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HEPATITIS B SURVEILLANCE = SURVEILLANCE DE L’HÉPATITE B

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HEPATITIS B SURVEILLANCE Vaccination Policy Canada . — Although the safety and efficacy of hepatitis B vaccine has been demonstrated in several studies, the value of active immunization for staff protection in institutions depends upon local factors. Relative to the frequency and value of hepatitis cases prevented, consideration must be given to the direct costs of vaccination programmes as well as the expense involved in any investigation of vaccinées with subsequent hepatitis B exposure (as vaccine efficacy is not 100%) Institutions experiencing com­ paratively low annual rates of hepatitis B marker conversion may find that limiting passive or active immunization to cases of documented exposure is a more cost-effective strategy than active immunization of occupationally defined nsk groups. A recent study has suggested that the use of hepautis B vaccine becomes cost-effective if the annual attack rate reaches 2-5%. The policy of a general hospital in Victoria, British Columbia, has been to perform serological tests on staff immediately after documented hepatitis B exposure, and then administer hepatitis B immune globulin to those found susceptible. Over the past 10 years, 4 cases have occurred with no history of accidental exposure and no temporal clustering of cases. A fifth case followed needlestick injury where prophylaxis was refused. All of these cases involved laboratory staff. In addition, 30 ward staff were tested for serological markers following documented exposure and none had detectable anti-HBs or anti-HBc, i.e. no evidence of previous overt or subchnical infection. This finding suggests an annual incidence of marker conversion well below the cost-effectiveness point for active immunization of “high-risk staff’.

However, because of the small number of hepatitis B cases among laboratory staff during the past 10 years, the hospital is considering a serological survey stratified by length and place of practice. If statistical analyses do not suggest an unexpectedly high prevalence within a specific strata, this would provide further evidence that active immunization is not the most cost-effective strategy. A different policy was adopted in a residence and rehabilitation centre for the mentally handicapped in the Province of Québec. The centre, comprising 9 relatively independent units, accommo­ dates 109 residents and has a staff of 142. Investigation of the centre’s records indicated that since it was officially opened in 1971, there had been 8 symptomatic cases (2 residents and 6 staff who had direct contact with them). Five of these 8 cases occurred in 2 units. Consequently, a serosurvey was carried out to determine the prevalence of hepatitis B markers (HBsAg and anti-HBs) among the residents of these 2 units and the nurses and teachers in direct contact with them. The results of the survey were as follows: 20 out of 26 residents (76.9%) were posi­ tive, 4 of whom were HBsAg positive; 3 out of 11 teachers (27 3%) and 4 out of 11 nurses (36.4%) were anti-HBs positive, but none of these employees were HBsAg positive. An independent evaluation of the hygiene practices at the centre found everything to be fully satisfactory.

SURVEILLANCE DE L’HÉPATITE B Politique d’immunisation C anada . — Bien que plusieurs études aient démontré l’innocuité et l’efficacité du vaccin contre l’hépatite B, il reste toujours que la valeur de l’immumsation active du personnel d’établissements spécialisés dépend surtout de facteurs locaux. En plus de la fréquence et de l’importance des cas d’hépatite que l’on peut éviter, il faut tenir compte des coûts directs d’un programme d’immunisation ainsi que des dépenses encourues dans une enquête portant sur des personnes exposées à l’hépatite B après avoir été vaccinées (car le vaccin n’est pas efficace à 100%). Il se peut qu’il soit plus rentable, pour les établissements affichant des taux annuels relati­ vement faibles de séroconversion des marqueurs de l’hépatite B, de pro­ céder à une immunisation active ou passive seulement dans les cas d’exposition avérés, plutôt que d’offnr une îmmunisauon active à tous les groupes à risque du fait de leur emploi. Selon une étude récente, l’utili­ sation du vaccm contre l’hépatite B ne devient rentable que lorsque le taux d’atteinte annuel parvient à 2-5%. La politique adoptée par un hôpital général de Victoria (Colombie britannique) est de faire subir des épreuves sérologiques à tous les employés immédiatement après une exposition confirmée à l’hépatite B, puis d’administrer des immunoglobulines anu-hépaute B aux personnes reconnues sensibles. Au cours des 10 dernières années, on a ainsi enregistré 4 cas sans antécédents d’exposition accidentelle m groupement dans le temps. Un cinquième cas s’est déclaré à la suite d’une piqûre accidentelle, alors que le sujet a refusé de prendre les mesures de prophylaxie présentés. Tous les malades travaillaient au laboratoire de l’hôpital. En outre, on a vérifié la présence de marqueurs sérologiques chez 30 membres du personnel soi­ gnant à la suite d’une exposition confirmée, sans trouver d’anucorps anti-HBs ou anti-HBc décelables, c’est-à-dire qu’il n’y avait pas d’indi­ cation d’infection anténeure manifeste ou infraclinique. Cette constata­ tion implique une incidence annuelle de séroconversion bien au-dessous du seuil de rentabilité de l’immunisation active des employés à risques élevés. Toutefois, à cause du petit nombre de cas d’hépatite B notés parmi les employés de laboratoire au cours des 10 dernières années, l’hôpital songe à procéder à une enquête sérologique stratifiée selon la durée et l’endroit de leur travail. Si les analyses statistiques n’indiquent pas de prévalence excessivement élevée dans une strate donnée, cela viendrait confirmer que l’immunisation active n’est pas la solution la plus rentable. Une politique différente a été adoptée par un centre d’accueil et de réadaptation pour déficients mentaux dans la province de Québec. Le centre, divisé en 9 services relativement indépendants, héberge 109 pen­ sionnaires et emploie 142 personnes. L’examen des dossiers du centre a révélé que depuis son ouverture officielle en 1971, on y avait diagnostiqué 8 cas symptomatiques (2 pen­ sionnaires et 6 employés qui avaient avec eux des contacts directs). Cinq des 8 cas sont survenus dans 2 des sendees, à la suite de quoi on a entrepns d’étudier la prevalence des marqueurs de l’hépatite B antigène de surface (HBsAg) et anticorps correspondants (anti-HBs) chez les pensionnaires de ces 2 services et chez les infirmières et les éducateurs ayant des contacts directs avec eux. Les résultats suivants ont été obtenus: 20 des 26 pen­ sionnaires (76,9%) possédaient des marqueurs, et 4 d’entre eux étaient porteurs de l’antigène de surface; 3 des 11 éducateurs (27,3%) et 4 des 11 infirmières (36,4%) étaient porteurs de l’anticorps anti-HBs, mais aucun de ces employés n’était porteur de l’antigène de surface. Un observateur extérieur au centre a procédé à l’évaluation des mesures d’hygiène de l’établissement et les a jugées tout à fait convena­ bles.

WktvEpidem Rec No 40 - 5 October 1984

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Relevé épulém hebd N° 40 - 5 octobre 1984

Subsequently, all residents and staff were tested for HBsAg and anti-HBs. The staff was divided into 2 groups : Group 1 composed those who had direct contact with the residents (109), and Group 2, those having no direct contact with the residents (33).

Sixteen of the 109 residents, distributed over the 9 units, had HBsAg, No staff members from Group 1 or 2 were HBsAg posi­ tive. However, 13 of the 109 staff members from Group 1 had anti-HBs which is twice as frequent as in the general population. The prevalence of hepatitis B marker among the staff members who did not have direct contact with residents was similar to that of the general population: only 1 out of 33 had anti-HBs. Based on this information it was decided that hepatitis B vac­ cine should be given to all current and new residents lacking hepatitis B markers. In addition, it was to be offered to current employees who were seronegative and, without serological testing, to any new staff members in direct contact with residents.

La recherche des marqueurs HBsAg et anti-HBs a ensuite été étendue à tous les pensionnaires et à tous les membres du personnel du centre Ces derniers ont été divisés en 2 groupes: les employés du groupe 1 (109) étaient en contact direct avec les pensionnaires (éducateurs, infirmières, certains cadres), et ceux du groupe 2 (33) n’avaient aucun contact direct avec eux. Seize des 109 pensionnaires, répartis dans les 9 services, étaient por­ teurs de l'antigène de surface. Aucun des membres du personnel appar­ tenant aux groupes 1 et 2 n ’était positif pour cet antigène. En revanche, 13 des 109 employés du groupe 1 possédaient l'anticorps anti-HBs, soit une fréquence double de celle qu'on observe dans la population générale. Parmi les membres du personnel n’ayant pas de contacts directs avec les pensionnaires, ce marqueur de l'hépatite B avait la même fréquence que dans la population générale: 1 sur 33 seulement Sur la base de ces données, il a été décidé de vacciner contre l’hépaute B tous les pensionnaires, les anciens comme les nouveaux, qui n’étaient pas porteurs de ces marqueurs. En outre, on a proposé à tous les employés — les anciens qui étaient séronégatifs ou les nouveaux qui n’avaient pas subi d’examen sérologique — de se faire vacciner.

(Based on/D’après: Canada Diseased Weekly Report/Rappon hebdomadaire des maladies au Canada, Nos. 15 & 17, 1984; Health and Welfare/Santé et Bien-être social Canada.)

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization