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Comité Conjoint du Programme : rapport de la septième session, Accra, Ghana 9-12 décembre 1986

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JPc /7 COMITE PROGRAMME DE EN CONJOINT DU PROGRAMIIIE LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSE AFRIQUE DE L'OUEST + t Septième session, Accra, Ghana 9-12 décembre 1986 RAPPORT TABLE DES MATTERES INTRODUCTION ET OUVERTURE DE LA SESSION ELECTION DU BUREAU ADOPTION DE LIORDRE DU JOUR ADOPTION DU RAPPORT DE LA SIXIEME SESS]ON DU COMITE CONJOINT DU PROGRAMME .. OBSERVATIONS DU COMITE DES AGENCES PARRAINANTES RAPPORT DIACTIVITE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POUR Lg86 .. RAPPORT DU COMITE CONSULTATIF D'EXPERTS .. RAPPORT DU PROJET DE CHIMIOTHERAPIE DE L'ONCHOCERCOSE DECLARATION DU COMMISSA]RE AUX COMPTES ... PLAN D'ACTION ET BUDGET DU PROGRAMME POUR 1987 ET SON APPROBATION 10. FINANCEMENT DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE 1.1. RAPPORT SUR LES COMITES NATIONAUX DE LUTTE CONTRE L'oNCHoCERCoSE 1986 72. DEVOLUTION 73. DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE 74 DATE ET L]EU DE LA HUITIEME SESSION 1 2 3 4 Pages 2 4 4 1B 23 23 4 45 6 6 6 7 ô 9 15 76 29 29 31 33 34 36 QUESTIONS DIVERSES CLOTURE DE LA SEPTIEME SESSION .... I ANNEXE I - ORDBE DU JOUR ANNEXE II - LISTE DES PARTICIPANTS .. ANNEXE III - FONDS DE L'ONCHOCERCOSE 37 3B 4t àI i) JPC/7 Page 2 I INTRODUCTION ET OUVERTURE DE LA SESSION : Point 1 de l'ordre du jour 1.1 La septième session du Comité conjoint (CCP) du Programme de Lutte contre l'Onchocercose (OCP) en Afrique de I'Ouest s'est tenue au Centre de Conférences Kwame Nkrumah, à Accra, Ghana, du 9 au 12 dêcembre 1986. La Rêpublique fédêraIe d'Al1emagne, 1'Arabie saoudite, Ia Banque africaine de Développement, la Belgique, le Bénin, Ie Burkina Faso, 1e Canada, 1a Côte d'Ivoire, 1a Commission des Communautês europêennes, 1es Etats-Unis d'Amérique, 1a Finlande, Ia France, 1e Ghana, la Guinêe, la Guinêe-Bissau, l'Ita1ie, le KoweIt, Ie Ma1i, le Niger, la Norvège, 1es Pays-Bas, le Séné9a1, Ia Suisse et 1e Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord êtaient représentês à cette session en qualitê de membres, aux côtês du Programme des Nations Unies pour le Dêveloppement (PNUD), de 1'Organisation des Nations Unies pour lrAlimentation et l'Agriculture (FAO), de 1a Banque mondiale et de 1'Qrganisation mondiale de Ia Santê (cette dernière jouant aussi Ie rÔle d'agent d'exécution), qui y participaient en tant qu'Agences parrainantes. Des membres du Comité consultatif d'Experts (CCE) et le Groupe êcologique (GE) ont également assisté à la session, ainsi qu'un représentant de lrlnstitut français de Recherche scientifique pour le Développement en Coopêration (ORST0M). 0n trouvera une liste des participants en Annexe II. 7.2 La session a étê ouverte par Son Excellence Alhaji Mahama lddrisu, membre du Conseil provisoire de la Dêfense nationale, qui, en souhaitant Ia bienvenue aux participants, a rappelê que dans ce même bâtiment, en novembre 7973, La Mission d'assistance prêparatoire aux Gouvernements avait présentê son rapport aux Gouvernements des sept pays de I'aire initiale du Programme et avait effectivement lancê celui-ci avec 1'objectif principal de combattre une maladie très répandue et faisant des ravages dans la rêgion, pour éliminer ainsi un obstacle majeur au développement économique. La stratégie audacieuse et imaginative conçue pour réaliser cet objectif a permis de maîtriser I'onchocercose dans 1a totalité de 1'aire initiale du Programme qui s'étendait sur 754 ooo km2. 1.3 Le problème de la rêinvasion qui a surgi sera sans aucun doute atténué par 1'extension du Programme aux zones d'endémie en Guinée, en Guinée-Bissau, au Sénêgal et en Sierra Leone, pays qui sont maintenant membres à part entière de 1'ocP. 1.4 Au cours de I'exêcution du Programme, les vecteurs ont inévitablement acquis une résistance et on a trouvê des simulies rêsistantes au Ghana même, sur 1a Volta noire et 1a Pru. Déployant des efforts mêritoires pour que les autres l-arvicides qu'iI fallait utiliser n'endommagent pas Ia faune aquatique, le Programme a été reconnu comme I'une des entreprises 1es plus soucieuses de la prêservation de I'environnement dans Ies pays en développement. 7.5 Des rapports encourageants sur f innocuitê et I'efficacité de f ivermectine, un microfilaricide, donnent 1'espoir de pouvoir éliminer 1e fIéau de Ia cêcitê des rivières plus rapidement qu'on ne le pensait à I'origine. ) t I a aa JPc /7 Page 3 7.6 Les vallées fertiles où la transmission ne se produit plus peuvent donc être repeuplées et mises en valeur. Un mouvement spontané de repeuplement a déjà eu 1ieu, mais le Programme et 1es Gouvernements doivent veiller à ce que 1'aménagement des zones où 1'onchocercose est maîtrisée ne compromette pas 1'équilibre écologique des bassins fluviaux concernés. Au Ghana, 1e Gouvernement cherche à améliorer la situation socio-économique Ie 1a population rurale; avec 1'assistance du PNUD, iI a lancé un proiet pilote dans 1a région Fumbisi-t{iasi-Yagaba qui ouvrira à Ia population une zone au vaste potentiel agricole que 1'onchocercose rendait inexploitable. Le Ghana remercie de leur appui 1es organismes internationaux et bilatéraux qui ont par:ticipé au financement du développement des régions protegées de 1a maladie- L.7 Le Ghana appuie sans rêserve 1a politique de dévolution en vertu de 1aque1le, au moment opportun, certaines responsabilités du Programme seront reprises par les Pays participants eux-mêmes. Au Ghana, la décentralisation des responsabilités et I'importance accordée à 1a participation communautaire dans la prestation de tous 1es services sanitaires et socio-économiques essentiels à 1a population créent un cadre propice à 1a dévolution, particulièrement si celle-ci s'accompag:ne d'un renforcement des services de santé de base qui leur permettra de prendre en charge I'éventail complet des principales maladies endémiques sur 1a base des soins de santé primaires. 1.8 Les pays bénéficiaires on vivement remerciê les organismes et les pays Donateurs ainsi que Ies Agences parrainantes de leur coopération et de leur appui constants, car i1s voient dans le Programme un moyen de donner des fondations solides à 1'amélioration des corrditions de vie de leurs peuples. I.9 Le Dr J. Stockard, Président sortant, a dêclaré que le succès des deux premières phases du Programme, succès inconnu du grand public et peu connu dans 1es milieux de Ia santé publique, reposait sur plusieurs éléments importants, dont 1e fait notamment, que 1'0CP avait été bien planifié dès Ie départ et sa stratégie de lutte soigneusement mise à 1'épreuve avant d'être appliquée. 0n a reconnu dès Ie début que 1e Programme exigerait un engagement durable et un appui financier adéquat, ainsi qu'un effectif suffisant possédant 1es compétences techniques voulues et 1e dévouement nécessaire. 0n savait aussi qu'i1 était indispensable d'y inclure une composante recherche pour pouvoir faire face à tout problème imprévu. La structure organisationnelle adoptée pourrait servir de modèle à 1a coopération internationale et multidonateurs dans une tâche difficile. Mais i1 est plus inportant encore que les Gouvernements participants, conscients de 1a nécessité de maitriser d'onchocercose, aient fait preuve d'une volonté sans précédent de coopérer et n'aient laissé aucun obstacle entraver Ies opérations de 1'OCP. 1.10 Le Programme se trouve aujourd'hui dans une période de transition. Le fait que 1e public connaisse de mieux en mieux les activités de 1'OCP pourrait faire naître trop d'espoirs, alors qu'i1 étend ses activités opérationnelles tout en planifiant 1a dévolution de certaines de ses responsabilitês, en éva]uant de nouvelles méthodes de 1utte, en utilisant de nouveaux larvicides et de nouveaux agents de chimiothérapie et en accordant une attention accrue au développement socio-êconomique. 1.11 L'OCP a plus que jamais besoin de 1a coopération des Gouvernements africains participants, notamment en matière de surveilfance de Ia transmission dans les zones qui se repeuplent des pays bénéficiant maintenant d'une protection presque complète contre 1a maladie. Cette coopération est 1a meilfeure garantie de 1'appui constant des Donateurs au Programme de Lutte contre 1'Onchocercose. t JPC/7 Page 4 l.LZ Un nouveau film intitulé "Sight for Life", montrant 1es avantages qu'a procurés au Ghana le Programme de Lutte contre 1'Onchocercose et 1'êtendue du dêveloppement socio-économique dans certaines zones où 1a maladie est maîtrisée, a êté présentê aux participants. 2 ELECTION DU BUREAU : Point 2 de l'ordre du jour 2.7 Son Excellence le Généra1 de Brigade F.li.K. Klutse, Secrêtaire d'Etat à]a Santé du Ghana, a êté é1u Prêsident et le Dr Natalia Quintavalla, représentant de I'Ita1ie, Vice-Présj.dent. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR : Point 3 de 1'ordre du jour (document JPC7.1 ) 3.1 L'ordre du jour a êté adoptê sans commentaire t 3 4 ADOPTION DU RAPPORT DE LA SIXIEME SESSION DU COMITE CONJOINT DU PROGRAMME : Point 4 ae t'ordre du jour (document JPC/6) 4.1 Le rapport de la sixième session du CCP a êté adoptê serns commentaire. 5 OBSERVATIONS DU COMITE DES AGENCES PARRAINANTESjour Point 5 de l'ordre du 5.t Selon Ie représentant de la Banque mondiale, président du Comité des Agences parrainantes (CAP), 1a base solide que constituent 1'appui financier et un Plan d'Opêrations pour la troisième phase financière soigneusement ê1aboré(1986-1991), ainsi qu'un nouvel accord multilatêral concrétisant de sages dispositions institutionnelles et organlsationnelles, permettent de se lancer avec optimj-sme et confiance dans 1a période 1a plus stimulante de I'histoire du Programme. 5.2 L'an dernier il a faI1u en effet relever plusieurs défis: (1) De fortes pluies, bienvenues après dix ans de sécheresse, se sont abattues dur la majeure partie de I'Afrique de l'Ouest pour 1a deuxième année consécutive, mais les cours d'eau en crue et leurs affluents réactivés ont offert aux simulies beaucoup de nouveaux gîtes larvaires. Le personnel du Progremme a accompli de longues journées de travail, et 1es quantitês de pesticides employêes et le nombre d'heures de vols ont auguenté. (2) La résistance au téméphos (Abate) est apparue début 1ÿ86 chez 1es espèces vectrices savanicoles au Mali. La riposte du Programme a consistê à employer à grande êchelle une nouvelle formulation de Bacillus thuringiensis sêrotype H-14 (1e Teknar HPD) et à recourir en alternance à trois autres larvicides, ce qui a nettement augmenté les dépenses de lutte antivectorielle. a tJPC I7 Page ! (3) La chute du doI1ar des Etats-Unis par rapport à d'autres monnaies a été tellement brutale que Ia marge de 20% ajoutée dans 1es prévisions pour Ia troisième phase du Plan d'Opérations a pratiquement été atteinte fa première année, et 1es dépenses du Programme dans d'autres monnaies ont été beaucoup plus é1evées que prévu. 5,3 L'impact combiné de ces facteurs a fait apparaître clairement à la fin de 1a saison des pluies qu'une rallonge au budget de 1ÿ86 serait nécessaire. Le Programme a soumis à 1a mi-novembre une demande de crédits additionnels indiquant 1es prévisions de dépensés jusqu'à 1a fin de I'année. S'appuyant sur 1es facilités accordées par Ia sixième session du CCP en 1985 qui 1'autorisent à approuver des dêpenses supplémentaires pour faire face à de tels imprévus, J-e cAP a approuvé des crédits additionnels d'un montant de us $2.1 millionsprovenant du fonds de réserve. Une partie des dépenses imprévues a êgalementété financée par des économies réalisées ailreurs dans Ie budget 1ÿ86. 5.4 Le Programme a donc bênéficié d'un appui technique, financier et administratif qui 1ui a permis de relever l-es défis qui 1ui êtaient lancés avec rapidité, souplesse et efficacité. 0n peut s'attendre à être confronté à desproblèmes semblables tout au long de 1a troisième phase. 5.5 Nêanmoins, 1e Programme srest heurté à de graves obstacles dans Ia mise en oeuvre des opérations ambitieuses d'extension ouest et sud qui doiventdébuter en 1987. Le CCP a fixê un plafond de US $133 millions pour 1a troisièmephase, or 1es premiers contretemps auront un effet cumulatif qu'i1 faudra contrebalancer en diminuant 1es budgets des années suivantes (Ie budget estimatif pour 1ÿBl annoncé dans le Plan d'Opérations sera dépassé d'envirort 9%.Si à f issue de l'examen du Projet de Chimiothérapie de 1'Onchocercose (OCT) en 1987 on décidait de sa prolongation, iI faudrait sans doute trouver jusqu'à US $3.! millions par an de plus à partir de 1989. Une gestion financière plus serrée est donc nécessaire, qui exclura les activités ne rentrant pas dans 1eslimites strictes du Programme. 5.6 La dévolution - clairement définie aujourd'hui comme 1a prise en chargepar 1es pays bénéficiaires des responsabilités opérationnelles dont il- reste à stacquitter pour prévenir 1a recrudescence de I'onchocercose - est une autre entreprise délicate dans laquelle on se lance avec un vif optimisme; Ie BurkinaFaso, le Mali et Ie Niger, trois pays situés au coeur de l'aire du Programme ontprêparé des plans d'action spécifiques aux fins de 1a dévolution (voir 1a section 12). 5.7 Le développement socio-économique dans I'air.e du Programme a demandéplus de temps au CAP en 1ÿ86 que d'autres questions; un plan g1obal pour lancer une série d'études nationales axées sur 1a pratique a été étab1i. Ces étudespermettront dridentifier 1es possibilitês de développement résultant de 1a maîtrise de 1'onchocercose et supposeront 1a préparation de mesures pourpromouvoir 1e développement dans 1es zones du Programme de chacun des onze paysparticipants. 0n accordera une attention partlculière à 1a promotiond'activitês êconomiques viables associêes au repeuplement des zones protégêes.Cette orientation repose en partie sur 1'étude d'impact examinée à Ia sixième session du CCP (document JPC6.3), qui fait état de mouvements de 1a population rurale dans des zones où l'onchocercose êtait auparavant endémique et dupotentiel de développement de ces zones, mais aussi du manque d'infrastructure et de services d'appui pour 1e repeuplement. 6JPc/7 Page 6 5.8 Ces étapes sont importantes pour la communautê du Programme et, les cartes étant maintenant vraiment sur Ia tab1e, e1Ies marquent une évoLution extrêmement prometteuse qui fournit 1es éIéments essentiels d'un cadre dans leque1 les Donateurs et les bênéficiaires pourront élargir leur coopération afin de doter les pays des capacitês nécessaires au maintien et à 1a promotion du développement socio-économique dans les zones protêgêes de I'onchocercose. RAPPORT D'ACTIVITE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POUR 1986 : Point 6 de l'ordre du jour (document JPC].2) RAPPORT DU COMITE CONSULTATIF D'EXPERTS : Point B ae t'ordre du jour(document JPC7.5) 6.t Le Directeur du Programme, soulignant que 1a déclaration du CAP devait être considérée comme faisant partie du rapport d'activité, a dêclaré que 1a collaboration qu'i1 avait décrite comme étant 1e maître mot de 1'OCP lors de la session précédente du CCP avait été pleinement réalisée entre 1es Paysparticipants, les comitês techniques, Ie CCE et 1e CAP, et que le personnel du Programme avait fait preuve d'un zè1e exemplaire. Une fois encore, Ies pays ont étroitement coopéré pour offrir au personnel, aux véhicules et aux aéronefs du Programme un accès sans difficultê. Le Directeur du Programme a passé en revue 1es principaux faits survenus depuis 1a session précédente du CCP (Genève, dêcembre 1ÿBl) avec ses collaborateurs techniques. 11 a confirmé qu'i1 avait été possible de faire face aux fortes pluies qui avaient eu lieu de nouveau - parmi 1es plus abondantes dans certaines parties de 1'aire du Programme depuis 1§ ans, de telle sorte que l'on n'en avait pas véritablement d'expérience - ainsi qu'à 1a propagation de 1a résistance, mais qu'il avait fa11u agir rapidement. 0n aurait pu obtenir ces résultats sans crédits additionnels si le do11ar des Etats-Unis d'Amérique n'avait pas été soumis aux importantes fluctuations qui lui ont fait subir une baisse allant jusqu'à 25%; alors qu'iI valait 450 francs CFA à 1'époque de I'établissement du budget pour 1ÿ86, le do11ar est actuellement à environ 332 francs CFA; d'autres monnaies utilisêespar Ie Programme ont également été touchêes par 1es effets dêfavorables de ces fluctuations. 6.2 L'attitude des Pays participants vis-à-vis de Ia dêvolution et leurs plans et leurs préparatifs à cet effet montrent à quel point ils sont prêts à se prendre eux-même en charge; ils ont tous dêterminé les dispositions budgétaires nécessaires à Ia dévolution et défini 1a collaboration qu'e11e suppose entre eux. La réunion des Comités nationaux de Lutte contre 1'Onchocercose à Cotonou, en juin 1986, a reconnu que Ie cadre conceptuel et Ia documentation êtaient satisfaisants et que le moment était venue de passer à 1'action. 6.3 Le progremme de formation accélérée auquel 1'0CP a collaboré en Côte d'Ivoire est un modèIe du genre pour faciliter Ia dêvolution, et Ie Directeur du Programme 1'a recommandê à tous 1es Pays participants; des techniciensqualifiés travaillant déjà sur Ie terrain ont étê formés en groupe à 1a méthodologie du Programme et drautres recevront une formation OCP leur permettant de former des formateurs. 6.4 La coopération avec les Pays participants pour préparer la distribution de médicaments est êgalement importante, f ivermectine étant sur 1e point d'être homologuée pour usage sous forme de comprimés. a JPc/7 Page J 6.5 Les pays fournissent aussi au Programme des moyens pour son extension:Ia Côte d'Ivolre a participé aux efforts pour que 1'aéroport d'Odienné soit prêtà temps; 1e Mali fournit des bâtiments pour des bureaux satellites et 1a Guinée du personnel et des installations; quant au Ghana, pays hôte de cette sessi.on,Ies participants peuvent se rendre compte eux-mêmes de 1'amp]eur des effortsqu'il dép1oie. Situation en t,omologique et lutte antivectorielle 6.6 Le niveau de protection de 9O"/, au coeur de 1'aire du Programme a été maintenu, maj.s on a constaté des faibtesses aux mêmes points aux frontières duMali et de 1a Guinée, où 1a réinvasion par 1e vecteur a de nouveau eu lieu. Le phénomène a été particulièrement marqué à la lisièr.e sud-est de 1'aire du Programme, près de 1a zone d'extension sud, dans 1e nord du Bénin et du Togo. 0n a également rencontré des difficultés dans Ie sud de 1a Côte d'Ivoire où 1a transmissj.on de 1'onchocercose par 1es espèces forestières de Simulium s'estpoursuivie; 1e CCP a décidé que cette sit.uation ne devrait pas Oon.rer Iieu àlrapplication d'insecticides dans 1e cadre cte 1'OCp. 6.1 Dans certaines zones néanmoins, les résultats ont êté meil-leurs en 1ÿ86que jamals, comme dans la va11ée de 1a Volta Noire au Ghana, où Ia situation concernant les gites larvaires dans la région de Bui était extrêmement complexe et avai.t soulevé des difficultés considérables en 1ÿB!. Une surveillance entomologique de haute qualité a êté maintenue, ce qui a permis de réaliser deséconomies sur Ies opérations d'épandage, 0n a également obtenu de bons résultats sur Ia Marahoué en Côte d'Ivoire, ainsi que dans 1e nord et 1e nord- ouest de ce pays; les sources de réinvasion au Ma1i, déjà identifiées en 1ÿB!, ont été confirmêes et mettent en cause 1e bassin du Harrt Niger en Guinée. Les chiffres concernant 1a capture de simulies en 1ÿB! et 1986 se sont amé1iorés de manière spectaculaire à 1a frontière de La Côte d'Ivoi.re et de l.a Guinêe et àf intérieur de la Guinée après trai.tement des sources présumées de réinvasiondans Ie bassin du Sassandra. Ces résultats témoignent de f impact de deux années de traitement des sources présumées de réinvasion. Ils soutiennentfavorablement la comparal,son avec ceux obtenus dans 1e nord du Togo, où I'on ne s'est pas encore attaqué à 1a réinvasion mais où Ia même méthode sera appliquée en 1987 dans 1e cadre de 1'extension sud destinée à couvrir certaines parties duTogo, du Bénin et du Ghana. 6.8 La recrudescence de Ia transmi.ssion ou Ia transmission résiduel1e endes points que 1'on estimait protégés, comme au Burkina Faso et dans Ie nord duGhana, et plus particulièrement dans 1e village de pendié sur ra Dienkoa(Burkina Faso), a posê un autre type de problème dans 1e coeur de I'aire du Programme en 1ÿ86. Des "commandos" spéciaux formés de membres des unitésd'évaluation êpidémiologique et entomologique ont circonscrit 1es foyers et les ont maitrisês, prenant 1es mesures nécessaires pour prévenir 1a récurrence. 0n connaît maintenant Ia cause et 1e remède de ce phénomène, et la surveillance sera plus étrolte. 6.9 A l'extrême nord de I'aire du Programme, 1e foyer de Bandiagara a ététraitê avec succès moyennant des interventions terrestres uniquement, avec 1aparticipation progressive des communautés viliageoises, JPc/7 Page B 6.10 Ces résultats sont à peu près aussi bons que ceux de 1ÿB!, alors qu'i1s ont été obtenus dans une situation beaucoup plus défavorable. Les eaux ayant davantage monté, certains affluents ont continué de couler et la saison sèche a étê moins marquêe. En 1983 et 1984, on avait pu mesurer en centaines de kilomètres les biefs à traiter au mois d'avril; en 1986, à la même êpoque, c'est en milliers qu'on 1es comptait et I'on a utilisê deux insecticides au moins. 6.tt Le flacteur qui a compromis 1e plus sérieusement la stratégie du Programme en 1986 est 1'accroissement de 1a résistance aux composés organophosphorés. Dans une très grande partie de 1'aire du Progranme, cette rêsistance n'avait jamais êté observée chez 1e vecteur savanicole. Avec sagesse, le CCP a appuyê f intervention complémentaire de quatre êquipes mobiles dont I'activité s'est concentrée sur des êpreuves de sensibilité; on a ainsi réa1isê 1'an passé environ un millier d'êpreuves. Par ai1leurs, i1 est apparu que 1'étude dêtailIée de 1'êvolution de 1a situation au coeur de I'aire du Programme pourrait donner de précieux renseignements permettant de faj,re des prêvisions pour 1'extension (voir tes paragraphes 6.2O à 6.22). Les premiers phénomènes de résistance au têmêphos (Abate) des espèces savanicoles observés sur Ie bas Bandama en 1983 sont maintenant maîtrisés; d'autres foyers de rêsistance sont apparus sur 1es rapides du Bui (Vo1ta Noire) et sur la Pru (également au Ghana) en 1985, ainsi que sur la Baoulê, la Bagoé et Ie Niger au Mali, et sur Ie Sankarani en Guinée en 1986. A 1'exception du cas de 1a Pru, Ia résistance est associée à la présence sympatrique d'espèces de forêt résistantes et d'espèces de savane. La troisième manifestation de résistance, au Mali et en Guinée, mérite d'être examinée en détait. Au dêbut de 1a saison des pfuies de 1985, Ie Programme a employé sêlectivement du témêphos sur 1e Bandama Blanc en Côte d'fvoire, .car 1es espèces forestières résistantes semblaient avoir peud'importance sur 1e plan épidémiologique et 1e téméphos était efficace contre 1es espèces savanicoles, Les espèces forestières, gênéralement denses pendant les fortes pluies, sont parvenues à migrer vers le nord et à s'installer dans Ie sud du Ma1i, où elles ont survécu au traitement au témêphos mais n'ont pas été à I'origine de transmission de Ia maladie. Néamoins, avec Ia suspension imprévue et i-nvolontaire des traitements, on a commencé à trouver des simulies de savane dans 1es pièges du Programme et 1es épreuves de sensibilité ont révélê que certaines d'entre elIes survivaient aussi à la dose diagnostique de téméphos. D'après des enquêtes ultérieures il existe des populations résistantes de larves appartenant à des espèces purement savanicoles sur 1e Niger, à proximité de Bamako (Tienfala). 6.12 Le foyer du Sankaranj. se trouve dans 1a zone d'extension ouest, de te11e sorte que 1a résistance touchait déjà une zone où les opérations de lutte n'avaient que partiellement dêbuté. L'explication Ia plus probable en est que les simulies migrantes ont été transportées vers 1'ouest par un vent saisonnier, lrharmattan, depuis les foyers de résistance se trouvant au Ma1i. 0n a eu recours au B.t. H-14 (et à 1a perméthrine dans ta rêgion de 1a Dion au moment de plus forts débits). Les nouveaux foyers ont été rapidement neutralisês pendant Ia saison sèche, mais la résistance est apparue à nouveau à 1a fin de Ia saison des pluies, touchant essentietlement 1es mêmes zones; Ia seule menace sêrieuse a été I'apparition d'un foyer sur les rapides de Dienfala sur Ie Niger, juste en aval de Bamako. 0n a pu de nouveau employer le téméphos au Mali pendant 1a saison des pluies. A mesure que 1es eaux baissaient, on a réintroduit Ie B.t. H-14 et Ia perméthrine et 1a résistance a été endiguée, mais à un prix élevê pour Ie Programme. Les stocks de larvicides se reconstituent seulement maintenant et iI a été prévu d'instituer une réserve de 3O'l au cas où de te11es circonstances se reproduiraient. JPC l7 Page ÿ 6.73 0n a compté huit foyers de résistance au total, et tous ont été maitrisês, Néanmoins, une fois que 1a résistance est apparue, eIIe peut réapparaître sous Ia pression d'un insecticide; 1e risque permanent exige donc une étroite surveillance, Les conséquences épidémiologique de 1a réapparition de 1a transmission ne seront claires que dans quelques années, mais on estime qu'e11es seront de peu de poids car la rigueur de la survej-IJ-ance a permis de détecter rapidement Ie phenomène et d'i-ntervenir en temps vou1u. Dans les foyers de savane, en Guinée particulièrement, 1a résistance s'est produite à une période de faible transnission pendant 1a saison fraiche (voir 1e paragraphe 6. 11) . 6.t4 Pour la stratégie du Programme, Ies conséquences sont toutefois plus importantes et plus complexes. En estimant les quantités d'insecticides et 1es heures de vo1 nécessaires, il a fa11u prévoir l'éventualité de futures flambées de résistance, Parmi les populations savanicoles du nord, certaines ne sont pas devenues résistantes malgré 72 à L5 ans d'exposition au téméphos. D'autres Ie sont devenues sans que lron ait pu prouver qu'el1es aient été en contact avec des populations forestières résistantes. Ces observations pourraient permettre de prédire I'évolution des événements dans Ia zone d'extension ouest (au Mali enparticulier), encore que ces prévisions ne soient pas nécessairement positives:I'apparition d'une résistance inexpliquée a été établie en Guinée et on a répêtê à maintes reprises que les extensi.ons pourraient un jour voir I'introduction bénéfique de femelles sensibles dans Ia zone initiale, ce qui accroîtrait 1e risque d'apparition de femelles résistantes dans cette même zone. 6.15 L'alternance d'insecticides a été prévue en riposte à 1a résistance, mais i1 a fal1u y avoir recours à une beaucoup plus grande échelle que ce que 1'on avaj.t projeté. Le schéma généra1 a consisté à employer 1e B.t. H-14 en basses eaux (dêbits inférieurs à 5O-7O p3 par seconde) pour des .ui"o.,"logistiques et les autres insecticides "chimiques" (1e chlorphoxi.me, Iaperméthrine et le carbosulfan) en hautes eaux. Le téméphos (Abate) reste 1e meilleur composê organophosphoré quand il ne fait 1'objet d'aucune résistance et même dans d'anciens secteurs de résist.ance, à condition que 1a surveillance entomologique soit très stricte. Ltutilisation de ra perméthrine et du carbosulfan est limitée aux forts débits et à de courtes pêriodes pour des raisons écologiques. L'aspect expérimental de 1'emploi du carbosulflan et de Iaperméthrine concerne surtout leur impact sur 1es organismes non cibles. 6.76 On a procédé à 1'emploi alterné d'insecticides selon plusieurs scênarios prédêterminés en fonction de Ia saison, de 1'espèce vectrice et de sadensitê, de la nature de 1a résistance, du tableau épidémiologique et de divers autres paramètres, parmi lesquels 1'absence de toxicité pour 1es organismes non cibles était ultraprioritaire. Le B.t. H-14 dans sa formulation actuelle était beaucoup trop coûteux pour être utilisé en période de hautes eaux. Une tel1e stratégie a exigê une étroite collaboration entre les entomologistes et 1es épidémiologistes ainsi qu'une surveillance integrée permanente pour contrôler tous Ies paramètres. Les ajustements nécessaires ont été effectués de semaine en semaine. rr a flaI1u aussi procêder à 1a formation supplémentaire depersonnels nati.onaux, comme en Guinêe, ainsi que d'équipes hydrologiques chargées de mesurer précisément Ie débit des cours d'eau. Ces mesures étaientparticulièrement importantes compte tenu de 1a nêcessité de limiter toute atteinte éventuelle aux organismes non cibles et de réduire 1e gaspillage. JPC/7 Page 10 6.tl Le coût relatif de I'emp1oj. alternê de larvicides pour combattre Ia rêsistance est devenu une considération importante: si I'on prend le téméphos comme produit de référence et qu'on Iui attribue la valeur 1,0 pour 1e coût relatif par km de cours d'eau traité (1es valeurs en dollars étant trompeuses en raison des fluctuations rapides des taux de change et des prix), Ie B.t. H-14 avec des valeurs de 1,4 en saison sèche pour un débit de 10 gl3 par secor,-de et de 4,3 en saison des pluies pour un débit de 500 63 par seconde est 1e produit 1eplus coûteux mais présentant 1e moins de risque de résistance; l'emploi du carbosulfan revient beaucoup plus cher que celui du témêphos en saison sèche et présente un risque modéré de résistance; la permêthrine, dont certains éléments donnent à penser qu'el1e présente un risque êlevé de rêsistance, est 1e seulproduit dans Ia même fourchette de prix que 1e téméphos susceptible d'être utilisé par forts dêbits (voir 1e Tableau 4 du Rapport d'activité, document JPC7.2). 11 a fal1u prendre en compte 1e risque de résistance aux insecticides de remplacement, s'agissant particulièrement des autres utilisations possibles de ces produits dans I'agriculture, et en conséquence on a dû restreindre leur utilisation au minimum dans I'espace et dans Ie temps. 6.18 Les fabricants du chlorphoxime ont annoncé qu'ils prêvoyaient d'arrêterIa production. 0n espère pouvoir 1es persuader de revenj.r sur cette décision ou de 1a remettre à plus tard, car le fait que le chlorphoxime soit un produit peu toxique et bon marchê en fait dans de nombreux secteurs le larvicide de remplacement du téméphos idéa1. Cette situation fait apparaitre très clairementf importance du développement et du criblage de nouveaux composês; fes fabricants des nouvelles formulations du B.t. H-14 s'activent et 1a concurrence entre eux est vitale car elle peut permettre au Programme de réaliser des économies. Des visites aux laboratoires sont prévues pour renouer 1es contacts et chercher de nouveaux produits. Les régulateurs de croissance des insectesfont aussi 1'objet de recherches intensives mais aucun n'est encore opérationnel. L'emploi par roulement d'insecticides dont 1'effet est prouvé est donc 1a seule voie ouverte au Programme, qui devra adapter son budget aux augmentations inêvitables des coûts des traitements larvicides tandis que 1a recherche de produits de remplacement se poursuit. 6.79 Tous Ies larvicides et les nouveaux produits potentiels sont criblés dans 1'environnement aquatique ainsi quren laboratoire et les activités habituelles de surveillance se poursuivent. De nombreux larvicides candidats se sont ainsi trouvês rejetés. Des équipes nationales ont étê mises en place et des postes de mise à l'épreuve ont étê sélectionnês en Guinée et au Ma1i. Les procédures d'échantillonnage ont été améliorées en consultation avec des scientifiques de différentes parties du monde sous 1'égide du Groupe écologique,qui a aussi établi Ie protocole de surveillance. Les tests plus stricts auxquels ont été soumis Ie carbosulfan et 1a perméthrine ont confirmê que leur nj.veau de toxicité était acceptable et on a observé que 1a faune retrouvait rapidement son état antérieur et recolonisait 1es cours d'eau Ià où les produits étaient utilisés normalement, c'est-à-dire seulement pour un traitement de brève durée en hautes eaux. En dix ans de traitement dans I'ensemble de I'aire du Programme, aucune espèce n'a entièrement disparu et quand 1es populations non cibles se sont modifiées, iI s'agissait d'effets réversibles. Les études comparatives de différentes populations après dix ans d'emploi du téméphos ont démontré que 1a faune restait riche et variêe. Les populations de poissons n'ont en apparence aucunement souffert, encore que les prises aient été influencées par les conditions hydrologiques pendant les longues années de sécheresse. JPC/7 Page 11 Extension vers 1'ouest et 1e sud 6.20 Les préparatifs d'extensj.on ont été au centre de la stratégie du Programme et continueront de l'être au cours des prochaines années, 1'alre du Programme se trouvant augmentée de 350 000 km2, soit de 46%, et de quelque 20 000 km de cours d'eau (soiL 87% de plus). A cet effet, Ie Programme a été redivisé en une zone orientale d'opérations dont la base se trouve à Kara (Togo) et une zone occidentale plus êtendue car el1e inclut 1a zone d'extension ouest, dont 1a base se trouve à Bamako. Deux zones d'évaluation, la zone occidentale et Ia zone centrale" couvrent 1e secteur opérationnel occidental, Bobo-Dioulasso(Burkina Faso) étant 1a base de 1a zone centrale; 1a base aêrienne a été transférée à Odienné, dans le nord-ouest de 1a Côte d'Ivoire, qui offre un emplacement beaucoup plus central pour 1es opérations dans 1'ensemble de 1a zone d'extension ouest. Le Programme a prévu d'entamer 1e traitement en février 1ÿBJ dans 1a zone d'extension sud, dans 1e sud du Bénin, au Togo et dans certainesparties du Ghana, et en mars dans certalnes parties de Ia zone d'extension ouest. Le bureau central de 1'Unité de Lutte antivectorj.elle à Ouagadougou a êté considérablement réduit et 1e personnel redépIoyê gêographiquement et par spécialisation. La recherche sur 1es insecticides a étê regroupêe à Bouaké. Le réseau radio qui relie 1es différents centres a êté considérablement amé1ioré. 6.Zt Certaines équipes nationales ont été mises en p1ace, encore qu'il y ait quelque retard dans la signature des accords; 14 équipes de capture de simulies sont opérationnelles en Guinée, 9 au Ma1i, 2 au Sénégal; 6 autres seront prêtes en Guinée et 6 au Mali en 1ÿBJ. La formation des chefs de ces équipes ainsi que d'entomologistes et d'hydrobiologistes pour deux équipes dans chaque pays est en cours. Les réseaux hydrologiques sont également bien avancés, y compris au Sénéga1 et en Guinée Bissau, ce qui nrest malheureusement pas Ie cas en Sierra Leone, et 1'on a eu davantage recours à 1a télêtransmission par satellite des données hydrologiques moyennant de balises Argos; 5 ont été installées àI'ouest, B a f'est, 1! doivent être mises en place en Guinée et !O autres sont commandêes. L'exactitude des donnêes hydrologiques et Ia rapidité avec laquelle elles sont transmises sont devenues encore plus importantes avec ltinclusion de nouveaux grands cours dteau dans Ie Programme et Ia nêcessité de faire des êconomies, ainsi que du fait, surtout, qu'i1 faut utiliser des larvicides chimiques pour remplacer le téméphos en raison des phénomènes de rêsistance. L'établissement de cartes des gites larvaires et 1a corrélation des données hydrologiques, entomologiques et épidêmiologiques sont également en cours. Les 1eçons tirées des flambées de rêsistance au coeur de I'aire du Programme et dans le foyer du Sankarani ont été appliquées aux zones d'extension dans leur ensemble (voir les paragraphes 6.11 et 6,L2 ci-dessus). 6.ZZ Outre 1a recherche sur les insecticides (voir les paragraphes 6.f7 a 6.t9 ci-aessus), les êtudes sur la taxonomj-e, f identité des vecteurs et le rô]e de chaque vecteur ont étê intensifiées et se sont concentrées particulièrement sur 1a femelle adtrlte et les souches du parasite pour améliorer 1'arsenal de lutte dans 1'optique de I'extension. 0n a attentivement étudié 1es mécanismes et 1a chronologie de 1a réinvasion. La durée de l-a vie l-arvaire, qui augrente par tempêrature basse, par exemple, est extrêmement importante pour 1a chronologie des opérations. 0n a pleinement saisi 1'occasion offerte par les conditions climatiques et pluviométriques de 1986 pour examiner et améliorer les tactiques employées en hautes eaux. JPC/7 Page L2 Situation épidémio1 ogique 6.23 L'an passé, 1'Unité d'Evaluation êpidémiologique a concentré ses activités sur Ia zone occidentale, le secteur intermédiaire du sud de la Côte d'Ivoire et la zone centrale bien protégée. Dans la zone occidentale, 1'Unitê drEvaluation épidêmiologique a collaborê avec I'Unité de Lutte antivectorielle pour dêfinir les limites du secteur à traiter avec des larvicides en prenant comme critère de décision 1es espèces vectrices intervenant dans 1a transmission et fa présence de lronchocercose cécitante. AI'avenir, on s'appui-era principalement sur une nouvelle technique capable dediffêrencier l-es souches de parasites (voir 1e paragraphe 6.28 ci-dessous). 6.24 Pour Ia première fois, on a rêa1isé des études de suivi dans 1a région où se côtoient des espèces forestières et savanicoles de Simulium dans 1e sud deIa CÔte d'Ivoire. Après sept ans de lutte antivectorielle, des rêsultats comparables à ceux de 1a zone centrale bien protêgée ont été obtenus dans 1es régions du Sassandra et de Dimbokro. De moins bons résultats ont été enregistrés 1e long du Bandama et pratiquement aucune amélioration n'a été observée 1e long de la Marahoué. Le traitement aux larvicides 1e long de cette dernière a étê amélioré au cours des dernières années et lors 1a prochaine êvaluation de ces zones on devrait enregistrer de meilleurs rêsu1tats. Considérant les difficultés que soulève 1e traitement de cette région, 1e problème posé par Ia résistance et 1a prêsence d'espèces vectrices savanicoles et forestières, 1es résultats d'ensemble sont bons, s'agissant notamment de 1'évaluation ophtalmologique à Dimbokro, 1'un des pires foyers d'onchocercose cécitante dans toute 1'aire du Programme (voir le paragraphe 6.26 ci-dessous). 6.25 Dans la zone centrale, un effort considêrable a été dép1oyê pour confirmer lrhypothèse que I'onchocercose oculaire active deviendrait très rare après 10 ou 11 ans de lutte antivectorielle (voir 1e paragraphe 6.26 ci- dessous). En outre, conformément à Ia recommandation de 1a sixième session du CCP selon laquelle la vigilance ne devrait pas être reIâchée dans la zone centrale, on a entrepris une êtude à grande écheIIe de tous Ies bassins hydrographiques dans lesquels une évaluation êpidêmiologique antêrieure n'avait pas été concluante où bien 1es résultats de 1a lutte antivectorielle stétaient révélés sans cohérence. 0n a ainsi mis en évidence une transmission rêsidue1Ie dans Ie village de Bui Akanyakrom situé aux abords du plus grand gite larvaire de 1'OCP, Ie long de 1a Volta Noire. Dans cette zone, Ia lutte antivectorielle a toujours êtê difficile et Ie potentiel annuel de transmission (PAT) a été supêrieur à 500 pendant plusieurs annêes. Bui fera I'objet d'une autre étude en relation avec un essai de f ivermectine. 0n a également observê une transmission résiduelle dans 1es villages de Pendié au Burkina Faso et de Goreba Somum au Ghana. De larges enquêtes ont été conduites pour dêterminer 1'êtendue des zones où la transmission avait repris. 0n a utilisé pour ces études une nouvelle technique rapide d'évaluation. 0n a ainsi dêterminé que 1a transmission avait repris sur 10 km de la Dienkoa au nord de Pendiê et seulement dans deux villages du nord du Ghana, Goreba Somum sur la Kulda et Bielikpong sur 1e Kulpawn. JPc/7 Page 1l 6.26 Dans tous les autres villages de 1a zone centrale, 1es résultats ont continué d'indiquer I'interruptj.on de 1a transmission jusqu'à présent, et 1e moment approchait où Ia taille du rêservoir serait suffisamment faible pour qu'on puj-sse envisage f intemuption de Ia lutte antivectorielle. En consêquence, i1 était devenu impératif de réaliser deux êtudes: 1'une sur I'impact des immigrants dans 1es secteurs protégês sur 1e réservolr de 1a maladie et 1'autre sur 1'effet de f interruption de Ia lutte antivectorielle dans une zone où le réservoi.r est extrêmement rêduit à 1a suite d'un traitement larvicide prolongé. Les études sur 1a migration ont été conduites dans le sud du Mali et dans 1e nord, lrest et 1e sud du Burklna Faso; leurs résultats indiquent fortement que Ia migration ne constituerait pas une menace pour 1es secteurs protégés après interruption du traitement larvicide. 6,Zl D'après 1es résultats obtenus dans l-a zone centrale du Programme, l-'onchocercose a cessé drêtre un problème de santé publique. La charge microfilarienne dans 1a communauté (CMFC) dans 1a chambre antêrieure de 1'oeil est tombée à près de zéro et f incidence de nouvelles lésions oculaires est extrêmement faible. Des études transversales de 1a prévalence selon 1râge des 1ésions du segment antérieur de 1'oei1 ont indiqué une réduction de moitiê de 1a prêvalence initiale supérieure à2O"1 dans 1e groupe d'âge de 40 à 60 ans et l'absence de 1ésions avant l'âge de ]0 ans. Depuis 1e début de Ia lutte antivectorielle, 3O"/" de ces lésions on disparu. En conséquence, 1e risque de cêcité est maintenant virtuellement éliminé; aucun aveugle onchocerquien de moins de 30 ans n'a êLé observé et Ia prêvalence selon l'âge des aveugles deplus de 30 ans a diminué de 5O"/". 0n observe encore des Iésions du segmentpostérieur de I'oeil et on met actuellement sur pied une êtude pour élucider 1e phénomène. Un outil de travail a été établi à la suite d'une analyse plus poussée des données ophtalmologiques dans 1a zone centrale, qui permet de distinguer clairement entre une forne grave dtonchocercose constituant un important problème de santé publique et gênéralement observée dans les régions de savane et une forme plus bénigne de ta maladie qui existe dans les rêgions forestières; ceci fait ressortir I'importance d'une approche rationnelle et rentable de Ia cartographie épidémiologique de 1a zone. 6.28 Les recherches de laboratoire pour différencier 1es parasites par génie génétique ont débouchê sur la mise au poj.nt d'une sonde d'ADN qui s'hybride spécifiquement avec 1'ADN d'Onchocerca volvulus de forêt, ce qui permet Iadistinction par exclusion ae fa forr,re sa"arri-cofe du parasite. Les techniques complexes utilisées jusqu'à prêsent doivent être simplifiées et adaptées aux conditions existant sur le terrain. L'utilisation d'un tel outil biologique, quand elle est possible sur 1e terrain, faciliterait la réponse à des questions majeures te11es que de savoir quel vecteur a transmis quel parasite, et pourrait donc permettre de prendre des décisions opérationnelles. La recherche visant à obtenir une sonde d'ADN spécifique des espèces savanicoles se poursuit. Par ailleurs, on est parvenu à aroéliorer 1a spêcificité d'une épreuve immunodiagnostique. L'utilisation d'une fraction du faible masse moléculaire d'un extrait d'0. volvulus comme antigène dans 1e test ELTSA a démontré que Ies rêactions croisées avec d'autres sérums de sujets atteints de fi.lariose observées jusqu'à présent pouvaient être évitées. Ces résultats ont été rapportés par deux groupes de recherche indépendants. Enfin, on a entrepris des études pour déterminer dans queIle mesure Ie réservoir résiduel du parasite constituerait encore un risque de résurgence de la transmission si 1'on interrompait les activités de lutte antivectorielle. D'après 1es résultatspréliminaires, 1a proportion de simulies ayant absorbé 1e parasite s'abaisse sensiblement quand 1es simulies se nourrissent sur des individus faiblementinfestés. Une autre étape consisterait à déterminer si 1es microfilaires provenant de vers adultes âgés peuvent se développer jusqu'au sta<le de larves infestantes quand e1les sont lngérées par le vecteur. JPC/7 Page 14 6.29 Dans presque tous Ies villages de Ia zone centrale du Programme, 1e CMFC a poursuivi sa baisse 1inéaire et elle a diminué de plus de 95% dans 1es villages soumis à 1a lutte antivectorielle depuis 12 ans. La prévalence des microfilaires dans 1es tissus cutanés a suivi 1a baisse "accéIérée" prédite par des modè1es mathématiques sur lesquels s'appuie de plus en plus 1'0CP pour l'analyse des données. Tous les résultats obtenus dans les dernières enquêtes continuent de concorder avec Ia prédiction de 1'élimination virtuelle du réservoir de f infestation après une période de 1l ans de lutte antivectorielle, ce qui montre que Ie Programme s'achemine vers son objectif dans l-a zone centrale. Dans 1e nord-est de 1'OCP et 1e nord du Togo, 1a diminution sensible du réservoir de I'infestation a lieu encore plus vite et selon des enquêtes réalisées récemment dans Ie bassin du Koulpeologo au Burkina Faso, Ia prévalence des microfilaires dans 1es tlssus cutanês est de B"/" au maximum et en gênêra1 inférieure à !1. Tous ces rêsultats dêmontrent que de vastes secteurs de 1a zone centrale se rapprochent rapidement du moment où on pourra envisager avec réalisme de réduire ou d'arrêter 1es opêrations de lut.te antivectorielle; Ie Programme a donc prévu diintensifier ses travaux de recherche appliquée sur 1esquestions connexes concernant 1es réservolrs résiduels de f infestation, 1a dynamique d'une éventuelle recrudescence de f infestation, 1es besoins de surveillance dans 1e cadre de la dévolution et 1'emploi de 1a chimiothérapie dans Ia lutte à long terme contre 1'onchocercose. 6.30 Les activités de lutte nécessaires à 1'avenir seront relativementdifférents dans 1es quelques zones posant des problèmes où 1'on a dêmontré qu'i1 existait une transmj-ssion résidue11e, comme dans 1e village de Pendié. D'après une analyse détai11êe de toutes des données connues, la transmission a repris dans une zone restreinte autour de ce village entre 1980 et 1985. Bien qu'actuellement 1a si-tuation soit à nouveau maîtrisée, en raison de la transmission intermittente 1a diminution du réservoir du parasi,te ne correspondplus à 1a tendance gênéra1e à f intérieur de lraire OCP et i1 est prévu que laprévalence dans ce village sera encore de 50% après 1! ans de lutte, crest-à-dire quand f infestation aura virtuellement disparu dans 1e reste de 1a zone centrale. A ce moment-Ià, i1 faudra recourj-r dans ces secteurs à problèmes géographiquement limités à des stratègies spêciales d'intervention, reposant probablement sur 1a chimiothérapie, pour empêcher qu'i1s ne deviennent des sources de recrudescence de I'infestation pour Ies zones avoisinantes. 6.37 Un atelier OCP sur t'êpidémiologie qui a eu lieu en janvier 1ÿ86 avecle participation de toutes 1es parties du Progrrmme a été très fructueux en cequi concerne 1a révision et Ia mise au point de méthodes de surveillance etf introduction d'un contrôIe de 1a qualitê des opérations. Commentaires du Comité tatif d'Experts (CCE) 6.32 Le rapport du CCE (document JPe7,5) a été présenté par un membre du Comitê; ce rapport indiquait que 1'OCP avait donné une suite satisfaisante aux recommandations du CCE et aux questions soulevées à Ia sixième session du CCP, à savoir Ia participation communautaire, Ia nécessité d'une stricte surveillance pour prêvenir 1a recrudescence de 1'onchocercose, 1es êtudes concernant L'ivermectine, et 1e manuel drévaluation épidémiologique. Beaucoup de faits intéressants se sont produits depuis la dernière session du CCE en juin 1ÿ86. JPCIT Page 1! 6.33 Le CCE est convenu que 1'0CP devait considérer que 1a résistance était un facteur persistant et que son importance pourrait même s'accroître. La migration de simulies sensible est un phénomène qu'i1 faut prendre au sérieux. La totalité de 1'écosystème sera soumise à une pression croi.ssante avec lrextension du Programme et i1 est probable qu'J.l en résulte une résistance accrue. Les mesures d'urgence ne sont pas assez solidement étayées par les dispositions budgétaires; iI ne faut pas s'alarmer de cett.e situation, mais l-e Programme et son Unité de Lutte antivectorielle doivent disposer des ressources nécessaires pour faire face à un développement de 1a résistance qui pourrait être dangereux. 11 faudrait prouver 1e bien fondé de 1'a11égation selon laqueIIe 1a résistance ne peut apparaitre rapidement quand on emploie différents lnsecticides. En attendant, 1e Directeur doit être autorisé à dépasser Ie budget si besoin est. 6.34 Le Professeur Freyvogel, Prêsident c1u CCE, déclarant que 1'OCP est parvenu à un carrefour, a estimé que la situation actuelle concernant 1a maltrise de 1'onchocercose dans pratiquement 1a totalité de 1a zone centrale et 1a préparation de Ia dévolution en dêpit d'lncertitudes quant à la résistance et à 1a possibilité d'une utilisation imminente de f ivermectine exigeait une approche souple et imaginative. I1 convient d'explorer de nouvelles voies sans compromettre les bons résultats obtenus jusqu'à prêsent. La session du CCE à Bamako s'est déroulée dans une bonne atmosphère. Le personnel de 1'0CP a réagipositivement aux observations indépendantes; néanmoi.ns, 1e Professeur Freyvogel ne peut s'empêcher de penser que 1a pression du travail à accomplir et Ies obstacles financj.ers sont des motifs de préoccupation. 6.35 Une séance de prospectlon d'idées est prévue pour examiner en détail 1es futures activités opérationnelles. Lorsqu'i1s prendront 1a relève, les services nationaux auront besoin d'une méthodologie qui leur permettra de se charger des activités de capture de slmulies dans des pièges et de dépistage prêcoce des cas de réinfection dans le cadre des services de base ou de soins de santé primaires. Des moyens de recherche seront également nécessaires pour réaliser des études sur les souches forestières d'Onchocerca et déterminer 1es taux drinfection à Simu1ium. La séance qui se tiendra à Genève en janvierfournira 1'occasion d'évoquer ces questions. 11 conviendrait d'encourager lesinstitutions scientifiques indépendantes à collaborer avec 1e Programme à desprojets de recherche sur 1a base d'un partage du temps et des coûts, 1es payspart.icipant à d'effort en fonction de leurs moyens. 6.36 Le CCE s'est déc1aré satisfait des rapports sur 1e développement socj,o- économi-que établis depuis sa session de juin, et plus particulièrement du planpréliminaire d' action. 6.37 Le Professeur Cummins, Président du Groupe écologique, a rapporté quele Groupe continuait à recommander I'utilisation du B.t. H-14 chaque fois quepossible en raison de ses propriétés non agressires pou"- lrenvironnement. L'absence de données hydrobiologiques antérieures au traitement dans 1'aireinitiale du Programme rend difficile 1'analyse des effets des larvicides. Le Groupe écologique est donc satisfait que 1'on ait entrepris de recueillir des données avant traitement dans 1a zone d'extension ouest, dès 1984. Le Professeur cummins a également déc1arê qu'une mission de deux mois a été organisée pour expêrimenter une nouvelle méthode d'évaluation de I'impact deslarvi.cides et pour aider 1es équipes natjonales dans 1a zone à améliorer leurs connaissances de 1a biol<lgie et de 1'êcologie des cours d'eau. Enfin, il- a été noté que si 1e fabricant du chlorphoxime retirait ce produit. les condj.tionsfixées par Ie Groupe écologique concernant 1'emploi par 1'Ocp de troisl-arvicides au minimum seraient à nouveau menacées. Le Groupe sera toujours prêtà donner des avis sur 1es mesures destinées à protéger 1es rêgions fluvi-a1es: il serait certes ironique que 1es mesures visant à ouvrir des régions au développement agricole ou socio-êconomique aient des répercussions sur 1'écosystème qui empêcheraient celui-ci de soutenir ce dêveloppement. JPC/7 Page 16 6.38 Le CrlE a recommandé notamment d'intensifier 1es efforts menés en collaboration avec Ia Division de la Biologie des Vecteurs et de Ia Lutte antivectorielle (VBC) de 1rOMS pour encourager f industrie à fournir de nouveaux larvicides candidats, appartenant de préférence à des groupes chimiques distincts, pour des essais sur Ie terrain dans 1e cadre du Programme et à mettre au point un macrofilaricide; d'encourager le fabricant de I'ivermectine à faire homologuer ce produit pour l'usage chez I'homme et en à fournir suffisamment à 1'OCP pour des essais à grande éche1Ie dans les communautés; d'organiser une rêunion pour examiner tous les aspects de l'utilisation de f ivermectine dans 1e cadre du Progranme; de poursuivre 1'assistance de 1'0CP aux pays pour Ie processus de dévolution, en accordant une attention particulière au financement; de produire et de soumettre à des essais sur Ie terrain des manuels du même genre que 1e manuel d'évaluation êpidémiologique; de poursuivre 1a recherche, particulièrement en ce qui concerne une technique f immunorliagnostic de I'onchocercose. Discussion 6.39 Les membres du CCP ont fé1icité Ie Directeur et Ie personnel du Programme de 1a manière dont ils étaient restés maitres de 1a situation au cours d'une année difficile, faj-sant face à 1a résistance, assurant I'alternance des produits qui exigeai.t dans certains cas 1'utilisation d'équipements et de techniques moins bien connus et 1ançant des opêrations de "commando" ou des 'rinterventions d'urgencet' qui sans aucun doute ont largement contribué à épargner au Programme des dépenses supplémentaires considérables. 0n a constaté I'intêrêt portê aux aspects formation permanente et recherche du Programme, ainsi qutà la situation de f ivermectine concernant son utilisation massive après homolog'ation et essais (voir 1a section 7 ci-dessous). 6.40 Sragissant de la forme forestière cle 1'onchocercose, le représentant d'un Pays par'ticipant qui connaît ce problème s'est dêc1aré d'avis que 1'OCP ne pouvait prétendre avoir rempli son mandat tant que 1es espèces de forêt n'étaient pas également maîtrisées, compte tenu notamment de I'existence de foyers d'onchocercose cêcitante dans les rêgions forestières et de Ia "nuisance" qu.'occasionnent Ies espèces de forêt en freinant sérieusement le développement, socio-économique. Des représentants du Programme, des pays Donateurs et des Agences parrainantes ont rappelé qu'à 1a sixième session du CCP il avait été étab1i clairement que 1'OCP n'était pas un programme d'éradication et qu'il ne iievait pas inclure 1es espèces de forêt dans Ie traitement aux larvicides quLand el1es ne faisaient pas peser une menace épidémiologique, mais que 1es régions forestières n'êtaient pas abandonnêes et que des études'devaient y être poursr.Livies pour dêterminer le rôle des différentes espèces de Simulium. Ces études orrt jusqu'à présent confirmé que 1a forme forestière de l'onchocercosre était beaucoup moins grave que 1a forme savanicole, ainsi que l-a quasi impossibilité et Ie coût excessif de 1a lutte contre le vecteur dans 1es régions de forêt où se trouvent des cours d'eau au débit important. Le représentant d'un pays Donateur où une espèce de simulie prêsente un fort caractère de "nuisance" a déc1aré que mobiliser 1a communauté internationale pour lutter c:ontre 1e vecteur en raison de cette nuisance serait certainementjugé une mesure disproportionnée. Par contre, 1e déboisement et 1a "savanificationrt sont considérés comme une menace potentielle dans 1es secteurs périphériquesi et seront pris en considération dans la surveillance et 1es études sur les vecteurs. 6.4t 11 er par ailleurs étê souligné que Ia Stratégie à long terme et le Plan d'Opérations, approuvés par le CCP, ont I'un et 1'autre exclu la lutte contre la forme foresti.ère de I'onchocercose des objectifs du Programme. En réponse à une question posée par un Donateur, le reprêsentant du CCE a déclarê qu'iI n'y avait aucun nouvearr fai-t scientifique indiquant qu'i1 fallait reconsidérer 1a dêcision de ne pas lut:ter contre la forme forestière de 1'onchocercose. JPc/7 Page 1J 6.42 A ce même propos, 1e représentant d'un Donateur a lancé un avertissement contre 1e danger d'éparpillement des ressources du Programme. L'apparition de la résistance et les fluctuations monétaires ont déjà rendu la situation financière critique. Dans 1a situation économique actue11e, toute nouvelle acbivité devrait être financée aux dépens d'une autre qui existe déjà. 6.43 11 a étê expliqué quren 1986, de fortes pluies ont provoqué Ia crue des cours d'eau et rêactivé des affluents depuis longtemps à sec, et permis à Simulium de progresser avec le "front de 1a mousson" et de peupler ces coursd'eau. Des, problèmes pourraient surgir sans qu'i1 y ait véritablement explosion de 1a population; crest pourquoi une survej-11ance stricte est indispensable. 11 est trompeur de parler d"'interventions dturgencett ou dtopérations de "commando" car 1es équipes mobiles de détection travaillent en permanence et c'est d'après Ies donnêes qu'e1les recueillent qu'on détermine s'i1 fautintervenir non seulement sous forme d'opérations spéciales mais aussi dans le cadre d'une vigilance systêmatique. 6.44 Au cours de 1a discussion sur 1a résistance, i1 a été expliqué qu'on nepensait pas que ce1Ie-ci résultait des fortes pluies mais qu'et1e était un phênomène indépendant, sauf dans 1a mesure où les pluies ont peut-être permis aux espèces forestières résistantes d'avancer vers le nord et dry rester pluslongtemps. Par ailleurs iI est probable que la résistance soit favorisée parI'extension des opérati.ons de lutte dans des secteurs qui avaient servi de "zonetampon'r abritant des simulies plus sensibles. 6.4s En rêponse à une question, i1 a été expliquê que l'alternanced'insecticides pouvait être décidée d'une semaine à 1'autre pour des raj.sonstactiques, hydrologiques ou de résistance. 11 ne faut pas confondre cette alternance avec un "double" traitement à double prix, car aucun bief n'esttraité deux fois au cours d'une période donnée. 6.46 Le téméphos (Abate) reste, avec 1e chlorphoxime, qui est Ie composé organophosphoré de remplacement et dont Ia fourniture est mai.ntenant compromise.1e larvicide idéa1 dans les secteurs exempLs de résisistance, mais au total cinqproduits sont employés et leur schéma drutilisation est modifié toutes les semaines, Ie B.t. H-14 (formulation HPD) couvrant des secteurs de plus en plus nombreux dans 1a région touchée par 1a rêsistance. Le Prograame s'oriente versl'emploi du B.t. H-14 comme produit de base pour 1e traitement en saison sèche et en basses eaux dans la zone occidentale et sa combinaison avec drautreslarvicides en saison des pluies. 6.41 Dtautres détails ont été donnés sur Ia situation concernant 1es rapidesde Bui sur 1a Volta Noi.re et Ia Pru qui se jette dans le lac Volta, seuls pointsdans 1a zone est de 1'OCP touchés par 1a résistance; 1a persistance de celle-ci est probabl-ement due à I'importance des rapides qui s'êtendent sur quelque 50 km; par ailLeurs fa Pru est suffisamment proche (à 100 km) pour que 1es simulies migrantes aient constitué une poche "satellite" de résistance. De mei'11eures données hydrologiques permettant un dosage plus précis des larvicidespourraient peut-être contribuer à réduire 1e risque de rési.stance. 6.48 L'estimation d'un dépassement de 70% du budget de 1'OCP faite au milieude I'annêe a été confirmée à9,83% en décembre. Pour répondre à une question du représentant d'un Donateur, i1 a été déc1aré qu'on ne pensait pas que 1'augmentation du coût du traitement aux l-arvicides ferait augmenter1'estimation initiale fondée sur 1'utilisation du téméphos de plus d'un dollardes Etats-Unis par personne et par an, encore qu'i1 existe d'autres paramètresque 1e traitement aux larvicides. (D'autres questions sur 1es j-ncldencesbudgêtaires sont traitées dans 1a discussion du budget et rapportées dans Ia section ÿ ci-après.) JPc/7 Page 18 6.49 Le reprêsentant d'un pays Donateur a exprimê sa prêoccupation vis-à- vis de f insuffisance du personnel hydrobiologique de I'OCP. Evoquant les recommandations du Groupe êcologique sur le renforcement de cette catégorie de personnel et les problèmes que pose Ia formation d'hydrobiologistes, Ie Progranme a expliqué qu'un deuxiène hydrobiologiste avait étê recrutê et que 1'on avait également recours aux services de consultants. En réponse à une question sur les nesures prises pour mobiliser 1'attention de I'industrie chimique sur les besoins de nouveaux larvicides candidats, iI a été déc1aré qu'en collaboration avec VBC (dont le Directeur assistait à la session), I'industrj-e était constamment tenue au courant de ces besoins moyennant une correspondance, des visites, des projections de films et des invitations à se rendre sur 1e terrain. Un expert doit être engagé en 1ÿ8/ pour contacter toutes les principales sociétês chimiques au nom de 1'OCP. 6.50 De plus amples dêtails ont êté donnés sur Ie plan de formation auquel a collaboré le Programne en Côte d'Ivoire, qui est bien adapté aux besoins de la dévolution; d'autres Pays participants ont été encouragês à envoyer des candidats à une telle formation des fornateurs. 6.57 Le représentant d'un pays Donateur a posê une question sur I'accumulation des rêsidus de pesticides dans la boue des cours d'eau. Selon les rêsultats prêliminaires d'une étude de 1'0CP sur Les dépôts de têmêphos, on relève des niveaux de quelques nicrogrammes par litre dans la boue quand les eaux sont stagnantes, nais il est probable que ces niveaux soient négligeables car Simulium est traité au moment de la reproduction dans les courants rapides où 1e limon n'a guère 1e tenps de se former. La surveillance chimique se poursuivra dans le cadre de 1'extension du Progrnmme. 6.52 Enfin, il a êtê suggêrê que I'on tienne compte des recommandations du CCE concernant la modification des opêrations à I'ouest et dans Ie sud, et gue 1'on ralentisse Ie redéploiement pour consolider les rêsultats obtenus dans la zone centrale tout en préparant des mesures d'appui, y compris l'emploi de f ivermectine à des fins d'endiguement quand ce produit sera disponibte (voir la section J ci-après). RAPPORT DU PROJET DE CHIMIOTHERAPIE DE L'ONCHOCERCOSE l'ordre du jour (document JPC|.7) Point 7 de 7.L Le rapport a êtê prêsenté par 1e Secrêtaire du Projet de Chimiothêrapie de l'Onchocercose (OCT), qui a décrit les secteurs les plus importants dans lesquels on accomplissait des progrès. 7.2 Le médicanent dont la mise au point est la plus avancée, f ivermectine, est un microfilaricide efficace à action prolongêe qui, contrairement à la diêthylcarbamazine (DEC), n'entraîne pas de grave réaction de Mazzotti. 7.3 0n dispose maintenant des rêsultats des examens de suivi rêalisés pendant 18 mois sur des patients au Liberia traitês à f ivermectine pour la forme forestière de l'onchocercose, avec des doses uniques de 100, 150 et 200 micrograÿnmes par kg de poids corporel. L'essai a porté, outre un groupe témoin auquel on a administré un placebo, sur un groupe de 50 patients pour chaque dose du produit. Lteffet du mêdicanent a êté mesurê par les modifications observées dans les numérations de nicrofilaires dans les biopsies cutanées. Le traitement a entraîné une baisse rapide du nombre de microfilaires, au bout d'un an, ce nombre a commencê à auguenter de nouveau, mais après 18 mois iI n'atteignait que 501 de Ia numération initiale. 7 JPCIT Page 1ÿ 7.4 Au bout de douze mois, certains membres de chaque groupe traité et 1'ensemble du groupe initial recevant un placebo ont été à nouveau traités et on a observê encore une fois une baisse rapide du nombre de microflilaires. 7.5 Les résultats ophtalmologiques du même essai ont été évalués moyennant un "indice de réaction oculaire" semi-quantitatif prenant en compte des manifestatj-ons cfiniques associées à un risque accru de cécité, telIes que le nombre d'opaci-tés cornéennes ponctuées, 1e nombre de microfilaires dans l-a cornêe et Ia chambre antérieure et f inflammation du limbe ou de 1'uvée. Chez tous les patients, indépendamment de 1a dose d'ivermectine administrée, I'indice est tombé à un niveau sensiblement plus faible que chez 1e groupe recevant un placebo, qu'j,I soit mesuré après trclis, six et douze mois; ce résultat est imputable dans une large mesure à une rêduction du nombre de microfilaires dans 1'oei1, 1'une des composantes de f indice, ce qui ne 1ui en1ève rien de son caractère encourageant. 7.6 La mise au point de f ivermectine est parvenue à un stade qui permet à 1'0CT de charger d'autres instances des essais dans la communauté quj, seront nécessaires: I'OCP dans I'aire du Programme et 1e Programme spécial de Recherche et de Formation concernant 1es Maladies tropicales (TDR) dans d'autres pays. 7.7 11 est important de rappeler que 1e nombre de patients traitês à I'ivermectine dans le cadre d'essais cliniques s'é1ève au total à seulement 1100, dont 101 enfants âgés de 5 à 12 ans couverts par une étude récente. La surveillance attentive des patients traités dans le cadre d'essais à grande êchel1e sera donc essentielle. 7.8 Etant donné qu'i1 faudrait administrer de f ivermectine au moins unefois par arr à toutes les personnes exposées au risque d'onchocercose si- ce médicament supprimait 1es microfilaires dans I'organisme, la mise au point d'un macrofilaricide sûr et efficace capable de tuer 1es vers adultes et donc d'éliminer 1a source de microfilaires reste 1'un des objectifs majeurs de 1'OCT. Le seul macrofilaricide actuellement soumis à des essais cliniques concernant I'onchocercose est un composé ayant pour code CGP 6140. Ce composê a dêjà fait 1'objet d'essais de phase I sur des volontaires au Centre de recherche sur Ia chimiothérapie de 1'onchocercose de Tamale (Ghana) et i1 est actuellement soumis à des essais de phase II dans Ie nême centre sur des patients infestês. Ce composé sublra d'autres essais à Bamako (Ma1i) où de plus faibles doses seront administrées trois fois par jour au lieu de la dose unique employée à Tamale. 7,9 Un deuxième composé, 1e CGP 20376, s'est avéré efficace contre Onchocerca in vitro et sur les bovins; i1 a subi des essais cliniques de phase I qui ont montrê qu'il êtait bien toléré à des doses de 2 mg/kg. 11 sera soumis à des essais de phase II contre Ia filariose lymphatique. S'11 s'avère actif vis-à-vis de cette maladie, i.I sera expérimenté contre I'onchocercose. 7.7O Dans le cadre de 1a recherche de nouveaux macrofilaricides, environ un tiers des fonds de 1'0CT ont êté utilisés pour financer des groupes de recherchepluridj.sciplinaires de f industrie pharmaceutique, et 1es deux firnes concernées envoient actuellement en Australie en plus grandes quantités les composés dont I'activitê antifilarienne est apparue prometteuse en laboratoire pour qu'ils soient soumis au crible bovi.n de 1'onchocercose. Tous se sont avérés jusqu'à présent trop toxiques ou trop peu actifs pour faire 1'objet d'essais cliniques chez 1'homme. JPclT Page 20 7.71 L'utilisation de 1'onchocercose bovine comme système d'essai. prêsentef inconvénient que Ie bovin êtant un ruminant, son mêtabolisme est très diffêrent de celui de I'homne, ainsi que ses taux drabsorption de substances toxiques et ses rêactions à celles-ci. 0n étudie }a possibilitê de faire valoir I'activité d'un nédicament contre une culture d'Onchocerca volvulus maintenue en laboratoire comme indice de son efficacitê pour obtenir I'autorisation de conduire des essais cliniques. 7.t2 Certains groupes de recherche financés par OCT dans des institutions sont parvenus à mettre au point des systèmes de culture pour expérinenter des médicaments contre Onchocerca d'0. lienalis provenant de Ia Des larves infectantes d'0. volvulus et simulie vectrice ont êtê cultivées jusqu'au quatrième stade larvaire et au stade préimaginal dans des systènes de culture; des vers adultes mâIes et femelles des espèces bovines d'9lgttsçe.çg et d'0. volvulus ont étê naintenus suffisatrment longtemps pour que I'on puisse expérimenter le mêdicanent. 7.73 Les groupes de recherche institutionnels financés par OCT ont également trouvê de nouvelles cibles pour 1'attaque chimiothérapeutique, telle que 1a chitine qui a étê dêcouverte dans les microfilaires d'0. volvulus et 0. gutturosa au cours de leur dêveloppement. 7.t4 Le total des dépenses d'OCT en 1986 a êté fixê à environ US $3 200 000 et la modification 1a plus importante serait un 1êger transfert des crêdits pour 1a recherche des travaux fondamentaux dans des institutions à la recherche clinique et industrielle. 7.15 Les crêdits non utilisês au cours d'années antêrieures serviront à financer les activités d'OCT jusqu'en 1988. Les opérations, les réalisations et 1es plans d'OCT ainsi que les fonds nêcessaires pour poursuivre la mise au point de mêdicanents seront évaIuês en 1987 par un groupe d'examen indêpendant nommê par 1'OMS. 7.L6 On notera que plus de 9Ll du budget d'OCT a servi à financer des travaux de recherche; 1es dêpenses administratives ont étê maintenues à un niveau très faible. 7.17 Le Gouvernenent du Ghana a étê remerciê de I'appui qu'i1 a fourni pendant de nombreuses années au Centre de recherche sur la chimiothêrapie de l'onchocercose (0CRC) de Tama1e parrainé par 1'0MS; le film qui a êté projeté têmoigne du travail accompli par ce centre pour expêrimenter de nombreux médicarnents potentiels. 7.18 Le Directeur du projet à 1'0CRC a déc1arê Sue 35 études portant sur 1500 patients hospitalisés et 10 médicanents candidats ont étê rêalisées au cours des dix annêes écoulêes. On s'est également efforcê d'amêliorer Ia manière dont on utilise des mêdicanents plus anciens tels que 1a DEC et la suramine. 7.L9 Tout mêdicament s'étant avérê trop toxique ou inefficace vis-à-vis desfilaires onchocerquiennes a êtê rejeté. Tout médica.ment prometteur, comme Ie mébendazole, a été soumis à des études de pharmacocinétique détail1ées. Malheureusenent, il n'a été possible de recommander aucun de ces médicarnents pour le traitement prati.que de 1'onchocercose, à 1'exception de f ivermectine. JPc /7 Page 2L 7.2O Ce composé a fait l'objet de trois études: une étude ouverte portant sur 1ÿ pat-ients, une étude en double aveugle établissant 1a comparaj.son avec 1a DEC et une étude élargie portant sur 1ÿB patients. Au total, 276 patients ontparticipé à ces êtudes. 7.27 L'effet du médicament sur Ia numération de microfilaires a êté confirmé. La comparaison avec 1a DEC reposait sur une note de réacti-on cJ-inique tenant compte de 1a flréquence du pou1s, de 1a pression sanguine, de 1a température et de la fréquence respiratoire, ainsi que du prurit, des éruptions, de Ia sensibilité des ganglions lymphatiques, des maux de tête et des douleurs articulaires et musculaires. D'après ces critères, f ivermectine srest avéré provoquer moins de réactions que la DEC, à 1'exception d'une hypotension orthostatique dans un petit pourcentage de cas. 7.22 Néanmoj-ns, llivermectine n'étant qu'un microfilaricide, il faudrait renouveler le traitement au moins une fois par an. 11 est donc essentiel de disposer d'un macrofilaricide pour 1a thérapie de masse et 1'on a procédé à des essais du CGP 6140 chez des volontaires non infestés et des malades faiblement infestés. Lors d'une deuxième phase, on a réa1isé un essai sur 21 sujets traités eL 7J témoins avec des doses intégrales al1ant jusqu'à 16 g par kiIo. 7.23 Toutefois, 1a poursuite des études sur l-e CGP 6140 a été freinée par 1e manque de patients remplissant les conditions voulues dans fa zone d'activité de I'hôpita1 de Tamale, en raison du succès même des opêrations de lutte antivectoriel-1e de 1'OCP. II a donc été décidé de transférer le Centre de recherche sur La chimiothérapie de I'onchocercose à t'hôpita1 d'Hohoe auquel peuvent accéder facilement Ies patients voulus. Le Gouvernement du Ghana, grâce aux bons offices du Ministre de 1a Santé, investit fortement dans 1'hôpital d'Hohoe pour répondre aux besoins de I'OCRC; 1es nouveaux locaux devraient êtreprêts à être occupés en avril 1ÿBJ. 7.24 L'OMS a expliqué que quand 1e lancement de I'OCT a êté approuvé par 1e CCP en t)82, Le projet devait durer cinq ans et disposer d'un montant de US $17 millions pour la totalité de Ia période. Les fonds disponibles ont étê suffisants pour que 1e projet se poursuive jusqu'en 19BB et le Plan d'Opérations indique donc qu'il a êté financê pour 1ÿ86, l9B7 et 1988. 7.25 Pour déterminer son êvolution future, un examen de I'OCT sera réalisé en 1987 par un groupe de cinq personnes nommées par 1'0MS, parmi lesquelles le Professeur A. Morrison qui présidait Ie groupe responsable de Ia création duprojet. 7.26 11 sera demandé au groupe d'ex,men d'évaluer Ies rêalisations de 1'0CTjusqu'à prêsent et de dêtermlner son efficacité dans 1a mise au point drun macrofilaricide; de déterminer si 1a mise au point d'un médicament quelconqueétait parvenue à un stade permettant d'espêrer que 1e Programme pourrait en disposer suffisamment tôt pour 1'utiliser; compte tenu de 1a possibilitê quef ivermectine soit prochainement disponible, de dêterminer si Ia mise au pointd'un macrofilaricide restait une priorité pour 1'OCT; d'indiquer 1es prioritês de 1a recherche (industrielle, clinique ou institutionnelle) pour 1a prochainepériode; de déterminer Ie niveau d'appui financier nécessaire à 1'OCT jusqu'à Iafln de 1a troisième période financière; et de soumettre un rapport pour examenpar 1e CCE en juin, puis par le CAP et enfin par 1e CCP à sa prochaine sessj-on. JPC/7 Page 22 7.27 Le Directeur du Programme a déclaré que Ie fabricant de I'ivermectinedésirait savoir combien de comprimés par an seraient nécessaires; il a donc instâmment priê 1es gouvernements des Pays participants de communiquer de toute urgence les données démographiques voulues au Progrâmme. 7.28 11 a déjà êtê décidê d'utiliser f ivermectine dans tes foyers isolés de transmission persistante se trouvant dans lraire initiale du Programme et de 1'employer comme complêment du traitement aux larvicides dans les zones où la résistance êtait apparue. 7.29 En rêponse aux demandes de calendriers plus spêcifiques concernantlrintroduction nassive de lrivermectine, 1e Directeur du Programme des Maladiesparasitaires (PDP), au siège de 1'0MS, a déc1aré qutaprès 1a procêdure d'homologation, procêdure prenant généralement de six mois à un an, iI faudrait encore attendre longtemps avant que I'ivermectine soit mise en circulation pour une utilisation de masse. Les fabricants ont 1'obligation statutaire de fournir aux organismes de réglementation des données postérieures à la mise sur le marchê d'un nêdicament. I1 faudra considêrablement élargir Ia base de donnêes. Des essais sur de larges échantillons de populations comprenant des individusprésentant toutes sortes drêtats pathologiques et vivant dans des zones climatiques différentes pourraient rêvêler alors des réactions indésirable quel'on ne soupçonnait pas. Comme le reprêsentant d'un Pays participant 1'a déjàfait remarquer, même quand toutes 1es conditions rêglementaires ont êté intégralement remplies, un risque de catastrophe persiste, comme cela a été te cas avec Ia thalidomide. 11 est donc nêcessaire de prendre les ptus grandes prêcautions et le Directeur de PDP imagine que lrutilisation de f ivermectine ne sera probablement pas gênéralisêe avant fin 1ÿ88 ou début 1989. 7.3O 11 a été répondu au reprêsentant d'un Pays participant qui s'acquêrait des conditions à remplir pour la fourniture de I'ivermectine et des projets d'essai sur Ie terain de ce produit, que 1'on préparait actuellement unprotocole pour lradministration de I'ivermectlne à 1000 personnes en 1ÿBl dans 1a région de Bui, au Ghana, où existe une transmission résiduelle. Ce protocole sera soumis au Ghana et au CCE pour approbation. Début 7987, l'oCP contactera tous 1es Pays participants pour discuter des systèmes de fourniture et de leur coùt. L'ivermectine sera utilisêe Ià où 1'on observe une norbidité rêsidue11e, une transmission résidue1le ou une recrudescence de 1a maladie, soit seule ou en complément du traitement aux larvicides, en fonction de 1a situationépidêmiologique. (Pour plus de renseigrrements sur 1?ivermectine dans Ie cadre du budget, voir 1es paragraphes 9.8 et 9.9.) 7.31 En rêponse à plusieurs questions, iI a été rêaffirmê que le fabricantfournirait lrivermectine gratuitement au Progrâmme et n'essaierait pas de récupérer ses frais de mise au point du mêdicament directement ou indirectement auprès de 1'0CP. Par ai11eurs, il a été souligné que 1'0CP nravait jamais promis à aucun pays que 1e médicament serait disponible prochainement. 7,32 Au cours de Ia discussion, 1e représentant d'un Donateur a demandé quela composition du groupe d'exqmen de ltOCT qui doit se réunj.r en 1987 soit aussi indépendante que possible. ôJPclT Page 2l DECLARATION DU COMMISSAIRE AUX CoMPTES: Point 12 de l'ordre du jour (document JPC7.11) 8.1 Présentant ce point en l'absence du Commissaire aux Comptes qui a approuvê 1es comptes de 1'an passé, 1e Directeur du Programme a rappelé Ia discussion qui avait eu lieu en 1985 pendant. Ia session du CCP sur les pertes subies par les stocks de carburant et de larvicides du Programme. Le compte rendu de 1'enquête administrative réalisée par 1'OMS pour êlucider 1a question' enquête pendant laquelle tous les points d'approvisionnement ont été visités' a confirmé que 1'on faisaj.t tout ce qui était possible dans 1es pays pour assurer 1a sécurité et minimiser 1es pertes. Le Directeur du Programme a évoqué le résumé du rapport de gestion (document JPC7.10) qui indique que 1e total des pertes "acceptables" en carburant et en larvicides semblerait être de 5 à 1/" de 1a consommation, compte tenu des comparaisons établies avec des opérations "analogues" extérieures à 1'OCP et des observations concernant les propres opérations du Programme. 8.2 Le Comitê siest déclaré satisfait de I'enquête et du travail réa1isé par 1e Commissaire aux Comptes. 9. PLAN D'ACTIoN ET BUDGET DU PRoGRAMME pouR 1987 ET SoN APPRoBATI0N: Point 13 de I'ordre du jour (documents JPC7.4 et JPC7.4 (A)) g.l Les chiffres provisoires concernant I'esti-mation des dépenses en 1986 sont fournis dans le rapport sur I'exécution du budget (document JPC7.4 (A))' qui fait état de l'affectation, avec 1'approbation du CAP, d'un montant supplémentaire de US $2,3 millions pour cette année afin de couvrir les dépenses prévues à la suite d'un dêficit dont 1es raisons ont étê exposées dans 1a discussion et les observations du CAP (voir Ia section 6). Les années passées, 1'0CP a étê en mesure d'êtablir son budget dans un contexte financier relativement stable, de Ie maintenir au nlveau approuvé, et même de mener à bien 1e plan d'action sans utiliser la totalité des crédits. Les prévisions pour 1ÿ86 soumises à la sixième session du CCP en décembre 1985 ont été établies en août et septembre de cette même année et exprimées aux coûts de juin 1ÿBl avec une "indemnité pour imprêvus" afin de faire face à I'infllation attendue. 11êtait impossible d'anticiper des fluctuations aussi considérables des taux de change (chute du do1Iar des Etats-Unis de 450 francs CFA à 370 francs CFA par exemple). La baisse du do11ar des Etats-Unis a gravement compromis d'êxécution du budget 1986. 11 a étê possible de recalculer les coùts pour 1e personnel des services gênéraux dans la zone du franc CFA pour 1987 d'après l'expérience de 1986, année où le déficit a été principalement imputable aux frais de personnel et d'lnsecticides. Les compléments de salaires pour Ies personnels nationaux, principalement dans 1a zone d'extension ouest, ont été estimés à 25% au plus du niveau des salaires des fonctionnaires gouvernementaux. 9.2 Le projet de budget pour 1987 s'éIève à US $29 934 000, soit une augmentation de US $6 722 OOO par rapport au niveau approuvé pour 1986 et de US $2,5 millions par rapport à 1a prévision pour Ie Plan d'Opêrations en 1987. g.3 Dans 1e Plan d'Opérations êtabli en 1985 pour la période 1986-1991 1es prévisions pour 1986 et 1987 s'élevaient à US $51 364 018, al-ors qu'un total de US s55 429 732 sera nécessaire en raison du déficit de 1986 et des besoins supplémentaj.res pour 1987. Le dépassement pour 1es années 1986 et 1987 s'é1ève donc à US $4,1 millions et iI est exclusivement attribuable aux fluctuations des taux de change et à leur effet notamment sur fes frais de personnel (US $1,7 milfions en 1986 et US $2 millions en 19B7). JPÇ/7 Page 24 9.4 Le Directeur du Programme a pris toutes les mesures possibles pour maÎtriser les dépenses et a fait des économies forcées pour faire face à unepartie des obligations supplêmentaires et garantir que des fonds soient disponibles pour des opérations essentielles en 1ÿ86; on peut prévoir Ia mêmegestion rigoureuse des ressources en 1987, dans I'attente du retour espéré de 1a stabilitê financière internationale. 9.5 Dans Ia discussion qui a suivi, 1es reprêsentants des Donateurs ontjugé 1e montant du dépassement du budget pour 1ÿ86 acceptable vu 1es circonstances et i1s ont approuvé le niveau révisê de uS $25 495 732. 11 a été suggêré qu'on pourrait minimiser 1e risque que font courir tes fluctuations des taux de change en utilisant les nonnaies nationales dans lesquelles sont annoncées 1es contributions pour 1es dêpenses fixées dans ces mêmes monnaies,plutôt que de les convertir en dollars. 9.6 Pour rêpondre aux questions concernant les contributions dans des monnaies autres que Ie do1Iar, 1e reprêsentant de la Banque mondiale a expliquéqu'environ 361 des contributions étaient annoncées dans des monnaies autres, dont le florin des Pays-Bas, le franc français, le franc belge et ra livre sterling, chaque versement annuel étant converti en dollars au moment où il est versé au Fonds; parfois, le taux de change de ces monnaies en dollars a été à 1'avantage du Fonds, mais 1es répercussions globales des fluctuations doiventêtre évaluêes sur plusieurs années. Gérer Ie risque que présentent 1es mcdifications des parités de change est une entreprise extrêmement complexe qui ne convient pas à un Fonds de cette nature. Les dépenses au titre du Programme sont à peu de choses près égatement divisées en dollars des Etats-Unis et en monnaies liêes au franc CFA. 9.7 I1 a été noté que 1e coût des opérations larvicides en 1ÿ86, bien queplus élevé qu'en 1ÿ8!, avait êtê noindre que prévu du fait, en partie, queI'extension ouest n'avait pas êté réalisée aussj. largement que prévu, ainsi quede 1a plus grande efficacité des opérations aériennes. 11 a été confirmé que des économies considêrables avaient été réalisées dans ce domaine malgrê un accroissement de Ia couverture aérienne estimé à 32/. Nêanmoins, si 1'on utilise des insecticides plus coûteux pour lutter contre la rêsistance tout enprocédant à 1'extension du Prograrnme, i1 sera nécessaire de prendre d'autres mesures pour freiner 1es dépenses. Tout en réalisant toutes les économies nécessaires, 1'OCP ne devraj.t pas rêduire 1es opérations de lutte contre 1'onchocercose au point de compromettre les rêsultats obtenus jusqu'à prêsent. 9.8 Le reprêsentant d'un pays Donateur a demandé quelle serait la portée des études de 1'0CP sur la faisabitité de I'emploi de f ivermectine. Existe-t-i1 une stratégie pour son évaluation et quelles en seront les incidencesfinancières probables? Quelles sont les prêvisions concernant Ie coût des activités pour rendre ce médicament opêrationnel si les essais sont concluants et si on peut recommander de 1'utiliser largement? une autre stratégie s'appuyant sur ce médicament pourrait s'avêrer meilleur marché et plus réalisable pour 1es pays que de prendre ta reIève des applications delarvicides. En ce cas, i1 faudrait redéfinir le rôre de l'ocp et des pays Donateurs et bénéficiaires; une projection des coûts sur deux ou trois ans serait uti1e. La question du paiement des approvisionnements en ivermectine seposerait aussi si les fabricants ne Ia fournissaient plus gratuitement. 11 nefaudrait janais laisser entendre que des crêdits al-Iouês à une activité du Progranme ont êté ou pourraient être détournés au profit d'une autre. Le Directeur du Programme a déc1aré que Ie fabricant de I'ivermectine s'était engagé à ne pas chercher à ce que des contributions du Programme financent les approvisionnements en ivermectine. Lors d'une réunion à New York en 1ÿ86, cefabricant a donnê 1'assurance qu'il n'exercerait pas de pression injustifiée à cet égard, après que I'on ait signaté l'existence de groupes de pression et de méthodes de vente agressives. JPC/7 Page 2J 9.9 Le représentant d'un Donateur a demandê pendant combien de temps 1efabricant de f ivermectine était prêt é continuer à fournir gratuitement 1e médicament, considération importante dans la programmation et 1a planification financière. Le Directeur du Programme a répondu que 1e Président de la société concernêe I'avait personnellement assuré que Ie médicament serait mis à Ia disposition du Programme aussi longtemps qu'i1 serait nécessaire, mais qu'i1 avait demandé quron 1ui fournisse une estimation des quantités exigêes. 9.10 En réponse à une question du représentant d'un autre Donateur concernant Ie transfert de 1a responsabilité des opérations aériennes au Bureau du Directeur, le Directeur a expliqué que 1e bureau de liaison aérienne avait été placê sous son autorité de sorte qu'il re1ève directement de lui pour Ia supervision de 1'exécution du contrat de US $J,§ mi1lions. 9.11 Le Directeur s'est félicité que I'on se soit déc1aré d'avis que 1es mesures d'économie ne devaient pas empêcher 1e Programme de maintenir et drêlarglr ses opérations de lutte. Une réunion de ses collaborateurs aura lieu après 1a session du CCP pour décider comment appliquer 1es recommandations de celui-ci et, en février, des consultations se dérouleront sur 1'efficacité de la gestion financière. Les opérations essentielles te11es que 1'épandage de larvicides ne seront pas réduites; 1es transport, la dotation en personnel etles réunions sont des domaines où on réalisera peut-être certaines économies, tandis que drautres activités devront peut-être être radicalement êliminées. 9.12 Tenant compte de 1a poursuite des fluctuations du taux de change du dol1ar, des coûts imprévus imputables au phénomène de résistance et à d'autres a1êas opérationnels, ainsi que de la nécessité d'assurer une réserve adêquate de larvicides pour 1es activités de I'année suivante, 1e CCP a de nouveau acceptê que Ie CAP soit autorisê à approuver I'utilisation de fonds pour imprêvus pourfaire face aux dépenses supplémentaires qui en rêsultent. Si ces fonds étaient approuvês, Ie CAP en informerait Ies membres du CCP par circulaire. 9.L3 Pour ce qui est de Ia dotation en personnel, 1e Directeur a déclaréqu'a1ors qu'un ophtalmologiste, par exemple, semblait un complément insuffisantpour Ie Programme, le Plan d'Opérations prévoyait que 1'on fasse dravantage appel à des personnels nationaux et à des consultants. 11 n'y a, notamment, aucune augmentation dans 1e budget pour 1'Unité d'Evaluation épidémiologique etles effectifs dans tous 1es domaines, à 1'exception de 1a lutte antivectorielle, ne peuvent que diminuer. En rêponse à Ia demande d'un Donateur, le Directeur s'est engagé à indiquer dorénavant dans Ie document exposant Ie budget sj- un poste prévu au budget avait êté pourvu ou non. 9.14 Le projet de Plan d'Action et Budget pour 1987 a étê approuvé FINANCEMENT DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE : Point 14 de 1'ordre du jour 10.1 Le représentant de 1a Banque mondiale a rappelé que Ie Plan d'Opêrations pour la troisième phase financière de I'OCp (1986-1991) correspondait à des dêpenses estimatj,ves de US $133 millions, et se concentrait sur 1a stratégie de lutte et I'élimination des sites de réinvasion les premières années avec une pointe en 1987 et 1988, 1es dêpenses s'êrevant à environ US $30 mil1ions. 11 a également rappelé I'intention de ramener à un plus faible niveau le fonds de réserve, de maintenir les contributions au moins au niveau de 1a deuxième phase, de s'adjoindre un ou deux nouveaux Donateurs et d'encourager 1e "glissement" des contributions au profit des années de début (voir document JPÇ/6, paragraphes 73.2 et 13.3), pour faire face aux dépenses maxi-mum despremières annêes tout en évitant drimportantes variations dans les versements annuels des donateurs. 10 JPc/7 Page 26 LO.2 La diminution du fonds de réserve servira en partie à faire face aux dépenses excêdant Ie budget approuvé pour 1986, ce qui ramènera le fonds à moins de US $20 millions tout en conservant pour 1es imprêvus I'êquivalent d'au moins six mois de dépenses opérationnelles du Programme, c'est-à-di,re au moins US $15 mitlions tout au long de l'annêe 1987 et pendant 1a saison des pluies de 1988, afin de faire face à des urgences inprévues telles que 1a rêsistance aux larvicides ou une baisse inattendue des contributions. La composition révisée des dépenses dues aux augmentations du budget pour 1986 et L987 pourrait emener 1e fonds de rêserve à un plancher de US $6 millions en 1ÿBÿ et 1990, montant infêrieur au minimum de US $10 millions considerê nêcessaire pour qu'un tel fonds reste prudent. Ces auguentations budgétaires exigeront aussi une rêduction des dêpenses pendant Ia deuxième moitié de 1a troisième phase pour ne pas excéder 1e plafond de US $133 millions fixé par le CCP. 10.3 L'Accord relatif au Fonds de 1'onchocercose pour la troisième phase, signê à Washington, D.C. en fêvrier 1986, a confirmé 1es annonces de contributions des Donateurs et êtabli une solide base de financement; sur 1es 18 Donateurs signataires, un tiers a auguenté sa contribution par rapport au niveau de la deuxième phase, cinq ont acceptê d'opêrer un "glissement" auprofit des premières annêes et tous, à I'exception de trois, se sont engagés à maintenir leur contribution au moins au niveau de la deuxième phase, ce qui garantit un total d'au moins US $96 millions pour 1a troisième phase, auquel iI faut ajouter les annonces de contribution de nouveaux Donateurs et les nouvelles notifications d'augtrentation de contribution. 10.4 Le reprêsentant de Ia Banque mondiale a déc1arê que les nouvelles annonces de contribution et les augmentations de contribution pour 1a troisième phase depuis Ia signature de I'Accord relatif au Fonds avaient porté le niveau des engagements certains à 1'êquivalent de US $105 mi11ions, montant auquel iI faut ajouter environ US $15 millions qui seront tirés sur le fonds de rêserve pendant 1a période de six ans couvrant la troisième phase, ce qui laisse un dêficit d'environ US $13 millions. Ce montant devra être fourni par 1es contributeurs existants car Ia liste de nouveaux donateurs potentiels est épuisée et tous les donateurs importants contribuent dêsornais au Fonds de I'onchocercose. Par conséquent, les Donateurs existants qui n'ont pas annoncé leur contribution pour 1es dernières annêes sont instamment priés au minimum de maintenir leur appui au même niveau que récemment pendant le reste de la phase pour combler Ie dêficit actuel. 10.5 11 a êgalement constatê, comme I'a fait remarquer 1e reprêsentant de Ia République fédérale d'Allemagne, que Ie Plan d'Opérations ne comportait pas de disposition pour la recherche sur Ia chimiothérapie au-deIà de 1988 et que toute décision prise par le CCP à sa prochaine session en lÿBJ aurait des incidences sur Ie financement du reste de Ia troisième phase; si, par exenple, la recherche sur la chimiothêrapie devait être maitenue à son niveau actuel, il faudrait trouver plus de US $10 millions alors que le Fonds de réserve serait à son niveau le plus bas. 10.6 Le représentant de 1a Banque mondiale a proposê qu'un séminaire des Donateurs se tienne fin 1987, avant la prochaine session du CCP, pour reconsidérer Ia situation financière. It a recommandê que 1'0CP procède à une révision des dépenses estimatives pour 1988-1989 à I'intention de ce séminaire, en tenant compte de la nêcessité de réaliser des économies pour contrebalancer Ies auguentations budgétaires approuvées pour f9B6 et 1987. Ce séminaire examinerait aussi dans quelle nesure sera poursuivi Ie financement de la recherche sur 1a chimiothêrapie et déterninerait le niveau critique des réserves pour imprévus pour le reste de la troisième phase du Programme. JPc/7 Page 2'l 7O.7 La Banque mondiale a ouvert Ia série des annonces des Donateurs en déclarant qu'e1le ferait en 1987 une deuxième contribution "gonflêe" au profit des premières années s'élevant à US $2,5 millions sur le montant g1obaI de US $13 millions qu'elle a annoncé, soit environ 10% des besoins du Programme pour 1a troisième phase. 10.8 Le représentant des Etats-Unis d'Amérj-que a indiquê que 1a contribution de son pays d'ê1èverait à US $2,! millions en 1987, sur 1es US $15 millions annoncés pour Ia troisième phase. 10.9 Le représentant de I'Arabie saoudite a confirmé que sa contribution pour 1987 s'éIèverait à US $2 millions sur un total de US $10 millions restant à verser sur sa contribution annoncée pour 1a troisième phase. 10.10 Le représentant de PNUD a annoncê une contribution de US $7,5 millions pour 1es cinq prochaines annêes de 1a troisième phase, par versements annuels de US $1,! miIlions, sous rêserve de I'approbation de son Conseil dr administration. 10.11 Le représentant de la Norvège a confirmé que sa contribution "gonf1ée" au profit des premières années serait de 5 millions de couronnes en 1987 sur 1es 18 millions de couronnes annoncés pour 1a troisième phase. 70.72 Le reprêsentant du Koweit a confirmé que son pays contribuerait US $1,! millions pendant Ies trois premières années de 1a troisième phase. Compte tenu de lrimportance de 1a question, i1 a demandê que Ia Banque fournisse un document reprenant par écrit sa déclaration sur Ia situation du financement pour 1986 et 1es années suivantes. 10.13 Le reprêsentant des Pays-Bas a confirmê qu'i1 verserait en 1987 I millions de florins sur sa contribution totale de 30 millions de florins pour 1a troisième phase (environ US $2,2 millions au taux de change courant). 10.14 Le représentant de 1'Italie a annoncé que 1e Gouvernement italien avait décidé de porter sa contribution pour 1987 de US $500 000 à US $800 000. 10.15 Le représentant du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord a dêcIarê que Ia contribution serait maintenue à 650 000 livres sterling pour 1ÿBl, sous réserve de I'approbation du Parlement, et que son pays prévoyait de poursuj-vre son appui à 1'0CP. 10.16 Le reprêsentant de 1a France a confirmê I'annonce de 45 millions de francs français pour Ia troisième phase, sur lesquels I millions de francsfrançais seront versés en 1987, sous réserve de 1'approbation du Parlement. 10.U Le représentant de Ia Rêpublique fédérale d'Allemagne a confirmé la contribution annoncée de 12 millions de deutsche marks pour Ia troisième phase(montant bien supêrieur à 1'équivatent de US $4 millions calcu1é en 1985 au taux de change courant); ce total ne peut pas aisément être divisé en versements, car 1e calendrier de ceux-ci dépendra du niveau des réserves du Fonds. 10.18 Le représentant de Ia Commission des Communautés Européennes (CCE) a confirmê qu'i1 s'associait à Ia communautê des Donateurs à 1'0CP pour la troisième phase et annoncé que sa contribution s'é1èverait à 6 millions d'écus provenant du Fonds européen de Développement. JPC/7 Page 28 10.19 Le représentant de Ia Finlande a confirmé que sa contribution pour 1987 serait de 1 250 000 narks finlandais et que des montants équivalents seraient versés pendant les annêes suivantes de la troisiène phase, sous rêserve de I'approbation du Parlement. 10.20 Le représentant du Canada a annoncé une contribution "gonflêe" auprofit des premières annêes de 1,J million de dollars canadiens en 1987 ainsi qu'une augmentation, sous réserve de 1'approbation du Parlement, d'environ 5,81 du total de la contribution pour Ia troisième phase par rapport à la deuxième. LO.ZL Le reprêsentant de la Suisse a confirmê l'annonce de son Gouvernement en vertu de l'Accord relatif au Fonds (18 millions de francs suisses pour Ia troisième phase, dont 1'êquivalent de US $2 nillions sera versê en 1987). 10.22 Le reprêsentant de 1a Belgique a confirmé I'annonce de 150 millions de francs betges pour 1a troisième phase, dont la part pour 1ÿB/, sous rêserve de 1'approbation du Parlement, sera "gonflêe" au profit des premières annêes(21 millions de francs belges). LO.23 Le reprêsentant de la Banque africaine de Dêveloppement a annoncé une contribution de 1,86 millions d'unités de conpte (environ US $1,6 millions) pour la troisième phase, dont environ US $285 000 seront versés tous les ans. LO.24 Le représentant d'un pays Donateur a fait observer que si I'action de 1'OCT devait se poursuivre en dehors de I'aire du Programme, d'autres mêthodes de financement de la recherche sur la chimiothérapie devraient être étudiêes, en relation, par exemple, avec le TDR, qui possède des modalitês de financement séparêes. Le Directuer de I'OCP a confirmé que certaines recherches avaient résulté d'arrangements de sous-traitance avec le TDR et que Ia mise à 1'épreuve d'un macrofilaricide faisait encore 1'objet d'une collaboration très êtroite avec ce progranme, mais qu'une fois qu'un produit êtait parvenu au stade du développement, on pouvait considérer que Ia responsabilitê en revenait à 1'OCP. 10.25 Le reprêsentant d'un Donateur a demandê s'il ne serait pas sage de remettre à plus tard Ie séminaire des Donateurs car il doutait que L'on puisse réunir suffisanment de donnêes d'ici la fin de l'année 1987 pour persuader 1es Donateurs d'augmenter leur contribution. Le reprêsentant de Ia Banque mondiale a répondu que Ia nêcessité de prendre une dêcision sur le financement de la recherche sur 1a chimiothêrapie après 1988, d'une part, et Ie battement nécessaire pour mener à bien les prbcédures administratives et juridiques permettant de dêgager des crédits (souvent deux ou trois ans), d'autre part, rendaient un tel report peu souhaitable. 10.26 Pour répondre à une question du reprêsentant d'un autre Donateur concernant les contributions de 1'0MS et de Ia FAO, il a été expliqué que 1es contributions de Ia FAO au Programme possédaient un caractère technique Iiê principalement au dêveloppement socio-économique, à son rôle à cet égard auprès du CCE et à des services de consultants. Quant à 1'0MS, elle est à 1a fois une Agence parrainante et 1'Agent d'exécution; Ie Bureau rêgional pour 1'Afrique poursuit sa coopération directe et examine actuellement Ia question d'une contribution semblable à ceI1e de 1986 en raison des difficultés financières actuelles. LO.27 Les représentants des Pays participants ont exprimé leur gratitude à Ia communautê des Donateurs et souhaité 1a bienvenue aux nouveaux Donateurs au Programme. JPCIT Page 2ÿ 11. RAPPORT SUR LES COMITES NAT]ONAUX DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE 1986 Point 9 de l'ordre du jour (document JPC|,9) 11.1 La dixième rêunion des Comités nationaux de Lutte contre 1'Onchocercose, qui s'est tenue à cotonou du 3 au ! juin 1ÿ86, a mis l'accent sur Ia dêvolution, 1a formation et 1e développement socio-économique. Les Paysparticipants ont exprimé leur volonté politique d'exécuter les programmes de dévolution et pour ce faire ont décidé de renforcer Ies services de santé, notamment au niveau périphérique, dans le contexte de 1a stratégie de 1'0MS pour 1e développenent des soins de santê primaires. Comme I 'a dêclaré l_e représentant du Directeur régional pour 1'Afrique à 1'actue11e session du CCP, 1'OMS s'est engagée à fournir une assistance opérationnelle aux pays dans le cadre de la stratégie de 1a santé pour tous adoptêe à Ia trente-cinquième session du Comité rêgional de 1'0MS à Lusaka. Le PNUD a également exprimé son appui aux plans de dêvolution. 17.2 Pour assurer la continuité de 1a surveillance épidémiologique, entomologique et hydrobiologique, 1es pays ont confirmé leur solidarité et leurintention de poursuivre Ia politlque de formation é1aborêe par I'ocp. Les représentants des Comités nationaux de Lutte contre I'Onchocercose ont pris connaissance drun rapport sur le centre universitaire de Formation en Entomologie mêdicale et vétérinaire de Bouaké, où des entomologistes des paysparticipants seront formés. 11.3 La rêunion a également été saisie d'un rapport d'activité sur re développement socio-êconomique, qui a été préparê pour présentation à Ia session actuelle du CCP. Les Agences parrainantes ont décrit leur appui aux efforts dedéveloppement des pays dans les secteurs où 1'onchocercose est maîtrisêe et 1e rô1e de 1'OCP dans la collecte d'informations et 1a conduite d'études d'impact aété souligné. 11.4 0n a noté avec une vive satisfaction Ie succès de la Banque mondialedans la recherche de nouvelles sources de financement ainsi que Ia contributionde Ia CCE provenant du Fonds europêen de Développement. 72 DEVOLUTTON: Point 10 de 1'ordre du jour (documents Jpc7.6, Jpc7.6(A), JPC7.6(B) er JPC7.6(c) ) 72-7 Dans ses observations liminaires, 1e Directeur du Programme a décIaréque les rapports dont les membres du CCP étaient saisis avaj.ent êté préparés àIa demande du CCP lors de sa précédente session. L'OCP a tenu des consultations avec 1es trois pays srapprêtant à 1a dévolution. Avec lrintense collaborationdes comités de dévolution qu'i1s ont créés, un schéma de base commun pour lesplans de dévotution a été étab1i, que suivront tous 1es pays et qui permet detenir compte de leurs différentes situations financières, sociares et culture11es. Le recours à un schéma commun facilite grandement Ia surveillance et 1'évaluation de la dévolution car i1 garantit que 1'on dlspose de donnêes comparables. En annexe au rapport de situation sur 1a dêvolution, se trouve un calendrier provisoire pour tous 1es pays concernés. Le Directeur du Programme aété vivement impressionné par 1es efforts du Burkina Faso, du Mali et du Niger,1a profondeur de leur engagement et les schémas qu'i-1s ont prêparés pour les allocations budgêtaires correspondant aux divers aspects spécifiques de Iadévolution. JPc/7 Page J0 72.2 Au cours des discussions qui ont suivi la prêsentation de leurs rapports respectifs par les représentants des trois Pays participants concernés,les orateurs se sont déclarés unanimement satisfaits des rapports dans leur ensemble, encore que les représentants de certains Donateurs aient estimé qu'i1 serait nêcessaire d'ênoncer plus clairement 1es dêpenses restant à financer pour trouver un financement approprié. L2.3 Dans 1e même registre, Ie souhait des Comitês nationaux de Lutte contre 1'Onchocercose que les participants maintiennent pendant Ia période de dêvolution 1a solidaritê qui existe aujourdrhui entre eux et s'adressent conjointement aux Donateurs pour obtenir une aide au financement de Ia dêvolution et du développement socio-écononique a êtê approuvé par 1es représentants des Agences parrainantes et certains Donateurs. L2.4 Plusieurs orateurs ont souligné la nêcessitê de spêcifier les conditions minimums à remplir pour que Ia dévolution assure Ie maintien des résultats obtenus par I'OCP. Les pays devraient être en mesure de réaliser Ia surveillance des simulies dans le cadre des systèmes existants de collecte etd'identification d'insectes ayant une importance en santê publique ainsi que de mener à bien 1a surveillance épidémiologique par biopsie cutanée et, uItérieurement, par 1'épreuve immunodiagnostique que met actuellement au point 1'0CP. Si Ies espoirs vis-à-vis de f ivermectine s'avêraient fondés, les pays devraient avoir les moyens de distribuer ce mêdicament 1à où les épidémiologistes recommandent son utilisation. La mesure dans laquelle ces conditions pourront être remplies déterminera largement Ia date de 1a dévotution dans les différents pays. L2.5 De nombreux orateurs ont soulignê Ia nécessité de renforcer 1es services de santé de base. A cet égard, on a prêcisê que le Bureau rêgional OMS de l'Afrique et non pas 1'0CP serait l'organe responsable et que tous les fonds nécessaires devraient être trouvés dans 1e cadre d'arrangements bilatêraux et multilatéraux extérieurs au Progrgmme. Le représentant d'un Donateur a mis en garde contre 1e risque de confier aux services de santê de base trop de tâches supplémentaires qui pourraient peser lourdement sur leurs ressources dêjà maigres en personnel qualifiê. t2.6 En réponse aux demandes drinformations concernant Ia formation en vue de Ia dévolution, le Directeur du Programme a dêc1arê que Ia formation aux techniques de 1'0CP se poursuivrait. Dans bien des cas, il pourrait êtrepossible de refaire ce qui a été fait en Côte-d'Ivoire, c'est-à-dire de forner un groupe de pointe qui se chargerait ensuite de former les autres. L2.7 Le Directeur du Progremme a êgalement rapporté que le manuet de procédures pour 1a surveillance êpidémiologique serait mis à 1'êpreuve sur Ie terrain en 1987 et que Ies travaux se poursuivaient pour Ia modification du piège Be1lec largement utilisé pour 1a surveillance des simulies. L2.8 Le reprêsentant d'un Donateur a fait remarquer que moins I'onchocercoseposerait de problèmes de santé publique, plus i1 serait nécessaire de recycler régulièrement les personnels de santé pour qu'i1s soient prêts à toute éventualité de recrudescence, et qu'il faudrait aussi faire appel aux mêdias pour que 1e public reste conscient du danger et notifie rapidement tout symptôme suspect. JPC/7 Page l1 I2.9 Le Directeur de PDP a lancé une mise en garde contre un excès d'optimisme concernant Ia mise en circulation de f ivermectine dans un proche avenir. L'obtention d'une licence pourrait être longue et difficile; des essais à grande écheIle dans les communautés seront nécessaires avant que lron puisse avoir 1a garantie de lrinnocuitê et de 1'efficacitê du médicament, et même après cela des difficultês imprévues pourraient surgir (voir 1e paragraphe 7.29) . 72.70 0n met actuellement au point un système de surveillance des réactions indésirables aux médicaments. Une stratégie d'essais multicentriques sur diverses formes d'onchocercose, conformément à un protocole technique commun, fera progresser 1'utilisation clinique du médicament. fI conviendra d'adapter Ie système de distribution à recommander après tous ces travaux préparatoires aux conditions spêcifiques de chaque pays où la dévolution a Iieu, et plus particulièrement à 1a politique pharmaceutique de chacun. 12.tL Le Directeur du Progra:nme a dêc1aré que 1e financement de 1a dévolution était une question qui concernait 1es pays intéressés et Ies pays Donateurs. Jusqu'à ce que f ivermectine ou un microfilaricide effi.cace soit disponible, les fonctions reprises par les pays dans le cadre de 1a dévolution seront essentiellement 1a surveillance entomologique et êpidémiologique. Dans les régions de ces pays où 1a rêinfestatj-on par les simulies se produit à grande éche11e, 1'OCP mènera des opêrations larvicides; on pourra traiter manuellement 1es secteurs où 1a réinfestation se produit à plus petite êcheIle, sans intervention de 1'OCP. L2.12 Pour ce qui est de 1a nécessité de maintenir Ia coopération et 1a solidarité qui existent entre les Pays participants, ceux-ci ont décidé à Cotonou de ne pas dissoudre 1es Comités nationaux de Lutte contre 1'Onchocercose quand 1e Programme sera achevé, mais de continuer à se réunir et à échanger des infornations. L3 DEVEL0PPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE : Point 11 de 1'ordre du jour (document JPc7.3) 13.1 En prêsentant 1e rapport, lrUnité de Développement socio-économique a déc1arê que le rapport préliminaire sur lrimpact socio-êconomique du Progranme soumis 1'an passê a été mis à jour afin de tenir compte de f information obtenue grâce à une enquête cartographique et aérophotographique du Bénin, de 1a Côted'Ivoire et du Togo et de répondre à certaines critiques et demandes formuléespar des membres du CCP. 73.2 11 a été nécessaire de définir plus clairement 1a zone étudiée et de réorganiser et analyser plus attentivement les données obtenues, en indiquant 1es méthodes utilisêes pour leur collecte et leur traitement et en se concentrant sur 1es liens 1es plus manifestes entre 1es modifications des indicateurs de progrès socio-économiques et 1e succès de la lutte contre I'onchocercose. 13.3 Non seulement 1'0CP a accompli ce qui lui avait êté demandé, mais iI a aussi obtenu drautres informations des pays concernés et étudiê beaucoup plus soigneusement Les migrations entre zones rurales qui ont caractérisê f impact de 1a lutte. JPC/7 Page l2 13.4 En outre, des renseignements ont êtê fournis sur Ie niveau d'occupation des terres après que Ia maladie ait étê maîtrisée, Ies cultures marchandes et vivrières et Ie dêveloppement de 1'élevage dans Ies zones protêgêes, la mesure dans laquelIe Ia population participe aux activitês de développenent et les obstacles qui freinent drautres initiatives, parmi lesquelles d'autres maladies transmises par des vecteurs, des maladies à transmission hydrique et des problèmes provoqués par 1e dêboisement et L'érosion sont peut-être les plus importants. 13.5 Les êtudes sur la participation des femmes au développement socio- écononique des zones protégées de 1'onchocercose sont dêjà achevêes ou en cours dans plusieurs pays et une enquête globale sera soumise à Ia prochaine session du CCP. 13.6 Un reprêsentant d'une Agence parrainante, s'exprinant au nom du CAP dans son ensemble, a déc1arê que Ia proposition du CAP ênoncêe dans son rapportêtait une tentative pour mettre au point un moyen rentable de formuler un programme pratique de dêveloppement socio-économique. En 1987, il y aura des consultations avec 1es Pays participants et les Donateurs concernantI'applicabilité du progranme de travait proposé à chaque pays bênêficiaire. En outre, pratiquement toutes les dispositions ont été prises pour un projet de phase prêparatoire qui sera lancê en 1ÿ81 moyennant une subvention de la Banque mondiale au Gouvernement du Ghana, gui sera administré par 1'0CP. Ce projet est destinê à déterminer quelles mesures doivent être prises dans les zones protégées qui sont sous-peuplées dans chaque Pays participant où une êmigration spontanêe a dêjà eu lieu ou semble imminente, notamment en vue de renforcerlrinfrastructure de base et 1es services d'appui. L3.7 Avec I'appui des Agences parrainantes, les Pays participants tous encouragés à réaliser une évaluation des possibilitês nationales développement, en employant une approche méthodologique commune et en sur 1es informations socio-économiques exj.stantes réunies au cours du phase préparatoire. Ces évaluations porteront principalement sur lesqui pourraient être rapidement appliquêes, avant que 1a migration aitlieu si possible. seront de s t appuyantprojet de mesures rêe1lenent 13.8 Un exemen du repeuplement sera lancé au milieu de I'annêe 1987 dans Ie but de déterminer, à partir de 1'expêrience acquise, 1es mesures qui seraient vraisemblabrement 1es plus efficaces pour appuyer 1es activités Iiêes au peuplenent afin de promouvoir un dêveloppement socio-économique viable dans les zones protégées de I'onchocercose. Le PNUD a donnê son accord de principe pour financer cet exâmen dans Ie cadre de son programme régionaI. 13.9 Les représentants de plusieurs pays Donateurs et participants ont approuvé 1'approche proposée par 1e CAP et souligné Ia nêcessité de progrâmmes de développement et de projets d'infrastructure qui auraient un impact rapide, car iI est plus difficile d'intervenir quand une forte immigration a déjà eu lieu. 13.10 0n a êgalement insisté sur Ia nécessité de faire en sorte que Ie développement et 1e repeuplement n'aient pas d'effets indésirables sur 1'environnement au voisinage des cours d'eau, effets qui pourraient notamnent prendre 1a forme du déboisement et de l'érosion. JPC/7 Pase 33 13.11 Les représentants de deux Pays participants, faisant rapport sur desproiets de développement en cours d'exécution dans des zones protégées de1'onchocercose, ont souligné à quel point il importait de renforcerf infrastructure de santé, particulièrement aux niveaux périphérique etintérmediaire, pour assurer le succès des efforts de développe*..ri économique.Le représentant d'un pays Donateur a indiqué à ce propos qu'un projet lancê auBurkina Faso avec 1'aide de son Gouvernement avait démontré qu'i,1 était possiblede mettre sur pied en relativement peu de temps des services de santé et des services communautaires adéquats. 73.72 Les représentants de plusieurs pays Donateurs ont mentionné qu'i1 étaitd'une importance primordiale de faire accéder 1es pays participants àd'autonomie alimentaire et i1s ont suggéré que 1'on accorde plus d'importance aux cultures vivrières qu'aux cultures de rapport dans 1es zones repeuplées. 73.13 En rêponse aux craintes de plusieurs orateurs que le développement socio-économique se révèle être un trop lourd fardeau pour 1es ressources de1'0CP, on a fait observer que 1'une des principales missions d'ECO étaitd'assurer 1a liaison entre Ie Comité des Agences parrainantes et 1es Comitésnationaux de Lutte contre 1'Onchocercose; rrorientation en matière dedéveloppement sera 1'une des fonctions du CAP. En effet, cette responsabilité n'incombe pas à I'ocP et re Programme ne sera pas engagé financièrement dans cesactivités. 13'14 Le représentant d'un Pays participant et plusieurs pays Donateurs ontindiqué 1'exist,ence d'une nultitude d'organes de càordination àn Afrique delr0uest auxquels on pourrait utilement demander de contribuer à coordonner fedéveloppement socio-économique. 73'75 Un représentant du CAP a déc1aré que 1'une des priorités de son comitéétait de déterminer comment utiliser au mieux ces organes existants et commentassurer que 1'on contacte dans chaque pays 1es dépariements intêressés par 1esprojets de dêveloppement. 13'16 En réponse aux représentants de Donateurs qui avaient souligrrêf i.mportance du crédit agricole, un représentant du cAp a indiqué quà1'Association régi-onaIe africaine de crédit agricole accomplissait déjà unetâche importante non seulement en accordant dès prêts mais aussi en formant dupersonnel pour Ies banques de crédit agricole. 73'17 Plusieurs Agences parrainantes ont demandé aux pays participants derecourir davantage à leurs représentants et à leurs bureaux pour Iaplanification et 1a formulation de projets de développement. 13'18 En réponse à des questions d'origines diverse, iI a été convenu que 1ecAP soumettraj-t rêguIièrement au cCP des rapports sur 1e développement socio-économlque. 14. DATE ET LIEU DE LA HUITIEME SESSION : POiNt 16 dE l,Ordrc dU JOUr 14.1 Le représentant de 1'rtalie a fait part de l,invitation de sonGouvernement à ce que 1a prochaine session du ccp se tienne à Rome, où sedéroulera également une conférence sur Ies soins de santé en Afrique 1es 4 et5 décembre 1987. 74 '2 Le CCP a accepté cette invitation avec gratitude et fixé les dates deIa prochaine session du 30 novembre au I décemUrà l9BZ. JPc/7 Page 34 75. QUESTIONS DIVERSES : Point 1J de l'ordre du jour Les femmes, la santé et le développement L5.L Le Directeur de 1'0CP a demandê aux Pays participants de rêaliser des êtudes sur les femmes, la santé et Ie dêveloppement, et de préparer des rapports sur ces études, suivant l'exemple des trois pays qui l'avaient déjà fait, de sorte que quand un consultant et son homologue seraient nommés, i1s puissent commencer immédiatement à travailler sur le terrain. Mise à profit de I'expérience de 1'0CP par d'autres programmes de lutte contre ltonchocercose L5.2 En réponse à une question du reprêsentant d'un Donateur, le Directeur a décrit les liens et les êchanges d'expériences avec le personnel d'autres programmes de lutte contre 1'onchocercose; les rapports de 1'0CP leur ont êté communiqués et on a encouragé 1es visites au Programme; il existe aussi une collaboration avec 1e siège et les bureaux régionaux de 1'0MS. Le Comité d'Experts de 1'Onchocercose a récemment réuni des administrateurs de programmes d'autres parties du monde; son rapport sera prêsenté au Conseil exêcutif de 1'0MS en janvier 1988 et publié dans le courant de cette même année. Communiquê tinal 15.3 (1) Au terme de ses débats, 1e CCP a approuvé le communiqué final suivant: La septième session du Conitê conjoint du Programme (CCP) de Lutte contre l-'Onchocercose en Afrique de l'Ouest s'est tenue au Centre de Conférence Kwanê Nkrumah, à Accra du 9 au 12 dêcembre 1986. La BanqueAfricaine de Développement, La Belgique, 1e Bênin, 1e Burkina Faso, le Canada, la Côte d'Ivoire, 1a Commission des Communautés euorpéennes, la Finlande, la France, 1a République fédérale d'A1lemagne, 1e Ghana, Ia Guinée, la Guinée-Bissau, 1'Ita1ie, 1e Kowelt, le Mali, 1es Pays-Bas, le Niger, 1a Norvège, l'Arabie saoudite, Ie Sênéga1, la Suisse, le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, les Etats-Unis d'Amérique étaient représentés en qualitê de membres, ai.nsi que les Agences parrainantes, Ie PNUD, Ia FAO, la Banque mondiale et 1'0MS Agence chargêe de 1'exécution. Des membres du Comité consultatif d'Experts et du Groupe êcologique y ont également assisté, de même que des représentants de I'Institut français de Recherche scientifique pour 1e Développement en Coopêration (ORSTOM). La réunion a êtê ouverte par Son Excellence Alhaji Mahama Iddrisu, membre du Conseil National Provisoire de Défense (PNDC). Le Prêsident de la sixième session, 1e Dr Joe Stockard des Etats-Unis d'Amérique, a présidê 1a réunion avant 1'élection du Reprêsentant du Ghana, Air Commodore Kofi Klutse, Secrétaire d'Etat à la Santé. Le Docteur Natalia Quintavatle du Ministère des Affaires étr:angères d'Ita1ie, Département de 1a Coopêration et du Développement, a êtê élue Vice- Prêsidente. Un nouveau film produit par le Ghana intitulê "Sight for life" a étéprojeté aux participants. Ce film montre la manière dont le Ghana a tiré profit du Progranme de Lutte contre 1'Onchocercose et f importance du dêveloppement socio-économique dans quelques unes des zones libérées. (2) (3) (4) (5) (6) \t) (B) (9) JPC/7 Page 35 En présentant 1e rapport d'activité de 1'OMS pour 1ÿ86 Ie Directeur du Programme a fait 1e point des rêsultats satisfaisants obtenus malgré 1'apparition de la résistance dans de nouveaux foyers et malgré despluies abondantes dans Ia région. Ces facteurs s'ajoutant à Iafluctuation du dollar au cours de 1'année ont eu un effet négatif sur 1e budget; Ie CCP s'est féIicitê du succès qu'on a cont.inué d,obtenir. 11 a reconnu que Ia tâche dévo1ue au Programme était immense au moment où i1 procède aux extensions et a mis en garde contre toute actj.vitéqui n'est pas prévue dans 1e Plan d'Opérations. Le CCP a accepté qu'on continue les études relatives à 1'onchocercose foresti-ère et que des rapports soient soumis au Comité consul-tatif d'Experts dès qu'i1s seront disponibles afin qu'iI rende compte au CCP. Le CCP a exprimé sa satisfaction pour 1es progrès accomplis en vue d'homologuer f ivermectine et a demandé qu'on continue 1es tests afinque 1e médicament soit disponible dès que possible. Le comité a noté avec une très grande satisfaction le travail qui est accompli au centre de Recherche de chimiothérapie de 1'Onchocercose à Tamalê et 1'aide apportée par 1e Gouvernement du Ghana pour transférer ce centre à Hohoe. Le CCP a jugê excellents 1es documents préparés par 1es trois paysParticipants (Burkina Faso, Mali et Niger) sur la Dévolution et aproposé qu'i1s soient adoptés comme modèle à suivre par 1es autrespays. 11 a été suggéré que certaines amêliorations relatives à 1aprésentation financière soient introduit.es afin de permettre à la communauté des Donateurs de mieux comprendre 1e niveau de financement, si besoin êtait. Le Programme a été invité à préparer des directives minimales que les pays doivent suivre afin de continuer à maîtriser Ia maladie. Le comité a reconnu que 1a dévolution était du ressort despays eux-mêmes et devrait être envisagée dans 1e contexte de1'amélioration de leurs services de santé de base et en relation avec 1e développement socio-économique. Le ccp a accepté que Ie financement de 1a dévolution soit discuté à Ia prochaine session du CCp. En ce qui concerne Ie développement soci-o-économique le ccp a approuvél-'étude d'impact et a adopté 1'approche globale proposée dans Ie rapport présenté par 1e cAP avec des modifications mineures. Le ccp a demandé à être informé des progrès accomplis dans res études et a engagê ]es pays concernés à se servir des facilités disponi.bles de 1apart des Agences parrainantes pour 1e développement des zones libéréesde 1'onchocercose. Le CCP a accepté 1a déclaration drr Commj.ssaire aux Comptes relative aux dêpenses de 1985 et a approuvé 1e rapport de gestion relatif aux pertes en carburant et en larvicides. Le CCP a approuvê 1a somme supplémentaire de US $2,1 millions nécessaires pour couvrir 1es dêpenses de 1986 et a approuvê 1e budgetde US $29 934 000 pour 1e progranme en 1ÿB/. Tenant compte de 1afluctuation constante du cours du dorlar, des coûts imprévisibles résultant de 1a résistance et d'autres imprévus opérationnels ainsi quedu besoin d'assurer une réserve adéquate de larvicides pour 1es activités des années à venir, le ccp a convenu, une fois de plus, qu'il_fallait autoriser Ie cAP à approuver I'utilisation du fonds d'urgencepour faire face aux dépenses supplémentaires qui en résultent. En ce cas d'approbation de tels fonds, 1e cAp devra j-nformer les membres du CCP par une lettre circulaire. JPC/7 Page 36 (10) Indiquant qu'i1s continueront à soutenir le Programme, Ies Donateurs ont annoncé le niveau de leur contribution financière au Programme pour 7987. Des directives ont aussi êtê donnêes pour maintenir le fonds de rêserve d'urgence de 1'onchocercose, destiné à faire face aux imprévus, ou à une baisse inattendue des contributions. Un niveau de baisse de Ia rêserve a été approuvée ce qui permettra au fonds d'urgence d'avoir chaque annêe au moins l'équivalent du coût de six mois d'opêrations de 1'0CP. Cette directive implique de tenir en rêserve un ninimum de US $15 millions en 1987 et pendant Ia saison pluvieuse de 1988. Ensuite Ie fonds pourrait être ramené à US $10 millions en 1989 et mai.ntenue à ce niveau pendant 1e reste de Ia phase. (11) Le CCP a acceptê I'invitation du Gouvernement d'Italie à tenir sa prochaine session à Rome du 30 novembre au 3 dêcemUre 1987 et I'a remercié de son offre. (t2) Le CCP exprime sa reconnaissance au Gouvernement du Ghana pour 1'accueil chaleureux et 1'hospitalité qui leur ont été réservês ainsi que pour I'efficacitê de 1'organisation qui a largement contribué au bon dêroulement de la réunion et à son succès. Les dêIéguês ont à l'unanimitê demandê au Prêsident de Ia septième session du CCP de transmettre leurs meilleurs voeux à son Excellence le Prêsident Rawlings, au PNDC, au Gouvernement et au peuple Ghanéen. 16. CLoTURE DE LA SEPTIEME SESSIoN : Poinr 1/ de I'ordre du jour 76.f La session a été honorée par une visite du Capitaine J.J. Rawlings, Président du Conseil provisoire de la défense nationale, qui a invité 1esparticipants à un franc et large débat sur 1es questions concernant la santé et Ie développement socio-êconomique, faisant preuve d'une grande comprêhension des buts et des besoins de 1r0CP et promettant 1a poursuite de la coopêration internationale dans Ie contexte africain. 11 a remis un cadeau au nom du CCP au Dr Joe Stockard, I'un des fondateurs de 1'0CP, en remerciement des services rendus au Progremme. Le Directeur de I'OCP a remercié le Président Rawlings de son intérêt et de sa compréhension et demandé que les Etats africains coopérants reconnaissent à sa juste valeur I'importance socio-économique des mesures destinées à améliorer la santê de leurs populations. 76.2 La session s'est achevêe sur l'êchange habituel de compliments. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. B. 9. 10. 11. JPc l7 Page 37 ANNEXE I ORDRE DU JOUR Ouverture de Ia session Election du Bureau Adoption de 1'ordre du jour Adoption du rapport de Ia sixième session du Comitê conjoint du Programme Observations du Comité des Agences parrainantes Rapport d'activité de 1'Organisation mondiale de la Santé pour 1986 Rapport du Projet de Chimiothêrapie de 1'Onchocercose Rapport du Comité consultatif d'Experts Rapport sur 1es Comités nationaux de Lutte contre 1'Onchocercose Dévolution Développement socio-économique : (a) Rapport d'évaluation de I'impact socio-économique(b) Rapport du CAP sur les mécanismes de promotion du dêveloppement socio- économique Déclaration du Commissaire aux Comptes Plan d'Action et Budget du Programme pour 1987 et son approbation Financement du Programme de Lutte contre 1'Onchocercose Questions diverses Date et lieu de 1a huitième session Clôture de la septième session 72. 13. 14. L5. 76. 17. JPc/7 Page 38 ANNEXE II LISTE DES PARTICIPANTS GOUVERNEMENTS PART]CIPANTS République populaire du Bénin M. Hamidou Sanoussi Directeur généra1, Ministère de la Santé publique M. Aquilas Doumatey Secrétaire administratif, Comitê national de Lutte contre 1'Onchocercose, Ministère de Ia Santê publique Burkina Faso Son Excellence Dr Azara Bamba Ministre de la Santé Dr Ambroise Tiemtoré Chef du Service entomologique, Direction de 1a Surveillance épidemiologique, Ministère de la Santé M. Cora Mathias Batabé Conseiller économique, Direction généra1e de 1'AVV Côte d'Ivoire Son Excellence le Professeur Alphonse Djédjê Mady Ministre de la Santé publique et de 1a Population Dr Bouffard Be1la Directeur des Relations régionales et internationales, Ministère de Ia Santé publique et de 1a Population Professeur Georges K. Guessennd Directeur de la Santé publique et de la Population M. Seydou Traoré Sous-Directeur des Investissements publics, Ministère du Budget Ghana His Excellency Air Commodore F.l,i.K. Klutse Secretary for Health, Ministry of Health Dr Martin A. 0dei Director, Institute of Aquatic Biology Mr Victor Ampah National Onchocerciasis Committees member, Ministry of Information JPc 17 Page 39 qbele (suite) Mr Samuel Daisie Acting chief Director, Ministry of Finance and Economic Planning Dr Joe Adamafio Deputy Director of Health Services, Ministry of Health Mr James K. Fosu Executive Director, National Onchocerciasis Secretariat, Ministry of Finance and Economic Planning Guinée Dr Nanory Keita Directeur gênéraI de 1a Santé, Ministère de Ia Santé publique et des Affaires sociales Dr Yaya Kassé Responsable national, Lutte contre 1'Onchocercose, Ministère de Ia Santé publique et des Affalres sociales, Kankan Guinée-Bissau Son Excellence Monsieur Alexandre Nunes Correia Ministre de 1a Santê publique Dr Pierre Leduc Conseiller au Cabinet du Ministre de la Santê publique Mali Dr Liliane F.Barry Directeur de Cabinet, Ministère de 1a Santé publique et des Affaires sociales M. Mamadou N. Traoré Directeur national de 1a Planification et de la Formation sanitaire et sociale, Mini,stère de 1a Santê publique et des Affaires sociales M. Sékou Traoré Directeur adjoint, Ce11u1e Oncho, Ministère du Plan Niger Son Excellence Dr Abdou Moudi Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales Sénéga1 Dr Birane Diouf Di-recteur du Service national des Grandes Endémies JPC/7 Page 40 PARTIES CONTRIBUANTES Allemagne, Rêpublique fédérale d' Dr Wulf-Dieter Ernert Conseiller ministériel, Directeur de 1a Division, Ministère fédéra1 de Ia Coopêration êconomique Arabie saoudite M. Ayed AI Jeaid Conseiller êconomique, Département des Rélations internationales, Ministère des Finances et de 1'Economie nationale M. A1i Mohamed Shata Ophtalmologiste, A1 Noor Hospital, Makkah Banque africaine de développement Dr Berhane Teoume-Lessane Principal Health Expert Belgique Dr Raoul Van Landuyt Conseiller, Chef Département multilatéral, Administration génêrale de la Coopération au Développement Dr T. Van Mullem Service mêdical, Administration générale de Ia Coopération au Développement Canada M. Terrance L. Mooney Agent principat de programmes, Direction généraIe des programmes multilateraux, Agence canadienne pour Ie Dêveloppement international Finlande Mr Lars E. Backstrôm Second Secretary, Embassy of Finland, Lagos France Dr Denis Mrejen Chef du Bureau des Actions médicales, Ministère de la Coopération, Paris M. Jacques de Mones Cultural and Scientific Attache, French Embassy, Accra JPc/7 t'age r+1 Italie Dr Natalia Quintavalle Diplomate, Bureau Multilatéra1, Département pour 1a Coopération au Développement, Ministère des Affaj.r.es étrangères Dr Vincenzo Lucchetti Section médicaIe, Département pour 1a Coopération au Développement, Ministère des Affaires êtrangères KoweIt Dr Mustapha Kadhi Conseiller auprès du Fonds koweltien de Développement économique Pays-Bas Ms. Laetitia van den Assum Head, uN Operational Activities Bureau, Ministry of Forelgrr Affairs Norvège Mme Cathrine Martens Chargée d'Affaires a.i., Ambassade royale de Norvège, Abidjan Suisse Son Excellence M. Hanspeter Strauch Ambassadeur de Suisse, Accra M11e Christine Bertschinger Ambassade de Suisse, Accra Professeur André Rougemont Conseiller technique, Chef de 1'Unité de Médecj,ne tropicale et Santé communautaire, Faculté de Médecine, Genève Rovaume- Uni de Grande Bretaq-ne e t d'Irlande du Nord Dr John Duncan Tropical Development and Research Institute, Overseas Development Administration Etats-Unis d'Amérique Dr Joe L. Stockard Senj-or Medical Officer, AFR/TR/HPN, Agency for fnternational Development Dr James D. Shepperd Medical Advisor, Agency for International Development JPC/7 Page 42 Mr James Procopis Project Officer, Agency for International Development Dr Boyd J. Hansen Research Aquatic Ecologist, Agency for International Development AGENCES PARBAINANTES OrEanisation des Nations Unies pour 1'Alinentation et 1 I Asriculture FAO M. Cyril G. Groom Foncti-onnaire principal, Programme et Planification, Division des Services agricoles, Rome Mr Mohamed E. Abdel-Razig Animal Health Officer (Tsetse & Trypanosomiasis Control), FAO Regional Office for Africa, Accra Mr Georg Sjostrom Regional Agro-Industries Officer, Accra Programme des Nations Unies t)ÔT r 1e Dêve1ÔDDEMen PNUDt Mme Jocelline Bazile-Finley Administrateur des projets rêgionaux, Bureau rêgional pour I'Afrique, New York Mr Andrews Taylor National Officer, UNDP, Accra Dr Duah Owusu-Sarfo National Officer, UNDP, Accra Banque mondiale M. Lawrence E. Hinkle Chef, Sahel Division, Programmes I de 1'Afrique de 1'Ouest, !{ashington M. Bruce Benton Coordonnateur de 1'Onchocercose, Progremmes I de 1'Afrique de 1'Ouest, Washington Dr Bernhard H. Liese Spécialiste (hors classe) de la Santê publique, Département de Ia Population, de la Santé et de Ia Nutrition, lrlashington Organisation mondiale de Ia Santé (OMS) Dr Ebrahim M. Sanba Directeur, Prograrnme de Lutte contre 1'Onchocercose, Ouagadougou, Burkina Faso Dr E.G. Beausoleil Directeur, Lutte contre la Maladie, Bureau rêgional de 1'Afriqve, Btazzaville, Congo Dr P. Masumbuko Monsieur le Représentant de I'OMS, Abidjan, Côte d'Ivoire JPC/7 Page 43 Secrétariat OMS Dr H. Agoua Chef, Evaluation entomologique, Zone centrale, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose, Bobo-Diourasso, Burkina Faso Dr K. Awadzi Directeur, Centre de Recherche sur 1a Chimiothérapie de 1'Qnchocercose, Ghana Tamale, Dr 0. Ba Parasi tologis te , 1'Onchocercose unitê drEvaluation épidémiologique, Programme cle Lutte contre Dr D.A. Carvalho Coordonnateur, Bureau du Directeur, Programme de Lutte contre lrOnchocercose Dr Y. Dadzie Ophtalmologiste, Unité d'Evaluation épidémiologique, 1'Onchocercose Programme de Lutte contre Dr A. Davis Directeur, Programme des Maladies parasitaires, siège <ie l'OMS, Genève Dr G. de Sole chef, unité d'Evaluation épidêmiologique, programme de Lutte contre 1'Onchocercose Dr A.K. Diallo Chef, Secteur Tamale, Unité de Lutte antivectorielfe, 1'0nchocercose Programme de Lutte contre Dr C.D. Ginger Secrétaire, Projet de Chimiothérapie de 1'Onchocercose, programme de Lutte contre 1'Onchocercose, siège de 1'OMS, Genève M. A.M. Imbruglia Directeur, Division du Budget et des Finances, siège de 1'OMS, Genève M. P. Kaboré Technicien, r Directeur, Dr M. Karam Parasitologiste, llnité d,Evaluation épidémiologique, 1'Onchocercose chargé du souti-en logistique (opérations aériennes), Bureau du Programme de Lutte contre l,Onchocercose Programme de Lutte contre Dr D. Kurtak Entomologiste, antivectoriel d'Ivoire Chargé de recherches insecticides, Unité de Lutte1e, Programme de Lutte conbre 1'Onchocercose, Bouaké, Côte M. J.D.M. Marr Chef, Bureau de Liaison, 1'OMS, Genève Programme de Lutte contre li0nchocercose, siège de a JPc/7 Page 44 M. M. Parê Adroinistrateur des Finances, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose M. C. Pharand Chef, Administration et Gestion, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose Dr B. Philippon Chef, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose, Banako, Mali Ml1e M.L. Ravelonanosy Chargée de Programme, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose M. J.H.F. Remme Chef, Unité de statistique, Progremme de Lutte contre 1'Onchocercose M. J.E. Senghor Chargé de 1'Infornation, Bureau du Directeur, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose Dr R. Slooff Directeur, Division de la Biologie des Vecteurs et de Ia Lutte antivectorielle, siège de 1'0MS, Genève Dr C.-H. Vignes Conseiller juridique, siège de 1'OMS, Genève M. L. Yanéogo Hydrobiologiste, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Bamako M. J.B. Zongo Agro-économiste, Unité de Dévetoppement socio-êconomique, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose AUTRES PARTICIPANTS EX OFFICIO Comi!é consultatif d' Experts Professeur Thierry A. Freyvogel Directeur, Institut tropical Suisse, Bâ1e, Suisse Professor Peter Haskell Director, Cleppa Park Field Research Station, University Col1ege, Cardiff, UK Groupe écologique Professor Kenneth W. Cummins Appalachian Environmental Laboratory, University of Maryland, Frostburg, USA ) a JPc l7 Page 4! OBSERVATEURS Institut français de Recherche scientifique pour 1e Développement en Coopération ( oRSroM ) Dr Christian Be11ec Entomologiste mêdical, Centre de Formation en Entomologie mêdicale et vétérinaire (CEMV), Bouaké Commission des Communautés europêennes M. Dieter !{a1ter Schmidt Dé1égué de 1a Commission au Ghana, Accra Ghana Mr Joseph Akanpatulsi Member of National Onchocerciasis Committees, Ministry of Finance and Ecônomic Planning Mr Von Louis Lale Asigri Member of National Onchocerciasis Committees, Ministry of Health Dr Sam Bugri Regional Director Health Services, N/R Minister of Health Mr George Cann Chief Economic Planning Officer, Member of National Onchocerciasis Committees, Ministry of Finance and Economic Planning Mr Joseph Obboye Coffie Member of National Onchocerclasis Committees, Civil Engineer/Hydrologist, AESC Professor t{i11iam Zacheus Coker Professor of Zoology, Zoology Department, University of Ghana Dr Lionel Derba.m Chiefl Medical Officer, Volta Rj-ver Authority Mr George M.S. Klufio Member of National Onchocerciasis Committees, Environmental Protection Council Professor Ebenezer Laing Chairman, Hea1th Committee on !ÿater Resources Development, Department of Botany, University of Ghana Mr Rafj-q Mahama Programme Manager, NORRIP Mr George Nai Director of Hydrology, Hydrology Division, AESC Mr Paden E. Nartey Member of National Onchocerciasis Committees, Ministry of Education, Regional Education 0ffice t JPc/7 Page 46 Mr Alexander Benchi Nyeduala Member of National Onchocerciasis Committees, Irrigation Development Authoricy Mr Stephen Osei-Amakye Secretary, National Onchocerciasis Committees, Education S.T. Mr Emmanuel M. Tagoe Planning Economist, National Onchocerciasis Secretariat Mr Su-Tung Wen Principal Biologist, Schistosomiasis Unit, Ministry of Health Mr Julius ÿJellens-Mensah Sclentific Officer (Hydrobiology), Architectural and Engineering Services Corporation Hydrology Division , a Banque africaine de Déve1op- pement Belgique Canada Finlande France Allemagne, République fédérale d' Iraq Italie Côte d'Ivoire Japon KoweIt Pays-Bas Norvège OPEP Fondation A1 Sabah Arabie saoudite Suisse Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irfancle du Nord PNUD Etats-Unis d'Amérique OMS Banque mondiale DONATEURS Sous- total Revenus provenant dt investis- sements Total Déboursements Avances à 1'OMS Solde PHASE IIIjanvier 1, 1986 - septembre 30, 1,986 0. 16 1.1.6 JPc l7 Page 4l ANNEXE III TOTALjanvier 7, 1974 - septembre 30, 1986 184.30 14.61 198.91 1,67 .20 31.77 FONDS POUR LA LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DU JANVIER I, 7974 AU SEPTEMBRE 30, ).986(en milIi.ons de dollars E.U. ) a PHASES I ET II(1974-t985) 167 .58 13.22 180.79 158.20 22.59 I 2 5 9 52 28 09 2.68 5.28 L0.32 o.24 10. Bg 10.51 0.05 3.16 2.40 14.63 12.00 19. B0 4.37 2.00 0.20 13.00 ro.27 10.50 4.lt 24.64 2 .00 21 .00 1 0 0 22 24 50 00 00 66 10.39 10. 51 0.05 2.00 2.40 73.53 11 .00 17 .76 3.70 2.OO 0.20 13.00 7 .79 9.50 3.37 22.98 2.O0 18.50 1. 1. 2. 0. 10 67 2.47 00 04 1 l_ 1 2.50 16.73 t.39 a 1-8.72 9.00 9.12

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization