World Health Organization (WHO) · Journal articles

HUMAN ANTHRAX IN AFRICA = LE CHARBON HUMAIN EN AFRIQUE

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HUMAN ANTHRAX IN AFRICA Human anthrax is a rarely encountered disease w Europe and published material on the subject is limited, although in Eastern Europe the number of works appearing on this subject are fairly numerous. In Africa, clinical reports on human anthrax in both anglophone and francophone countries are rare and there have been only about nine such reports since 1944. Statistics from Upper Volta suggest that the regions of BoboDioulasso and Ouahigouya have a high incidence of human anthrax and cases are known to have occurred in Morocco, Senegal, Guinea, Chad, Southern Rhodesia and Kenya. The problem, however, certainly exists in other African countries but very little is known of the true incidence. In 1969, the highest number of reported cases occurred in Upper Volta (448), followed by Kenya (307), Sudan (174), Angola (100), and Uganda (98). In 1971, an outbreak of 25 human cases was observed in Chad following an epizootic. In Ouahigouya in Upper Volta in 1972, 22 cases (six fatal) were observed, and all patients presented with pustules. In five cases the clinical picture was unusual in that the pustules were accompanied by a severe oedema. In one case the diagnosis was obscured because of a concomitant severe diarrhoea. In another case, meningitis was the predominating syndrome and was considered to be due to anthrax. In one in­ stance, cardiovascular failure occurred. Epidemiological inves­ tigation revealed that a cow had been slaughtered and consumed in a village of 500 people. One or two days later, there were numerous cases of diarrhoea, the etiology of which was not deter­ mined. Two cases presented with cutaneous anthrax. Another two cases occurred in persons who had not eaten the meat, but who might have been infected by contact, although this was not definitely established. In one case it was suspected that infection occurred while burying one o f the fatal cases.

LE CHARBON HUMAIN EN AFRIQUE Le charbon humain est une maladie rare en Europe qui fait l’objet de peu de communications, sauf en Europe orientale. En Afrique, aussi bien dans les pays anglophones que dans les pays franco­ phones, il n ’a jusqu'ici donné lieu qu’à de très rares rapports cli­ niques (neuf au total depuis 1944). Des statistiques provenant de Haute-Volta donnent à penser que l’incidence de cette maladie est élevée dans les régions de BoboDioulasso et d ’Ouahlgouya; des cas ont été signalés également au Maroc, au Sénégal, en Guinée, au Tchad, en Rhodésie du Sud et au Kenya. Il est certain que le charbon humain sévit aussi dans d ’autres pays africains, mais on sait très peu de choses de son incidence exacte. En 1969, les pays qui avaient notifié le plus de cas étaient la Haute-Volta (448), le Kenya (307), le Soudan (174), l ’Angola (100) et l ’Ouganda (98). En 1971, le Tchad a connu une flambée épidémique de 25 cas de charbon humain consécutive à une épizootie. En 1972, 22 cas (dont six à issue fatale) ont été enregistrés à Ouahigouya en Haute-Volta; tous les malades présentaient des pustules. Dans cinq cas, le tableau clinique était assez inhabituel, car les pustules étaient accompagnées d ’un oedème important. Dans un cas, la concomitance d ’une forte diarrhée a rendu le diagnostic difficile. Dans un autre cas, le syn­ drome observé était la méningite, et l’on a considéré qu’elle était d ’origine charbonneuse. Enfin, un collapsus cardiovasculaire est sur­ venu chez un autre malade. Les enquêtes épidémiologiques faites ont révélé qu’une vache avait été abattue et sa chair consommée dans un village de 500 habitants. Un ou deux jours plus tard, on observait de nombreux cas de diarrhée, d ’étiologie indéterminée. Il y a eu deux cas de charbon cutané. Deux autres cas ont été obser­ vés chez des personnes qui n ’avaient pas consommé de viande, mais qui pouvaient avoir été infectées par contact, bien que cela n ’ait pas été établi avec certitude. Dans un autre cas encore, l’infection semble avoir été transmise lors de l’enterrement de l’un des malades décédés. Comme celle du Tchad, l’épidémie de Haute-Volta était liée à une épizootie. Dans les régions considérées, la vaccination régulière des animaux avait été interrompue et de nouveaux troupeaux introduits, ce qui est courant dans les zones à population essentiellement nomade. Toute résurgence du charbon animal entraîne rapidement l ’apparition de cas humains.

The outbreak in Upper Volta was similar to the one m Chad in that it was associated with an epizootic. This situation arises in an area where regular animal vaccination has been interrupted and new herds have been introduced, a common occurrence in regions nihabited mostly by nomads. A resurgence of animal anthrax is quickly followed by human cases.

Epidemiological notes contained în this number:

informations épidémiologiques contenues dans ce numéro:

Allergie Mycoses, Botulism, Dengue, Human Anthrax, Influenza, S. Eastbourne Inlections, Venezuelan Equine Ence­ phalitis, Veterinary Bacterial Products. Liste of Infected Areas, p. 62.

Botulisme, charbon humain, dengue, encéphalite équine véné­ zuélienne, grippe, infections à S. Eastbourne, mycoses aller­ giques, produits bactériens à usage vétérinaire. Liste des Zones infectées, p. 62.

Wkiy ffpldem, Reç.; No. " ? - 15 Feb. 1974

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Relevi ipidim. hebd.: N« 7 .1 5 fév. 1974

In the epidemic at Fort Lamy, Chad, in 1971, there were 18 male cases and seven female cases. Six patients were under ten years of age (24/fl. At Ouahigouya, Upper Volta, 16 male cases oc­ curred and six female cases. Cutaneous pustules with surrounding oedema were frequently observed. The meningitis cases which were seen resembled a severe form of intestinal anthrax. In one case hemorrhagic com­ plication was observed, although this is not usually found in human anthrax but rather typical of animal anthrax. Antibiotics are usually given with good results in cases of cuta­ neous anthrax, but they are even more effective for intestinal an­ thrax. F or severe cases of oedema, corticotherapy should be used. Some prescribe anti-anthrax serum for severe symptoms of oedema and intestinal anthrax. In developing countries it is necessary, in addition to stressing human prophylaxis, to implement regular livestock vaccination and routine precautionary measures with animal by-products. It is most important to prevent the contamination of surface soil by spore-forming bacilli. Diseases such as anthrax are often perpetuated locally due to contamination with spores when infected carcasses are exhumated or uncovered by soil erosion, or when raising ground water levels carry spores to the surface. [In industries where animal by-products such as hides, wool and bone meal are processed, surveillance should be strictly maintained. These products, particularly bone meal which is often imported and used for animal food, have been responsible for anthrax cases in European countries. These control measures, when rigorously applied and maintained by veterinary services in Europe and North America, have brought about the almost complete disappearance of human anthrax. Control measures could be as effective in developing African coun­ tries and safeguard both domestic animals and the human popu­ lation.

Dans l ’épidémie de Fort-Lamy (Tchad) en 1971, on a dénom bré 18 cas masculins et sept féminins. Six malades (24%) étaient âgés de moins de dix ans. A Ouahigouya (Haute-Volta), il y a eu 16 m alades du sexe masculin et six du sexe féminin. La forme cutanée avec oedème satellite a été très fréquemm ent observée. La méningite charbonneuse est à rapprocher d ’une autre forme interne très grave de la maladie: le charbon intestinal. D es complications hémorragiques ont été constatées dans un cas, bien que cette manifestation, très fréquente chez les animaux, soit rare chez l'homme. Les antibiotiques donnent habituellement de bons résultats dans les formes cutanées et sont même encore plus efficaces contre le charbon intestinal. Dans les formes œdémateuses graves, il fau t recourir à la corticothérapie. Certains préconisent le sérum anti­ charbonneux dans les formes œdémateuses et intestinales graves. Dans les pays en voie de développement, il est indispensable de renforcer la prophylaxie humaine par la vaccination régulière du bétail et l ’observation de précautions élémentaires en ce qui concerne les sous-produits animaux. Il importe au plus haut point d ’empêcher que la couche super­ ficielle du sol ne soit contaminée par des bacilles sporogènes. L a persistance en un heu de maladies telles que le charbon est souvent due à une contamination par les spores lorsque des cadavres d ’ani­ maux infectés sont exhumés ou découverts par l ’érosion d u sol ou lorsqu’une montée des eaux souterraines transporte les spores à la surface. La surveillance doit demeurer très stricte dans les industries utili­ sant des sous-produits animaux tels que dépouilles, laine e t os. Ces produits, notamment les poudres d’os, sont souvent importés e t servent à l’alimentation des animaux; ils sont à l’origine des cas de charbon survenus ces dernières années dans des pays d ’Europe. En Europe et en Amérique du Nord, l’application rigoureuse e t permanente de ces mesures par les services vétérinaires a abouti à la disparition presque complète du charbon humain. Ces mesures pourraient être tout aussi efficaces dans les pays africains en voie de développement et contribuer à préserver la santé des anim aux domestiques et des populations humaines.

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization