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Procès-verbal de la sixième séance, jeudi 21 septembre 2006

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WPR/RC57/SR/6

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE (Lower NZI, Aotea Centre, Auckland Convention Centre) Jeudi, 21 septembre 2006 à 9 heures Président : M. Pete Hodgson (Nouvelle-Zélande) CONTENTS page 1. Table ronde ministérielle : L'application de la recherche aux politiques et pratiques de santé (suite) ................................................................ 1.1 2. 3. Résumé ............................................................................................................ 208 208 211 220 227

Stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé 2006–2015 (suite) ................................................................................ VIH/SIDA : Prévention et lutte - vers l'accès universel ............................................ ANNEXE - L'application de la recherche aux politiques et pratiques de santé ..........

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COMITE REGIONAL : CINQUANTE-SEPTIEME SESSION

1.

TABLE RONDE MINISTERIELLE : L’APPLICATION DE LA RECHERCHE AUX POLITIQUES ET PRATIQUES DE SANTE : Point 18.1 de l’ordre du jour (suite)

1.1

Résumé Le PRESIDENT rappelle que lors des débats de la veille, il a été convenu de modifier le système

de notification de telle sorte que le Comité prenne en compte les observations de deux pays moins expérimentés en recherche en santé, comme le Cambodge et les Samoa et de deux pays jouissant d'une plus grande expérience dans ce domaine, tels le Japon et la Nouvelle-Zélande (qui s'exprime en son nom et au nom de l'Australie, son partenaire). Il demande aux représentants de ces pays de faire part de leurs observations. Le Dr Nuth SOKHUM (Cambodge) explique que son pays a entrepris de développer son potentiel de recherche en santé et a notamment créé, l'année passée, un comité national d'éthique sur la recherche en santé, dont les membres possèdent une expertise dans des domaines très variés. Ce comité sera chargé du développement de la recherche. Ses fonctions et ses procédures de travail sont en cours de mise au point, avec l'appui de l'OMS. Dans deux ans, l'Institut national de la santé publique sera à même d'offrir un programme de maîtrise en santé publique pour aider les jeunes chercheurs. Le contenu de ce programme est à l'étude. Il est important d'assurer une formation à court et à long termes pour renforcer les capacités de développement de la recherche. Des besoins spécifiques ont été identifiés dans les domaines suivants : (1) assistance technique apportée à l'élaboration des programmes de l'Institut national de la santé publique en méthodologie de recherche, conférences données par des experts invités et protocoles de recherche menés en collaboration, (2) accompagnement des jeunes chercheurs par des conseillers et des superviseurs, (3) fournitures de supports et d'ouvrages de référence, (4) participation à des réseaux régionaux de recherche et enfin (5) apport de fonds pour financer la recherche. Le Dr Hajime INOUE (Japon) explique que son pays a une grande habitude des problèmes de santé qui frappent actuellement les pays voisins parce que les générations précédentes, au Japon, ont été touchées par les mêmes maladies. Cette expérience est un atout dans sa collaboration avec certains pays pour développer la recherche en santé et dans les prises de décision dans ce domaine. L'expérience de certains grands chercheurs japonais dans les maladies diarrhéiques, la tuberculose et les maladies parasitaires pourrait constituer une base factuelle utile aux chercheurs actuels et aux générations futures des pays voisins. Les problèmes qui retiennent actuellement l'attention des chercheurs japonais sont liés au vieillissement rapide de la société. Les prochaines générations dans les pays voisins se trouveront peut-être un jour face à ce même problème. Il est essentiel de veiller à ce que les connaissances et l'expérience de plusieurs générations de chercheurs japonais ne disparaissent pas avec eux alors qu'elles pourraient profiter aux prochaines générations des pays voisins. Mais comment rendre les résultats de la recherche accessibles aux pays voisins, là est la question, selon lui, en particulier parce que ces résultats

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se rapportent à des problèmes qui se poseront aux nouvelles générations dans ces pays. Il n'existe pas encore de réponse à cette question. Il consultera des spécialistes du Ministère de la Santé à l'issue des débats sur ce sujet. Mme GIDLOW (Samoa) fait remarquer que les Samoa ont commencé il y a une vingtaine d'années à développer leur potentiel de recherche en créant un comité de recherche en santé. Les fonctions de ce comité ont constamment évolué. Elles sont actuellement centrées sur la gestion de la recherche, l'éthique dans la recherche, le renforcement des capacités de recherche en santé, l'exploitation des résultats de la recherche, la mobilisation des ressources et la gestion structurelle et organisationnelle. Entre autres difficultés, elle fait référence aux limitations dans les capacités d'évaluation et dans le développement du personnel, dues principalement à la migration du personnel dans les pays et à l'étranger et à la prépondérance de certains domaines de recherche. En effet, à l'échelon régional ou sous-régional, il arrive parfois que des partenaires internationaux modifient leurs priorités. Elle mentionne certains résultats de la recherche qui ont contribué à perpétuer les stéréotypes culturels et ceux qui ont identifié les comportements négatifs tels que l'abus de nourriture ou d'alcool comme des facteurs culturels prédisposant les populations océaniennes à certaines maladies, et notamment à l'origine de la hausse des maladies non transmissibles. Elle explique que son Gouvernement est résolu à promouvoir les comportements responsables. Elle reconnaît que les sources extérieures de financement ont permis tout particulièrement de créer des bases de données sur la recherche, de formuler des projets et d'élaborer des programmes. Son Gouvernement est résolu à assurer une meilleure coordination entre les protocoles de recherche en santé financés par l'Etat et ceux financés par des sources extérieures. Le Pacific Health Research Council a été créé grâce à l'initiative des professionnels de santé des pays océaniens. Les besoins en capacités de recherche des pays océaniens sont particulièrement préoccupants. L'Agence néo-zélandaise pour le développement international (NZAID) a apporté une aide par le biais de subventions accordées à l'école de médecine des Fidji. Ces dernières années, grâce à la participation de la plupart des pays océaniens, elle est devenue autonome. Son partenariat avec Pacific Health Dialog, Journal de santé communautaire et de médecine clinique pour le Pacifique a aidé à la publication de résultats de la recherche dans les pays océaniens qui pourraient ne pas avoir assez de poids pour publier des articles dans des revues de santé publique à grand tirage. Son Gouvernement a reconnu l'importance, pour le développement de la recherche en santé, des aides techniques et financières de AusAID par le biais du Australia Health Research Council et de NZAID par le biais du New Zealand Health Research Council. Les aides de même nature du Secrétariat général de la communauté du Pacifique, du Forum du Pacifique et des divers instituts de formation sont tout aussi importantes. Elle considère que la recherche en santé, aux niveaux régional et sous-régional, résulte principalement d'initiatives lancées dans les meilleures intentions. Pour renforcer cette collaboration, il

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est indispensable de déployer de réels efforts en vue d'améliorer la communication. Les partenaires disposant d'un potentiel financier et technique devraient communiquer entre eux pour veiller à ce que les projets soient complémentaires et pour harmoniser les programmes de recherche concurrents. Elle prie instamment l'OMS de poursuivre son rôle de coordonnateur des mesures régionales et sous-régionales, en s'appuyant sur les initiatives de recherche existantes. Les Samoans sont devenus experts dans la collecte des données. Désormais, l'accent devrait être mis sur le renforcement des capacités d'analyse des données, de communication des résultats et de traduction des résultats en politiques, prises de décision et interventions parfaitement ciblées. Le Dr Colin TUKUITONGA (Nouvelle-Zélande) parle de la collaboration de la Nouvelle-Zélande dans les programmes régionaux de recherche en santé. Le New Zealand Health Research Council, le National Health and Medical Research Council (NHMRC), Australie et le Welcome Trust travaillent actuellement en partenariat pour soutenir la recherche sur la prévention de l'obésité et des traumatismes en Nouvelle-Zélande, en Australie et dans certains pays insulaires océaniens. Ce partenariat a permis par ailleurs de renforcer le potentiel de recherche des pays participants. Le New Zealand Health Research Council a également constitué un partenariat avec les Instituts de recherche en santé du Canada et des Etats-Unis pour étudier les besoins sanitaires spécifiques des populations autochtones. Son aide, associée à celle de l'OMS, a permis de renforcer l'infrastructure de recherche dans les Iles Cook et de former les chercheurs des pays insulaires océaniens. NZAID soutient le Pacific Health Research Council à l'école de médecine des Fidji pour renforcer et promouvoir les capacités de recherche en santé. Une évaluation des activités du Council, attendue sous peu, devrait permettre de déterminer la meilleure façon d'aider la recherche en santé dans la sous-région du Pacifique. L'étroite collaboration entre la Nouvelle-Zélande et les pays insulaires océaniens, destinée à soutenir ces pays et leurs instituts par le renforcement de leurs capacités de recherche, sera le point de départ d'une collaboration plus large qui sera mise en place ultérieurement dans toute la région du Pacifique en vue de renforcer le potentiel et les capacités de recherche et contribuer ainsi à l'obtention de meilleurs résultats en matière de santé. Mme Gayle ANDERSON (Australie) ajoute que l'Australie a contribué à la recherche en santé dans les programmes prioritaires de l'OMS, par le biais des centres collaborateurs de l'OMS. En effet, 44 centres australiens ont été désignés dans différents domaines et diverses disciplines. La collaboration dans la recherche en santé vise à renforcer le potentiel institutionnel à l'appui de la recherche en santé grâce à l'échange d'informations, de technologies, à la formation, aux résultats de la recherche et à leur application et enfin grâce aux conseils techniques. Les possibilités de formation et de recherche ont été offertes par le biais des bourses d'étude de l'OMS. Au cours des 12 derniers mois, l'Australie a accueilli 200 boursiers. Il ressort des discussions de la table ronde qu'il faut absolument améliorer la coordination des efforts de recherche et permettre aux Etats Membres d'accéder aux résultats. Il est indispensable de poursuivre les débats sur ce sujet dans les futures sessions du Comité régional. Elle attend de l'OMS

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qu'elle transmette des informations et des suggestions qui aboutiront à une meilleure coordination des efforts et à l'exploitation des résultats de la recherche. Le Professeur T. Dwyer et les représentants qui ont participé à cette table ronde ministérielle résument les débats de l’après-midi précédente (voir Annexe). 2. STRATEGIE REGIONALE RELATIVE AUX RESSOURCES HUMAINES POUR LA SANTE 2006–2015 : Point 14 de l’ordre du jour (Document WPR/RC57/9) (suite) Mme Le Thi Thu HA (Viet Nam) remercie le Secrétariat pour le projet de stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé 2006–2015. Elle est d’accord avec l’analyse de la situation des personnels de santé dans la Région du Pacifique occidental. L’évolution du profil des maladies affectant de nombreux pays en développement de la Région, associée aux nouvelles maladies émergentes et aux catastrophes naturelles, nécessite une planification sur le long terme de la formation des personnels de santé, ainsi que des partenariats solides et une collaboration plurisectorielle étroite pour faire face à une demande croissante. Elle approuve la stratégie qui constituera pour le Viet Nam une orientation pratique pour terminer son plan national sur le développement des ressources humaines jusqu’en 2020. Elle espère que l’OMS et ses partenaires internationaux continueront d’aider les Etats Membres à la mettre en oeuvre. Le Viet Nam a mis en oeuvre un système de formation par secteur géographique pour résoudre le problème des pénuries de personnels de santé dans les zones montagneuses et isolées. L’étroite collaboration entre le secteur de la santé et de l’éducation, ainsi que l’engagement des autorités locales, ont permis de recruter des étudiants des minorités ethniques dans les pensionnats des écoles secondaires pour les former à la médecine. Une fois leur diplôme obtenu, ils devraient revenir travailler dans leurs provinces d’origine avec un salaire pratiquement double. Le Dr VILLAVERDE (Philippines) déclare que la crise imminente des ressources humaines constitue la menace la plus grave qui pèse sur les réformes actuelles du secteur de la santé. Les Philippines font partie des pays qui exportent le plus de médecins et d’infirmiers : des médecins nouvellement diplômés ou des spécialistes prennent des postes d’infirmiers et plus de 15 000 infirmiers partent chaque année à l’étranger. La pénurie de personnels de santé qui en résulte dans le pays a de graves conséquences pour la prestation des soins de santé. Les effets positifs des emplois lucratifs à l’étranger et des transferts de fonds qu’ils génèrent sont loin de compenser les problèmes engendrés par le manque d’effectifs dans le pays qui a assuré l’éducation et la formation. Parallèlement, la production de médecins diplômés se trouve dans une situation critique. En effet, beaucoup moins de candidats s’inscrivent dans les écoles de médecine et trois d’entre elles ont dû fermer, faute d’étudiants.

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Il souscrit pleinement à l’adoption de la stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé 2006–2015, qui donne aux Etats Membres des options politiques et des orientations pratiques pour développer et maintenir leurs effectifs. M. MANINRAKA (Kiribati) remercie le Secrétariat pour la stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé 2006–2015, qui est un document global. Les trois grands secteurs de réalisation tiennent compte des aspects sanitaires aussi bien que des aspects politiques et socioéconomiques : développement plus stratégique des personnels ; politiques de déploiement et de fidélisation ; responsabilisation des effectifs davantage en les orientant sur les résultats. Il y a une reconnaissance rationnelle des stratégies pour parvenir à ces objectifs essentiels, en soulignant que les autorités nationales doivent faire de la planification des personnels de santé une partie intégrante de la planification générale du développement. Alors que cette stratégie pourrait effectivement renforcer les performances des personnels de santé, il doute qu’elle puisse résoudre le problème critique des pénuries dans les pays en développement. La stratégie mentionne le rôle important des pays développés pour résoudre ce problème et le succès dépendra d’une responsabilité partagée entre les pays développés et ceux en développement. Elle encourage des partenariats bien coordonnés, mais cette approche ne peut fonctionner que si les pays développés souhaitent coopérer pour trouver à l’amiable une solution durable. La stratégie ne fonctionnera pas pour les pays en développement et encore moins pour les petits Etats et Territoires insulaires du Pacifique, beaucoup plus faibles, si l’on n’accorde pas une attention suffisante à ce problème. Le nombre des agents de santé dans ces pays doit augmenter entre 2006 et 2015 et une assistance technique à long terme doit être fournie pour combler les manques, à la fois ceux qui existent déjà et ceux qui se créeront lorsque les agents de santé locaux seront envoyés en formation pour se spécialiser. Il approuve la stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé 2006–2015 telle qu’elle est présentée. Mme PONAUSUIA (Etats-Unis d’Amérique) déclare que la stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé 2006–2015 propose aux Etats Membres des options politiques rationnelles et des orientations pratiques pour le développement et le maintien des personnels de santé. Elle est heureuse d’y voir la reconnaissance du besoin de mesures spécifiques du ressort des pays, les Etats Membres ayant besoin d’une flexibilité maximale pour élaborer une politique nationale conforme à leurs besoins et à leurs priorités. Elle souligne que la participation des partenaires à l’élaboration des plans et stratégies est cruciale pour développer les ressources humaines et mettre en œuvre la stratégie. Si la stratégie appelle bien à une

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action plurisectorielle et à des efforts coordonnés entre les autorités nationales, les organismes de réglementation et les associations professionnelles, l'implication attendue des partenaires n'est pas clairement définie. Le suivi et l’évaluation font partie intégrante de l’application ; pourtant, les indicateurs retenus dans la stratégie sont trop généraux pour en évaluer exactement les effets. Les Etats Membres et le Secrétariat doivent travailler ensemble pour préparer des mesures et des indicateurs de base qui soient suffisamment spécifiques pour mesurer les progrès dans le temps. Le Dr PITAKAKA (Iles Salomon) approuve la stratégie pour le développement des ressources humaines pour la santé. Comme la formation est un processus de longue haleine, il est difficile d’en évaluer les progrès et l’impact. La stratégie doit être adaptée aux endroits de taille réduite, où des formations locales abordables peuvent ne pas être disponibles. Aux Iles Salomon, le ministère de l’Education influe sur la stratégie car il contrôle aussi les formations à l’étranger. Ce pays doit former également un grand nombre d’autres professionnels et la stratégie régionale aidera le ministère de la santé à négocier avec les autres ministères. D’autres partenaires peuvent apporter leur contribution dans ce domaine et il est demandé à l’OMS de maintenir son aide importante. A la Conférence ministérielle d’Apia (Samoa) en 2005, les Iles Salomon ont insisté sur « la mise en commun des cerveaux » pour mettre un terme à la fuite des cerveaux, causée par les inégalités de salaires et de conditions de travail. Une législation qui instaure des différences en termes de qualification et d’expérience n’est pas forcément utile. Il demande à tous les donateurs, dont la Nouvelle-Zélande et l’Australie, de permettre aux étudiants en médecine de suivre les formations diplômantes dans leurs pays. M. SOAKAI (Tonga) déclare qu’il n’y a pas assez de médecins spécialistes dans son pays, bien qu’il y ait assez d’infirmiers. Une grande partie de l’intérêt de la stratégie vient du fait qu’elle permet aux Etats Membres de sélectionner des résultats clés en tenant compte de leurs besoins spécifiques. Il demande à l’OMS d’agir en liaison avec son ministère pour veiller à ne pas dupliquer les efforts. Il approuve la stratégie et invite le Secrétariat à veiller à ce que le Bureau régional et les bureaux dans les pays aient le personnel suffisant pour assurer sa mise en oeuvre. Dr AMBA (Brunéi Darussalam) est favorable à la stratégie qui renforcera les efforts nationaux pour répondre aux besoins de la santé. Comme de nombreux autres pays en développement, le Brunéi Darussalam se trouve confronté à de sérieuses difficultés pour assurer des services de santé complets, la couverture requérant un personnel qualifié. Le pays a donc mis en place des programmes de développement des ressources humaines, comprenant des formations de troisième cycle, grâce à des accords bilatéraux et la création d’instituts de médecine et de soins infirmiers pour développer l’autosuffisance en matière de formation. Même en finançant totalement les formations, le pays doit

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néanmoins se tourner vers l’étranger pour combler les manques. Il demande aux pays qui ont des établissements de formation de permettre aux étudiants étrangers d’y étudier à des coûts abordables. Mme ARTHUR (France) se déclare favorable à la stratégie, en particulier parce que la crise des personnels de santé est l’une des plus graves menaces pesant sur la sécurité sanitaire dans tous les pays. Environ 85 % des pays en développement n’ont aucune chance d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement d’ici à 2015. La France saisit toutes les occasions de mettre ce point à l’ordre du jour international et à veiller à ce qu’il figure dans la déclaration du Sommet du G8 à Saint-Pétersbourg (Fédération de Russie). Elle est donc heureuse que les ressources humaines pour la santé aient été le thème du Rapport sur la santé dans le monde 2006 et de la Journée mondiale de la santé 2006, date à laquelle a été également lancée l’Alliance mondiale pour les personnels de santé. La France recommande néanmoins à l’OMS de chercher à persuader le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale du fait que la formation des ressources humaines n’est pas une charge pour des économies fragiles, mais un investissement essentiel. Le FMI et la Banque mondiale se sont améliorés à cet égard, mais les résultats sont longs à venir. Les migrations des agents de santé, qu’elles soient internes ou internationales, signifient que ceux qui sont formés dans les pays en développement quittent leurs pays, ou leur région, pour d’autres pays ou pour les organisations internationales. Il faut donner aux agents de santé des conditions qui les motivent pour rester. Les pays développés doivent s’employer à former davantage de professionnels de santé, de façon à ne pas ponctionner les compétences dans les pays en développement. Elle observe que ce sujet a déjà été abordé dans le cadre d’autres points de l’ordre du jour. Elle appelle les pays à élaborer des chartes pour un recrutement éthique et, afin de parvenir à un financement durable et d’éviter de dépendre de dons internationaux imprévisibles, ils devraient prévoir un budget plus flexible pour la formation. Le Dr WAQATAKIREWA (Iles Fidji) se félicite de la stratégie régionale. Il y a une pénurie chronique de médecins aux Fidji, bien que la situation des infirmiers s’améliore. S’il est impossible d’empêcher la migration des agents de santé, les Fidji développent l’éventail des compétences des infirmiers et le nombre des effectifs formés. D’ici à 2007, on s’attend à un surplus qui permettra d’envoyer des infirmiers dans d’autres pays de la Région. Les Fidji doivent accroître les effectifs de niveau moyen et s’emploient à former des infirmiers à compétences multiples, comme les infirmiers anesthésistes et les infirmiers spécialisés en pédiatrie. Les Fidji croient que la multiplication des compétences est une bonne stratégie de fidélisation et encouragent les autres pays à envisager cette option. Les Fidji approuvent totalement la stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé. M. SAMO (Etats fédérés de Micronésie) plaide pour le recours à la formation à distance pour compléter les formations à l’étranger. Le Réseau océanien d’apprentissage ouvert pourrait être renforcé avec l’aide des donateurs. La budgétisation de l’OMS fondée sur les résultats est bonne, mais la

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flexibilité est nécessaire pour la budgétisation des besoins et des priorités nationales en matière de formation. Il remercie l’OMS de l’appui donné à la réunion récente de l’Association des responsables de la santé des Iles du Pacifique, au cours de laquelle il a été envisagé de former des infirmiers, des techniciens de radiologie et d’autres professionnels paramédicaux. Il approuve la stratégie et attend avec intérêt de travailler dans ce domaine avec l’OMS et d’autres partenaires dans le développement. Le Dr DANIEL (Iles Cook) déclare qu’il y a un nombre insuffisant de professionnels de santé à tous les niveaux dans son pays. Ceux qui ont été formés et qui ont émigré reviennent parfois ou fournissent gratuitement une assistance à partir de l’étranger. Il remercie l’OMS, la Nouvelle-Zélande et l’Australie pour leur aide dans le développement des personnels de santé. Il approuve la stratégie. Mme PAUL (Iles Marshall) explique que les fonctionnaires des ministères de la santé de son pays ont visité les écoles secondaires pour recruter de futurs professionnels de santé, bien que peu de ceux qui se sont inscrits aient réussi à terminer ne serait-ce que le cours préparatoire de 10 mois à cause de leurs lacunes en mathématiques et en sciences. Le programme de bourses des Iles Marshall est aussi une incitation pour les étudiants en médecine, de même que le programme d’apprentissage à distance de l’Université d’Hawaï. Il n’en reste pas moins que la pénurie de professionnels de santé est un problème majeur qui oblige le pays à recruter des médecins et des infirmiers dans d’autres pays de la Région. Elle approuve donc la stratégie régionale. M. IATIKA (Vanuatu) soutient le projet de stratégie régionale. Les ressources humaines pour la santé sont insuffisantes à Vanuatu, qui a du mal à garantir un flux régulier de jeunes personnels compétents pour remplacer les personnes qui partent à la retraite. Des efforts sont faits pour améliorer la situation mais ils restent isolés et Vanuatu appelle de ses vœux une approche plus coordonnée du soutien régional au développement et à la gestion des personnels de santé. Il conviendrait d’élaborer des stratégies pour faire face aux problèmes de migrations, qui est inéluctable. Avec l’appui de l’OMS et d’une organisation non gouvernementale, Vanuatu est parvenue avec un certain succès à mettre en place depuis 2002 une formation en cours d’emploi pour les sages-femmes. Une infirmière sage-femme expérimentée se rend dans les centres de santé pour des cours de perfectionnement, ce qui a aidé les sages-femmes à revoir leurs compétences en soins infirmiers, à actualiser leurs connaissances et à définir les besoins médicaux et en matériel. Cela a donné davantage confiance en elles aux sages-femmes, et donné davantage confiance aux femmes qui consultent ces centres, les encourageant à les fréquenter plus régulièrement. Une formation en cours d’emploi similaire pour les infirmières est prévue au niveau des dispensaires, et l’on envisage de l’étendre aux agents de santé chargés des soins oculaires primaires, de la santé et de l’hygiène bucco-dentaire et des services d'oto-rhino-laryngologie, difficiles à dispenser auprès des populations isolées. La grille des salaires du personnel du service public a été revue et un barème spécial a été établi pour les personnels de santé. On espère que cela permettra de mieux fidéliser le personnel et d’attirer davantage d’étudiants vers les disciplines sanitaires.

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Mme GIDLOW (Samoa) prend acte avec satisfaction du travail accompli pour l’élaboration d’une stratégie régionale globale et de l’approche consultative employée, qui a permis aux Etats Membres de participer au processus. L’organisation des objectifs stratégiques en trois grands domaines, chacun assorti d’indicateurs de suivi et d’évaluation spécifiques, sera utile pour l’application de la stratégie au niveau des pays. Comme l’ont dit les orateurs précédents, le renforcement des systèmes de santé est essentiel. Les Samoa connaîssent une année de transition depuis l’institution des réformes du secteur de la santé en juillet 2006, qui font partie intégrante des réformes gouvernementales entamées en 1998. La priorité est donnée aux ressources humaines pour la santé. La grève de trois mois déclenchée en 2005 par l’Association médicale des Samoa, a eu des répercussions graves et durables mais n’a heureusement pas entraîné directement de décès. Grâce à cette expérience, on a pris conscience de la nécessité d’instituer une stratégie à long terme qui garantirait un dosage optimal des compétences, et d’améliorer les compétences des infirmières et autres agents de santé. Les migrations sont un phénomène mondial et Samoa a peu de chances d’avoir un jour suffisamment de médecins et d’infirmières. Des efforts supplémentaires sont donc nécessaires pour ne pas compromettre la qualité de la prestation des services de santé. L’Australie et la Nouvelle-Zélande soutiennent actuellement les efforts déployés pour passer en revue et réviser le plan samoan des ressources humaines pour la santé conformément au cadre OMS au titre du projet de santé de Samoa. Samoa a demandé à l’OMS de poursuivre son appui dans ce domaine. Les ressources humaines sont un élément essentiel des systèmes de santé et des efforts accomplis pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement et exécuter les programmes prioritaires de l’OMS. Ils sont également essentiels pour la santé de la population qu’elles desservent, c’est pourquoi Samoa soutient le projet de stratégie régionale et la proposition faite à la réunion de l’Alliance des responsables des services de soins infirmiers du Pacifique Sud tenue à Samoa il y a deux semaines en vue de la création d’une école supérieure régionale de soins infirmiers. Le Dr NUTH (Cambodge) dit que le Cambodge connaît également une pénurie de ressources humaines pour la santé. Il remercie la France de l’appui précieux qu’elle apporte à l’Université cambodgienne des Sciences de la Santé, le Japon pour l’appui apporté aux écoles de soins infirmiers et les Etats-Unis d’Amérique pour l’appui au renforcement des moyens de laboratoire. En raison des bas salaires et du manque d’infrastructure, il est difficile de motiver le personnel pour qu’il se rende dans les zones éloignées du pays. Comme au Viet Nam, la population de ces districts se voit offrir des incitations pour suivre une formation et revenir ensuite exercer dans sa région d’origine. Le Gouvernement travaille avec la communauté des donateurs, en particulier le Département pour le développement international, Royaume-Uni, à la fourniture d’incitations et le Conseil des Ministres a récemment approuvé une augmentation substantielle des salaires des sages-femmes. Le Cambodge soutient le projet de stratégie régionale et demande aux Etats Membres de maintenir leur précieux soutien aux efforts faits pour améliorer les ressources humaines pour la santé dans son pays.

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Mme McGRATH (Nouvelle-Zélande) exprime son soutien au projet de stratégie régionale et félicite le Bureau régional des indications qu’il a fournies aux Etats Membres en vue de les aider à atteindre les objectifs en matière de planification et de développement des personnels de santé. Des efforts plus poussés sont toutefois nécessaires pour étendre les interventions efficaces en vue d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. La Nouvelle-Zélande collabore avec les pays et territoires insulaires du Pacifique afin de promouvoir la formation et la fidélisation des agents de santé. Respectueuse des pratiques éthiques en matière de recrutement, elle ne recrute pas activement dans ces pays mais offre des possibilités de formation en Nouvelle-Zélande à travers ses Conseils de santé de district. La Nouvelle-Zélande est ellemême confrontée à des difficultés de recrutement, de formation et de fidélisation des agents de santé et accélère les mesures prises pour améliorer la situation, en particulier dans les services de santé mentale, les soins de santé primaires et les services de santé ruraux. Un certain nombre d’initiatives des Conseils de santé du district ont également été prises en ce qui concerne les projets de promotion de la santé sur le lieu de travail et de bonne gestion clinique. Le Ministre de la Santé a récemment annoncé la création d’un groupe de travail chargé d’examiner la portée et la durée de la formation médicale, qui rendra son rapport dans les six mois. Le projet de stratégie régionale relatif aux ressources humaines pour la santé offrira des indications utiles. Dans l’esprit de la discussion qui a eu lieu précédemment au Comité sur l’application de la recherche aux pratiques de santé, la Nouvelle-Zélande est impatiente de savoir ce que font les autres pays et de partager les enseignements qu’elle a elle-même tirés de ses propres activités de développement des ressources humaines. M. TUIA (Tokélaou) se félicite de l’élaboration du projet de stratégie régionale. L’émigration de dispensateurs de soins à partir des petits Etats insulaires vers les pays développés est un aspect de la mondialisation qui posera des problèmes aux pays comme le sien pendant de nombreuses années encore. Cette perte de personnels de santé ne pourra être réduite que lorsque des méthodes réalistes auront été mises en place, qui soient profitables à la fois aux pays d’accueil et aux pays producteurs de ressources humaines qualifiées. Il demande au Secrétariat de collaborer étroitement avec les partenaires régionaux du développement de façon à réduire l’impact de ces migrations sur les petits Etats insulaires. Depuis 20 ans, Tokélaou connaît une émigration continue de son personnel de santé qualifié vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande, et il demande aux Etats Membres d’examiner de près les raisons pour lesquelles les gens quittent les Etats insulaires à économie restreinte. Il n’est pas possible de former des dispensateurs de soins qui ensuite quittent le pays. Tokélaou étant isolé et manquant d’infrastructure et de matériel médicaux, un personnel de santé polyvalent lui est indispensable pour assurer la prestation équitable de services de santé de qualité.

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Il approuve le projet de stratégie régionale. M. VIVIAN (Nioué) s’exprimant en qualité du Ministre de la Santé et de Premier Ministre de Nioué, fait part de son soutien son soutien au projet de stratégie régionale et remercie l’OMS de l’appui qu’elle a apporté à son pays dans le domaine des ressources humaines pour la santé. Malheureusement, la rémunération reste un problème majeur et une forte proportion de médecins et autre personnel de santé qualifié de Nioué quittent le pays pour aller travailler en Nouvelle-Zélande ou ailleurs, où ils gagnent souvent jusqu’à dix fois plus que chez eux. Les pays insulaires comme Nioué ont une économie restreinte et ne rattraperont jamais les grands pays, aussi continueront-ils à connaître des difficultés pour retenir le personnel de santé qu’ils ont formé. M. KEKE (Nauru) caractérise la situation de son pays comme une crise extrême des personnels de santé, encore exacerbée par une crise économique de plus en plus profonde. Depuis de nombreuses années, le pays est tributaire de personnel expatrié, mais il est de moins en moins capable d’attirer un tel personnel. Le projet de stratégie évoque les mesures d’incitation à prendre pour retenir le personnel mais en réalité il n’est pas possible de fournir de telles incitations ; les petits Etats insulaires et les pays à économie faible sont tout juste capables de proposer des salaires de base et sont dans une situation où les ressources humaines sont limitées du fait de la concurrence entre les divers secteurs. Se pose également le problème du manque d’établissements de formation. Bien que le pays ait pris certaines mesures pour améliorer les compétences du personnel local, le manque d’établissements de formation ne sera jamais surmonté ; sa population n’est pas assez importante pour financer un établissement de formation sanitaire, aussi le pays doit-il s’en remettre aux établissements de l’étranger. Il craint cependant que le projet de stratégie soit surtout axé sur les pays et ne soit pas suffisamment régional dans sa perspective. Un grand nombre des options certes utiles qu’il recommande aux pays d’adopter sont insuffisantes pour les petits Etats insulaires. Nauru a peu de chances d’être capable un jour de former suffisamment de personnel pour pourvoir tous les postes dont il aurait besoin dans le secteur de la santé et doit s’en remettre au personnel étranger. Il appelle à mettre davantage l’accent sur une coopération régionale intensifiée pour la formation et pour combler les lacunes dans les services de santé, non pas uniquement dans l’avenir immédiat mais à plus long terme. Se référant à l’intervention des Fidji qui ont annoncé qu’elles s’attendaient à un surnombre d’infirmières, il soutient que la mise en commun de cette information devrait être mieux gérée ; il n’est pas acceptable d’apprendre les choses de façon fortuite, par exemple lors de réunions comme celle-ci. Il faudrait procéder à une évaluation régionale des besoins s’agissant du nombre de postes vacants et des ressources correspondantes, et mettre en place un mécanisme, éventuellement coordonné par le Secrétariat, pour faire connaître ces informations et faire concorder les ressources et les besoins. Des exercices du même type devraient permettre d’évaluer les besoins actuels et futurs de formation dans le secteur de la santé,

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de déterminer si les établissements de formation de la Région répondront aux besoins, et d’établir un mécanisme permettant de fournir les ressources nécessaires pour combler les lacunes. Là où les besoins ne sont pas satisfaits, les pays qui ont une population suffisante et qui disposent d’établissements de formation devraient être encouragés à accroître le nombre de personnes formées, étant entendu qu’une fois leur formation terminée, elles constitueraient un groupe de collaborateurs susceptibles de circuler dans toute la Région pour occuper des postes vacants. Cela exigerait une coopération et une mise en commun de l’information. Or ce facteur a malheureusement été omis dans le projet de stratégie. A l’invitation du PRESIDENT, les représentants du Conseil international des Infirmières et de la Fédération mondiale de l’Enseignement médical font des déclarations. Le DIRECTEUR REGIONAL par intérim, répondant aux observations faites, déclare que les ressources humaines sont essentielles pour renforcer les systèmes de santé. Il souligne que tant le Siège de l’OMS que le Bureau régional sont attachés à faire davantage dans le domaine des ressources humaines que par le passé. La stratégie régionale relative aux ressources humaines pour la santé 2006-2015 n’est pas qu’un document de plus : des projets sont en cours pour sa mise en oeuvre dans les pays. Il constate que plus de la moitié des interventions ont été faites par des représentants de pays et territoires insulaires du Pacifique, qui ont souligné l’importance de la coordination, d’une approche régionale, d’un forum de coopération entre pays développés et pays en développement et d’une meilleure évaluation et planification. Le Bureau régional, rédige actuellement, avec le Bureau de l’OMS aux Fidji, un plan spécifique complet pour le Pacifique, qui comporte un projet de plan et un code de pratique concernant le personnel de santé. Il observe que les partenaires du développement dans ce domaine sont vivement attachés à la question des ressources humaines. Un cadre et un mécanisme de coordination particuliers sont nécessaires pour garantir que les pays reçoivent l’aide dont ils ont besoin. Le CONSEILLER REGIONAL CHARGE DES RESSOURCES HUMAINES POUR LA SANTE remercie les Etats Membres de leur engagement résolu en faveur du renforcement des ressources humaines pour la santé et de l’appui qu’ils ont exprimé en faveur de la stratégie régionale. Il prend acte de la contribution apportée à la stratégie par les Etats Membres et les partenaires et remercie le Gouvernement japonais d’avoir offert d’organiser un atelier sur la question. Les interventions ont permis de recenser les principaux problèmes et les domaines dans lesquels un appui s’avère nécessaire ; ces suggestions seront utilisées pour mettre en pratique les plans de travail pour 2007 et seront également prises en compte pour mettre en oeuvre le plan stratégique à moyen terme afin d’atteindre le treizième objectif stratégique de l’OMS. Le rôle mobilisateur des pouvoirs publics est un élément essentiel pour renforcer les ressources humaines et c’est avec satisfaction qu’il a pris note des manifestations d’engagement des pays. Les représentants ont souligné l’importance d’une approche commune et

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cohérente au niveau national qui porterait sur l’éducation à tous les niveaux et dans d’autres secteurs. Ils ont également mentionné l’utilité d’un mécanisme de pays pour rassembler tous les partenaires. Pour être efficaces, les stratégies de pays doivent reposer sur des informations et des faits. L’ADMINISTRATEUR TECHNIQUE EN CHEF, SOINS INFIRMIERS ET OBSTETRICAUX, RESSOURCES HUMAINES POUR LA SANTE, Siège de l’OMS, dit que le problème des ressources humaines doit être traité à l’échelon mondial. Elle se félicite du fait que les représentants approuvent la stratégie régionale. Elle cite l’exemple de deux initiatives de l’OMS qui ont permis de régler des problèmes soulevés. L’une est la création de l’Alliance mondiale des personnels de santé, un partenariat entre des gouvernements, la société civile, des associations de professionnels et des organismes donateurs, dont le but est d’accélérer la réaction des pays face à la crise des personnels de santé. Cette Alliance vise à obtenir des décideurs et des bailleurs de fonds qu’ils placent les besoins des pays au rang de leurs priorités et à aider à la mobilisation des ressources pour soutenir les plans de gestion des ressources humaines, constituer des équipes dans les pays et renforcer la collecte des données s’y rapportant. La deuxième initiative concerne la promotion du dialogue entre les organisations internationales telles que l’Organisation internationale du Travail et l’Organisation internationale pour les Migrations, sur les questions essentielles de ressources humaines pour la santé. Selon toute attente, ce dialogue devrait déboucher sur la formulation de directives internationales, sur un code de pratiques pour un recrutement judicieux et sur des accords bilatéraux mettant en place des dispositifs mutuellement bénéfiques. Un plan d’action mondial est en cours d’élaboration sur les migrations. Il vise à atténuer l’impact négatif de la migration et à en faire ressortir les aspects positifs. Elle exprime la détermination de l’équipe chargée des ressources humaines pour la santé, au Siège de l’OMS, à travailler avec les pays en collaboration avec l’équipe du Bureau régional. En l’absence de tout autre commentaire, le PRESIDENT demande aux rapporteurs de préparer un projet de résolution qui sera soumis plus tard dans la session à l’examen du Comité. 3. VIH/SIDA : PREVENTION ET LUTTE - VERS L’ACCES UNIVERSEL : Point 15 de l’ordre du jour (Document WPR/RC57/10) Le DIRECTEUR REGIONAL par intérim, en présentant le document, explique que l’épidémie de VIH/SIDA pèse de plus en plus lourd chaque année et que l’on a enregistré en 2005 dans le monde près de 5 millions de nouveaux cas d’infection et 3 millions de décès. Cela signifie presque 600 nouveaux cas et 200 décès chaque jour dans la Région du Pacifique occidental. Pourtant, des progrès considérables ont été accomplis puisque le nombre de personnes dans le monde bénéficiant d’une thérapie antirétrovirale a été multiplié par trois entre 2003 et 2005, résultat de l’initiative « trois millions d’ici 2005 » de l’OMS et de l’ONUSIDA. Cette initiative a incité les responsables dans le monde à s’engager clairement pour garantir l’accès universel aux mesures de prévention, aux traitements et aux soins à l’horizon 2010.

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Les pays et les territoires de la Région du Pacifique occidental ont bénéficié d’une aide pour étendre leurs activités de lutte contre le VIH/SIDA à plus grande échelle. L’expérience et les leçons tirées de l’initiative « trois millions d’ici 2005 » aideront l’OMS a être plus efficace dans l’aide qu’elle apporte aux pays et aux territoires au fur et à mesure qu’ils progressent vers cet objectif. Pour contribuer à l’accès universel, l’OMS investira dans cinq orientations stratégiques : (1) aider les gens à connaître leur situation à l’égard du VIH grâce à des conseils et à des tests de dépistage confidentiels, (2) optimiser la contribution du secteur de la santé à la prévention du VIH, (3) accélérer l’intensification des actions de traitement et de soins aux personnes vivant avec le VIH/SIDA, (4) investir dans une action d’information stratégique pour améliorer l’efficacité de la riposte et enfin (5) renforcer et développer les systèmes de santé. Il reste toutefois des problèmes à résoudre. Deux consultations régionales ont été organisées par l’OMS et l’ONUSIDA en décembre 2005 et en février 2006 sur le thème de l’accès universel et sur les moyens d’y parvenir. Les questions sur l’accès universel qui ont été débattues portaient notamment sur la façon de s’appuyer sur les actions nationales en cours et d’optimiser les ressources, sur le moyen d’étendre les activités, sur la nécessité de comprendre que le type et le degré de couverture des mesures de prévention, des soins et des traitements ont une incidence sur la prévention des nouvelles infections, la réduction de la mortalité et l’amélioration de la qualité de vie des personnes infectées. Elles portent également sur la façon de définir les priorités dans les stratégies, les interventions, les activités et l’utilisation des ressources, en spécifiant clairement des objectifs et des jalons jusqu’à l’obtention de la couverture universelle. Les principaux obstacles identifiés au cours des consultations sont d’une part la pénurie de ressources humaines et de moyens techniques, notamment l’inadaptation de l’infrastructure de santé publique, pour assurer les services nécessaires de façon satisfaisante et appropriée et d’autre part l’opprobre et la discrimination, largement répandus, à l’égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA et des groupes marginalisés particulièrement touchés par l’épidémie. En s’appuyant sur les principales recommandations résultant de ces consultations, l’OMS et l’ONUSIDA poursuivront leur collaboration et travailleront avec leurs partenaires pour aider les pays à élaborer et à mettre en place les aspects techniques et financiers ainsi que l’infrastructure et l’organisation nécessaires aux activités visant à garantir l’accès universel. Le Dr LEPANI (Iles Fidji) se félicite du rôle actif joué par l’OMS dans les activités de prévention et de lutte contre le VIH/SIDA dans la Région et en particulier dans son pays. Son Gouvernement alloue chaque année 500 000 dollars à la mise en oeuvre de son plan stratégique national contre le VIH/SIDA, en complément des fonds attribués par les partenaires. Les cas d’infection par le VIH sont actuellement en hausse aux Fidji, en dépit du fait que, selon l’OMS et l’ONUSIDA, son pays entre toujours dans la catégorie des pays à faible prévalence, avec un taux de 0,05 %. On a recensé 219 cas d’infection au total.

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La transmission se fait principalement par les contacts hétérosexuels mais la transmission de la mère à l’enfant est de plus en plus préoccupante. Le plan stratégique national contre le VIH/SIDA pour la période 2004-2006 a été examiné, ce qui a permis d’identifier les difficultés et les lacunes. C’est pourquoi l’extension des activités visant à garantir l’accès universel a été incorporée dans le plan 2007-2001. La surveillance de seconde génération, réalisée en 2004-2005, a fourni des données de base intéressantes sur les groupes les plus vulnérables. Selon la Déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA proclamée au Sommet mondial 2005 à la Soixantième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, l’accès universel obtenu en 2010 servira de référence à mi-parcours pour atteindre le sixième objectif du Millénaire pour le développement, à savoir interrompre la propagation du VIH/SIDA et inverser la tendance d’ici à 2015. Pour leur part, les Fidji ont évalué leur riposte plurisectorielle et les obstacles et difficultés appelant la mise en place de solutions. Elles ont élaboré un plan et défini les principaux jalons et interventions nécessaires. Parmi les progrès accomplis aux Fidji dans le traitement des cas d’infection par le VIH, il faut noter la mise en place de moyens de laboratoire pour la confirmation secondaire des tests de dépistage du VIH pour les Fidji et d’autres pays océaniens, l’élaboration d’une politique pour éviter la discrimination, sur les lieux de travail, à l’égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA, l’instauration d’une politique de prévention de la transmission de la mère à l’enfant et enfin la promotion des conseils et des tests de dépistage volontaires et confidentiels. Le Gouvernement des Fidji a prévu d’examiner certaines de ses lois pouvant avoir une incidence sur le VIH/SIDA comme la loi sur les prisons, la loi de santé publique et la loi sur l’immigration et de promulguer un décret spécifique au VIH/SIDA. Il faut espérer que ce nouveau décret permettra de régler les problèmes les plus préoccupants comme la transmission intentionnelle du VIH. Il remercie l’OMS, les Gouvernements de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, l’ONUSIDA, l’UNICEF, le FNUAP et les autres partenaires pour leur soutien à l’action des Fidji contre le VIH/SIDA. Le Dr TIBAN (Kiribati) est heureux de constater que le Bureau régional continue d’accorder une attention prioritaire au traitement du VIH/SIDA et à l’accès universel. Avec le concours de l’OMS et d’autres initiatives régionales, y compris le Projet régional océanien de lutte contre le VIH/SIDA et le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, Kiribati a lancé un programme thérapeutique. La disponibilité d’un traitement dispensé par un réseau dévoué de professionnels est l’un des moyens les plus efficaces de promouvoir le dépistage du VIH/SIDA et une riposte nationale. Les pays encore dépourvus de législation relative à la lutte contre le VIH/SIDA, dont Kiribati fait partie, devraient pouvoir envisager des cadres d’action intégrant d’autres problématiques : tant que la protection des personnes vivant avec le VIH/SIDA ne se verra pas accordée le même degré d’importance

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que la protection de la société dans son ensemble, l’impulsion en faveur de l’adoption de dispositions législatives restera hésitante. Il est vital de doter des compétences requises le personnel chargé d’aider les personnes vivant avec le VIH/SIDA, et de le soutenir, car les besoins de traitement et de prise en charge vont croître à mesure que de nouveaux patients se feront connaître. La planification de la formation, l’offre de moyens et l’accès des professionnels de la santé à un appui psychologique ne doivent pas faire figure de parent pauvre dans le renforcement des services. La question de la pharmacorésistance doit faire l’objet de recherches prioritaires, et l’expérience d’autres Etats Membres en la matière pourrait profiter à Kiribati. Il importe d’être préparé à l’éventualité d’une pharmacorésistance, et l’OMS doit examiner différentes solutions en vue d’obtenir de meilleurs médicaments afin d’optimiser l’observance des traitements. Il est également essentiel d’étudier les possibilités de financement de médicaments plus onéreux et de déterminer l’échéance à laquelle ils pourraient être introduits. Le Dr KONG (Chine) se félicite de l’objectif de l’accès universel qui s’inscrit dans le droit fil de l’initiative « 3 millions d’ici 2005 » ; cependant, les pays en développement rencontrent à l’heure actuelle de nombreuses et graves difficultés qui les empêchent d’atteindre l’objectif de l’accès universel. Ils ne disposent pas des moyens financiers et technologiques suffisants, et les médicaments et les agents diagnostiques sont onéreux. De nombreux Etats Membres mènent une lutte active contre le VIH/SIDA : la volonté politique est y forte et la collaboration avec les institutions des Nations Unies et la communauté internationale a permis d’améliorer le traitement et l’action contre le VIH/SIDA, mais il reste encore un long chemin à parcourir dans la promotion et la mise à disposition de traitements efficaces. Les mesures prophylactiques ne suffisent plus à contenir la propagation de la maladie. Beaucoup de personnes nécessitant un traitement antirétroviral n’en bénéficient toujours pas alors que celui pourrait leur sauver la vie, et de nombreux orphelins du VIH/SIDA sont livrés à eux-mêmes. L’offre d’un accès universel reste un but lointain. Une action plus ferme est nécessaire. Il existe un dicton chinois selon lequel « même une ménagère avisée ne peut cuisiner sans riz ». La représentante de la Chine sollicite un engagement accru de la part de l’OMS et des pays développés afin d’aider les pays en développement dans la prévention et la lutte contre le VIH/SIDA. La Chine encourage et soutient l’accès universel et elle est résolue à faire tout ce qui en son pouvoir pour contribuer à la réalisation de l’objectif mondial fixé en vue de prévenir et de combattre le VIH/SIDA. M. FORAU (Iles Salomon) déclare qu’il est encore trop tôt pour dresser le profil épidémiologique du VIH/SIDA dans son pays ; toutefois, cinq cas officiels ont été recensés. Le premier cas a été détecté

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en 1995, et les quatre autres en 2004 ; Aucun nouveau cas n’a été enregistré depuis. Le dépistage sentinelle se poursuit. En 2004, les Iles Salomon se sont dotées d’un Conseil national de lutte contre le SIDA, au sein duquel différentes parties prenantes se chargent ensemble de mener une campagne multisectorielle contre la maladie. La politique nationale sur le VIH et le Plan stratégique plurisectoriel 2005-2010 des Iles Salomon énoncent une stratégie visant au renforcement des capacités, garantissent la coordination et l’intégration, et définissent le rôle des parties prenantes dans la prévention et la lutte contre le VIH/SIDA. Les principaux volets du plan concernent notamment la réduction de la vulnérabilité face au VIH/SIDA et aux autres infections sexuellement transmissibles, l’amélioration de l’accès aux tests confidentiels et volontaires de dépistage du VIH/SIDA, la mise en place et le renforcement de la surveillance et du traitement du VIH/SIDA et des infections sexuellement transmissibles, le renforcement des capacités, le développement durable dans une perspective de modification des comportements et les effets de la discrimination sur la prévention et la prise en charge. Le ministère de la Santé dirige un certain nombre d’initiatives qui visent à élaborer une formule intégrée de prévention, de traitement, de prise en charge et de soutien au profit des personnes atteintes du VIH/SIDA et des proches assurant leur prise en charge. Il se félicite de l’initiative en faveur d’un accès universel aux médicaments antirétroviraux et actifs contre les co-infections. Plus vite cet objectif sera atteint, plus les chances d’endiguer la propagation de l’infection seront élevées, aux Iles Salomon et dans le reste de la Région. Il ne faut pas laisser passer cette opportunité. Il exhorte tous les Etats Membres à oeuvrer pour la réalisation de cet objectif. Le Dr TRAN THANH DUONG (Viet Nam) remercie le Secrétariat de son rapport. Bien que la cible de l’initiative « 3 millions d’ici 2005 » n’ait pas été atteinte, les enseignements tirés de cette expérience aideront l’OMS, l’ONUSIDA et les Etats Membres à faire de nouveaux progrès sur la voie de l’accès universel à la prévention du VIH/SIDA, à son traitement et à sa prise en charge, d’ici à 2010. Il est important de montrer une volonté politique ferme et de s’engager financièrement en vue de l’instauration d’un accès universel. Il se félicite de l’objectif de l’accès universel et des cinq orientations stratégiques proposées. Le Viet Nam a approuvé une Stratégie nationales de lutte pour la prévention et la lutte contre le VIH/SIDA jusqu’en 2010, assortie d’une vision pour l’horizon 2020, comprenant plusieurs objectifs concrets accompagnés de cibles coïncidant avec l’objectif mondial d’un accès universel et les cibles qui lui sont rattachées. Les dispositions législatives récemment adoptées faciliteront les activités de prévention et de lutte, à plus grande échelle. De récentes estimations sur la situation au Viet Nam révèlent qu’environ 215 000 personnes sont atteintes du VIH/SIDA et que 30 000 d’entre elles nécessitent un traitement antirétroviral. Un certain

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nombre d’organisations dont le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, l’Agence britannique de développement international (DFID), et son équivalente américaine (USAID), ont fourni une aide au pays afin d’établir et de renforcer le système de prise en charge et de soutien des personnes touchées par le VIH/SIDA. Fin 2005, 5 600 patients atteints du VIH/SIDA bénéficiaient d’une thérapie antirétrovirale. Le coût élevé des antirétroviraux n’a pas baissé au cours de ces dernières années et les sociétés pharmaceutiques nationales se sont lancées dans la fabrication de médicaments antirétroviraux de première ligne. Le représentant du Viet Nam demande l’inscription de son pays au programme de préqualification de l’OMS, tout en convenant que l’évaluation des dossiers prenne du temps. Un atelier de formation au processus de pré-qualification des médicaments antirétroviraux a été organisé, avec le concours de l’OMS, en début d’année. Le Viet Nam a également soumis une demande de financement exhaustive à l’instance de coordination nationale du Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, qui sera étudiée dans le cadre de la sixième série d’octroi de subventions. Il remercie le Bureau de pays de l’OMS de l’appui technique apporté dans la préparation des demandes de subvention présentées lors des différents cycles de financement. Le Dr AKE (Tonga) souligne, au sujet de l’initiative « 3 millions d’ici 2005 » que c’est le nombre de personnes convenablement traitées qui compte et non pas seulement le nombre de personnes traitées. L’OMS doit appuyer la formation du personnel traitant les patients atteints du VIH/SIDA en agréant certains établissements. Le traitement des patients atteints du VIH/SIDA est un engagement à vie, impliquant la prise de médicaments responsables d’effets secondaires hautement nocifs. Le Dr KWON (République de Corée) déclare que l’initiative « 3 millions d’ici 2005 » a joué un rôle fondamental dans la riposte opposée à l’échelle mondiale contre l’épidémie de VIH/SIDA. Elle a également guidé les efforts d’intensification de l’accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et au soutien des personnes concernées par le VIH/SIDA. La République de Corée est résolue à proposer un dépistage et un soutien confidentiels aux personnes touchées par le VIH/SIDA, à optimiser la contribution du secteur sanitaire à la prévention du VIH/SIDA et à en renforcer le traitement et la prise en charge, conformément aux directives stratégiques des Nations Unies visant à un accès universel. L’OMS doit veiller à la concordance de l’objectif actuel de l’accès universel à la prévention, à la prise en charge et au traitement, d’ici à 2010, et de l’objectif du Millénaire pour le développement consistant à stopper la propagation du VIH et du SIDA d’ici à 2015.

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La République de Corée se rallie avec empressement à cette entreprise mondiale et soutient pleinement les orientations stratégiques imprimées par l’OMS en vue de parvenir à un accès universel. Son pays contribuera à hauteur de 10 millions de dollars, au cours des trois prochaines années, à la lutte contre l’épidémie mondiale de VIH/SIDA. La séance est levée à 11h50.

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TABLE RONDE MINISTERIELLE : L’APPLICATION DE LA RECHERCHE AUX POLITIQUES ET PRATIQUES DE SANTE M. Pete Hodgson, Ministre de la Santé de Nouvelle-Zélande a ouvert la table ronde. Il a présenté le Professeur Terry Dwyer, Président du Comité consultatif de la Recherche en Santé de la Région du Pacifique occidental de l’OMS et le Dr Bruce Scoggins, Directeur exécutif du Conseil de la Recherche en Santé de Nouvelle-Zélande. Le Dr Scoggins a ensuite prononcé l’allocution d’ouverture portant sur les principaux problèmes posés par la mise en pratique des connaissances. Then Dr Scoggins delivered the opening speech on the key issues in knowledge translation. Résumé des discussions Les discussions se sont articulées autour de cinq thèmes principaux. 1. Comment les ministères de la santé trouvent-ils les données factuelles les plus fiables et les utilisentils pour prendre leurs décisions ? Le Dr Zainal Ariffin bin Omar (Malaisie) a mentionné dans son introduction l’organisation des établissements de recherche tels que l’Institut national de la Santé publique, l’Institut de la Recherche médicale et l’Institut de Recherche sur les Systèmes de Santé dans le cadre des Instituts nationaux de la Santé. Parmi les stratégies visant à promouvoir la recherche en santé figurent la fixation de priorité pour la recherche nationale, les appels d’offre pour la recherche dans des domaines prioritaires, les dialogues annuels sur la recherche entre chercheurs et décideurs, la production et la synthèse de données factuelles et l’élaboration et l’application de directives cliniques fondées sur des données factuelles. Toutefois, le manque de ressources humaines rend plus difficiles la production et l’utilisation de données fiables. Il cite le réseau de politiques fondées sur des faits (EVIPNet) comme une nouvelle initiative importante à laquelle la Malaisie collabore avec d’autres partenaires de la recherche de République démocratique populaire lao, des Philippines, du Viet Nam et de Chine. Plusieurs autres pays ont contribué à la discussion sur ce thème, soulevant notamment les questions suivantes : •

l’existence de ressources publiques telles que les services de centralisation des données et les bases de données pour aider à la prise de décisions fondées sur des données factuelles, par exemple, les National Institutes of Health aux Etats-Unis d’Amérique et le Réseau des bases factuelles en Europe ;

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les données issues de la médecine clinique sont faciles à consulter et à utiliser mais il est plus compliqué de trouver des données fiables sur les problèmes liés à l’administration et à la gestion sanitaires ;

les pays connaissent des situations très différentes en ce qui concerne la disponibilité de données issues de la recherche, la fiabilité des données et la capacité de traduire ces données en politiques;

même si les résultats de la recherche sont disponibles ailleurs, ils ne sont pas toujours applicables au contexte local et d’avantage de recherches s’imposent au plan local. Par exemple, les résultats de recherches effectuées dans d’autres pays ne s’appliquent généralement pas aux pays multiculturels comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée ;

une partie des données destinées au processus d’élaboration des politiques ont pour but de justifier ce que l’on fait et ce que l’on ne fait pas ;

la médecine factuelle est à la fois une science et un art ; les bases de données disponibles telles que la base de données Cochrane ne sont pas assez largement utilisées ;

les meilleures données ne se traduisent généralement pas par la prise de décisions en raison du manque de capacités d’analyse des données et des informations disponibles aux fins de l’élaboration de politiques ;

les recherches effectuées dans les pays en développement au moyen de fonds extérieurs ne correspondent pas toujours aux besoins des pays, c’est-à-dire qu’elles se contentent de reproduire ce qui a été fait dans d’autres pays.

Dans d’autres contributions, on a fait observer qu’il est plus difficile en santé publique qu’en recherche clinique de formuler des thèmes de recherche et de mobiliser un financement pour ces recherches. D’autre part, le budget des établissements de recherche dans les pays en développement est très instable. 2. Comment les Etats Membres peuvent-ils produire de meilleures données factuelles par le biais du système national de recherche en santé ? Le Dr Mario Villaverde des Philippines a présenté ce thème, faisant état des derniers développements et des enseignements tirés dans son pays. Avant 2002, il existait aux Philippines plusieurs organismes et instituts de recherche publics et privés, mal coordonnés. Il y avait des doubles emplois, les ressources étaient mal utilisées et les résultats n’étaient pas satisfaisants. C’est pourquoi en mars 2003, le

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229 Annexe

Conseil philippin de la Recherche en Santé et du Développement (Ministère de la Science et de la Technologie) et le Ministère de la Santé ont créé le système national philippin de recherche en santé, réseau chargé de coordonner la recherche en santé parmi les divers organismes et tous les partenaires importants, y compris les responsables des politiques. Les activités ont été organisées en six comités techniques, à savoir la gestion de la recherche, l’éthique, le renforcement des capacités, l’utilisation de la recherche, la mobilisation des ressources et le suivi et l’évaluation structurels et organisationnels. Le Professeur Terry Dwyer a souligné que, d’après l’expérience et les travaux du Comité consultatif régional de la Recherche en Santé, la recherche en santé doit gagner en visibilité, la recherche nationale étant nécessaire pour étudier les causes des maladies et l’efficacité des interventions. Il a ajouté que la production de publications scientifiques dans la Région du Pacifique occidental était très inégalement répartie. 3. Quel rôle les politiques et systèmes de santé et la recherche jouent-ils dans le renforcement des systèmes de santé ? Le Professeur Jiang Zuojun, Vice-Ministre de la Santé (Chine) a présenté ce point, informant les participants des grands principes du développement scientifique en Chine, pour équilibrer le développement humain et économique dans le contexte chinois. Il s’agit notamment de « la prévention d’abord », d’une meilleure application pratique de la recherche et des efforts faits pour que le processus d’élaboration des politiques soit plus scientifique. Il a ajouté qu’il fallait souvent commencer par expérimenter une politique nouvelle (telle que la mise en place des nouveaux systèmes de coopérative médicale rurale) avant d’en étendre l’application. D’autres orateurs ont souscrit à l’idée d’expérimenter les interventions nouvelles et ont également souligné qu’il était important de prévoir des incitations et d’adopter des méthodes novatrices pour promouvoir les réformes et les changements proposés, en utilisant des données fiables et en présentant les messages clés à travers une utilisation généralisée des médias. 4. Quelles sont les meilleures pratiques à suivre pour traduire les résultats de la recherche en politiques et en pratiques de santé ? Le Dr Nguyen Thi Xuyen, Vice-Ministre de la Santé, Viet Nam, a présenté ce point et décrit l’expérience de son pays dans la mise en œuvre de politiques fondées sur des données factuelles, au moyen par exemple du Fonds de soins de santé pour les pauvres. Elle a fait observer que les chercheurs devaient mieux présenter les résultats à l’intention des décideurs, mais également mieux comprendre le processus de prise de décisions. Des efforts sont faits pour offrir davantage d’instances au sein desquelles les chercheurs et les décideurs pourraient avoir toutes sortes d’échanges.

230 Annexe

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5.

Comment la collaboration régionale ou sous-régionale peut-elle accroître le fonds de données factuelles exploitable pour l’élaboration de politiques et les pratiques de santé ? M. Udit Narayan, Ministre des Soins de Santé primaires et de la Prévention des Fidji, a présenté ce

point. Il a rendu compte de l’appui apporté par l’AID australienne au projet de réforme du secteur de la santé des Fidji entre 1998 et 2004, ainsi que des expériences sur le suivi et l’évaluation. Il a parlé de la nécessité de mieux connaître les solutions de financement des soins de santé fondées sur des données factuelles. D’autres intervenants ont rendu compte des efforts déployés en Nouvelle-Zélande pour améliorer les capacités de recherche dans les Etats et Territoires insulaires du Pacifique et du rôle de l’Ecole de Médecine des Fidji. On a fait observer qu’il faudrait accentuer la collaboration entre les pays pour améliorer les capacités dans les Etats et Territoires insulaires du Pacifique. D’autres ont souligné l’importance de l’appropriation par les pays et des bonnes pratiques en matière d’examen éthique dans les projets de recherche. Il a également été souligné que les communautés avaient besoin de connaître et de comprendre les données sur lesquelles reposent les nouvelles politiques et interventions. Le Professeur Dwyer a suggéré que la première étape pourrait consister à créer un conseil de la recherche en santé dans chaque pays. Clôture Dans sa conclusion, M. Hodgson a remercié les participants pour la franchise et l’honnêteté du débat. Il a conclu en déclarant que la Région du Pacifique occidental se caractérisait par sa diversité, tant en ce qui concerne les moyens de recherche que les résultats obtenus. Les participants sont convenus que le Cambodge, les Samoa, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon formuleraient des suggestions sur les meilleurs moyens de promouvoir la collaboration régionale ou locale dans le domaine de la recherche en santé et de la prise de décisions fondées sur des données factuelles lors de la réunion de jeudi matin.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé