World Health Organization (WHO) · Journal articles

PLAGUE SURVEILLANCE = SURVEILLANCE DE LA PESTE

World Health Organization
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Wkty Epiitem. Rtc.: No. 39 - 24 Sept. 1976

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RelerV Spiiiém. hebd.: N* 39 - 24 sept. 1976

PLAGUE SURVEILLANCE U nited S tates of A merica. — Thirteen cases of plague were reported to the Center for Disease Control from February to July 1976.1 Six were acquired in New Mexico, four in Arizona, two in California and one in Colorado. The case history of a five-year-old patient who acquired the infection in California is of particular interest because she travelled into an epizootic area and is described below: From 18 to 22 June, a San Francisco family of five camped at Plumas-Eureka State Park, Plumas County, California. They slept in a floored tent. On 20 June, the five-year-old daughter developed a pruritic red papule on her chin. After returning to San Francisco, she developed a very high fever on 23 June and was admitted to hospital the next day with pinkish-purple lesions over the right lateral chin, occipital area, and lower back, but no lymphadenopathy.

SURVEILLANCE DE LA PESTE E tats-U nis d 'A mérique. — De février à juillet 1976, 13 cas de peste ont été signalés au Center for Disease Control. 1Six avaient été contractés au Nouveau-Mexique, quatre en Arizona, deux en Cali­ fornie et un au Colorado. On trouvera ci-dessous des détails concer­ nant l’un d'eux, particulièrement intéressant parce que le sujet, une fillette de cinq ans infectée en Californie, avait voyagé dans une zone d'épizootie. Une famille de cinq personnes habitant San Francisco a campé du 18 au 22 juin dans le Parc d’Etat de Plumas-Eurcka (Comté de Plumas, Californie). La tente était équipée d'un plancher. Le 20 juin, une papule rouge prurigineuse est apparue sur le menton de la fillette, âgée de cinq ans. Après le retour à San Francisco, l'enfant a présenté le 23 juin une fièvre très forte et a été hospitalisée le lende­ main avec des lésions d'un mauve rosé sur le côté droit du menton, dans la région occipitale et au bas du dos, mais sans lymphadénopathie. Le 24 juin, on a institué un traitement à la pénicilline pour ce que l’on pensait être une bactériémie pncumococciquc. Plus tard dans la journée, lorsqu’à été observée une lymphadénopathic cervicale droite, on a supposé être en présence d'une adénite staphylococ­ cique et remplacé la pénicilline par de la méticilline. Le 25 juin, une hémoculture d ’un prélèvement fait lors de l'admission a donné des bâtonnets Gram négatifs à coloration bipolaire. La présence de Yersinia pestis a été confirmée par immunofluorescence et lysotypie. On a alors arrêté la méticilline et administré de la streptomycine, ce qui a entraîné une amélioration des symptômes et une lysis. Cinq jours plus tard, on est passé à la tétracycline par voie buccale. Le 4 juillet, il a fallu inciser un ganglion cervical. Un échantillon de 10 ml de pus a été Gram négatif et Y. pestis a été obtenu en cultures. L'enquête épidémiologique a révélé que des écureuils et des tamias étaient morts dans le secteur sud-ouest du Parc et les terriers de rongeurs ont été traités avec de la poudre de DDT à 10% dans toutes les zones susceptibles d’être fréquentées par l’homme. N ote de la R éfa ction : Cet épisode montre que des précautions dictées par le simple bon sens — par exemple, éviter tout contact avec des rongeurs — doivent être prises dans les lieux inhabités. Il montre également que le diagnostic de la peste est parfois difficile à poser. • Voir N” 31. pp. 248-250.

On 24 June, penicillin treatment was started for presumed pneu­ mococcal bacteraemia. Later the same day, when right cervical lymphadenopathy was noted, the therapy was changed to mcthicillin (for presumed staphylococcal adenitis). On 25 June, an admis­ sion blood culture grew bipolar staining gram negative rods. Yersinia peslis was confirmed by fluorescent antibody test and phage typing. The therapy was changed to streptomycin with symptomatic improvement and lysis of fever. Five days later, therapy was changed to oral tetracycline. On 4 July, incision of a cervical node was necessary. A gram stain of 10 ml. of pus was negative, but cultures grew Y. peslis. Epidemiological investigations showed evidence of squirrel and chipmunk die-off in the southwestern comer of the Park, and 10% DDT dusting of rodent burrows was undertaken in areas where there was likelihood of human activity. E ditorial N ote : This episode shows that common-sense precau­ tions, such as avoiding any contact with rodents, should be taken in wilderness areas. It also shows that, in some instances, plague diagnosis may be difficult. 1See No. 31, pp. 248-250

(Based on/D’aprcs: Morbidity and Mortality,

'6, 25, No. 32; US Center for Disease Control. )

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization