Wkly epidem. Rec.. No. 42 - 18 Oct. 1974
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Relevé iptdtm. hebi,: N° 42 - 18oct. 1974 COQUELUCHE
WHOOPING-COUGH U n it e d K in g d o m . — Laboratory reports of isolations of Bordetella pertussis have been increasing in number in recent weeks, and 230 reports have already been received this year, compared to only 48 during the whole of 1973 and 43 in 1972. The number of cases of whooping-cough notified to the Registrar General has also increased recently. During 1972 and 1973, an average of only about 50 cases weekly was notified, but the number rose to about 100 cases a week towards the end o f 1973, and has reached about 350 cases in each of the past few weeks. In 1970 and 1971, when the previous increase in notifications occurred, the number of laboratory reports also rose correspondingly. That changes in the number of notified cases of whooping-cough have been paralleled by changes in the number of isolations reported suggests that the notifications, though based on cases usually diagnosed without laboratory confirmation, do indeed reflect trends in the incidence of B. pertussis whooping-cough in England and Wales. So far in 1974, most of the strains that have been serologically typed have proved to be type 1,3 and only 15% have been type 1,2,3. In 1970 the proportions of type 1,3 and type 1,2,3 were 60% and 40% respectively. Types 1 and 1,2 are nowadays rarely isolated. Of the Registrar General’s notified cases, most have been children, especially those under five years of age; but notifica tions in infants less than a year old were only slightly more frequent than in those aged one-five years. Unusually for a childhood infection, whooping-cough tends to affect girls more than boys and this is reflected in the notifications, although in babies less than nine months boys were more commonly affected.
Do the recent increases in notified and confirmed cases of per tussis represent a natural increase, or do they merely reflect greater interest in the disease following the publicity lately given to the possible side effects of pertussis vaccine? Moreover has the adverse publicity given to whooping-cough vaccine persuaded mothers to decline the vaccine for their babies, and consequently increased the proportion of susceptible children? Routine immu nization against pertussis was first introduced in 1957 but there has nevertheless been a tendency for periods of high and low rates of notification o f whooping-cough to alternate every two years, though the overall rate of notification has declined; thus, periods of high notification have been 1956-1957,1960-1961, 19631964,1967-1968 and 1970-1971. It seems therefore that the increase in notifications in 1974 (which if the previous pattern is followed will continue into 1975) follows the trend, so that the present increase in notified cases reflects a real increase in pertussis inci dence that would have occurred irrespective of the recent doubts about vaccination, or of increasing interest in the disease.
However, the peaks of the cycles of whooping-cough notifications, although constantly recurring, have been lower each time—thus in 1956-1957 more than 3 000 cases per week were reported during the peak period, compared to 1970-1971 when the numbers barely reached a thousand. An increase in the number o f susceptible would probably cause the level of these peaks to increase again, but may not alter the timing of cycle.
R o y a u m e - U n i . — Le nombre des rapports de laboratoire signa lant des isolements de Bordetella pertussis a augmenté ces dernières semaines. Au total, il en a été reçu 230 depuis le début de l’année, contre 48 seulement pour l’ensemble de l’année 1973 et 43 pour 1972. De même, le nombre des cas de coqueluche notifiés au Registrar General a récemment augmenté. D ’environ 50 seulement en 1972 et 1973, la moyenne hebdomadaire est passée à 100 cas environ vers la fin de 1973 pour atteindre quelque 350 cas ces dernières semaines. En 1970 et en 1971, années où avait été également enregistré un accroissement des notifications, le nombre des rapports de labora toire avait augmenté parallèlement. Le fait que le nombre des cas de coqueluche notifiés varie comme le nombre des isolements signa lés donne à penser que, tout en comprenant des cas dont le diagnos tic est généralement posé sans confirmation au laboratoire, les noti fications reflètent réellement les tendances de l’incidence de la coque luche à B. pertussis en Angleterre et au pays de Galles. Jusqu’ici, la plupart des souches qui ont fait l ’objet d ’un typage sérologique en 1974 étaient du type 1,3, 15% seulement étant du type 1,2,3, En 1970, les proportions du type 1,3 et du type 1,2^ étaient respectivement de 60% et 40%. Les types 1 et 1,2 sont désor mais rarement isolés. La plupart des cas notifiés au Registrar General étaient des enfants, le plus souvent âgés de moins de cinq ans, et les nourrissons de moins d ’un an n ’ont été que légère ment plus touchés que les enfants d’un à cinq ans. Fait assez inhabituel pour une maladie de l’enfance, la coqueluche tend à être plus fréquente chez les filles que chez les garçons, comme le mon trent les notifications; toutefois, chez les nourrissons de moins de neuf mois, c’est le sexe masculin qui a été le plus touché. On peut se demander si l’augmentation récente du nombre des cas notifiés et confirmés correspond à un accroissement naturel ou s’explique simplement par l’intérêt accru qui aurait été porté à la maladie par suite de la publicité faite récemment autour des effets secondaires possibles du vaccin anticoquelucheux. En outre, cette publicité aurait-elle poussé certaines mères à refuser de faire vacci ner leurs enfants et entraîné par là une augmentation de la propor tion d ’enfants sensibles? La vaccination systématique contre la coqueluche a été introduite en 1957; bien que la proportion gêné' raie des cas notifiés ait diminué depuis, on a continué cependant d ’observer tous les deux ans une alternance de périodes caractéri sées par un nombre élevé de notifications et de périodes où le nombre des notifications est faible; ainsi, les périodes marquées par un taux élevé ont été 1956-1957,1960-1961,1963-1964,1967-1968 et 1970-1971. Il semble donc que l’accroissement des notifications en 1974 soit conforme à la tendance observée jusqu’ici (et doive dans ce cas se maintenir jusqu’en 1975), de sorte que l’augmentation actuelle reflète une augmentation réelle du taux d ’inddence de la coqueluche et ne s’explique ni par les réticences qui se sont récem ment manifestées au sujet de la vaccination, ni par un regain d’in térêt pour la maladie. D ’autre part, si la courbe des notifications passe par un sommet tous les deux ans, ces sommets sont chaque fois moins élevés. Ainsi, en 1956-1957, plus de 3000 cas par semaine avaient été notifiés pendant la période de pointe, contre 1 000 à peine en 19701971. Une augmentation du nombre des sujets sensibles entraî nerait vraisemblablement une nouvelle hausse des maximums d’in cidence sans en modifier nécessairement le cycle.
(Public Health Laboratory and/et British Medical Journal, 3, 750.)