;Y, WORLD HEALTH ORGANIZATION AFRICAN REGION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE ONCHOC'ERCIASIS @ REGION DE L'AFRIQUE CONTROL PROGRAMIVIE IN WEST AFRICA PROGRAMME DE LTITTE CONTRE L,ONCHOCERCOSE I]N AFRIQL]E DE L'OUEST B P 549 OUAGADOUGOU. Burkina Faso Télégr ONC'HO OUACiADOUGOU Tél : 34 29 53 - 34 29 59 - 34 29 60 Télex ONCFIO 5211 BF Fa.r 34 28 75 COMPTE RENDU DB L'ATELIER SUR LES TRAITEMENTS LARVICIDES AU SOL PENDANT LA PERIODE POST OCP DANS CERTAINS BASSINS FLUVIAUX Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), 28-29 octobre 2001 N' 071/VCUlADM|14.2 Version française t. é. 1. Introduction Les 28 et 29 octobre 2001, s'est tenu dans la salle de réunion de la Direction régionale de la santé de Bobo-Dioulasso. un atelier sur les traitements larvicides au sol pendant la période post OCP. Cet atelier fait suite à une première réunion tenue en mars 2001 dans Ie cadre de I'application des recommandations de la 27" session du Comité Consultatif d'Experts de I'OCP (CCE). Au terme de cette première réunion, il avait été demandé aux participants des pays de f,rnaliser les documents prodults en prenant en compte des compléments d'informations relatifs à la faisabilité des traitements au sol notamment en saison des pluies. L'atelier a réuni outre les Chefs des services Administratifs et Techniques (CAT) Zones Est et Ouest, le chef des activités de surveillance hydrologique (CHYDRO), le coordonnateur des opératiols aériennes (Aérops), le coordonnateur de la recherche entomologique (CRE), le résponsable du laboratoire ADN (RLA), le Chef de I'unité de lutte antivectorielle (VCU), des techniciens VCU chargés des traitements au sol, les entomologistes nationaux des zones d'interventions spécifiques, des hydrobiologistes pays et de l'OCP. 2. Déroulement de la réunion 2.1. Ouverture L'atelier a choisi un président de séance en la personne de Mr Barro Telé de VCU Odienné (RCI) ainsi que deux rapporteurs, Mr Moussa SOW, entomologiste national du Mali et Mr Joseph Marie Tapsoba de VCU Ouagadougou. Dans sa note introductive, le Dr Laurent Yaméogo, chef VCU. a donné des indications quant aux obiectifs de I'atelier à savoir : Suivi des recolnmandations de la réunion de mars 2001 tenue à Ouagadougou; Finaliser les documents projets sur les foyers susceptibles d'être traités au sol en tenant compte des études complémentaires de faisabilité effectuées en saison des pluies ; Faire des recornmandations aux pays par rapport aux traitements au sol après 2002 dans les zones où les objectifs n'auraient pas été pleinement atteints. 2.2. Revue des recommandations Le Dr K.L.B Akpobor,ra, CAT zone Est, a fait la revue des recommandations de la réunion de mars 2001 . Pour I'essentiel elles ont été exécutées, notamment celles relatives à I'intensification des activités dans le bassin du Mafou, à l'élaboration d'un document projet pour les foyers identifiés par Ie CCE. Toutefois, même si la recommandation relative à la formation des équipes nationales auprès des équipes VCU est en cours, il reste à prendre en compte la fbrmation d'un batelier pour le Ghana par celui de la base de Kara au Togo. La personne susceptible d'être formée a été identifiée et devrait cor-rlrnencer à recevoir sa formation dès novembre 2001. Qr,rant à la création d'un poste d'entomologiste généraliste au sein du centre de surveillance pluripathologique, I'atelier a noté que lors de la réunion des zones 2001 à Bobo, le responsable par I n ., , , intérim dudit centre a pris note de la recommandation et que des actions devraient suivre en vue de sa concrétisation 2.3.Résultats des travaux complémentaires réalisés par bassin 2.3.1. Bassins du Haut MafouÆ'{iger et Tinkisso en Guinée tr Haut Niger/Mafou : l'équipe nationale en collaboration avec les équipes VCtl a conduit des prospecti,ons larvaires intensives au sol, par bateau et parfois héliportées. De nouvelles voies d'accès ont été répertoriées permettant d'atteindre 46 gîtes contre seulement 11 avant la réu1ion de mars 2001.Toutefois I'accessibilité y est très difficile en saison des pluies qui correspond à la période de forte transmission. Du point de vue entomologique, le PAT qui était de 35 en I'an 2000 est passé àJ en 2001. Les données épidémiologiques de 2001 sont en baisse sur ce bassin : A Mamouria, la prévalence et la CMFC qui étaient respectivement de 57,8 yo et 7,77 en 1986 sont passés à 14'/, et 0,26 en 2001 A Walia Dabourou, la prévalence et la CMFC qui étaient respectivement de 67,8 %o et 37 .42 en 1 986 sont passés à 1 5,6 o et 0.48 en 200 1 . Partout ailleurs, les prévalences 2001 sont inférieures à 6o eL les CMFC à 1. Un recensement exhaustif des villages, hameaux et camps de réfugiés a été effectué en vue de I'intensification du TIDC. Le taux de couverture géographique actuel est de 92 % et les taux de couverture thérapeutique partout supérieurs à 65 %. En terme de personnel. une équipe opérationnelle de 10 rnembres a été constituée, un batelier formé. Les résultats de 1'étude socio-anthropologique sont en cours d'analyse. Il ressort des discussions que les points d'accès identifiés ne sont pas suffisants pour assurer un épandage optimal au sol couvrant tous les gîtes surtout en saison des pluies où I'accessibilité est très difficile. Par ailleurs, les gîtes accessibles ne représentent que 15 à 20 o% des gîtes en toutes saisons. Les deux biefs (MF 200 et 300) pouvant être couverts à partir des points d'accès identifiés ne sont pas suff,tsants pour garantir un contrôle de la transmission sur le bassin. surtout que les bassins environnants non traités participeront certainement à la recolonisation du Mafou. Au regard de ces constats, le contrôle de la transmission du Haut Niger/Mafou par le traitement au sol de deux biefs du Mafou est difficilement envisageable. Seuls des épandages aériens exhaustifs pourraient donner des résultats satisfaisants. tr Tinkisso : comme sur le Haut Niger/Mafou, les investigations complémentaires ont permis d'avoir une idée plus précise de la situation entomo-épidémiologique dans la zone. Si les données entomologiques montrent que le PAT, quoique inférieur à 100 est passé de 7 en 2001 à 92 en 2001 (résultats partiels, identification en cours), les dernières données épidémiologiques indiquent des prévalences parlout inférieures à 4 % et des CMFC inférieures à l. t J Dals la zone de Fifa, qui est le foyer où la transmission est mal maîtrisée, la couverture géographique du TIDC en 2001 est de lO0 % et le nombre de villages à traiter est passé de 300 à 600, la couverture thérapeutique est partout supérieure à 65 %. La navigabilité n'est pas possible sur toute la rivière. Seul les biefs TK 400 et 500 sont accessibles au sol, les biefs situés en amont (TK 100. 200 et 300), ainsi que les petits affluer-rts cornme la Banié ne sont pas accessibles au sol et peuvent avoir une influence cefiaine sur les biefs qui pourront être traités. Toutes les actions actuellement en cours par OCP (traitement au sol et héliportés) n'ont pas permis de contrôler la transmission à ce jour, le traitement des biefs TK 400 et 500 ne serait pas suffisant pour y parvenir. Aussi. I'atelier a-t-il retenu que les traitements au sol sur ces biefs après 2002 ne pourraient être fait que dans le cadre d'une lutte contre la nuisance simulidienne ou alors venir en appoint à des traitements aériens pour le contrôle de la transmission. 2.3.2. Bassin de la PRU au Ghana L'assistant du responsable de la recherche enZone Est a fait, au nom du CAT Zone Est, le point des activités complémentaires effectuées sur ce bassin, essentiellement en saison des pluies. Les travaux préliminaires ayant permis de s'assurer de la navigabilité en saison sèche, l'équipe a entrepris des àctions spécifiques en saison de pluies, comme l'exploration des possibilités d'utiliser un bateau pour les prospections et les traitements au sol. L'analyse des données relatives à la transmission moutre que même si les indicateurs entomologiques ont baissés de façon significative sur le point d'Asubende sur la Pru (PAT < 100 en 2000), il reste que malgré les actions vigoureuses conduites par OCP et les équipes nationales, les résultats sont en dents de scie. Quant aux données épidémiologiques, l'analyse des tendances indique une baisse certes lente mais progressive des prévalences et des CMFC : - ASUBENDE, la prévalence et la CMFC qui étaient respectivement de 76,1 oÂet23,J9 en 1980 sont passés à29.8 o et 1,28 en 1997 ; - FAOWOMANG, la prévalence et la CMFC qui étaient respectivement de 85,1 % et 12,47 en 1987 sont passés à 17 ,6 o et 0,27 en 1997 . ll ressort des investigations effectuées, qlue26 gîtes sont accessibles en saison sèche et seulement 07 en saison humide. Sur les 120 km couverts par la Pru, 80 km ont pu être suivis par bateau, des problèmes logistiques et en relation avec la végétation dans le cours d'eau n'ont pas permis de faire plus à ce stade. La Pru est une petite rivière où au delà de 80 m3ls, I'essentiel des gîtes sont noyés et il ne restent que les gîtes de fèuillages qui sont également productifs. A la lumière des discussions et des clarifications apportées sur ce bassin, I'atelier a retenu que les traitements au sol dans le cadre de la lutte contre la transmission est possible sur la Pru. Toutefois, conduite toute seule, elle ne saurait avoir un impact sur le contrôle de la transmission et nécessitera donc en plus. la prise en compte d'actions complémentaires comme une bonne distribution de I'ivermectine dans toute la zone. ta 4 2.3.3. Bassin de I'OTI et affluents au Togo L'exposé du CAT Zone Est a permis de constater que totts les PAT sont inférieurs à 100 sur le bassin confirmant la tendance à la baisse constatée ces dernières années. Néanmoins, la tendance reste encore peu satisfaisante avec des valeurs de prévalence de 39 à 44 o% et des CMFC de 0 à nroins de 2 sur la haute Kéran et de 28 à 53 % sur la basse Kara avec des CMFC de 0 à 3,25. Les investigations complémentaires qui ont été conduites sur I'Oti et ses affluents ont permis d'arriver aux conclusions ci-après : - Sur Ia haute Kéran, 06 points sont accessibles et 9 points sur la basse Kara pouvant permettre des traitements larvicides au sol ; - La basse Kara présente un avantage particulier par sa navigabilité sur plus de 60 km à un débit au moins égal à 2l m3ls. Cet affluent est navigable aux hautes eaux du point de Kpessidè à la confluence avec I'Oti en deux étapes. Il faut noter que les essais de navigabilité n'ont été effectués que sur 60 kms ; - L'évaluation entomologique de I'eff,rcacité des traitements est possible en 4 points de capture dont 02, Titira et Tapoundé, sur la haute Kéran et 02 autres, Sikan et Tougel, sur la basse Kara. Les discussions ont mis en exergue le fait que ce bassin se caractérise par une multitude de gîtes très productifs notamment en saison des pluies. Par ailleurs, la portion de rivière ayant effectivement été prospectée n'est que de 60 km et correspond à la partie où il y a le moins de gîtes sur le bassin. Aussi I'atelier a-t-il considéré que seul un traitement aérien pourrait permettre d'avoir un impact significatif sur la transmission et que les traitements manuels au sol ne sont à recommander que dans le cadre d'appoint aux épandages aériens. 2.3.4. Bassin du Moyen Niger et affluents au Mali L'entomologiste du Mali a donné la situation actuelle des traitements au sol sur le Niger moyen au Mali. depuis la formation de I'équipe nationale par OCP en 1995, les activités de traitement au sol sont régulièrement effectués par cette équipe depuis 1996. Concernant l'évolution des paramètres épidémiologiques, les résultats obtenus lors des dernières évaluations effectuées en 1998 eL 1999 montrent une tendance générale à la baisse des prévalences et de la CMFC. notamment dans les villages de suivi de Tienfala et de Mananbougou : - TIENFALA VILLAGE, la prévalence et la CMFC qui étaient respectivement de 80 Yo et 43.16 en 1988 sont passés à03 o et 0.06 en i999 ; - MANANBOUGOU, la prévalence et la CMFC qui étaient respectivement de 76,5 o et 54.62en 1982 sont passés à0,8o et 0,03 en1999. (voir graphiques en annexe). La distribution de I'ivermectine est combinée aux larvicides depuis 1988. Le TIDC y a été instauré en 1997 et concerne aujourd'hui 143 villages dont 21 autour du point de Tanra sur le Dlani otr des prévalences standardisées de 17 à29,5 o% et des CMFC de 0,99 à2.19 avaient été trouvées lors des évaluations épidémiologiques de 1998 et 1999. Tous ces villages sont traités à la date d'aujourd'hui dans le cercle de Koulikoro. aô 5 On observe une bonne tendance de l'évolution de la transmission, ATP < 100 sur tous les points. Toutefois sur les points de Tienfala, on note depuis 1998 une légère tendance à la hausse du PAT corrigé, et à Pont Faya, des résultats en dents de scies nécessitant une attention particulière. PAT corrigé Tienfala : 1998 : 12 ,1999 :56 ; 2000 : 84. PAT corrigé Pont Faya: 7997 : 77 ; 1998 :28 ; 1999 : 84 ,2000 : 14 La particularité de ce bassin réside dans les débits hebdomadaires qui peuvent aller au delà de 6000 .nt/. "r, saison des pluies. Ces débits entraînent des suspensions prolongées des traitements larvicides, périodes pendant lesquelles on observe une forte densité simulidienne et donc des risques importants de transmission. A la lumière de ces informations, la lutte contre la transmission dans le contexte post OCP semble difficile surtout quant on considère les suspensions inévitables pour raison de coût/efficacité des traitements. Après 2002,la poursuite des activités de traitements larvicides au sol pourrait venir en appoint à un TIDC bien conduit ou s'inscrire dans le cadre de la lutte contre la nuisance. 2.4. Analyse des documents projets sur les traitements larvicides au sol dans les 05 bassins fluviaux Cet exercice a concerné quatre bassins fluviaux, le haut Niger/Mafou, le Tinkisso, la Pru et I'Oti pour lesquels des études complémentaires de faisabilité avaient été demandés. Pour le bassin du Niger, I'avant projet proposé en mars ne nécessitait que des rajouts relatifs à la géographie et à la démographie. Les représentants des pays et les CATs des zones concernées ont fait une présentation des documents projets prenant en compte les aspects ci-après : ./ Les résultats des études de faisabilité en terme d'accessibilité et de navigabilité, ,/ Les donnée entomo-épidémiologiques les plus récentes, ./ Les insecticides à utiliser, '/ Les ressources humaines et matériels disponibles etlou à rechercher, '/ Les budgets et le chronogramme des activités. Les discussions qui ont suivi ont permis de donner aux pays des indications devant permettre de réviser les documents présentés en prenant en compte : '/ La période des activités à mener ; '/ Les biefs et affluents à prendre en compte dans le cadre d'un contrôle efficace de la transmission ; '/ La gamme et les quantités d'insecticides à utiliser en fonction des débits et spécificités des cours d'eaux concernés , '/ Le rapport coût/efficacité en relation avec ce qui est déjà en æuvre dans I'aire OCP ; '/ La prise en compte du point de vue des ressources humaines et financières des volets hydrologiques et hydrobiologiques dans la perspective de traitements larvicides chimiques ou biologiques. Il faut noter qu'en considérant les compléments d'information en terme d'accessibilité et de navigabilité en saison des pluies il apparaît que : - Hormis sur la rivière Pru, les biefs des autres cours d'eaux considérés ne sont pas tous accessibles en toute saison au traitement au sol ; "ir , il , -ù: ,'i a't 6 ". :r Les bassins adjacents et autres petits affluents ne feront pas partie des traitements au sol dans le contexte post OCP. L'atelier a donc constaté qu'en dehors de la Pru, aucun des autres bassins ne saurait être contrôlé efficacement au sol contre la transmission. Ce contrôle ne peut être assuré que lorsque les traitements au sol viennent en appoint à des traitements aériens prenant en compte tous les bassins et les affluents. Les pays ont été invités à finaliser, dans les meilleurs délais, les documents projets en tenant compte des observations et en vue de leur présentation à la direction du Programme OCP et au CCE. 2.5. Formulation de recommandations à I'endroit des pays 2.5.1. Justifïcations L'analyse des données entomo-épidémiologiques des bassins concernés à conduit à la conclusion que ces zones connaissent des problèmes particuliers en terme de contrôle de I'infection malgré les actions prises. d'où leur caractérisation comme "zones d'interventions spécifiques". I1 faut souligner que pour circonscrire les problèmes identifiés, OCP a depuis plusieurs années, effectué les traitements aériens soutenus par des traitements au sol comme stratégie majeure de lutte dans ces zones. Ces actions étaient appuyées par la distribution de I'ivermectine et cette stratégie à conduit a une amélioration de la situation. La participation renforcée des équipes nationales existantes ou en cours de constitution, ainsi que celle des communautés locales dans les traitements au sol et enfin, la volonté politique manifestée par certains pays constituent autant de raison justifiant la mise en æuvre de cette stratégie de traitements larvicides au sol dans le contexte post OCP. Tous ces élérnents seront à prendre en compte dans la révision des documents projets en terme de re ssources humaines, matérielles et financières. 2.5.2. Aspects techniques et capacités des pays Les rapports des pays font ressortir que pour le Mali, le personnel formé et qualif,ré est disponible. il en est de même pour la Guinée où toutefois il sera nécessaire de recycler certains techniciens de l'équipe en vue de renforcer leurs compétences et aider à l'amélioration en terme d'organisation du travail. En ce qui concerne Ie renforcement des capacités, il sera nécessaire pour le Togo, de renforcer la fbrn-ration des 03 techniciens nouvellement formés, de former outre un autre entomologiste national, r"rn auxiliaire de laboratoire et des agents villageois d'hygiène comme captureurs. Quant au Ghana, le batelier déjà identifié devra être formé dès à présent par celui de la base OCP de Kara. L'atelier a par ailleurs discuté de I'aspect approvisionnement en larvicides qui ne manquera pas de poser des problèmes dans le contexte post OCP. Il ressort des discussions que : - dans le cas de la poursuite des traitements aériens après 2002, la structure qui sera chargée de la conduite de cette activité pourrait assurer les commandes ; I'entomologiste du Centre de Surveillance Pluri-Pathologique, en dehors de la coordination d'activité entre pays ayant en commun des zones d'interventions spécifiques, pourrait être chargé de faciliter les commandes groupées en fonction des besoins des pays ; a' 7 - les représentations OMS des pays pourraient également être le relais pour les commandes. Néanmoins, pourraient se poser les problèmes relatifs aux quantités requises par pays. Les participants ont souhaité que le sujet de I'approvisionnement en insecticides après 2002, soit discuté lors des ateliers de sensibilisation à la lutte antivectorielle que les pays envisagent d'organiser avec I'appui de OCP et de I'OMS/AFRO. 2.5.3. Aspects Financiers et capacités des pays ll appartiendra à chaque pays de saisir les opportunités de financement qu'offrent aujourd'hui certaines ONGD's partenaires dans la lutte contre I'onchocercose comme Sight Savers International (SSI), Helen Keller International (HKI), Organisation pour la Prévention de la Cécité (OPC). Toutefbis. eu égard aux montants à mettre en æuvre pour la conduite de telles activités qui s'inscrivent dans la durée, un élargissement des sources de financements est nécessaire. Aussi, I'atelier a-t-il estimé que les éléments de justification sus énumérés et les documents finalisés des pays. présentés à I'instance suprême du Programme qu'est le CCP, pourraient inciter ce niveau décisionnel à poursuivre son appui dans ces zones d'interventions spécifiques après 2002. 2.5.4. Adoption des rapports et formulation de recommandations Suite aux conclusions de I'atelier sur la faisabilité des traitements larvicides au sol dans les différents bassins, la nécessité d'une révision des documents projets s'imposait. Le 10 novembre 2001 a été retenu pour la transmission à I'OCP des documents révisés qui seraient alors joints au présent rapport. Une série de recommandations ont ensuite été formulées à I'endroit des Pays parlicipants (comme souhaité par le Comité Consultatif d'Experts de I'OCP) sur ce volet traitements au sol en tenant compte des analyses faites par l'atelier. Recommandations Afin que les activités de maintien des acquis de I'OCP puissent être assurées avec toute I'efficacité que cela requière, les participants à I'atelier ont passé en revue les résultats des études de faisabilité des traitements au sol et les données entomo-épidémiologiques des différents bassins concernés. Sur la base de ces analyses. l'atelier recommande : l.a. les traitemeuts au sol en appoint aux traitements aériens sur les affluents de I'Oti (Kara, Kéran et Mô), le Haut Niger et le Tinkisso. 1.b. les traitements au sol uniquement sur la Pru au Ghana ainsi que le Moyen Niger et affluents au Mali. 2. la finalisation. avant fin2002, de la formation des équipes entomologiques nationales pour assurer la conduite de ces activités. 3. I'appui du CCE pour sensibiliser le CCP dans le sens de la préservation des acquis par la conduite de ces activités. 4. I'appui financier de la communauté des bailleurs de fonds du Programme pour mener à bien ces activités. 5. que les Pays participants concernés apportent le soutien nécessaire pour un bon déroulement de ces activités. ÿ;' I 3. Clôture de I'atelier Au terme de ces deux jours d'échanges, le chef de I'unité de lutte antivectorielle a pris la parole pour exprimer sa satisfaction pour le bon déroulement des travaux et pour I'intensité des débats. L'atelier a ainsi pu aboutir à des conclusions pertinentes et objectives même si beaucoup reste encore à faire. Il a souhaité que toutes les idées nouvelles tendant à enrichir les documents projets soient prises en compte par les rapporteurs. Le document finalisé sera proposé à la Direction du Programme et au Comité consultatif des Experts pour appréciation et un plaidoyer au Comité conjoint du Programme (CCP) de décembre 2001 à Washington (USA). Le président de séance avant de clore I'atelier a une dernière fois exhorté les pays à présenter dans les meilleurs délais les documents finalisés pour leur insertion au rapport final. 5
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Compte rendu de l'atelier sur les traitements larvicides au sol pendant la période post OCP dans certains bassins fluviaux : Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), 28-29 octobre 2001
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