaux, la lecture des échelles de crue et le contrôle des dépôts d'insecticides et de kérosène. Tous les résultats sont régulièrement consignés sur des fiches spéciales et communiqués en fin de semaine aux principaux sièges de décisions du Programme pour être discutés au briefing entomolog iq ue hebdomadaire. En vue d'une bonne couverture du bassin dans le cadre de l'évaluation entomologique, plusieurs points de capture avaient été choisis sur le Tinkisso et ses principaux affluents: six points de capture sur le Tinkisso principal (Konden, Pont Tinkisso, Toumanéa, Tinkisso Village, Tiankounwei et Fifa ) ; sur !'affluent Banié, deux points de capture : Sérifouya et Labéro. Koda est le point de capture de I'affluent Léléko. Le contrôle de la Bouka l!, affluent de gauche du Tinkisso, se fait sur le point Bouka. Le point de capture Hamdalaye a été suivi un moment pour le contrôle du cours d'eau Yro affluent principal de la Bouka Il. A la longue, les captures ont été arrêtées au niveau de certains de ces points notamment Tinkisso Pont, Tinkisso Village et Hamdalaye qui ne présentaient pas un intérêt entomologique certain. (Figure 3) . On distingue dans le bassin deux catégories de points de capture, les points de la catégorie A suivis hebdomadairement, et les points de la catégorie B suivis une fois toutes les deux semaines. Le Tinkisso et ses affluents comportent de nombreux gîtes naturels et artificiels, les gîtes artificiels se rencontrent surtout sur les affluents Banié et Niémé, ils sont généralement faits d'ouvrages hydro-agricoles installés bien avant I'indépendance pour l'irrigation des vastes plaines rizicoles du bassin. Sur le Banié il faut signaler surtout les ouvrages de Kébéya, de Banikélé et de Sérifouya ; il importe de souligner aussi que pendant la décrue, (novembre-février), on assiste à la formation de nombreux gîtes de feuillages sur le Banié. Entre la source du Tinkisso et Dabola, on rencontre de nombreux gîtes naturels (seuils rocheux). Un barrage hydroélectrique est installé sur la chute la plus importante (40m de haut) à 10 km en amont de Dabola sur le Tinkisso principal. Entre le barrage et Siguiri, il existe quelques importants gîtes naturels faits de seuil rocheux, la plupart de ces gîtes sont inaccessibles au sol, ce sont les prospections héliportées et celles effectuées par bateau qui ont révélé l'existence de ces gîtes. 4. 2. T raitements larvicides 4.2.1. Traitements aériens En vue du démarrage effectif de la lutte antivectorielle, des activités ont été initiées afin d'assurer le maximum d'efficacité et de régularité dans le suivi de la situation hydrologique, la planification et I'exécution des épandages larvicides antisimulidiens et l'évaluation entomologique. A cet effet, le Tinkisso et ses principaux affluents ont été codés en 38 biefs hydrologiques dont 6 sur le Tinkisso principal.( Figure 2). 8L'ensemble de ce réseau est doté de cinq stations limnimetriques trois balises de télétransmission de l'OCP. Les traitements aériens qui sont menés selon un rythme hebdomadaire ont débuté dans le bassin en 1987 à titre expérimental. Deux larvicides avaient été utilisés: le Vectobac (Bacillus thurengiensis Bf H14) et l'Abate (Téméphos). De la semaine 15 à la semaine 19, le Bt avait d'abord été utilisé sur les biefs TK 300, 400 et 500. Après six semaines de suspension (semaine 20 à 25 ), les biefs TK 200, 300, 400, 500 et 600 ont ensuite été traités à l'Abate durant les semaines 26, 27 , 28 et 29. En 1988 le bassin a de nouveau été expérimentalement traité avec la perméthrine. ll importe de rappeler que les traitements opérationnels du bassin du Tinkisso ont effectivement débuté en 1989 avec les larvicides disponibles. ll faut toute fois signaler qu' à cause du problème de résistance mentionné plus haut, les organophosphorés sont souvent utilisés avec beaucoup d'attention. (cf : tableaux 5, 6, 7 et 8). De 1987 à 1999, les insecticides suivants ont été utilisés dans le bassin du Tinkisso avec les quantités ci-après (en litre ) : . Téméphos . Vectobac . Teknar . Chlorphoxime . Phoxime . Perméthrine . Carbosulfan . Pyraclofos . Etofenprox : 30738,9 : 99358,4 : 4026,3 : 1811,9 : 833,1 : 20106,7 : 4869 : 13221,3 : 2212,4 Dans le cadre des traitements aériens, six dépôts d'insecticides et de kérosène permettent une bonne couverture du Tinkisso et ses affluents. Ce sont: Dabola, Sérifouya, Sambaya, Tiankounwei, Fifa et Niandan-Koura. 4.2.2. Traitements manuels Pendant la période des basses eaux, des traitements d'appoint au sol ont régulièrement été effectués sur certains points dans le bassin du Tinkisso en appui aux traitements aériens. ll s'agit notamment de Konden, Bissikrima, Toumanea pont et amont ainsi que Bendougou sur le Tinkisso principal dans sa partie haute. Les points Bantabagui et Dindera font aussi l'objet de traitements au sol ponctuels. Ces traitements sont le plus souvent effectués avec du Bt. De 1996 à 1999, environ 820 litres de Bf ont été utilisés pendant les traitements au sol. 95. Résultats entomologiques 5.1. Dynamique saisonnière des espèces du complexe S.damnosum De 1980 à 1999 les observations cytotaxonomiques uniquement appliquées sur les larves de S.damnosum s.l. ont confirmé la présence dans le bassin d'un mélange d'espèces savanicoles et de forestières avec cependant une nette prédominance des savanicoles et notamment de S.sirbanum. Deux autres espèces savanicoles s'y rencontrent mais en très faibles proportions, il s'agit de S.damnosum s.s. et S.dieguerense généralement rencontrée à l'ouest du Mali. Comme mentionné plus haut, les espèces forestières rencontrées dans le bassin sont essentiellement S.sguamosum et S.yahense(Tabl 9). A partir de 1994 une nouvelle technique d'identification morphométrique et qui s'applique directement sur les femelles capturées a été adoptée par I'OCP. Elle a permis de les séparer en espèces savanicoles et forestières. L'application de cette technique dans le bassin du Tinkisso a permis de suivre de façon régulière l'évolution de la composition spécifique des populations vectrices évoluant dans le bassin du Tinkisso. Cette dynamique des populations simulidiennes se caractérise par une prédominance des savanicoles durant presque toute l'année. Mis à part le haut bassin du Tinkisso principal situé dans la savane arborée avec la présence de galeries forestières, tout le reste du bassin et des affluents se trouvent dans la savane soudanienne, c'est pourquoi, au point de capture Konden, on rencontre un mélange d'espèces forestières et savanicoles. Ces dernières sont prédominantes durant une partie de la saison sèche de février à mai. Sur la quasitotalité du reste du bassin, c'est de façon sporadique que I'on rencontre des forestières même en saison pluvieuse. Ce fait est beaucoup plus remarquable au niveau des points situés plus au nord du bassin comme Labéro sur le Banié, où on note une légère infiltration de forestières durant les mois d'août et septembre. A Toumanéa dans le moyen Tinkisso et à Fifa situé plus au nord dans Ie bas Tinkisso les espèces forestières n'ont presque jamais été rencontrées (Tabl. 10 et fig. 4). 5.2. Rôle vectoriel des espèces du complexe Simulium damnosum sur le Tinkisso Toutes les espèces rencontrées dans le bassin du Tinkisso transmettent I'onchocercose. Cette transmission est surtout attribuée dans une large mesure aux savanicoles S.sirbanum en marité et S.damnosum s.s. L'implication des forestières S.squamosum et S.yahense dans la transmission est surtout révélée dans le haut bassin, à Konden. Les identifications effectuées à I'aide des sondes ADN ont donné les résultats suivants : sur 197 larves d'onchocerques identifiées, 30o/o sont de souche savanicole , 4o/o de souche forestière et 66% sont des parasites d'origine animale Fig(5et6a). Dans l'ensemble, 198 femelles ont été identifiées, 51 savanicoles et 6 forestières sont porteuses d'Onchocerca volvulus de savane, 7 savanicoles et une l0 forestière sont porteuses d'O.volvulus de forêt et 133 femelles de savanes sont porteuses d'Onchocerca non volvulus (Fig 6b). 5.3. Evolution des principaux indices entomologiques Le tableau,ll (a et b) montre de 1985 à 1999 l'évolution des valeurs brutes des principaux indices entomologiques, à savoir Taux Annuels de Piqûres (TAP) et Potentiel Annuel de Transmission (PAT).. L'analyse de ce tableau montre que la situation entomologique dans le bassin était très alarmante, le bassin du Tinkisso. A Konden sur le Tinkisso, de 1988 à 1999, le Potentiel Annuel de Transmission brut ( PAT ) se situait entre0 et 180 larves infectantes par homme et par an. A Toumanéa, le PAT a varié entre 0 et 494. A Serifouya en amont de l'affluent Banie, avec un PAT brut maximum de 748 en 1987, on a enregistre un PAT de 0 de 1997 à 1999 ; à Labéro plus en aval du Banié, le PAT oscillait entre 0 et 170. A Fifa sur le Tinkisso le potentiel annuel de transmission a enregistré une chute remarquable de 1989 à 1995. A partir de 1996 cette bonne tendance s'est complètement dégradée avec une remontée de la transmission. Le PAT brut s'est situé entre 442 et 1004. De 1996 à 1999, les PAT corrigés ont confirmé cette hausse. Ainsi, durant les trois années de remontée de la transmission, ( de 1996 à 1998 ) les PAT corrigés savanicoles étaient nettement au dessus de 100. Le maximum de 510 larves infectantes par homme et par an, a été enregistré en 1998, faisant de Fifa une zone d'ombre dans I'aire des traitements larvicides en Guinée. Les facteurs probables ayant conduit à cette dégradation seraient certainement l'omission de certains villages riverains lors de la distribution de I'ivermectine et également quelques ratés pendant les épandages des larvicides. ll est cependant intéressant de souligner qu'en 1999, on a enregistré une amélioration de la situation à Fifa où le PAT corrigé est passé de 510 larves infectantes par homme et par an I'année précédente à72larves infectantes par homme et par an. Au vu des résultats entomologiques obtenus au cours de évaluations, on remarque une évolution à la baisse des potentiels annuels de transmission dans l'ensemble du bassin du Tinkisso, figures 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 et 14 Ces résultats confirment que les traitements combinés, larvivides et ivermectine ont contribué à la baisse de la transmission dans le bassin du Tinkisso. 6. Evaluationépidémiologiqueetchimiothérapie Comme évoque plus haut au point 3.2. des études antérieures, les enquêtes épidémiologiques menées de 1964 à 1965 (tableau 12) ont montré que l'onchocercose a longtemps sévit dans le bassin à l'état endémique. Dans I'ensemble, I'onchocercose sévissait dans le bassin à l'état mésoendémique avec toutefois la présence d'un certain nombre de villages hyperendémiques comme Konden, Soboundou, Tiankounwei et Toumania. ll 6.1. Evolution de la situation épidémiologique sur le bassin du Tinkisso de 1985 à 1999 Les évaluations effectuées dans le bassin de 1985 à 1999 ontdonné les résultats suivants : A Konden, en 1990, la prévalence était de 71,5o/o àvac une CMFC (charge microfilarienne communautaire)de 16,83mf/s; en 1999, l'évaluation a révélé une prévalence de 12,7o/o et une CMFC de 0,38 mf/s. A Toumanéa, la première évaluation effectuée en 1988 a montré une prévalence de 78,7o/o et une CMFC de 52,12 mfls avec 4,170 d'aveugle. La dernière évaluation faite en 1999 a révélé une prévalence de 0,57o avec une CMFC de 0,01 mf/s. A Tiankounwei en 1986, la prévalence était de70,0o/o, une CMFC de 19,94 mf/s et 2,8 7o d'aveugle ; en 1999, cette prévalence est tombée à 12,3o/o avec une CMFC de 0,39 mf/s. En 1986, à Sidakélé l'évaluation a donné une prévalence de 53,9% et une CMFC de 12,22 mf/s avec 4,2o/o d'aveugles;l'évaluation de 1996 a révélé une prévalence de 5,6% avec une CMFC de 0,18 mf/s. A Kignéro, en 1985, la prévalence était de 67 ,9o/o, la CMFC de 25,12 mfls et2,6o/o d'aveugles ; en 1997 , cette prévalence était de'5,1 o avec une CMFC de 0,1 5 mf/s. A Héraco en 1985, la prévalence était de66,20 et la CMFC de 22,85 mf/s;en 1997 cette prévalence est tombée à 3,4o/o avec une CMFC de 0,04 mf/s. L'analyse de I'ensemble des résultats d'évaluations épidémiologiques effectuées dans le bassin du Tinkisso de 1985 à 1999 montre que les prévalences et les charges microfilariennes communautaires ont évolué de façon décroissante. Ce qui dénote une nette amélioration de la situation épidémiologique suite aux traitements initiés en début de lannée 1990. note dans l'ensemble une évolution à la baisse des prévalences et des différentes charges parasitaires et ce, grâce aux traitements combinés épandage larvicide et distribution ivermectine débutés en 1989. (Figure 15). 6.2. Distribution de l'ivermectine 6.2.1. Distribution de l'ivermectine par les équipes mobiles de I'OCP C'est en 1990 que la distribution de I'ivermectine par les équipes mobiles de I'OCP a effectivement débuté dans le bassin du Tinkisso, cette distribution s'est poursuivie jusqu'en 1996, année de I'arrêt définitif de la distribution par les équipes mobiles. Le tableau ci-dessous résume les résultats de cette distribution. t2 Tableau récapitulatif de la distribution de I'ivermectine par les équipes mobiles de I'OCP. Années Villages Pop Recensées Pop traitées Couverture thérapeutique % 1 990 73 8582 5531 64,5 1 991 87 11864 7984 67,2 1992 101 14812 10711 72,3 1 993 104 16870 12132 71,9 1994 114 19233 13204 68,7 1 995 110 1 9949 14186 71,1 1 996 111 21279 15284 71,8 6.2.2. Distribution de l'lvermectine sous Directive Communautaire ( TIDC) La distribution de l'ivermectine sous directive communautaire, mise sur pieds dans le bassin du Tinkisso a donné les résultats suivants : Tableau récapitulatif de la distribution de l'ivermectine sous directive communautaire (TIDC) Années Villages Pop Recensées Pop traitées Couverture thérapeut. 1997 132 89309 64986 73 1 998 282 152037 120644 79,35 1 999 344 171779 136007 79,17 7. Sensibilisationdescommunautés La sensibilisation est l'activité par laquelle la récolte des premières données du Programme a commencé dans le bassin du Tinkisso. Dans le cadre des enquêtes préliminaires pour le démarrage du projet Séné-Gambie, le problème de l'onchocercose n'était pas très bien perçue par les communautés. La sensibilisation a permis d'informer les populations sur les manifestations de la maladie par ses différents syndromes, sur le vecteur et son mode de vie obligatoirement lié aux cours d'eau. La sensibilisation a également été l'occasion de donner de larges informations sur la transmission du parasite de I'onchocercose au cours des repas de sang ainsi t3 que sur les conséquences socio-économiques de la maladie notamment caractérisées par l'abandon des villages et des vallées fertiles au profit des zones plus arides à rendement agricole dérisoire. 7.1. Sensibilisation effectuée dans le cadre des études préliminaires. Pendant les études préliminaires, la sensibilisation a été I'occasion d'une mobilisation et d'une implication effective des communautés dans les activités du Programme. Pendant les études spéciales de 1986 dénommées Task-Force, les captures des femelles piqueuses ont été effectuées par des captureurs villageois recrutés sur place. 7.2. Sensibilisation en rapport avec les activités de lutte antivectorielle. En 1987, la sensibilisation a joué un rôleessentiel dans la mise surpieds des secteurs et bases opérationnelles en Guinée. La sensibilisation a également joué un rôle prépondérant dans l'implication des communautés villageoises dans la gestion des dépôts d'insecticides et de kérosène ainsi que dans la surveillance et le nettoyage des balises de télétransmission. Dans I'optique de I'arrêt définitif des activités du Programme en 2002, la sensibilisation vise surtout le phénomène de nuisance dû au retour massif des mouches piqueuses. Les communautés sont régulièrement informer sur le fait que les mouches de retour ne pourrons plus transmettre I'onchocercose humaine et que cela ne devrait plus constituer un handicap à la mise en valeur des terres libérées de l'onchocercose. ll n'est pas superflu de rappeler que l'ivermectine a révolutionné la lutte contre l'onchocercose à cause de son utilisation dans une campagne de masse et aussi dans le traitement sous directive communautaire. Malgré cet avantage, quelques villages restent réticents à la prise des médicaments et à la biopsie cutanée. La poursuite de la sensibilisation de ces communautés permet souvent de remonter cet handicap prejudiciable à une bonne couverture thérapeutique. 7. 2. Sensibilisation en relation avec le traitement à l'ivermectine. L'avènement de I'ivermectine a été la solution à un problème important dans la lutte contre l'onchocercose, celui de I'utilisation d'un médicament dans une campagne de masse. Jusqu'au moment où on aura mis au point un macrofilaricide , la sensibilisation doit se poursuivre en permanence et à tous les niveaux en vue d'exhorter les populations à la prise régulière du médicament pour traiter définitivement la maladie et enrayer le risque de cécité. C'est également dans ce cadre que les autorités politico-administratives , sanitaires et les élus locaux sont régulièrement sensibilisées afin qu'elles veillent à l'installation effective du TIDC ( Traitement à l'lvermectine sous Directive Communautaire ) dans tous les villages éligibles pour atteindre de bonnes couvertures géographiques et thérapeutiques . t4 8. Discussions Les premières études sur le vecteur menées dans le bassin du Tinkisso en 1964 ont effectivement montré que l'onchocercose avait déjà retenu l'attention des chercheurs et médecins de l'époque. Bien que donnent aucune précision sur les tauxde piqûres et de la transmission, les premières données épidémiologiques confirment que I'onchocercose sévissait déjà dans le bassin du Tinkisso à l'état endémique. Les études entomologiques menées en 1986 dans le cadre des campagnes Task-Forces ont montré que dans le bassin du Tinkisso, les espèces simulidiennes impliquées dans la transmission de I'onchocercose avaient une forte capacité vectorielle. Ceci explique les PAT élevés obtenus au niveau de la plupart des ponts de capture avant le lancement des opérations de lutte en 1989. Ces potentiels ont amorcé une baisse sensible, suite aux actions initiées à partir de 1989. Sur !e plan des traitements larvicides, il est important de noter que les tests insecticides réalisés en 1985 ont montré une résistance aux Temephos en certains points du bassin. Mais cette résistance a été très tôt maîtrisée par l'application de la technique de rotation des insecticides pendant les différents cycles de traitements larvicides. Par rapport à la nuisance, en plus des traitements au sol envisageables, il s'avère important d'encourager la recherche et l'utilisation de répulsifs locaux comme l'huile de Kobi déjà disponible et qui est entrain d'être testée sur le terrain par les équipes d'évaluation entomologique. ll faut aussi signaler que pour une efficacité des traitement héliportés, les cycles de suspensions ont été réduits ces derniers temps et les résultats obtenus sont pour le moment concluants. La zone de Fifa est une zone aurifère qui, de plus en plus a attiré une multitude de populations de diverses origines pour I'orpaillage. Ce déplacement de populations a été favorisé sans doute par les premiers succès enregistrés par le Programme de lutte contre l'onchocercose dans le bassin. Certaines de ces populations venues sans doute de zones non traitées sont certainement à I'origine de cette remontée de Ia transmission. C'est dans ce cadre que I'OCP a recommandé une série d'actions visant à élucider cette situation préoccupante et entre autre une étude de migration des populations humaines dans la zone. ll serait intéressant que cette étude soit conjointement menées par des spécialistes en sociologie, en épidémiologie et en entomologie dans le but d'élargir le domaine des informations. Des prospections intensifiées des gîtes larvaires du bassin du Tinkisso et des autres bassins voisins comme le Bafing et le Bakoye ont été réalisées et des captures tests ont été régulièrement effectuées sur de nouveaux points identifiés à cet effet sur le Tinkisso principal. Bien que les résultats obtenus suite à la combinaison des traitements larvicides et la distribution de I'ivermectine soient bons, force est de reconnaître que beaucoup d'efforts restent à fournir dans le bassin afin surtout de mieux implanter le 15 TIDC qui restera le dernier recours dans la lutte contre I'onchocercose et l'élargir à tous les villages éligibles pour une meilleure couverture du bassin. La sensibilisation qui a joué un rôle prépondérant dans la réussite de la lutte contre I'onchocercose dans le bassin devra se poursuivre à tous les niveaux pour un meilleur aboutissement aux résultats attendus. o Gonclusion Le contrôle de l'onchocercose dans le bassin du Tinkisso a souvent posé quelques problèmes ayant eu un impact sur les résultats attendus notamment I'accessibilité aléatoire du bassin et la distribution communautaire de I'ivermectine qui ne s'étend pas encore à tous les hameaux qui se font et se refont au gré de la découverte de nouvelles mines d'or. Le bassin du Tinkisso qui constitue la limite septentrionale de l'aire des traitements larvicides est pour cette raison exposé à des infiltrations probables de populations humaines et simulidiennes venues de zones non traitées c'est pourquoi une vigilance doit être observée en permanence durant les opérations de lutte entreprises par I'OCP par les nationaux pour éviter tout échec à quelque niveau que ce soit étant donné que I'OCP ferme définitivement en 2002. Certes, de 1996 à 1998 les résultàts entomologiques de Fifa se sont dégradés par la remontée des potentiels de transmission, les différentes actions prises sur le plan entomologique ont permis de retourner à une situation presque normale et ses actions devraient se poursuivre jusqu'à2002, année de retrait définitif de I'OCP. Du point de vue épidémiologique, le recensement exhaustif des villages riverains du Tinkisso dans la zone de Fifa devrait permettre leur prise en charge au niveau des centres de santé dans cadre du TIDC. Aussi, la surveillance épidémiologique par les équipes préfectorales devrait à la longue être effective en vue de consolider les acquis du Programme dans le bassin du Tinkisso. Remerciements. Au terme du présent rapport, qu'il me soit permis de remercier le Directeur du Programme et le Chef VCU qui ont initié et autorisé la rédaction du présent rapport. Je remercie le CAT de la Zone Ouest et le Coordonnateur de la Recherche Entomologique pour leur encadrement et leur sollicitude habituels. Je remercie également tous les notamment l'Hydrologue, et les constantes Enfin je remercie RLA, ATO et l'élaboration du présent rapport. collaborateurs de la chefferie de la Zone Ouest lnformaticiens pour leur disponibilité et leur aide tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à 16 10. BIBLIOGRAPHIE 1. Agoua, H. 1997. Rapport de synthèse des activités de I'OCP sur les affluents de l'Oti (Kéran-Kara-Mo) au Togo de 1976 à1997. 2. P. Guillet, A. Sékétéli, E.S. Alley, H. Agoua, B.A. Boatin, Y. Bissan, L.K.B. Akpoboua, D. Quillévéré, & E.M. Samba. lmpact of combined large-scale ivermectin distribution and vector control on transmission of Onchocerca volvulus in the Niger basin, Guinea. 3. A. Sékétéli, P. Guillet, B. Colussa, B. Philippon, D. Quillévéré &E.M. Samba ; Equipes nationales entomoloques de la zone d'extension oues du Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest (OCP) de 1986 à1990. 4. Hougard J.M. , Poudiougou P. , Zerbo G. , Meyer R. , Agoua H. , Sékétéli A. , Akpoboua A, Sowah S. , Samba E.M. , Quillévéré D. , La lutte contre les vecteurs de l'onchocercose en Afrique de l'Ouest: description d'une logistique adaptée à un programme de santé publique de grande envergure. 5. Hougard J.M. , Poudiougou P. , Agoua H. , Akpoboua K.L.B. , Back C. , Yaméogo L. , Meyer R. & Quiltévéré D. De la nécessité de mener à terme les activités de lutte antivectirielle du Programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest: rappel des enjeux te proposition d'un budget à minima pour la période 1998-2002. 6. Garms. Rapport concernant la lutte contre I'onchocercose en Guinée. (Projet n" F.E. 383) 1964. 7. Knüttgen H.J. Rapport concernant la lutte contre I'onchocercose en Guinée. (Projet n' F.E. 383). 1965. 8. Anonyme. Réunion des des zones opérationnelles de I'unité de lutte contre le vecteur. Bouaké (Côte d'!voire), 10-16 novembre 1997. 9. Baker R.H. Task Force !V. Report. 1986. 10.Lama T.R. Rapport des activités entomologiques durant la période du 20 février au 22 mars 1985. 11. Lama T. R. La filaire onchocerque dans la région administrative de Kouroussa : Mémoire de fin d'études supérieures 1976. 17 ANNEXES Figure 1 Figure 2 Figure 3 Figure 4 Figure 5 Figure 6 Figure 7 Figure 8 Figure 9 Figure 10 Figure 11 Figure 12 Figure 13 Figure 14 Figure 15 Tableau 1 Tableau 2 Tableau 3 Tableau 4 Tableau 5 Tableau 6 Tableau 7 Tableau I Tableau 9 Tableau 10 Tableau 11 Tableau 12 Fiqure 1 : Hydrogrammes du Tinkisso et affluents 1a:TinkissoàFifa o(l, o c) E É oË .cl .o o -1997 --1998 --- 1999 14 710 '13 16 19222s28 31 343740 43464952 Semaines 1b : Banié à Labéro 80,0 o 60,0 o)g (ÿ) E 6 40,0 oËo .oo 2o,o 0,0 7 10 131619222528 3134374043 464952 Semaines z< g 3ÿ cr-s§8E BC.tË$H F{o oL J{-, CL(§ o oE' o{-,c o CL {r,o o r(t)t, o o o 'to m ;a .9.lzC tr =o C '@ a§ m ôrl olLI =lUIr-l lJ.I rl xf(U ,g(,, oç(l).=T' "0, bcl-CD Ü' .oo u +. â, z< x J G' '6, (E E I\o L o. oo+.(-(9 oaa =Ctr =o .C ao(§ 00 (Y)l oll-l =lUi rrllrI o- IIJo o IIJo o z. Fo o lrJlr z -) (E 5iIF+ =l IoJtt =o-,J .e. ÀctY =z =-r19 otr o E J =f + É. î,E oYx+ =r ooooæ(otôl saloc!ue^es 7o oo o) o) o) I§t CT,(r) s oo E .9 c G G o ooo ,oooo ooî, o .g E(§ tr o oo o =tr !, '6 o(E o ot olLI JI ol l!I o c{ o = =à o ? o oot- = tE *,(o t- or{- o J =Jà o ? o @ oc G Go o J E è o z o tr o o .ct GJ o) o) o) F r§ (v) .- O)tso,(E- Ë,€ 'r o ao..cl o E Ë'Ë 'Ut/,oo =oo.= .Q1-=o '-.9 aJ rts, ârï,!lËlt a- - ra- C)L..L EËËMEE rr ç tr ,or ë 3 El * n =l oË ==l .E iu-lr 6 '9 o 6' .El-Fo-ôLp r,I. E og o =o =l-o=J+,EÈFC) oï,EoEËEo6cL F. tr oî,tr oY oooooooooooOO)@f-(Otr)ttCONr sa9!J!luap! It't op orqN o) o) o) -. ,(tÜ (v) JJ C')tso)(EF Ë,€oo .Cto .o .o -cÈ ooooo.a =o .9aËseÉl.l- .=61 .^ (,g .,9OC'Ë,tr b_or.- E €E og,trO .e=gvl-l/) 8.noËl-l.o-ôLp rL E o o ; 10 o l- .Ytr a-F J E tr a- oo(§ o () oàE urO-o(l)LLo:6;.ÜEO o LL ()oo(oo #ë§ç, 2.flo oo à; ËËËE5(o E(U o !.L N C,)F il tt, o 'oE rh, oÈ o\az J L lrJÉ. lU tr U) ulÉ. olL o (o U) ul oIz U) (o(o tr,N (o Cÿ) oo ro Ooolf) aqsnos JBd sollnuls oJqN .à oà o c oz IE o o 1l) = = o z o E oC o oo o = = o z o tr oo§l o) cn o)F I (v) C') ct) F _\/_____ oo {rao o oo .Q) CL oo L(§ CL oo -, ETL oo o otrI iE, oo o J o o o oE Ê o +, .E L G'O.r\Ol É, 1 o o .9, -Ytr l- Jt, tr ao G m aa rtl (C»I olLI -tJ! crl 'El ori(9tsiEÉ. oo3ikC»Èlf t- l-o)119lÉ 'dt F @lo-cDi3,+ lr) O) o) to-lB lslcD l'. I -Lu E T\ o,(n (o C')(» r() o, o) t C» o, o o .0,Éc cn o) §l o) C» C" o) o C" C" o)@ C» @@ o) oooooooooooooooooooooo .ûc{o@(oÉN dvl o, o) o, t @o ol o!,È : o1' tr oY c o E'E oY ,(g o» o) o) z(! æ æ cn of, oF À o oÀ F o o!, c o E IU t oo .9, .YE i= f E' .E oo(U o ,-l olLI JI ol lrI s(rt o, o(D .o cc (»(,, §t C't C') C') C» o o) C') O) æ o) @ @ O) t^ .o E" o IJ o â I ç oE' oY oooo39..' ôrr;cc4n:q 1y6 o) o) o) @ o) o) F- o) o) (o o, o) lr, o) o, r rÛ o) o) (., o, o, oc{oct \o,o)trFtr o) O) o o) ct) o,@ o) @@ o) r.-@ o) (o @ o) r tf, @ o, o; o, ctr .(g ro æ o) o E' o .o cD o o o =§ F o- (§ og(s E oF o) lL o) l< o) ll-rl ll I@t o) o) F t- o, o) (o o, o, rr) o, o, $ o) o) (f) o) O) F t^c{oo) .oo)tr o) o) o o) cr) o) @ o) @@ o, t.- @ o) (o @ o) ro @ o, o, C') o) ,«, r() @ ct) o, ro À I (l, oc c, E) ot- (g o (u E oF ,(g o) o) C" ,(§ l(t æ o) oE' o 1- o- o o o- F ooE c o E IJJ I ooo l< tr E' ,ô o(tr o ool o,ILI =Idl LI oooooooooooTOSCOC{- 6rroc1 lnrq lyd ooooooooooooooooooootool.r)oro(oC{Nrr dVI t o,ol orl -..] @i or' O) F- o) o) - I I(o c» o) lr) o, o) § o, o) oiÉ. 1É.ioloi FrÀlliri iFIllÉ. I(Dl FI o- +i (f, O)o)o o .o c sE o, ct) C» o o) o) C"@ o, @@ O) t- @ o, (o @ o, o .o E» L o o o , lt F I o = =ol<tr c, tr (o ct o) lr) ct) C» t o, o, (ÿ, o,oro o .o Ë, cn (» ct o c» c» O)@ C') @@ o, t-@ cr) (o @ o) ct)6l6) a(0 æ o) oEÀ T o 3J o!tr .gF ooooooooooooooo .+c!oco(ost(\I 6r-uoc,4ruq 1y6 ooooooooooooooooooooooooo olr)olr)0lr)o|f)S(O(rNN-- dvl '6 3tr oJ C .gF ,(E 6)6) C') ,(E (0 æ o, ot, ot- o- o o o- F oo!, tr o o IJJ ! oo .9, .xc i= =!, .s oo(E T o) or o, ,(E o ol oî, .o E') oo o .ct F À (§ =IL tr, o) c» 1l',o .oÉÉ o) o) (! rÈiI ,(E C»(n o) -/(u o o) cn o TE' ol- o- o oÀ F ooE' o 6 uJ I oo .9,lÉ tr =t, '6 o(E o ol -lol =lJIUI !J.I (') o, o) c! o, o) o o, o, o, o) o ooo oo oo ooo oooo ooo oo oooF O O) @ F-(OIO.rf (O N r r- 6groc la mtq IVd ooooooooooooooooooooooooooooof.*(0totC.)(\- dVI o- F oôt\f (E := lJ. r- o, o) ot- olt(EJ ,(E (n o) o) - ,(E o o) ct) -oE' 3t,F À o oÀ F ooE o +, J E IIJ a ooo .Y tr E '-o o(§ m -l -lolLI JI UI LI { (t) o, o) o{, cn o(J o tt F I oLolt(EJ o, o)(r) a o(n o) oE'È : oLolt(! 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(o æ o) ot, o- : (E .Y5 o El (EJ o m r(§ ct) C') o) - r(§ (0 @ ct) -oE oF o- o o o- F ooï, o{-, 6 ul I oo .2 .Y tr E' '6 t,(E trl firl -lolr-l =lUI rll (f) o,C'rl,(u{,c SE o) r.- co o) (o @ O) ocoooorr)§C'N 6rloc6nrq 1y6 NNr dVI ooooooooooolr)orr)olr) T---, - c» o) o) @ o) o, (E E' ov ,(!l' C» o) o) F ,(E F o) C') oE' ot- o- +,o oÀ F oot, o +, 6 IJJ a oo .9,s i= E' '6 o(E m ËlFI olLI =lol EI @ o) o, F- o) o) F- o) o) olf,oo) {,o)crtr to{, E') o(J o lt F o- (E E' oY o, o) o) ,(E Cr, o) o E' o- : C)o§ll+ (g !, oY olr,o6) .oo)tr o, o, o, o) r oooooooNO@(OTôl ErlocÂnrq lvd oooooooooooooolrrolooro(ONC{rF o) o, O) (oq-(l) 9'ÿ.o -:z(U rr)EEu) =+o)o) !-r(l) Ec coOo) \./o)àr+ Ë E E 'gh -rtrE F8+ o)l o = Or=§-ec(§ @i=@o)l t @O) O) t.- O) o) È-@ O) (0 @ o, rr) @ o, §@a (t, C" C') FIN æ c» - o o oo oo o o I o!, s oo g (E r(t) L o. § oE' o +, E lU o a .o .Y F tr EÊ '6 o(E dl aa 1()1 -lolLI -lJI ol rrl tJ.I OOOOOOOOOOO)@t'-(O(O<i.crN (yo) acuale^grd Tableau I : Débits sur le Tinkisso de 1991 à f 999 Station du Tinkisso à Tinkisso SEMAINES DEBITS r99r t992 r993 t994 1995 1996 1997 1998 1999 I 0 7,9 8,8 33,5 30,8 23,8 23,0 28,1 2 6,3 30,0 21,8 19,3 21,8 13.C 3 0 5.3 28.4 19.6 16.2 19.4 't1.1 4 0 4,5 5.1 23.2 16,5 13.4 16.4 10.1 5 3.9 4 20.4 14.8 9.8 13.0 I 6 0 3, 1 2,1 6,2 1 1,8 8,1 8,2 6,8 7 0 2.6 3.1 8.6 6,4 4,7 6,5 8 0 2,1 1,4 1,2 8,2 5,1 4,1 3,2 9 0 3,1 5,7 4,1 3,0 2,6 0 0 0,r 5.1 6.4 3.0 2.2 2,6 I 0 1 0,8 2,6 2,2 2,6 1,9 1'.| 2 1 o,2 2,2 1,4 2,5 1.5 3 0,6 2,0 0,6 2,0 1,0 ru 4 0,( 0,t 2,0 0,5 t,9 0,6 0.0 5 0,: o,14 0,1 1,8 0,3 1,4 0,5 0,0 6 o.t 1,5 0,3 1.0 0,4 0,0 7 o,2 2,1 0,5 0.4 o,2 0,1 I o.2 1,7 0.2 0,4 o,2 0.f I 0.2 1,9 0,2 0,3 0,1 0.{ 20 0.2 1 1,2 0,2 0,8 0.1 0.1 2l 0,1 0,4 o,7 0,1 0,9 0,1 0.1 22 0,1 0,: 0,6 0,6 1,4 0,1 0,1 23 o,2 o,7 2,5 3,5 5,4 o,2 0,8 24 o.2 ll 3,3 5.0 5,3 0,1 1,2 25 o,2 12,3 4,O 13,1 9,9 0,4 3,5 26 1,5 1t 4,5 23,8 13,8 6,4 6.2 27 3,7 11 4,4 35,6 14,3 12,5 16,2 28 5.4 38 4,3 28.7 35.6 16,2 22.1 29 33.8 12.4 56 8,8 30.5 46.7 5.3 34.7 30 28 95 't8.7 56.4 48.2 29.9 60.0 3l 5,{ 121 26,O 48,0 53,7 31,1 64,3 32 1(N 201 59,0 180,0 71.1 44.0 120 JJ 1't0 26( 106,0 217,O 95,9 72.7 't 35 34 0 147 32t 190,0 264,O 111,0 71,4 164 35 0 23! 33( 232,O 248,O r 13,0 67,6 215 36 0 24( 33i 265,0 288,0 157,0 243,O 37 0 22i u( 306,0 302,4 207,O 271,0 38 0 23( 35( 313,0 402,O 237,O 2U,0 286 39 42,6 27,3 201 111 333,0 443,0 263,0 350,0 296 40 0 t7( 31; 334,0 446,0 274,O 362,0 302 4t 0 t5( 43t 327.O 437,O 290,0 356,0 42 0 r0a 29i 314,0 387,0 271,O 351,0 43 97 8: 312 300.0 293.1 296.0 319,0 44 6: 2g 284,O 263,4 200,0 283.0 312 45 52 51 25t 245,O 215,5 148,0 231.O 301 46 42 42 19: 177,O 130,7 1 10,0 145.0 276 47 36 3: 15: 82,0 71,4 73,7 75,6 207 48 28,4 27.4 6( 56.0 55.1 58,4 55,5 185 49 21.4 21 4l 48,0 43,9 47.3 45,5 185 50 19,2 14,i 41 41.6 36.2 39,5 41,0 52,4 5l 12.2 11 3; 34.1 31.7 34.1 36,2 42,5 52 10,6 t( 33,t 30.8 27,2 29,6 32,9 35,3 SEMAI DEBITS t 99l t992 t993 1994 t995 I 996 1997 1998 1999 1 1.S '| 2,4 4,',1 3,1 2,8 1.1 2 0.8 0.8 1 2.1 2.0 2.4 2.7 o.7 J 0,5 0.5 0,4 0,: 1.4 2.2 2.3 2.6 1.0 4 0,5 0,53 0,4 0.t 1.1 1.7 1.5 1,9 0.4 5 o.o2 0.2 0,37 0,4 2.4 1.4 1.5 0,3 6 0,04 o,2 0,37 0,4 1,3 1,5 1,2 0,: "1 0.03 0,09 0.01 1.5 0,3 1.3 0,1 8 0.02 o,2 0.: 0,2 1.2 0.2 0.6 0.1 9 o,o2 0,3 0,1 0,4 0,2 0,4 0,1 0 0,: 0,2 0,0 0,1 0,1 0,1 OJ 0.01 0.i 0.3 0.0 0,1 0,1 0.1 0l 2 0,01 0,1 0,17 0,0 0,0 0,1 0,1 OJ 0,01 0,i o,2 0.2 0,0 0,0 01 0l 4 0.01 0,2 0,0: 0,1 0,0 0,0 0,1 0l j 0,14 o,oi 0,1 0,2 0.0 0,0 0.1 ol 6 0,0: 0,05 0,0 0.0 0,0 0.1 0.c 7 0.04 0,05 0,0 0,1 0,0 0,1 0.( I 0.01 0.0 0.'r 0.0 0.t O,C 9 0,2! o,2 0,0 00 0,1 OC ZO 0,73 0,25 0,0 0,0 0,0 0,1 0,1 2t 0.03 0,0( 0,4 0,3: 0,0 0,0 0,1 2,1 22 o,44 o.2 0.0( 0.3 0.0 0.1 11 73 0.5 2,1 4.9 o.z 1,8 0,1 0,1 o,i 24 0,06 4,6 0,5: 0,6 1,0 1,7 0,: 25 0,61 1,2 7,t 4,9 2,3 5,8 0,9 3.E 0,: 26 1.45 0,15 4,1 0,§ 2,1 3,4 5,7 3,3 15.4 27 3.5 2,'.| 4,6 1,8 6.5 6,2 5.8 7.4 28 19,5 5 6,4 34 3,8 4,8 6,0 3.E 16.C 29 17,7 4.t 33 17,0 7,5 12,6 6,( 30 9,2 2t 20 5,5 30.0 3,6 7.2 14.'l 3l 11 1 3,1 31 9,2 27,O 23,2 12,3 9,0 19,: 32 30,6 27,1 24,r 13,4 52,0 33,7 22.0 22,9 20,s JJ 31 18.2 2i 38 36.0 36,2 13,6 56.O 12.1 34 33,6 32.3 5( 51 43,0 31.3 21.0 28.4 28.1 35 49 5( 41 54,0 29.2 34,9 «),o 40J 36 53 43 3€ 52,O 44,3 44,O 34,0 55.C 37 25,8 2t 39 37,0 56,3 49,0 33,7 55.C 38 27 54 17.3 32 46.0 54.7 47.9 22.9 60.c 39 52 10,: 49 46.2 54,1 53,8 36,2 45.C 40 10,8 36.2 1 41 42.4 54,4 48,0 54.0 45.C 4l 41 36 2i 28 32.0 51.2 51,2 460 42 23.2 9.§ 26 45.0 40.1 25.'l 27.1 43 45,3 152 10,7 31 370 47.7 35.0 19,5 44 17.3 1'1.5 8.8 23 23.4 28.7 24.4 15.8 27.1 45 9,5 12 176 19.4 23.6 1 1.3 18.5 46 4,6 91 E' 13.4 12,4 8,3 14.3 47 4,4 59 4 6,7 10c 10.4 10.9 20.1 .l t{ 44 3.1 8C 7,0 9,6 4,O 10.7 +9 2.4 36 2,6 A( 7A 67 70 37 82 5() 18 JI 2.1 4 6 60 54 33 il 14 1.7 5,2 6 44 28 4ei 12 22 24 38 4 sl Tableau 2 : Débits sur Ie Tinkisso de l99l à 1999 Station du Tinkisso à Dabola Tableau 3 : Débits sur le Tinkisso de 1991 à 1999 Station de la Banié à Labero SEMAINES DEBITS l99 r 1992 1993 t994 1995 t996 1997 r998 t999 I t 0,4 0,€ 1 't.7 3.7 1,3 1,6 t,3 2 1 o,2 0,€ 0,95 1.3 2,2 1,3 1,2 0,5 J o o.2 0.€ 1 1,4 2,7 1,3 o.7 0,5 4 0 0,1 0,€ 0,s 1,3 2,7 1.3 1.4 0.6 5 o 0,1 o,2l 0,9 1,3 1,3 1.0 1,0 o.4 6 o 0,1 0,0: o,7 1.3 1.3 1,0 0,8 0,4 7 0 0,1 1 0.5 1.3 1,3 1,0 0,4 gJ 8 o 01 0,f 0,6 0,9 1.0 1.3 0.6 0.1, 9 0 0,1 0,4 0,6 0,9 1.0 1.3 o.6 0l l0 0 0.1 0,5 0,8 '1,0 1,0 0,5 OJ H 0 o,2e 0,4 0,8 '1,0 0.5 0-1 t2 0 o,i 0,3 0,8 1,0 0,5 o-1 ri 0 0.1 o.2 0,7 1,0 0,5 0,0 l4 0 0.1 0,15 o,7 1,0 0,5 0.0 l5 o 0,1 o,7 1,0 1.0 0,3 0,0 I6 0 0,1 0,6 1,0 0,1 0,0 l7 0 0,1 0.5 1,0 1,0 0,1 0.0 l8 0 0.1 0,4 1,0 1,0 0,1 0.0 l9 0 0,4 1,0 1.0 0,1 0.0 20 0 o4 1,0 1,0 0,1 0.0 2t 0 0,05 0,4 'l,0 1,0 0,1 0.0 22 0 1,0 1.0 o,1 0,0 23 0 0.0€ 1,0 1,0 0,1 0.0 24 0 0.€ 0,4 1,3 1,0 0,1 0.0 25 0 0,2 0.4 1,3 1.0 0,1 0,0 26 o,2 0.4 1,3 1,0 o,o 0,0 27 0,25 4 0,4 1,3 1,0 o,o 0.c 28 1 1 1,1 0,4 1,3 1,3 0.0 0.1 29 2.74 8.: 0,( 5,S 2,7 1,3 o.o 4.2 30 2,î 1 3,i 1,0 2.8 2,9 0.0 2.r 3l 5,'t t 2,2 I 21 1.0 2.4 1,8 4,4 I 1,( 32 11,i 1,: 7.t 3( 1.0 9.4 3,2 2.7 9,: JJ 3: 7.4 41 3.1 19.0 11.1 11,2 17 34 32,! 2l 5i t3.o 17.6 12,6 34.5 40,i 35 39,i 20,4 14,1 6t 21,O 26,4 15.9 38,9 60_( 36 4i 1 1,! 37 6i 20,o 35,7 2E,O 45,7 70.( 37 39,r 20.4 aa 6( 7.8 39,8 24.O 45.2 60.0 38 32,1 28,i 2E 6it 9.4 43,6 38.0 14,7 50.0 -39 31 20,4 22.6 6( 2,O 37,4 33,3 40,0 45.1 40 27 1 18,7 Êa 28,0 u,7 §2-O u.5 .11 22,4 12,3 16,2 4( 26.O 32,1 46.E 38.6 {2 19,9 8,6 14.8 31 23,4 26,4 40,0 41.9 -13 16,8 b.) 11,4 25 22,O 24.7 27.3 J4 14,3 51 6 24 23.1 18,0 22,9 15 1 31 6,8 2',1 22.0 16,3 17.6 400 -16 7.4 2,6 5,7 16 18.0 13.7 13.5 272 t'7 54 1.8 3.t 11.2 13,5 109 13 5 223 lli 3.7 oç 2,5 I 7'l 9.1 79 19'1 -19 )ç 0,92 2.6 110 6,5 75 58 16i 5(t 17 095 J 110 5,1 122 5l 0,94 0€ 1.1 )A 10 -c ,o 42 29 0: 0.7 17 3; 2,6 )7 18 e' Tableau 4 : Débits sur le Tinkisso de 1990 à 1999 Station du Tinkisso à Fifa SEMAI DEBITS t990 l99l t992 1993 1994 1995 t996 t997 r998 1999 11 1: 17,7 12,? 13.7 7't,o 38,0 27.5 19.9 20,s 2 1 9,8 12,3 54.2 29,O 21 19,9 t 7,6 3 6 OC 15,4 8,3 9,5 45.6 22,O 18.4 17,1 15.0 4 5 8,3 12,1 7," 32,6 28,0 15.3 14,4 12,t 5 6,9 6,1 6,i 23,0 1E,0 13.2 12,8 10.t 6 4 4,9 9.1 4,! 3,2 18,3 16,0 10,1 10.7 9,0 7 4,7 I,t 4 2.4 14,8 13,0 11.0 8.E 77 8 4 0 6,: 3,3 2,1 I 1,0 10,0 E,4 7.2 5,2 9 3,6 5.t 3,1 1,9 9,9 8,0 6.'t 5.5 5,( 0 4 0,83 1,: 9,4 6,5 4.5 4,5 3.7ll 3,7 1 5.5 5,0 4.0 3,4 2.6 2 1,€ 3,4 1,§ 0,3 6.5 3,6 3.1 2.6 2.2 3 t.( 1.3 0,9 5.0 2,9 2.5 2,1 1.6 4 1,2 1 1 5,0 1,6 23 1,6 1 5 0.1 't,2 0,{ o.t 3,4 1.9 1,9 1.4 0,§ 6 0,1 0.2 0,7 0,: 0,1 4.2 1,6 1.3 1,0 0.f '7 0,'l 0,1É 0,4 0,: 0,1 5.2 0,8 3.1 09 0.7 t8 0,1 0.1 1.1 0.3 3.0 0,5 1.4 0,8 0.? 9 0,1 0.1 I 0.3 0,1 3,6 0,3 0.E o,7 0.( 20 0,1 1 0.3 1,9 2.3 0,3 z2 0,7 0.(2l 1 o,2 o,7 1 0,3 z6 0,7 0.€ 22 0,s o,2 0,8 1 0,3 3.6 o.7 0.5 23 0,3 1 4.3 5,0 o.7 0,6 24 5.t 0 0.5 4.3 5,0 0.8 0,7 25 4 0,; 7,2 14.6 8,4 0.9 0, 26 5.€ 3,:2/ 8,2 14.9 17,9 11 9,1 27 0,: 1,: 3,5 5,( 1€ 8.0 29,3 æ.2 2,2 8.: 28 3T 52 u,4 8,t 7e 7,8 41,0 36,8 4,2 14,C 29 76 56,8 56,' 19.: 51 12,0 u,2 3:t,o 7,8 r6,8 30 123 93,3 11 43 186 6,3 37,5 s32 9,4 54.( 3t 15i 143 74 E5 208 14.8 65,0 124.O 45,7 14i 32 202 13: 172 411162 187,0 275,0 116.0 107,0 221 33 202 242 197 17i 537 158,0 329,2 203.O 251,0 411, 34 266 32e 201 23C 593 424,O 399,7 187.0 277.O 51! 35 22 398 15i 368 89€ 576,0 627.7 2Æ,O 552.0 573 36 2æ 492 36t 377 77! 800,0 735.0 40zo 1059.0 75i 37 44t 456 291 361 710,0 852.0 444.O 1154.0 8fi 38 431 305 35t 620,0 1(xx,0 506.o 1288.0 96r 39 412 275 31t 764.0 r081,0 504.0 1123,O 101t 40 439 364 22( 27C 7',t 1 930,0 1089,0 449.0 1477.O 1042 4t 300 296 212 23e 6E5 876,0 1066.0 541,0 1219.0 1042 42 33t 't 81 163 657 942,0 945,0 539.0 1178.0 94( 43 21! 22t 15( 130 632 813,0 773,O 493,0 1069.0 934 44 202 22t 11 oo 591 680,0 u4,5 366.0 842.0 a4t 45 134 174 81 8( 51€ 540,0 482.8 267.O 605,0 706 16 171 126 65 6€ 367 420.0 336.4 189 0 375,0 585 17 71 884 56 54 290 196,0 16'i 8 132 C 190 C 461 4ti 6C 44.4 43 114 95,0 88.7 86€ 93C 31- .19 50 57 33,4 33 1.t 660 646 61 68 .c 50 34 46.9 ?1 ZJ 7 520 51 1 4e: 51 ' ca. 5t 2t 19,1 17 8( 460 364 40ê ac 5l 17 16.5 15,: 71 380 340 È.) ç

ct) o) C') ,(§ æ o) o!, o op o .E § o c o E oË(E L o oï, o o(, tr o ct .o U' I o o .2l(Ê tr)E' .g o o fil m (ol -l rÉl o)l -ol(Ül FI CT, o) ol .G' æ o) oï, o op C) .E (E o c o E oË(ü o ot, ooaq o) ET{, @ I o o .9. 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Key facts
Document type Technical Documents
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Source World Health Organization